GOU
tonnerre, à cause que le mile, quand II désire m femelle, fait entendre une voix mugissante.
t GOURBBT. Àjoutet : Que les babllanU du Porge [arrondissement de Bordeaux] ont, il y a vingt ans environ, ensemencé eux-méme« tans succès doux dunes situées dans le quartier de Laurot; qu'il ressort en outre de toutes les dépositiunt que l'unique planta accrue au pied et sur le dam dei dunes, connue dans le pays sous la dénomiiiiiiKiii de gourbet, servait babitueliemeot i ta Dourriiur< des vaches et des chevaux, qui, après l'avoir ruiisommée sur place, s'iristallaienl sur le sommet de ces émincnces do sable pour y chercher le repus et la fraîcheur. Arrêt d» la Cour d'appel de Bordeaux, ("chambre, du s mai (873, daos Gaz. du Trib. des 2) et 22 oct. «872, p. (0.13, 2' col.
GOURD. Ajoutez : Le bras dont elle embrasse ta maîtresse est gourd, oioeb. Œuv. compl. (S3l, t. IX, p. 274.
GOURDIN. Ajoutez : \\ Voix de gourdin, s'est dit de la voix d'un homme parlant comme s'il distribuait des coups de bâton. On le voit [Ouclot], on l'entend gardant jusque dans les stlont cette voix de gourdin qu'il tenait de sa première hantise dans les cafés, stb-bbuve. Causeries du lundi (a,rlicle sur Grimm , qui, le premier, avait parlé de cette voix de gourdin de Duclos).
— REM. Gourdin se trouve comme nom propre dès le commencement du xjii* siècle : Ansiant Gourdins do Belcsportes, Charte du Vermandoi», dins Bibliolh. des chartes, (874, t. xxxv, p. 443.
GOURGANDINE. — ETYM. Ajoutez : U. Piban cite le persan gourgandji, prostituée, libertine, comme origine de gourgandine; mais comment ce mot persan aurait-il pu venir en notre langue dans le courant du xvu* siècle? II vaut donc mieux s'en tenir à l'opinion de M. Lebéricber, laquelle s'appuie sur un fait, le verbe normand gourgandir.
GOUR.'HANDÉ. Ajoutez: —REM. Gourmande de persil, dans l'exemple de Molière, est sans doute un terme des amateurs de bonne chère dans le xvii* siècle. Le Dictionnaire de l'Académie l'interprète parlardéde persil. Cette interprétation, «u'oD peut croire traditionnelle (je ne pense pas que gourmande en ce sens soit resté dans le langage de la cuisine), doit être acceptée. Maintenant comment l'ajuster au sens de gourmand et gourmanderT Est-ce rendu friand, agréable au goût, par le persil? ou n'est-ce pas plutêt gourmander, pris dans le sens de commander : un carré de mouton que le persil gourmande, c'est-à-dire auquel il im] ose une saveur particulière.
f GOURMELLE (gour-mè-l'), (. f. Nom, dans les Vosges, de l'oronge, sorte de champignon comestible.
t GOURMEUR (gour-meur), s. m. Se dit, dans quelques provinces, pour dégustateur. Que vainement il allègue [un contrefacteur du café des gourmets] que le mot gourmeur [il appelait son produit café des gourmeurs] est employé dans certaines contrées de la France comme synonyme de dégustateur, et qu'il a sa signification propre. Gaz. des Trib. 6 sept. (874, p. 866, ("col.
— ETYM. Le même que gourmet (voy. ce mot). En wallon, gourmet se dit gourmeu.
t GOUSPIN. Ajoutez en exemple ; Combien a-t-on vu de gouspins. De bancroutiers, de haplopins. Faire les gens de haute taille I les Ifaltôtiers, p. 3, Paris, (649, dans eu. nisard, Parisianismes, p. (26.
GOCt. Ajoutez : \\ 18* Le goût de la mort, la sensation qu'on a qu'on va mourir. Et comme la pauvre fille voulait protester contre d'aussi tristes paroles : Faites cela, je vous prie, dit Mozart, j'ai le goût de la mort sur les lèvres, e. gautibr, d'après une lettre de Sophie Weber, dans Joum. offic.
9 juin (874, p. 3864, 3* Col.
t GOUTAVE (gou-ta-v'), od;. m. Fossés goutaves, se dit, dans l'Isère, de fossés d'assèchement. Que lesdits terrains étaient déjà complètement asséchés au moyen des deux fossés goutaves qui se déversaient dans l'Isère.... Arrêt du conseil d'État, 8 août (873.
