‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 433 sur 754 · ENS · texte numérisé non relu

ENS

ENT

è Butsy, n ter. 4 «7», (Uns sir. t. r, p. a», éd.

Réguler.

— iiiST. XTI' s. Enragéement, mcox.

ENRAGER. Ajoutez : || 6* Enrager après, éprou-

Ter une violente passion pour. L'un enrage après les femmes, l'autre veut toujours avoir le ventre à table, MALii. Lexique, éd. L. Lalanne.

t ENKAtiERIE. Ajoutez : Il s'est fait ici une penderie d'un prêtre sorcier qui avait fait des enrageries plus que diaboliques, kalh. Lexique, éd. L. Lalanne.

f ENRAMER (an-ra-mé), «. a. Mettre les vers à soie sur la bruyère.

— KTYM. En t..., et rameau.

t ENRAYAGE (an-rè-ia-j'), i. m. Action d'enrayer. Sabot d'enrayage.

ENRAYOIR. Ajoutez : || a* Baguette qu'on introduisait dans le canon de l'arbalète de chasse pour la bander (voy. arbalète).

t ENRÊGIMENTATION (an-ré-ji-man-U-sion), s. f. Néologisme. Action d'enrégimenter. || Fig. L'auteur des Idées napoléoniennes avait rêvé une vaste enrégimentation des classes ouvrières sous la tutelle de l'État césarien, molinari, Rev. des Deux- Mondes, )r> sept. (875, p. 429.

t ENRÉGIMENTEMKNT (an-re-ji-man-te-man), s. m. Néologisme. Action de former en régiment , d'enrégimenter. Ces haines formidables [des peuples contre lui], eu il [Napoléon 1*'] les a ignorées, ce qui est un misérable aveuglement , ou, s'il ne les a pas ignorées, il n'en a tenu nul compte, comme de forces qui, n'étant pas sujettes à la conscription et à l'enréglmentement, n'étaient dignes d'aucune considération, É. UTTBi, Fragm. de philos, positive, J876, p. 360.

t ENREGISTRABLE. Ajoutez : — HIST. xvi* s. Si une pleine recognoissance acquiert la faveur divine, elle me durera jusqu'au bout; sinon, j'ai tousjours assez duré pour rendre ma durée remarquable et enregistrable, mont, cité dans Joum.

OffiC. H OCt. «876, p. 7432, 3« COl.

t ENREGISTREUR. Ajoutez: —HIST. «V s. Un vallet Perrin, qui estoit clerc d'un enregistreur de l'arcevesque (<333), varin, Arch. administr. de la ville de Reims, t. ii, 2* part. p. 652.

t ENRU.HISSEUR (an-ri-chi-seur), i. m. Celui qui enrichit.

— HIST. xiii* s. Devoz enrichissieres et fonderes d'abales, Chron. de St-Denis, v, <7.

t ENROBAGE (an-ro-ba-j'), s. m. \\ !• Action d'enrober, n i' Opération par laquelle on revêt les bougies composées d'acides gras à point de fusion un peu bas, d'une enveloppe très-mince d'acide stéarlque à point de fusion plus élevé, Monit. univers, i» juin 1867, p. 760, 3' col. Il 3° Action d'enduire de gélatine, de sucre, etc. Les divers procédés appliqués à la conservation des viandes, tels que.... l'enrobage à l'aide de la gélatine, du sucre, de la glycérine, le vide, les atmosphères artificielles..., Joum. offic. )2 juin 1874, p. 3960, i' col. L'enrobage par les graisses nécessite des lavages qui détruisent le goût de la viande, ib. 25 août (876,

t ENROBER. Ajoutez : || 2» Café enrobé, café brûlé avec du sucre, qui le renfle et le rend luisant, le caramélise, en un mot.

ENROUEMUNT. Ajoutez : — HIST. xiV S. Frère, ce dist Guillaumes qui parla bassement, En faignant son langaige, com par esruement..., Ciperis, dans Hist. litt. de la France, t. xxvi, p. 23.

t ENRUBANNER. Ajoutez : ... Veulent faire une vraie pagode d'un roi ; veulent qu'il soit enchâ.ssé, enrubanné comme un petit saint..., Lett. du P. Duchéne, iso' leti. p. t.

t ENSABOTAGE (an-sa-bo-ta-j'),«. m. Synonyme d'engabotement, avec cette différence qu'cnsabotage s'applique plus particulièrement à l'action d'ensaboter, et ensabotement au résultat de cette action. Ainsi on dira : l'ensabotement de ces projectiles est mal fait, parce que l'ensabotage n'a pas été surveillé.

t ENSABOTÉ. Ajoutez : Je suis épouvanté de voir des villageois, pieds nus ou ensabotés (ce mot doit bien passer, puisque encapuchonné a passé) qui font la révérence comme s'ils avaient appris à danser toute leur vie, bac. Lett. d M. Vitart 4& nov. 4661 . Il %• Terme d'artillerie. Garni d'un sabot. Des obus ensabotés, andbéossy, Instit. Uém. scienc. t. vu, p. <90.

t ENSABOTEUR (an-sa-bo-teur) , ». m. Ouvrier qui ensabote des projectiles, Manuel de l'artificier, Encyclopédie Roret, p. 455.

t KNSAUVAGER (an-sô-va-jé). v. a. Le g prend OICT. DB LA LANGUE FRANÇAISE.

un « devant s et o : ensauvagetnt. || 1* Rendre sauvage. Il ne faut pas dénaturer le caractère national , il ne faut pas ensauvager les monurs d'un peuple, DAUNOU, dans ste-bbuvb, Portraits contemp. art. Daunou. || 2' S'ensauvager, v. réfl. Devenir sauvage. X.a rapidité avec laquelle les mœurs se sont ensauvagées et les intelligences obscurcies, du v au VI* siècle [par l'invasion des barbares), mo- NOD, Rev. critique, ( " avr. « 876, n* u , p . 234 . Tout devient jungle [dans l'Inde, en la saison des pluies) ; même les jardins s'cnsauvagent et prennent des airs menaçants, le Temps, 27 déc. 487t, 3* page, S' col.

