‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 381 sur 754 · COT · texte numérisé non relu

COT

exacte, respect de ce qui est bien. Les grands se gouvernent par sentiment, âmes oisives sur lesquelles tout fait d'abord une vive impression.... ne leur demandez ni correction, ni prévoyance, ni réflexion, ni reconnaissance, ni récompense, l4

BHUY. IX.

j t CORRECTIONNAIRK (ko-rè-ksio-nê-r'), ». m.

' Celui qui a été frappé d'une peine correction-

nelle. Le corps de discipline et de correction se compose d'environ t,4oo détenus répartis entre ♦ compagnies ; les deux premières sont composées de correctionnaires subissant une première détention, la troisième et la quatrième de correctionnaires récidivistes.... Extr.de Vlndépendance belge, dans^'az. des Trib. )j-u juill. <87*, p. 669, 3' col.

t COKRECTIO.NNALISATIOX (ko-rè-ksio-na-liza-sion), s. f. Ternie de pratique. Action de correclionnaliser. Pratique.... qui consiste à. négliger, lorsqu'il s'agit de faits peu importants, les circonstances de nature à en aggraver le caractère, et à les faire passer ainsi de la catégorie dos crimes dans celle des délits; ce que, par un néologisme que l'Académie n'a pas encore légitimé, on appelle les correctionnaliser.... c'est (une pratique autrichienne], avec un autre mécanisme, un régime analogue à celui de la correctionnalisation.... Journ. of^c. 6 sept. (875, p. 7608, 2' col. Les deux [causesj qui.... ont le plus contribué à sa perte [de l'empire], c'est la candidature officielle et la correctionnalisation des délits politiques, Journ. OffiC. 29 déc. <875, p. (087), 2* col.

t CORRECTIONNALISER. Ajoutez : Le parquet, ému de pitié pour ce malheureux de vingt-trois ans qui avoue tout avec une navrante sincérité, a correctionnalisé l'affaire , Gai. det Trib. 30 oct. <872 , p. 1063, 3' col.

CORRIDOR. Ajoutez : — REM. On trouve la forme singulière curritoire : Comme il fut sur l'entrée d'un petit curritoire qui conduit à sa chambre , fr. oarasse, Mémoires publiés par Ch. Nisard, Paris, tS6i, p. 5t.

t CORROBORIE (kor-ro-bo-rie), s. f. Nom, en Australie, des lieux de réunion dont les chants et les danses forment le fond, Journ. offic. (9 juill.

1872, p. 4935 3' COl.

CORROMPU. Il B" S. m. Un corrompu. Ajoutez: C'est le trait d'un corrompu.... de faire bonne mine, et tâcher de gratifier en paroles ceux qu'il ne peut contenter en effet, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

t CORROPTIBLE. Ajoutez : Il 3- Corruptible à, qui peut être corrompu par. 11 n'est point corruptible à l'utilité, HALii. Lexique, éd. L. Lalanne. Il 4* Le corruptible, ce qui est corruptible. Défaistoi, mon fils, de tout le corruptible, corn. Imit.

t CORSE (kor-s'), i. m. Qui est relatif à l'Ile de Corse. Il Le Corse se dit quelquefois pour l'empereur Napoléon I". ô Corse à cheveux plats ! que ta France était belle Au grand soleil de messidor I Auo. BARBIER, lambes, l'Idole.

t CORSESQCE (kor-sè-sk'), ». f. Ancienne arme d'hast, dont le fer long et large présente une pointe et deux oreillons.

CORSET. 4;'ou(e*; 1| 4* Corset tuteur, voy. TUTEUR, n* 3, au Dictionnaire. Frais de pose piquets, etc.; corset avec peinture ; prix de l'arbre ; main-d'œuvre et plantation, Journ. offic. 6 juill. (876, p. 4886, 2* col. Il 5' Pendant la révolution, nom vulgaire des assignats, ainsi dits du nom d'un de ceux qui les imprimaient. De quoi t'avises-tu de garder un poète ? Un corset, chaque jour, est le prix de tes soins, daru, Épttre à mon sans-culotte. H. Desmaret tira de son portefeuille une liasse do petits billets de la banque de Prusse; ils étaient grands comme une carte à jouer, et ressemblaient

Sun peu aux corsets de la république, Extr. du Journal du graveur Laie, dans Papiers et corresp. delà famille impériale, Paris, <870, p. 305.

— HIST. Ajoutez : XIV* s. Ce furent celles [les dames anglaises] qui premièrement admencrent cest estât en Bretaigne des grans pourfilz et des corsés fendus es costez, le Livre du chevalier de la Tour Landry, p. 47.

t CORSIER (kor-sié), I. m. voy. coaciBR au Supplément.

t CORTAIL (kor-tall , Il mouillées), s. m. Nom, dans les Pyrénées, du chalet. La ville de Bagnères.... entretenait au col de Sencours. au pied du cône, un cortail ou chalet à l'usage des pasteurs auxquels elle afferme ses pâturages.... R. radau, Rev. des Deux-Mondes, t6 fév. 4876, p. 920.

— BTYH. Lo même que tourlU (voy. ce mot).

t CORTfiGKANT (kor-té-jan), *. m. Celui qui fait cortège. Au bout d'une demi-heure, les cortégcanU reviennent, moins le cortège , ciiatkaubh. Mém. d'outre-tombe (éd. de Bruxelles), t. v. Chapelle, ma chambre d'auberge, description de Waldmilnchen. Il Le Dictionnaire a le verbe cortéger et remarque que ce verbe vieilli pourrait être rajeuni. Chateaubriand avait anticipé sur ce désir.

t COKTON (kor-ton), ». m. Nom donné, dans la Flandre française, aux valets de ferme, le» Primes d'honneur, p. 59, Paris, 1874.

