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ËLO
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rilago d'un seul, soit qu'elle so partage électlvemuut entre ciuq, babceup, Pièces, i, «22.
t ËLECTORALEMENT (é-lè-kto-ra-le-man), adv. En forme d'élection. Le jour où l'on a voulu que cette grande commune [Paris] fût représentée électoralement, on lui a donné des règles et des lois particulière»; Journ. ofjic. 24 déc. <875, p. <0709, «■■• col.
t ELECTRE (é-lè-k-tr'), ». f. U <30« planète télescopiquo, découverte en 4873 par M. Peters.
— l'7rvjl. 'HXéxTpa, fille d'Agamemnon.
t ÉLECTRIFICATION {é-lè-ktri-fi-ka-sion), s. f. Teime de physique. Production d'électricité. L'influence de l'électrification, tu. du vonceLj Acad. des te. Comptes rendus, t. lxxxi, p. 863.
t ÉLECTRIQCE.MKNT (é-lè-ktrike-man), ode. Par voie électrique. M. de Joly, architecte de l'Assemblée, a eu l'idée de faire allumer les becs électriquement au moment utile, Joum. o//ic. 29 oct. 1873, p. 66(0, ("col. M. Cazaux adresse la description d'un système destiné à révéler électriquement un commencement d'incendie, h. de parville, Journ. offi.c. n déc. 1874, p. 8366, 2" col.
j ÉLECTltlSECR. Ajoutez :\\i' Physicien qui s'occupe de l'étude de l'électricité. L'éminent électriseur [M. du Moncel], H. de parville, Joum. offic. 16 juin t876,p.44 99, î« col. Il Ence sensjélectriseur est un barbarisme, c'est électricien qu'il faut dire.
t ÉLECTRO-CAPILLAIRE (é-lè-ktro-ka-pil-lê-r'), tdj. Terme de physique. Qui se rapporte à l'électricité développée dans les tubes capillaires. Les appareils électro-capillaires, becquerel, Acad. des te. Comptes rendus, t. lxxxi, p. 365.
t ÉLECTRO-CAPILLARITÉ (é-lè-ktro-ka-pil-lari-té), s. f. Terme de physique. Propriété que possède la couche de liquide adhérant à la surface des corps par affinité capillaire de conduire les courants électriques à la manière des corps solides conducteurs.
t ÉLECTROLYSE. Ajoutez: \\1' Électrolyse chirurgicale, emploi des alcalis et acides engendrés par les courants électriques au sein des tissus organiques, pour la cautérisation des parties, et aussi pour la coagulation de l'albumine du sang dans les sacs anévrysmaux.
t ÉLECTRON (é-lè-ktron), ». m. On dit plus sonvent électrum (voy. ce mot au Dictionnaire). Le talent que le graveur grec a montré sur les pièces asiatiques d'électron de la largeur d'une pièce de six pence est véritablement merveilleux, Extr. du r«mes, dans Joum. offic. 4 oct. 4873, p «497, a» col. C'est le mot grec rétabli.
t ÉLÉDONE (é-lé-do-n'), ». f. \\ V Genre de mollusques céphalopodes. || i" Genre d'insectes coléoptères.
t ÉLÉGI. Ajoutez: Il U se dit aussi de pièces de fer. On a posé dans le square des Arts-et-Métiers de ces grillages d'une forme gracieuse, en fer élégi.... jfont't. unit). 42 févr. 4866, p. 459, 4* col.
t ËLÉIDE (é-lé-i-d'), t. f. Le mâme que i'élals {voy. ci-dessus).
t ÊI.ÈME (é-lè-m'), adj. Raisin élème, raisin trié pour faire du raisin sec. Les raisins élèmes sont, comme leur nom l'indique en langue turque, les raisins triés, et ils sont destinés spécialement à l'exportation pour les colonies lointaines, Extr. des Artn. du comm. ext. dans Journ. offic. 28 oct.
4874, p. 7246, 3* COl.
