‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 428 sur 754 · EMM · texte numérisé non relu

EMM

d'autres, comme le renne, ont disparu de nos climats, mais vivent encore en d'autres lieux ; ce sont les animaux émigrés, Conférence de M. Broca à Bordeaux, dans l'Homme préhistorique de Lubbock, traduit par M. Ed. Barbier, p. 683.

t ÉMINE (é-mi-n'), ÉMINÊE (é-mi-née), t. f. Mauvaise orthographe pour hémiiie, héminée (voy. ces mots au Dictionnaire et au Supplément).

t EMISSIF. Ajoutez II Pouvoir émissif d'un corps, quantité de chaleur perdue par un corps dans l'unité de temps, par l'unité de surface, dans une direction normale, quand l'excès de température sur le milieu est égal à l'unité.

t ÉMISSIONNAIRE (é-mi-ssio-né-r'), adj. Terme de banque. Qui se rapporte à l'émission de titres, de valeurs. Les banquiers émissionnaires.

■ EMMAGASINATEUR, TRICE (an-ma-ga-zi-natenr, tri-s'), adj. ||1" Oui recueille, emmagasine. Récolte des rayons solaires et projection sur le récipient emmagasinateur à l'aide d'un réflecteur présentant la forme d'un abat-jour, h. dkparville, Journ. ofUe. n oct. <875, p. 87)9, 3" col. Il S" Substantivement. Corps qui emmagasine une force, chaleur, électricité. La quantité de chaleur que peut emmagasiner du gaz en communication libre avec l'atmosphère est limitée; ce sera toujours un mauvais emmagasinateur, h. de parville^ Journ.

Offic. \9 nOV. <876,p. 8456, 2« COl.

EMMAGASINER. Ajoulex : \\ 3» Neutralement. Mettre en magasin. Enjoignant d'avoir à lui livrer les grains des Oulad-ïâkoub-ez-Zerara, tribu qui emmagasine dans ces ksoar, Hev. africaine, juiJ.-

août 4876. p. 263.

t EMMAGASINEDR (an-ma-ga-zi-neur), s. m.

Celui qui emmagasine. Sid-EI-Ala.... leur enjoignant d'avoir à lui livrer les graines des Oulad- Yâkoub-ez-Zerara, tribu qui emmagasine dans ces ksour ; il se dirigeait bientôt lui-même avec ses contingents pour donner plus d'efficacité à son injonction, et couper court aux hésitations qui auraient pu se produire chez les emmagasineurs, Rev. africaine, juill.-août 4876, p. 273.

t EMMAILLOTECR (an-ma-Uo-teur , U mouillées), s. m. Celui qui met dans un maillot. || Fig. Messieurs, vous n'êtes point des guérisseurs d'amour-propre en souffrance, des emmailloteurs de vanité blessée, des Pères de la Merci, de* Frères de la Miséricorde ; vous êtes des législateurs, CHATEAUBH. Z)e la Liberté de la presse, i82T.

t EMMANCHAGE (an-man-cha-j'), ». m. Synonyme d'emmanchement. L'invention de M. Garaboux, consistant en un système particulier de montage et d'emmanchage do bêches et de douilles, Gax.des Trib. < 3 août 4874, p. 77(, 4« col.

— REM. Emmanchage, à côté d'emmanchement, aura le sens d'action d'emmancher, tandis que l'autre signifiera l'état de ce qui est emmanché.

t EMMAHCHEMENT. Ajoutez: || 8- Il se dit des gradins d'une contrée montueuse. Après avoir fait quelques milles dans cette contrée sauvage, un spectacle inattendu se présente aux regards : on est sur la crête de rochers abrupts qui forment le dernier contre-fort ou emmarchement du plateau de la Perse, texier, Revue ethnogr. 2» série, t. I, p. 289.

t EMMARGER (an-mar-jé. Le g prend un e de vant a et o), v. a. Mettre dans les marges. Le seul inconvénient auquel on n'a pu jusqu'ici remédier consiste dans la nécessité où l'on est d'emmarger de nouveau les épreuves [de la photoglyptie Woodburg] dont le tirage a sali les marges, Journ. offic. 30 mai 4873, p. 3467, 3" col.

t EM.MASCARADÊ, ÉK (an-ma-ska-ra-dé , dée), adj. Néologisme. Qui est en mascarade. La comédie de Hogarth — vraie comédie I — se joue sur les planches d'un théâtre, par des acteurs grimés et eojmascaradés, bûbobh, Salons de 4864 à 4868, 1. 1, p. 333.

t EMMASQUER (an-ma-ské), v. a. Se dit, en Provence, d'une opération magique analogue à l'envoûtement. S'il y a des gens qui emmasquent, il y en a d'autres qui démasquent, et l'on doit pen- •er si leur clientèle est nombreuse, Ga*. des Trib

S juin 487B, p. i33, a- col.

— RTVM. iîn 4, et masque.

t EMMÊLAGE (an-mê-la-j"), ». m. Vice de la sole grége qui fait qu'elle s'emmêle, dans l'opération du décreusoment.

EMMENER. Ajoutei : — REM. Emmener a été construit avec un infinitif sans préposition intermédiaire. Je n'ai pu emmener Mlle Lcva^scur errer avec moi dans cette saison, j. j. rouss. Lett. à d'ivemois, a déc. nt%.

ÊMO

t EMMÉTROPE (an-mé-tro-p'), adj. Terme d'optique et de physiologie. Se dit de l'œil dont la rétine se trouve au foyer principal de son système dioptrique, ce qui fait que les rayons parallèles se réunissent sur elle.