— ÊTYM. Dérivé du bas-lat. cors, cortis, demeure (voy. cour).

t CORYPHA (ko-ri-fa), ». m. Arbre qui ombrage surtout les c6tes du Malabar, et dont les Indiens emploient les feuilles immenses pour faire des tentes et des parapluies, cortambert. Cour» de géographie, Paris, (873, p. 556.

t COSCOSSONS. Ajoutez : — ÊTYM. Ce parait être une altération de cou»cou»»ou (Defrémery). Voy. couscous.

— tiiST. XVI* s. Force coscossons, et renfort de potages, RAB. I, *7. H. Burgaud Des Marets met en note sur ce mot : « Ce mets que Rabelais mentionne est le couscous, bien connu en France depuis notre conquête de l'Algérie. •

t COSIGNATAIRE (ko-si-gna-tê-r'), s. m. Celui qui a signé avec d'autres un document. Mes cosignataires et moi, nous retirons la demande de scrutin, Journ. offic. 29 mars (876, p. 22)8, 4" col.

t COSINELLE (ko-si-nè-1'), ». f. Terme de mathématique Nom donné à toute expression imaginaire, à cause de la transformation des relations imaginaires en équations ordinaires entre des sinus et des cosinus contenant une larbitraire (mot proposé par M. Clayeux), Acad. des se. Comptes rendus, t. lvi, p. 790.

t COSIQUE (ko-zi-k'), adj. Ancien terme d'algèbre. Le même que cossique. || Nombres cosiques, les diverses puissances d'un nombre.

t COSMÉTIQUE, ÉE (ko-smé-ti-ké , kée), adj. Néologisme. Qui fait usage de cosmétiques. Un homme entre deux âges, grisonnant et déplumé, sanglé , cosmétique , le regard trouble , les cils brûlés par les veilles..., alph. daudet, Journ.

offic. 7 fév. 1876, p. (095, )'• col.

t COSMOGNOSE (ko-smo-glmô-z'), s. f. Connaissance du monde, des lieux. Ces animaux [les bœufs qui estivent], dit M. Girou de Buzareingues, sont doués de cosmognose : ainsi s'appelle l'instinct qui leur fait reconnaître les lieux et les époques marqués par la nature ou par des déplacements périodiques, B. MOUTON, Journ. ofllc. 24 mars (87«,

p. 2070, 2* col.

— ÊTY5I. K6(T|io:, monde, et vvûoi;, connaissance.

t COSMOGONISTK (ko-smo-go-ni-st'), ». m. Celui qui s'occupe de l'étude des questions cosmogoniques.

t COSSETTE (ko-sè-f), ». f. Botillon de racines de chicorée. Art. 7.... (* Les quantités de cossettes soumises à la torréfaction...; 2* les quantités de cossettes passées aux moulins, Décret du (8;anvier (873. Il II se dit aussi des betteraves. Cossettes de betteraves ou de chicorée , Assembl. nation, projet n* ("82, p. 97.

t COSSIN. Ajoutez : || Chaque art a son jargon impropre plus ou moins : Ce qu'on nomme à bon droit le coussin, les clavettes. Se dit vulgairement cossin et chevillettes ; On serait ridicule en disant autrement, lesné, la Reliure, p. 65.

t COSTRESSE (ko-strô-s'), ». f. Voy. coistbessb au Supplément.

COSTl ME.-4jou(el: || 4* Particulièrement. Un ensemble de toilette. Les femmes ont inventé ce qu'elles nomment proprement le costume, c'est-à-dire un ensemble de toilette combiné d'avance sur une seule couleur, ou jouant sur deux teintes voisines,

CH. blanc, /oum. O^C. 28 oct. (872, p. 67(0,3* COl.

— REM. Ajoutez : || 2. J. J. Rousseau l'a employé au sens italien d'usage, coutume : Tout, dans ces délicieux concerts [leschantsdesscuolede Venise], concourt à produire une impression qui n'est assurément pas du bon costume, mais dont je doute qu'aucun cœur d'homme soit à l'abri, Corifett. vu. Cet italianisme est inusité.

tCOSVNDIC (ko-sin-dik) , ». m. Celui qui fait partie d'un syndicat. Attendu.... qu'il avait intérêt à garder un silence prudent sur les agissements de son cosyndic. Gaz. des Trih. i déc. (874, p. ((5(, ('• col. Un cosyndic nommé dans le cours d'une faillite duit-il se faire rendre compte de la gestion antérieure du syndic auquel il est adjoint ? ib.f. ((60, 4* col.

t COT (ko), s.m. Cot i queue rouge, cot à <(aene verte, tortet de c^pagei, !«• Primts d'honnt^sr, p. 407, 4(0, Parla, (i74.

COtk II I* Pig. Ëchoué à la c6to, qui n'a pa* r^oMi dans ses projeta. Un gentilhomme français , TiellU plutôt que vieux, usé, dévaité, ruiné, triste épave du monde parisien échouée à la côte, comme dit l'énergique oxprcuion populaire, alph. uaudit, Journ. offic. 3 mal i»76, p. »(M, c col.

— HIST. xu* s. Ajoutez : Uns tertre arantnrous.... Qui estoit grans et Ion*, plus qoe je n'en devis; Grans vaus ot et grans eoates, parfUndea et soutit, li Romans d'Alexandre, p. 70.

COTÉ. Ajoutez : || Terme de tnrf. Lorsqu'on demande : comment est coté tel cheval f on veut dire : quelles sont les ehancea de rénisite que ce cheval représente contre le champ T

COtË. Ajoutez : Il i6* Terme de fortification. La côté extérieur d'un polygone fortifié, ligne droite qui réunit deux angles flanqués.

t COteler (kô-te-lé), V. a. ÉUblir des sortes de côtes dans une route. Les rations étaient épuisées ou perdues, il fallut employer tous les hommes à côteler les routes, c'est-à-dire à jeter en travers de gros troncs d'arbres pour en faire une sorte de passage solide , Bev. det Dtux-Mondm, (•' juin (873, p. 5(7.

