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la poudre ; ce sont les armes portatives, les bouches à feu, les fusées de guerre. La bouche à feu est une arme à feu, en général de fort calibre, disposée de manière que le recul se fasse sur le sol ou sur un biti quelconque.
4. FEUILLANTl.'VK. Ajoutex : || !• Dnrant la Fronde, chansons injmienses ji la reine, ainsi dites par analogie à des chansons satiriques faite* contre une certaine dame enfermée au couvent des feuillantines, Revue hiitor. t. iv, p. 40«.
FEUILLE. Ajoutez : || 18* Terme de forestier. Feuille, la pousse des feuilles. Dans un taillis, quand même toute une feuille serait mangée [par les insectes], la feuille d'août réparera une p.irtie du mal, VBBNiER, le Temps, i juill. 487», feuilleton, 4" page, ♦• col. Il 19" Nom des lames de scie. La feuille do boucher, non emmanchée : je la vends au prix de 450 fr. les 400 kil. nets, Enquête, Traité de comm. avec l'Angleterre, t. i, p. «88.
FEUILLE. Il »• S. m. Ajoutex : || Cahier de feuille, cahier représentant des feuillages et qu'on met entre les mains de ceux qui apprennent à dessiner. Nous nous prenons à regretter ces cahiers de feuille qu'on nous faisait copier dans notre enfance et qui détaillaient avec précision des branches de marronnier, de chêne, de hêtre, etc. th. gadtier, Feuilleton du Monil. univ. 27 juin 4868.
FEUILLE-MORTE. Ajoutez : || %• S. m. Terme d'entomologie. Nom d'un papillon. L'apparence d'une feuille morte se retrouve chez plusieurs espèces, et feuille-morte est devenu le nom vulgaire d'un gros papillon aux ailes dentelées, assez commun en France [lasiocampa quercifolia), s. Blanchard, Sev. des Deux-Mond. 4" août 4874 , p. 6»«.
FEUILLER. Il i' S. m. Ajoutez : Son feuiller est léger et de bon goût, ses lointains sont merveilleux pour leur richesse, p. j. Mariette, dans du- MESNiL, Ilist. des amat. franc. 1, 260. |i 6' Ajoutez : L'observation de M. Heer, que des arbres d'Europe ou des États-Unis, comme le hêtre et le tulipier, plantés à Madère, se fouillent sons des moyennes de température bien plus élevées que dans leurs pays d'origine, de candollk, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxx, p. 4370.
FEUILLET. Il !• Ajoutez :\\ Fig. Ma mémoire a les feuillets collés, comme ces livres qui n'ont été maniés de longtemps, halh. Lexique, éd. L. Lalanne.
— REM. X Paris et dans le rayon, le feuillet est un bois de sciage ayant la largeur de o-,24 6 i 0",243, d'épaisseur o",034 à o~,033, et de longueur 2~,50 à 4", Annuaire des Eaux et Forêts,
t FEUII.LETIS. Ajoutex : || On dit aussi feuilletil, chbiten, Art du lapidaire, p. 27.
t FEUILLETISER (feu-lle-tl-zé. Il mouillées), v. a. Terme de lapidaire. Faire un feuillctis, ou l'épaissir en l'élargissant sur la roue, cbriten, Art du lapidaire, p. 484.
FEUILLETON. AjouUz : \] 4' Petite feuille collée par une de ses arêtes sur une partie d'une carte ou d'un plan, principalement d'un plan de bataille ; on peut, en l'abaissant ou la relevant, avoir la représentation de l'état des lieux, de la position des troupes, à deux moments différents.
t FEUILLETONISER (feu-lle-to-ni-zé), v. n. Faire le feuilleton dans un journal. || Activement. Baisse la tête, fier Sicambre, et, sous prétexte de discours, fais-nous un de ces jolis feuilletons que tu feuillelonises si bien, Je National, 9 nov. 4»7(.
t 3. FEUILLETTE (feu-llè-f. Il mouillées), s. f. Petite feuille. On ne voit plus que fleurettes, feuillettes et herbettes, dont on perçoit toutes les nuances et dont on compte toutes les fibres à une lieue de distance , bOrger , Salons de (86( à (8«8, t. I, p. 282.
— ÉTYM. Diminutif de feuille.
t FEDILLIR (feu-llir, U mouillées), ». n. Se couvrir de feuilles, en parlant d'arbres. N'en attendez [de ces arbres] ni abri, ni ombrage, ni fleurs ; ils feuillissent Uird, se iJépouillent tôt, et vivent longtemps à demi dépouillés , ste-beuve. Portraits littér. t. I (art. P. Corneille).
— BEH. Ce verbe, qui correspond exactement à fleurir, devrait être remis en usage.
— HIST. XHi' s. Si verra l'en les bois foillir, les Trois bossus, v. 2«8, dans pougens, Archéol. franc. t. I, p. 204.
— ETVM. Feuille. Feuillir est une autre forme de feuilkr, et jadis plus usité.
