‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 419 sur 754 · DYS · texte numérisé non relu

DYS

t DYSGftNftSIOOK (dit'-jé-né-il-k'), adj. Term» d« physiologie. Hybridité dysgénésiquc, hybridlté où les métis, stériles entre eux, sont féconds avec l'une ou l'autre race mère; mais les métis qui en résultent et qu'on appelle de second sang sont stériles.

— EtYM. Au;, difflcilement, et r^viai;, génération.

t nvSS (dis'), f. m. Le même que le dis, Jour». offU. .10 nov. )873, p. 7334, i" col. Voy. DU » au Supplément.

ÉBO

E. Ajoutei ; || En mathématique, « est la rcprëtentation de la limite de () -|-i)", quand m croît indéfiniment; c'est le nombre 2,7)828...; il sert do base aux logarithmes népériens.

EAU. Il !• Ajoutez: \\ Pêcher en eau trouble, voy. TROUBLE 2, n* ( . Et voilà mon Marin [avocat de la partie adverse], les bras retroussés jusqu'au coude et péchant le mal en eau trouble, Beaumarchais, *• mémoire. \H° Pleine eau. Ajoute:: \\ Au plur. Des pleine-eau (avec un trait d'union). L'ordonnance du )5 inai (8S7 interdit absolument les pleine-eau, que le nombre des bateaux à vapeur mis en circulation pour les besoins de l'exposition universelle aurait certainement rendues dangereuses, maxime DU CAMP, Rev. des Veux-Mondes, i" nov. <867, p. 208. Il 18» Ajoutez: Il Fig. et souvent ironiquement. De la plus belle eau, ce qu'il y a de mieux en fait de personnes ou de choses. Quant à l'homme de Missey, il ne faut pas y compter, c'est un réactionnaire de la plus belle eau. Gaz. des Trib. 20 nov. (874, p. ) H 6, <" col. Il IS" ^joulei .-Il Eau-devie de bois, nom d'une certaine qualité d'eau-devie, dans les Charentes. Le pays de bois s'étend jusqu'à la Rochelle ; il produit les eaux-do-vie de bois, qui sont les moins recherchées, heuzé, la France agricole, p. 44. || Eau-de-vie premier bois, deuxième bois, noms de certaines qualités d'eauxde-vie (voy. bois, n° 21, au Supplément).|l 21* Prendre de l'eau, se dit d'une rivière, d'un torrent qui, à sec, reçoit un afflux d'eau. Une rivière appelée l'Alligator, qui ne prend d'eau que dans la saison des pluies, Journ. o/fic. M oct. i873,p. 6366, 4" col. ||Î2° Dans le raffineries de salpêtre, eaux fortes (voy. fort au Supplément).

— REM. Ajoutez : Il 2. Une eau-forte, une estampe à i'eau-forte. || Au plur. Des eaux-fortes.

— HIST. Ajoutez : VII" ou vui* s. Lapis tune in aevis [in aquasj (luvio [fluviij ruit, boucherie. Revue des langues romanes, t. v, p. 4 4 4. La forme xvis montre dans le bas-latin le passage à la forme de la langue d'oïl eve.

ÉBAHISSEMENT. Ajoutez :3e regarde le monde tous les jours avec autant d'ébahissement que si jamais je ne l'aval» vu, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

— HIST. Ajoutez : XIV* s. Stupor, esbahissemens, ESCALLiER, Vocab. lat.-fvanç. 2399. jl xvi* s. Moult grand esbahyssement les print tous, Luc, v, 26, Kouv. 7"es(om. éd. Lefebvred'Étaples, Paris, 4625.

fÉBARBEUSE (é-bar-beû-z'), s. m. Nom d'une machine à ébarber, Joum. offie. 24 févr. 4 876, p. 4374, 3' col.

t ÉBAROUIR. Ajoutez : — ÉTYM. Êbarout, disjoint : Un fût ébaroui ; s'ébarouir, se disjoindre, Gloss. aunisien, p. 97.

t ÉBLOSSES (é-blo-s'), t. f. pi. Nom des ciseaux à couper l'étoffe, dans le pays de Bugoy.

