‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 434 sur 754 · H. DE VALENCIENNES, IX · texte numérisé non relu

H. DE VALENCIENNES, IX

— ÊTYM. L'ancienne forme régulière est espardre, du lat. spargere (voy. épars i). Esparsent de l'historique est non le présent, mais le prétérit d'espardre , sparserunt. Acceptera-t-on le néologisme esparser, puisqu'il n'est pas possible de faire rentrer espardre dans l'usage ?

t ÉPAR IIR. Ajoutez : — HIST. xrv* 8. Lesquels compaignons se mistrent et espartirent en pluseurs lieux, pour danser etesbattre en ladittefeste (1387), pouGENS, Archéol. franc, t. i, p. 4 79.

t ÉPATEMENT. Ajoutez: \\ 8' Filaments en forme de patte. Les spores germent en émettant des filaments qui, dès qu'ils rencontrent les globules verts des protococcus, s'y fixent à la manière de tout parasite végétal au moyen de suçoirs ou d'épatements spéciaux, h. dk pabville, Joum. oflie. 53 mars «87î, p. fio««, s- col.

EPAULARD. — ÊTYM. Ajoutez : On a dit que c'était une corruption de poisson au lard; M. Roulin pense que c'est epois-lard, spissum lardum, parce qu'on peut détacher ce lard, comme celui de la baleine, pour en fal-e de l'huile.

ÉPAULE. AjmUez : \\ 7« Terme de tisserand, en Belgique. Synonyme de caneHc,c'està<lire petit tuyau de bois ou de roseau qu'on charge de fil pour faire la trame d'une étofto. Ep Belgique, il D'y a pas d'ouvriers en ateliers ; tout le travail se

fait dans les chaumières; le mari tisse la toile; la fcmmo fait ce qu'on appelle les épaules, les canettes; elle bobine le fil, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. v, p. 322.

— REM. 1. Outre : pousser le temps à l'épaule, qui estdans le Dictionnaire, on dit aussi : pousser le temps par l'épaule, avec l'épaule. Elle [la reine i^lisabeth d'Angleterre] poussait le temps avec l'épaule, LA PISE, Hist. des princes de la maison de Nassau, IV* part. p. 426. Écrivez -moi souvent; vos lettres me donnent courage, et m'aident à pousser le temps par l'épaule, comme on dit dans ce pays-ci, BAC. Lett. 26, à Yitart. || 2. Cette locution a aussi le sens de : hâter dans son impatience la marche du temps. Voici un temps, ma chère enfant, où je n'entends plus rien : quand il me déplaît, comme à présent, et que j'en désire un meilleur, et que je l'espère, je le pousse à l'épaule comme vous; et puis, quand je pense à ce que je pousse, et à ce qu'il m'en coûte quand il passe, et sur quoi cela roule, et où cela me pousse moi-même, je n'en puis plus, et je n'ose plus rien pousser, sÉv. 28 mars 4 689. 1 1 Dans le même sens que Mme de Sévigné, Beaumarchais a dit pousser de l'épaule : « Souvent aux pièces qui m'attachent le plus, je me surprends à pousser de l'épaule, à dire tout bas avec humeur : Eh ! va donc, musique ; pourquoi toujours répéter? n'es-tu pas assez lente?» Lettre sur la critique du Barbier de Séville.

ÉPACLÉE. Ajoutez : || 4* Charge qu'on porte sur l'épaule. Il est revenu du bois avec une bonne épaulée, delboulle , Gioss. de la vallée d'Yères, p. 4 42.

ÉPAULER. — HIST. xni* S. Ajoutez : Et s'il i a aucun qui cheval ait tués Qu'il n'ait sur quoi monter, ou cheval espaulés, Brun de la Montaigne, V. 2644, éd. P. Meyer, Paris, 4875.

t ÉPAULETIER. Ajoutez : \] Il se dit aussi d'officiers qui veulent trop militariser le régime d'une institution.

ÉPACLU. Ajoutez : — HIST. xu* S. Aïax fu gros et quarrez De piz, de braz et de costez : Molt par iert biaz et espalluz, benoît, Rom. deTrot'e, v. 546).

ÉPAVE. — ÊTYM. Ajoutez ; La similitude de son entre épave et Pave avait suffi pour donner lieu à une pratique superstitieuse que Guy Coquille expose ainsi : Ce mot a donné occasion à auscuns chrestiens de facile créance de s'adresser par prière à saint Antoine de Padone de l'ordre de Saint-François pour recouvrer les choses égarées, parce que en ancien langage italien on appelle Patio ce qu'aujourd'hui on appelle Padoûa, en laquelle ville repose et est grandement veneré le corps de saint Antoine dit de Padoue ou de Pade, que d'ancienneté on appelloit saint Antoine de Pave, Instr. ou droit français, p. 44, éd. 4 666 de ses œuvres

ÉPÉE. Ajoutez : — REM. Voici le nom et la définition de difi"érentes sortes d'épées. |{ L'épée des monuments grecs affecte la forme d'une feuille de sauge; elle a deux tranchants; la pointe en est aiguë. Il L'épée romaine a une lame courte et droite; elle est à deux tranchants; la pointe en est à deux biseaux, dont l'angle est plus ou moins ouvert. Il Grande épée d'armes, arme des xii' et XIII* siècles; lame lourde, sans évidement. || Épée fourrée ou à deux mains, grande et lourde épée, à deux tranchants, agissant surtout de taille, à longue poignée pour être maniée à deux mains. Il Épée bâtarde, épée dont la lame était large et plus courte que celle de l'épée ordinaire des hommes d'armes. || Épées jumelles, épées symétriques, disposées de manière à pouvoir être placées deux à la fois dans le même fourreau. || L'épée moderne est une arme aiguë et longue, caractérisée par la forme symétrique de la lame ; elle n'a pas de dos comme en ont les armes d'estoc et de taille ; elle n'a pas de tranchant, ou en a deux ou trois.

t ÉPENDYTE (épan^li-f), ». m. Terme d'antiquité chrétienne. Vêtement usité surtout chez les moines.

— ÊTYM. 'EncvSûnfic, vêtement de dessus, de éittvSûo), vêtir par dessus, de évi, sur, et évèûw, vêtir, de èv, en, et S\io>, entrer.

ÉPERDUMKNT. Ajoutez: \\ 8* Crier éperdument, crier de toutes ses forces. L'on n'entendait presque rien à l'intérieur de la salle, à moins que l'orateur ne criât éperdument, Monit. univ. 43 nov.

4868, p. 447), 5* COl.

ÉPERON. Ajoutez : || 13* La veine de l'éperon, veine qui est voisine du lieu où l'éperon pique d'ordinaire. Le barbe avait probablement été malade; car plusieurs épingles entourées d'un nœud

de crin, et fixées, soit au cou de Scham, soit sur le trajet de la veine de l'éperon (les Anglais la saignent quelquefois], témoignaient que le barbe avait dû perdre beaucoup de sang, e. sue, Ondolphin Arabian, ch. vi. || Dicton normand : Il faut le saigner à la veine de l'éperon, se dit en parlant de quelqu'un qu'on soupçonne de faire le malade. || 14° Terme de chirurgie. Éperon, saillie résultant, dans l'anus contre nature, de l'adossement des deux portions de l'intestin accolées l'une à l'autre derrière l'ouverture fistuleuse. Mémoire sur les anus contre nature dépourvus d'éperons, VELPEAU, Paris, )836.

t ÉPEUILLAGE (é-peu-lla-j', 11 mouillées), (. m. Terme de fabricant de drap. Synonyme d'épaillage (voy. épaillage, n* 2, au Supplément). Un procédé chimique d'épeuillage des draps.... la description jointe à un brevet d'invention pour l'épouillage chimique du drap en pièces, Gaz. det Trib. 4 7 avril 4 874, p. 36», 2* col.