— HIST. xm* a. Kar [les païens] ralsun plus n'orreient ke tigre ensauvagi. Vie de seirU Auban, publ. par Atkinson, Londres, 1876, v. 470. Oisel te devurent [dévorent] e lu [loups] ensauvagi, ib. v. 4607.

t ENSCEPTRER (an-sè-ptré) , v. a. Donner le sceptre, faire roi. C'est Dieu qui ensceptre et désceptre les rois, BENÉ DE LosiNGE, Manière de lire l'histoire, xvu' siècle.

— ETYM.Bn i, et sceptre. BTisceptrer est le pendant de désceptrer, qui est dans le Dictionnaire.

ENSEIGNER. Ajoutez: \\ 6* Enseigner de, avec un infinitif. Vous avez de quoi remercier les dieux de ce que vous enseignez d'être cruel à un qui ne le peut apprendre, malh. Lexique, éd. L. Lalanne. Il Cette construction, plus rare que enseigner à, n'a rien de fautif.

— REM. Enseigner a été dit dans le xvi* siècle pour infliger la peine de la marque : Sur paine, les femmes d'estre enseignées d'ung peron en visaige à une joinhe [joue], Ordonn. contre les vagabonds, du s janvier ( 639, dans Rec. des ordonn. de la priruipauté de Liège, publié par M. Polain. Enseigner est ici pris au sens de : imprimer un signe; quant au peron ou perron (voy. ce mot au Dict.), c'était la marque de puissance des hôtels de ville.

t ENSEIGNEUK. — HIST. A]ouUz : \\ XVI* s. 11 estoit plus souvent enseigneur qu'auditeur, bèze, Yie de Calvin, p. <3.

t ENSEMBLEMENT (an-san-ble-man), adv. Terme vieilli. En même temps, de la même façon. Je veux bien examiner avec vous le cours de ma vie, et considérer ensemblement si mes façons de faire..., LA MOTHB LE vAYEB, Dt'oi. <i'Ora<>uf Tubero, t. I, dial. lu.

— HIST. XII' s. Nabal, en hébreu, ço est fol; e folie est ensemblement od lui. Rois, 99. ||xvi" s. Il avoit dedans la gueulle sept langues, et de toutes sept ensemblement parloyt languaiges divers, RAB. V, 3t . Et ainsi confessions ensemblement que..., CALVIN, Instit. 247. Les alliez de Sparte despescherent ensemblement une ambassade à Sparte, AMYOT, Lys. **.

— ÉTYM. Ensemble, et le suffixe ment.

ENSEMENCER. Ajoutez .- — HEM. On trouve quelquefois ensemencer des graines dans. Il prend des spores..., il les ensemence dans du moût.... naturellement, en ensemençant le pénicillium, vous avez ensemencé à côté les spores de levure, pas- TEUB , dans le Compte rendu de h. de pabville, Joum. offie. 18 déc. (873, p. 7898, (~ col. La locution n'est pas correcte. On sème des graines dans un champ ; mais on ensemence le champ avec des graines.

t ENSÈOCE (an-sè-k'), s. f. Terme, dans le département des Landes, par lequel on désigne une certaine maladie des bœufs. Les bœufs et les vaches [dans l'intérieur des Landes] sont pris d'une maladie d'épuisement attribuée à la nature des eaux et que les paysans désignent sous le nom d'ensèque ou séquaye, Enquête sur les iruendies des Landes, p. 23, (863.

— EiYM. En (..., et sécher.

f ENSILER (an-si-lé), v. a. Mettre, conserver dans des silos. La pratique de l'ensilage du maïs n'a encore dit que son premier mot.... vaut-il mieux ensiler sans hacher menu, ou bien ensiler à l'état brut, en branches? gasparin , /oun». oflic. 8 janv. (875, p. (63, 3» col. Je me propose, l'an prochain, d'ajouter de l'avoine an mais ensilé, ti». p. (64, (" col.

t ENSILEUR (an-si-leur), s. m. Celui qui met et conserve dans des silos. Pour les ensileurs débutants, le mieux c'est de s'en tenir aux silos en terre, gaspabin, Joum. olJic. 8 janv. (875, p. (64, (" col. Au domaine deBurtin, en Sologne, M. Goffart, le célèbre ensileur de maïs, le Nouvelliste d'Avranches, (t mars (877.

[ ENSILOTAGE (an-si-lo-U-j'), ». m. Synonyme d'ensilage. La rentrée des betteraves est d'ailleurs

fort avancée, ainil que leur ensilotage «n «>it du travail d'hiver..., Extr. du Joum. des fabricants dé sucre, dans Joum. offic. a nov. (87*, p. «67« 2' col.

— RRM. Cette forme n'est pai correcte. Silo a'» pas de (; il faut dire ensilage.

t EN.SOLEILLÉ, ÊE (an-80-lè-llé, liée, U mouil lées), adj. Qui reçoit les rayooi du soleil. Cbcret, le peintre des bois ombreux, des clairière» ensoleillées, TB. GAUTIER, PorlT. contemporaint, Paris, (874. Ils l'assirent sur la lisière des boit.... la plaine ensoleillée s'étendait i perte de vue, Ji<«. de» Deux-Mondei, (s sept. (876, p. 3&».

— ÊTYM. Sn 1..^ et soleil.

t ENSODTANÊ, EE (an-sou-U-né, née), adj. Couvert d'une soutane. Abl le fin personnage, tonsuré et ensoutané, qui attend sur une banquette de bois le moment d'une audience secrète I bUrobi, .Salon»

de 1861 à (8«8, t. u, p. 303.

t ENSOUTER (an-sou-té), v. a. Mettre dans la soute d'un navire. Le fulmicoton humide est ensouté dan» la cale à eau, Joum. d«» Ikbals, i* déc.

t ENSTATITK (an-sU-ti-f), ». f. Terme de minéralogie. Silicate anhydre de magnésie.

t ENSUAIRER (an-8u-ê-ré), ». a. Envelopper dans un suaire.