ÉBLOUIR. — HIST. Ajoutez : xw s. Puis le font [un chalumeau par dehors tout de fin or brunir ; Quant li solauf reluist, tous le fait esclarcir, Que tos cex qui l'esgardent fait les ex |yeuxj esbieuir, Roman d'Alix, p. 446. Mais , ains que il venist as tantes, Voloit une route de gantes [oies sauvages) Que la nois [neige] avoit esbleuies, Perceval U Gallois, V. 654».

t ÊBONITE (é-bo-ni-f), l. f. Nom donné par quelques maisons anglaises au caoutchouc durci, qui sert dans les appareils télégraphiques et qu'on obtient en augmentant notablement la proportion de toul're dans la vulcanisation du caoutchouc :

ÉCA

on en fait des peignes ; on fait aussi beaucoup de bijouterie en caoutchouc durci.

— ÉTYM. Angl. ebon, ébène, à cause de l'apparence de ce produit.

j ËBOUAGE (é-bou-a-j'), s. m. Action d'enlever les boucs des rues. Les tombereaux d'ébouage circulèrent dans la matinée ; leur approche fut signalée par le son d'une clochette. Jour», offic. 28 février 4 874, p. 426, 2* COl.

t ËBOUER (é-bou-é), v. a. Débairasser de la boue. Machine à ébouer parM.Tailfer, Preweïeten-

tifique, 4 864, t. 1, p. 564.

— ÈTYM. É.... 'tour es..., et boue.

t ÊBOUILLANTAGE (é-bou-llan-U-j', U mouillées), s. m. Action d'ébouillanter, de traiter par l'eau bouillante ou par la vapeur. L'ébouillantage par le procédé Raclet, l'enfumage avec les appareils tels que celui de M. Victor Joseph, devront être essayés [contre le phylloxéra], babral, l'Opinion nation. 29 mars 4 876, feuilleton, 4 "p. 5* col. Elle [la commission] voit dans les sulfocarbonates un agent de destruction éprouvé contre les familles établies du phylloxéra des racines, et dans l'ébouillantage ou le badigeonnage des ceps, des moyens qu'on peut considérer comme efficaces pour la destruction des œufs d'hiver.... DUMAS, Journ. ofUc. 29

janv. 4876, p. 875, 3' Col.

t ÉBOULÉE (é-bou-lée), ». f. Amas de terre qui s'éboule, DELBOULLB , fîlon. de la vallée d'Yéres, p. 4 24.

t ÉBOULEUX. Ajoutez : — REM. Ce mot n'est pas aussi récent que pourrait le faire croire l'exemple cité dans l'article. U se trouve dans Al. Brongniart : Pour percer le sol, on emploie, selon sa dureté, différents moyens; .si c'est une terre meuble et ébouleuse, la pioche ordinaire et la pelle suffisent. Traité de miner, t. u, p. 288.

ËBOULIS. Ajoutez : Les avalanches et les éboulis de la montagne qui s'étendent jusque-là, th. GAUTIER, Feuilleton du Monit. univ. 7 sept. 4868.

ÉBRANLEMENT. Ajoutez : — REM. La provocation [au dire de l'avocat général] résultait de l'ébranlement produit sur le lecteur par l'écrit incriminé. Dupin, qui n'aimait pas les néologismes, accabla de ses sarcasmes cet ébranlement qui de la langue de l'ingénieur et de l'architecte venait faire irruption dans celle du jurisconsulte. L'avocat général, pour se couvrir, déclara que le mot était de l'honoraole duc de Broglie, Éloge de Dupin aîné dans Gaz. des Trib. 6-7 juill. 4 874, 3' col. Feu Dupin ne s'est pas montré ici juge compétent en fait de langue, et l'avocat général n'avait pas à s'excuser d'un néologisme. Ébranlement au sens figuré et moral est dans Corneille et dans Fénelon.

t ÉBRIEUX, EUSE. Ajoutez : Il est prudent d'agir ainsi pour ne pas les voir succomber à leurs penchants ébrieux, de colleville, Journ. des économistes, févr. 4 873, p. 267.

