‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 436 sur 754 · EST · texte numérisé non relu

EST

ET

t KSSARDKH. — ÉTYM. AjoiUex : Es.... préfixe, et sort, varech : frotter avec du sart (voy. sart).

I KSSARTIS (è-sar-lt), s. m. Terrain où l'on a fait l'ossartage. Des ouvriers occupés à extraire de la pierre dans un essartis du château de Bellozane, crès Gournay, Rev. d'anthrop. t. m, p. «77.

t KSSAVAGE (è-sè-ia-j'), t. m. Action d'essayer. Quand on songe au mal que donne l'essayage d'une pauvre petite paire de gants, 1« Temps, to janv. 4 877, 2» page, 5' col.

ESSAYER. Ajoutex : || 9* Mettre à l'épreuve, et, par extension, fatiguer. Les critiques ne manquent jamais ces sortes de réflexions, parce qu'on les peut faire sans essayer beaucoup son esprit, mon- TESQ. Lett. pers. Introduction.

2. ESSE. AjoiUex : Il 8° Esses pour boutons de chemises, pour chaînes.

t < . ESSEAU. Ajoutez : || Nom , dans le département d'Eure-et-Loir, des prises d'eau sur les rivières. Dans la vallée de la Biaise, sur une longueur de trente kilomètres, toutes les prises d'eau, ou esseaux, sont ouvertes à la même heure, les Primes d'honneur, Paris, 4872, p. 20.

— Misr. Esseau est le même que aisseau (voy. ce mot), et signifie par conséquent planchette.

f 2. ESSEAO. — ÊTYM. Ajoutez : Esseau et esselle ne sont qu'une forme l'un do l'autre. Lo premier désigne un appareil pour mesurer le fumier, le second un appareil qu'on met sur le dos des chevaux et des ânes pour le transport du fumier, du bois, etc. et tous deux représentent lo latin axiculus, petite planche (voy. Aïs), qu'on retrouve dans aisseau, et, en un autre sens, dans essieu.

t ESSfiE (è-ssce), s. f. Nom, dans l'Aunis, d'une large pioche, Gloss. aunisien, p. 4 03.

— ETYM. Bas-lat. assiata , du lat. ascia, hache, t ESSELLE. Ajoutex: — ÉTYM. Voy. KSSEAD 2 an

Supplément.

t ESSfiNlSME (è-ssé-ni-sm'), t. f. Caractère des Esséniens et de leur institut.

t KSSENTER (è-san-té), e. a. Se dit beaucoup en Normandie pour garnir de bardeaux ou d'ardoise les pièces de charpente qui sont à découvert dans la construction des maisons et dont les intervalles sont remplis en galandage.

— ÉTYM. Sssente ou aissante (on écrit aussi aissanter) (voy. aissante au Dictionnaire).

ESSEPÏTIELLEMENT. — HIST. AjOUUl : XU' £. Cil ki par l'espir et par la char pechierent, toz tens essentialment vivant, muirent [meurent] senz fin et en la char et en l'espir, li Dialoge Grégoire lo pape, 4 870, p. 4 96. Altre chose est vivre bieneurousement, et altre chose est vivre essentialment, ib. p. 263.

t ESSÉVÉ (è-ssé-vé), adj. m. Lait essévé, nom, dans le Calvados, du lait écrémé, ainsi dit parce qu'on y nomme sève du lait la crème, les Primes d'honneur, Paris, 4 870, p. 64.

— ÉTYM. Bs.... préfixe, et téve.

t ESSOMMAGE (è-so-ma-j'), s. m. Nom, dans l'Yonne , de l'ébourgeonnement de la vigne, les Primes d^honneur, Paris, 4873, p. 324.

— ÉTYM. Es.... préfixe, et, sans doute, l'anc. franc, som, le haut, du lat. summus (voy. sommet).