(. GOUTTE. Ajoutez :\\iS' Terme d'astronomie. Goutte noire, dite aussi pont et ligament noir, tache noire qui se montre lors des passages de Vénus au contact du soleil et de la planète, CH. andré, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxxiu, p. 946.
t 3. GOUTTE (gou t'), î. f. Nom donné, dans le Puy-de-Dôme, aux petits vallons, les Primes d'honneur, p. 439, Paris. (874.
t GOUTTÉ. Ajoutez : |i i' En Normandie, pile gouttée, par opposition à la plie brune, le carrelet qui est parsemé de taches jaunes.
si/PPL. — 23
GRA
t GOUTTETTE (gou-tè-l'), s. f. Ancien nom populaire de i'épilepsie. Traité de l'épilepsie, maladie vulgairement appelée la goultette aux petits «nfants, par Jehan Taxil, Lyon, (603.
f.TYM. Diminutif de goutte, parce qu'on attribuait le mal i une goutte d'humour tombée dans le cerveau.
GOUTllÈRE. Ajoutei : — REM. 1. La gouttière n'est point une croix, comme il est dit au n' 7 ; c'est un avidement pratiqué le long des lames de certaines armes blanches; la gouttière est plus étroite que le pan creux relativement à sa profondeur. Il 2. La gouttière du n" 8 n'est point exactement synonyme de gélivure. C'est un défaut des bois, une partie pourrie au milieu du bois ; elle peut avoir pour cause toute autre chose que la gelée : ce qui la distingue de la gélivure.
I GOUVERNAT (gou-vèr-ua), s. m. Fonction de gouverneur. Je suis ravi d'avoir envoyé le tout au diabl« et jeté mon gouvernât par une aussi large fenêtre [il s'agit de l'office de gouverneur du duc de Bordeaux], chateaubr. Mém. d'oulre-tombe (éd. de Bruxelles), t. vi. Conseil de Charles î en France, etc.
t GOUVERNKMENTISTE (gou-vèr-ne-man-ti-sf), t. m. Partisan du gouvernement Faisant de nécessité vertu, affectaient de paraître gouvernementisles, BABiEUP, Pièces, i, «7.
— REM. Ce néologisme du temps de la révolution est un précédent du néologisme go\ivernemental,que notre temps a produit.
t GOUYARD (gou-iar), s. m. Nom d'un petit appareil que les faucheurs portent à la ceinture ; il y a dedans une pierre à aiguiser et de l'eau, afin de pouvoir aiguiser la faux.
GOYAVE. Ajoutez : — ÉTYM. Espagnol d'Amérique, goyaba, du quichua ou péruvien gayaba, MABPERO, Mém. de la Société de linguisl. ii, 6).
t GUABEAU. — Rtvm. Ajoutez ; M. Devic, Diction, étym., remarque que le bas-lat. garbellare, passer au crible, 1 esp. garbillar, cribler, garbillo, crible, se rattachent facilement à graieau, puisque grabeau représente des cribluros On ne peu songer au lat. cribrum, à cause de la voyelle. Mais l'arabe gharbdl, gkarbil, crible, a fourni à l'espagnol la voyelle o; et c'est par cet intermédiaire que notre mot s'est formé.
GRACILITÉ. Ajoutez: — REM. X l'exemple de gracilité, on a fait le néologisme et latinisme gracile. La seule disproportion d'un corps gracile et d'une épée colossale, e. bebgerat, Journ. oflic. a juin (874, p. 3686, 1" col. Ce latinisme ne parait point utile, puisqu'on a grêle; gracilité s'explique et se justifie parce que le substantif de grêle manque.
t GRACIOSO. Ajoutei : Enfin le graoioso se présenta pour ouvrir la scène, le sage. Cil lllas, vu, 8.
GRADIN. Il 4* Ajoutei: \\ Gradins droits, mode d'exploitation dans lequel on attaque les massifs par le haut || Gradins couchés, mode analogue au mode par gradins renversés, et qu'on emploie quand la couche est faiblement inclinée.
t GKAI>IJAT (gra-du-a), s. m. Terme universitaire. L'élévation à un grade, bachelier, licencié, etc. Les jeunes gens qui se présentent à l'uni- Tersite [en Belgique] ont été soumis jusqu'ici à un examen de passage appelé examen du graduât es lettres, Journ. de."! Débats, (3 mars (876, r* page, 6« col. GRADUATION || 1* Ajoutei : || On donne aussi le nom de graduation à l'échelle graduée des instruments.