COTERIE. AjouUz : \\ S* Société d'ouvriers, espèce de compagnonn)>.ge.

t COTIDAL, ALK ;ku-ti-dal,da-l'), adj. Courbes cotidales. (ourbes qui passent par tous les poinU oii la marée a lieu à la même heure.

— RTYM. Co..., et angl. tide, marée.

t COtIL (ko-ti), t. m. Nom, en Normandie, d'un penchant de colline, d'une petite colline. À bailler afin d'héritage la propriété appelée le» Mouriers, en la paroisse Saint-Jean, avec environ (oo vergées de terre, dont 50 labourables, 8 en prairies et le reste en côtil, Chr. de Jersey , 5 sept (868, annonce».

— ETYM. Bas-lat. eottillum, de eosia, cAte (comp. coteau).

COTILLON. Il 1* Ajoutez : Pourquoi, lui dis-je fà l'archevêque de Paris, Noailles], ne manquentelles de rien [les religieuses de Port-Royal] T Parce que des personnes comme moi vendent leur cotillon plutôt que de les laisser manquer de quelque chose, Mlle de Joncoux , dans ste-beuts, Port-Royal, t. vi, p. 27», 3* éd.

t 2. COTILLON (ko-ti-llon, U mouillées),», m. Petit sabot (Haute-Marne). Les dernières billes sont réservées pour les cotillons, c'est-à-dire pour les sabots des petits enfants, a. theuriet, Rev. des Deux-Mondes, t" oct. (874, p. 577.

t COTIN (ko-lin), ». m. En patois normand de Guernesey, la logette d'un veau. || Proverbe. Il no. faut pas faire le cotin avant que le veau soit né [i n'faut pas faire le colin d'vant que l'viaa soit nai], MÉTiviEH, Dict. fraruo-norm. p. (43.

— ÊTYM. La même que pour collage (voy. ce mot) : anc. fran;. cottin, cabane.

t COTISABLE (ko-ti zabl'), adj. Oui peut être soumis à une cotisation. Ceux qui viendraient s'établir dans les villes franches [de la Uillej étant cotisables, pendant dix années, à la taille, BOiLiSLB, Corresp. corUrôl. génér. (687, p. 94.

COTON. Ajoutez : || 5* Colon soluble, synonyme de coton-poudre ou pyroxyle. Lettre commune det douarws, 20 déc. (876, n* 334. || »* Coton de verre, verre étiré en fils si ténus qu'ils ressemblent ^ de la soie ou à du coton, Journ. oHU. (o janv. «877,

p. 235, 3* col.

t COTOMSER (SK) (ko-to-ni-zé), t>. réfl. Néologisme. Devenir semblable à du coton , devenir mou , sans rcs.sort. Oh ! le xix* siècle ! plus il avance^nâge, plus il se colonise et s'affadit, ste- BEUVE, Nouv. Lundis, xi. Orthographe française.

t COTONNAGK (ko-to-na-j"), ». m. Vice de la soie grége qui fait qu'elle se cotonne, dans l'opération du décreusement.

t COTONNETFE. AjouUs : M. E. Baroche : On fait aussi beaucoup de cotonnettcs à Rouen. — M. Henry-Gillet ; Oui, et c'est même à Rouen que cette industrie a pris naissance; on dit cotonnettes ou rouenneries. Ensuite, Traité de eomm. avec l'Anglet. t. iv, p. 257.

COTO.NNEUX. Il 2" || Fig. U se dit aussi des œuvres d'art. L'amoureux Stéphane est bien encore un peu cotonneux, mais ce défaut de l'amant est destiné à mieux faire valoir le mari,

ALPH. DAUDET, Joum. offU. 3 mal (876, ?■■"»*,

î* col. il Adverbialement «t Bg. Cela est plat, jau-

cou

nAtre, d'une teinte égale et monotoue; et peint cotonneux ; ce mot n'a peut-être pas encore été dit, mais il rend bien, dider. (Euw. compl. 182<, t. a, p. 479.

COTRET. Il !• Ajoutez: Cotrets de taillis, cotrets faits avec du bois taillis ; cotrets de quartiers, cotrets faits de rondins refendus, J. savarï, Dict. univ. du commerce. || 2° Ajoutez : |l Sous le cotret, sous les coups de bâton. Nous verrons ce soir, si je le tiens. Danser sous le cotret sa noblesse et ses biens, corn. IUus. u, 9.

— ÊTYM. Ajoutez : Savary, dans son Dict. de commerce, dit que cette espèce de bois a été ainsi nommée, parce qu'il en a été envoyé en premier lieu de la forêt de Villers-Colterets.

i. COTTE. Ajoutez : — REM. Il ne faut pas confondre la cotie d'armes et la cotte de mailles, confusion qui se trouve dans l'article. La cotte d'armes était une tunique de peau renforcée par des bandes de cuir, des anneaux ou des chaînes métalliques cousues sur l'étoffe. La cotte de mailles était une armure défensive faite en forme de chemise et composée d'anneaux ou de mailles de fer engagées les unes dans les autres (la cotte de mailles n'était pas connue des Romains; elle est tout au plus un peu antérieure aux croisades). Par conséquent, en parlant des Romains, on dira cotte d'armes ; et on réservera la cotte de mailles pour les chevaliers du moyen âge.

COU. Ajoutez : Il 6" Dans l'Aunis, casser le cou à un fût, le faire tourner sur lui-même, de manière que chaque fond occupe la place de celui qui lui est opposé, Gloss. aunisien, p. 91 .