ESSOR. Ajoutez : || 6' Terme de fauconnerie. Plumes d'essor, dites aussi vanneaux, plumes allongées, roides et fortes de l'aile des oiseaux, et surtout des oiseaux de proie.

t ESSORANT. Ajoutex : || Par extension. Ce homard, avec sa broussaille de pattes, de cornes et ses yeux essorants, fait presque peur, p. chaulnes, Joum. Ofjic. 7 nOV. 1874, p. 4342, 1" col.

ESSORER. Il S'essorer. || Au fig. Notre esprit rampe bien plus facilement qu'il ne s'essore, Gabriel NAUDÉ, Apologie, vin, cité par sainte-beove, article sur Naudé, Porlr. littéraires, n.

t ESSOREUSE (è-sso-reù-z'), s. f. || !• Femme qui essore le linge. || 2* Machine à sécher le linge; c'est un cylindre tournant à la vapeur, à clairevoie , et faisant sortir par force centrifuge l'humidité du linge mouillé qu'on y introduit.

ESSOUFFLER. — IIIST. Ajoutez : \\ xiW s. Bien soies tu venus, Robin; Cas tu qui les si essouflés? — Que j'ai? Las? je sui si lassés Que je ne puis m'alaine avoir. Théâtre franc, au moyen âge. Palis, 4834, p. 440.

ESTACADE. Ajoutez : || Dispositif employé pour garantir les ponts contre les corps flottants et les brûlots. Il Estacade flottante, estacade composée de pièces de bois réunies bout à bout par des anneaux et des chaînes ; cette estacade est placée obliquement en travers de la rivière. || Estacade fixe, estacade composée de pilots réunis ensemble pir des

moïses. Il s* Dans les chemins de for, plate-forme supportée sur un bâti en bois ou en maçonnerie, et destinée à faciliter le chargement du combustible sur les locomotives.

ESTAME. Ajoutex : || V Laine peignée. Serges, cadis et autres étoffes dont la chaîne est de laine peignée appelée estame..., dont la chaîne e«t de laine peignée d'estame, j*fr. du Conseil, 4» janv.

ESTAMPE. Ajoutex : Il «• Expressions de nouvelle estampe, s'est dit pour expressions d'un caractère nouveau. Ce style consiste en certaines expressions do nouvelle estampe, auxquelles ces orateurs de ruelle ont voulu comme clouer l'éloquence, pour parler comme eux, db codrtin, la Civilité française, p. 469, Paris, 4 «95.

— SYN. estampe, GRAVURE. Estampe, empreinte de la planche gravée : c'est le mot propre pour désigner l'image, l'espèce de tableau que l'on obtient par le moyen de la gravure en taille-douce. Il est plus correct et plus exact, en ce sens, de dire estampe que gravure ; c'est à tort que l'usage de cette dernière locution a prévalu depuis quelques années, bodtard, Oict. des arts du dessin, Estampe, )«28.

t ESTANCE. Ajoutex : — ÉTYM. L'ancien français estant , debout, du lat. stare (voy. ester).

t ESTAVELLE (è-sta-vè-l'), s. f. Nom languedocien de certaines fontaines temporaires. On a peine à comprendre, au premier abord, qu'une fontaine temporaire , coulant à un ou deux kilomètres en amont d'une source pérenne, se trouve cependant située sur le même cours d'eau souterrain, et n'est pour l'orifice inférieur qu'une espèce de soupape de dégagement; ces fontaines supplémentaires sont désignées en Languedoc par le nom d'estavelles, récemment introduit par M. Fournet dans le langage scientifique, É. reclus, to Terre, i, p. 3I5.

t ESTERPE (è-stè-rp'), ». f. Nom, en Dauphiné, d'une large pioche.