— HIST. xvi* s. Il n'estoit point encore [du temps du concile deNicée] de nouvelles de bacheliers ni docteurs en théologie, qui seuls deussent estre creus aux conciles, en la décision des matières controverses, comme maintenant; ces graduations furent inventées longtemps après, assavoir en l'an MccxT par le concile de Latran, û bureau du concile de Trente, p. B. (Ici graduation signifie grade universitaire.)
t GHAGEOIR (gra-joir), s. m. Pilon pour écraser le grus sel, dklboulle, Gloss. de la vallée d'Yéres,
I GRA6KR. Ajoutez : || Café gragé, café passé à la gragc. Bordeaux : cafés, il a été vendu : «oo sacs gua-ira gragé de fr. <25à )30; loso sacs dito non gnigé de fr. MB à tïo, l'Économiste français, 22 janv. I87«, p. H8.
I. GRAILLON. Ajoutez: — HBM. Sentir le graillon, c'est sentir la graisse brûlée dans un pot de terre.
GRAIN. Ajoutez : || 24* Terme d'artillerie. Grain de lumière, masse de métal moins fusible en général
ORA
que celui dont est faite une bouche à feu, qui est vissée dans son épaisseur, et dans laquelle est percée la lumière. La seule réparation qu'ils [des canons] aient exigée a été le remplacement du grain de lumière, Journ. offic. 20 mars ( 873, p. < 948, 3*col. Il 25° Grain courant d'avarie, nom que l'on donne, dans le commerce des grains, à un examen sommaire, qui consiste en ceci : on prend dans la main une poignée du grain, et on l'examine ; si ce simple examen n'indique pas d'avarie, la marchandise est jugée saine. 11 leur a transmis l'échantillon [de blé] à lui- offert par L..., qui présentait une marchandise sèche ne comprenant que peu de grains détériorés, n'ayant ni grain courant d'avarie ni surcharge. Arrêt du 22 juillet 1872, cour d'appel de Rouen, >" chambre, dans Gai. des Trio. 27 oct. (872, p. 1053, 2' col. || 26° Grain du Levant, sorte de chagrin. Clièvres chagrinées, prains du Levant, peausserie en tous genres, Alm. Didot-Bot-
tin, <87(-72, p. (202, 3« col.
t GRAINAGE. Ajoutei : J'ai mis 900 grammes de ces cocons au grainage, et j'en ai obtenu 74 grammes de graine, g. santy, Mém. d'Agric. etc. (87o- 7(,p. 249. L'opération délicate du grainage, id. ib. p. 266.
GRAINE. Il 3* Ajoutez : C'est à l'aide des méthodes de sélection.... que l'on est parvenu souvent à se procurer de la graine (suivant la locution consacrée) ou, pour mieux dire, des œufs exempts des corpuscules, germes de maladie, payen, Mém. d'Agric. etc. (870-7(, p. 34. US" Graines longues, synonyme d'alpistes, Journ. offic. 20 «ov. I87(, p. 4B63, 2' col.
t GRAINER. Il 2° Ajoutez en exemple ; L'opération délicate du grainage.... des Italiens, qui viennent acheter dos cocons et grainer sur place, 1. santy, Mém. d'Agric. etc. (870-7(, p. 26a.
t GRAINEOR. Ajoiitez : Des graineurs peu consciencieux appellent graine Pasteur une graine mal faite par mon procédé.... pasteub, Journ.
Ofjic. 29 déC. (873, p. 8(98, i" Col.
t GRAIN-TIN (grin-tin), s. m. Nom do l'étain en lames. L'étain du commerce se présente on feuilles, en baguettes, en tables, en pains, en «aumons et en lames ; sous cette dernière forme, il est appelé grain-tin, p. ?imi, Notions de chimie, p. 2(3, Paris, (869.
— ÊTYM. La finale tin est l'angl. ttn, étain; mais grain ne s'explique pas.
t GKAISINS (grè-zin), s. m. pi. Terme de verrerie. Synonyme de cassons.
GRAISSE. Il 1° Il  graisse d'argent.... Ajoutes: Je conjure M. le grand mattre de faire faire ce que dessus, et le clayonnage, et ce proraptemonl, à graisse d'argent ; car, à quelque prix que ce soit, nous voulons , avec l'aide de Dieu, et prendre Hesdin et battre les ennemis, Richelieu, Lett. etc. t. VI, p. 389 (1639; cette locution y est fréquente). Il 7° Courte-graisse, voy. courte-graisse au Dict.
