‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 450 sur 754 · FAI · texte numérisé non relu

FAI

consécration d'une de ses farces populaires, se raccourcit et prit le sens particulier que Mme de Sévigné lui donnait déjà.

FAGOTKDR. Ajoutez : || 3' Le Fagoteux [fagoteur], le Fagotier, titres d'une farce de Molière qui est devenue le Médecin malgré lui.

FAGUENAS. — tryn. Ajoutez : D'après M. Bugge, Romania, n' (0, p. (47, faguenat serait pour fanegas (comp. lalevas pour tavelât, et étincelle de scinlilla),el viendrait du vieux baut-allem. fnehan, moyen haut-allem. phnehen, respirer, bavaroit pfnechen, d'oii pfnàckelen, puer, pfnàckl, odeur rebutante. Les Français, ne pouvant prononcer l'initiale germanique /h, y inséruientnn a; comp. hanap, haut-allem. hnapf, canif, allem. mod. Kneif, etc.

FAIBLESSE. Ajoutez : — REH. On a dit 6tre en faiblesse, par opposition à être en force. Sur tous les points oii l'action centrale est en faiblesse et devient impuissante, Joum. offie. (B juin 4875, p. 4S07, ('• col.

t FAIDIT (fè-di), s. m. Nom donné, dans le xiu* siècle, aux Albigeois bannis (du bas-lat. faiditus, banni, de faida, haine).

t FAILLANCB (fa-llan-s', U mouillées), s. f. Archaïsme. État de celui de qui le courage fait défaut. Par faillance de cœur et défaut de génie, Louis-Philippe a reconnu dos traités qui ne sont point de la nature de la révolution, chatbaubr. Mém. d'outretombe, éd. de Bruxelles, t. t, Lett. à la duchesse de Berry.

— HIST. XII* s. Parjure gunt vers tel, si veintras sans faillance, wacb, Rou, v. (432. Mais ma dame est de si très grant vaillance, Que son ami faillance ne doit faire [qu'elle ne doit faire faillance à son ami], Couci, xxiv. || xiir s. Or entent donc à la provance. Si apareille ta faillance, Ren. 2(226.

— Etym. Faillir. C'est le simple de défaillance; il mérite d'être repris à l'exemple de Chateaubriand.

FAIM-VALLE. — ÉTVM. Ajoutez : Dans la Sarthe, faimvallier, homme qui a un fort appétit.

( . FAIRE. Il ÔB" Ajoutez : |i Faire à la chose, contribuer à ce qu'une chose soit mieux. Il m'a semblé que ces morceaux faisaient à la chose, ne marquaient point d'humeur.... J. j. rouss. Lett. à d'Alemb. 26 juin 4754. |{ 83* En termes d'argot, se livrer à un genre particulier de vol. M. le président : Cette femme faisait les mariages, c'est-àdire qu'elle suivait les mariages pour faire les porte-monnaie, Gaz. des ïrib. 3o déc. (874, p. (247, ("col.

— REM. AjoiUez:\\ii. Régnier a dit : Selon le vent qui fait l'homme doit naviguer, Sat. vi. Cet emploi est archaïque et maintenant inusité ; nous dirions qu'il fait ; mais il n'est point incorrect. Dans cet emploi, faire est un verbe neutre ; il, un sujet indéterminé, qui peut très-bien être remplacé par le sujet déterminé ; il le pouvait du temps de Régnier; il ne le peut plus aujourd'hui, de par l'usage. Pourtant une difficulté reste, celle d'expliquer le rôle grammatical daque, dans qu'il fait. Il semble être un régime direct, et cependant il ne l'est pas, puisqu'on dit : la chaleur qu'il a fait, et non qu'il a faite. La locution régulière serait le vent qui il fait, la chaleur qui il a fait, puisque dans il fait beau temps, l'explication grammaticale est : il, c'est-à-dire beau umps, fait, et ici : il, c'est-à-dire, le cent qui, fait; il, c'est-à-dire, la chaleur qui, a fait. Mais la prononciation n'a pas admis qui il, et, au risque d'un solécisme, a dit qu'il. Ou, si l'on veut, le que est devenu régime direct par fausse analogie, à mesure que le sens clair de faire pour exister devenait obscur et se perdait. || 16. Bossuet a dit ne faire que de, dans le sens de, ne faire que : Ne vous étonnez pas, chrétiens, si je ne fais plus, faible orateur, que de répéter les paroles de la pieuse Palatine, Anne de Gonz. Il faudrait que répéter. Sans doute ces deux locutions ne faire que et ne faire que de sont trèsvoisines, et à l'origine elles ont pu être équivalentes. Mais, depuis que l'usage leur a assigné un sens spécial, leur voisinage même commande qu'on fasse bien attention à ne pas les confondre. ||17. Faire beauté : Le Sage, dans Gil Blas, vu, (3, sj> moque de cette expression en la mettant dans la bouche de Fabrice , célébrant le gongorisme : • Je veux, par un seul trait, te faire sentir la différence qu'il y a de la gentillesse de notre diction à la platitude de la leur. Ilsdiraient par exemple, tout uniment : Les intermèdes embellissent une comédie; et nous, nous disons plus joliment : Les intermèdes font beauté dans une comédie. Remarque bioa ce font

PAL

beauté. En s«ns-tu tout le brillant, tonta U délicatesse, tout le mignon T •

t PAIRP^VALOIH (fè-re-va loir), t. m. Terme de banque. Action de faire produire un revenu i des capitaux , à un» entreprise. Un abaissement do loyer de l'argent, nuisible au faire-valoir des ressources confiées aux sociétés de crédit, patoh, Joum. des Débats, 9 avr. (877, »• page, b* col.

t FAISANDAGR (fè-zan-da-j'), t. m. Action de faisander. Comme elle [la béôissa] a besoin pour développer toutes ses qualités d'être gonmise au faisandage, le médecin doit l'exclnre du régime des convalescents, D' i. decaisme, l'Univers iliuttré, io nov. (876, p. 74S, «" col.

4. FAISANDIEB. Ajtmtez :\\V àdj. FaisaD<li>>r, faisandière, qui appartient au faisan. Au nord de la Loire, il est aujourd'hui bien peu de départements oii l'on ne puisse citer des parcs dotés d'une population faisandière, Joum. o|/ic. 17 oet. (87s, p. 77u7, 3* col.

FAI.SCEAC. — ËTYM. AjouUX : L'Aunis a le simple faisces, branchages de si 7 mètres de longueur qui sont employés pour entrelacer les pieux des bouchots, Glots. aunitien, p. (06.

FAISEUR. Ajoutez : '| B* Faiseuse d'anges, nourrice qui laisse mourir de propos délibéré les nourrissons qu'on lui confie ; cette expression a souvent retenti dans les discussions à propos de la mortalité des enfants mis en nourrice. Il y a surtout la nourrice à emporter; alors l'enfant peut mourir pendant le voyage; s'il échappe à ce danger, il est transplanté dans un milieu souvent misérable, parfois immoral, en butte aux brutalités d'une mégère qui peut être une faiseuse d'anges,

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