— ÊTYM. É..., pour es..., préfixe, et l'anc. franc. peul, brin, paille, du lat. pHus, poil.

t ÊPHÊBIE (é-fé-bie), s. f. Terme d'antiquité grecque. École où les jeunes gens recevaient l'éducation. L'ouvrage de M. Albert Dumont intitulé: Essai sur l'éphébie attique ; recueil formé pour la première fois de toutes les inscriptions relatives à cette école de la jeunesse athénienne, p. delau-

NAY, Joum. OfjjiC. 4 6 nOV. 4876, p. 9376, 3* COl.

— ÊTYM. "EçTieia, de lfr,êoi (voy. éphèbe).

t ÉPHÉBIQUE (é-fé-bi-k'), adj. Terme d'antiquité grecque. Qui a rapport à l'éphébie. Le recueil d'inscriptions éphébiques formé par M. Wescher, RENAN, Saint-Paul, vu.

ÉPI. Ajoutez : Il 9* Couronnement de métal, de plomb, de faïence , de terre cuite ; c'était une pointe plus ou moins ornée qui surmontait le» extrémités de la ligne supérieure d'un toit.

t ÉPIANGIOTIQUE (é-pi-an-ji-o-ti-k'), adj. Terme de botanique. Corps épiangiotiques, nom donné à cette partie des rayons médullaires qui ne se dissout pas dans l'acide sulfurique concentré, par opposition au reste de ces rayons qui s'y dissout à la façon de la cellulose, fremy, Acad. det se. Comptes rend. t. lxxiv, p. 4 4 6.

— ÊTYM. 'Eni, sur, et àyftXov , vaisseau.

t ÉPIATION. Ajoutez : L'épiation des seigles s€ fait régulièrement, la paille est forte et haute,

Joum. OffiC. 27 avril 4874, p. 2968, 4" col.

t ÉPIBATE (é-piba-f), s. m. Nom, à Athènes, des soldats qui faisaient le service à bord des navires de guerre.

— ÉTYM. 'EitiSâTTic, de ÈKiSïivw, entrer dans monter sur, de ir.l, sur, et poivw, aller.

ÉPICE. Ajoutez : Il 4° Arbre aux quatre épices le ravansara aromatica, Sonner, bâillon, Dict. de botan. p. 248.

ÉPICER. Il i' Ajoutez : Lorsqu'il s'agit de juger de leurs contestations, ils les épicent à leur caprice et d'une manière toute exorbitante. Arrêt du Conseil, 5 déc. 4749.

t ÉPICHORIAL, ALE (é-pi-ko-ri-al , a-1'), adj. Terme d'anatomie. Oui a rapport à l'épichorion. Membrane épichoriale.

t ÉPinÉMIOLOGIQUE(é-pi-dé-mi-o-lo-ji-k'), ad]. Qui a rapport à l'épidémiologie, aux épidémies. Un mémoire de cet homme de l'art (le chirurgien major Colvill, Anglais] , lequel n'est pas moins intéressant au point de vue topographique qu'au point de vue de la maladie objet de sa visite [la peste], a été récemment communiqué à la Société épidémiologique de Londres, Joum. oflie. 48 juin

4876. p. 4293, 2* COl.

t EPIDERMÉ. Ajoutez : || î* Terme de beaux-arts. Se dit d'un tableau qui s'écaille. Ce qui a dû vraisemblablement égarer le jugement des savants administrateurs préposés à la classification des tableaux du Musée, c'est que certaines parties (la tête de l'ange, par exemple) ont été très-épidermées, Opinion nation. 3 août 4 875, 2- page, 6* col

ÊPIEU. Ajoutez : Il a* Au moyen âge, arme à hampe, dont le fer large et épais avait la forme d'une feuille de sauge ; la douille portait une barre de fer transversale, nommée la croix, qui lui était réunie par une chaînette.

t 2. EPIGONE. AjouUz : || 2* Fig. Ceux qui forment la seconde génération dans un parti, dans une opinion, etc. Il faut se garder de confondre Tocqueville avec les doctrinaires et surtout avec les épigones du doctrinarisme , les conscrvaleurt de notre temps, scherer, le Temps. 4 7 août )87«, 3* page, 4* col.

ËPIGRAMME. Il 4* Ajoutes : François 1*' était i

EPI

EPO

EPS

table, quand on lui présenta une épigramme qui lui plut fort, et, en mangeant, il disait sans cesse : Ah ! la bonne épigramme 1 Un bon gentilhomme qui ouU cela dit après au maître d'hôtel : Est-ce quelque viande nouvelle? Hé I je vous en prie, faites-nous en goûter, talleuant des réaux, Hisl. t. VI, p. M8, éd. «835. Cette historiette est empruntée à BoucHBT, Serées, m, 35.

t ÉPILOGAGE (é-pi-lo-ga-j'), s. m. Néologisme, iction d'épiloguer, de chercher à redire. La discussion, la délimitation, l'épluchage et l'épilogage sont devenus, surtout en ce temps-ci, de véritables maladies, a. sand, Hist. de ma vie, 6* part, ch. V.

ËPII.OGnK.i4;ou(«2:||S*Esprit d'épilogue, disposition à épiloguer, à trouver à redire. Ce qui n'est point changé, c'est la défiance de la gauche, son opposition systématique, son esprit d'épilogue cl de chicane, le Peuple français , (3 avril <»70. Il Cet emploi fort douteux d'épilogue a pourtant une raison dans le verbe épiloguer.

ÉPILOGUER. Ajoutez : \\ 4" Récapituler, remémorer(emploi inusité). J'avais des Phyllisàlatète; J'épiais les occasions; J'épiloguais mes passions, CORN. Lexique, éd. Marty-Laveaux.

t ÉPI LOIR (é-pi-loir), s. m. Petit instrument servant à épiler; on en trouve parmi les objets préhistoriques, Je Temps, as août 1874, 3* page, \" col.

t ÉPIMÉLÈTE (ép-i-mé-lè-f), ». m. Nom, sous les Ptolémées, en Egypte, d'intendants des fi- Dances.

— ÉTYM. 'E7ci(ie>riTii;, celui qui a soin de, qui surveille, de èiti, sur, et (leXéoiJiai, prendre soin.

f 2. ÉPINAGE (é-pi-na-j'), s. m. Épines qu'on lie autour d'un jeune arbre pour le protéger dans sa première croissance.

ÉPINARD. Ajoutez :\\i' Épinard de muraille, un des noms vulgaires de la pariétaire, guy, l'Algérie, 1878, p. 40t. Il 4° Un des noms de l'épinoche, poisson.