2. ÉBROUER (S'). — ÉTYM. Comme, malgré d'ingénieuses conjectures, l'étymologie reste douteuse, il faut noter qu'eu Normandie on appelle broue ou brqë ou broute l'écume de la bouche des animaux, la mousse de savon, etc. : avoir la broë à la bouche.

t ÉCABOCHAGE (é-ka-bo-cha-j'), s. m. Action d'écabocher le tabac. Ecabochages des feuilles. Instruction du ao juin 4832, art. 24».

t ÉCABOCIIER (é-kabo-ché), v. a. Terme de la manufacture des tabacs. Couper les caboches des feuilles de tabac. Dépôt des côtes exotiques écabochées, Instruction du 30 juin 4 832, art. 220.

ÉCA

— ÉTYM. É pour et..., préfixe, et caboche.

ECAILLE. Ajoutez : || 13* Sorte do papillon J'abandonne les autres bombyx, le» écailles si jolie* dans une collection et dont les ailes supérieures rappellent les plus jolis manches de couteaux, CARTERON, Premières chasses, PapiUoru et oiseaux p. 5«, Hetzel, 4 866.

ÉGAILLÉ. Ajoutes : Il 4* Disposé en forme d'écailles, imbriqué. Une couverture en bandes da bois écaillées, même sans doublure en toile, offre un abri suffisant contre la pluie, Journ. offic. 26 cet.

4 873, p. 6543, 2« COl.

t ÉCAILLURE. Ajoutez : || i'Terme de zoologie. Ensemble des écailles d'un reptile, d'un poisson.

t ÉCAMET (é-ka-mè), s. m. Nom donné, dans le département de la Manche, aux barrières par lesquelles les pièces de terre sont closes, les Primet d'honneur, Paris, 4873, p. 40.

tÉCANGUE (é-kan-gh'), t. f. Le même que écang (voy. ce mot au Dictionnaire). Au maillage succède l'écangage ou teillage, qui a pour objet de séparer lachènevotte des brins de filasse ; on se sert pour cela, d'abord, d'une écangue, espèce de couperet mince, plat, muni d'une sorte de tête destinée à lui donner plus de poids ou de volée.... l'échancrure pratiquée dans la planche à écanguer est taillée en bizeau, afin que l'écangue, en tombant, ne coupe pas la filasse.... l'écangueur frappe donc verticalement le lin en le retournant, jusqu'à ce que.... F. CUAULNES, Journ. offie. 4 4 août

4 873, p. 5355, 3* Col.

t 2. ÉCARNER (é-kar-né), ». o. Terme de tanneur. Se dit pour écharner (voy. écharner au Dictionnaire). Après avoir débourré, écarné et gonflé les cuirs, nous les couchons dans des fosses.... Enquête, Traité de comm. avec l'A nglet. t. vi, p. 777.

4. ÉCART. Ajoutez : |{ 11* Se dit de la quantité plus ou moins grande dont le résultat de toute observation et de toute expérience difTère d'un résultat moyen qui est considéré comme celui qu'on devait obtenir; cette considération s'applique aux mesures de toute espèce, angulaires, linéaires, etc. ; dans l'ordre des phénomènes physiques, elle s'applique, en particulier, au tir des armes à feu. L'écart moyen est la moyenne des écarts mesurés à partir du résultat moyen obtenu. L'écart probable est celui qui n'est dépassé qu'une fois sur deux. || 12° Ce qu'on rejette des chambres des vers à soie Des brocanteurs parcourent les villes et les campagnes, recherchant avec avidité

les écarts des graisseurs les écarts sont les

toiles, pontes ou cellules reconnues, après examen microscopique ou autre , malades dans de fortes proportions. Messager du Midi, » mars 4877.