— ÉTVM. 'Eiiiistpcç, conforme à la mesure (de iv, en, et tiéipov, mesure), et Ct>i/, œil.

t EMMËTROPIE (an-mé-tro-pie), ». f. Qualité de l'œil emmétrope.

t EMMI (an-mi), ode. Au milieu de (terme vieilli). Emmi les champs, malh. le XXXlîl' livre de Tite Live, ch. 4 9. Se promener enmii les rues, id. Lexique, éd. L. Lalanne. || Emmi les champs, se dit encore couramment par les paysans normands. Ce mot, bien employé, trouverait sa place dans le style actuel.

— ÊTYM. En*, et l'anc. franc, mi, milieu, du lat. médius {en mi représente in medio).

t ÉMML">JÉ, ÉE (an-mi-né, née), adj. Qui a telle ou telle mine. Il a les yeux gros et fort enfoncés en la tête, les narines fort ouvertes; et, à le prendre tout ensemble, il est extrêmement mal emminé, ualb. Lexique, éd. L. Lalanne.

— KTYM. B» 4, et mtne 4.

t EMMURÉ. Ajoutez: || Couvent des Emmurées,

nom d'un couvent à Rouen.

t EMMURER. — HIST. Ajoulex : \\ XIV S. Les pauvres religieuses emmurées de l'église de Saint- Mafaieu près de Rouen, Mandements de Charles V,

437S, Paris 4 874, p. 656.

EMMCSELEB. — HIST. Ajmilex : xii" s. Atournée ert moult ricement. Et si n'ot pas sa guimple ostée, Ains ert moult bien enmuselée. Si k'à paines veoir pooit, Perceval le Gallois, v. 29826.

ÉMOLUMENTER. il;ou«« -• —REM. Émolus enter, indiqué comme vieux dans le Dictionnaire, n'en est pas moins encore employé dans le style juridique. Qu'il n'a obéi en dénaturant les valeurs dont il disposait, à vrai dire sans contrôle, qu'à une pensée d'émolumenter sur les honoraires des contrats ou d'alimenter son propre crédit. Arrêt de la Cour d'appel de Paris, 22 avril 4 875, dans Gaz. des Trib. 4 7 mars 4 876, p. 267, 4* col.

t ÉMONDATION. Ajoulex : — HIST. xvi* s. Monstre toy au prestre, et offre pour ton emundation les choses que Moyse a commandé en tesmoignage à iceulx, Marc, i, 44, Nouv. Testam. éd. Lefebvre d'fitaples, Paris, 4 526.

t ÉMONDES. Ajoutez ; || 2° Au sing. Nom, dans l'Avranchin, des têtards qu'on exploite en les émondant, pour en tirer des perches , des cercles, etc. t ÉMONDOIR (é-mon-doir), s. m. Instrument servant à émonder les arbres. C'est pour éviter l'emploi des crampons qu'on se sert avantageusement d'un émondoir emmanché au bout d'une perche de 3 ou 4 mètres, g. bagneris, Man. de sylvicull. p. 484, Nancy, 4873.

t ÉMOTIF, IVE (é-mo-tif, ti-v'), adj. Terme de physiologie cérébrale. Qui est relatif aux émotions ; qui suscite les émotions.

ÉMOTION. Ajoutez :\\i' Petit mouvement fébrile. Monseigneur le Dauphin eut hier un second accès [de fièvre], qu'on pourrait compter pour le troisième, à cause d'une émotion qui marqua un peu jeudi dernier, boss. Lett. àHuet, 24 oct. 4670, dans Correspond. 25 déc. 4 876, p. 4080.

t É.M0T1VITÉ (é-mo-U-vi-té), s. f. Terme de physiologie psychique. Degré suivant lequel chaque personne est sujette à s'émouvoir de quelque impression perçue. Les régions cérébrales qui sont douées de sensibilité, d'émotivité.... luys. Etudes de physiologie et de pathologie cérébrales, p. 443.

— ÊTYM. Voy. ÉMOTION.

ÉMOUDRE. Ajoutez ; || I' User sur la meule une surface métallique qu'on veut rendre unie. Émoudre des canons de fusil.

t ÉMOUSSE (é-mou-s'), s. f. Nom, en Vendée, d'un vieil arbre creux. Camarades, un gros vieux arbre creux et mort où un homme peut se fourrer comme dans une gaine, ces sauvages [en Vendée] appellent çà une émousse, v. hugo, Quatre-Vingt- Treize, t. i", 4 ~ partie, liv. 4".

fÉMOUSSEMENT (é-mou-se-man), t. m. || !• Action d'émousser.M.Bourrel,cx-vétérinaire militaire, prétend avoir trouvé le moyen d'empêcher la transmission de la maladie [la rage] en pratiquant ce qu'il appelle l'émonssement des dents chez les chiens ;... l'émoussement rend-il réellement les morsures des chiens enragés inoffensives ? Journ. oflic. 28 juin 4874, p. 4432, 2' et 3' col. || 2° État de ce qui est émoussé, de ce qui est mousse. L'émoussement du bord antérieur du canal lacry-

EMP

mal [sur un crAne], quatbefaoes et bamt, Acad, des se. Comptes rendus, t. lxzxiv, p. 440.

t É.MODVER (é-mou-vé), v. a. Terme du langaga populaire et qui représente émouvoir. Le jeune, un peu émouvé sans doute par les ardeurs de l'élé, par le parfum des herbes et le voisinage des fillettes occupées aux champs, bûrger. Salons de 4864 à 4868, 1. 1, p. 244. Au premier plan, un lac encore émouvé par la tempête passagère, m. ib. p. 492.

— RE.M. Émouver ne peut s'employer que dans le langage populaire. Partout ailleurs c'est d'émouvoir qu'il faut se servir.

— ETYM. É.... pour es, préfixe, et mouver, qtil est employé comme terme de métier (voy. mouve» au Dictionnaire); dans l'Aunis, emouver, secouer, Gloss. aunisien, p. 4 00.

t EMPAFFER (S') (an-pa-fé), v. réfl. Terme populaire. Se griser, devenir paf. Empaffez-vous honnêtement pour avoir un petit grain de goguette dans la tête, mais ne vous soûlez pas.... Lett. du P. Duchêne, 76* lettre, page 4.

