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H. Àjoutex : || 2° Anciennement, être marqué à I'b, être battu. Prions seulement que cette ordonnance ne porte son appel en croupe, que les commissaires l'effectuent pour notre profit et pour notre consolation, et ainsi nous aurons la paix chez nous ; car, si elle est observée, nous aurons plus do biens et moins do coups; nous sommes le plus souvent marquées à I'h, pour montrer que notre peau est tendre, la Réjouissance des femmes sur la défense des tavernes et cabarets, Paris, (6(3, dans CH. NISABD, Parisianismes, p. <36, qui pense que cette locution provient d'une allusion aux lettres par lesquelles commencent le plus souvent des noms de coups et d'instruments servant à donner de» coups : horion, heurt, hoche, haclie, etc.
t IIABCHOT (hâb-cho, h aspirée), s. m. Le même que bachot (voy. ce mot au Supplément). L'entaille se fait avec un habchot, espèce de hache dont le fer est légèrement creusé et dont le manche est coudé à droite, a. bagnems, Man. de sylvicult. p. 268, Nancy, 1873.
— ÊTVM. D'où vient ce b épenthétique ou non?
t HABILITATION. Àjoutex : — HIST. xv« s. Lettres de habilitacion de pouvoir acquérir des biens et possessions ou royaume, Procès-verbaux du conseil de régence de Charles VIII, p. 4.
2. HABILITÉ. .4;ou(e*; Il Qualité, situation habilitée, c'est-à-dire rendue apte à l'exercice de certains droits. Que les premiers [les électeurs de dé pûtes] prennent part à l'élection en vertu d'un droit qui leur est propre, qui dérive de leur seule qualité de Français, habilitée de certaines conditions d'âge et d'identité, Gax. des Trib. i août <876, p. 769, ♦• col.
HABIT. Àjoutex : Il 5° Se disait, dans l'ordre de Fontevrault, du logement des religieux de l'ordre qui servaient de chapelains et de confesseurs, par opposition au monastère, qui se disait de l'édifice occupé par les religieuses.
+ HABITAT. Àjoutex : || Fig. La législation, elle aussi, a sa géographie, son habitat, comme disent les zoologistes, et ce qui est très-bon en Angleterre peut être très-mauvais en France, odysse barrot, la Liberté, il mars 4868.
t HABITDATION. Ajoutez :}e ne suis grammairien dominant, comme Castelvetro; je suis gram mairien valet, comme vous diriez un régent de la cinquième et ne puis vous offrir que mes yeux, ma main et mon habituation à l'imprimerie, balzac , Lettres inéd. ii (éd. Tamizey-Larroque).
HABITUE. Il !• Ajoutez : || Habitué se dit aussi adjectivement de celui qui a des habitudes en un lieu. Un des convives plus habitué que les autres pénétra jusque dans les cuisines, brillat-savarin, Phys. du goût, M éd. iv, U.
t HABOUS (ha-bou, h aspirée), t. m. Terme de droit musulman. Le habous est une constitution de biens de mainmorte admise endroit musulman, afin de permettre, sous forme de donation pieuse, de laisser la jouissance à des dévolutaires, Gax. des Trib. 20 fév. <875, p. ils, t" col.
t HABOUSANT (ha-bou-zan, h aspirée), s. m. Celui qui jouit d'un habous. Attendu qu'il n'est point contesté que les habousants et les dévolutaires du habous étaient et sont malekites, Gax. des Tribun. 20 fév. (875, p. (78, ('• col.
t HABOUSÉ, ÉE (ha-bou-zé, zée, h aspirée), adj. Constitué par habous, en parlant de propriétés foncières. Attendu.... qu'il n'est point dit qu'à défaut de dévolutaires institués, les propriétés habousées feront retour à un établissement pieux ou aux villes de Médine et de la Mecque, Gax. des Trib. 20 févr. (875, p. 178, ("col.
t HACHAGK (ha-cha-j', h aspirée), s. m. Action de hacher. Hacbage des feuilles [de tabac] pour poudre. Réponses aux questions de l'enquête sur le monopole des tabacs et des poudres, p. 329, Paris 4«74. Si le hachage exige un matériel spécial.... ii faut reconnaître, d'autre part, que le maïs, haché très-rapidement pai;un hache-paille à fortes dimensions.... de gasparin, Jour», offic. sianv (876 p. («3, 3« col.
t UACUERON (ha-che-ron, h aspirée), ». m. Le même que bachereau. ISous trouvâmes un bacbc-
ron taché de sang, four d'assises de la Haute- Garonne, Gax. des Trib. « mars (874, p. 22B, 2* col.