t ÉCARTABLE. Ajoutez : — ÉTYM. Écarter. Ce chemin n'est pas écartable, on ne peut s'en écarter, s'égarer, Gloss. aunisien, p. 98.

t ÉCARTE (é-kar-f), j. f. Dans la Drôme, gerçures de la peau des mains. Il est des femmes à qui le contact de l'eau produit des écartes sur les mains, et qui ne peuvent laver leur vaisselle.

— ÉTYM. Autre forme d'<fcorJ 4.

ÉCARTÉ. A;out« : H B* Histoire écartée, histoire d'un temps ou d'un pays fort éloigné de nous. Quand nous traitons quelque histoire écartée, dont ils ne trouvent rien dans leur souvenir, corn. Lexique, éd. Marty-Laveaux.

ÉCARTER. Ajoutez : || 8' S'écarter, prendre un caractère de digression. [X propos de la cour passionnée que faisait i Mademoiselle de Blois la

EGB

prince de Contl] Cette fin s'écarte un peu dans ic roman ; mais en vérité il n'y en eut jamais de si joli.sÉv. 27déc. 4 67».

— ÉTYM. l;ou<e*; La physionomie du verbe écarter est changée par la rencontre de textes historiques qu'il faut d'abord citer : xiii* s. U Bédouins et li Sarasins qui aloient espians entour l'ost, quant il tronvoient qui avoient cscarté l'ost, il leur couroient sus , et li nostres à eus, Lettre de Jean Pierre Sarrasin, p. 262. X escarter il faut, bien que le sens ne soit pas très-clair, joindre sans doute escard : xu' s. Par force et par vif estoveir M'estot à mun uncle aler; Nul autre escard n'i sai trover, benoIt, Chr. de iVorm. v. 928). Quoi qu'il en soit d'escard, escarter reste, et il est du 3U1I* siècle. Cela change toute l'économie de l'article écarter. Dans l'historique, tel qu'il se comportait lors de la rédaction du Dictionnaire, il n'y a pas d'exemple plus ancien que ceux du XVI' siècle. Force fut de se laisser guider par l'italien scartare, et de ne voir dans écarter que l'écart aux cartes. Mais, maintenant qu'il y a un exemple du xm' siècle, c'est-à-dire antérieure l'introduction des cartes, il faut renoncer à une étymologie exclusive. L'article écarter soumis à une révision, se décompose en deux verbes tout à fait distincts : l'un vient de carte (ital. scartare, angl. (0 discard) et comprend tout ce qui est relatif au jeu de cartes; l'autre vient de quart (ital. squartare, mettre en pièces], et comprend tous les sens qui n'appartiennent pas à carte. Escarter (l'orthographe esquarter se trouve aussi) veut dire mettre au quart, quart pris au sens que quartier a quelquefois (à quartier, à part). Escarter l'ost, dans J. P. Sarrasin, c'est mettre l'ost au quart, à quartier, comme éloigner la vilU (pour : s'éloigner de la ville), c'est la mettre au loin.

t ÊCARTEUR. Âjoutex : || 2* Adjectivement. Leviers écarteurs, deux tiges qui longent les deux bords de la gouttière du spéculum et que l'on peut développer à volonté.