— ÉTYM. En 4, et paff EMPALER. Ajoutez . || 2* Traverser par un pieu

un objet quelconque. Un trou, ménagé au centre fdes pains de seigle de Suède], permet d'en empaler une quantité prodigieuse au moyen de perches fixées sous les plafonds, Journ. ojjic. 20 mars 4 873, p. 4 949, 2' col. Il 3" S'empaler, s'infliger à soi-même le supplice du pal. Les Hindous sont très-supersti tieux ; on en voit qui, pour apaiser la colère de leurs divinités, s'empalent, ou se précipitent dans les fleuves, ou s'enterrent tout vivants, cortambert. Cours de géographie, Paris, 4873, p. 566.

t EMPANSEMENT (an-pan-se-man), s. m. Nom vulgaire de la météorisation chez les bestiaux.

— RTYM. J?n 4, et panse.

t EMPAPILLOTER (an-pa-pi-llo-té, «mouillées),

V. a. Garnir de papillotes. || Fig. Des conseils empapillotés dans des épigrammes, le National, 4 2 janvier 4877, 3* page, 4" col.

t EMPAREMENT (an-pa-re-man), *. m. Néologisme. Action de s'emparer. C'était un emparement violent de la personne [arrestation et meurtre du duc d'Enghien], comparable aux captures que font les pirates de Tunis et d'Alger, chateaubr. Mém. d'outre-tombe (éd. de Bruxelles), t. u. Année de ma

vie 4 804.

t EMPARESSER (an-pa-rè-sé), v. n. Devenir paresseux.

— HIST. XIV* s. Torpere, emperecier, bscaluer. Vocal?, lal.-franç.

Ety»i. — En 1, et paresser.

EMPÊCHE». Il 4* S'empêcher, t). réfl. Ajoutez : C'est cela qui a été cause que vous n'avez pas eu plus souvent de ses lettres ; et elle s'en est empêchée pour ne vous pas mentir plus d'une fois, voix. te«. 435. Il 6° Neutralement, empêcher à quelqu'un, le gêner, lui créer des obstacles (emploi vieilli). Il croyait que l'archiduc était de ses amis, et qu'il ne lui empêcherait pas, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

— REM. Ajoutez ; Il 6. Vaugelas dans ses Remarques note ceci : « Un de nos meilleurs auteurs a dit que quelqu'un avait fait rompre un pont, pour s'empêcher d'être suivi. X la prendre au pied de la lettre, cette expression s'empêcher d'être suivi, ne peut guère se concevoir ; cependant beaucoup l'approuvent. » Rien dans la grammaire ne fait obstacle à cette tournure, peu usitée sans doute. On dit : s'empêcher de faire ; et il faudra la prendre, si l'on veut après s'empêcher mettre un infinitif passif. Il s'empêcha d'être aimé, vaut certainement mieux que »i empêcha qu'on i'aimdl. Au Dictionnaire , voyez l'exemple de Mairet : Je m'empêcherais bien de servir de matière X la sévérité.... Servir de matière est l'équivalent d'un verbe passif, et on pourrait le remplacer par être traité sévèrement. S'empêcher de signifiant se défendre peut ('tre suivi d'un infinitif passif.

t EMPEIGNE, ÊK (an-pè-gné, gnée), adj. Terme de tissage. Se dit de la disposition des fils dans la chaîne. Ce serait le duitage qu'il faudrait considérer plutôt que le poids, surtout pour les tissus qui sont empeignes clair, c'est-à-dire qui ont peu de fils en chaîne, et qui néanmoins sont fortement duités. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. IV, p. 443. Je ne fabrique que les calicots de qualité courante, plus ou moins empeignes, plu» ou moins duités, ib. p. 444.

t EMPEIGNEMENT (an-pè-gne-man), s. n».

Terme de tissage. Disposition des fils dans U chaîne. On pourrait prendre pour base d'appréci»-

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tlon, soit le poids, soit le nombre de flis au contlmètre carré, puisque, les fils employés dans les diverses laizes, etnpeignements et duitagcs étant toujours les mêmes, le poids des différentes sortes est toujours en rapport avec le nombre de liis, Enq. Traité de comtn. avec l'Angltl. t. iv, p. 443.

t KMPENOIR. AjcmUx : — ETYM. Bni, et pin* (d'une serrure).

KMPESÊ. j1jou1«x: || 8* Un empesé, une personne i l'air empesé. Et qu'est-ce que ça me fait à moi, qu'un empesé crie contre moi, fasse la mine et rechigne? UU. du P. Duchéne, î' lettre, p. *.

KMPESKUR. Ajoutex : Il Kig. H [l'abbé de la Chambre] appelait le P. Bouhours l'empeseur des Huses, à cause qu'il parait plus d'art et de contrainte dans ce qu'il écrit, que de facilité et de naturel, viâN8UL-iiA.BViLLB, Mél. d'hist. et de lilt. p. 78.

t EMPÊTRÉES (an-pé-trée) ou EMPÉTRACÊES (an-pé-tra-sée), s. f. Terme de botanique. Famille de plantes dont Vempelrum est le type.

— ÉTYM. Lat. empetrot, perce-pierre, du grec l|jnctTpov, de tv, en, et n^xpo, pierre.

t EMPÊTREMENT (an-pô-tre-man), ». m. Ce qui empêtre, obstacle, empêchement.