— ETYM. Lat. extirpare, extirper (voy. ce mol). Comp. au Supplément étrèpe et exterpb.

t ESTHE (è-st'), adj. La langue esthe, ou, substantivement et au masculin, l'esthe, la langîie de l'Esthonie. M. Wiedemann a présenté à la séance du 4 3 novembre de l'Académie impériale des sciences de Saint-Pétersbourg la première partie de son grand ouvrage sur la grammaire de la langue esthe, Joum. ofUc. 22 déc. 4873, p. 8026, 3' col.

t ESTHÉSIE (è-8té-zie), s. f. || !• Terme de physiologie. L'ensemble des sensations. || 2* Le sentiment esthétique, proudhon , du Principe de l'art, p. 223.

— ÉTYM. AtiBrioiç, sensation.

t ESTHÉSIOMÈTRE ( è-sté-zi-o-mè-tr' ) , s. m. Terme de médecine. Instrument destiné à déterminer l'état de la sensibilité tactile, soit normale, soit altérée.

— ÉTYM. AUSnoiç, sensation, et (lérpov, mesure. t- ESTHÉTICIEN (è-sté-ti-siin), s. m. Celui qui

étudie l'esthétique, qui s'occupe de l'esthétique. C'était un esthéticien de première force, un trèsgrand poète, d'un art très-raffiné et très-compliqué, th. oadtier, Portr. contemp. Ch. Baudelaire.

4 . ESTHÉTIQUE. Ajoutex : Cette science [la théorie des beaux-arts] en général pourrait être appelée métaphysique du beau, et le nom d'esthétique me semble bien exprimer cette idée ; elle peut se subdiviser en poésie, en éloquence, en peinture, en sculpture, en gravure, etc. qui ne sont des arts que par rapport à l'exécution, mais qui sont de véritables sciences par rapport à la théorie, beausobhk, Dissertations philosoph. p. 463, 4 7B3. Cette science du beau, ou, si l'on vent, cette philosophie du sentiment que Baumgarten appela l'esthétique, est enseignée avec beaucoup d'importance et d'éclat dans les universités allemandes, ch. blanc. Grammaire des arts du dessin. Préface.

ESTIMATIF. Ajoutez : 1| 2" Un estimatif, nn état, un devis estimatif. Aussi accordons-nous la plus grande confiance à l'estimatif établi par M. le ministre, à la page 7 de son rapport, et qui se résume comme suit, krantz, Joum. offlc. ae juill.

4 876, p. 5545, 3' col.

ESTIMÉ. Ajoutex : || 3* Terme de marine. Point estimé, point qu'on déduit à l'aide des renseignements fournis par l'estime, Acad. des se. Comptes rendus, t. Lxxxn, p. 534. 11 On dit de même : hauteur estimée, latitude estimée.

t ESTIVANDIËR (è stivan-dié), t. m. Nom, dans Tarn-et-Garonne, des ouvriers ruraux, dits aussi solatiers, qui font les travaux de la moisson et du

battage des graini , la Primes fhonntMr, Paru ,

— ÉTYM. Dérivé de estivant, part, présent de estiver 3 (voy. ce mot an Dictionnaire).

t 3. ESTIVB (è-stl-T'), ». f. Dans l'Aubrac, unité exprimant la valeur de la consommatioa d'une têl« de bétail pendant une saison, et sur le pied de laquelle on paye la dépaissaoce de chaque tête, du 20 mal au 4ï octobre, «. mouton, Joum. offlc. 24 mars 487«, p. 2070, 4" col. L'eilive d'une vache à lait ou d'un bosuf à l'engrais se paye de 20 k 26 francs, id. ib.

— BTYM. Lat. jMliim», d'été (voy. nTivct « an Dictionnaire.

ESTOC. Ajouttx .•||8' Armes d'estoc, armes qui agissent spécialement par la pointe ; armes d'estoc et de taille, armes qui peuvent agir par le tranchant et par la pointe.

ESTOCADE. AjouUx : — REM. L'estocade était une épée de longueur; elle avai* une coquille qui couvrait la main.

ESTO.MPER. Ajoutex : || Fig. Chandelier de fer, que la brume estompe, v. hooo, le> Rayons et les Ombres.

