ESS
Londres ; tous ces étrangers aiment trop à escarpiner et battre la semelle, oui patin , Lett. t. ii,
2. ESCARUE. Ajoutez : || i' Éclat, fragment, es- ([uille. Ce marbre est le plus dur à travailler, et l'on y tailie difficilement des choses fines sans que le fer y produise des escarres. Œuvres de Benvenuto Cellini, trad. L. Lcclanché, Traité de In sculpture, ch. iv, ou t. ii, p. 384.
t KSCART. — ÊTYM. Ajoutez : Bien qu'il soit fort difficile de rechercher sans historique l'étymologie d'un mot embarrassant, néanmoins on peut citer ici, ne fût-ce que pour mémoii'e et exemple : xii' 8. X mun uncle m'estot aler. Nul autre escard n'i sai trover, benoIt, Chron. de Norm. V. 9282. Escard a dans ce passage une signification qui n'est pas sans quelque rapport avec notre escart. Les écoliers disent aussi escor.
ESCLANDRE. Ajoutez : il 3° Désastre, destruction (sens vieilli;. Gravelines a reçu un horrible esclandre du feu qui a pris aux poudres ; pins de la moitié de la ville a été renversée, oui patin, Lett.
t. Il, p. (39.
ESCLAVAGE. — REM. Ajoutez : || 2» Vaugelas n'aimait pas beaucoup mieux esclavage qu'esclavitude ; car il terminait sa note par ces mots : ■■ Il faut éviter l'un et l'autre, tant qu'il est possible, et je ne suis pas seul de cet avis {Rem. p. 399, de l'éd. in-4* de 1 704). » Le puriste s'est trompé sur le sort d'un de ces mots ; esclavage est entré pleinement dans l'usage.
t ESCLOT (è-sklo), s. m. Nom, en Dauphiné, d'une espèce de sabot tout en bois d'une seule pièce.
— ^ ÊTYM. Ane. franc, esclo , trace, vestige des pas, prov. esclau, qui viennent, d'après Diez, de i'anc. haut-allem. slag, corrompu en sclag, allem. moderne Schlag, coup.
t ESCLOTIER (è-sklo-tié), s. m. Fabricant d'esclots.
t ESCOMPTABLE (è-skon-ta-bl'), adj. Qui peut être escompté. Rentes françaises, 3 p. <00, escomptables, jouissance <870, la Semaine financière, <9 fév. <870. La matière escomptable est très-réduite pendant les périodes de stagnation, DE WARU, Enquête sur la banque, 1867, p. <73. La Banque de France escompte aujourd'hui toute la matière escomptable, béhic. Enquête sur la Banque, (867, p. 275.
T ESCOMPTEUR. Ajoutez : — HIST. xvi" s. Je moy François Rabeles, médecin de monseigneur du Bellay, confesse avoir receu de M* Benvenute Olivier, escompteur de Rome, la somme de trente dculx escus d'ore en ore (<648), ita est, Rabelais, manu propria, dans Rev. des docutn. hist. par cba-
BAVAY, sept.-OCt. (876, p. 35.
t 2. F^COPETTE (è-sko-pè-f), s. f. Diminutif de escope ou écope, instrument dont on se sert pour évacuer l'eau ou les matières demi-liquides. Une grille retient au passage les immondices les plus grosses, que l'on enlève à l'escopetle, pour aller les porter dans une toue rangée le long du chemin de halage, maxime du camp, Rev. des Deux- Mondes, <•' juin. 1873, p. 25.
t ESCOR (è-skor), s. m. Terme des enfants dans les jeux à courir. Espace, avance qui appartient au poursuivi et que doit accorder le poursuivant. Donne-moi de l'escor (voy. escart au Dictionnaire et au Supplément).
fESCRAHURE (è-skra-mu-r") , s. f. Terme de verrier. Nom donné aux scories du verre fondu. On extrait une autre portion [du cristal fondu].... »ous la forme d'escramures ou écrcmures, pour enlever les parties impures qui sont remontées à la surface... les escramures, le verre détaché des outils, les rognures, les pièces manquées et le verre gaspillé pèsent beaucoup plus que le cristal converti en objets vendables. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. vi, p. 650.
ESCRIMER. Ajoutez : || 7' S'escrimer d'un mot, en user à tort et à travers. Or pour maintenant ne se dit point; ce mot est la cheville ordinaire des vieux poètes français ; surtout du Bellay s'en est fort escrimé, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.
ESCROC. Ajoutez : — REM. Mme de Sévigné a employé, comme Ménage, escroc au sens de parasite, d'écorni fleur. La princesse de Tarente me mena.... chez une fort jolie femme de Vitré, qni m'en avait priée aussi (car il me semble que vous me prenez pour un escroc), sévigné, 4 août
t ESCUBAC (è-ska-b&k), i. m. voy. usguBBAC au Dictionnaire.
t ESCCDO (è-sku-do), ». m. Nom de différentes pièces de monnaie étrangères. L'escudo espagnol est, d'après la loi du 26 juin 1864, une pièce d'argent de 10 réaux, valant, au pair, 2 fr. 60. L'escudo de oro des lies Philippines vaut, au pair, 10 fr. 20. L'escudo du Chili vaut 9 fr. 45.
