ÉTR
s'est étouffé petit à petit, on fatw, lettre», t. ti, p. i*i.
— BBM. Étouffer, verbe neutre, §• conjugua d'ordinaire avec l'auxiliaire avoir. Cependant J. J. Rousseau f'est servi de l'auxiliaire être : A l'égard de Mme d'Ëpinay, je lui ai envoyé voi lettres et les miennef ; je serait étouffé de douleur sans cette eommanlcatlon, j. t. boom. Lell. à Mderot, janv. 4717. Navrai» étouffé conviendrait teni
t ^OUPFKCR. Ajoutez : Cet géntei [dan* la mmsée assyrien] étouffeurt de lions sculptés en ronde bcuee, Joum. ofllc. (7 sept. (»7«, p. 7023, »• coL
ETOl'PILLON. Ajoutez : — REM. Au XWI* 8. étoupillon a été dit pour bourre de canon. Il m'en montre un [coup de canon] entre les autres qui avait été tiré de si près que l'étoupiUon avait mis le feu au bordage, Corresp. de Colbert, X. m, p. «45 {Voy. deSeigrulay en Arxgleterre).
t ÉTOUPIN. Ajoutez : .... et que tous les garde» feux, cuillères, tirc-bourres, refouloirs, éeouvillons et estoupins soient prêts et en état de servir, Corresp. de Colbert, t. m, », p. 3(S (Voy. deSeignelay en Angleterre).
ÉTOURDIR. Ajoutez : || 8* S'étourdir, perdre l« sentiment, la sensibilité. Quand le mal est aux nerfs, aux jointures, c'est là qu'il nous trait* cruellement; mais ce sont parties qui s'ctourdisscnt bientôt, halh. Lexique, éd. L. Lalanne.
t ÉTOUTEAC. .4;ou(ei : || f Dans les baïonnette» à douille, un étouteau fixé sur la douille sert à limiter le mouvement de la virole.
2. ÉTRANGER. Ajoutez : — REM. J'ai regretté que ce verbe, sauf pour l'usage technique dans la chasse, ait vieilli ; je constate que, même de notre temps, il n'est pas tout à fait hors d'empfot : vous connaissez le mot des couturiers : Madame, cette robe TOUS étrange. — Dès qu'un vêlement m'étrange, il n'est pas fait pour mol, i<*'degasparin, Voyages, t. iv, à Florence, 2' édit. Paris, (8««. Ce mot signifie ici donner un caractère étranger. Il faut encourager les efforts contre la désuétude des mots dignes d'être conservés. Comment , en effet, remplacerait-on étranger dans celte phrase de Malherbe : Une petite somme étrange celui qui l'emprunte; une grande le rend ennemi, Lexique, éd. Lalanne.
t ÉTRANGLANT. Ajoutez 1 1| Qui serre comme le nœud passé autour de la gorge. Toutes vos dépenses sont nécessaires, pressante», étranglantes, et toujours sur peine de la vie ou de l'honneur, sév. à Mme de Grignan, 9 juillet («»o, dans Lett. inéd. éd. Capmas, t. ii, p. 422.
t ÉTRANGLE (é-tran-gl'), ». f. Nom, dans l'Aunls, d'une sorte d'huttre d'un goût très-Acre; c'est une anomie, Glo»i. oum,«'en, p. (04.
t ÉTRANGLEDR (é-tran-gleur), ». m. || 1» Celui qui étrangle. || 2* Nom d'une secte religieuse russe, dont les adhérents croient qu'on n'entre au paradis qu'après une mort violente, Journ. des Débats (•■s déc. 1878, 2* p. «• col.
(. ÊTRE. A;outex ; ||Ï0* Être, avoir été, à l'infinitif, pris substantivement. Le seoir est aussi naturel que l'être debout ou le marcher, halh. Uxique, éd. L. Lalanne. Ce qui est plus assuré, c'est l'^ivoir été, iD. ib.
— RBM. ||6. Vous n'étiez pas encore quand.,., se dit pour signifier : Vous n'étiez pas encore né quand.... (voy. au Dictionnaire tTRi i,au num. a). Il J. J. Rousseau a étendu cette locution au présent avec emploi affirmatif. L'envie et la haine sont maintenant contre moi à leur comble ; elles diminueront.... alors, si je sais encore, vous me servirez et l'on vous écoutera, Lett. à Moultou, 22 juin (762. Cela est moins conforme à l'usage, mais se comprend et est correct.
