‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 498 sur 754 · GUA · texte numérisé non relu

GUA

GUE

GUE

terme do finance. Le gros, sou prélové par livre sur lo commerce en gros des boissons, neyma.bck, Colberl et son tempa, t. I, p. <43.

f GHOS-BIS. — Hisr. XV* s. Ajoutez : Chattes d'or courront mesouen Pour ceindre millours et grosbis, COQUILLART, Droili nouveaux. || xvi» s. Ajoutez : S: pour drap d'or on tranche du gros bis,

]. MAROJ, V, 93.

f GK0SI7- (gro-zil'), s. m. Nom donné, dans le quartier d3 Vannes, au sable calcaire ou amendement marin, Statistique des pêches maritimes, <874, p. 63.

— ÊTYM. Le même que croise (voy. ci-dessus).

I GllOS-JAUNE (grô-jô-n'), adj. Se dit d'une espèce de mais. Le maïs gros-jaune qu'on cultive dans le Tarn, heuzé, Bull, delà Soc. d'Agric. 4 875,

t GltOSSE-GORr.E(grô-se-gor-j'), ï. m. Nom d'un oiseau. Voici les grosses-gorges au corps mince, fièrement campés sur les pattes ; ils ont une gorge volumineuse, et ils semblent trouver bonheur à l'enfler comme un ballon, e. Blanchard, Rev. des Deux- mondes, t& juin (874, p. 864.

GROSSEUR. — IllST. Ajoutez : \\ Xll' s. Là sus en ces desers pues [tu peux] deus arbres trover, Qui cent pies ont de haut et de grossor sont per, li Romans d'Alixandre, p. 3B).||xiii' s. Et entla si durement, que la grosseur surmonta louz les membres, Histoire occidentale des croisades, t. Ii, p. 678.

t GROSSCLAIRE (gro-ssu-lê-r'), adj. Terme de minéralogie. Grenat grossulaire , grenat d'une teinte jaune verdâtre.

— Rtym. Voy. GROssuLAHiÉES, ce grenat étant dit ainsi à cause de sa teinte de groseille.

GROUPE. Ajoutez : || 8° Terme de chemin de fer. Réunion do plusieurs petits colis en une seule expédition.

GROUPER. Ajoutez :\\6' En termes de chemin de fer, grouper les colis, réunir plusieurs petits colis en une seule expédition.

t GROUPEUR (grou-peur), s. m. Dans les chemins de fer, celui qui groupe les petits colis. Il s'est fondé, à côté des compagnies de chemins de fer. une industrie particulière, celle des groupeurs; ces groupeurs font lo wagon plein; ils réunissent les colis et ils perçoivent sur ce groupement des bénéfices qui se chifTrent par millions et qui viennent en accroissement des charges du transport dans une proportion considérable, Journ. offie. 2i mars 1877, p. 221, 3' col.

t GROUSE (grou-z'), s. f. Nom anglais du coq de bruyère. La grouse, petit tétras à queue pleine, de Buffon, G. de ciierville, dans d' chenu, 4 86B, p. 315. Les grouses, les gelinottes, les ptarmigans et tous les oiseaux connus sous le nom générique de coqs do bruyère ou de tétras, Journ. offic.

8 nov. <874, p. 7456, 1" Col.

f GRUEUR (gru-eur), s. m. Celui qui fabrique des gruaux d'orge et d'autres grains, belmondi, Code des contrib. directes, Paris, <8(8, p. (29. Il Le même mot se trouve dans le Tarif des patentes, (858.

tGRUGEOIRE(gru-joi-r'), s. f. Mâchoire, dents. Je serais plus sot qu'un cheval Qui ne voit point dans sa mangeoire De quoi mettre sous la grugeoire, la Raillerie sans fiel, p. 4, (649, dans CH. NISARD, Parisianismes, p. (33.

t GRIGERIE. Il 1° Ajoutez : L'arrêt qui les avait condamnés était irréprochable, à cela près des grugeries de la chicane, Letl. du P. Duchêne, ne lettre, p. 5.

t 2. GRUME (gru-m'), s. f. Terme employé dans certains pays vignobles, de la Bourgogne particulièrement, pour désigner les grains de raisin. Lorsque les grumes ont atteint le premier tiers de leur (iéveloppement, la grosseur d'un petit pois fin. Revue horticole, (6 mars (876, n° 6, p. (07.