— ÉTYM. f^spagn. escudo, écu (voy. Écu).
t ESCULENCE (èsku-lan-s'j, s. f. Latinisme. Qualité savoureuse. C'est la gastronomie qui fixe le point d'esculence de chaque substance alimentaire, BRILLAT-SAVARIN, Physiol. du goût. Méditation m.
— Etym. Lat. esculenlia, de esculentus, bon à manger, de escula, diminutif de esca, chose à manger, avec le suffixe erUo, signifiant pourvu de.
t ESCURIEU (è-ku-rieu), ». m. Ancienne forme d'écureuil. Les escurieux ne dansèrent point au Louvre [dans le ballet], malh. Lexique, éd. L. Lalanno (voy. écureuil).
t ÉSÉRINE (é-zé-ri-n'), s. f. Terme de chimie. Alcaloïde retiré de la fève de Calabar, semence du phytostigma venenosum , henneguy. Étude sur l'action des poisons, p. 75, Montpellier, 1875.
— ÉTYM. Éséré , nom donné par les indigènes à la fève de Calabar.
t ESHERBER. Ajoutez : — HIST. xiV S. Pour esserber le curtil, les blez et les aveinnes (1336), VARiN, Archives administr. de la ville de Reims, t. Il, 2« part. p. 750.
t ÉSO-NARTHEX ( é-zo-nar-tèks' ) , s. m. Narthex intérieur. X l'intérieur, les trois divisions sont fidèlement respectées : le chœur, le narthex, l'éso-narthex ; cette dernière n'est généralement qu'un cloître à arcades : pourtant dans quelques cas.... l'éso-narthex est fermé et surmonté d'une sixième coupole, de vogOé, Rev. des Deux-Mondes,
16 janv. 1876, p. 297.
— f.TYM. 'Etrw, en dedans, et narthex.
ESPACÉ. Ajoutez : || 2' Espacé de, en quoi on a
mis, par intervalles, ceci ou cela. Des pyramides de chocolat de la compagnie coloniale, des bols de café à fleurs, espacés de petits verres à liqueur, garnissaient les planches de l'étalage, de goncouRT, Germinie Lacerteux, ch. vu. Ils descendaient, suivaient.... des lignes de maisons brisées, espacées de jardins, m. ib. ch. xii.
ESPACER . Ajoutez : — REM. La locution de Saint- Simon : s'espacer au sens de parler en détail, a été reprise ; et en effet elle peut l'être. On s'étonnera peut-être que nous fassions autant de bruit et que nous nous espacions autant, comme dit Saint-Simon, à propos d'un objet si insignifiant en apparence, à propos d'une pipe , Extr. du Joum. de Bolbec, dans Joum. offic. 17 fév.. 1874, p. 1319, 2« col.
t ESPAGNEN (è-spa-gnin), s. m. Plant d'une espèce d'olivier. Les colons ont adopté pour cette production spéciale [olives en saumure] les plants de picholin et l'olive de Séville ou î'espagnen, Journ. offic. 16 nov. 1874, p. 7630, 2' col.
ESPAGNOL. Ajoutez : \\ Adj. Qui est relatif à l'Espagne. Chemins de fer espagnols. L'Amérique espagnole.
ESPAGNOLETTE. Ajoutez : — REM. C'est vers 1784 que l'usage de l'étoffe dite espagnolette s'introduisit en France. Vers cette époque [1784] parurent les robes à la turque, à la musulmane ; les étoffes espagnolettes, musulmanes, circassiennes, E. de la bédollière, Hist. de la mode, ch.xiu.
t ESPAGNOLISME (è-spa-gno-li-sm"), s m. Patriotisme espagnol étroit. L'espagnolisme et la bigoterie stupide, ces deux plaies de tous les petits centres en Esgagne , morel-fatio , Rev. histor. t. III, p. 408.
ESPALMÉ. Ajoutez : Un vaisseau espalmé de frais va beaucoup mieux à la mer que quand il a été un mois ou six semaines à la rade, Correspondance de Colbert, m, 2, p. 333, Voyage de Seignelay en Angleterre.
t 2. ESPAR (è-spar), f. m. Nom d'un cépage de l'Hérault, Joum. offic. io août 1874, p. 5742, 1" col.
t ESPARNINE (è-spar-ni-n'), s. f. Nom d'un cépage dans les Hautes-Alpes, les Primes d'honneur, Paris, 1872, p. 441.
ESPÉRANCE. Ajoutez : || B* Terme du calcul des probabilités. Espérance mathématique, produit qu'on obtient en multipliant la valeur d'une chose en unités monétaires par la fraction qui exprime la probabilité mathématique du gain de cette chose.
t ESPÈRE (X L') (a-lè-spè-r'), loe. adv. En attendant. Il passe ainsi plusieurs nuits à l'affût, à
l'espère comme on dit dans le Midi, Monit. univ, 4 avr. 1868, p. 47», 2* col.
