‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 382 sur 754 · CRA · texte numérisé non relu

CRA

vrtt lacéUeuies de NoH du FotJ, Paris, «87«,t. ii, p. (79. Dans le haut Maine on dit encore eoelil, et Robert Estienne donne la forme coili, qui se retrouve dans le patois normand, Hev. critique, 20 mars <h75, p. tss.

f COUTON. — ÉTYM. Coulon est probablement pour côlon, coston, dérivé de côte d'une plume.

f COUTRlLLON(kou-tri-llon, Il mouillées), «. m. Sorte de bateau sur le canal du Midi.

COUTURIEK. Àjoulei : || 8° Un couturier, un tailleur pour dames.

t COUVADE (kou-va-d'), s. f. \\ i° Action de couver. 118" Fig. La couvade se dit encore, dans quelques parties de la France, de la coutume bizarre en vertu de laquelle, quand une femme est accouchée, le mari se met au lit, prend l'enfant, et reçoit les compliments de ses voisins. Du pays basque, dans les Pyrénées espagnoles, cette absurde coutume semble s'être propagée jusqu'en France, où elle a reçu le nom de faire la couvade, MAX MiJLLER, Essais sur la mythologie comparée, trad. par G. Perrot, p. 326, Paris, <873.

f COUVE (kou-v'i, s. f. Nom, en Dauphiné, de la poule qui couve. || Dans les vallées vaudoises, on dit une clousse, à cause du cri qui est alors particulier aux poules et qui est dit clousser, autre forme de glousser.

CODVENT. — REM. Ajoutez : La Bruyère, qui aimait l'archaïsme, dit convent : Quelques femmes galantes donnent aux convents et à leurs amants, LA BRUY. dei Femme*. (Voy. convent auSupplém.) tCOCTREAU (kou-vrô), s. m. Nom, dans la Loire, d'un poisson, dit aussi convreau , alosa finta, Cuvier.

COUVREUR. Ajoutez :\\i' Couvreur de table, celui qui met la table, dans une grande maison. Puis venaient six couvreurs de table, un contrôleur, un chef de café, l'Office du roi de Pologne et les mets nationaux lorrains , p. 6, Nancy, 4875.

COUVRIR, ajoutez .-Il 18° Semer. Quel grain veux-tu répandre dans ces lieux? Le manant dit : Monseigneur, pour le mieux. Je crois qu'il faut les couvrir de touselle. Car c'est un grain qui vient fort aisément, la font. Papefig.

f COUZE (kou-z'), s. f. Nom générique des cours d'eau dans le Puy-de-Dûme, J. vehne, Géogr. de la France, p. »»«.

t CO VARIANT (ko- va-ri-an), s. m. Terme de mathématique. Fonction des coefficients et des variables d'une forme telle que, si on effectue dans la forme une substitution linéaire, la nouvelle fonction semblable des coefficients et des variables de la transformée soit égale à la fonction primitive multipliée par une puissance du module de la transformation.

t CRACOVIE. Ajoutez : || Il a ses lettres de Cracovie, c'est un homme qui débite des bourdes. M. Éman Martin, Courrier de Yaugelas , <B déc. (876, p. (06, rattache cette locution à ce que raconte M. Francisque Michel, Dict. d'Argot, p. <23, d'une hôtellerie de Moncrabeau, Lot-et-Garonne, nommée l'Hôtel de Cracovie, dont le maître délivrait, moyennant quelques sous, des brevets de hâbleur que les mauvais plaisants envoyaient, par la poste, aux menteurs de leur connaissance.

— ÈTYM. M. Éman Martin pense que le nom de la ville polonaise a été choisi par jeu de mots avec craque, hâblerie, craquer, hâbler.

CRAIE. — ÉTYM. Ajoutez : D'après M. Roulin, crêta signifie proprement la terre passée au sas, de cernere, cribler, la crèta, comme l'a montré M. A. Brongniart, désignant non la craie, mais une argile smectique, mêlée départies siliceuses, que l'on criblait pour certains usages.

t CRAILLEMENT. — HIST. XVI' S. Ajoutez : Le chant des rossignols se fera entendre parmy l'importun craillement des corbeaux, du bartas, Œuv. )6H, Advertissement.

CRAINDRE. Ajoute* : -Il 6° Conjecturer, juger, en craignant. La voie que vous avez prise et que vous craignez n'être pas la meilleure, ne le sera pas toujours sans doute, 1. j. bouss. Lett. à l'abbé M. « février i77o. || 7* Se craindre, être craint, en parlant de choses. Qu'il [Charles- Quint] était instruit de tout ce qui se disait et se craignait, et qu'il ne négligerait rien pour avoir partout des gens qui lui donnassent avis de tout, Hist. du concile de Trente, trad. de le Courayer, t. i, p. 67o.

— REM. 1. Ajoutez : Cependant Corneille a dit

craindre à : Si du sang d'une fille il craint à se

rougir, Théod. Mais Corneille a corrigé plus tard

craindre à en : craindre de.

CRAINTE AjouUi .■||6* On trouve un exemple

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