COUARD. Il l' Ajoutez : Couard est proprement celui qui tremble- au moindre bruit qu'il oit, et appréhende toute chose sans occasion, malh. le Traité des bienfaits de Sénéque, iv, 26.

t CODHLE-SOIFFIÈRE (kouble-soi-flè-r'), s. m. Le couble-soifflère est un filet sans tramail au moyen duquel on barre ou on enveloppe une portion de rivière, et que l'on tire à terre en le traînant ; il ne séjourne pas plus ou moins de temps dans l'eau ; il se manœuvre par coups alternativement jetés tantôt dans une partie de la rivière, tantôt dans une autre ; les mailles sont de \ i millimètres seulement.

COUCHE. — HIST. Ajoutez : || xiv" s. [Au sens de lit de terre ou de pierre.] Les gemmes qui lor nessance ont Es couches dom el trctes sont, macb, Bible en vers, f° 1 4 1 , i" col. verso.

i . COUCUER. Ajoutez : \] 15° Fig. Se coucher auprès, se passer de (métaphore tirée du chien qui se couche auprès de la nourriture qu'il dédaigne). 11 [d'Hacqueville] fera valoir vos raisons à M. de Pompone, et, après cela , s'ils ne sont contents, vous leur permettrez de se coucher auprès, sÉv. 29 déc. 1675.

— REH. Il 2. Ajoutez : L. Racine dit dans ses Remarques que il y serait couché est une faute d'impression ; mais rien ne justifie cette allégation.

t COUCHURE. Ajoutez : || 2» Nom donné, dans la Vienne, aux provins de la vigne, les Primes 4'honneur, Paris, )872, p. 304.

COUCOU. AjouUz: 11%" En Normandie, bran de coucou, espèce de gomme que distillent certains arbres, dslboulls, Glost. de la vallée d'Yêres,p. 86.

t COU-COUPÉ (kou-kou-pé), s. m. Voy. cou, n" 4. Viennent ensuite d'antres oiseaux : le cardinal do l'Amérique du Sud ; le cou-coupé, ainsi nommé à cause d'une ligne de plumes rouges qu'il porte autour du cou, Journ. offic. i9 févr. <873, p. tm, t" col.

COUDE. Ajoutez :\\i' Fig. Mettre l'oreille sous le coude à quelqu'un, le rassurer. Vous me mandez que les bravades de votre partie vous font douter que vous n'ayez quelque arrêt à votre préjudice ; c'est peut-être afin que je vous mette l'oreille sous le coude , malh. Lexique, éd. L. Lalanne. || Cette locution, aujourd'hui inusitée , représente un homme couché de façon que le coude appuie sur l'oreille.

a. COUDRE. — 8TYM. Ajoutez .- Bas-lat. cum aco et fUo cosis, cousu avec aiguille et fll, Ms. lat. d'Oribate, Suppl. latin, vu* siècle.

t «. COUET (kou-è),i. m. Voy. CUY au Suppl.

t 2. COUET (kou-o) , ». m. Nom donné, dans Iteino-et-Loire, à un rameau de vigne, dit aus.<it vinée, courbé en arc de cercle et attaché au cep au moyen d'un lien d'osier, les Primes d'honneur, Paris, 1872, p. 162.

t 3. COL'KT (kouù), s. m. Nom d'une sorlo de Ta*e, dans le département du Nord. Tout i coup le

COU

vieillard s'était réveillé, et, sautant de son Ut, l'avait saisi par le corps; il s'était alors emparé d'un vase dit couet, et d'une main en avait assené deux coups sur la tête de M.... pendant que de l'antre il lui comprimait la gorge, Gaz. des Trib. is août

t COUGNADE (kou-gna-d'), s. f. Nom, dans la Haute-Saône, d'une confiture ou marmelade qu'on a faite, à l'aide d'une cuisson lente, avec les merises débarrassées de leurs noyaux. Us Primes d'honneur, Paris, 1872, p. 214.

COULAGE. Il 8* Ajoutez : || Terme d'artillerie. Coulage plein, action de couler une bouche à feu massive, en se réservant de la forer ensuite. Coulage à noyau : on place dans le moule un noyau qui occupe la capacité de l'âme, et ne laisse de vide à remplir que celui qui correspond à la forme de la bouche à feu. Coulage à siphon, analogue au coulage à noyau, avec cette différence que l'on fait arriver le métal en fusion par le bas du moule au lieu de le faire arriver par le haut.

t CODLARD, ARDE (kou-lar, lard'), adj. Ceps coulards, ceps de vigne sujets à la coulure.

t COULAUD (kou-lô), s. m. Nom, dans le Rouergue, d'un poisson propre à cette contrée, dit aussi poisson du pauvre, parce que la chair en est peu estimée; c'est un chondrostome.

t COULE. Ajoutez : — REM. La coule est le nom du strict habit monacal, par opposition au froc, ce dernier genre étant considéré comme trop relâché, STE-BEUVE, Port-Royal, t. v, p. 242, 3* édit. La coule de Saint-Bernard.

t COULKMENT. || 1° Ajoutez : Ce ne sont point gouttes qui tombent l'une après l'autre ; le coulement est perpétuel, maui. Lexique, éd. L. Lalanne.

COULER. Il 12» Ajoutez : || Couler bas d'eau, se dit d'un navire qui coule bas par l'effet d'une voie d'eau. On écrit du Tréport : ... quelques minutes après, le navire en perdition coulait bas d'eau.... il se trouvait dans cette situation critique depuis la veille au soir, à neuf heures, par suite d'une voie d'eau résultant de.... Jour», offic. 21 nov. 1 874, p. 7733, 3» col. |i 15' || Fig. Couler une question k fond.... Ajoutez : J'ai été interrompu dans la séance que j'ai eue avec lui, et je n'ai pas coulé à fond les accessoires et le principal, dont nous avons parlé, Corresp. du gén. KUnglin, Paris, pluviôse an VI, t. I, p. 223.