— HiST. xiii* s. Promettons audit Ebbles enterin et durable guariment, et défendre le contre toutes personnes qui riens i demanderoient ou cmpostrement i mettroient, CH. pougens, Archéologie franc, t. i, p. (63.

t EMPECRE, ÉE (an-peu-ré, rée), adj. Néologisme. Plein de peur, saisi de peur.

t EMPHASISTE (an-fa-zi-sf), s. m. Celui qui parle, écrit avec emphase. Si vous ne trouvez point de termes assez forts, dites avec l'emphasiste Brébeuf..,. RAC. Lett. à Vaibé Levasseur, t* nov. <86<.

t EMPIÉGER (an-pié-jé. Le g prend un e devant a et o; \'é reste aigu même quand la voyelle qui suit est muette), v. a. Prendre à un piège, retenir en un piège. Et le rat coupa un jour la maille qui empiégeait le lion, diderot, Œuvres complètes, éd. Assezat, Paris, t876, t. iv, p. <8.

— ÉTVM. En i, et piège.

t EMPJREMENT. Ajoutez : On ne peut nier que ce qui nous peut faire vivre heureusement ne soit bon ; car il n'est point susceptible d'empirement, ukim. Lexique, éd. L. Lalanne.

t EMPLACÊ, ÉE (an-pla-sé, sée), adj. Qui occupe un certain emplacement. C'est la situation des ouvrages du système de défense restreinte, lesquels sont emplacés au milieu de parcs, de villas opulentes et de forêts qu'il faudra acquérir à grand prix.... o'' chaheton, Joum. offic. 28 mars (874, p. 2378, 3* col. Les siours D.... et H.... habitent à Jarcieu deux maisons contiguës, qui ont chacune une cour, séparée par un petit mur mitoyen, dans lequel se trouve emplacé, à un mètre seulement de distance de leur maison respective, un puits qui leur est commun, Gai. des Trib.

23 août (876, p. 820 4* COl.

EMPLATRE Ajoutez: || Emplâtre brûlé, emplâtre pour lequel la fusion des corps gras, au lieu d'être faite au bain-marie ou en ajoutant un peu d'eau au mélange, est faite à feu nu ; le corps gras se trouve eu partie décomposé, et le carbone colore l'emplâtre.

t EMPLECTON (an-plè-kton), s. m. Terme d'antiquité et d'architecture, désignant un des procédés employés par les Grecs pour construire les murs : les surfaces extérieures sont formées de blocs réguliers, dont l'intervalle est rempli de moellons; des parpaings s'étendent d'une surface à l'autre.

— ÉTYM. "EnicXtxTov, de iv, en, et irXixw, enlacer.

IC.VIPLI. Ajoutex : || 8* Il se dit aussi dans la sa- Tonnerie. Indication du numéro des récipients employés, déclaration de l'heure des emplis et des extractions. Circulaire des contrib. indirectes, 43 fév. (874, n" (((, p. 3.

tEMP)LISSAGE(an-pli-sa-j'),ï.m. || l'Terme technique. Action d'emplir, vernier. Causerie scientifique, dans (e Temps, 22 juin (875. || 2° Manière dont est empli un barii,une mesure quelconque. Les syndics auront le droit de surveiller la qualité et la livraison du hareng, tant frais que salé en grenier, venant de la mer ; de vérifier le poids des barils des harengs brailles ou salés en mer, et d'en faire l'ouverture à l'effet d'en examiner remplissage, ainsi que la qualité et l'apprêt du poisson, Ordonnance du roi, (4 août (8(6, titre iv, art. 32.

E.MPLOYÉ. Il 3' S. m. Ajoutez : || Il se dit aussi au féminin. Il y a les femmes dont on ne saurait

dire au juste si elles sont ouvrières, servantes ou employées, r. leroy-beauliku , il»». d«» Deux- Mondes, (5 mai (872, p. 337.

t EMPLOYEUR. Ajoutez : Les ligues des employeurs, comme on dit en Angleterre, et celles des travailleurs sont affranchies de toute entrave, B. d'kichtkal, Rev. des Deux-Mondes, t" mars

t EMPOIGNANT, APfrK (an-po-gnan , gnan-t'), adj. Terme d'atelier. Qui saisit, qui cause une forte émotion. Une réalité empoignante, Joum. offic.

24 juin (872, p. 4269, 2* COl.

t EMPOIGNE (an-po-gn'), ». f. Action de saisir avec la poigne. Et, de temps en temps, dans des embrassades à pleine empoigne, résonnaient des baisers goulus, un. db goncourt, Germinie Lacerleux, ch. XLviii. Il Populairement. Il a acheté cela à la foire d'empoigne, il l'a volé.

EMPOIGNER. AjouUz : || ^' Empoigner quelqu'un, s'emparer de lui, ne pas le quitter. X peine un grand est-il débarqué, qu'il [Théophile] l'empoigne et s'en saisit, la bruy. ix.

— REM. St-Simon a dit empoigner en parlant d'arguments, de raisons : Besons voulait répondre ; mais, ne pouvant trouver sous la main rien, pour ainsi dire, susceptible d'être empoigné.... t. v, p. (0(, éd. Chéruel, année (7(0.

EMPOISONNEUR. — HIST. XVI* S. Ajoutez: Aux craintifs et incrédules, et mauldis et homicides et fornicateurs et empoisonneurs et idolâtres.... leur part sera en l'esteng ardent de feu et de souffre, Apoc. XXI, 8, Nouv. Testam. éd. Lefebvre d'Ëtaples, Paris, (525.

t KMPOMMAGE (an-po-ma-j'), s. m. Terme normand. Accident par lequel une vache, un bœuf s'étouffent en avalant une pomme qui s'arrête dans le gosier. L'abondance des pommes , cette année, peut rendre fréquent l'accident dit empommage.... Avranchin. 28 oct. (873.

t EMPOMMER (S') (an-po-mé), v. réfl. Terme normand. S'étouffer en avalant une pomme, en parlant de vaches , de bœufs. Vaches empommées.