GRAISSER. Ajoutez: — REM. Au lieu de graisser la patte, on di.sait dans le moyen âge oindre la paume. Ainsi, dans un fabliau, une vieille à. qui le prévôt avait saisi deux vaches reçut l'avis qu'elle le fléchirait , Se la paume lui avoit ointe, méon, Nouv. Recueil, 1. 1, p. (83.
t GRAISSEUR (grê-seur), s. m. || 1° Ouvrier employé à graisser les essieux et les organes des machines, dans les chemins de fer. Un grais.seur, voyant le danger, s'est élancé au secours de l'imprudente femme, le Petit Parisien, 8 nov. 4876, 3" p. 3" col. Il 2° Adj. Terme de mécanicien. Palier graisseur, palier qui graisse automatiquement l'arbre qu'il supporte.
GRAMINÉE. Ajoutez: —REM. On dit une graminée au .singulier; mais non un graminé;pian(e est toujours sous-entendu. Il y a donc faute dans ce passage. Graines do trèlle : on demande toujours ce graminé, mais sans résultat, l'Économiste français, 22 janv. (876, p. ((8. Il faudrait: cette graminée. De plus, le trèfle n'est pas «ne graminée.
t GRAMMATE (gra-mma-f), s. m. Le grammate des troupes, nom sous les Ptolémées, en Egypte, du ministre de la guerre. L'admirable statuette du grammate du Musée appartient, d'après le tombeau où elle a été trouvée, à la v* on à la vi' dynastie [égyptienne], A. c. mobeau de jonnès, Elhrwgénie caucasienne, p. 33,
— Etym. rpx|i.|iaTi{ic, écrivain, de YP^i^iia, lettre, écriture.
GRAND. Ajoutez : || 29° S. f. pi. Les grandes, les femmes des grands. Je sue sang et eau à faire ces sortes d'écriture [lettres aux personnages haut
GRA
placés], et j'accouche autant de fois que j'écris des lellres aux grands et aux grandes, Balzac, ielt. inédiles, lxxxu, éd. Tamizey-Larroquc. || 30° Tout en grand se dit, en termes de marine, d'un navire qui n'a souffert aucun dommage. Il convient de reconnaître que le bateau le Danemark, qui s'est arrêté dans la ligne de navigation, tout en grand et sans secousse, a péri par un vice qui lui était propre, ou s'est échoué sur un écueil que la compagnie du touage ne pouvait connaître. Gaz. des Trib. 24 juin (874, p. 600, 4* col. || 31° Dans l'ancienne monarchie, monsieur le Grand, le grand écuyer. || Madame la Grand, la femme de monsieur le Grand, malh. Lexique, éd. L. Laianne.
— REM. On dit depuis quelque temps : Faire grand, pour travailler en grand, à la grande. Faites grand, Sire, fut une flatterie adressée dan» le temps à Napoléon III. Il fait grand, chose importante pour l'Opéra, et l'on sent qu'il pourrait remplir aisément ce vaste cadre, th. Gautier, Feuilleton, Monit. universel, 30 nov. (8«8. Faire grand est très-peu français.
t GRAND'GARDE (gran-gar-d'), ». f. Voy. oardb (, n° ((.
t GRANDIFIER (SE), V. réfl. Faire effort pour se rapprocher des grands. Toute la cour le porte [le deuil], c'est-à-dire les grands, et avec eux grand nombre de petits qui se veulent grandifier par c« moyen, malh. Lexique, éd. L. Laianne.
— ÉTYM. Lat. grandis, grand, et facere, faire.
t GRANDILOQUENCE (gran-di-lo-kan-s'), s. f. Parole pompeuse. Je crois que c'est vous-mêmes, messieurs , qui vous mystifiez par votre fausse métaphysique et votre grandiloquence, proudhon, les Majorats littéraires, p. (4, Paris, («68.
— ÉTYM. Lat. grandiloquus, de grandis, grand, et loqui, parler (voy. loquace).
GRANDIR. — Hisr. Ajoutez: || xiii' s. Adès aloit en grandissant La festo en joie et en honnour, De plus en plus, de jour en jour, adenes, Cleomadei, publié par van Hasselt, v. 17938.
GRAND'MAMAN (gran-ma-man), s. f. Voy. maman.