ÉLÉMENTAIRE. Ajoutez :\\3' Classes élémentaires, la septième et la huitième dans les lycées. Il 4° Terme de jurisprudence. Entrant comme élément dans, constituant un des éléments essentiels de. Il n'est pas démontré qu'ils aient eu l'intention criminelle, qui est élémentaire de tout délit. Arrêt de la Cour d'appel de Paris, 4 '• chambre, dans Cajr. d«« Trib. du 3 déc. 4873, p. 4 4 67, S' col.
+ ËLÉMI. Ajoutez : — ÉTYM. Portug. gnmileme; de l'arabe Idmi ou lemi.
+ ELÉODENDRON (é-lé-0-din-dron), ». m. Arbre {elœndendron officinale) qui fournit le bois dit, à nie do la Réunion, bois rouge, bols d'olive, bois <le cadoque.
— ETYM. 'EXaiov, huile, et SéïSpov, arbre.
t ÉLÉPHANTEAU (é-lé-fan-tô), ». m. Petit d'élépbanl. Quand on les [les mères] eut prises pour les attacher aux arbres, nos deux éléphanteaux , pareils à do gros agneaux bondissants, se mirent à gambader autour d'elles, Rev. Britann. sept. ) 874,
t ÉLEUTIIÊUIBS (é-leu-té-rie), ». f plur. Terme d'antiquité. Fêtes de l'anciehne Grèce en l'bon-
neur de la liberté ; elles se célébraient en mémoire de la victoire remportée sur les troupes de Xercès dans les plaines de Platées.
— ÊTYM. Ta 'EXeuOspio, de èXeûOepo;, libre.
t ÉLEVAGE. Ajoutez : \\ i' L'élevage des vins, l'ensemble des diflérents soins que l'on prend pour amener les vins, par le progrès de l'âge, à leur plus grande qualité.
ÉLÉVATEUR. Ajoutez :\\2' Nom donné, en Amérique, à des engins qui montent le grain dans les greniers, et, par suite, aux greniers eux-mêmes. Los grains.... sont reçus dans d'immenses édifices en briques rouges, dont l'un peut contenir jusqu'à 5UU 000 hectolitres de blé, et s'emplir ou se vider en trois ou quatre jours.... on les appelle, dans la langue du pays, des elevators, parce que le grain y est reçu, élevé, vanné, nettoyé dans des montecljarge ou élévateurs mus par la vapeur, l. Simonin, Revue des Deux-Mondes, t" nov. 4874, p. 239.
ÉLÉVATION. Ajoutez : || 11' Genre do composition littéraire inspiré par le mouvement d'élévation vers Dieu. Les Élévations sur les mystères, de Bossuet.
Ajoutez : — REM. On trouve élévation dans le sens d'action d'élever des animaux. Une littérature nombreuse dans laquelle on compte plusieurs journaux, le Monde ailé, feuille pour l'élévation des oiseaux, Joum. offic. i» déc. 4872, p. 7728, 4" col. Cet emploi d'élévation est barbare ; il faut dire élevage.
t ÉLÉVATOIRE. Ajoutez :\\ 2' Adj. Qui sert à élever, à porter en haut. La cinquième partie [du Traité de mécanique générale de M. Resal] a pour titre : Des moteurs animés; de l'eau et du vent comme moteurs; des machines hydrauliques et élévatoires, h. de parvillb, Joum. offic. 8 juin 4876,
p. 3968, 2« col.
— HIST. Ajoutez : xiv* s. Ces instruments [pour les plaies de tète] sont le touret, le lenticulaire, l'elevatoire. h. de mondkville, f* 65.
t ÉLIMINATEUR. Ajoutez :\\ Terme de médecine. Qui élimine, qui chasse hors du sein des parties vivantes. Inflammation éliminatrice.
t ÉLIMINATOIRE (é-li-mi-na-toi-r*), adj. Qui élimine. Après cet examen éliminatoire, qui écarte plus de la moitié des demandes, il ne reste que celles qui sont dignes de fixer l'attention, Joum. offic. 3 mars 4875, p. 4699, 2« col.