— ÉTYM. Ajoutez : H. Devic, Dict. élym., donne à épinard une tout autre origine que épine. Suivant lui, le mot est arabe-persan, isjinâdj , isfanûdj , aspanâkh; toutes les langues romanes n'ont pu s'entendre, le mot n'existant pas en latin, pour dénommer l'épinard d'après un de ses caractères qui n'a rien de frappant, à savoir deux ou quatre petites pointes épineuses placées à la surface du calice ; mais il leur a été facile de s'entendre pour donner à cette plante des noms dérivés de celui qu'elle porte en son pays natal ; car cette plante, jadis inconnue en Europe, croit spontanément en Perse. L'argumentation de M. Devic parait certaine; et il n'est guère possible de tirer le portugais espinafre de espinha, épine. Mais il est visible aussi que , dès que ce mot s'est introduit en français, la langue l'a aussitôt confondu avec les dérivés d'espine; témoin espinar, qui est le nom du hérisson dans le Renard.

ÉPINE. Ajoutez : Il 8» Terme de savonnerie. Robinet situé à la partie inférieure de la cuve, p. POIKÉ, Ifotions de chimie, p. 2»«, Paris, (869.

t ÉPINGLAGE (é-pin-gla-j'), s. m. || l'Action d'enlever avec une épingle. Les vendeurs font aisément disparaître les grains de ladrerie au moyen de ce qu'ils appellent l'épinglage ou le raclage, Joum. olfic. 4" nov. 4878 , p. 7834, 4" col. || i' Dans l'industrie des appareils à gaz , action d'épingler, c'est-à-dire de nettoyer avec une épingle les petits trous par où sort le gaz qu'on allume, lorsque ces trous sont bouchés par l'espèce de suie que le gaz produit à la longue.

ÉPINGLE. — HIST. xvi* S. Ajoutez : Le crieur est tenu avant la feste de monseigneur saint Jacques, d'aller par la ville, avec sa clochette et vestu de son corset, crier la confrérie; item, doit àchasque pèlerin et pèlerine quatre épingles pour attacher les quatre cornets des mantelets des hommes et les chapeaux de fleurs des femmes. Règlement de la paroisse de Saint-Jacques de l'Hôpital de Paris, dans Courrier de Vaugelas, t" janv.

ÉPINGLE, ÉE. Ajoutez : || 2* Fig. Terme d'atelier. Tiré à l'épingle. Son pinceau [de Willems] est plus mince que celui de M. Alfred Stevens, et même un peu épingle, bOrger, Salons de 4884 à

4868, t. II, p. 384.

ÊPINGLIER. Ajoutez ; || Épinglier-grillageur, celui qui fait toute espèce de grillage de til de fer ou de laiton. Tarif des patentes, 4 858.

t ÉPINGLINE (é-pin-gli-n'), t. f. ÉtolTe de laine formant des côtes d'une lisière i l'autre, dans le

genre des velours épingles. À Roubaix, fabricant 1 de popelines, épinglines,chatiies-soie et fantaisies, Alm. DidotBotlin. 4 875, p. a7»3, 4« col.

t ÉPIPÉRIPUERIQUE (é-pi-pé-ri-fé-ri-k') adj. Terme de psychologie employé par Herbert Spencer. Se dit du gmupe de sensations causées par la périphérie externe, ribot, Psyekol. anglais», p. 4V4.

— ETYM. 'Etiî, sur, et périphérique.

ÉPISCOPAL. Ajoutes: — HIST. xvi* s. Ung »ça-

vant docteur en théologie, son confesseur [de Charles Vlll], qui avoit nom Jehan de Rely, constitué en dignité episcopale [coopéraà la traduction en langue vulgaire de la Bible, qui fut faite sous ce prince], Épistre exhortatoire aux Spistres, Ifouv. Testam. éd. Lefebvre d'Etaples, Paris, 4525.

t ÉPISCOPISANT (é-pi-sko-pi-zan), adj. m. Abbé épiscopisant, abbé aspirant à l'épiscopat, FURETii:RE.

t ÉPISÈME. Ajoutez : \\ »• Terme d'archéologie grecque. Signe distinctif. Le bras gauche couvert d'un bouclier qui a pour épisème un grand astre,

DE WETTE, Joum. OffiC. 24 mars 4878, p. 4975,

I" col.

ÉPISODE. Ajoutez : || 4* Terme de l'art dramatique ancien. Partie de la tragédie qui est entre deux chants du chœur. Le prologue est ce qui se récite avant le premier chant du chœur; l'épisode, ce qui se récite entre les chants du chœur ; et l'exode, ce qui se récite après le dernier chant du chœur, corn. Disc, du poème dramat.

t ÉPISTATE (é-pi-sta-f), ». m. Épistate des bourgs, nom, sous les Ptolémées, en Egypte, d'espèces de juges de paix.

— ÉTYM. 'Eniaxôtriç, préposé, de iip£(iToi|iat (voy. épistase).

t ÉPISTILBITE (é-pi-stil-bit-f), s. f. Terme de minéralogie. Silicate double de chaux et d'alumine cristallisée.

t ÉPISTRATÉGE (é-pi-stra-tè-j'), ». m. Nom donné, sous les Ptolémées, aux gouverneurs généraux de l'Egypte supérieure.

— ÉTYM. 'ETiiotpdcTiTifo?, général en sous-ordre, de èiti, à, et «tparriifo; (voy. stratège).

t ÉPITAPiilER (é-pi-ta-fié), ». m. Collection d'épitaphes. Les inscriptions conservées dans les épitaphiers de Paris, Annuaire, Bulletin de la Société de l'histoire de France, année 4874, p. 4 99. (Article de M. A. de Boislisle sur Colbert.)

t ÉPITE. Ajoutez : — ÉTYM. C'est peut-être l'angl. spit, broche.

ÉPITHALAME. Ajoutez : — REM. Selon Vaugelas, p. 37 de l'édit. in-4', 4 704, ce mot est dos deux genres, mais plutôt masculin que féminin. Aujourd'hui, il est toujours masculin.

ÉPÎTRE. Il 4* Ajoutez : || Épltre farcie, s'est dit autrefois des couplets satiriques qui se chantaient dans les fêtes de l'Âne, des Fous, etc. C'était une imitation burlesque des épltresqui se disent à la messe.

ÉPLORÊ. Ajoutez : — REM. Épleuré est mieux dit qu'éploré, quoique tous deux soient bons, vau- GEL. Remarques, édit. in-)2, 4600, p. 583. Aujourd'hui, on ne dit que ( ploré.

t EPLOREMEN r (é-plo-re-man), ». m. Action de se mettre en pleurs; état de celui qui est éploré. Malgré les roucoulements, les éplorements d'Adoua et de sa sœur, a. daudet, Joum. offic. 46 no-

Vemb. 4874, p. 7868, 2' COl.

ÊPLUCHEMENT. Ajoutes .-—HIST. xvi* s. Il vaut mieux descendre à l'examen et espluchemint de ce qui reste; ce que nous allons. Dieu aidant, pratiquer au traicté suivant, baudon, Trois livres des charmes, sorcelages ou enchantements, 4 583, p. 409.

ÉPONGE. Ajoutez : || 1' Éponge liturgique, éponge dont, chez les Grecs, le diacre se sert pour purifier le disque ,ou la patène, et faire tomber dans le calice ce qui pouvait y être resté du pain sacré.