— ËTYM. En (, et iuatr«. Si on avait davantage le sentiment de la langue, on devrait dire suarer et suareuse; car l't de renforcement sur la syllabe accentuée se perd, quand cette syllabe n'est plus accentuée; c'est pourquoi l'on dit, avec raison, militariser de militaire. Les fautes de ce genre deviennent, il est vrai, communes; il faudrait pourtant les éviter autant que l'on pourrait.

t ENSUAIRKUSE (an-su-é-reû-z'), ». f. Femme qui ensuaire. Elle s'était faite ensuaireuse, état répugnant, que la nécessité seule décide i accepter et qui consiste à plier les mort», à les ensuairer et à les veiller, de cubzon, Une vie de Paysan, dans Bull, de la Société académ. de Poitiers, du 4 juin (873, p. 9».

t ENTACAGE. Ajoutez : — ETYM. £n 4, et le radical lac, qui est dans taquet.

t ENTAGE (an-ta-j'), ». m. Action de forer un bijou de prix, tout en laissant subsister intactes les marques des poinçons, et de remplacer l'or enlevé par du cuivre ou une autre substance de peu de valeur ; c'est une escroquerie, le Temps, 2« ict. (876, 3« page, c'* col.

— ÊTYM. Enter; c'est une sorte A'etUe que l'on pratique.

ENTAILLE. Ajoutez .•||6* Portion d'exploitation d'une forêt. Il venait, leur disait-il, de ces entailles oîi travaillait d'ordinaire le nommé R.... il reçoit du sieur L. R..., qu'il prétend avoir visité dans son entaille, dans le temps où éclatait le feu aux Trassillons [département du Loiret), le démenti le plus formel. Coi. d«» /rift. 5 sept. (875

t ENTALE (an-ta-r), ». m. )) !• Ancien nom de l'alun de plume. || i* Nom donné plus tard par Linné à des tubes produits par des animaux vivants et fossiles. Les enUles sont les enveloppes calcaires des dilrupa, annélides sédeuiaiies.

ÉTYM. Bas-lat. ento/um, alun; c'est un mat

du langage spagirique.

ENTASSEMENT. Ajoutez : — HIST. xuf s. Hais il leur fust avenu malement, Quant les secourt quens Guillaume o sa gent ; Lors ot au pont un tel entassement, Nul n'i regarde ne frère ne parent, foulque de Candie, p. 27, Reims, (»60.

t ENTENANT (DE) (an-te-nan), loc. pr<?po». Tout auprès de. Entenant de celte grotte était bdtie une espèce de grande salle, rac. Lexique, éd. P. Mesnard.

— ÊTYM. En i, et tenara.

ENTENDRE. Ajoutez :||15* Entendre haut, locution provinciale signifiant avoir l'oreille dure.

— ÊTYM. Ajoutez :i|6. On a dit : à double entendre, pour : à double entente. On a ordonné aur comédiens italiens de retrancher de leurs pièce» tous les mots à double entendre qui sont trop libres, DANOEAU, t. Il, p. (0(, janv. (688.

ENTÉRINEMENT. Ajoutez : — HIST. xv 8. L'entérinement et congnoissance d'une remission obtenue par ung nommé Yvonnet du Tertre, d'un murtre par lui commis , Procès-verbaux du coTiseil de régence de Charles VIII, p. 216.

ENTÊTÉ. Ajoutez : || f Entêté que..., ayant dan» la tête que.... La Mère Angélique de Saint-Jean était entêtée qu'elles ne devaient signer en .lucune sorte hac. Uxique, éd. P. Mesnard. Entêté»

8UPPL. — 18

ENT

systématiquement que leur ancienneté les dispensait de l'observation des ordonnances et des règlements, DE MONTAioLON, ffist. de l'Àcad. de peinture {Mém. attribués à H. Testelin), t. i, p. <49.

KNTHOPSIASME. Ajoutes : || 8' Au plur. Transports poétiques. Ma dernière saison , oragée de tant d'afflictions qui ont désolé ma Calliope, ressent aussi mes enthousiasmes grandement refroidis, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.

t ENTHODSIASTEMENfT (an-tou-zi-a-8te-man), adv. Néologisme. D'une manière enthousiaste. Lorsque la vie d'un peuple trouve la plus haute expression et son épanouissement dans une monarchie universellement, enthousiastement acceptée, il est temps de parler de la royauté et de ses bienfaits, Lettres d'Angleterre, dans le Temps, 4 8 déc. 4873.

t ENTODERME (an-to-dèr-m'), s. m. Terme d'histoire naturelle. Se dit, chez les mollusques, de la peau intérieure. La partie ventrale de l'entoderme, H. FOL, Aead. des se. Comptes rend. t. uxzi, p. *74.

— F.TVM. 'EvTÔ;, au dedans, et Sépiux., peau.

t ENTODEBMIQDE (an-to-dèr-mi-kÔ, adj. Qui a rapport à l'entoderme. Les éléments entodermiques, k. DE KOROTNEFP, Acad. des se. Comptes rend.

t. LXXXI, p. 827.

t ENTOMBER (an-ton-bé), ». a. Néologisme. Mettre dans la tombe. Cette famille [les Chateaubriand], qui avait semé l'or selon sa devise, voyait de sa gentilhommière les riches abbayes qu'elle avait fondées et qui entombaient ses aïeux, cha- TEAUBR. Mém. d'outre-tombe (éd. de Bruxelles), 1. 1, Sicut nubes.... quasi naves, etc.

I ENTON (an-ton), s. m. Dans l'Aunis, morceau rapporté à une douvelle pour remédier à un défaut du bois. L'enton se fixe avec des chevilles ou goujons, Gloss. oumsten, p. tôt.

— ÊTYM. Enter, au sens de fixer dans.

ENTONNOIR. — IMST. Ajoutez : xn' s. Deux

mauvais entonneurs, deux tonnelès à verjus (<328), Nouv. Rec. des comptes de l'argenterie des rois, par Douët-d'Arcq, p. »7.

t ENTOPERIPHÊRIQUE (an-to-pé-ri-fé-ri-k'), adj. Terme de psychologie employé par Herbert Spencer. Qui a rapport au groupe de sensations causées par la périphérie interne, ribot, Psychol. anglaise, p. 194.

— ÉTVM. 'EvTè;, en dedans, et périphérique.

t ENTORSE , ÉE (an-tor-sé, sée), adj. Terme de chirurgie. Qui a éprouvé une entorse. Pied entorse.

t ENTRAISON (an-trê-zon), ». f. Expression usitée parmi les marins pêcheurs des côtes de la Méditerranée, et qui s'applique à la période durant laquelle le poisson se rend de la mer dans les étangs salés ou dans les cours d'eau aboutissant à la mer; cette migration a lieu au printemps. Le réservoir à poissons, dit vivier de la Peyrade, ne reçoit pas l'entraison, Statisl. des pêches marit. 4874, p. 44B.