ÉLIMINER. Ajoutez :\\K' Terme de médecine. Chasser hors du sein des parties vivantes. Éliminer un poison, une eschare, un séquestre.
ÉLIRE. Ajoutez .-Il 4* S'élire, v. réfl. Être élu. Nous n'avons qu'un doyen ; c'est celui qui s'élit tous les deux ans, le premier samedi après la Toussaint,
GUI PATIN, Lett. t. II, p. 665.
ÉLITE. Ajoutez: — REM. Dans l'armée, les compagnies d'élite, grenadiers et voltigeurs des bataillons d'infanterie, ont été supprimées.
ËLIXIR. — ÉTYM. Ajoutez : D'après Fleischer, suivi par Defrémery, le mot arabe vient du mot grec (ripi;, proprement médicament sec, mais dont la signification a pris ensuite une plus grande extension.
ELLIPSOÏDE. Il !• Terme de géométrie. j4 joute» : Surface du deuxième degré dont toutes les sections planes sont des ellipses ou des cercles; l'ellipsoïde le plus général a trois axes inégaux. || Ellipsoïde de révolution, surface engendrée par la révolution d'une demi-ellipse autour d'un de ses axes ; l'ellipsoïde de révolution a deux axes égaux; la sphère est un ellipsoïde dont les trois axes sont égaux. Il Solide terminé à la surface d'un ellipsoïde.
ELLIPTIQUEMENT. Ajoutez : — REM. Dans tous les dérivés d'ellipse, la signification grammaticale a été placée la première, excepté dans elliptiquement ; elle doit être la première ici aussi.
t ÉLODITES, s. f. plur. Fausse orthographe pour hélodites (voy. ce mot au Supplément).
f ËLOHIM (é-lo-im'), ». m. Nom donné à Dieu dans les premiers chapitres de la Genèse, que la critique croit les plus anciens, tandis que dans les autres Dieu est appelé Jéhovah ; Elohim est un mot au pluriel signifiant les Dieux ou Dieu. Le singulier est éloha (voy. élohiste au Dictionnaire).
t ÉLOI (é-loi), ». m. Nom d'un saint, en latin Eligius, qui fut un orfèvre célèbre et le trésorier de Dagobert ; il mourut en 663. || Populairement, froid comme le marteau do saint Eloi, so dit d'un homme calme, que rien n'émeut, delboullb, GIo»». de lavallé» d'¥ères,g. 432.
ËLOQUBMHKNT. Ajoutez. — HIST. xvi* a. Là,
attendants, recitoient clerement et eloquenlemenl quelcques sentences retenues de la leçon, bab. Garg. i, 23.
t ELTACU (èl-tach), s. f. Gomme d'elUch ou eltach, sorte de résine, Ta/rif des douan«», 4870, note 4 85.
t ELVAN (èl-van), ». m. Terme de minéralogie Sorte de roche porphyrique.
ËLVTRE. Ajoutez : — REM. Latreille est, siaoD le premier, du moins un des premiers qui aient employé le mot élytre; il le fait féminin : Élytres ob très-courtes ou très-étroites et pointues au bout, Ccmsid. gén. sur l'ordre naturel des crustcués, des arachnides et des insectes, p. 449, Paris, 4840. Les entomologistes ont suivi son exemple Mais les lexicographes font ce mot du masculin ; ils ont raison, vu l'étymologie.
t ÉHA (é-ma), ». f. Autruche d'Amérique, j aou>dault, Rev. des Deux-Mondes, 4"mai 4875, p. 87.
t ÉMAILLAGE (é-ma-lla-j', li mouillées), ». m. Action d'émailler; travail d'émaux. La gravure en pierres fines, l'émailiage et la ciselure se rencontrent, se marient et se prêtent de mutuels effets dans l'ensemble de ce curieux ouvrage [un buste de M. Soldi), o. lacroiz, Joum. offic. 46 nov. 4878,
p. 6960, 2' col.
t ÉMAILLERIE. Ajoutez : L'art de l'émaillerie est ancien en France : depuis le moyen âge, la ville de Limoges a été renommée pour ses émaux sur métaux...; au xvi' siècle, les maîtres de Limogns poussèrent l'émaillerie jusqu'à la perfection, J. dumesnil, Hist. des amateurs français, t. u, p. 4 98.