GRANGE. Ajoutez : || 2° Nom des chalets dans lesquels on fabrique le fromage de Gruyère. Les chalets ou les granges dans lesquels on fabrique le fromage de Gruyère.... chacune d'elle» [montagnes à fromages de la Savoie] possède un chalet et une ou plusieurs granges, qui servent d'habitation pour le bétail, heuzé, la France agricole, p. 8.
GRANIT. Ajoutez : — REM. M. le pasteur Dupin de Saint-André, de Sauveterre (Basses-Pyrénées), observe que le granit se compose de feldspath, de quartz et de mica. Le Dictionnaire oublie le quartz.
t GRANITAIRE (gra-ni-té-r'), adj. Qui est de U nature du granit.
t GRANltlER (gra-ni-tié) , s. m. Ouvrier travaillant le granit. Sculpteurs, marbriers, stucateurs, tailleurs de pierres, granitiers, fabricants de pierres artificielles.... Journ. ojjic. (o mars (875, p. (802, c col.
t GftANTUA (gran-ta), s. m. Nom d'un caractère d'écriture usité dans les Indes. Inscriptions en grantha, Journ. offic. 2!) fév. (876, p. (450, 3' col.
t GRANULATEUR (gra-nu-la-teur), s. m. Appareil destiné à former do la poudre en grains.
GRANULATION. Ajoutes : || 6° Fabrication des grains ronds qui constituent la poudre de mine.
GRANULER. Ajoutez :\\1' Terme de métallurgie. Tirer parti de ce qui est rejeté des fourneaux. Le meeting a entendu alors une description du procédé de M. Vl'ood pour granulcr la fonte et les laitiers; granuler les laitiers, c'est faire un produit industriel de ces masses immenses de matières non utilisées jusqu'à ce jour, «t dont tous les hauts fourneaux jonchent les plus belles vallées, en menaçant de les combler; granuler la fonte est devenu presque une nécessité, avec le nouveau système de puddlage mécanique de M. Danks, Journ. of^c. i" sept. (873, p. B67u 3" col.
t GRAPETTE (gra-pè-f), ». f. Nom, dans le quartier d'Agde, d'un engin propre à la pêche do la moule, S(a(isU'que des pêches maril. (874. p. 10
t GRAPHIE (gra-fie), s. f. || 1° Néologisme. Eiii ploi de signes pour exprimer les idées. Cet ari de Cornélius était vraiment singulier : sorte de graphie hiéroglyphique, inventée pour transposci les idées les pins abstraites au moyen de signes gravés sur les murailles, bOrger, Salons de (86( à (868, t. Il, p. 4(4. Il 2° Manière d'écrire au point de vue de l'emploi et de la valeur des caraclè-
GRA
res. Il {M, Robert Atkinson] a dressé la liste complèlo de toutes les combinaisons do voyelles qui •e trouvent dans sou manuscrit [Vie de seint Àuban\, et cette liste est utile, surtout pour l'étude de la graphie anglo-normande, o. pabis, Romania, t. V, p. 389.
— ÈTYM. rpôçnv, écrire, ou plutôt le dernier élément des composés tirés du grec, tels que : géographie, télégraphie, hydrographie, etc.
). GUArUIQUK. Ajouteî : \\ 6» S. m. Un graphique, un dessin exécuté graphiquement. Il 6*S.m. Le graphique, le trace que décrit un appareil enregistreur. L'appareil permet d'obtenir sur l'horame, sain ou malade, le graphique des mouvements du caur avec les diflérents caractères que lui impriment les variations physiologiques ou les troubles de la fonction, marey, Nolice sur les litres et travaux scientifiques, p. 76, p. 32. Le graphique de la contraction directe [d'un muscle], qui est l'expression exacte du travail mécanique du muscle, MOKAT et TOUSSAINT, Acad. de^ se. Comptes rend.
t. LX-XXm, p. U)6
— ÉTVM. rçaçixô:, ou le dernier élément des adjectifs tirés du grec, tels que : géographique, télégraphique, etc.
t G^APUISME (gra-fl-sm'), ». m. Manière de représenter, d'écrire les mots d'une langue. L'écriture chinoise.... a atteint, grâce à la longue durée de son usage, à l'abondance de ses signes et à la variété de son application, un degré de perfection assez avancé, qui la place, dans l'histoire du graphisme, fort au-dessus de l'écriture des Nahuas [Mexicains], A. maury , De l'origine de l'écriture, Journ. des savants, août <875, p. 473.