— ÊTYM. Entrer.

\ ENTR'APERCEVOIR (an-tra-pèr-se-voir), v. a. Apercevoir à peine, fugitivement. Nous avons eu l'occasion, il y a quelques jours, de faire entr'apercevoir une rue de Paris fort vilaine et horriblement fréquentée, la rue Sainte - Marguerite , Gai. des Trib. 4 0 mars 4 876, p. 243, 2' col.

t ENTRAVERSER. Ajoutez : {| »' S'entraverser, V. réft. Se dit d'un navire qui présente son travers. La frégate s'entraverse devant le monastère, et ses soixante canons rasent presque complètement cet édifice, lURiEN de la gravière, les Philhellênes, Rev. des Deux-Mondes, 45 oct. 4873, p. 785.

t ENTRE- BAILLEMENT. Ajoutez: || 2» Hiatus, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.

t ENTREBAH.LURE (an-tre-bâ-llu-r', il mouillées), I. f. État d'une chose entrebâillée. Par l'en- Irebâillure du rideau, l'on aperçoit Samson que les Philistins entraînent, bOrger , Salons de 4864 à

t ENTRE-CBHT (an-tre-san), s. m. Droit dû, d'après la coutume de Hainaut , au seigneur haut justicier sur les mines que l'on fouillait dans l'étendue de sa justice.

— ÉTVM. Lat. inter centum, entre cent, parce que ce droit approchait ordinairement du centième denier, uirlin , Répert. de jurispr. Entreeeni.

t ENTRE-CHÉRIH (S) ( an-tre-ché-rir), v. réfl. Se chérir l'un l'autre, ô qu'il fait bon aimer en terre comme l'on aime au ciel, et apprendre k s'entrc-chérir en ce monde, comme nous ferons éternellement en l'autre ! saint François db sales, /n- «rod. à la vie dévote, m, 4 9.

i BNTRB-CHOQUEME'NT. Ajoutez : || f Choc

ENT

réciproque de sons qui se heurtent. L'entre-choquement des tierces et des sixtes sur les notes graves de ces instruments [les bassons] donne l'impression d'un cliquetis d'ossements et de têtes de morts, Jnurn. offie. 24 déc. 4876, p. 40 620, 2' col.

ENTRE-CUOQUER. Ajoutez : || 2" V. a. Choquer des objets l'un contre l'autre. Guerrier, il [le Germain] ne quitte jamais ses armes, et il les entrechoque lorsqu'une grave résolution est prise, de LAVELEYE, Rev. desDeux-Mond. 4"août4872,p, 646.

t ENTBE-CLORE. Ajoutez : — HIST. xiV s. Duquel hostel le suppliant trouva l'uis entre-cloz, et n'y avoit personne dedans (4 394), Lett. de remission, dans P0UGENS, Archéologie franc, t. i, p. 4 75.

t ENTRE-CONTHEDIRE (S') (an-tre-kon-tre-dir'), V. réft. Se contredire l'un l'autre. Tandis que les médecins s'entre-contredisent, les malades meurent, gui patin, Lettres, t. ii, p. 273.

t ENTRE-CONTREFAIRE(S') (an-tre-kon-tre-fê r'), V. réft. S8 contrefaire l'un l'autre. [X la récréation dans un couvent de femmes], il fallaitse moquer les unes des autres, s'entre-contrefaire, et on appelait cela se déniaiser, la «èbe Angélique, dans saintebeuve, Port-Royal, t. i, p. 328, 3' édit.

t ENTR'ÉCORCE (an-tré-kor-s'), s. m. Terme de forestier. Défaut qui résulte ordinairement de la soudure de deux branches entre elles ; il n'a d'au. tre effet que de diminuer la force de la pièce, par suite de la séparation des fibres du tronc et de la branche, nanquette. Exploit, débit et estim. des bois, Nancy, 4 868, p. 20B.

ENTRECOUPÉ. Ajoutez : || 3° Terme de forestier. Qui est coupé par des clairières. Le peuplement qui renferme des clairières est dit clairière ou entrecoupé, G. BAGNERis, Mauucl de Sylvie, page 6, Nancy, 4 873.

f ENTRE-CROISEMENT. Ajoutez :\\ 2' Terme de physiologie. Action, état, résultat du croisement de races par unions sexuelles. Si Prichard a eu raison de dire que cet entre-croisement de caractères [cheveux presque laineux avec le teint clair, chez les Abyssins] ne s'observe pas chez les métis de premier sang, broca, Mém. d'anthrop. t. ii, p. 637.

t ENTRE-CUEILLIR (an-tre-keu-llir,Umouillées), ». a. Il 1* Terme de jardinage. Cueillir en plusieurs fois les fruits d'un arbre en tenant compte des degrés différents de maturité. Entre-cueillir les fruits d'un poirier. Il ne faut pas oublier que les poires d'été et d'automne demandent à être entre-cueillies, c'est-à-dire qu'il faut opérer la cueillette en plusieurs fois à quelques jours d'intervalle ; sans cette précaution, tous les fruits du même arbre arrivent à maturité presque au même jour, Joum. ojjic. 40 sept. 4875, p. 7735, 3' col. ||a» Il se dit aussi de l'arbre lui-même. Entre-cueillir un poirier.

\ ENTRE-DÉFAIRE. Ajoutez: — HIST. xvi' s. On peut dire que l'art et l'expérience de nous entredesfaire, entre-tuer, de ruiner et perdre nostre propre espèce semble venir d'aliénation de sens, CHABflON, Sagesse, i, 53.

f ENTRE-DEVOIR. Ajoutez : — HIST. xvi* S. De moy, je ne cognois non plus Venus sans Cupidon, qu'une maternité sans engeance; ce sont choses qui s'entreprestent et s'entredoibvent leur essence, mont, m, 285.

i ENTRE-DIFFIÎRER (an-tre-di-fé-ré), v. n. Différer l'un de l'autre.

— HIST. XIV* s. Morphée et albaras [sortes de lèpres] s'entredifl'erent et s'accordent; car ils s'accordent pour ce que.... ilz s'entredifl'erent pour ce que... lanfbanc, f" 43, verso.