ËMAILLËUR. AjouUz : || i' Celui qui travaille les tubes et les tiges de verre.
t ÉMANDRONAGE (é-man-dro-na-j'), t. f. Dans le Puy-de-Dôme, l'ébourgeonnage de la vigne, ie» Primes d'honneur, p. 456, Paris, 4 874.
t ÉMASCCLATECH (é-ma-sku-la-teur), » m. Synonyme scientifique de châtreur. La très-grande majorité des animaux mâles des steppes sont des bœufs , et conséquemment chacun , individuelle ment, a passé par les mains de l'émasculateur, 80ULBY, Acad. des se. Compt. rend. t. lxxiv, p. 4467.
— ÉTYM. Voy. ÉMASCULEH.
EMBALLER. Ajoutez : \\ i' Populairement, mettre en prison. Le prévenu l'a accostée , se disant agent des mœurs; il lui a demandé 40 fr., sous peine, si elle refusait, de la faire emballer. Gaz. des Trib. »7 fév. 4873, p. 427, s* col. ||6« V. réfl. On dit d'un cheval qui prend le mors aux dents, qu'il s'emballe. || Fig. et populairement. S'emballer, se laisser entraîner à quelque bévue, et aussi s'emporter, ou même se passionner vivement poui quelque chose.
EMBALLEUR. Ajoutez :\\i' Préposé emballeur, agent des douanes préposé aux emballages, qu'il ne fait pas , mais dont il surveille l'exécution par les employés du commerce. || 4° Adj. Un cheval emballeur, un cheval qui s'emballe volontiers.
t EMBARQUANT, ANTE (an-bar-kan , kan-t'), adj. Se dit de celui, ou de celle qui est embarquée à bord d'un navire, à titre quelconque. Mathiot ( Philippe-Célestin), coq embarquant, pension de 600 fr.. Décret du 26 acrtJ 4874, buJJ. supplément.
EMBARQUER. || l" Ajoutez : || Embarquer se dit non-seulement du navire dans lequel les vagues entrent, mais aussi de la vague qui entre dans la navire. L'eau embarquait dans les plus grands navires et venait presque sur la promenade, Extr. du Phart de la Loire, dans Joum. ofJic. du 43 janv.
4877, p. 348, 4" Col.
t EMBARRA8SEMENT. AjouUz i Sans icelul [l'exercice de la retraite spirituelle], le repos n'est qu'oiaiveté, et le travail qu'embarrassement, saint FRANÇOIS DE SALES, Introd. à la vie dévote, u, 43.
t EMBARRIQUER (an-ba-ri-ké), ». a. Mettre en barrique. On met tremper des quartiers de viande, de vingt-quatre & trente-six heures, dans une solution renfermant, pour 400 parties, 8 de biborate de soude, 2 d'acide borique, a de salpêtre et 4 de sel ; on embarrique en ajoutant un peu de ce liquide, H. DE PABviLLE, Joum. des Debats, 44 nov.
t EMBASTILLER, jj 1* Ajoutez : La représentation nationale, que vous avez avilie, Uonquée, embastillée, guillotinée, babœup. Pièces, i, 422.
t EMBAUCHE (an-bô-ch'), s. f. Terme rural. Prairie propre i engraisser le bétail (ce parait être une faute pour embouche ; voy. ce mol au Dictionnaire). Pourvu qu'on y sache préparer de» mares où l'eau séjourne, on y peut amener bien-
EMB
t6t la prairie à l'état d'embaurhe , beloband , VÉconom. franc, dans Jmtm. o/Jlc., H fé». «876, p. M33, l" col. Les Kias pâturages du Nivernais, qui reposent sur l'argile, servent à engraisser des boeufs, sous le nom do prûs d'embauché, ib. p. an, ï* col.