t GRUNNÉRITE (gru-nné-ri-f), s. f. Terme de minéralogie. Amphibole ferrugineuse brune.

t GRUOTTE (gru-o-f), s. f. Terme de chasseur. Morceau de chevreuil. Assassiner une pauvre chevrette ou son faon, pour manger la gruotte et en distribuer les quartiers à vos voisins ou aux perfonncs dont vous solliciterez l'influence, carteron. Premières chas.<!es, papillons et oiseaux, p. 3(, Iletî.cl, (866.

j GRYPHÉE (gri-fée), s. f. Animal fossile contenu dans une coquille bivalve dont la forme approche de celle de l'huître. Les huîtres et les gryphées des époques anciennes se trouvent en général dans les couches de marne argileuse qui tccuscnt des dépâti très-vaseux, l. quénault ,

Journ. ofUc. a( mars (875, p. 2(6», 2» col.jjGrypbéo arquée, espèce de gryphée très-commune en France, et qui est caractéristique du lias.

— ETYM. Ppuno;, crochu, à cause de la valve inférieure de la coquille à sommet recourbé en crochet.

t GUACO. Ajoutez: — f.TYM. La Revue Britannique, fév. (874, p. 503, donne de ce nom une origine bien douteuse, mais qu'il faut pourtant rapporter. « La découverte du guaco serait due à un oiseau de proie voisin des faucons.... cet oiseau, lorsqu'il chasse, répète un cri monotone qui a quelque analogie avec l'articulation : guaco, guaco. Les Indiens, suivant leur habitude, lui en ont donné le nom, qu'il a transmis à l'herbe dont il leur a enseigné lesvertus. »

t GUAMÎ, NÉE (goua-né, née), adj. Engraissé de guano. Champs guanés.

t GUANIER, ERE (goua-nié, niè-r'), adj. Qui a rapport au gnano. Les iles guanières, Journ. offic.

(6 avril (877, p. 2905, 2« COl.

t GUANO. Ajoutez : \\ Guano de viande. Le guano de viande est un produit fabriqué avec des déchets de viandes d'animaux séchés et moulus auxquels on ajoute du chlorure de potassium et du phosphate de soude, Journ. offic. 30 oct. (875, p. 8924, 2* col.

— f.ïYM. Guano, ou plutôt /luono, mot péruvien qui signifie ûente d'oiseaux de mer, garcilasso DELA vEGA, Hist. des Yncas, t. u, p. (08.

GUÉABLE. — HIST. Ajoute! : Il Xll" s. Ne celé eve n'est pas gaable Ne senz navie trespassable , benoît. Chronique, t. ii, p. (35, v. (9308.

GUERRE. Ajoutez : || Le guèbre, la langue parlée par les descendants des sectateurs du zoroastrisme.

t GUELDRE (ghel-dr'), s. m. Appât que l'on fait en Bretagne avec de petites chevrettes pilées ou la chair de quelques poissons cuits.

t GUELTE (ghèl-f), s. f. Nom donné aux tantièmes en sus des appointements accordés aux commis sur le produit de leurs ventes dans les magasins de nouveautés

— ÉTYM. AU. Geld, argent, mot probablement introduit par les ouvriers allemands.

t GUENILLOUX (ghe-ni-Uoù, Il mouillées), s. m. Nom donné, dans la Vienne, au baudet, dit aussi bourrailloux, à longues oreilles et longs poils, qui est employé à la procréation de mules et mulets, les Primes d'honneur, Paris, (872, p. 302. Son corps est ordinairement couvert de longs poils laineux et brunâtres qui l'ont fait appeler guenilloux, bourrayoux, heuzé, la France agricole, carte w 34.

— ÉTYM. Autre forme de guenilleux , à cause de l'apparence de ces animaux.

t GUËPIN, INE (ghê-pin, pi-n'), adj Qui a le caractère, la méchanceté de la guêpe. X ce trait de liberté guêpine, M. Colbert prit feu et dit avec émotion : Comme vous parlez, mon ami I Mém. hist. etc. par Amelot de La Houssaye, t. u, p. (0(, cité dans Lettres, etc. de Colbert, t. vu, p. lv.