— ETYM. Entre, et différer.

t ENTRE-DISPUTER (S') (an-tre-dl-spu-té), v. réft. Se disputer quelque chose l'un à l'autre. Il n'avait pas dix-huit ans, que toutes les filles s'entredisputèrent son cœur, diderot. Bijoux indiscr. ii, 20.

E.VTRÉE. Ajoutez : \\ 20° Nom, dans le langage administratif, de petits tableaux indiquant les objets à discuter dans un conseil municipal ou départemental. Il 21* Terme de turf. Entrées, somme versée par le propriétaire qui engage un cheval pour une course. || 28* Terme de comptabilité. Table à double entrée, table dans laquelle une signification est donnée aux colonnes verticales , et une aux colonnes horizontales. La table de Pythagore est une table à double entrée , ainsi nommée parce qu'on y peut entrer dans les deux sens.

— REM. Joyeuse entrée signifiait aussi, dans l'ancienne Flandre, la charte qui assurait les libertés des habitants. X son avènement, le prince était inauguré solennellement dans chaque province en qualité de duc, comte ou seigneur, et s'engageait par germent i observer lui-même et à

ENT

maintenir envers et contre tous le« privilèges di la nation ; la charte qui consacrait ces obligation» et qu'on ne séparait pas du fait de l'avènement était connue sous le nom de joyeuse entrée, db- FACQz, Ancien droit belgique, t. i, p. «. ii est constamment question de joyeuse entrée dans le» plaintes et représentations des adversaires de Joseph II ; et l'on disait alors \ ioler la joyeuse entrée ou les joyeuses entrées, ( omme on dit aujourd'hui violer la constitution, j a loi fondamentale. (Note communiquée par M. Du Bois, avocat àGand.)

t ENTREFEND (an-tre-fan), s. m. Synonyme de mur de refend. Des bancs d( bois, ....formaient tout le mobilier du salon [dai is un fort] ; mais la muraille d'entrefend, à traveri laquelle une étroite porte à un seul battant donnait accès dans la chambre voisine, était ornée d'um façon pittoresque, j. VERNE, le Pays des fourrures, p. 2.

t ENTRE-FILETS (an-tre-fi-li), s. m. Terme d6 journal. Nom donné aux lignes des paragraphes que l'on met entre deux filets, pour les séparer de tout le reste et y appeler le regard. || Même au singulier on écrit entre-filets, parce que les lignes dont il s'agit sont entre deux filets. Il y a encore [dans un journal de Paris du 4" mai 48((] un petit entre-filets intitulé : Modes, Joum. offic. 6 avr. 4876, p. 2477, 4" col.

t ENTRE-FUIR (S') (an-tre-fuir) , t;. réft. Se fuir l'un l'autre. Les choses du monde sont enfilées d'une sorte qu'en s'entre-fuyant elles se suivent, HALH. Lexique, éd. L. Lalanne.

t ENTRE-GLOSER (S') (an-tre-glô-zé), ». réft. Se gloser, s'interpréter l'un l'autre.

— HIST. XVI' s. Il y a plus affaire à interpréter les interprétations qu'à interpréter les choses, et plus de livres sur les livresque sur aultresubjeot; nous ne faisons que nous entre-gloser, mont, iv, 237.

t ENTR'ÉGORGEMENT (an-tré-gor-ge-man), s. m. Action de s'entr'égorger. Toute la population de l'Espagne et de la presqu'île des Balkans n'aurait pas suffi à l'effrayante consommation d'hommes i laquelle se sont livrées les dépêches contradictoires des gouvernements belligérants ; nous avons d'abord été émus, comme tout le monde, de ces carnages sans cesse renouvelés ; mais à la longue, pourquoi ne pas l'avouer ? nous nous sommes bla ses sur cet entr'égorgement universel, Joum. de. Débats, 30 août 4 876, 4" page, 2* col.

t ENTRE-HECRTEMENT (an-tre-heur-te-man), s. m. Action de s'entre-heurter.

— HIST. xiv s. Complosum, entrehurtement, ESCALLiER, Yocab. latin-franç. 404.

t ENTBE-JKTER (an-tre- je-té), ». o. Jeter de l'un à l'autre.

— Hisr. xvi's. Ilss'entrejetterent force oeillades, AMYOT, Sylla, 72.

t ENTREMAIL (an-tre-mal', { mouillée), ». m. Au plur. Entremaux. Le même que l'entremaillade (voy. ce mot au Dictionnaire), Statistique des pêches maritimes, 4874, p. 446.

t ENTRE- MANGERIE. Ajoutez: - REM. On trouve aussi entre-mangement. La loi de nature que la société ait le mieux conservée, c'est l'entre mangcment ; seulement elle en a adouci les formes, E. oÉRUZEZ, Mélanges et pensées, 4866, p. 374.

t ENTRE-PARLEUR (an-tre-par-leur), s. m. S'est dit pour personnage en langage dramatique. En tête d'une tragédie de Boisrobert, la vraie Didon ou la Didon chaste, imprimée en 4 643, chez Toussaint Quinet, on lit : Entre- parleurs, Hyarbas, roi de Gétulie, etc.

t ENTRE-PICOTER (S') (an-tre-pi-ko-té), ». réft Se picoter réciproquement, se harceler l'un l'autre.

— HIST. XVI* s. Là-dessus vous estant mis à vous entrepicotter, chascun essayant de mettre en avant ce qu'il estimoit le plus valoir en soy et le moins en autruy, sully, Mém. t. 1, ch. 2.

t ESTRE-PORTER (S'). Ajoutez : || 8* Se porter, se pousser l'un l'autre à. Il leur est nécessaire de s'allier les uns aux autres par une sainte et sacrée amitié ; car par le moyen d'icelle ils s'animent, ils s'aident, ils s'entre-portent au bien, st François DE SALES, Introd. à la vie dévote, m, 4 9.

f ENTREPOSAGE (an-tre-pô-za-j'), s. m. Action d'entreposer, de mettre en entrepôt. L'acte du parlement de 4 803 n'autorisait l'entreposage que des produits les plus importants dos Indes occidentales, dans les docks de ce nom.... Joum. offie.

7 sept. 4 876, p. 7640, 4" COl.

t ENTRE-POUSSÉ, ÉE (an-tre-pou-sé, sée), part. passé d'entre-p (usser. Déjà ses flots entre-poussés Roulent cent monceaux empressés De perles ondoyantes, BAC. Uxique, éd. P. Mesnard.