f EMPORT. Ajoutex : || Il se dit aussi, en dehors des termes de droit, de l'action d'emporter. Le ministre de l'intérieur : Considérant que l'emport de faix par les ouvriers travaillant à la construction des trains et autres travaux relatifs aux flottages des bois,.... a cessé d'être uniforme,... que sur les ports de l'Yonne supérieure, le faix se compose de sept bûches.... Arrêté du 28 mai (8(6. il i' On l'a pris dans le sens d'action de l'emporter, d'avoir l'avantage. La réforme avait marqué l'instant où, dans l'ordre religieux, le libre examen a pris l'emport sur la foi, proudhon, du Principe fédératif, p. 42. || 3" X l'emport de, lac. adv. D'une étendue égale à. Une maison.... composée au rezde-chaussée d'une cuisine et d'une boutique, au premier de deux chambres, et d'un grenier sur le tout à l'emport de ces deux chambres, l' Avranchin, t^ nov. (872, aux anrumces.

t EMPOSIEU(an-po-zieu), ». m. Nom donné, dans le Jura, à des cavités en forme d'entonnoir oîi les eaux s'engouffrent pour reparaître , sous forme de sources abondantes, dans les vallées inférieures. Il Au plur. Des emposieux.

— ETYM. £n (, et le provenç. potx, puits.

t EMPOTEMENT (an-pote-man), ». m. Action de mettre dans des pots, de mesurer un liquide par pot. La contenance des vaisseaux servant à la fabrication des liqueurs sera reconnue par l'empoteraent, et marquée sur chacun d'eux en présence des employés de la régie, Loi du 24 juin (824, sur l'exercice des fabriques de liqueurs, art. «.

I EMPOUTAGE (an-pou-ta-j'), s. m. Distribution systématique des fils de suspension des maillons de lisse, dans les métiers à tisser les étoffes de soie.

EMPREINTE. Ajoutex : || 4' Cabestan à empreinte, sorte de cabestan. En deux heures et demie à peine, au moyen de (6 cabestans à empreinte, mis en action par 808 hommes, le halage du Majestueux fut effectué, Joum. ofjic. 27 fév. (873, p. (392, ('• col.

t EMPRESSANT, ANTE (an-prè-san, san-t'), adj. Qui cause de l'empressement. Vous séparez votre co'ur de l'empressante multiplicité des désirs du siècle, Boss. Pour un« vêlure, jour de la Nat. de la sairUe Vierge, 2.

EMPRESSÉ. Il Empressé de.... Ajoutex : Je n'irai pas sottement m'imaginer que ni vous ni personne soit empressé de ma mince figure, i. i. houss. Lett. d M. Roguin, ma.Ti 1763. (Cette locution est absolument inadmissible.) || Substantivement.... Faire l'empressé de. Un chevalier de Malte

est venu me voir il y a quinze jours de la part du général Paoli, faisant beaucoup l'empressé des commissions dont 11 u disait chargé près da moi, j. ;. Rouss. Lett. à M. U Nieps, s fév. 47*5.

t 1 EMPRISE (an pri-z'), ». f. Terme de construction. Action de prendre une portion da terrain pour l'approprier à.un objet quelconque. Aucun projet de vue nécessitant une emprise quelconque sur l'hôtel de l'ambassade ruste n'a jamaia été adopta par l'administration municipale de Paria, Jtont'l. univ. 6 juin (8«8, p. 783, V col. Largeur d'emprise ou partie de terrain enlevée par le projet [du percement de l'avenue de l'Opéra, k Paris], Revue géographique, 30 oct. (876, p. 2(8. Lorsque l'exproprié requiert l'expropriation totale d'un bâtiment atteint en partie par l'expropriation, il y a nécessité d'offrir une indemnité afférente à l'emprise de tout le bâtiment, et faute de cette offre la décision est nulle, Uax. des Trib. 37 août (87S, p. 82(, c col.

— f.TYM. En t, et prise.

t EMPRISONNEUR (an-pri-zo-neur), ». m. Néologisme. Celui qui met en prison. Les emprisonnés mettent les emprisonneurs en prison, u" db GASPAHiN, Voyages, Bande du Jura, i, le» Prouesses de la Bande du Jura, Paris, (865.

EMPRUNT. Ajoutex : || 6* Terres d'emprunt, terres qu'on enlève dans le voisinage pour faire an remblai ou autre travail, etc.

t EMPUSE (an-pou-z'), ». f. Terme d'antiquité. Spectre nocturne, qui prenait diverses formes. Strige, harpie, magicienne, empouse (it'c', th. oad- TIEB , Portraits contemp. {Honoré de Balzcu:).

— ÉTYM.*E|ji7tou'7a. Th. Gautier dit empou»e; mais l'ou grec devient u en latin, et delà u en français.

ÉMULATEUR. Ajoutex : Si le prédicateur religieux pouvait offrir dans ce prince si catholique et si dévot [Jacques II] le plus édifiant émulateur des héros monastiques, d'alembert, Eloges, Roquette.

(. EN. — REM. Ajoutex: Il 7.En rue, pour dans la rue. J. J. Rousseau écrit de Lyon : Je suis logé chez la veuve Petit, en rue Genti, j. s. rouss. Lett. à Mlle Serre, (736. Chez M.Barcellon, huissier de la Bourse, en rue Basse, id. Lett. d Mme de }Varens, 23 oct. (737. || 8. Mme de Sévigné emploie en avec un nom de personne pour signifier : avec, chez. J'allais me promener à Vincennes, en famille et en Troche [avec Mme de la Troche), (O avril, (67(. J'ai été cette nuit aux Minime»; je m'en vais en Bourdaloue, 25 déc. (87(.||Ce sont des tournures plaisantes. || 9. Régnier a dit : Qui vit naître et mourir les Muses en la France, Sonne» I. fin la France, moins usité que en France, est bon néanmoins. Il 10. J. J. Rousseau a dit en Deux-Cents pour : dans le conseil des Deux-Cents, à Genève. Je ne doute pas que le discours tenu par le procureur général en Deux-Cents ne soit sincère, Lett. d d'Ivemois, 24 mars (788.

