‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 439 sur 754 · ETE · texte numérisé non relu

ETE

cités, ceux-ci : Ce lion ayant été contraint, pour quelques raisons d'Ëtat, de sortir de Libye avec toute sa famille, voit. Lettre 4(. Que la raison d'Ëlat ne souffrait point qu'on rendit compte à personne des commandements du souverain . per hot d'ablancourt. Tac. 7. La raison d'État se donne de beaux privilèges ; ce qui lui parait utile devient permis; et tout ce qui est nécessaire est honnête en fait de politique, habilt. Grdmm. e. || 1J« Conditions d'administration et de service où se trouvent les places de guerre et lés villes de garnison. État de paix. État de guerre. L'autorité civile est tenue de se concerter avec l'autorité militaire au suj et de toutes les mesures à prendre en vue de la mise éventuelle en état de guerre. L'étatde guerre existé, en temps de guerre, pour les placei de première ligne, celles qui sont à moins de cinq journées de l'ennemi'; en temps de paix, pour les places de première ligne qui sont ouvertes par suite de travaux. Il État de siège, condition d'une ville, d'un territoire par laquelle les pouvoirs de rautorllé civile passent tout entiers à l'autorité militaire. L'état de siège est déclaré par une loi ou par un décret ; il résulte de l'investisselnent, d'une attaque, d'une sédition. || 13* Au pi. Les États, dans les lies Normandes, conseil administratif, législatif et financier d'une lie, composé de la justice et des principaux habitants; on distingue les États de Jersey, les Etats de Guernesey, les États d'Aurigny. || Étals de Jersey, corps composé des baillis, jurés, recteurs des paroisses, connétables des paroisses, et (depuis (807) d'un ou plusieurs députés de chaque paroisse de nie. Il X GUernesey, États de délibération, assemblée ordinaire des États, composée des baillis, jurés, procureur de 8. M., recteurs et députés des douzaines ; États d'élection, états assemblés pour l'élection des jurés Ou du prévôt de S. M. ou pour, certaines afTaires spéciales , composés des bailli, j'>rés, procureur de S. M., recteurs, et de tous les aouzeniers et connétables de» paroisses. || États d'Aurigny, assemblée publique des juge «jurés âtec les procureur et contrôle de S. M. et les douzeniers; les membres de la côuï seuls y ont voix délibérative. || 14° Etat matrice, état matriciel, état qui sert de matrice, dans les Comptes , dans les impositions, etc.

— REM. Ajoutex : 11 a. J. J. Roueseau a dit mettre dans l'état de. au lieu de mettre en état de : Avec le zèle que vous me marquez pour les devoirs attachés à ce lien [la maternité] , c'eût été grand dommage que M. Roguin ne vous eût pas mise dans l'état de les remplir, Lett. à Mme Rognin , 3( mars (764. Cela est très-incorrect. l|Î.Il est dit au numéro 3° que se mettre en état pour Signifier qu'une personne décrétée de prise de corps, ou condamnée par contumace, ou ayant des lettres de grâce, se constituait prisonnière afin de sê justifier ou de faire entériner la grâce, est un ancien terme de jurisprudence. Le vnicl employé de nos jours pour un condamné qui veut faire juger son pourvoi en cassation : Abrogation complète de l'wt. 424 du Code d'instruction criminelle qttl Veut qu'avant de faire juger Son pourvoi en cassation, le condamné se mette en état, c'est-à-dire se constitue prisonnier ou obtienne sa mise en libetlè provisoire, Gtti. des Trib. 20 juin. (87«, p. 707, s* col. Un escroc du grand monde aTalt obtenu, pouf remplacer sa mise en état, sa mise en liberté provisoire, ib. p. 708, ('• col.