HACHIS. Ajoutez : || 2» Fig. et par plaisanterie. Action do mettre en pièces par la critique une œuvre littéraire. Si le docteur Heinsiusest assez téméraire pour y répondre [à une lettre critique de Saumaise], quel bon plat sera ce hachis de sa tragédie [Herodes infanlicida] que nous promet M. de Saumaise I balzac, Lett. inéd.xix, éd. Tamizey-Larroque.
t HACUOT (ha-cho, h aspirée), s. m. Petite hache avec laquelle, dans les Landes, on fait une ouverture aux pins pour en extraire la résine. Il faut que la saignée soit faite avec un bachot, parfaitement aiguisé. Enquête sur les incendies des Landes, p. 405.
HACHURE. Ajoutex : || i' Dans le massage, sorte de percussion linéaire exécutée avec les doigts s'entre-choquant brusquement en frappant la partie malade.
+ HADOCK. Ajoutez : — ÊTYM. Angl. haddock, églefîn.
t HAGUE (ha-gh', h aspirée), s. f. Palissade. Que ledit Lefort sera tenu de faire des piliers, bagues et bourrages [dans sa carrière] ; sinon, qu'ils seront faits à ses frais {Ord. de police, 22 sept.
— ÉTVM. Bas-lat. haga (voy. haie). Le norm. dit haguettes, petites branches, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yéres, le Havre, (876, p. (79.
t HAIDINGÉRITE (hé-din-jé-ri-f), s. f. Terme de minéralogie. Sulfure double d'antimoine et de fer.
HAIE. Ajoutez : |l 7° Terme de turf. Un des obstacles usités dans les courses d'obstacles.
t HAÏK (ha-ik, h aspirée), s. m. Nom, dans l'Orient, d'un vêtement très-léger dont on s'enveloppe et par-dessus lequel on s'habille; c'est une pièce d'étoffe non taillée. On en fait [du poil de chameau] la corde qui sert à fixer le haïk autour de la tête, Journ. ojjic. (2 mai (874, p. 3220, (" col. Tous [des gens de Fez, au Maroc] vêtus de blanc de la tête aux pieds, comme un cortège de prêtres : visages austères, barbes noires, haïks de soie, villetard, /ourn. OfflC. i" fév. (877, p. 789, 3' col. || On le trouve aussi écrit heyque. Les présents qu'Abd- Allah offrit à Louis XIV de la part de Mouley- Ismaël.... consistaient en une selle brodée, une peau de tigre, huit heyques, cinq peaux de lion, et quatre douzaines de peaux de maroquin rouge, Mercure, fév. (699.
t HAJK. Ajoutez : — ÉTYM, Arabe, hayya, serpent, DEVic, Dict. étym.
t HALBKENER. Ajoutex : || 3» Donner aux canards de basse-cour un caractère de halbran, en les produisant par des couvées libres au bord des étangs voisins des fermes; les canards ainsi obtenus ont la chair plus délicate et sont moins sujets aux maladies des basses-cours.
t HALE (ha-r, h aspirée), s. m. Cordage servant à haler, Journ. offic. (4 avril (872, p. 2545, ('• col.
t HALEFA (a-le-fa), s. m. C'est sous cette forme qu'on trouve dans les écrits du commencement de ce siècle le mot orthographié alfa depuis quelques années (voy. alfa au Supplément).
UALKNER. — HIST. Ajoutez : || xii' s. Si com il [un guerrier blessé à mort] pot parler à peine, Car il sent la mort et l'aleine, A Achille mis à raison, benoît de sainte-more, Roman de Troie, v. (9203.
( . HALER. Ajoutez : || Haler main sur main, haler sans marcher.
UÂLER. — ÊTVM. Ajoutez: Le normand dit /lorler, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yéres, le Havre, (876, p. (83. Cette épenlhèse de l'r représente ici une s étymologique et se trouve dans quelques autres dialectes provinciaux.
t HALIBUT (ha-li-bu, h aspirée), s. m. Le même que hellebut. Le hareng, le halibut, la morue, Journ. offic. (7 juin (870, p. (026, ("col.
t HALINS. Ajoutex : || 2° Au sing. Terme de pêche au hareng. Cordage, dit aussi haussièrc, sur lequel sont attachés les fileti.