EMBELLIR. Àjoutei : || <* Terme de féodalité. Embellir sa terre, voy. paroisse.
— HI8T. Ajoutez : xii" s. Il [les anges] sont enbelit de tote bealteit, li Dialoge Grégoire lo pape, ««78, p. Ï90.
EMBELLISSANT, Ajoutes : Il est beau et embellissant, il est éclatant et éblouissant, boss. Élév. sur myst. m, 7.
EMBERLUCOQUER. — REM. Ajoute» : \\ I. Enfin ■ne troisième variante de ce mot est emberlicoquer. Son discours emberlicoqua beaucoup de gens, loSBPH OK haistrb, dans ste beuvb, Portraits littéraires, t. ii , Joseph de Maistre. || 8. Le passage de Chateaubriand cité dans la Rem. et emprunté ftu Dictionnaire de Poitevin se trouve dans les Mém. d'outre-tombe (éd. de Bruxelles), 1. 1, Berlin, Potsdam, Frédéric.
EMBLÉE. — HIST. XII* B. Ajoutex : Ne vino [je ne veux] mie faire en emblée [à la dérobée , en secret] Nostre baUlle, ains le [la] veront Tuit cil ki veoir le [la] verront, Perceval le Gallois,
EMBLÈME. Ajoutex ; — REM. Ce mot est employé du féminin par Mme Cornuel dans la seule lettre d'elle qu'on ait conservée : Il fait des devises.... lesquelles mon ignorance ne conçut que pour emblèmes trèschétives, tallemant db8 beaux, t. v, p. »3», éd. Paris.
t i . EMBLER. — ÉTYM. AjoUtex : Sefvius distingue involare, se jeter sur, de involare, embler, et dérive celui-ci de in, en, et vola, la paume de la main. Cette distinction , qui n'est peut-être pas bien sûre, doit pourtant être notée et tenue en grande considération comme opinion des étymologistes latins.
t EMBLIQUE. Ajoutex i — ÉTYM. Arabe, amledj, qui est le persan amleh, venant du sanscrit amia, tamarin, venant lui-même de omJo, acide.
t EMBOBINER. Ajoutex 1 1| »• Au propre, enrouler autour d'une bobine, former en bobine. Si on embobine cet acier à la façon d'un électro-aimant ordinaire, de manière à lui communiquer le maximum de puissance..., H. de parville, Joum. olJic. 46 nov. 4876, p. 8320, 2' col. Lorsqu'elle [la soie] revient de la teinture, elle est de nouveau embobinée pour servir soit à des organsins, soit à des trames, Joum. ofUe. i* nov. (876, p. 8485, <" col.
t EMBOÎTAGE (an-boi-ta-j'), s. m. Mise en boite. Triage, emboîtage, empaquetage [des plumes métalliques], Joum. Offic. 18 août 4875, p. 6925, 4" col. Adjudication de 3 764 B30 boites avec accessoires, pour l'emboîtage des poudres de chasse en
4875, tb. 20 sept. 4874, p. «628, 2' Col.
EMBOÎTER. Ajoutex : \\ 4* Terme de relieur. Emboîter un livre, mettre dans sa reliure primitive un livre qui en est Oté. Qu'à la vérité le défendeur prétend avoir acheté un livre non emboîté et qui devait lui être livré avec le texte et la reliure primitifs, Joum. of^c. 20 avril 4 876, p. 2824, a* col.
t EMBOLIQUË (an-bo-li-k'), adj. Terme de médecine. Qui a le caractère de l'embolie. Lésions embollques.