ÉPONGER. Ajoutez : — HIST. xin« s. Confessez s'est sans nul délai ; Et si s'cspunge et si s'espure. Que conscience a nete et pure, gautier de coincv, les Miracles de la sainte Vierge, p. 600 (abbé Poquet).

t ÉPONTAGE (é-pon-ta-j'), ». m. Action de débarrasser un végétal des pontes d'insectes nuisibles. L'épontage ramène la pyrale à son état normal; les pontes étaient, tout simplement, écrasées entre les doigts.... l'épontage devra être appliqué quelques jours après la naissance du papillon, PELLET, dans Trav. de la comm. dép. contre le phylloxéra, Perpignan, 4 874, p. 89 et 90. Je conseille l'échaudagC; pratiqué lorsque la vigne dort, comme complément de l'épontage, lo. ib. p. 94.

L'épontage, préconisé par M. V. Andoufn, en 4837, «tpar M. Vautrin de Lamotte, en 4857, lu. ib. p. 89. Il n'y aurait qu'à aider à la multiplication de la petite chalcide pour ajouter un moyen puissant contre le phylloxéra i ceux de la sulAiration et de l'épontage, ib. p. 451.

— ETYM. È.... pour e».... préfixe, et ponte.

t ÉPONTER (é-pon-té), v. a. Pratiquer l'épontage.

t ÉPONTEUR (é-pon-teur), ». m. Celui qui pratique l'épontage. Colles-IA [feuilles] renferment la chrysalide de la pyrale; elles doivent être coupées, placées dans le sac que l'éponteur devra porter sur lui, et brûlées, pbllbt, Trav. de la comm. départ, contre le phylloxéra, Perpignan, 4874, p. 407.

t ÉPONTILLE. — ÉTYM. Ajoutez ; Il y a une origine bien plus probable que celle qui est donnée au Dictionnaire; c'est l'ital. punlello, étai (comparez esponton, de l'ital. sponttme, pontone).

t EPONVIHIE (é-po-nimie), ». f. Fonction de l'épouyme ; durée de celte fonction.

— ETYM. 'Emi)vu(j,ia, de inciv\<|io;, éponyme.

t ÉPONYMIQCE (é-po-ni-mi-k'), adj. Qui appartient à l'éponymie. Pontificat annuel et éponymique.

t ÉPOQUE, ÉE (é-po-ké,kée), adj. Terme de droit. Dont l'époque, dont la date est donnée. Les autres faits, négligemment époques, semblent se rapporter à la lin de 4889 et' au commencement de 487o, Gaz. des Trib. 27 juill. 4873, p. 722, s» col.

— REM. Époque est un pur néologisme et bien peu utile, puisqu'on a daté.

t ÉPOULAKDAGE. Ajoutez : Au fur et à mesure que les tabacs en feuilles exotiques sont mis en œuvre dans l'atelier de l'époulardage. Instruction du 30 juin 4832, sur le service des manufacl. de tabacs, art. 48.

ÉPOUSÉ. Ajoutez : || 8* Être épousés, se marier, en parlant des deux conjoints. Il y a douze ou quinze jours qu'ils se sont épousés, halh. Lexique, éd. L. Lalanne.

t ÉPOUSSÈTEMENT (é-pou-sè-te-man), ». m.

Synonyme d'époussetagc. Un simple époussètement suffit quelquefois à les troubler [les coloristes],

E. BERGERAT, JOUm. Offic. 9 janT. 4877, p. 306, 4- col.

ÉPOUSSETTB. — HIST. Ajoutez : xiv* s. Couvrotures, ventrières, espousetes pour chevaux, Compt. de Valcnciennes (comm. par M. Caffiaux).

ÉPOUVANTABLE. Ajoutes : — REM. Épouvantable signifie capable de causer une épouvante. Par conséquent on ne doit pas dire : Une frayeur épouvantable. X la vérité , épouvantable se dit, par exagération, de ce qui est excessif, monstrueux, mais c'est toujours d'objets qui peuvent causer l'épouvante.

ÉPOUVANTAIL. AjouUX : — REM. Malherbe, Lexique, éd. L. Lalanne, a dit épouvantaux au pluriel, comme travaux de travail.

— HIST. Ajoutez : XH* s. Quant li espoentens doit oisiaus esmaier, (i Romans d'Alixandre,

ÉPREUVE. Ajoutez : || 10» Liqueur d'épreuve, nom donné à des préparations toxiques que les nègres de l'Afrique tropicale emploient pour connaître si un accusé est coupable ; s'il résiste i l'empoisonnement, il est absous. L'écorce de mancône fournil une de ces liqueurs d'épreuve. || Arbre d'épreuve, au Gabon (Afrique), la fève do Calabar, physostigma renenosum, baiI-LON, Dict. de bot. p. 247. Il U° Terme de turf. Une des manches de la course en parties liées.

— REM. 1. On a dit : à toutes épreuves. Avccnn esprit sublime, une doctrine universelle, une probité à toutes épreuves, la bhuy. viii. || 2. En photographie, l'épreuve négative est proprement la première image dans laquelle toutes les position* sont inverses de la réalité.

ÉPROUVETTE. ^joufez: || Éprouvette 4 ressort, appareil employé pour éprouver les poudres de chasse; c'est une sorte do peson, sur l'une des branches duquel est monté un petit mortier, dans lequel on introduit environ un gramme de poudre.

t ÉPROUVEUR (é-prou-veur), ». m. Celui qui est chargé de fairî, l'épreuve des armes à feu. L'éprouvcur verse la charge de plomb mesurée avec une chargette, ou introduit la balle. Décret du 4 9 juin 4 865, portant règlement sur l'épreuve des armes à feu portatives, section iv, art. 22.

t EPSOMITE (è-pso-mi-t'), s. f. Sulfate de magnésie qui se rencontre en veines ou en efflorescences,et aussi en dissolution dans certaines eaux minérales.

EQD

ÉPUISABLE. Àjouiex .'Et la colère en mol n'est pas plus épuisable Que le (lot dans la mer immense et que le sable Dans l'orageux désert remué par les veuts, V. Huoo, la Libéralion du territoire.

ÉPUISEMENT. Ajoutez : || 6" Terme de chimie. Traiter une substance jusqu'à épuisement, la soumettre à différent» traitements, jusqu'à ce qu'elle ne contienne plus rien du principe qu'on veut en extraire.

— HIST. xiv*s. Épuisemens d'iaue («347), tabin, irchiv. adminis. de la ville de Reims, t. u, 2* part. p. U34.

t ÉPUISEDR (é-pul-zeur), *. tn. Celui qui épuise.

— HIST. XIV* 8. XIX journées de fessiers et d'espnseurs ((347), vawn, Arch. admin. de Reims, t. u, »• part. p. (138.

t ÊPULAIRK (é-pu-lê-r'), adj. Qui a rapport aux repas, à la table. L'office du roi de Pologne et les mets nationaux lorrains, fragments d'une étude sur les mœurs épulaires de la Lorraine, par Jules Renaud, Nancy, <875.