ÉTAT-MAJOR. Ajoutex : || 8* Chef d'état-major, voy. Major au Dictionnaire.

t ÉTAVË (é-ta-v'), s. f Filet pour prendre des truites, autrement appelé araignée, cabîbron. Premières ôhatset, Pavillons et otnows, p. e», Hetzel. (866.

t ÉTEIGNEDR. — HlST. AjOUtet : Xllf B. Le premier cop [de feu grégeois' que il [les SarrâSins] jetèrent vint entre nos deux cha»-chaslelz, M cha! en la place devant nous que X'nu avnlt fait pour boucher le fleuve; nos eetelgneufs fureci appareillés pour estaindre le feti, JOiwv. p. («i éd. de Wallly, Paris, 1867.

ÉTEINDRE. Ajoutex : \\ ii- Éteindre nn torrent, mettre obstacle à ce que les eaui ««traînent, dam ieui' cours topétueux, de la boue, dos graviers et des rochers, subell, dans Rev. des Ditu4l<Hides , ("juin (872, p. 46». Il 12' S'éteindre «ol-mèffle, procurer sa propre ertincilon. Radamanio : Que la lampe parle. — La lampe ; Celles [saletés] qu'il [un tyran] a faites de jour me sontlncoimue5;!nais, la nuit, j'ai voulu quelquefois m'étcindre pour n* les point voir, d'ablaitcocbt, Lvcien, it PMWft 4e la bary'/î'.

ÉTO

t », fiTBU.E (é-tè-r), ». f. Tenue u«Ué en Lorraine, en Bourgogne, en Savoie. Morceau de l]ois plat Kros que le copeau, produit par les charpentiers et les scieurs de long en équarrissaiit les pièoea de boi», eto,

— ETYM. La même que l'ancian asitle (voy. attelle).

t ÉTENTIER (é-tan-Ué), adj. m. Oui pèche à l'étcntc. Une trentaine d« canot* étentiera de Dieppe ont inaugura, dans la nuit d'avant-hicr, la picho du hareng le long de nos o6tes, Uonit. vniv. « oct.

(868, p. 1354, 5« COl.

ÉTERNEL.— ETYU. ij'outaf : Mtemalit se trouve conjtne nom propre dans une inscription chrétienne du IV' siècle, LEBLANT, Inscr. chrét. de la Gaule, Préface, p. xxxiii.

tÉTERNlSATION(é-tèr-niHWrsion),«.r. H l'Action d'éterniser, de faire durer perpétuellement. Ah I vous recelez en vous une épouvantable semence de maladies.... et nous vous laisserons tranquillement la répandrai vous irez en liberté it la légale reproduction, k la paisible éternisation de toute cette misère! la Phil. pos. janv.-fév. (876, p. 73. Il î* Action de prolonger sans fin. La jurisprudence algérienne avait & se plaindre de l'élernisation de ce chaos, Gax. des Trib. 26 mars (876, p. 29B , »• col.

ÉTERNITÉ. Ajmilei I jl 8» L'immortalité, une gloire immortelle. J'en tirerai de la gloire [d'un livre de Chapelain] et non pas vous, qui êtes un vrai moqueur de me mander si souvent que vous me devrez votre éternité, et que je wus donne ce que je pense plutôt recevoir de tous, bau*c, Leit. inédilu, Lxxjtiii (éd. Tamizey-Larroque). L'éternité que promet La montagne au double sommet, UALU. lexique, éd. L. Lalanne. Tout ce qu'à tes vertus il reste à désirer. C'est que les beaux esprits les veuillent honorer, Et qu'en l'éternité la Muse les imprime , m. ib.

t ÉTÊTAGE (é-té-ta-j') ». TO. Synonyme d'étêtement. La pratique de l'étêtage [des arbres fruitiers], en vue du rajeunissement des vieilles plantations, est assez répandue [dans le Wurtemberg], lourn. ojfic. «5 mars i87», p. isao, 2* col.

t ÉTEULIËBE (é-teu-liè-r'), ». f. Nom, dans le département des Ardennes, du chaume, les Primes d'honneur, p. 4H, Paris, 1874,

— ÉTVM. Éteule*.