COULEUR. Ajoutez: || 14° Terme de turf. Les couleurs, couleur de l'ensemble du costume porté par le jockey d'une écurie. Chaque écurie de course a ses couleurs particulières. || 15° Terme de mine. La couleur , la teinte des résidus de lavage qui indique qu'un minerai contient de l'or. Ces essais, opérés grossièrement dans une calebasse, donnèrent la couleur, c'est-à-dire que le résidu des lavages contenait quelques parcelles d'or, Journ. offic. 28 fév. 187B, p. 1532, 2" col.

f 2. COULEUR (kou-leur), ». m. Ouvrier, dans une fabrique de sucre de betterave, qui fait couler le jus produit par les décanteurs, les Primes d'honneur, p. 123, Paris, 1874.

COULEVRINE. Ajoutez en tête de l'article : || Coulevrine à main, la plus ancienne des armes à feu portatives, commencement du xv siècle, se composant d'un canon relié à un fût; un homme la porte et la met en joue, et un autre met le feu à l'aide d'une mèche. || Coulevrine emmanchée , nom donné d'abord (1430) aux armes à feu portatives, HENRABD, AnrMles de l'Acad. d'arch. de Belgique, 2° série, t. I, p. 135.

— REM. La coulevrine, espèce de canon, lançait un projectile de 1 6 à 20 livres ; elle disparaît en 1732 à la réorganisation de Vallière. 11 y a eu des coulevrines extraordinaires : coulevrine d'Ehrenbreitstein, dont le boulet pesait 141 livres. On donnait à la coulevrine de grandes longueurs d'âme, afin de remédier à la lenteur de combustion de la poudre.

t COULINE (kou-li-n'), t. f. Nom, en Normandie, de torches de paille qu'on enflamme et avec lesquelles on échaude rapidement les arbres fruitiers pour les débarrasser des insectes et des lichens, l'Avranchin, 22 mars 1868.

COULISSE. Il 4° Ajoutez: La bourse est une galerie longue et étroite : on y arrive par une seule porte placée à une extrémité ; une barrière de fer à hauteur d'appui sépare les agents de change du public répandu dans la galerie ; à la vérité, depuis la porte d'entrée jusqu'à la barrière, on cntretienl une avenue que les gardes appellent coulisse, jfrennes financières, 178», p. «s. jt •• Terme de bâtiment. Coulisjc. étui carré en bois oui, nartant di'

COU

faîte de l'édifice, va porteries déblais jusqu'en bas. Il 9° Coulisse de Stephenson, organe des locomotives qui sert à faire varier la détente ou à renverser la marche (S(ep/i«nîon , ingénieur anglais).

t COULMELLE(koul-mè-l'), s. f. Nom d'un champignon, dans la Haute-Marne. Cette coulmelle qui ouvre son parasol, A. thecriet, Hev. det Deux- Mondes, is avril 1876, p. 7ÎÎ.

COUP. Il 10° Ajoutez : || Terme d'exploitation houillère. Coup d'eau, accident que cause la rencontre fortuite, dans les travaux de mines, d'une source ou bain d'eau auquel on donne issue. La section a entendu le rapport de M. Habets, ingénieur, sur les moyens de prévenir les explosions et les coups d'eau dans les mines, Journ. offic. 22 nov. 1876, p. 8528, 2° col. Une meilleure organisation des travaux de sondage dans le» mines où il existe des travaux antérieurs prémunira les mineurs contre les coups d'eau, ib. 3° col. Il Coup de feu, nom d'un des actes d'un feu d'artifice. Ce coup de feu (c'est le terme technique) était accompagné de douze pyramides, de chacune desquelles jaillissait un bouquet de chandelles romaines, Monit. univ. 16 et i7août 1867, p. lus, 3« col. tl 18° Aux exemples de à coup, ajoutez celui-ci : Tel fut le coup de foudre qui tomba sur Mme la duchesse, si à coup an premier voyage de ses filles à Marly, st-simon, t. vui, p. 285, éd. Chéruel. || 26° Donner un coup de télégraphe , expédier une dépêche télégraphique. Maintenant, si la chambre insiste pour qu'on recule la révision des chevaux, un coup de télégraphe sera donné ce soir, et demain la revue sera ajournée, Journ. of^c. 30 mars I87«,p. 2283, 2«col. || 28° Les trois coups, les trois coups que l'on frappe dans une salle de spectacle pour annoncer que la pièce ou qu'un acte va commencer. Dans Racine Eurybate, Ergaste dans Molière , De la location il porte le fardeau, Et frappe les trois coups au lever du rideau, c. delav. Coméd. i, s. ||Ï7« Familièrement. Être aux cent coups, être fort embarrassé. Il 28° X coup près, ancienne locution qui signifie à peu de chose près, peu s'en faut. Parmentier.... m'assura qu'il disposerait à coup près de Brigalier, conseiller de la cour des aides , capitaine de son quartier et très-puissant dans le peuple , retz , Mém. t. I, p. 165, éd. Feillet. Je vous demande excuse , monsieur, dit Sancho ; mais comment vou lez-vous que je trouve à coup près ta maison de notre maîtresse? Don Quichotte, trad. par Filleau Saint-Martin, t. m, ch. ix, de Tédit. de 1678, p. 134 et 135. Harcourt manque à coup près d'entrer au conseil, st-simon, t. vn, p. 98, éd. Chéruel.