t ENAIGRIR (an-nè-grir; on prononcé comme dans l'on), v. a. Rendre plus aigre, plus cuisant. Ta douleur, Cléophon, sera donc incurable, Et le» sages discours Qu'apporte à l'adoucir un ami secourable, L'enaigrissent toujours, halh Uxique, éd. L. Lalanne.

t ÉNARGITE (é-nar-ji-f), ». m. Minéral qui est un sulfo-arséniure de cuivre.

t ÉNAR.MES (é-nar-m'), ». f. pi. Courroies fixées au bouclier, qui servaient à l'embrasser

— ETYM. En I, et arme.

t ÉNARRER. Ajoutex: — HIST. ivi's. Lequel [le salut] comme ainsi soit qu'il ayi commencé d'estre enarré par nostre Seigneur, il a esté confermé en nous par ceulx qui l'ont ouy, Hebr. a, 3, Nouv. Testam. éd. Lefebvre d'Êlaples, Paris, (626 (cet exemple de (526 ôte au mot le titre de néologisme qui lui est donné dans le Dictionnaire).

t ENARRHEUR (an-na-reur), ». m. S'est dit de celui qui donnait des arrhes pour quelque opération. X Grenoble oiJ le blé dépassait déjà 4 fr. le quartal [de 27 livres], la crainte des poursuites annoncées contre les enarrheurs a fait faire quelques ventes précipitées à un cours inférieur, BOiSLiSLB, Corr. contrdl. gén. des fin. p. 338, (693.

t ÉNASER. Ajoutex : — KEM. Le passage de Chateaubriand cité d'après le Dictionnaire de Dochez se trouve dans Mém. d'outre-tombe (éd. de Bruxelles), t. i. Rivière du nord. Chant de la passagère, etc. ^

t ENCADASTRER (an-ka-da-stré), v. n. Faire le cadastre, faire er.trer dans un cadastre. Forbonnais, devenu privilégié par l'acquisition de sa charge, mais fidèle à ses principes, proposa aux habitanU de la commune de ChampaissanI, dans

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(«quelle e(t située sa terre, de secouer le régime de l'arbitraire de la taille et d'encadastrer ses valeurs, LEPBiNCB d'ahdbnay, Élogc hùtor. de Forbonnais, p. n.

ENCADREMENT. Ajoutex : || i' Terme militaire. Files d'encadrement, sous-officiers et soldats désignés pour tracer une ligne de bataille^ dans les manœuvres, et entre lesquels doit venir s'encadrer le front de la troupe

t ENCADREUR (an-ka-dreur), ». m. Celui qui encadre dos dessins. Doreur encadreur.

ENGAGÉ. Ajoutex : || 2' Se dit de la position d'une pièce d'artillerie versée en cage. Ces animaux [les éléphants] auraient avec leurs trompts retourné les pièces encagées, comme ils font dans les marches de l'armée anglaise aux Indes, h. gai- DOZ, Rev. des Deux-Mondes, l" août <874, p. 608.

t ENCAISSABLE (an-kê-sa-bl'), adj. Terme de banque et de jurisprudence. Qui a la qualité de pouvoir être encaissé. Considérant que cette gomme représentait bien la différence des prix de revient des terrains avec les prix de vente obtenus, mais que ces prix de vente n'étaient pas encaissables pendant l'exercice.... Arrêt de la Cour impériale de Paris, du ts avril »870, rendu entre tes actionnaires de la Compagnie immobilière et cette Société.

t ïîîCAlSSEOa (an-kê-seur), s. m. Terme de banque. Celui qui encaisse. Loi belge, du (2 mal 1876, art. 2 : Comme elle [l'administration des postes] doit être un simple encaisseur, il faut qu'elle ait dans la signature de l'établissement qui lui remet les effets, la garantie qu'ils ont une cause réelle. Exposé des motifs du gouv. Art. 3 : C'est au tireur ou au banquier de faire accepter avant l'escompte et de protester faute d'acceptation : ce n'est pas la fonction de l'encaisseur, ib.

t ENCANTEUR (an-kan-teur), s. m. Celui qui vend à l'encan. Il se fit alors encanteur à la Nouvelle-Orléans, et vendit bon nombre de nègres sous l'ancien régime, le National, <9 avril (869.

ENCAPUCHONNÉ. Ajoutei : — REM. B»«ino, Lett. à M. Vitart, if> nov. <«a(, dit : « Des villageois pieds nus ou ensabotés, ce mot doit bien passer, puisque encapuchonné a passé. » Ce passage montre qu'alors encapuchonné était récent; en effet, le plus ancien exemple qu'il y ait dans le Dictionnaire est de Pascal.

ENCAPCCHONNER. Ajoutex : || 4° Faire moine d'un ordre où l'on porte capuchon, tel que l'ordre de Saint-Benoit. Il [un auteur qui a prétendu que saint Thomas avait d'abord appartenu à Tordre de Saint-Bejiott] n'a rien oublié de tout ce qui pouvait servir à encapuchonner saint Thomas, Mém. de Trévoux, (725, t. i, p. <32.

t ENCARRASSER (an-ka-rasé), v. a. Terme du Bordelais. Mettre dans un chai les fûts les uns sur les autres, pour qu'ils tiennent moins d'espace.

— ÉTYM. En t, et bas-lat. carratium, échalas (voy. échalas).

t ENCARTAGE (an-kar-ta-j'), s. m. Action de mettre des étoffes dans des enveloppes. Il fit alors des recherches dans son logement et trouva, sur une armoire à glace, dix encartages qui.... furent reconnus.... pour avoir enveloppé autant de coupons des soieries;... qu'il y a classé plusieurs échantillons provenant des coupons dont les encartages ont été retrouvés chez la fille M...., Gax. des Trib. 25 OCt. (876, p. (04l, 2« col.