GUÉRIDON. — ÊTY.M. Ajoutez : M. J. Depoin, dans lo Courrier de Vaugelas, i" juin (876, p. (, a réuni des renseignements qui avancent notablement l'histoire de ce mot. D'abord il rapporte une note de M. de Monmerqué au sujet de deux facéties du temps de la régence de Marie de Médicis : « La première est intitulée : Les folastres et joyeuses amours de Guéridon et Robinette, Paris, (6(4, in-8. La seconde a pour titre : Ballet des Argonautes, oii est représenté Guclindon dans une caisse, comme venant de Provence, et Robinette dans une gaine, comme estant de Chastellerault. Ce jeudi vingttroisième jour de janvier au Louvre. Paris, (6(4, in-8. Ce ballet est indiqué dans l'ouvrage du duc de la Vallière, (760, in-8, p. 49 (dans tallemant des réaux, t. III, p. (40, éd. Garnier). • Guelindon est une autre forme de guéridon. Ainsi, dans le commencement du xvii* siècle, guéridon était un nom .propre, le personnage d'une nouvelle et môme d'un ballet. De là guéridon devint le nom d'une sorte de vaudeville ; c'est ce que nous apprend le même Tallemant dans ce passage cité par M. i. Depoin : • 11 dit qu'un homme de sa connaissance avait mis toute la Bible en vaudevilles qu'on appela guéridons, et il en sait quelques vers qu'il a bien la mine d'avoir faits. » Maintenant un chaînon nous manque pour passer de guéridon vaudeville à guéridon meuble. M. Ed. Fournier {le Voleur, 25 juin (875, cité par M. Eman Martin, Courrier de Vaugelas, i" nov. (875, p. (oo) dit quo • guéridon, est un personnage de ballet qui

avait le triste rôle de tenir à la main un flambean, pendant que les autres tournaient autour de lui en s'embrassant. U va sans dire qu'on s'arrangeait toujours de manière que cet emploi ne fût pas dévolu aux jolies femmes. Quand l'usage des petit» meubles destinés à porter un flambeau s'introduisit dans les appartements, on les appela guéridons en souvenir du pauvre patient dont c'était l'office à la danse. Cela est si vrai qu'on donne le même nom aux candélabres qui ne servent que dans les grands appartements, dans les palais, et qui, soutenus par des gaines ou par des groupes d'enfants, sont destinés à porter des girandoles et des arbres de lumières. » Malheureusement, M. Fournier ne cite aucun texte à l'appui. Toutefois on conçoit qu'un nom devenu populaire par un roman et par un ballet ait été attribué à un meuble, X ce point, en remontant, on demandera d'où vient guéridon, qui primitivement est nom propre. Dans les Folastres amours de Guéridon et Robinette, Guéridon est un Provençal, de Marseille. Cela donne quelque crédit à l'opinion de Ricbelet, qui dit que guéridon est un mot apporté d'Afrique par les Provençaux.

t GUÉRISSEUR. Ajoutes : — HIST. xvf 8. Ayant tel sort qu'il faut que le blesseur Luy mesme soit de ce mal gueri.sseur, J. marot, Poés. p.'282.

t GUÉTINE (ghé-ti-n'), s. f. Nom donné, en Normandie, aux pommes qui tombent par suite de la piqûre des insectes, les Primes d'honneur, p. 20, Paris, (874.

t GUETTE-CUEMIN (ghè-te-che-min), ». m. Synonyme provincial de voleur de grand chesmin. Tu es pire qu'un guette-chemin, parce que, d'un guette-chemin , nous nous serions défiées de lui en le voyant arriver; je te renie, retire-toi!... (Affaire dansla Gironde), le Figaro, 23 juin (875.

GUETTER. Ajoutez : || 3° Se guetter, prendre garde, se méfier. Ils se trouveront accablés d'un côté d'où ils ne se guettent pas, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

— ÉTYM. Ajoufe^.- D'Arboisde Jubainvillo (iîeïue celtique, t. u, p. 127) dit que guetter provient non du vieux haut-allem. vahtan, mais du substantif franc vacta, que nous ont conservé plusieurs textes carlovingiens.