— ÊTYM. Le substantif graphie, et la finale isme, qui indique en général l'étude à laquelle on se livre.
t GRAPHOLOGIE (gra-fo-lo-jie), s. f. Étude par laquelle on croit pouvoir parvenir à connaître l'état moral, les aptittides et les dispositions d'une personne par la forme des lettres et des traits de son écriture.
— Éi YM. rpa<p9i, écriture, et Xôyo«, étude.
t GRAPHOLOGUE {gra-fo-lo-gh') , (. m. Celui qui se livre à la graphologie
t GRAPPAGE (gra-pa-j'), s. m. Actioii, possibilité de grapiller. Fasse ses vendanges qui voudra; les miennes sont faites, et si bien faites que le grappage même n'y est pas demeuré, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.
i. GRAPPE. Ajoutez : — REM. En artillerie, la grappe de raisin était un dispositif employé autrefois pour lancer des balles à l'aide des canons; les balles étaient réunies autour d'un axe en fer, entre deux plateaux en bois, et maintenues par une toile et du fil de fer
t 3. GRAPPE (gra-p'), s. f. Synonyme de vin de cannes.
— ÉTYM. Espagn. guarapo, nom de cette liqueur it la Nouvelle-Grenade et au Venezuela.
t GRAPPERIE (gra-pe-rie), s. f. Terme de viticulture. Ensemble des grappes, production des grappes. Que dans les régions qui ne sont pas encore atteintes par le phylloxéra, une visite attentive des établissements de pépiniéristes et des grapperies soit effectuée par les soins des comités de vigilance en vue de constater si les vignes sont ou non phylloxérées, Journ. offic. 6 avril,
(877, p. 2683, 3« COl.
GRAPPI.V. Ajoutez : || 5" Nom, sur le Rhône, d'un remorqueur ainsi dit parce qu'il se toue luimême par une roue à l'arrière, laquelle mord sur 1« fond sableux du fleuve à la façon d'un grappin. Les remorqueurs ou grappins qui ont jusqu'à f05 mètres de long sur 7 mètres de largo et qui traînent des convois d'environ 500 tonnes avec un tirant d'eau minimum de 90 centimètres, l. siiro- NiN, Rev. des Deux-Kondes, ("fév. )877, p. 847.
GRAS. 119° Ajoutez : || Un faire gras, se dit d'un peintre qui couche la couleur avec abondance. Il 1 J. Duvivier] établissait savamment ses masses ; il entrait ensuite dans de très-grands détails, en conservant un faire gras et large, L gougenot, dans Mém. inéd. sur l'Acad. de peinture, publ. par Dussieux, etc. t. il, p. 32). || 25" Terme de forestier. Bois gras, celui dont le tissu est mou, poreux, peu résistant, dont le grain est peu serré, la fibre lâche et imparfaitement lignifiée, nan- OUETTE, Expl. débit et estim. des bois, Nancy, 1868^ p. <72. Il 26' Emballage en gras et en maigre, em- Dallage en toile grasse (voy. toile, n^ejct en toile ort'inaire. Il 27* Terme de filature. Filer en gras, &ler en ajoi;tant de l'buile. Nous filons en gras , '
GRA
avec addition de s pour loo d'hMe, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. m, p. »8-i.
GRASSET, Ajoute! : || 8* Terme de boucherie. Région dite au.ssi hampe, fras, oeillet, les œillitres, lampe, qui s'étend de la partie postérieure et latérale du ventre vers l'extrémité inférieure et antérieure de la cuisse.
t GRATAiaOïV (gra-tô-ron), ». m. Nom d'un fromage de chèvre. Le fromage gratairon est assez estimé; on le fabrique dans la Savoie, ii&vii, la France agricole, carte n* «4.
GRATH'ICATION. ^;ou(«i : || «• Faveur. Ce qu'il m'a donné vaut beaucoup, mais.... il en a fait sa montre par les carrefours.... c'est une gratification qu'il a voulu faire, non à moi, mais à sa vanité, HALli. Lexique, éd. L. Lalanne. Luttez bien avec la maladie : si vous no faites rien pour elle, si vous ne lui accordez rien, ni par obéissance, ni par gratification, vous aurez fait une preuve signalée de votre suffisance, id. ib. La philosophie |cst{ une gratification qui vient de leur main [de la main des dieux], id. ib. La fortune vous devait des gratifications extraordinaires, id. ib.