+ ÉTHALÈNE (é-ta-lè-n') , s. m. Terme de chimie. Carbure d'hydrogène, analogue au gaz oléifiant, qui dérive de l'éthal.

t ÉTHALIQtlE (é-ta-li-k'), adj. Terme de chimie. Acide éthalique, dit aussi acide palmitique, acide qui se rencontre à l'état libre dans l'huile de palme exposée à l'air.

ÉTHER. Ajoutez : — REM. L'éther, en tant que fluide subtil et universel, est mentionné dès 4 753. Le fluide le plus subtil qu'ait produit la nature, celui qui se trouve répandu partout, et que l'on nomme éther , beausobrb, Di»«er(ol. philoj. p. 3.

+ ÉTHIOPIEN (é-ti-o-piin), ». m. Ungue parlée par les habitants de l'Ëtbiopie, at appartenant au groupe sémitique.

ETHNIQUE. Il 1° AjouUx : || £n un sens défavorable. Si vous en faites une terrible réprimande i. Rocolet [son imprimeur], je ferai quelque chose de pis, et il ne me sera plus qu'ethnique et publicain, tant j'ai sujet de me plaindre de ses continuelles bévues et de son insupportable négligence, BALZAC, Lett. inédites, xii (éd. Tamizey. Larroque).

+ ETHNOLOGIQDEMl'.XT (é-tno-lo-ji-ke-man), adv. Au point de vue ethnologique. Géologlquement et etbnologiqucment parlant, cette contrée [le Nouveau-Mexique] est intéressante, Joum. ofjic.

<9 déc. (874, p 84(3, 2« col.

t ÉTHYLAMINE ou ÉTHYLAMHINE (é-U-lami-n'), I. f. Terme de chimie. Nom d'un gaz contenant ( équivalent d'alcool et ( équivalent d'ammoniaque.

t ÉTHYLÈNE (é-ti-lè-n') , ». m. Terme de chimie. Un des noms du gaz oléifiant.

t ÉTIQUETAGE (6-ti-ke-ta-j'), ». m. Action d'étiqueter. M. Girard-Col, dont les produits pour l'étiquetage des plantes sont aujourd'hui bien connus et justement appréciés en horticulture, Revue horticole, (6 août i»76, p. 3o4.

ÉTOFFE. Ajoutez : Il 7" Au plur. Dans l'exploitation du bois de flottage, les étoffes, l'ensemble des perches, rouettcs, chantiers, etc. nécessaires pour former les trains, Mémoires de la Société centrale d'Agriculture, i 873, p. a«4.

— REM. Au sens de valeur et qualitéi dea par-

ETO

tonnes at de* choses, J. J. Ronuaan a employé étoffe au pluriel : Comme si, commençant cette étude [celle de l'histoire grecque et romaine], vous y eussiez cherché d'autres êtres que les hommes, et que ce na fût pas assez d'y en trouver de meilleurs dans leurs étoffes que ne sont nos contemporains, Lett. à Deleyre, s juin «7«4.

t ÉIOFFEMKNT(é-to-fe.man),». m. Néologisme. Terme de beaux-arts. Action d'étolTer, de donner de l'ampleur aux draperies. Les draperies nous ont paru admirables dans leur étoffemont opulent où le corps vit et s'atteste, B. bkroebat, Joom. of^e.

H juin. (87«, p. 530, «" col.

ETOFFER. Ajoutes : || 8e disait en parlant des étoffes flguréea sur les statues. Ils s'occupaient à dorer at 1 étoffer les images sculptées de la Vierge et des saints J c'était une pratique de ce temps qui consistait à couvrir les draperies ou vêtements de ces images de feuilles d'or ou d'argent, à glacer ce fond de diverses couleurs transparentes, et à les damasquiner pour imiter la broderie ou le brocart, oe montaiglon, //i»I. dé l'Acad. de peinture {Mém. attribués à H. Testelin), t. i, p. ».

t ÉTOFFEUR (é-to-feur), ». m. S'est dit des ouvriers qui étoffaient les images sculptées de la Vierge et des saints, db «ontaiolon, Hist. de l'Acad. de peinture {Mém. attribués a H. Testelin), 1. 1, p. 7.