EMBORDURER. Ajoutex : Les linéaments à l'encre de Chine; les traits d'or embordurant les rinceaux, CH. BLANC, Joum. OffiC. 37 OCt. 4873, p. 6578, 2' col.
EMBOURBER. — HISt. AjOUU* '. »U* I. Clers qui en tel borbler s'enborbe, Ou puis d'enfer en l'orde borbe Plungiez et emborbez sera. Chronique des dues de Normandie, Appendice m, t. lu,
t EMBOURGEOISER (an-bour-joi-zé),©.». || 1* Donner le caractère bourgeois, vulgaire. Embourgeoiser le drame biblique [Judith et Holopherne, du peintre Delaroche] , en essayant de le renonreler et de l'habiller en costume moderne, planchb, Solon de 4 884, tableau de Delaroche. \\ %' V. réfl. S'embourgeoiser , prendre un caractère bourgeois , vulgaire. Mme Geoffrin devait hériter dé cette sollicitude [de Mme de Tencin, pour les habitués de son salon] en la prosaïsant; et avec elle la littérature devait s'embourgeoiser tout à fait, DE lescure,
Joum. offic. 28 OCt. 4 875, p. 8894, S' COl.
t EMBOUTEILLAGE (an-bou-tè-lla-j', I( mouillées), s. m. L'action d'embouteiller, de mettre en bouteille.
EMB
t BMBOUTBILLEMENT (an-bon-tè-Ile-man , il mouillées), s. m. Action d'embouteiller, de mettre on liquide en bouteilles. L'observation a fait voir qu'elles [les eaux de Condillao| étaient plus savoureuses six mois après leur embouteilloment, Nolict sur l'eau de Condillae, p. a.
EMIIRANCIIKMENT. Ajoutes : — BIST. XV «. L'embranchement par mer de la rivière do Somme, Rec. des monum. inédits de l'hist. du tiers état,
t. IV, p. 722.
t EMBRASEUR (an-bri-zeur) , t. m. Celui qui embrase, qui met le feu.
— HIST. XVI' s. Noie les yeux, mignonne, embrazeurs de mon ame, d'aub. t< Printemps, Paris,
t ÉMBKASSOIRES (an-bra-soi-r'), s. f. pi. Sorte de tenailles. On le saisit [le creuset] avec une paire de tenailles, que l'on appelle embrassoires, parce qu'elles le soutiennent sans danger de le rompre, bien qu'il soit en terre, Œuvres d« Benvenulo Cellini, trad. L. Léclanché, Traité de l'orfèvrerie, oh. XI, ou t. n, p. 34».
t EMBREVADE (an-bre-va-d'), t. f. Sorte de plante légumineuse. Ile de la Réunion, désignation des cultures : embrevades.... Marine et eo(oni<i. Tableaux de population et de culture pour 4808, p. 40. Nous avions reçu [en Egypte] do l'Ile Maurice une légumineuse alimentaire, l'embrevade, qui, essayée au jardin de Kobbeh, puis i la campagne, donne aujourd'hui un légume meilleur que la fève et cinq ou six fois plus productif, Jbum. offie. 2 déc. 4 872, p. 7468, 3» col.
EMBROCHER. — HIST. Ajoutex : || ivi* s. Un sien escuyer portant son pennon, de la lance duquel il embrocha un Turc à travers le corps, paradin, Chron. de Savoye, p. 304.
t EMBROCHEUR (an-brocheur), ». m. Terme populaire. Celui qui embroche, qui passe son épée au travers du corps des gens. Enfin ces embrocheurs de patriotes, que je regarde comme des roquets qu'on voudrait lancer contre un dogue qui n'en ferait qu'une bouchée, Lett. du P. Duchént, 44' lettre, p. 6.
t EMBUOQUE.MENT (an-bro-te-man), ». m. Ancien terme de manufacture. Action de brocher une étoffe. Seront les drapiers et sergers tenus exécuter les présents règlements, tant pour la qualité de lainages, que pour la forme prescrite pour les lisières et embroquemcnts, à peine de dix livres d'amende, 5(olu(s et règlements des drapiers et sergers de Beauvais, 4 8 août 4 670, art. 40.