— ÈTY>1 Lat. epularis, de «pui», aliments, mets, t ÉPURATEUR (é-pu-ra-teur), s. m. Partie des

machines à papier continu destinée à l'épuration de la plte.

t ÉQDANIMITÉ. Âjoutei : La constance, équanimitc, persévérance, sont égales entre elles, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

ÉQUARRISSEUR. ÀjouUX .H «"Celui qui éqnarrit le bois. Équarrisseur de bois, Tarif des palent«s, <858.

t ËQDASILLEMENT {é-ka-zi-lle-man, I( mouillées), s. m. Terme de boucherie. État du bosnf qui s'éqnasille. Le bœnf tombant sur lui-même, l'éqnasillement n'est plus à craindre.... Joum. offic. « mai (873, p. 3239, t" col.

t ÉQUASILLER (S') (é-ka-zi-Ué, Il mouillées), o. réfl. Terme de boucherie. Se dit du bœuf dont les muscles et tendons se déchirent, quand il tombe sous le coup du marteau. II arrive très-souvent que le bœuf, violemment étourdi, tombe les jambes de derrière écartées, et alors, suivant l'expression consacrée dans la boucherie, il s'éqnasille, c'est-à-dire que les tendons et les muscles se déchirent par la violence de la chute et causent dans l'intérieur des cuisses de graves désordres qui font que ta viande est moins bonne, Joum. ofjic.

H mai <873, p. 3229, 3* COl.

— ÉTYM. Quasi 2. Le quasi est un morceau de la caisse.

EQUATEUR. Ajoutes .•||4' Equateur d'un aérostat, le cercle qui en marque le milieu. De la partie supéricnrede la soupape jusqu'à l'éqnateur, un filet soutient par des cordes nombreuses une nacelle en forme de barque, Joum. offic. 29 janv. 1877, p. 688, 2' col.

t fiOl7ATORIALE.MErrr (é-koua-to-rl-a-le-man), adv. D'une manière éqnatoriale, c'est-à-dire perpendiculairement à la ligne qui joint les pôles. On nomme diamagnétiques les corps qui se placent équatoriaicment.

ÉQUESTRE. Ajoutez : 1| 4' Biens équestres, en Prusse, biens qui appartiennent aux chevaliers, aux nobles, Joum. offic. •« nov. <872, p. 7045, t" col. Il 5" Propre à la cavalerie. L'état de ruine de la population équestre, bocheb, Rapport à VAssembl. nolton. n' <9)0, p. 3). La création et le perfectionnement des races équestres, id. t6. p. 43.

t ÉQUIDÉS (é-kui-dé), s. m. pi. Nom donné à Tensemble des animaux do la famille du cheval.

t ÊQUIDOMOÏDE (é-kui-do-mo-i-d'), s. m. Figure polygonale, dérivée de la pyramide. La célèbre coupole de Brunelleschi, qui couronne le dôme de Florence, est un équidomoïde, Joum. oUJic. 4 sept.

4873, p. 5720, 3'col.

t ÉQUILIBRATION (é-ki-li-bra-sion), t. f. Mise, maintien en équilibre. || Particulièrement. Maintien en équilibre du corps de l'homme. Ce sont les expériences de M. Flourens sur les canaux semi-circulaires qui ont fait connaître les troubles de l'équilibration, vuuian, le Progrès médical, * mai (876, p. 3<«.

ÉQUILIBRE. Ajoutez ; W «• Terme de physique moléculaire. Équilibre chimique, l'état relatif des molécules chimiques des corps. II y a là 'dans la formation et la décomposition des éthers] toute une statique relative aux équilibres chimiques, ber- THOLF.T, la Synthèse chimique, p. 474, Paris, (876.

1 ÉQUILDNE (é-ki-lu-n'), J. m. Terme d'astronomie. Moment oii la lune traverse l'équateur, soit en passant de la déclinai.son boréale à la déclinaison australe, soit en passant de la déclinaison ausvale à U déclinaison boréale, ainsi dit par com-

EQU

paralson à l'équinoxe du soleil. Le jour de l'équilune, la lune, sur toute la surface de la terre, demeure à peu près douze heures sur l'horizon et douze heures sous l'horizon. Entre deux équilunes consécutifs se trouve toujours un lunistice, et entre deux lunistices consécutifs se trouve toujours un équilune (voy. lunistice au Supplément). Ces phénomènes coïncident avec nos points astronomiques critiques, tels que apogée , périgée lunaire , lunistice, éqnilnne, coïncidence de déclinaison lunaire et solaire, h. de parville, Joum. offic. 47 mars

4872, p. 4910, 3- col.

— ÊTVM. Lat. scquus, égal, et luna, lune.

t ÉQUIN. Ajoutez : Il 2° Équine, au féminin, se dit quelquefois pour chevaline (qui vaut mieux). Y a-til présentement en France une population équine capable de répondre à l'appel qui lui serait fait, le jour de la guerre? bocheb, Rapport, n" 4 94 0, à l'Assemblée nationale, p. 7.

ÉQUINOXE. Ajoutez : — HIST. xm» s. Car 11 livres fait mention Qu'il iert li equinoction Qui est à l'issue d'iver, Gautier de coincï, les Miracles de la sainte Vierge, p. 470, publiés par Vahbé Poquet.

ÉQUIPAGE. Ajoutez : || 10° Terme d'astronomie. Sorte d'oculaire. Les astronomes ne font point usage de cet oculaire, qu'on appelle équipage terrestre; ils ne se servent que de l'équipage céleste, qui renverse les objets, et n'est composé que d'un oculaire à un on quelquefois à deux verres, parce que le simple verre, quand il est d'un court foyer, rend les objets un peu courbes, delambre. Abrégé d'astr. p. 4 9, dans pougens

t ÉQUIPE. Ajoutez : — HIST. xv s. Fut frappée fia quintaine, dans une joute nautique] sans séjour par quatre eqnippes, c'est assavoir..., iiantellier, Glossaire, Paris, 48S9, p. 28.

ÉQUIPE.MKNT. IIS" En administration militaire, le petit équipement, le linge et les chaussures. A côté de ses habits, le soldat reçoit ce qu'on appelle le petit équipement, c'est-à-dire les eflets de linge et chaussure, Joum. olfic. 49 dée. 4873, p. 7940,

2» col.

ÉQUIPER. Ajoutez ! Il 5* Équiper une machine, un appareil mécanique, les garnir de tous les agrès nécessaires, et les mettre en état de fonctionner. Équiper une chèvre, équiper une chèvre à deux brins.

t ÉQUIPIER (é-ki-pié), s. m. Homme d'équipe, Gaz. des Trib. 25 sept. )87o. Le sieur Charles S..., cordonnier, est tombé accidentellement dans une bouche d'égoùt qu'un équipier venait d'ouvrir en enlevant la plaque, ih. 34 mai 4873, p. 547, 3»col.

ÉQUIPOLLENCE. Ajoutez : Il 3* Terme de mathématique. Méthode des équipollences, méthode dans laquelle on considère les droites tracées sur un plan dans des directions quelconques; puis, les représentant par des notations qui impliquent à la fois la grandeur et la direction, et cherchant à exprimer les relations géométriques qui lient entre elles les diverses parties des figures planes, on arrive à établir un calcul dont les règles sont les mêmes que celles du calcul algébrique ordinaire. Exposition de la méthode des équipollences, par G. Bellavitis, traduit de l'italien par Laisant, capitaine du génie.

t ÊQUISÉTIQUE (é-kui-sé-ti-k'), adj. Terme de chimie. Acide équisétique, acide naturel identique à l'acide maléique.