t COUFAGK. Ajoutez : || 2° Action de couper, de rogner les feuilles de tabac. On procède ensuite  l'écabochage ou au coupage des tabacs exotiques et des tabacs indigènes qui n'auraient pas reçu cette main-d'œuvre au magasin, Journ. offic. 29 nov. 1875, p. 9800, 2° col. || 3° Nom donné, dans le département de la Mayenne, aux vesces, jarosses, maïs, etc. fauchés en vert , les Primes d'honneur, p. 228, Paris, 1874. Le meilleur moyen de les administrer [les tonraillons, germes d'escourgeon malté] consiste à les mêler avec la pulpe, la drèche, le coupage, le son ou tout autre aliment analogue, reynal, Mém. d'agric. etc. 1870- 71, p. 127. Il 4° Terme des halles. Action de diviser un chargement de marée. Considérant que cette pratique [la répartition d'un seul chargement de marée en plusieurs voitures afin de multiplier abusivement les tours de vente], connue sous le nom de coupage, s'étant généralisée, a donné naissance à des inconvénients graves.... Ordonn. de police, 23 fév. 1867.

t CÔUPANGES (kou-pan-j'), s. f. pi. Céréales ou autres grains semés en vert, pour servir de fou^ rage, Gloss. aunisien, p. 92.

— ETYM. Couper.

t COUP DE POING (kon-de-poin), j. m. || 1° Sorte de poignée de fer qu'on tient à main fermée , les doigts passés dans des anneaux, et qui est armée de giosses pointes (voy. coup, n" l). Les conjurés décidèrent qu'ils ne porteraient ni revolvers, ni poignards, afin de ne se point mettre dans leur tort par l'usage d'armes meurtrières ; les gourdins et les coups de poing, à l'usage de ia police, furent adoptés d'un commun accord, Rev Britan. sept. 1874, p. 184. Il 2° Pistolet de poche.

2. COUPK. Ajoutez: || 7° Terme de turf. Prix décorné dans les courses anglaises.

COUPE. Ajoutez :\\tO' Spectacle coupé, spectacle où .'.'ou joue des parties de différentei pièces.

cou

f COUPB-BALIOT (kou-pe-ba-lo), «. m. Sorte do couteau anglais. Est-ce qu'il n'y a pas en Angleterre un couteau qu'on appelle coupo-ballot?... C'est un couteau fermant qui a toujours existé probablement en Angleterre.... Enquête, Trailé de comm.avecVAngUl.i. i, p. 748. Couteau, coupe-bailot, manches cerf, ivoire, écaille, etc. ib. t. i, p. 728.

t COUPE-CHOUX. AjouUx : — REM. Richelieu appelait Mazarin son frère coupe-choux. Vous saurez par M. de Sevigni que, si nous n'eussions envoyé la montre d'ici, l'armée d'Italie était perdue ; k cela je vous dirai que la présence du cardinal de Richelieu et de son frère coupecbou {tic) Mazarin n'ont pas été inutiles, Richelieu, Lett. etc.

(642, t. vil, p. U».

— HIST. XIV' S. Jehan Cope-cho, boucher, bou»- OUELOT, Un $crulin au xiv* tiècle, dans Hém. de la Soc. nationale des antiquaires 4e France, t. xxi,

t 2. COUPELLE (ltou-pè-1') , t. f. Terme provincial. Tèt« d'un arbre. La coupelle et les racines sont souvent abandonnées aux ouvriers chargés de débiter du bois de travail. Désignation des arbres i vendre ; sur les deux petits champs du Rosier, une coupelle de chêne, un chêne et un châtaignier, Avranekin, î8 sept. 4 873.

— Étyn. Forme féminine de coupeau t.

t COUPEMENT. Ajoutez : || 2* Il se dit aussi de toute action de couper. La bande d'ardoises, fouillée par les exploitations, ou reconnue par des coupements perpendiculaires à la direction des veines, BLAviEB, Presse scientif. 48«4, t. i, p. 446. |( 8' Action de couper un chemin, un pont. Il faut continuer tous les travaux nécessaires, tant par abatis de bois, lignes nécessaires en certains lieux que coupement de cheiuins, rlcheueu. Lettres, etc.

t. VI, p. 394 (4 639).

4. COUPEROSE. — ÉTYM. Ajoutex : Diefenbach {Glossarium lalino-germanieum medix et infirme xtatis] rapporte trois formes germaniques, eoperock, kupllerraueh, copperrait, etl'anc.angl. coporouse. Diez, au mot copparosa, le dérive de eupri rosa. Néanmoins le mot reste obscur; car, sans parler des formes germaniques citées par Diefenbach, on ne voit pas jusqu'à présent comment rosa aurait été appliqué à une substance qui n'est ni rouge ni rose.

COUPEUR. Ajoutez ; |{ 7* En termes d'imprimerie, celui qui coupe les feuilles, Joum. offic. 22 déc. 4872, p. ,'1024, 2* col. || 8° Terme d'exploitation houillère. Coupeur de mur, synonyme de bosseyeur (voy. ce mot).

t COUPLAGE. Ajoutez : || Il se dit aussi de deux trains de bois accouplés. Pour chaque train de 48 coupons.... pour chaque couplage halé par chevaux de la Roche à Sens, Décret 28 mai 4 873, art. 4".

COUPLÉ. Il Terme de turf. Chevaux couplés contre le champ, se dit de deux ou trois chevaux que le parieur oppose au champ, et et'ce versd, afin d'égaliser les chances.

COUPOLE. Ajoutex : \\ %' Petite tasse servant aux dégustateurs de vins. [X Bercy] On ne voit que des gens armés d'un poinçon et d'une tasse <î'argent ; ils font un trou à la pièce, reçoivent le vin dans leur coupole, le hument en pinçant les lèvres ... Joum. offtc. 9 nov. 4876, p. 9442, 4'*col. Il 8* Coupole tournante, sorte de tourelle dont on arme les vaisseaux cuirassés. Nous avons déjà parlé des coupoles tournantes des monitors américains.... flet; des Veux Mondes, 4"déc.4 867, p.74 2.