— ETYM. Espérer (voy. ce mot, au sens d'attendre).
t ESPINE (é-pi-n'), ». f. Nom vulgaire donné aux gros tournois de Louis IX et de ses successeurs.
t ESPINGARD (è-pin-gar), j. m. Le même que épingard (voy. ce mot au Dictionnaire).
ESPINGOLE. AjouUz:— REM. Le recul considérable de l'espingole est dû , non pas k l'évascment de la bouche , comme il est dit dans le Diotionnaire d'après Legoarant, mais au poids des balles qu'elle lance (voy. recul).
t ESPOLETTE. Ajoutez .-[INom particulier de celle des fusées de projectiles creux qui se fixe sur les projectiles dont sont armées les fusées de guerre.
I ESPONTE (è-spon-f), ». f. Terme d'exploitation houillère. Partie de houille qu'il n'est pas permis d'exploiter à la limite de la concession, afin d'éviter le passage des eaux d'une houillère dans une autre.
— ÉTYM. C'est l'ancien français esponde, bord, bord du lit, provenç. esponda, ital. sponda, du lat. sponda, bord de lit.
t ESPOULINE (è-spou-li-n'), ». f. Sorte d'étoffe. Les châles de l'Inde sont bien les plus merveilleux monuments du travail textile ; ils nous montrent dans leurs motifs à palmes un dessin probablement conservé depuis des milliers d'années, et des étoffes appelées espoulines dont on peut voir des échantillons qui datent de l'an 835 , j. lavehrikre, Trad. de Mudge, commiss. des États-Unis à l'Exposition de 1867, dans jr^m. d'ogricuiiure , etc. 1 870-1871, p. 297.
ESPRIT. 4' Ajoutez : || Un Saint-Esprit, voy. SAINT, n" 4. Il 80° Esprit fort. Ajoutez : \\ Esprit fort, s'est dit de ceux qui faisaient opposition au roi. Ces gens qu'on appelle esprits forts, parce qu'ils sont toujours contre le roi , M-" de motteville , Mém. p. 239.
fESPRITÉ, ÉE. Ajoutez: L'épouse est bien apparentée , Et bien apparenté l'époux ; Elle est jeune, riche, espritée; Il est jeune, riche, esprit doux, Voy. de Bach, et Chapelle, p. 34, La Haye,
t ESPRITER (è-spri-té), V. a. Donner de l'esprit. Avez-vous tout dit sur les moyens que vous employeriez pour espriter vos princes? m'"* de char- RiÈRE, Dialogue sur l'éducation des princes , à la suite d'Honorine d'Uzerche.
— REM. Cet exemple complète celui d'esprité, qu'on trouve dans le Voy. de Chapelle et dans Saint-Simon, et que le Dictionnaire a recueilli.
t ESQUERME (è-sker-m'), ». f. Sorte de plante potagère. Vers le milieu du mois on commencera à semer les épinards ronds et la bonne variété d'esquerme à très-larges feuilles et montant moins vite que le premier; ces deux plantes potagères doivent être mises en terre entre les deux Notre- Dame, Extr. du Joum. de l'Agric. dans Journ. offic.
18 août 1872, p. 5677, t" COl.
t ESQUICHADO (è-ski-eha-do), s. m. Cigare pressé. Une seule variété, les esquichados, reçoit une préparation spéciale qui consiste en un trempage dans des jus aromatiques , suivi d'une pression qui donne au cigare une forme carrée ; cette variété est appréciée de certains consommateurs, Joum.
offic. 29 nov. 1875, p. 9802, 1" COl.
t ESQOILLOSITÉ (è-ski-llô-zi-té. Il mouillées), ». f. Caractère de ce qui est esquilleux. Le caractère le moins difficile à définir [d'une certaine roche] est une esquillosité sut generit, élie de beao MONT, Acad. des se. Comptes rend. t. lxx, p. 586.
ESQUISSE. Ajoutez : || 4* Terme de l'École des beaux-arts. Composition peinte à la grosse, devant servir de projet à un tableau. L'École des beauxarts public tous les ans le sujet de l'esquisse peinte mise au concours; si, dans ce cas spécial, on ajoute peinte, c'est pour ôter aux concurrents tout prétexte de faire une composition dessinée.
t ESQUIVKLAGE (è-ski-ve-la-j'), ». m. Terme rural. Dans le département du Nord, nom donné au premier des trois labours par lesquels on prépare la terre pour les cultures printanières, les Primes d'honneur, p. 77, Paris, 1874.
ESQUIVER. Ajoutez : — RKM. Esquiver a été employé neutralement avec d. Nous espérons de notre bonheur ou de notre adresse d'esquiver i sa malice, dider. Lettre lx d Mlle Voland, t. xix, p. 55, éd. Assézat. Cela n'est plus usité.
t ESSANDOLE (è-san-do 1'), ». f. Nom donné k de petits ais pour couvrir les maisons.