— ÊTYM. Lat. equisetum, nom botanique de la prêle.

+ ÊQUITEH (é-kni-té), t;. a. Néologisme. Chevaucher. Il ne lui en coûtait pas de parler le patois, d'équiter pour ia montre des chevaux nus, de manger au cabaret, o. sand, Rev. des Deux-Hondes, 4 5 mars 487S.

— REM. Ce latinisme , sollicité sans doute par équitation, est inutile ; car on a chevaucher. En tout cas , équiter, contenant ec[uus , comme chevaucher contient cheval, ne convenait pas ici. Le mot propre était monter.

— ÊTYM. Lat. equitare (voy. équitation).

t ÉQUIVALEMMKNT. Ajoutez : Ces clubs en plein air eussent facilement et équivalemment suppléé le Panthéon, babeuf, Pièces, u, 4 59.

— REM. La citation de Bossuet, au Dictionnaire, se comprendra mieux donnée intégralement. Se soumettre aux Pères de Bâle, c'était, au fond, et, comme on parle, équivalemment recevoir le concile de Constance, Boss. Projet de réunion, Réflexions sur Molanus, 2« part. ch. v, 3.

ÉQUIVALENT. Ajoutez : || «• X l'équivalent, d'une manière équivalente. La masse des profits

ÉRI

et des salaires de nos usines, que les admissions libres [d'objets importés] alimentent, est de beaucoup supérieure aux pertes qu'elles peuvent faire subir à quelques producteurs que la force des choses combat bien plus dangereusement encore que la liberté de l'admission à l'équivalent, p. boiteau, Joum. des Débats, 2 mai 487», 3» page,

t ÉRAIGNIE (é-rè-gnie), *. f. Nom vulgaire, en Normandie, de la nigelle, delboulle, Glost. de (a vallée d'Yères, p. 449.

ÉRAILLER. — HFSr.^;ou<M:im' s. [Le diable] Mautalentis, chaus et boulans, Erraailliez et reboulans. Noirs et cornus, lais et couez [muni d'une queue], Gautier de coincy, les Miracles de la sainte Vierge, p. 4 43 (l'abbé Poqnet).

— ËTYM. Ajoutez : M. Boucherie, Rev. des langues romanes, oct. 4873, p. 642, développant la conjecture de M. Scheler, le tire de exradiculare, formé de radere, comme fodieulare, lequel a donné fouiller, est formé de fodere. Â cette conjecture, on est en droit d'opposer l'exemple nonvellemeat trouvé et cité ci-dessus, oii érailler est écrit erraailler, en quatre syllabes. C'est le plus ancien texte qu'on ait pour ce mot. Mais peut-être l'autorité de Gautier de Coincy n'est-elle pas assez grande pour écarter une étymologie qui , rendant compte de ce mot composé, est très-plausible. En tout cas, on remarquera que érailler et railler sont un même mot, et que l'étymologie radiculare convient aussi à ce dernier.

t ÉRALLOIR (é-ra-loir), s. m. Nom, dans ITonne, d'un bâton armé de quatre on cinq fourchons, qui sert à fouler les raisins dans un tonneau, 1m Primes d'honneur, Paris, 4873, p. 325.

t ÉRANE (é-ra-n'), s. m. Terme d'antiquité. Nom d'associations religieuses chez les Grecs, qui finirent par ne plus se distinguer des thiases, foucart, Des associations religieuses chez les Grecs, p. 2.

— ÉTYM. 'Epavo;.

t ÉRANIEN, ENNE (é-ra-niin, niè-n'), adj. Synonyme d'iranien (voy. ce mot au Dictionnaire) ; on le préfère présentement. Le nom d'éranien, de langues éraniennes est incontestablement plus correct que celui d'iranien , de langues iraniennes qu'emploient un grand nombre d'auteurs, a. hovelacque. Linguistique, p. 24 8, Paris, 4 875.

t ÉRANISTE (é-ra-ni-sf), s. m. Membre d'un érane. Les éranistes du Pirée, folxart. Des associations religieuses chez les Grecs, p. 404.

— ÉTYM. 'EpaviaTT,;.

t ÉRATO. Ajoutez : || 2* La 62' planète télescopique, découverte en 4860 par MM. Fœrster et Lesser.

j ERBIUM(èr-bi-om'), s. m. Métal découvert avec le terbium, dans l'yttria, par M. Mosander.

ÉRÉMITIQUE. Ajoutez : — HIST. xvi's. [Célestin] ne voulant laisser pour la dignité papale sa façon de vivre heremitique, pabamn, Chron. de Savoye,

t ERGERON (èr-je-ron), s. m. Nom, en Belgique, d'un limon jaunâtre, sableux et calcaire qui recouvre le dépôt caillouteux, Rev. anthropol. t. u, p. 409.

t ERGOTERIE. Ajoutez: — HIST. xvi* s. Ny plus ny moins que nos bons et premiers pères pussent convaincre les nouvelles ergoteries de ceux qui sous une vaine fiance de leurs esprits nous voudroient faire accroire le contraire, est. pasquier, Recherche, ix, 40.

t ERGOTISTE (èr-go-ti-sf), s. m. Celui qui a l'habitude, la manie d'ergoter.

— HIST. XVI' s. Cicero disoit que, quand il vivroit la vie de deux hommes, il ne prendroit pas le loisir d'estudier les poètes lyriques; et je trouve ces ergotistes [en philosophie] plus tristement encores inutiles, mont, i, 4 79.

f ÉRIGÉ (é-ri-sé), f. m. Nom d'un cépage, dans le département de ia Meurthe, les Primes d'honneur, Paris, 4 872, p. 4 44.

t ERICUTUON (é-ri-kton), s. m. Nom donné par quelques auteurs à la constellation du Cocher.

— ETYM. Lat. Brichthonius, roi d'Athènes, changé, d'après le poëme de Germanicus , en une constellation nommée aussi Auriga, Cocher.

t ÉRIGONE (é-ri-go-n') , s. f. La 4 63' planète télécospique, découverte en 4876 par M.Perrotin.

— ÊTYM. 'HoiTÔvri, fille d'Icaie.

t ÉRINÉE (é-ri-née) ou ËRINOSE ( é-ri-nô-z'), s. f. Nom d'un cryptogame qui attaque la vigne, il parle du coupe-bourgeon, signalé par Ridel ea 47sa, du ver de vigne ou teigne de la grappe, de

ESB

Cérinée ou érinoie, cryptogame étudié depuis par M. Dunol, Joum. oflic. 23 oct. tsn, p. 7I6S, 3° col.

t RRINITE (é-ri-ni-f), ». f. Terme de minéralogie. Arséiiiate de cuivre cristallisé.

t ÉBISTALE (é-ri-sta-r), t. m. Genre d'insectes diptères. La vase noire y est peuplée des larves blanches de l'éristale gluant, appelées communément vers à queue de rat, qui allectionnent le.s mares putrides, a. badau, il»», des Deux-Mon<Ui, «"juin <874, p. 718.

t ERMAILLË. AjouUx : — REM. ErnutiUé ou trmaiUi signifie proprement vacher , et est le même que ormai'JWfvoy. ce mot au Supplément).