t ÉCARVER. — ÉTYM. Ajoute» : Espagn. esearba, jonction de deux pièces de bois. « L'origine de ce mot est germanique. M. Scheler le rattache justement i. l'angl. to scarf, assembler en écharpe des pièces de bois; allem. scharben; suéd. skarfva. Vf ou le b est un élément secondaire du radical. Cet élément n'est pas entré dans l'isl. skara, asseres reciproce coaptare (buoge, Romania, juilletoctobre <875, p. 367). »

t ËCA0SSINE (é-kô-si-n'), t. f. Sorte de pierre à construire. Articles divers Écaussines et autres pierres de construction, y compris les pierres d'ardoises : brutes, taillées ou sciées, sculptées ou polies, Tarif A annexé au Traité de comm. avec l'Italie, du il janv. <863, ratifieations du t9 janvier 4864, décret du ao.

t ECBOLADE ^èk-bo-la-d'), s. f. Terme grec signifiant détritus, scorie. Elle [la chambre grecque] a terminé la discussion relative aux ecbolades des mines du Laurium, et a décidé que ces ecbolades appartiendraient désormais aux concessionnaires des mines, Journ. offic, (2 janv. t»n, p. 278, 3* col.

— f.TVM. 'Ex6oXàc, chose de rebut, de ixêiX- Xeiv, rejeter, de ix, hors, et pàXXeiv, jeter.

t ËCERVELER (é-sèr-ve-lé. L'J se double devant e muet), V. a. Fatiguer l'esprit, casser la tête. M. de Uirai)eau [l'ami des hommes] dit sans doute de belles choses; mais, quant à moi, il m'écorvelle, L. DE LOMÉNiE, la Comlcsse de Hochefort et ses amis.

— ÉTYM. Voy. ÉCERVELÉ.

ËCHAFAUD. — HlST. Ajoutez : xu* s. En plo- •ors leus ot forteresces, Bucns eschaiphals, bones bretesches, benoît. Roman de Troie, v. 3003.

ÉCHAILLON (é-cha-Uon, Il mouillées), s. m. Pierre, roche fine de l'Isère, de trois couleurs, blanche, on jaune, ou rosée, recevant le poli comme le marbre.

— ÉTYM. Echaillon, localité où l'on extrait cette pierre.

t SCHALA8SA6E (é-cha-la-sa-j'), t. m. Synonyme d'échalassement, action d'échalasser. Le Journal d'agriculture pratique indique un nouveau mode d'échaiassage de vignes qui aurait été employé avec succis, Journ. offic. 2< mai «874 p. 3420, a» col.

ÉCHALOTE. — HIST. || XVI* 8. Ajoutez : Le cent de porées ou d'oignons, d'archeloy, «anteujeb. Glossaire, p. 6 (il donne aussi eschaleine).

t fiCHAMPLURE (é-chan-plu-r'), t. f. Nom donné, en Bourgogne, à une maladie de la vigne qui empêche les bourgeons de se former, par l'effet des

ÉCH

grands froids, dans les sols humides, Ut Primes d'honneur, p. 273, Paris, 4 874.

ÉCUANCRER. — • ÉTYM. Ajoutez : L'étymologie par es et chancre devient douteuse en présence de cet exemple-ci : xii' s. La kule [il] out sus les dras; cel ordre volt celer; Mes de pans et de maunches l'aveit fet ecrancer, Thomas le martyr, p. 23, édit. Hippeau. Ecrancer a évidemment le sens de échancrer. Quant à la forme (comp. écrancher au Dictionnaire), on n'est plus disposé à y voir une simple métathèse de \'r, déterminée par chancre; rétymologieestautre(voy. ÉCRANCHEB au Supplément).

t ÉCHANGISTE. Ajoutez : || 2° S. m. et f. Celui, celle qui contracte un échange.

ÉCHANTILLON. Ajoutez -.Wi' Planche do chêne constituant un des types adoptés dans le commerce de bois de Paris et dans la région qui alimente les chantiers de la capitale. L'échantillon a 0",26 de largeur, et O'",o4 d'épaisseur, nanquette. Exploit, débit et estim. des bois, Nancy, I8S8, p. 74.