GUEULARD. Ajoutez : || 6" Il se dit de l'ouverture des égouts sur la voie publique. Un des énormes tuyaux qui distribuent l'eau du Rhône dans le centre de la ville [Lyon] a fait explosion..., et l'immense jet qui s'en échappait ne pouvant s'échapper par les gueulards des égouts.... le Bien public, t" oct. (875, 3' page, 2' col.

GUEULE. Ajoutez : || 9" On dit la gueule et non la bouche du cerf, yauville, Sur la vénerie du cerf, (788.

GUEULÉE. Ajoutez : || 2" Cris violents, grossiers. Ces sauts, mornifles et gambades. Beuglements, gueulée, embrassades, les Poreherons, ch. m, p. (45, (773, dans CH. msk^n, Parisianismes, p. (34.

t GUEULETON. — ÊTYM. Ajoutez : Gueuleton se trouve dans un texte languedocien du xviii' siècle : Lucia daou Pas-d'estrèch, Bélriz daou Pas dé Ferre, Que per un guletoun se fay pas manda quèrre, houdil, de Montpellier, dans ilei'. des langues romanes, juillet (870, p. 256.

1. GUEUSE. Ajoutez ; — REM. La forme triangulaire n'est pas caractéristique des gueuses de fonte. Elles peuvent avoir de tout autres formes.

t 4. GUEUSE (gheû-z'), s. f. Sorte de dentelle La bisette, la gueuse, la mignonnettc, la campane formaient primitivement des dentelles en fil de lin pur plus ou moins fin, Journ. ojjic. 7janv. (870, p. (72, 2' col.

GUEUX. Ajoutez : || 10" Sorte de chaufferette. On a retrouvé une de ces chaufferettes en terre rouge dite gueux, et l'on suppose que la pauvre vieille s'était endormie dans son fauteuil ayant sous les pieds ce gueux qui a mis le feu à ses vêtements, le Droit, (O nov. (87(.

— HIST. XV' s. Ajoutez : S'ele est flne [une dame], soyez songneux Que de ses fins tours vous gardez; Car souvent les plus rouges gueux [les compagnons les plus roués] Y sont surprins, bien l'entendez. Chansons du xv siècle, publiées pai G. Paris, p. (■29. ||xvr s. Ajoutez ; Une gueue qui avoit servi les confrères de hurlep [un mauvai. lieu]. Œuvres facétieuses de Noël D* Fail, Paris,

(874, t. II, p. 282.

— F.TYM. Ajoutez : M. G. Paris, dans l«note qui accompagne le passage cité ci-dessus des Chonsans du xv* siècle, dit que gunix, au sens de cuisinier, cité dans l'historique comme d'Olivier de

OUI

la Marche, est certainement une faute de lecture pour (jueuj. Cela paraît vraisemblable; cependant il faudrait que le texte d'Olivier de la Marche fût vérifié sur les manuscrits. En attendant, écoutons M. G. Paris : il écarte do l'étymologie queux, et rapproche gueux do gayeux, employé avec le même sens dans le jargon de Villon ; l'étymologie de gueux ou gnijeux est ignorée. Mais il reste toujours probable que gueux est une altération de queux, auquel un sens péjoratif aura été donné; le fémiuin ancien gueue {et non gueuse), parait plutôt se rapporter à queui, qui vient de eoquus, qu'à guetix, qui viendrait on ne sait d'oil. t GUIBOLLE (ghi-bo-P), ». f. Terme populaire. Jambe. À. moitié route, T.... se dégageant subitement, se sauva au triple galop, en criant aux agents : Eh I mes petits pères, si tous avez des guibolles, voilà le moment do les montrer, Gai. des Trib. 28 nov. (874, p. U43, ("col. || Jouer des guibolles, se sauver.

t ». GUICHE (ghich') ou GUIGE (ghi-j'), «. f. Large courroie à laquelle était suspendu le bouclier, dans l'armement du moyen âge.