FiîTRAGON. — RTY.M. Ajoutex : H. Devic, Met. étym., n'admet pas que le lat. draconem soit l'origine d'estragon. Il met d'abord en avant les difficultés phonétiques, puis, rapprochant le» formes taragona , targone et l'anc. franc, (argon (targon , que les jardiniers nomment ej(rajon , RAB. V, 29), il s'adresse au nom arabe-persan do la plante, tarkhoUn. Cette étymologie paraît la véritable; mais M. Devic ajoute qu'il n'est pas impossible que les Arabes aient emprunté leur tarkhoun au grec Soâxwv.

ESTRAPASSKR. Ajoutex : [Dans une conversation que Mme des Ursins eut avec le marquis de Louville, elle dit à son interlocuteur] qu'il l'avait estrapassée de toute manière, tiémoirts secrets du marquis de Louville, Paris, 4 848, in-8*, t. 11, p. 43 (voy. au Dictionnaire strapasser, qui n'est qu'une autre forme de ce mot).

t ESTRASSE. Ajoutez : C'est le même que strasse (voy. ce mot au Dictionnaire).

— ÉTYM. Patois langued. estrassd , gaspiller, laisser perdre; provenç. ei(ra«ar;espagn. esiraxa, lambeaux; ital. straccio, lambeau, loque, straeciare, lacérer; d'une forme latine fictive eztraetiare, dérivé du lat. eilraclus (voy. extrait) (note communiquée par M. Emile Durand).

t ESTURIE (è-stu-ric), ». f. Dans le quartier de Cette, nom d'un filet fixe pour la pêche. Statistique des pèches maritimes, 4 874, p. 4 4 5.

— ETYM. Ce parait être un dérivé dn lat. »(are, être à demeure ; il y a en effet un bas-lat. estus, qui veut dire état.

ET. Ajoutex : \\ 7* Bt cela, se dit pour ajouter quelque chose sur quoi on insiste. Il a rendu ce service , et cela sans espoir de retour. || Et a été employé seul en ce sens-là. Il [Dieu] ne s'est point contenté de nous apprendre à dire avec un chalumeau quelque vaudeville , et de mauvaise grâce , HALH. Lexique, éd. L. Lalanne. 11 n'a point Tallu détourner la Meuse, comme vous m'écrivez qu'on le disait à Paris, et ce qui serait une étrange entreprise, RAC. Lexique, éd. P. Hesnard. ||8' Et moi aussi, et toi aussi, etc. représentant au positif un membre de phrase qui précède et qui est au dubitatif. Quand ils payeront tous, et moi aussi, malh Lexique, éd. Lalanne.

— REM. Ajoutez : || 7. Quand deux membres de phrase sont joints par et et que le premier n'a pas d'inversion, on ne fait point d'inversion dans le second. Voici dans Régnier nn exemple d'Inversion en ce cas: On apporta la nappe, et met-on le cou vert, Sat. X. En voici nn second : S'il y avait de* dieux, ils se vengeraient d'elle. Et ne la verrait-on on si Hère on si belle, réonisr, Élég. m. Cette tournure, qui a un caractère archaïque, pourrait très-bien être employée. || 8. Ce ne sont pas seulement les substantifs joints par el que l'on peut séparer (voy. I» n* 4 ), ce sont aussi les adjectifs. Après une si belle action et si utile, sÉv. 9 août 4«7&. || 9. Vaugelas, dans ses Remarques, citant cette phrase: En votre absence et de madame votre mère, croit qu'il est bon d'éviter cette tournure, qui n'est pas régulière; que mettre en celle avant de madame votre mère serait trop lourd, et qu'il faut chercher une autre manière de dire. Ajouter en celle rend la phrase régulière; mais je no puis m'empêcher de regretter une ellipse aussi simple et aussi claire , et je ne voudrais pas la condamner absolument. Je regrette aussi la liberté de construi lion

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