KRMINKTTE. Ajoutet : — REM. L'erminette est un instrument de charpentier qui a, du marteau, la tète plate et grosse, et, de la huche, la lame large et coupante; seulement cette lame n'est pas dans le plan du manche de l'instrument, mais dans un plan perpendiculaire à celui du manche.

ERMITE. Ajoute! : || 8° Nom d'un papillon, papilio briseis, carteron, Premières chasses, Papillons et oiseaux, p. 60, Hetzel, (866.

t ÉRODER. — HIST. XVI' S. Ajoutez : 11 tomba en un crachement de sang par une defluxion erodente et pour s'estre trop efforcé, bèzb, Vie de Calviri, p. t37.

ERRATIQUE. — HIST. || xvi* s. Ajoutez : X faire mal gist son entendement, Peu de cervelle et moins de jugement La font [une dame] superbe, erratique , inconstante , desportes , Diverses amours ,

ERRE. Ajoutez : — REM. Malherbe, Lexique, éd. L. Lalanne, a fait masculin ce mot au sens d'errement : Il y a ici un autre livre nouveau fait par Bandole.... on m'a dit qu'il continue toujours ses premiers erres de parler contre un homme qu'il ne nomme point. C'est un archaïsme ; erre était masculin dans l'ancienne langue.

t ERRÊPHORE (è-rré-fo-r'), s. f. Terme d'antiquité. Femme portant les choses saintes dans une cérémonie religieuse. Il [le péplum de Minerve] était l'ouvrage des errépbores qui le brodaient de leurs mains virginales, L. de ronchaud, Joum. ofUc. 25 août 1872, p. B689, i" col. Des figures debout, lesquelles auraient toute la rectitude de cariatides ou d'erréphores, h. houssaye, Rev. des Deux-Mondes, i" fév. «87S.

— ÊTVM. "E^^Tiçépoç ou à^friçopoç, origine incertaine (à part fooo;, qui porte), les uns voyant, dans la première partie du mot, une syncope d'ijS- ^riTo;, secret : portant les choses secrètes ; les autres, à cause de la forme ipanfoçoi, le mettant en rapport avec 'Epuio, fille de Cécrops, ou bien interprétant ipcni, au sens de prémices : portant les prémices.

t ERRONÉ.«ENT. Ajoutez : Les journaux de Vienne, ignorant ou ayant oublié que le comte de Montemolin est mort depuis plusieurs années, ont fait erronément partir ce prince pour l'Espagne, le Mémorial diplomatique, dans Joum. des Débats, » oct. 1868, 2' page, 4' col.

t ÊRPSSAGE (é-ru-sa-j'), s. m. Action d'érusser.

t ÉRCSSER (é-ru-sé), v. a. Se dit, dans Maineet-Loire, pour effeuiller les pousses des ormes et des frênes dirigés en têtards, les Primes d'honneur, Paris, 1872, p. 168.

t ERVALENTA (èr-va-lin-ta), t. f. Substance alimentaire qui est à peu près la reralenta déguisée sous un autre nom.

— ÊTYM. Composé barbare du lat. ervum, ers, et lens, lentille.

t ÉRYTHRINE. Ajoutez : || 2" Terme de minéralogie. Arséniate de cobalt cristallisé, qui présente une belle couleur violette.

t ÉRYTHRISMK (é-ri-tri-sm'), s. m. Terme d'anthropologie. Il se dit lorsqu'un individu aux cheveux d'un rouge vif se rencontre dans une population aux cheveux noirs ou très-foncés, et lorsqu'on ne trouve dans cette population aucune autre couleur intermédiaire pouvant faire croire à l'existence d'un mélange de races.

— ÊTYM. 'Epy6pà;, rouge.

t ÉRYTHRITE (é-ri-tri-f), ». f. Terme de chimie. Principe sucré naturel, analogue à la glycérine.

t BSBIONER (S') (è-sbi-gné) ou EXBIGNKR (èksbi-gné), V. réfl. Terme populaire que Gcnin reproche à l'Académie de n'avoir pas mis dans son Dictionnaire. S'échapper. L'amant s'esbigne en disant.... désaugiers. Parodie de l'opéra de la Vestale. Ce mot se trouve aussi dans les vers écrits par Jérôme Paturot, avant de s'asphyxier.

ESC

— ÉTTM. Génin le dérive de btgnê, pioche, et, trouvant dans le dialecte napolitain »fcijnor« dan» le même sens que le mot français, veut qu'il ait été introduit i Naples par les soldats de Charles Vlll. Erreur; le mot est d'origine italienne, et se trouve dans les Donné euriote de Goldoni (u, J3 ) ; Arlequin s'y sert da cette expression qui, par conséquent , n'appartenait pas seulement au dialecte de Naples, mais aussi à celui de Bergame (ou peut-être de Bologne, où la scène se passe). L'auteur (ou l'éditeur) l'explique par svigno, que le dictionnaire de Buttura traduit ainsi : décamper, sortir de la vigne (probablement comme un maraudeur). Buttura donne un exemple tiré du Malmantile. Le mot est donc originairement italien, et l'origine pleinement éclaircie (pélix bovet).

t ESBROUBE. Ajoutez : || Vol h. l'esbroufe, vol qui consiste en ce que des compères bousculent une personne qui vient de toucher de l'argent et la volent.

t ESBROUFECR. Ajoutez ;||J' Celui qui fait le vol à l'esbroufe. Celui des deux csbroufeurs qui est resté entre les mains de la police a refusé de faire connaître son nom et son domicile. Gaz. des Trib. 4 mai 1870.

t ESBROCSSER. — HIST. AjouUz : xu« s. Jereboam un serf Salomon se esbrucat, e fclenesscment révélât encuntre sun seigneur. Rois, p. 298. ESCABELLE. Ajoutez : \\ 2» Piqueur d'escabelle, s'est dit pour parasite, piqueur d'assiette (furbtière).

ESCADRE. Ajoutez .- — REM. En tant que divisions d'une flotte, on distingue les escadres par la couleur du pavillon : l'escadre blanche, l'escadre rouge, l'escadre bleue, l'escadre bleue et blanche.

ESCADRON. Ajoutez ■ — REM. l.Dans la cavalerie, le chef d'escadrons commande à deux escadrons. Il 2. L'escadron est l'unité de la cavalerie, comme le bataillon l'est dans l'infanterie. |{ 3. On trouve scadron, aujourd'hui inusité. De leurs vaillans scadrons et de leur conducteur, chrestien des CROIX, Rosemonde, acte u.

t ESCAFE. Ajoutez :\\2' Soulier, chaussure. Repas qui eut lieu dans une chambre pleine de vingt laquais dont l'escafe et le gousset servaient de cassolette, Lell. à la duchesse de BouiUon sur un repas fait à la Conciergerie, dans Corresp. lilt. 10 mai <86<.