— HIST. XV' s. Se l'on treuve sain blanc, ou noir suif, ou vieux oingt, ou il y ait embroqueure dont l'un vaille pis que l'autre, icelles denrées seront forfaites, Ordonn. déc. 4487.
— ÉTYM. En 4, et brocher.
t EMBROUILLEUR. Ajoutes : Tout ne serait-il pas fini depuis longtemps [dans les provinces insurgées de la Turquie], si d'habiles embrouilleurs n'avaient pris plaisir à embrouiller les fils, à multiplier les incidents? valbeht, Rev. des Deux-Mondes, 4" août 4876, p. 702.
t EMBROUSSAILLÉ, ËE (as-brou-sà-llé , liée, U mouillées), adj. || 1* Embarrassé par des broussailles. Des massifs forestiers [en Algérie] qui, embroussaillés, privés de routes, offrent au feu une prise..., l» Bien public, 4 mars 4875, «• page, 2* col. Il Fig. Un de ces inextricables romans de Frédéric Soullé, ténébreux, embroussaillé, a. Daudet, Joum. offic. 26 féV. 4877, p. 4474, 2' COl.
Il 2* Fait avec des broussailles. La plainte des grands peupliers, qui s'abaissaient l'un vers l'autre, en secouant les nids de pies embroussaillés dans leur faite, alph. daddet, FromorU jeune et Risler aîné, iv, ».
t EMBRUMER (S'). Ajoutex : L'horizon s'étant de nouveau embrumé, j'ai dû mettre la machine à petite vitesse et faire fonctionner le sifflet, Rapport, Joum. offic. 44 OCt. 4873, p. 630», 4" col. lia. Activement. Couvrir d'une brume. || Fig. La langue italienne, disait Gioberti, sculpte les objets; la langue française les peint, en les montrant rapprochés, avec des traits délicats et fins, mais nets, polis et distincts; ou peut dire que la langue allemande les ébauche et les embrume en les traçant d'une façon perplexe , comme les lointains des peintures, marc monnieh, Joum. des Débats, 25 janv. 4876, 3' page, 4' col.
t EMBRUN. Ajoutes : || f Nom d'un vent dans les Pyrénées. Malheureusement l'embrun ou le vent de l'avalanche, dont la plus grande partie alla s'engouffrer dans le petit lac d'Oncet [au pic du Midi] et le fit déborder, brisa et tordit l'abri mé-
EMT
téorologlque, Aead. des st. Comptes rend. t. uixxii , p. III.
t EMBHUYRR (anbru-ié), «. a. Ucltre les ver* à soie sur la bruyère.
— ÉTYM. Kn 4, et bruyère.
t EHBRYONNÉ. Ajoutex 1 1| Il se dit aussi des œufs des animaux où l'embryon a commencé à se former. Fournir i l'administration prussienne d'Hunlngue des millions d'œuCi embryonnés , qui do là sont expédiés dans les divers pays d'Europe, Joum. offic. 28 oct. 4873, p. «53», »• col. Les grands personnages do ce pays.... en épuisent rapidement la provtsioo (dos Œufk du salmo ^onitnali»! dès qu'ils sont suffisamment embr^-onnés, et les font éclore dans les laboratoires placés sur les rivières dont ils ont la protection et la surveillance, ib. p. 7484, 4" col.
t ÉMÉRALDINE (é-mé-ral-dl-n'), ». f Nom d'une sorte do bleu.
— ÉiVM. Émeraude.
ËMERAUUE. Ajoutex :||4* Espèce d'oiseau de paradis. C'est [la Nouvelle Guinée] la résidence favorite de toutes les plus belles variétés d'oiscaiu de paradis : l'émeraude, dont deux plumes se détachent de la queue pour s'enrouler en volutes harmonieuses, le magnifique.... /oum.o^c. 44 mal 4 876, 3' col.