ÉTOILE. Ajoutez ! — REM. Dans la locution loger, coucher à la belle étoile, il ne faut pas croire que le sens soit : coucher aux rayons des belles étoiles, ou du moins la locution a commencé par : coucher à une auberge dont l'enseigne est la belle étoile. Cela résulte de la phrase citée à l'historique : Ëstoient logez i l'enseigne de l'estoile jen plein air]. On comprend très-bien la façon de cette plaisanterie : c'est un jeu de mots entre une prétendue enseigne d'auberge portant des étoiles, et les étoiles du ciel sous lesquelles couche celui qui n'a pas de logis.

ÉTOILE. Ajoutes ; || 7" Terme de fortification Fort étoile, ouvrage fermé, dont le tracé se compose de saillants et de rentrants, disposés de manière à donner des feux sur les capitales et dans les fossés.

— REM. L'expression da chambre étoilée est d'ordinaire expliquée ainsi par les dictionnaires historiques : la haute cour de justice des lords siégeait dans une salle sur les murs da laquelle on avait peint des étoiles. Mais un écrivain contemporain, Greene, dans son Histoire du peuple anglais, dit à cette occasion : • Au temps de Guillaume le Conquérant, c'est^i-dire vers 4070, les Juifs, qui étaient hors de la protection des lois et ne pouvaient demander du secours qu'au roi lui-même, eurent la permission de déposer leurs cédules de sûreté dans une chambre du palais royal A Westminster, laquelle reçut le nom de «far chamber, du nom hébreu des cédules, starrs. » Sur quoi, M.Berthoud,quime transmet ce renseignement, remarque : • Il se trouve en effet que cette dérivation, au moins quant au mot star ou plutôt shtar, est exacte, le mot étant fort usité de nos jours encore chez les Juifs et se trouvant déjà au dire des hébraisants dans les anciens targums. Us appellent ainsi toute stipulation par écrit, contrats, cédules, etc. j la racine est shtar, écrire, qui existe aussi dans l'arabe. • Le mot hébreu starr ou shtar a été confondu avec la mot anglais slor, étoile, d'où chambre étoilée.

t ËTOILEMENT. Ajoutez : \\ i' Disposition en étoile. Comme les sources de lumière très-rostreintes faussent les mesures, soit par la diffraction, soit par scintillation, soit par des déformations de l'image, soit par l'étoilement qui se produit dans l'œil, MATTHiBsssN,!)» la duper», de l'œil, dans Suppl. à la Bibl. univ. de Genève, t. v, p. 23).

ÉTOILES. — llisr. Ajoutez : || xu* s. Une porprc noire, estelée D'or.... Perceval le Gallois, v. 2901.

ÉTONNEMENT. Ajoutez : — REM. L'étonnement d'une chose, l'étonnement que cause une chose. Dans le pays, tout le monde est d'un étonnemcnt sans égal de cette belle expédition, j. i. bodss. Lettre à Moultou, 7 fév. 1 765.

ÉTONNER. Ajoutez : — REM. Étonner a été employé impersonnellement. Ah! voilà.... il vous étonne que j'aie pu découvrir cela? c'est toute une histoire, .... Rerue des Deux-Mondes, t" avril (872, p. 879. Il vous étonne, c'est- à-dire vous vous étonnez. Cet emploi est peu usité; mais il n'a rien d'incorrect; il est même élégant ; comparez : il vous ennuie que....

ÉTOUFFER. ^jou(ei : || 1* S'étouffer, être étouffé, supprimé, ne pas suivre son cours. Enfin le procès

Page 1