GRATIFIER. Ajoutez ; 1| 3° Être agréable à. Mélellus en sou bannissement eut patience; Rutilius prit plaisir âu sien ; l'un revint pour gratifier sa république, qui le rappelait; l'autre, prié par Sylla de revenir, ne craignit point de le refuser, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne. La terre même était plus fertile sans être labourée, comme si elle eût voulu gratifier les hommes do ce qu'ils ne la tourmentaient point, id. ib. Ce que l'on croyait qu'il fît pour gratifier le roi, c'était pour attendre les troupes, id. ib. M. de Valavez vous aura fait voir une traduction que j'ai faite.... voilà pourquoi je gratifierai ma paresse en cette occasion, avec votre congé, id. ib.
GRATIS. Il 3" Ajoutes : \\ Nom qu'on donnait aux représentations gratuites. Depuis [1772], les représentations gratuites se renouvelèrent assez fréquemment; on- les appelait tout simplement des gratis, Uonit. unt'u. u août (868, p. no7, 4° col. GRATITUDE. — HIST. Ajoutez : \\ xV s. Nul n'y entre, s'il n'est en gratitude [en bon gré] De ce grant roi et lui soit acceptable, jean johet, le Jardrin salutaire, p. na.
t GRATTE. Ajoutes : \\ 3° Dans la fabrique des chaussures, m'jrceaux de cuir ou d'étoiTc que les ouvriers ne stnt pas obligés de restituer après avoir taillé daLs la pièce remise le nombre de chaussures demandé. Avec la gratte on fait quelquefois sur cinq paires de bottines une sixième paire qui appartient alors à l'ouvrier. Les tailleurs se livrent à la même pratique , considérée d'ailleurs comme un abus.
t GRATfE-BOËSSE. Ajoutez comme exemple : Après cela, on se met à dorer en procédant ainsi : on nettoie et on polit soigneusement avec des gratte-boësses l'ouvrage que l'on veut dorer; ces outils sont très-connus et se vendent chez les merciers; mais les marchands n'en fabriquent que d'une seule et même dimension.... il faut donc en faire soi-même de grands et de petits avec du laiton mince comme du fil à coudre, dont on forme une brosse de la grosseur du doigt, plus ou moins, suivant le besoin, Œuvres de Benvenuto Cellini, trad. de L. Léclanché, Traité de l'orfèvrerie, ch. xiv, t. II, p. 340.
t GRATTE-BOËSSER. Ajoutez en exemple : Quand. on a bien gratte-boëssé l'endroit que l'on veut dorer, on pose l'or dessus à l'aide d'un avivoir. Œuvres de Benvenuto Cellini, trad. de Léclanché, Traité de l'orfèvrerie, cb. xiv, ou t. ii, p. 3lo.
t GRA TTKUR. Ajoutez : || 3" Peigneur ou grattour de toiles de coton, Tarif des patentes, )858.
f GRATTONS (gra-ton), s. m. pi. Nom, dans l'Angoumois et la Saintongo, des débris de porc cuits dans la graisse; c'est ce qu'on nomme ailleurs rillettes et rillons (voy. ces mots au Dictionnaire).
t GRATTL'RE. Ajoutes : Les graltures de têtes et de pieds de veaux et de moulons, poils et ergots, sont un précieux engrais pour les oliviers, johanet. Journal des Débats, 28 oct. (876, feuilleton, 2° page, 6* col.
t GRAU (grô), s. m. On appelle graux, dans le Midi, les passes établies de la mer aux étangs salés du littoral, E. grangez. Voies navigables de France, p. 502. Nom donné, dans les Bouches-dtt- Rhône, aux canaux qui portent les eaux de la Camargue à la mer, les Primes d'honneur, Paris, 1872, p. 493. De Maguclone à l'embouchure du petit Rhône , la plage est coupée par une innombrable série de petits graus (on nomme ainsi du mot
latin gradus, les passage* par lesquels le* étang* du littoral communiquent avec la mer) qui changent trop fréquemment pour qu'il j ait utilité k les éuumércr, id. de banthélcmy, Journ. Ofllc 26 fév. (878, p. «3»o, •"col.
— REM. On trouve le pluriel écrit graux el grau». Il vaut mieux prendre Vz, à cauie de l'uniformité avec les autres mots en au.
— ËTY.M. Prov. gra {gra de Magalorta , dans Du Cange , gradut, 8 ) , et grau {grau de Narbona, ib.) ; bas lat. gradut, du lai. gradui, degré. Faut-il rapporter au même le grau de l'exemple suivant? Ce bâtiment, chargé de H s tonneaux d'orge, allait à Dunkerque; il a fait c6tc lous le grau Blanc-Nez, à 2uo mètres du pied de la falaise, Journ. o/]lc. u avril <872, p. 254&, «" col. Le grau Blanc-Nez est en Normandie; r'est un tout autre pays; et je ne sache pas qu'eo langue d'oll gradus ait donné grau.