ËMERI. Ajoutes : — RBM. On le trouve écrit aussi émeril dans la table du Cours de minéralogie de Beudant, Paris, 4 858, et dans la Uble de l'Aidemémoire d'arlillerie de Gassendi, Paris, isi», s' col.
— HIST. Ajoutes : XV s. Ne porront le.sdils wainiers fourbir ne prendre à fourbir & l'emmery espées ne aultre baston, Rec. des monum. itîédils de l'hist. du tiers état, t. iv, p. si 8.
t ÉMETTEUR (é-mè-teur), ». m. Celui qui émet, qui met en circulation. L'État émetteur de monnaie de papier, Dupont white, dans le CorreipondonI, 26 sept. 1866, p. 184. C'est l'émetteur, c'est le publiciste déjà condamné deux fois pour diffamation, Gas. des Trib. i4 mars 4873, p. 2»o, 3' col.
t ËMEULER. Ajoutex: || 1* Polir à la meule. On fait à Solingen des sabres pour la cavalerie, ayant une garde en fer, à une branche, la lame en étoffe polie, ordinaire, avec fourreau en fer émeulé , Enquête, Traité de comm. avec l'Anglel. t. ii. p. 61. Il En ce sens, 11 vaudrait mieux dire émoudre, qui est le terme technique et usuel,
ÉMEUTE. Ajoutes : — REM. On aura de l'émeute une définition plus précise, en disant : Tioubic qui se forme dans la rue, commence par un rassemblement, et n'a d'abord ni chef, ni dessein concerté.
— HIST. XIV* s. Hais puet estre qu'il Se donbtoit de l'esmuete qui estoit des bonnes gens du plat pals contre les nobles (1862), vahin. Archive» admtnt'str. de la ville de Reims, t. m, p. 216. En 11 promettant que jamais telle esmuote ne seroit faite contre 11 [l'archevêque de Reims], id. ib.
t ËMEUTER (é-meu-té), V. a. Mettre en émeute. La caserne de la Courtille est toujours émeutée BABŒUP, Pièces, I, 87. Il Fig. On s'explique de si peine avec des amis, on en fait part à des parents, on émeute toute une famille, bourdal. Instr. paix avec le prochain, Exhort. t. ii, p. 33».
t ËMKUTIR. Ajoutex : || 1* Il s'est dit pour se décharger d'une excrétion en général. Après avoir trois fois craché, Emeuti et deux fois mouché. Suite de la révélation, Paris, 4 «4», dans ch. ni- SABD, Pon'jiontsmes, p. 4 si (Le texte porte fautivement Et meuti ; voy. à l'historique un exemple tout semblable de Cl. Harot).
ËMIGRANT. Ajoutex : || 3* 11 s'est dit pour émigrette, sorte de jeu (voy. ^iiiorbttb au Dictionnaire). Comme des enfants qui s'amuseraient aujourd'hui àjouer à la guerre avec le fusil, et qui demain joueraient bêtement aux émlgrants, Letl. du P. Duchéne, 234' lettre, p. 2.
— REM. Émigrant vint en usage dans le courant du xviii' siècle, et parut alors un néologisme singulier (voy. dans le Dictionnaire la Remarque », à émiorbr). Vous ressouvenez-vous d'un jour oiî le mot émlgrant me surprit si fort? vous prîtes la peine de me l'expliquer, et c'est une connaissance que je vous dois, u"' du deffant, Lettres, dans le journal le Temps, 28 oct. 1868.
ÉMIGRÉ. Il !• Ajoutex ! \\ Se dit des espèces d'animaux qui ont été chassés d'une contrée par les modifications survenues dans le climat, par opposition à ceux qui ont disparu, ne trouvant plus nulle part les conditions nécessaires à leur existence. Parmi les animaux qui vivaient sur notre sol an commencement de l'époque quaternaire,...