HALLEBARDE. Ajoutez : — REM. La hallebardi; est une arme analogue à la guisarme; le ter terminé par une pointe afTecte une forme plus ou moins symétrique, en présentant, sur les côtés, des tranchants, des crocs, des pointes.
UALLEBRKDA Ajoutez : Une grande ballebreda qui tenait le cabaret du Sabot dans le faubourg Saint-Marcel, furetièhe, dans Journ. des Débats, 29 mai (877, 3'page, 4«col.(en parlant de Genèvre, une des dames de Ronsard).
t HALLEFESSIER (a-le-fè-sié), s. m. Vieux mot qui se trouve dans Cotgrave, et qui signifie gueux, bélître, flatteur ; on le retrouve encore dans un pamphlet populaire qui n'est pas très-ancien. Tous ces hallefessiers [écrit alfessiers) qui nous ont presque mis à l'hôpital. Les trois Poissardes, p. 2(, (789, dans CH. nisard, Parisianismes, p. (39.
t HALLETTES (ha-lè-f, h aspirée), s. f. pi. En Normandie, petit hangar pour mettre le bois à l'abri et faire sécher le linge, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yéres, le Havre, (876, p. (8(.
— ÉTVM. Diminutif de halle.
(. UALLIER. Ajoutez :||3' Dans une tuilerie, ouvrier qui range et garde les tuiles dans un endroit spécial. La fabrication des tuiles et briques dans les tuileries de Bourgogne comporte, dans ses diverses phases, l'emploi d'un certain nombre d'ouvriers, ayant tous un emploi distinct, savoir : un casseur, un marcheur, un mouleur, des porteurs et un hallier, Gaz. des, Trib. « mars (876, p. 227, 2* col.
tHALLOYSITE (a-loi-zi-f), «./■. Terme de minéralogie. Silicate alumineux.
t HALLUCINATOIRE (al-lu-si-na-toi-r'), adj. Terme de médecine. Qui a rapport à l'hallucination. Symptôme hallucinatoire. Dans le délire partiel d'origine sensorielle auquel les hallucinations ont donné naissance, et dans la folie sympathique, les lésions occupent les centres des couches optiques, formant le substratum anatomiijue du symptôme hallucinatoire, rjtti, la Phil. pos. juillet-aotit (876, p. 88. Troubles hallucinatoires, Journ. des Débats, (3 mars (873, feuilleton.
t HALOPHILE. Ajoutez : \\ Terme de zoologie. Qui aime l'eau salée. Mollusques halopbiles, E. J. la Mer saharienne, dans Phil. posit. juillet-août, (875, p. 9(.
IIALOT. Ajoutez : Il 2° En Normandie, toufie de buisson, hallier, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yéres, le Havre, (876, p. (6t.
— HIST. XIV' s. Icellui Pierre prist lès une cheminée une busche à mettre au feu nommée halot que il trouva, du cange , halotus. Le suppliant print un baston do cerisier que l'on appelle un ballot, id. ib. La moitié de tous les aunois, sauchois, halos [buissons], prés et rentes, id. tJ». Comme le suppliant eust fait esmonder un halot ou saulx, ID. ib.
— ÉTYM. Ce mot a trois significations : trou de lapin dans une garenne, bâton, buisson. Pour le premier sens, Diez propose l'anc. haut-ail. hol, creux, anglo-sax. hal, creux. Alors les deux autres halot appartiendraient à une racine différente; mais il est bien possible que le halot, trou de lapin, appartienne au halot, buisson ; ce qui permet de le croire, c'est l'addition dans une garenne ; alors la racine commune serait la même que relie de hallier 2 (voy. ce mot).
HALTE. Ajoutez : || 6" Anciennement, droit de halte et gare, droit de halle perçu sur les blés, farines, avoines, orges, grenailles, charbons, foin et paille, Journ. offic. 3 déc. (876, p. 8975, 3» col.
HAMAC. — ÉTYM. Ajoutez : D'après M. Roulin, la dérivation de l'ail. Uangmatte est fausse. L'esp. hamaca, hamac, vient de la langue guarani ; c'est un mot amériî-ain ; 11 se trouve dans les plus anciens écrits espagnols sur l'Amérique, par exemple dans le Praemio d'Oviedo, imprimé en (525, à une époque oii pas un Hollandais, pas un Allemand n'avait visité le nouveau continent. Le ha~ mac est d'origine américaine; les Européens ont pris le mot en prenant la chose.
t HAMATHf.KN, KNNE (ha- ma-té-in, è-n', h m-