— ËTYM. Ital. giiiggia, du bas-lat. windica (d'après Oiez), bandelette ; anc, haut-allem. wintine, de winden, rouler.

t GUICHON (ghi-chon), t. m. Nom, en Normandie, d'un vase à boire en terre cuite, en bois ou en fer-blanc, h. moisy, Noms de famille normands, p. <82.

t GUIDAGE (ghi-da-j'), ». m. X Anzin, installation dans les puits de mine, dont l'effet est de diriger dans leur ascension et dans leur descente les ustensiles servant à l'extraction (tonneaux, bennes, cages) ; il se compose ordinairement de poutrelles en chêne ou de rails en fer placés ver- , ticalement d'un bout du puits à l'autre.

f ). GUIDEAU. Ajoutez : \\ 1' 11 se dit aussi d'une

i construction sur les rivières en amont dos ponts.

i Les plus grandes précautions ont dû être prises

pour préserver le guideau en amont du pont de

Nemours, Journ. o/jîc. 9 mars (876, p. t636,

S* col.

t 2. GXTIDEAU. Ajoutex : — ÊTYM. M. Meunier, Les composés qtii contiennent un verbe à un mode personnel, p. 204, pense que l'origine de ce mot est la même que celle de l , ouideau, c'est-à-dire guider et eau.

GUIDER. — ÉTYM. D'après M. Bugge, Romania, m, p. )50, l'origine germanique, sur laquelle des doutes avaient été élevés, est garantie par le franc. guidon, étendard, banderole, marque, qui répond précisément au norois ««'(t, marque, indice, d'où vedhr-viti, girouette, celle qui indique la direc- ■ lion du vent. Viti est dérivé du verbe vila, goth. vitan, dans le sens de présager, indiquer. Le sens primitif de guider est indiquer (la direction du 'chemin).

t 2- GUIDO.VNAGE (ghi-do-na-j'), ». m. X Anzin, [ cadre composé de quatre pièces do bois, et servant fk guider dans sa course ascendante et descendante '"la maltresse tige d'une pompe d'épuisement. On '»'y occupait des travaux de guidonnage qui étaient [dirigés par le sieur Lambert Lefèvre.... ils travail- Uaient pour le placement des solives et des pièces Vie bois nécessaires au guidonnage. Extrait du ' Progrès de Charleroi, dans Joum. offic. du Î6 juin '; 48«9, p. 872, 2' COl.

t GUIGE (ghi-j'), ». f. Voy. ouichb an Supplément.

t GUIGNE (ghi-gn'), ». f. Dit par plaisanterie pour guignon. La Guigne, comédie en trois actes par MM. Labiche, Leterrier et Vanloo.... • J'ai la guigne.... » ne cesse de répéter le pauvre Gédéon découragé d'avance par le mauvais sort qu'il attribue à son jour de naissance, alph. daudet, Joum. oflic. 6 sept. <876, p. 7609, i" col. On sait que dire toujours à propos de tout : « J'ai la guigne.... » c'est le meilleur moyen de la faire venir, cette terrible Guigne, épouse du Guignon, tb. Avouez que ce n'est pas la Guigne, mais (a Veine que devrait s'appeler cette petite pièce..., tb.

GUIGNER. — HIST. Ajoutez : || xii* s. D'amours [pour un chevalier] estoit espris li feus El cuer à la biele Guimer; Vers lui n'osoit dol oel gluinier [sic] ; SI l'amoit el plus que son cors, Perceval le Gallois, T. 13470.

t GUIGNErrE. Ajoutex :\\3' Dans l'Aunis, petit limaçon de mer, vigneau, Gloss. aunisien, p. <15.

GUIGNON. — ÊTYM. Ajoutez : M. Hensleigh Wedgwood, Transactions of the philological So-

ciety, )8V3-(874, 3* part. p. 328, ne croit pas que guignon dérive du verbe guigner. Il y a un vieux mot anglais «canton, qui signifie maie chance, mauvais présage. 11 pctise que c'est à wonion qu'il faut rattacher le franc, gut'gnon. L'objection est que les intermédiaires font défaut.

t 2. GUIGNOr (ghi-gno), ». m. Nom, en Normandie, du genêt épineux (voy. vionon au Supplément).

t GUILLAGE (ghilla-j', U mouillés), ». m. Soutirage auguillage, nom,dan3le Jura, d'une opération qui consiste à débarrasser le vin, au sortir du pressoir, de son ferment par des soutirages répétés, les Primes d'honneur, Paris, )8«9, p. 286.