ENT

t KNTRB-PRRTKR. Àjoutet : — HIST. XVl* S. Telz exerciles [aimées] sont désormais dons réciproques que s'enlredonnenl et s'entreprestent nor particaliers citoyens à nos despens, amyot, Caton d'Uliqiu, «(.

K?iTHER. 1|7* Ajoute! :\\]e n'entre pas làdedans, ce sont des raJsons, des considérations qni ne me touchent pas.

t BPrrRE-RAIL (an-tre-rêl) , t. m. Espace entre les rails d'un chemin de fer. Toute l'étendue des passages à niveau sera parée ;*bt le pavage sera entretenu tant dans chaque entre-rail que dans la zone de un mètre de largeur formant accotement extérieur au r!d\ , Décret 43 juin 487*, Bull, des lois, XII' série, n* ï3l, p. 867.

t KNTRE-RÉGALER (S')(an-tre-ré-ga-lé), V.réft. Se régaler l'un l'antre. Comme, dans de semblables rencontres, les grands princes s'entre-régalent.... les Aventures de M. d'Assoucy, t. i, p. 259, 2 vol. Paris, «677.

t ENTREREPROCHER (S') (an-tre-re-pro-ché), V. a. Se reprocher l'un à l'autre certaines choses.

— HIST. XVI' s. Que, pour telle séparation d'amitié, convienne après manifester et s'entrereprocher les choses secrettes qu'on s'est au paravant communiquées, cela, à mon advis, ne se fait poiiit qu'entre personnes misérables et déplorées, Arrest mémorable du parlement de Tholose, contenant une histoire prodigieuse d'un supposé mary, Paris, 1 57ï, p. (t.

t ENTRE-SOLER (an-tre-so-Ié), v. a. Terme de bâtiment. Pratiquer des entre-sols dans les étages hauts de plafond.

t ENTRE-SUITB (an-tre-sui-f), î. f. Qualité de ce qui s'entre-suit. Afin que le tout fût plus utile et agréable, je l'ai revu, et y ai mis quelque sorte d'entre-suite, ajoutant plusieurs avis et enseignements propres à mon intention, st François df, SALES, Introduction à la vie dévole, Préface, <64«. L'ordre et l'entre-suite des choses, iialh. Lexique, éd. h. Lalanne.

t ENTRE-SUPPORTER (S') (an-tre-su-por-té), c. réft. Se donner un support mutuel. C'est ain.sl que le spirituel et le temporel s'enlre-supportent et s'entr'aident mutuellement, F. garasse, Mém. publiés par Ch. Nisard, Paris, iSit, p. a7«.

ENTRETOISE. Ajoutex : Ëntretoises, sommiers, colonnes, soliveaux, cobn. /Wits. m, ♦. ||2° Dans les locomotives, virole de bronze placée entre la balance et le levier de la soupape ; elle met le mécanicien dans l'impossibilité d'obtenir un surcroît de pression au delà du timbre fixé par les ingénieurs du contrôle.

— HIST. iiv s. Au cherpentier pour rapperillier l'ozelerie, et mettre entretoises (<a36), varin, Archives adhninistr. de la ville de Reims, U u, a* part, p. 749.

t ENTR'ÉTOUKFER (S') (an tré-tou-fé), V. réfl. S'étouffer l'un l'autre, être étouffés l'un par l'autre. Le jour est proche où les livres, i force de foisonner et de pulluler, s'entr'étoufferont les uns les autres, Joum. offie. «" sept. <875, p. 7430, 3' col.

t ENTRK-TRAVE (an-tre-tra-v'), s. {. Ensemble des poutrelles qui s'appuient sur les poutres maitresses. L'entrepreneur des démolitions a fait enlever avec le plus grand soin ce plafond et le plancher placé au-dessus, et l'on a alors reconnu que l'enire-lrave tout entière, e'est-à-dire les poutrelles qui s'appuient sur les poutres maltresses, était formée d'autant de morceaux de bois pareils. . . . J(mm. offic. 4 sept. <876, p. 7529, <" col.

t ENTRE-TROMPER. Ajouta :— HIST. xvi* S. Pendant que ces ajtres forçats, pour tonte consolation, s'amusaront de s'entrelromper de bayes, et donner lamocque l'un à l'autre, pasquieb, Pourpar- 1er de laloy.

t ENTRE-VENDRE {S'). Ajouter : || »• Se vendre une chose l'un à l'autre.

— MIST. XVI' s. Là les causeurs le» causes s'entre-vendent, cl. marot, Œuvr. t. i, p. 202.

tENTRE-VENIR (an-tre-ve-nir) , v. n. Ancien synonyme d'intervenir. La félicité Isi est domestique [au sage]; il ne se peut faire que quelquefois il n'entrovienne quelque chose; mais ce n'est qu'une égratignure, halh. Lexique, éd.L. Lalanne.

ENTREVOIR. Ajoutez : || S* Entrevoir, suivi d'un Infinitif comme avec voir. Que me veulent ces deux ombres Qu'à travers le faux jour de ces demeures sombres J'entrevois s'avancer vers moi , corn. Psyché, y, t. jj Emploi excellent; car il exprime une nuance significative qu'on n'aurait pas avec le simple voir.

SNTR'OBIL. Ajoutt* t — RBM. On trouve en-

ENV

core ce mot dans Caseneuve (l«»4) et dans Ménage avec la remarque qu'il n'est plus en usage. Il n'y a pas de raison pour ne paj le reprendre; car il est utile et bon.

— HIST. xir s. Sorcins [sourcil] bien fais et large entruel, Perceval le Gallois, v. son.

t ENTROPIE (an-tro-pic), s. f. Terme de thermodynamique. Quantité dont la valeur dépend, pour chaque corps, de l'état actuel de ce corps, et qni reste constante lorsque le corps passe par une série de transformations pendant lesquelles il ne reçoit ni ne perd de chaleur; elle représente la valeur de l'intégrale du rapport de l'accroissement infiniment petit de la quantité de chaleur communiquée à un corps, à la température absolue de ce corps; cette expression est toujours intégrable.

— ÊTYM. "EvTponla, retour, de iv, en, et Tpéitu, tourner.

