FEU
(çlgnntosque peut transporter un chargement de 5000 tonnes, loger 45000 balles.... Joum. offic. 4 oct. (876, p. 7308, 3» col. || Au plur. De» ferries, suivant la règle anglaise. C'est ainsi que s'introduisent les mots étrangers.
— ETYM. Angl. ferry, bac.
FERTILITÉ. Ajoutez : — RBM. Il a été dit pour fécondité, en parlant de personnes. J'espérais n'avoir aujourd'hui qu'à vous rendre mille très-humbles grâces.... et je me trouve obligée de vous faire un triste compliment sur la mort du petit marquis de Simiane; la jeunesse et la fertilité du père et de la mère doivent donner de grandes espérances de voir bientôt cette perte réparée. M"' de coulan- GES, à Hme de Grignan, 4 0 mai 4 703, dans sÉv. t. X, p. 464, éd. Régnier.
FÉRU. Il a* Fig. Ajoutez cet exemple de Racine : Le cœur féru de nouvelles amours. Lexique, éd. P. Mesnard.
t FESTIER (fè-sti-é), v. a. Le même que festoyer, seul usité aujourd'hui. Alexandre fcstia les ambassadeurs, HALB. Lexique, éd. L. Lalanne. Mesdames les princesses doivent être aujourd'hui à Cadillac, où M. d'Espernon les festie, id. ib.
FESTIN. Ajoutez : || 2* Nom donné, dans le comté de Nice, aux fêtes locales de chaque village, L. onioT, Mém. Soc. cerUr. d'Agric. 4 875, p. 24*.
t FESTIVITÉ (fè-sti-vi-té), s. f. Latinisme. Caractère de fête. Une teinte plus ou moins marquée de luxe et de festivité, brillât-savarin, Phys. du goût, Méd. XXVII. Le grand cataclysme qui noya nos grands oncles vers le xvui' siècle de la création du monde ne fut pour les poissons qu'un temps de joie, de conquête, de festivité, id. t6. Méd. VI, 42.
— ÉTYM. Lat. festivitatem, joie de jour de fête, de festivus (voy. festival).
t FESTOIEMENT. — HIST. Ajoutez : Il XVI' s. Pour le fesloyeraent d'un si grand prince, paradin, Chron. de Savoye, p. 207.
FÊTE II 6' Ajoutez : \\ Faire fête à quelqu'un de quelque chose, l'en régaler. Il y a une belle dame à qui on a fait fête de l'aigre de cèdre, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.
— HIST. Ajoutez : \\ XII' s. Mais il n'est sains qui n'ait sa feste, Perceval le Gallois, v. 3673.
t FETFA (fè-tfa) ou FETVA (fè-tva), s. m. Décision d'un jurisconsulte ou d'un mufti, chez les Arabes et chez les Turcs. ~ ■ ■ - ^
— ETYM. Arabe, fettott.
FÉTICHE. Ajoutez : || 8* En Afrique, cérémonie religieuse pour rendre favorable un voyage. Le 9, nos hommes font un grand fétiche, et nous ne partons qu'à midi, Joum. oflic. 9 fév. 4877, p. 4U27, 2' col.
— ÉTYM. Ajoutez : M. Monro [la Philosophie positive, t. VI, p. 224) a critiqué la dérivation par laquelle le Dictionnaire a rattaché le port, feitiço à fée. Avec raison; le port, feitiço, espagn. hechizo, conduisent non à fada, fée, mais à factum , factilium, représentent l'anc. franc, faitis , faitisse , et signifient proprement factice. Mais, en portugais, feitiço a pris , substantivement , le sens de charme, sortilège, feiticero, sorcier. C'est de là que provient la dénomination de feitiço, fétiche, pour les objets qu'adorent les nègres.
FÉTU. Ajoutez ; Il 4* Ancienne cérémonie oî» l'on jetait loin de soi un fétu pour signifier qu'on renonçait à une foi promise. Les grands de la France, réunis selon l'usage pour traiter de l'utilité du royaume, ont, par conseil unanime, jeté le fétu et rejeté le roi [Charles le Simple], pour qu'il ne fût plus leur seigneur.... l'hommage et foi, nous les condamnons, repoussons, rejetons par le fétu : cette réponse faite, ils prirent des fétus et dépouillèrent leur foi, michelet, Orig. du droit, p. 424, 422.
FEU. Ajoutez .-Il 45* Terme d'exploitation houillère. Feu de monastère, voy. toque-feu. || 46' Petit feu, feu qu'on met aux sous-bois pour les détruire. Un propriétaire de la contrée, M. de More, a imaginé d'employer le feu comme moyen de destruction des sous-bois.... dans son application, le petit feu exige certaines précautions, H. faré. Enquête sur les incendies de forêts, p. 22. || 47» En costume de feu, se dit des pompiers équipés pour aller à un incendie. Les pompiers veillent tout prêts pour l'action , la veste au dos, la ceinture aux reins, le casque en tête, en costume de feu, comme on dit, maxime du camp, cité dans Joum. offic. 27 fév. 4 875, p. 4 5(2, 2' col. Il 48° Feu de Bengale, voy. flamme, n' 4.
— REM. Les armes à feu sont des armes de jet construites pour l'emploi de la force explosive de