COUPON. Ajoutex : |! 5° Terme forestier. Partie d'une coupe de bois. Commune de Saulnot : réserve, vingt hectares treize ares, à exploiter en deux coupons égaux, l'un pour l'exercice 4 874, l'autre pour l'exercice 4 873, Décret du 4 2 sept. 4 874, BuUet. des Lois, n' 72, p. 4 42. Décret du 4 3 avril 4875, autorisant des coupes extraordinaires dans les bols communaux de la Meuse : ... commune d'Ancerville, quart en réserve (coupon n* 6), 4 hectares 47 ares, BuUet. 793, p. 749, partie supplémentaire.

COUPURE. Ajoulez: Il 6* Rognure. Les matières provenant de la fabrication des cigares ou du tabac î fumer, côtes, coupures et débris.... Joum. offic. î» nov. 4875, p. 9800, 2' col. Les coupures sont expédiées directement des magasins oit elles sont produites sur les deux manufactures de Nancy et de Lille dans lesquelles se trouve concentrée la fabrication des tabacs de zone, ib. 4" col.

COUR. Ajoutez : \\ !!• En termes de théâtre, conr et jardin, la droite et la gauche, en souvenir

COU

du théâtre de Versalllei qui te trouvait entre coar et jardin.

COURAGE. — REM. 1. i. Rousseau a dit : Faire bon courage, pour ; garder bon courage. Cependant je fais bon courage autant que je le puis, j. t. nouss. Lett. à Mme Warens, 4 737, Correspondance, t. xviii, p. 39, de l'édit. Uussay-Patbay, 4834. C'est un italianisme : far coraggio.

COURANT. — SYN. LE COURANT DR LA JOURKÉI, DE LA SEMAINE, DE l'aNNÉB. LE COURS DE LA JOURNKE,

UB LA SEMAINE, DE l'annke. Il n'est pas tout à fait indifférent do dire, en cet emploi, le courant ou le cours. D'abord cours est d'un style pins relevé que courant. Puis on dira : il est survenu do grands événements dans le cours do cotte année, et non dans le courant. Le courant se rapporte plus à l'espace de temps considéré comme s'écoulant ; et le cours à l'espace de temps considéré comme un tout.

t a. COURBE (kour-b'), s. f. Ustensile à l'aide duquel le porteur d'eau porte ses deux seaux. Qu'on pense an nombre de voyages que ces pauvres diables sont obligés de faire à travers les escaliers obscurs ou glissants, en soutenant à l'aide (le la courbe deux seaux pleins en équilibre sur leur épaule, et l'on ne trouvera pas que leur gain soit excessif, maxime du camp , Rev. des Dewt- Mondes, 4 5 mai (873, p. 30«.

t COURBEMENT. Ajoutex : Si le pli, courbement et remuement du corps, la tfcte touchant quelquefois la plante des pieds.... sont uu bon signe de possession? Hist. des Diables de Loudun, p. 247, Amsterdam, 4 737.

t COURCE. Ajoutex : — ÉTYM. Court (voy. COURson).

t COURCIN (kour-sin), s. m. Bois courcin, bûche au-dessous de 4",437 de longueur, et qui, considérée comme bois de rebut, est proscrite du commerce, Mém. de la Soc. centr. d'Agric. 4873, p. 264.

— REM Courcin est le même que courson 4. COUREUR. Il 4* Ajoutez : \] Fig. Il n'y a point de

douleur qui n'ait des intervalles ; car elles ont toutes quelque progrès, comme coureurs qui nous avertissent que nous allons avoir le gros sur les bras, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

COURIR. Ajoutex : || 33* Se courir, ». réfl. En termes de turf, se dit du prix disputé dans une course. Le prix du Jockey-club se court à Chantilly sur une piste de 2400 mètres.

COURONNE. Ajoutez : || 24* Sorte d'anneau formé avec un cordage dont les brins sont passés alternativement en dedans et en dehors d'une boucle. Il 25* Nom d'un pain, dit aussi percé, en forme de couronne. |j 26* Couronne d'or, monnaie de Suède valant 4 franc 39 centimes, Joum. offic. « janv. 4 877, p. 4 24, 4" col.

— REM. L'ouvrage à couronne est un ouvrage avancé formé de deux branches réunies par deux fronts bastionnés. La double couronne est un ouvrage avancé formé de deux branches réunies par trois fronts bastionnés.

t COURROIR (kou-roir), ». m. Canal d'alimentation des tables salantes venant déboucher dans les aiguilles. Enquête sur les sels, 4 888, t. n, p. 509.

COURS. Ajoutez:— REM. J. J. Rousseau écrit couper cours an lieu de couper court, qui est la véritable orthographe. Un avis très-important et propre à couper cours au mal qu'on aura pu prévenir, I. 1. Rouss. Lell. au prince de Wirtemberg, 4 0 nov. 4 783. Ce n'est pas couper le cours, c'est couper court, c'est-à-dire couper très-court.

t COURSABLE. AjouUz : — HIST. XIV s. Mais seur toute rienz me plaisoit X esgarder une manière Que g'i vi coursable et planiere. Que tuit 11 grant seigneur faisoient, Dits de Watriquet, p. 345.

t COURSIE (kour-sle), s. f. S'est dit pour coursier, passage qui est entre les bancs des forçats sur une galère, retz, t. iv, p. 239, édit. Charpentier.

t COURSIÊRE. Ajoutez : jj f Terme de fondeur. Nom donné à une rigole destinée à conduire le métal fondu dans le moule.

COURT. Il 13° En termes de marin, temps court, temps qui ne permet pas de voir au loin.