ENTCRB. Ajoutex : \\ 5' Terme de charpente. Assemblage par lequel on réunit deux pièces de bois bout à bout :enture par quartier, à mi-bois; enture à queue d'aronde. || 6* Petite pièce de bois par laquelle un armurier remplace une partie gâtée dans le bois d'une arme portative.

t ENVAGONNER (an-va-go-né), ». a. Mettre on vagons. La gare de Pantin, grâce à son quai disposé pour l'embarquement des bestiaux, offre des commodités particulières pour envagonner l'artillerie, Paris-Journal, t9 juill. 1870.

t ENVASER. Il S'envaser.... Ajoutex : \\ S'envaser, se cacher dans la vase, eu parlant de certains animaux. Les indigènes croient que ce poisson [le holti, fleuve Orange, Afrique] s'envase à la manière des tortues, et qu'il attend ainsi que les excavations du sol dans lesquelles il se tient pendant la sécheresse soient inondées de nouveau, gervais, Acad. des se. Comptes rendue, t. Lxm, p. 4054.

ENVELOPPE. Ajoutex: \\6' En géométrie, enveloppe, lieu géométrique des points de rencontre, ou des courbes d'intersection, d'une série de courbes ou de surfaces infiniment voisines se suivant d'après une loi déterminée; ces courbes ou ces surfaces sont dites les enveloppées. L'enveloppe est tangente à toutes les enveloppées.

t ENVELOPPEMENT. Ajoutex : — HIST. xiV s. /n«oiucruni,envelopemens, escallier, Vocab. latinfranc. <526.

ENVELOPPER. || 7' F. n. Ajoutex : || On dit aussi, en termes de chasse, activement : envelopper un défaut.

t BNVELOPPEUR. 1| Fig. Ajoutex : Il est vrai qu'il [La Fontaine] en a fait quelques-uns [contes] où il y a des endroits un peu trop gaillards ; et, quelque admirable enveloppeur qu'il soit, j'avoue que ces endroits-là sont trop marqués, furetiùre, Factums, t. 11, p. 4 95 [Lettre de Bussy-Uabutin à Furelière, 4 mai <«S6).

ENVERGCER. Ajoutex : Ils enverguent les voiles et les hissent au haut de ces grands mâts après qu'elles sont cousues, afin de voir si elles sont bien taillées et si elles jouent bien au vent, Corresp. de Colbert, t. m, 2, p. 34a (Voy. de Sctgnelay en Angleterre).

■f ENVERRAGE (an-véra-j'), ». m. || !• Terme de verrerie. Action d'enverrer, c'est-à-dire de mettre dans un vase neuf une petite quantité de verre en fusion, pour enlever la crasse ou la poussière du vase. Il 2' Portion de cristal qui reste dans les creusets. Une portion [du cristal fonduj reste adhérente aux creusets, dont elle constitue ce qu'on appelle l'enverrage, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet.X. vi, p. 559. [Pertes par] enverrage et rupture de creusets, battitures de cannes, fiel, écrémaisons, tirage, bris et déchet de groi.'ils, 16. p 687.

ENVI. — ÉTYM. jlj0Uve> j^eprovenç. invil, invitation, défi, envidar, enviar, renvier, prouve que c'est le lat. invitare qui est le radical (voy. henvi, renvier). Ce rapprochement avec lo provençal écarte l'étymologie de Génin, qui voyait dans envi une extension du sens de la locution à i'envi. Quant à l'argument tiré de l'exemple d'Amyot en faveur de à l'envi: un «ncy entre elles, s'expliquani par une métaphore tirée du terme de jeu, il n'est pas un obstacle à recevoir rétymoIogi« indiquée par le provençal.

t ENVIDER. Ajoutex : Quand le lin est fllé, les jeunes filles l'envident en échevettes de 274 mitres, de coLLEviLLii, Joum. des Économistes, fév.

t ENVIDECR (an-vi deur), s. m. Ouvrier qui envide, qui tourne le fil autour du fuseau. Un envideur surveillant, Journ. offic. ta avril 1878, p. 2786, î' col.

EPA

K5VIRO!f. — f.TTM. Ajouter : On dit dans la .Maine : il est environ foire telle chose, e'est-à-dire • il y est occupé. Avex-vous dlnéf Non, je suit environ.

KlfVIRONNRR. Ajoultx • || 4« Environner quelqu'un, s'emparer de quelqu'un. Je fus snqris de voir Mme la Danphine, avec qui je n'avais nacune privance, m'envlronner, me rencolgner en riani avec cinq on six dames de sa cour, ST-em. t. ix, p. 274, éd. Chérnel. || S* Faire le tour. On voulait lui bailler autant de terre qu'en labourant il eD pourrait environner en an Joar, halb. Lexique, éd. L. Lalanne.

t ENVISAGEMRNT. Ajoutex : FI y ent de« personnes à qui leur dureté et l'envlsagement de leurs espérances firent dire qu'il [Louis XIU) était trop long à mourir, m"' di hotteville, Kém. I" partie, p. 44.

E.WOI. Ajoutex : — RKM. J. J. Rousseau a dit d'envoi de, au sens de envoyé par: J'ai reçu, monsieur, avec la lettre dont vous m'avez honoré le 46 du mois dernier, celle que vous avez eu la bonté de me faire parvenir d'envoi de H. de T..., Utt. à M. de Saint-Germain, 4 9 avril 4 770. Cotte forme est peu française.

— HIST. xii* s. Eissi erl père i tote» gens, Eissi chascun an une feiz Faiseit ses dons et ses enveiz, BENOIT, Chronique, t. ni, p. 38B, v. 42034.

t ENVOLÉE (an-vo-lée), i. f. Néologisme. Action de s'envoler plusieurs ensemble. Une prose où des vers entiers prennent leur envolée tout à coup, ALFH. DADDBT, Joum. ofie. 44 jnin 4876, p. 4183,

t ENVOLEMENT (an-vo-le-man), s. m. Néologisme. Action de s'envoler. Surpris par ce brusque passage de l'obscurité du panier à la lumière du jour, ils [les pigeons] restent indécis pendant quelques secondes; puis, tout à coup, c'est un envolement immense, unanime, Joum. offic. 23 oct. 4 874,

p. 7464, 4" col.