< . GRAVE. Il 11* Ajoutez : \\ Sorte de morceau de musique. On doit citer de lui [le violoniste Leclair] un grave en ut mineur, connu sous le nom de Tombeau de Leclair, Journ. offie. 26 oct. <876, p. 8848, 2' col.
t 3. GRAVE. — ÉTYM. Ajoutes : Il n'y a pas d« localité du nom de Grave dans la Gironde ; et le nom do vin de grave au sens de gravier (voy. GRAVE 2 au Dictionnaire), de terrain cailloivteux, etc. désigne les vins de la banlieue, en quelque sorte, de Bordeaux, et principalement du côté du sud, par exemple le cru fameux de Haut-Brion.
GRAVÉ. Ajoutez : || 3* Qui a été rongé par la rouille, en parlant des objets en acier poli.
t GRAVELAGE. Ajoutez : Les matériaux.... destinés au pavage ou au gravelage des chemins vicinaux..., Uonit. univ. 2 mai (888, p. 59U, *• col.
t GRAVELOTTE (gra-T©-lo-t'), adj. Pluvier gravelotte, voy. pluvier.
t GRAVETTE. Ajoutez : || 2- Gravette, dite aussi huître native, huître provenant des dépôts naturels qui se trouvent dans les eaux d'Arcachon, bou-
CHON-BRANDELY, Journ. ofHc 26 janv. 1877, p. 582,
(" col. Une bonne partie [des huîtres] a été livrée à la consommation dans des conditions peu favorables à la vieille réputation des gravettes d'A/cachon, ib. (8 mai (878, p. 3389, 3* col.
t GRAVIDITÉ (gra-vi-di-té), ». f. Terme de pby siologie. Ëtat de l'utérus contenant le produit de la fécondation. S'il y a eu fécondation de l'œuf sorti [de l'ovaire] et gravidité, carl voot, Lettres physiologiques, Paris, (875, p. B29.
— ÉTYM. Lat. gravidilalem, de gravidus (voy. gravide).
1 1. GRAVIER (gra-vié), ». m. Nom donné à ceux qui, à Terre-Neuve, étalent au soleil la morue sur les graves ou grèves.
t 2. GRAVIËRE (gra-viè-r'), ». f. Lieu d'où l'on extrait du gravier. Dans la gravière municipale [on a trouvé] une épée brisée et un scramasax, Journ. de l'Ain, » mai (878, 3' page. Des silex recueillis dans des gravières, près d'Abbeville, ilev. d'anthrop, t. m, p. 577.
— ETYM. Groi'icr.
] GRAVIFIQCE (gra-vi-fi-k'), od;. Terme de physique. Se dit de ce qui cause ou accroît la densité ou gravité d'un corps ou d'un système gravitant, navire ou ballon. || S. m. Dans l'ancienne physique, fiuide hypothétique par lequel les newtonicns expliquaient les phénomènes de la pesanteur ou gravitation universelle. Le philosophe genevois Georges Lesagc, écrivain original et de la bonne marque, a créé ce mol dans son Lucrèce newtonien.
— ETYM. Lat. gravis, pesant, et la finale ficus, qui vient de facere, faire.
t GRAVIMÈTRK. Ajoutes: ||2' Appareil servant à mesurer la densité gravimétrique do la poudre.
t GHAVIMÉTRIQUE (gra-vimé-trik'}, adj. Densité gravimétrique de la poudre, poidis d'un litre de poudre non tassée.
GRAVIR. Ajoutes : || 8' Gravir sur, faire l'ascension de. On gravit sur les monts, on s'abandonne aux Ilots, CORN. Imit. m, (98.
t GRAVITATIF, TIVB (gra-vi-ta-tif, ti-v'), adj. Qui fait graviter. La force gravitative.
GRAVITÉ. Ajoutez .— REM. La force appliquée an centre de gravité pour le tenir en équilibre doit être vertical^ car, si elle est oblique, il n'y aura pas équilibre; et suffisante, car, si elle ne l'est pas, il n'y aura pasnon plus équilibre. Ces deux conditions ne sont pas énoncées dans l'article. Aussi la définition complète du centre de gravité est; Point par lequel passe constamment la résultante des poids des molécules qui composent un (jorps.