ÉCHAPPER. — REM. Ajoutez :\\i. L'emploi d'échapper à l'actif est dans le Dictionnaire de l'Académie et dans plusieurs bons auteurs. J'ai échappé la mort à telle et telle rencontre; c'est mal parler : j'ai échappé la mort ; j'ai évité ce péril, mais non pas la mort, boss. Fragment sur la brièveté de la vie. Ceux qui s'étaient appuyés sur des conseils accommodants et sur des condescendances flatteuses, qui pensaient avoir échappé la honte, ID. SermoTis, Jugement dernier, 2. Nul n'échappera cette honte, ID. ib. ||I1 ne faut pas laisser tomber cet emploi en désuétude.

ÉCUARDONNER. Ajoutez : || 2' Faire passer par une machine munie de chardons la laine ou le drap. Le drap doit être encore lalné, c'est-à-dire étendu dans toute sa longueur, échardonné au moyen d'une machine , cylindre tournant, dont la sur/ace est formée de cadres garnis de chardons.... Journ. offle. 24 fév. 4 870, p. 4 370, 3» col. La laine doit être lavée, séchée, échardonnée, cardée ou peignée avant d'être transformée en matière textile, ib. p. 4374, 4" col.

ÉCHARPE. Ajoutez :\\H' Moufle ou réunion de plusieurs poulies sur une même chape, ces poulies ayant le même axe, à la difl'érence du palan, oîi elles ont des axes différents.

— REM. En termes d'artillerie, tirer, battre, prendre d'écharpe, en écharpe, c'est tirer sur la face d'un ouvrage, sur une ligne de troupes, suivant une direction très-rapprochée de celle de la face, du front de la troupe. Une batterie d'écharpe, en écharpe, est celle qui est placée de manière à tirer d'écharpe.

t ÉCHAUDEMENT. Ajoutez ; |1 2» État d'un œillet qui, ayant longtemps donné du sel, cesse de pouvoir en produire, Enq. sur les sels, 4868, 1. 1, p. bo9.

ÉCHACDOIR. Ajoutez : || 8* Ancien nom, à Paris, d'un lien oîi l'on cuisait les abatis, Journ.

offic. 3 déc. 4 876, p. 8976, 4™ COl.

ÉCBAUFFEMENT. — HIST. Ajoutez : Xîf s. Quant el tens de la juvente par aegre batailhe lassevent [lassoient] li eschalfement de la char, li Dialoge Grégoire lopape, 4876, p. 47.

t ÊCHAUPRE (é-chô-pr') , s. m. Nom , dans le canton de Neuchâtel (Suisse), du ciseau de maçon.

— ÉTYM. Lat. scalpere , d'après M. A. Godet, de Neuchâtel (voy. scalper).

t ÉCHÉE. Ajoutez : Le produit annuel d'un établissement de 4000 broches et de 8 assortiments peut être évalué à 22BOOo échées de 22000 mètres pour un assortiment, et à 400 échées de 22000 mètres par broche, soit environ 4 800 000 échées de 22000 mètres. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. m, p. 24 8. Nos broches produisent, par jour, quatre échées de sept cents mètres, soit deux mille huit cents mètres, ib. t. in, p. 592. || Dans la filature de la soie, l'échée est la 40» partie de l'écheveau.

ÉCHELETTE. Ajoutez : || 7' Compte par échelette, compte dans lequel les à-compte sont imputés sur les intérêts avant de l'être sur le capital.

4. ÉCHELLE. Ajoutez .-liU* Fig. et populairement. Monter à l'échelle, s'emporter vivement et pour peu de chose.

— REM. La locution proverbiale : après lui il faut tirer l'échelle, a été modifiée do manière à prendre un sens plus général st à signifier : considérer comme fini. C'est la prétention de tous les gouvernements de vouloir, comme on dit vulgairement, tirer l'échelle, et d'écrire à tout propos le mot fin, éd. tbxier, le Siècle, 27 mars 4870. 11 ne faut pas toujours tout recommencer: marchons

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