ENVOLER. Ajoutex : — nEM. Au commencement du xvii* s. on pouvait encore séparer de voler la particule en. La justice et 1^ paix au ciel s'en sont volées, réonier, Ép. i. Et même , Malherbe ne voulait pas qu'on dit : S'est envolé, mais : S'en eat envolé. Lexique, éd. L. Lalanne.

t KNVOLUME , ÉE (an-vo-lu-mé, mée), adj. Ancien terme de marine, qui se disait, par opposition à frégate, d'un vaisseau ayant de grandes œuvre!> mortes. Un vaisseau qui a moins d'oeuvres mortes et qui présente plus de voile au vont en est beaucoup plus vite, outre que, quand il est envolumé, il est beaucoup plus pesant, et cette pesanteur le retarde considérablement, Corrtsp. de Colbert, m, 2, p. »27.

t ENVOYAGE (an-vo-ia-j'), ». m. Terme d'exploitation houillère. Synonyme d'accrochage. On écrit de Piéton au Journal de Charleroi: ... Il y avait 3« mètres de corde entremêlée sur la cuve et sur la cage; le sauvetage était des plus difficiles, car la cage était arrêtée entre deux envoyages, Joum. o//ic. 48 mai 4873, p. 3(75, 3' col.

ENVOYER. — REM. i4;ou/ei : ||4. Ucspréaux a été avec Gourville voir Monsieur le Prince ; Monsieur le Prince lui envoya voir son armée, sÉv. 2 nov. 4673. Cette forme est évidemment incorrecte ; 11 faut l'envoya voir.

t lïOLIDE (é-o-li-d'), s. f. Sorte de mollusque. 1 y a pourtant des mollusques sans coquille, par exemple les doris et les éolides, délicieuses créaturcs du monde do la mer; la doris et l'éolide, pendant la période embryonnaire, ont une coquille, B. BLANCHARD, Itev. dts Deux-Mondes, 4«'aoùl

t ÉOPHYTON (é-o-ft-ton), ». m. Terme d« paléontologie. Plante qu'on trouve dan» le terrain ca«îbrien, le plu» ancien de tons, Rev. horlic. 4» fé»-

— ÊTTM. 'Eto:, aurore, «t çwtà», plante.

t f.OSINB (é-o-zl-n'), ». f. Substance colorée Introduite par M. K. Fischer dans l'étude d«i tissus organiques pour colorer les préparations mierosccpiques, Aead. des se. Comptes rendut, t. Lxxxni,

t ÉPAILLAGE. Ajoutex : \\ 2" Action de débarrasser le drap de toutes les matières végétales, sans que la matière animale perde aucune de ses qualités essentielles; il est synonyme d'épincelago. L» diminution dans les poids et les déchets qui ne sont propres qu'à refondre, résultant du tréfilage, des recuits, du décapage et de l'épaillage, sont évalués en moyenne à 42 p. 400, Enquête, Traité de comm. avec VAnglet. t. i, p. 84 2. Que le bre-

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vet est valable, parce qu'il est pris pour l'obtention d'un nouveau résultat industriel, l'épaillage chimique des tissus en pièces.... Gai. des Trib. s« mars 1876, p. 2»7, <" col.

t ÉPAILLKR. Àjoutei :\\%' Purger le drap de toutes matières végétales.

t ÉPALEMENT. Àjoutex : — REM. L'emploi du mot épalement en langage administratif est bien antérieuràla loi belge citée dans l'article Les lois et règlements donnant aux préposés le droit de vérification, les instructions de la régie ont déterminé le mode d'épalement à employer ; l'épalement d'une chaudière ou alambic a pour objet d'en mesurer la capacité; on pourrait le faire de trois manières, par l'empotement , par le dépotement et par le jaugeage, Manuel des poids et mesures, Paris, <813, p. 5(9.

— HIST. XVI* s. Suivant l'espallement qui en a esté aujourd'hui à la gauge de ce pays, Notiv. Coust. gen. t. i, p. 3)0, col. t.

t ftPALER. Ajoutez : — HIST. xiu" s. Duboestel faire espaeler au moelin ()262), pouqeks, Archéol. franc, t. i, p. 178. ||xiv* s Et auront le droit.... d'espaaler et de justifier lesdites mesures, toutesfois et quantes li cas s'i offerront (<3I4), m. ib.

— ÊTYM. D'après la forme du mot telle que la donne l'historique, il semble venir du lat. e, hors, et palella, sorte de vase (voy. palette, n* 3) : jauger en transvasant.

t ÉPANCHOIR. Ajoute! : Lorsqu'il [le bassin de Saint-FerréolJ est plein, ses eaux s'épanchent en cascades ; mais, dans les temps de sécheresse, ces épanchoirs n'en versent plus, et alors c'est du fond du réservoir qu'on les tire, mabmontel, Wém. vu. La Compagnie [du canal de Briare) a multiplié les épanchoirs et déversoirs, les ports de chargement et de déchargement, oranoez, Yoies navigables de la France, (855, p. H 8.

fÉPARCOlE. Ajoutez : \\ i' Ancienne division territoriale qui s'est conservée en certaines contrées jusqu'à nos jours. L'éparchie correspond en Russie au diocèse, et en Grèce à l'arrondissement.

EPARGNANT. Ajoutez : || i' S. m. Celui qui épargne, fait des économies. Il est permis d'espérer que, dans dix ans, plus d'un million de livrets [de caisse d'épargne scolaire] ainsi distribués auront pu recruter à l'armée des épargnants un million d'ouvriers adultes, Joum. des Débats, H nov. <87«, 2' page, i" col.

t ÊPARS (é-par), s. m. Pièce de bois transversale qui sert à maintenir l'écartement de deux autres pièces plus longues. Dans les charrettes, les chariots, les camions, les tombereaux, les brouettes, les épars supportent les planches du fond, en même temps qu'ils maintiennent les brancards, les limons ou les bras. Dans une chèvre, les épars maintiennent l'écartement des hanches. Dans les civières, les épars maintiennent l'écartement des bras.

— ÉTYM. Le même que espar.

t ÉPARSER (é-par-sé), v. a. Rendre épars. Cette grande blonde.... renverse sa tête arrière pour éparser sa chevelure sur ses reins cambrés,...

BÛBGEB, Salons de t86< à 4868, t. )t, p. 634.

— HIST. xni* s. Il se misent au fuir sans plus attendre, et s'esparsent li uns çà et li autres là,

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