ENCARTER. Ajoutex : \\ 3" Brocher un catalogue ou autre pièce dans une livraison, dans une brochure. Nous n'avons pas besoin de recommander le catalogue de la maison Hetzel, qui est encarté dans cette livraison, Rev. Brit. nov. (874, p. 278.

t ENCARTOUCHAGE (an-kar-tou-cha-j'), ». m. Action de mettre dans des cartouches une poudre explosive. Ces prix comprennent l'encartouchago [de la dynamite] et une partie du transport. Convention du (( déc. (874, entre le ministre des Finances et le sieur Barbe, art. ( .

t ENCARTOUCIIKR (an-kar-tou-ché), V. a. Mettre dans des cartouches une poudre explosive. Ces dynamites fournies comme échantillons seront encjirtouchées et emballées suivant le mode que.... Convention du (( d«fc. (874 «n<re (e ministre des finances et le sieur Barbe, art. (".

t ENCASTER. Ajoutex: — REM. Encaster est un terme de potier. Le Dictionnaire dit : mauvaise prononciation d'encastrer. Sur quoi, H. A. Chazaud, archiviste de l'Allier, objecta que, fils de porcelainier et élevé dans une fabrique de porcelaine à l'Isle-Adam près Pontoise, il a toujours

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entendu dire encaslor, cncastage, eneastenr, et non encastrer, encastrage, encastreur; que, encastrer signifiant joindre deux choses par une entaille, cette signification ne convient pas à l'opération du potier, qui arrange ses pièces dans des étuis; et que encaster est pour encasseter, c'est-àdire mettre en casette (voy. ce mot). Ces remarques de M. Chazaud paraissent décisives.

t ENCATAL06UER (anka-ta-lo-ghé), v. a. Mettre en catalogue. M. Argelander a encatalogué 32B6 étoiles visibles à l'œil nu.... entre le pôle boréal et le 36' degré de déclinaison australe, J. pichot, Cosmogr. élém. Hachette, (875, p. 40.

ENCAVER. Ajoutex : — REM. Dans plusieurs provinces, cave se dit pour fosse, trou. De là le sens que certaines provinces donnent à encaver, c'est-à-dire mettre dans un trou, dans une fosse. M.... [Côtes-du-Nord , arrondissement de Loudéac] exhorta les électeurs à voter pour un candidat conservateur, ami de Tordre et de la religion, et non pour un encaveur; il ajouta : Nous ne voulons pas être encavés comme des chiens, Joum. offic. (ï avril (876, p. 2637, 3» col.

(.ENCEINTE. Xjoueeï;||e" Terme de turf. Enceinte de pesage, endroit réservé aux opérations du pesage, au sellage et à la promenade des chevaux avant la course.

t ENCÊLADE (an-sé-la-d'), s. m. L'un des satellites de Saturne, découvert par Herschel en (789.

— ÉTYM. "EYx^XaSo;, nom d'un géant, proprement le bruyant.

t ENCELLCLER. À]outex : Il n'y a maintenant d'encellulés que ceux qui peuvent nuire aux autres et à eux-mêmes. Rapport au sénat, Moniteur univ. 3 juin. (867, p. 857, 3" col.

ENCENS. Ajoutez : \\ 5° Arbre d'encens, plusieurs arbres produisant des résines, tels que les amyris, les bursera, les icica, etc. bâillon, Dict. de bot. p. 247.

t ENCERCLER (an-sèr-klé), v. a. Entourer d'un cercle. Des narcisses 1 voilà bien leur petite couronne d'or qu'encercle un anneau de rubis, M"' de GASPARiN, Voyages, Bande du Jura, I, les Prouesses de la Bande du Jura, Paris, (865. Quelquesuns ont des accès si fréquents et tombent si brutalement du haut mal, qu'on est obligé de leur encercler la tête dans un bourrelet de caoutchouc, M. DU CAMP, Rev. des Deux-Mon.t" nov. (872, p. 54.

t ENCHAÎNEUR (an-chê-neur), i. m. Terme d'exploitation houillère. Ouvrier qui charge les bennes sur les cages, le Temps, 7 févr. (876, 3" page, 4' col. Il a trouvé près de la recette inférieure les corps des deux enchaineurs, Joum. offic. 7 fév. (876, p. (092, ('• col.

ENCHAÎNURE. — REM. Ajoutez : Voici encore un exemple de l'emploi figuré d'enchainure : Grand philosophe, sachant démêler le vrai d'avec le faux, voir Tenchalnure d'un principe, Jacques SAURiN, Sermon prêché en (709, après la bataille de Malplaquet.

t BNCHAMBRER (an-chan-bré), v. a. Mettre les vers à soie sur la bruyère.

ENCHANTELER. —ÉTYM. Ajoutez: La forme ne permet pas, quelque favorable que soit le sens, de donner c/iontter pour origine à enc/ianteJer; elle indique chantel. X chantel appartient chanteau. La signification usuelle de ce mot ne convient pas à enchanteler. Mais chanteau signifie aussi une des pièces du fond du tonneau, dans Du Cange chantelum ; d'où chantelage, droit sur les tonneaux de vin. C'est de ce chanteau ou chantel que provient enc/ionJeîer.

t ENCHARRON (an-cha-ron), s. m. Nom, en Normandie, de la grande toile remplie de cendre et mise sur le linge dans la cuve de lessive.