— HIST. Ajoutex : Il XIV s. Il faudra qu'avec moy veigniez Pour les mener [des prisonniers] jusqu'à la court. Et que bous les tenions de court Et près de nous. Théâtre français au moyen âge, Paris, 4 839, p. 34 7.

COURTISAN. Ajoutez : \\ 4* Usité à la conr. Fallace, employé par Desportes, mot peu courtisan, MALR. Lexique, éd. L. Lalanne.

t COURTISANESQUE. Ajoiitex : — HIST. xvi' s.

COU n

Deux dialofnea du nouveau langage lyancols lulianizé.... de quelques courtisanlsmes modernes et de quelques singularilez courtlsaneaqnw, a. m. Paris, 4»7a.

\ COURTISAMSMB (kour-ti-za-nl-tai'), (. m Façon de parler propre »ux oourtitana.

— Hisr. XVI* ». Voy. oMessus oocinsaimoitt.

t COD8COCS. — CTm. AjouUt I Cwaamtum s« rencontre deux fols dan* \t» Lettre* du renégat Th(jma9 d'Areos : Je n'ai pn tow envoyer da etucuso, Utt. du 4 6 mars 4 «33, d Jf. AyMfd, p. M, DBFRiMUT. On trouve anssl eeiweousM' i On m'apporta d'excellent eouscomui, laboeai), ("«oy. p. 44.

CODSINKR. Ajoutex : — HIST. XII* I. ReitTb*lamon do Salamine 0 les file Prianz s'acosino, at- NOiT DE STE-MORB, Homan de Troie, v. 4ii67i.

COUSSIN. Ajoutez : |i I* Couuin ou carreau, nom, suivant les pays , du m4Uer4)e la dentelle t fuseaux, lequel est une botte carrée, garnie et rembourrée extérieurement, CR. blanc, t' rt daiu la parure, p. 290 |{ T* Sel de coussin, nom, dans la Seine-Inférieure, du sel qui provient de morues pèchées à Terre-Neuve, et qui est employé eomme engrais ; on le nomme ainsi parce qu'il a servi de coussin aux lits de morues , Primes d'honneur, Paris, 4889, p. 40.

t COUSSOU (kou-sou), s. m. Grand pâturage Inculte en Provence consacré à la nourrittire des troupeaux. Les coussous, campas et autres terres incultes, cappeau , De la Comp. des Alpines,

fCOUSTANGE (kou-tan-J") , ». f. Voy. codtanot au Supplément.

t COUSTiftRE (kou-stiê-r'), ». f. Nom, dans les Bouches-duRhône, des intervalles qui. dans la Camargue, séparent les marais des pâturages, i« Primes d'honneur, Paris, 487s, p. 493.

— ETYM. Dérivé du lat. costa, céte.

t COUSTIL (kou-stil), t. m. Coustilà croix, épée analogue à l'épée de passot (voy. passot).

— ETYM. Le même que coutille J.

t COCSSOTTE (kou-so-f) , ». f. Voy. cassotti an Supplément.

COUSU. Ajoutex : \\ f Terme milluire. Se dit de soldats qui, en quelque péril que ce soit, ne se disjoignent pas ni ne rompentleurs rangs. En 480».... le maréchal Macdonald.... vous avcrtitque vos soldats ne sont plus cousus ensemble.... oui, messieurs, cousus ensemble ; c'est le mot, doc d'au- MALE, Joum. offic. 29 mal 4872, p. 3678, s* col.

t CoCTANGE (kou-tan-j"), ». f. Mot vieilli. Coût, dépense. C'est chose contraire à la nature de mépriser les commodités qui sont de peu de coûtange, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne (écrit cou»tange).

f COUTARD (kou-tar), ». m. Sorte do colimaçon de Provence. Paris irait au-devant d'une cherté excessive, comme celle de l'huître, en faisant venir de la Provence le coutard, variété de colimaçon qui mérite d'être connue en deçà dn département des Bouches-du-Rh6ne, Hev. Brilann. nov.

t COUTE (kou-f) OU COCTET (kou-tè) , ». m. Dans le Puy-de-Dôme, courson taillé à trois yeux, les Primes d'honneur, p. 464, Paris, 4874.

— ÉTYM. C'est l'anc. français coûte, qui s'est dit pour coude (voy. coude).

COVTEAV. Ajoutes : || 18* Couteau à pied, sorte d'instrument du sellier. Les couteaux à pied pour sellier, et tous les gros Instruments tranchants fabriqués dans lesateliersde uillandcrle.,.. Tan/ de» douane», 4 889, p. 4 39. ||14' Couteau de brèche, engin qui était analogue an votige, employé particulièrement dans les sièges, pendant lo moyen âge.

— ÉTYM. Ajoutex : Le latin cuUer se rattache au zond kerel, couper; sanscr. kartari, couteau, rac. krt, couper.

COUTELAS. — HIST. ÀftntUt : xin* s. Balle mol çà ton coutelalt, Et mon talon trencler me lait, PHILIPPE MOUSKES, Chronique, t. 20i89.

t a. COUTELET (kou-te-lè), t. m. Petit couteau. On écrit de Barr au Joumol d'Alsace : .... une hachette en pierre, un poignard aiguisé, une belle urne en verre bleu et enfin un coutelet, l'instrument du sacrifice, qu'on avait cassé pour indiiiucr qu'il ne devait plus servir, Joum. offic. 7 oct. 4 874,

p. 8893, 3* col.

— ÊTYM. Dimin. de l'ancien franc, coulel (voy. couteau).

COUTIL. — MlST. Ajoutes ; Il XVI* S. Comme s il eust vendu autant de droguas en gros, que les Pepoli de Ragnso ou les Pihiers de couetils, ttit-

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