FKUU.LU. Ajoutez : || 8» S. m. Le feuillu, l'ensemble des bois feuillus. Ces barrages furent promptement atterris, et les dépôu retenus i letir
Fie
amont furent plantés en feuillus de toute espèce, Rebois, des morUagnes, Compte rendu, ib69-74, 2' fasc. p. 20. Il 3° Fig. Style feuillu, style redondant. Nous en lûmes un cahier [de la Julie] ensemble [avec Diderot] ; 11 trouva tout cela feuillu, ce fut son terme, c'est-à-dire chargé de paroles et redondant; je l'avais déjà bien senti moi-même: j. I. Rouss. Conf. II. X la ♦• partie [de VHéloise] vous trouvez que le style n'est pas feuillu; tant mieux, m. Lett. à Duclos, <9 nov. 4 760. || Certaines éditions ont style feuillet, qui ne se comprend pas. Il faut assurer le texte de J. J. Rousseau, • Ce mot feuillet vient de la copie du manuscrit dos Confessions faite par le notaire Jeannin à Neuchâtel, sous les yeux et par les ordres de Dupeyrou; Jeannin, ne comprenant pas feuillu, avait écrit féuiUet. C'est d'après cette copie que fut publiée la première édition des Confessions. De même pour la lettre à Duclos. La minute originale de cette lettre se trouve à la bibliothèque de Neuchâtel, et porte feuillu, comme je m'en suis convaincu moi-même » (Note communiquée par M.Ch. Berthoud, de Gingins, Vaud).
t FEUTRANT, ANTE (feu-tran, tran-l'), adj. Qui opère le feutrage. Laine douée de propriétés feutrantes. Pour l'industrie du papier, l'alfa d'Algérie se recommande par ses qualités feutrantes, son rendement et sa production illimitée, Journ. ofjic. ta mai 4876, p. 339), 3' col.
FEUTRE. Ajoutex : \\ 7° Dans les marais salants, tapis végétal qui revêt le fond des tables, Enquête sur les sels, t. ii, p. 609.
FÈVE. Il 4* Ajoutei : H On donne aussi le nom de fève d'Égyteàun légume dit escalope (voy. ce mot au Supplément), qui depuis quelque temps se vend à Paris.
•f FIABLE (fi-a-ble), adj. Archaïsme. Digne de foi, à qui l'on peut se fier. Prenez bien garde 1 il y a un nommé Saint-Laurent qui part y [en France] faire des offres, c'est un homme peu fiable, Journ.
Offic. 30 juin. 4 872, p. 52)8, 3' Col.
— REM. Cet archaïsme survit en Normandie, oïl il est très -employé : Ne comptez pas sur cet l^mme, 11 n'est pas fiable, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yéres, p. <53.
— Hisr. XV* s. Hestor de Saveuse, luy accompaigné de aucuns de ses prouchains parens et avecques ce de aucunes de ses gens les plus fiables, P. DE FENIN, U)7.
— ÉTYM. Fier l. On avait l'adv. fiàblement, qui suppose fiable : xiu* s. Por ce es tu mère Dieu que de nous pitié aies; Dont plus fiàblement te pri que tu nous oies, j. de meung, Test. 2138.
FIACRE. — 6TVM. Ajoutez : C'est aux cochers et aux carrosses de louage que Sarrazin a voulu faire allusion dans la Pompe funèbre de Voiture, quand 11 dit que Lyonelle suivit la reine de Sarmatie dans le char de l'enchanteur Fiacrou, Œuvres de H. Sarrasin, Paris, 1656, p. 295.
FIANCÉ. Ajoute» : || La fiancée, sorte de papillon, noctua sponsc.
— REM. La Fontaine l'a fait de deux syllabes : Elle n'en plut pas moins aux yeux de son fiancé, Fianc. Cela n'est plus reçu.
t FIASCO. — ÉTYM. Ajoutex : Un journal américain, (he //orne journal, de New-York, 22 sept. (875, explique ainsi comment faire fiasco, c'est-à-dire faire bouteille, a pris le sens d'échouer, ne pas réussir : « Nous avons emprunté cette locution aux souffleurs de verre de Venise, qui essayent de faire un verre; s'ils manquent leur coup, ils jettent le même paquet de sable dans un fiasco , et leur impatiente répétition de fiasco donna un nouveau sens à ce mot. »
FICELLE. Il 1° Une ficelle , un escroc, un filou. Ajoutez : Cadet Rousselle a trois garçons; L'un est voleur, l'autre est fripon, Le troisième est un peu ficelle, 11 ressemble à Cadet Rousselle, Chanson populaire. \\ i' Populairement. Rôti à la ficelle, se dit d'une pièce qu'on a fait rôtir sans rien de ce qu'il faut pour faire un rôti ; locution prise sans doute des chasseurs qui, effectivement, font souvent rôtir une pièce en la suspendant à une ficelle. ||B* Populairement. Déménager à la ficelle, déménager en descendant ses meubles par les fenêtres à l'aide de cordes, pour frustrer le propriétaire. Il S* Populairement. Dormir à la ficelle, se dit des garnis oîi l'on loge à la nuit, et oîi le logeur entasse ses hôtes, qui dorment sur des espèces de lits de camp séparés entre eux par une ficelle tendue à un mètre environ au-dessus du sol, et à laquelle on suspend soit un mauvais rideau, soit les hardes des dormeurs. || 7* Terme de sport ou de