— ÊTVM. En (, et charrée.

t ENCHÂSSEMENT (en-châ-se-man), ». m. État de ce qui est enchâssé. Cette tête est belle pourtant, beaux enchâssements d'yeux, belle forme, belle bouche, DiDER. ffiucr. compl. (82(, t. x, p. 75.

t ENCHATONNER. — HIST. xm* S. Ajoutez : N'i ont acastonée ne gemme ne cristal. Vie de seint Attbon, publiée par Atkinson, Londres, (876, v. 4.

t KNCUAULAGE (an-chô-la-j'), s. m. Nom, dans l'Oise, du chaulage, îe» Primes d'honneur, Paris,

ENCHÈRE. Ajoutez : \\ 8* Au feu des enchères, se dit d'une vente à l'encan. Après sa mort, les tableaux et les objets d'art ama.'ssés avec tant de soins, d'amour et do passion devront s'éparpiller au feu des enchères, th. oautier, Joum. offic. 2 mai (870, feuilleton.

ENCHÉRISSEUR. — HIST. AjouUx : xiV s. Et

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pour ce l'eussent vendu [un Impôt sur le vin] et octroyé à certains fermiers derrenicrs encherris» seurs ((363), vABiN, Arehiv. adminisir. de la vilU de Reims, t. in, p. 200.

t ENCLAVURE (an-kla-vu-r'), ». f. Synonyme d'enclavement, au sens de portion de terrainenclavée. La ligne séparative, au lieu de fermer complètement le champ de L..., comme sur le plan cadastral non altéré, ou de s'arrêter aux environs du chemin, comme sur le plan soumis au grattage, suit une direction très-nette et dévie de façon à supprimer Tonclavure, Gax. des Trib. (» décembre (874, p. (2(4, 3* col.

t ENCLÔTURE (an-kl6-tu-r'), s. f. Ce qui sert de clôture, ce qui enclôt. Les enclôtures des magasins de la Giudecca sont peintes d'une lumière tltienne [digne du peintre Titien], chateaubr. Ife'm. d'outre-tombe (édit. de Bruxelles), t. vi, Iruidences, Venise, hôtel de l'Europe, (0 sept. (833. La compagnie des Polders de l'Ouest continue set travaux d'enclôture, le Nouvelliste d'Avranchei, (3 août (876.

fENCLOUEUR (an-klou-eur), s. m. Soldat muni de clous, et spécialement chargé, au moment d'une action offensive, d'enclouer les pièces ennemies. Détachement d'encloueurs.

ENCOCHER. Ajoutex : || 2' Dans l'exploitation du bois de flottage, faire la coche pour assembler les chantiers. Mémoire de la Société centr. d'Agri-

CUlt. (873, p. f!65.

t ENCOCONNER (an-ko-ko-né), v a. Mettre lc> versa soie sur la bruyère.

t ENCOLLETER (an-ko-le-té), v. a. Prendre dans un collet. Il S'encolleter, v. réfl. Se prendre dans un collet. Cette assertion [que le hareng meurt aussitôt qu'il est tiré de Teau] n'est répandue que par les rapports des pécheurs de harengs aux grands filets, qui retirent ces poissons étranglés dans les mailles où ils se sont encolletés, d'orbignï, Dict, hist. nat. Hareng.

t ENCOLLEUSE (an-ko-leû-z'), s. f. Machine à encoller. Enquête, Traité de comm. avec VAnglet. t. IV, p. 577.

ENCOMBRER. AjouUx . j| 3- S'encombrer, se dit aussi des marchandises qui s'accumulent les une» sur les autres. || Par extension. On ne voit pas, dans le trafic des capitaux, se produire cette baisse dans les prix qui affecte le trafic des marchandises, les capitaux ne s'encombrent pas, SACASE Rapp, n° 2487 à l'Assemblée nationale, p. 30.

t ENCOMIASTE. Ajoutex :Vn encomiaste trèsimpertinent et très-menteur, balzac, Lett. inéd. VIII (édit. Tamizey-Larroque). Pour conclusion, il me suffit d'avoir été la dupe de cettui-ci [le duc de Montausier], et d'être encore encomiaste dans mes écrits, iD. ib. a.

t ENCORNEILLER (an-kor-nè-llé, I( mouillées), V. a. Mot fabriqué par Voltaire. Occuper de Corneille, de ses tragédies, pour les commenter. Connaissez-vous un Lebrun, un secrétaire du prince de Conti ? c'est lui qui m'a encorneillé, volt . lett. à Mme d'Argental, 26 nov (760.

t ENCORNET. Ajoutex : —KEU. L'encornet est dit encornât dans l'Histoire naturelle de Denys de Montfort.

t ENCORNURE (an-kor-nu-r') , ». f. Les cornes des bœufs, des vaches, 6. sand. Us Maîtres sonneurs, (49.

t ENCOUDER (an-kou-dé), v. a. Se dit, dans TYonne, de l'action de couder les sarments dans les jeunes vignes rampantes, le» Prime» d'honneur, Paris, (873, p. 324.

t ENCBATIQUE (an-kra-ti-k'), t. m. Terme d'histoire ecclésiastique. Sectaires qui condamnaient le mariage, et qui disaient qu'il n'est pas bon de manger de la chair et de boire du vin. On emploie contre les encratiques un argument qui donnerait gain de cause aux carpocratiens, volt. Dict. phil. Économie de paroles.

— ÉTYM. Lat. eruraticus, de iynpxria, qui s'abstient, de 4v, en, et xpatiiv, être fort.

ENCRE. Ajoutex : || 4° Plante à encre, eoriaria thymifolia (Nouvelle-Grenade), plante dont le suc est excellent pour l'écriture.

ENCRER. Ajoutez :\\V S'encrer, v. réfl. S'enduire d'encre. Numéroteurs mécaniques s'cncranl seuls, Aiman. Didot-Boitin, (87(-(872, p. ((60, 2« col.

t ENCREUR. >Ijoute« ; Il Rouleau encreur, rouleau qui met Tencre dans une presse lithographique.

t KNCRIVORE (an-kri-vo-r"), adj. Qui dévore l'encre. Le bon était, à l'origine, de (05 francs;

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