— ÊTYM. Guille, cannelle de bois (voy. ce mot au Dictionnaire).

GUILLAU.UE. Ajoutex : ||8' Pièce d'or des Pays- Bas valant, au pair, 20 fr. 8« c.

GUILLEDOU.— ÈlYM.ylj'oulei .D'après M. Bugge, flomonio, III, p. )6(, guiWedou représente un mot norois kveldulfr, dekveld, soir et ulfr, loup ; loup du soir, et est l'équivalent de garou, loup-garou. Les intermédiaires manquent trop (il n'y a pas de texte au delà du xvr siècle), pour qu'on fasse autre chose qu'enregistrer l'étymologie proposée par M. Bugge.

t 1. GUILLER. — ÊTYM. Au lieu des étymologies proposées, M. Bugge, Bomania,n' <0,p. <62, met en avant le verbe hollandais gijlen, qui se dit de la fermentation de la bière ; dans l'Angleterre septentrionale, guiie/o(, tonneau où la bière guille Cette étymologie parait préférable.

t GUILLERETTEMENT (ghi-lle-rè-te-man, U mocilléos), adv. D'une façon guillerette. Vers mi nuit le réserviste arriva fort guillercttement..., le National, i" oct. (876, 3* page, 4' col.

GUILLOCHÉ. Ajoutex ; || î° S. m. Action de guillocher; résultat de cette action. La partie [d'un pavage antique] mise à découvert est formée d'un guilloché de briques rouges avec trèfles en rouge, blanc et noir, formés de très-petits carreaux habilement travaillés, Joum. offic. (3 juillet (87.1, p. 468(, i" col. Quant au guillochage électro-magnétique, MM. Christofle et C l'ont amené à un degré remarquable de perfectionne ment; au moyen d'une machine à guillocher, ils obtiennent des dessins en relief, qu'il faut à la vérité brunir, car le fond conserve le mat donné par le guilloché. F. chaulnes, Joum. offic. (4juill

(873, p. 4700, 2* et 3' Col.

GUILLOTINE. Ajoutez : — REM. Le nom est nouveau, mais la chose parait ne pas l'être. En effet M. Ch. Vittel, ancien préfet et syndic de Rolle, canton de Vaud, Suisse, me fait communiquer un extrait du Conservateur suisse, t. m, p. 382, qui contient un article signé Louis Bridcl ((S septembre (796) où il est dit : « Il y en a nne [guillo Une] parfaitement ressemblante à la leur [des p'rançais], dans un tableau du pont de Lucerne (n° 77), qui représente le martyre de quelques chrétiens sous un certain Hirtacus, tableau fait longtemps avant la naissance de M. Guillotin. On voit aussi une de ces machines devenues trop fameuses ou plutôt trop actives dans une gravure en bois, de Salvator Rosa, si je ne me trompe, qui représente le supplice des fils de Brutus. » La gravure que M. Ch. Vittel m'a envoyée représente, en effet, toutes les parties essentielles d'une guillo tine. On trouve aussi dans Jean d'Auton, auteur du commencement du xvi' siècle, mention d'un instrument de supplice très-semblable : Une doulouere tranchante.... venant d'amont entre deux poteaux.... tomba entre la teste et les espaules, si que la teste s'en alla d'un costé et le corps tomba de l'autre, p. 230, de l'anc. édit.

GUILLOTINER. Ajoutez : || l' Substantivement. Le guillotiner, l'action de guillotiner. Les bénins spectateurs qui assistaient au guillotiner des femmes, s'attendrissaient sur les progrès de l'humanité, CHATEAUDR. Mém. d'outrc-lombe (édit. de Bruxelles), t. vi. Architecture vénitienne, Antonio, etc.

t GUIMfiE (ghi-mée), ». f. Terme de fabricant de papier. Perche sur laquelle on met sécher le papier.

— ÉTYM. Anc. franc, wtme, poutre : xiii* 8. Un cors sur deus wimes gisant, Richars li biaus,

t GUIMPERIE (ghin-pe-ric), s. f. || 1" Fil employé à faire des galons, des épaulettes, etc. Le fabricant de guimperie. Tarif des patentes, (868. Fabricant

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