— ÉTYM. Ajoutez : M. Devic, Dict. étym., dit que, pour ce mot et escarpin, il est difficile de ne pas songer à l'arabe askaf, isksf, ouskoitf, sakkaf, tous mots signifiant cordonnier. Cela est vrai ; mais, comme on ne peut guère détacher escafe i'esca^gnon, et que escafignon ou eseafilon, qui est le même, a des sens dont on ne pourrait rendre compte par l'étymologie arabe, il convient de chercher ailleurs (voy. escafignon au Dictionnaire).

t ESCAFILOTE. — HIST. Ajoutez : xïV s. Prendre garde à l'escafilote [enveloppe de la noix]. Qui grans biens senefie et notte, Dits de Watriquet de Couvm, p. B8.

t ESCAFIGNOPf. — ÉTYM. Ajoutez : Bscafillonei eu le sens d'écale, de brou de noix : xiv s. La nois que nature desnue De s'escorche, tant qu'elle est nue. Et l'eschafillons nés [net] et nus. Nous est examples contenus. Puis c'en est d'enfance mués. C'en doit nés estre et desnués De vilanie et d'autre vice. Dits de Watriquet de Couvin, p. 58. Le brou de noix se dit à Valenciennes écafion, à Mons scafion. D'autre part. Du Gange, à scafones, a : XV' s. Trois paires d'escaffignons de cuir — Escafignons ou chaussons. Ces exemples montrent que escafignon est le même que eseafilon, au sens de chaussure, dans Froissart cité au Dictionnaire. Mais escafiUon, on vient de le voir, signifie aussi cosse, écalc, brou de noix. La forme la plus simple est donnée par le parler de Valenciennes et de Mons : écafion, scafion, qui ont été développés en escafignon ou escafiUon. Cette forme exclut l'étymologie que M. Scheler [Dits de Watriquet, p. 427) donne de escafiUon, au sens d'écale, à savoir : le flamand schelve, cosse. 11 faut trouver un radical qui puisse suffire aux diverses significations. Or on trouve : bas-lat. scafa, cuiller à pot, dans Fortunatus, Du Cange ; scafja, gousse, mot italien suivant Du Cango ; nous avons ici en scafion, escafiUon, le sens de gousse ; en escafignon, celui de chaussure. C'est le lat. scapha, barque, qui se prête le mieux, en raison de la forme de la barque, à prendre ces diverses acceptions, t ESCALAUEUR (è-ska-la-deur), ». m. Celui qui I

ESC

Ui

escalade. Tollà pourtant cei esealadeurs de murailles, ces preneurs de villes,... Lelt. du P. Duchéne, 6»' leilre, p. 4. Esraladeur de cerisiers, R. TôprFFH, flTout). Voyages en zigzag,

t ESCALOPE. Ajoutez :\\f Nom, chee le* épiciers, de (ïves sans robe et à cotylédons séparés.

t F.SCAMPATIVOS. Ajoutet ; —REM. Chateaubriand a dit escampative : Il était évident que l'on méditait une escampative, Mém. d'ouirt-Umbe, (éd. de Bruxelles), t. in. Fuite du rot,/» part atm Mme de Chateaubriand.

ESCAPADE. — HIST. XTT S. Ajoutez : J'ay fait cesto escapade [digression] pour la mémoire de Vuillon [Villon], un de noz meilleurs poètes satyriques, fauchet. Œuvres, l6)o, f su», recto.

t KSCARBODILLKR. — HIST. Ajoutez : xu« t. Ains aureie par carbonées Trestout escarbelMé II mort, Que nule des armes emport, Perteval U Gallois, V. 2328.

— ETYM. Ajoutez : L'exemple du nr siècle oti escarbellier a le sens de détruire par le feu, montre bien que etcarbouiller ou (»carbtl(»r tient à etcarbille et à charbon.

E.SCARCELLE. Ajoutez :— Rf.M. Scarron a dit escarcine : Un beau beaudrier de chamois, Auquel pendille une escarcine, Virg. iv.

t ESCARGASSAGE (è-skar-ga-sa-j'), ». m. Dégraissage des déchets de laine destinés à être ensuite filés et tissés ; se dit de l'opération et de l'établissement où elle se fait. Un violent incendie vient de dévorer l'établissement d'escargassago occupé par le sieur Lingre, rue des Fabricants, i Roubaix.... ce bâtiment, rempli de déchets gras, est complètement anéanti, Joum. offic. ii fév.

1876, p. 1324, I" col.

t ESCARGASSE (è-skar-ga-s'), ». f. Machine à ouvrir les toisons feutrées et les déchets de laine et de coton ; c'est un démêloir; elle est le résultat des améliorations successives apportées aux batteurs qui ont reçu les noms d'abord de diable, puis de loup. L'escargasse, qui a été inventée vert 4842-1845, est composée de deux cylindres k aiguilles recourbées, très-solides, an forme de dents de sanglier.

— ÊTYM. Escargot, à cause de la forme des cylindres de la machine; ce nom ne parait usité qu'à Tourcoing et à Roubaix.

t ESCARGASSER (é-skar-gasé) , t>. a. Traiter par l'escargasse les toisons feutrées et les déchet* de laine et de coton.

ESCARGOT. Il 2° Ajoutez : || Nom d'un organe de certaines machines-outils , entre autres de la machine à raboter. || 4* S'est dit pour lampion, parce qu'on se sert quelquefois, à cet effet, de coquilles d'escargot. Ils ont été portés en triomphe,... cinq cent mille escargots ont brûlé en leur honneur et gloire dans beaucoup de villes [de Lorraine!, LeU. du P. Duchêne, 104' lettre, p. 5. || 6' Sorte de voiture. Thérèse Bachelu, avec son air de vierge gothique, emplissait de ses douze falbalas l'intérieur d'un escargot qui avait, à la place du tablier, une jardinière pleine de roses, o. flaubirt, l'Éducation sentimentale, t. i, p. 36).

t ESCARGOTAGE (è-skar-go-taj'), ». m. Aetlon de détruire les escargots. Dans le célèbre Clos-de- Vougeot, l'opération de l'escargotage a eu pour conséquence heureuse la capture de soixante-dix doubles décalitres d'escargots. Moniteur univ. 30 mai 1868, p. 75), 2' col.

ESCARMOUCHE. || Attacher l'escarmouche.... Ajoutez : Je prétends attaquer mon adversaire [Jurieu], et, pour attacher l'escarmouche, je produis six propositions impies, scandaleuses, etc. tirées de ses écrits, batlb, LeU. à MinutoU, 27 août )69).

— HIST. Il xvt* s. Ajoutez : Quelqu'u.' de ces pensers contre moy conjuré Me dresse l'ecamourche et va pressant mon ame, ■DiaTOKii.%,\Èlégies,l, «.

ESCARMOUCHER. — HIST. Ajoutez : XIV s. Si fist on aucuns compaignons monter sur courchiefs pour escarmucher, J. lebbl, Yrayet Chroniques, 1. 1, p. 63.

ESCARPIN. — fiTYM. Ajoutez : M Devic, Dict. étym., fait remarquer l'analogie de ce mot avec l'arabe askaf, cordonnier (voy. escafe au Supplément), et demande si l'arabe ne devrait pas être pris en considération. Mais la forme ancienne du mot est e»choptn, l'r y est épenthétique, et il faut le rapprocher plutôt de «.ïcope et de esca/îjnon (voy. ces mots au Supplément) que de l'arabe.

t ESCARPINER. Ajoutez: S'il fût ici demeuré jusqu'à la fin de nos leçons, il eût pu y appremlro quelque chose de bon, qu'il ne trouvera pas i

ESC

Page 1