— ETYM. Ajoutez : L'imparfait f estais est dit proTenir du latin stabam; c'est une erreur qu'il faut corriger, d'après ce qui est dit dans VHist. de la langue franc, t. u, p. 20( : • J'estais, tu estais, il estait a été tiré, sans contestation aucune, de stabam, stabas, stabat ; en effet la dérivation est correcte, et il ne serait possible d'élever aucun doute, sans le dialecte normand, qui ofl're, si je puis user de ce terme, un réactif plus délicat et qui fait apparaître le véritable élément. Le Terbe îloreestde la première conjugaison; par conséquent, son Imparfait, que l'on suppose être devenu celui du verbe être, confondu, il est vrai, dans lesautres dialectes sous une forme commune, s'en dégagerait dans le dialecte normand, et ferait je estoe, tu estocs, il estot. Or il n'en est rien, et cet Imparfait du verbe être y est toujours je es-
ÉTU
teie, tu etietes, il esteil, désinences caractéristiques des autres conjugaisons et ici, en particulier de la troisième. Je esleie ou je esloie, suivant les dialectes, est imparfait régulier de l'infinitif être, verbe de la troisième conjugaison et dérivé d'un bas-latin eslere, qui prévalut dans les Gaules, au lieu de essere (pour le changement de ss en t( comp. l'anc. franc, littre, de tessere, dit pour texere). Le verbe «tore a son représentant qui fait à l'infinitif ester et à l'imparfait, dans les autres dialectes, je esloies, tu estoies, il esloil, mais dans le normand je estoe, tu esloes, il tslot, aussi distinct ici, par la forme que par le sens , de l'imparfait du verbe substantif. »
2. ÊTRE. Ajoulex : — REM. J. J. Rousseau a dit : encore en être, pour : encore existant. Si ces lettres sont encore en être, et qu'un jour elles soient vues, on connatira comment j'ai aimé, Confest. iK. Si jamais, retournant dans ces beaux lieux [Lliéris], j'y retrouvais mon cher noyer encore en être, je l'arroserais de mes pleurs, m. ib. x.
i ÉTRÊCISSURK. Ajoutei : Cela [les démonstrations de joie] choque la personne avec qui on joue, et fait en même temps paraître l'étrécissure de l'esprit, de courtin, la Civilité française, p. <38, Paris, (696.
t ÉTREINDKLLK (é-trin-dè-1'), s. [. Claie en osier garnie de grosse toile, serge, sparterie, crin, etc. qu'on place entre les sacs dits malfils dans lesquels on enferme les matières destinées à être soumises à l'action de la presse. C'est surtout dans les fabriques de bougie stéarique qu'on emploie les étreindelles, pour exprimer des gâteaux de stéarine brute l'acide oléique qui s'y trouve incorporé. Fabrique d'étreindelles en coco et en crin pour huileries et stéarineries, à la Briche- Saint-Denis, Alm. Didot-Bottin, <873, p. 96* , 2* col.
— ETYM. Ètreindre.
ÉTRKINTE. Ajoutez .-US' Terme d'exploitation
houillère. Amincissement plus ou moins considérable du gîte de charbon.
t ÊTRËPK (é-trè-p'), J. f. Nom, dans lUe-et- Vilaine, d'une sorte de pioche qui sert à enlever les racines. Il le fit coucher à terre et lui appliqua sur le cou le tranchant d'une étrèpe, en disant qu'il allait lui couper le cou, Gaz. des Trib. («nov. «876, p. *ni, 3' col.
— ÊTYM. Ane. franc, estreper, arracher les racines, du lat. exstirpare (voy. exstirper). Comp. au Supplément esterpe et exterpe.
ÉTRIER. ||l'||Fig. Avoir le pied à l'étrier. Ajoutez : Je suis charmé, dit-il & mes protecteurs, que vous vous soyez intéressés pour ce jeune homme, il fera quelque chose : enfin le voilà le pied à l'étrier, MARIVAUX, Pays. parv. t. iv, p. 73, dans POUGENS. Il 7" Fig. Plateaux, dans les montagnes, considérés comme des étriers pour l'ascension. Déjà nous découvrons les premiers étriers des Alpes Juliennes.... l'endroit choisi par le Barbare pour asseoir sa villa est un des premiers étriers de la montagne, ch. yriakte, Rev. des Deux- Mondes, *•' sept. (873, p. <86 et «87.
ÉTRILLE. Ajoutez: — REM. Le nom scientifique de l'étrille, espèce de crabe, est portunus corrugatus, Penn.
ÉTRILLER. — HiST. Ajoutez : XIII* S. Car li redois [rendu] roncin soi lait [laisse] bien estrilhier, p. MKYER, Rapports, ("part. p. 190.
t ÉTRIPAGE(é-tri-pa-j'), s. m. Nom donné, dans les sardineries, à l'opération par laquelle on vide les sardines.
— ÊTYM. É.... pour et.... préfixe, et (ripe. t ÉTRIQUEMENT (é-tri-ke-man), s. m. Action de
rendre étriqué. Sa pensée [d'un peintre), vouée au bleu, se suffisait à s'exprimer par un moyen limité jusqu'à l'élriquement, b. behgerat, Joum. offic.
«4 sept. 1875, p. 7880, I" COl.
ÉTROIT. Ajoutez : \\ V Se mettre à l'étroit, se gêner, en parlant de ressources pécuniaires. Ce que je dois sur toute chose est de ne pas vous laisser mettre à l'étroit pour l'amour de moi, J. J. aooss. Lett. à Du Peifrou, n juin 1768.
t ÉrRnsc6L0GnK(é-tru sko-lo-gh'), ». m. Erudit qui étudie la langue et l'archéologie des Étrusques. L'cmincnt étruscologue |M. le comieConcstabile], AL. BERTRAND, Archéologie celtique et gauloise, Paris, 1876, p. ao«.
t ÉTCVAGK (é-tu-Ta-j*), s. m. Action de soumettre une substiince à la chaleur d'une étuve, fl^pnnses aux queslioru de Venquéte sur le monopole des tabacs et des poudres, p. 836, Paris, 4 874.
ÉTCVE. — ÊTYM. Ajoutez : L'origine germanique do ce mot est généralement admise - il re-