REO
a. REQUÊTE (re-kê-lé), ». m. Ton de coasse pour rappeler les chiens.
— f.TYM. REQUÊTE 4.
REQUÊTER (re-kê-té), e. a. Terme de vénerie. Quêter de nouveau.
— msT. xvi" s. Faire enceinte es devant, rembuscher et lancer, Requester, redresser, mettre bien sa brisée, desportes, Cartels et masquar. chasseurs, i.
— ÊTYM. Re..., et quête 2.Auxvi'siècle,reque4<er a le sens de réclamer : Ils furent d'avis d'envoyer une palere à Naples, avec sauf conduit, pour le requester, CARL. I, 4 4.
REQUIEM (ré-kui-èm'J, t. m. || 1" Prière de l'Ëglise pour les morts. En attendant, je me meurs, malgré toutes vos plaisanteries, je ne sors point de mon lit, et je vous demande un requiem, volt. te«. Richelieu, 22 sept. 4777. || Fig. Vous en rirez [de ma mort], mes ennemis. C'est le requiem ordinaire, volt. Poés.mél. 227. Il 2° Une des parties de lamesse des morts mise en musique. Un beau requiem. || Se dit aussi pour messe de requiem. Le requiem de Mozart. Il 3° Messe de requiem, messe pour le repos de l'âme d'un mort. La messe du roi, qui, selon la coutume, fut de requiem, frappa tout le monde et l'attrista, st-sim.204, 478.
— msT. XIV* s. Hz [certains prêtres] chantent messes de requiem ou des mors pour aulcunes personnes contre lesquelz ilz ont conceue aulcune haine, affin qu'ilz meurent plus tost; c'est un très grant péché, le Songe du vergier, i, 1 79. || ivi* s. Requiem gagne l'argent, et gaudeamus le despend, leroux de LiNCY, Prov. 1. 1, p. 4a.
— ÉTYM. Lat. requies , accusatif requiem, repos, de re, et quies, repos (voy. coi et quiétude) ; ainsi nommé de la formule Requiem xtemam dona eis, domine, répétée dans cette prière.
REQUIN (re-kin), s. m. Gros poisson de mertrèsvorace, du genre des squales ou chiens de mer; c'était pour Linné le squale carcharias, et à présent c'est le nom vulgaire du carcharias commun , sélaciens. Nous prîmes quelques dorades et deux requins, qui furent pour nous des mets délicieux, parce que nous étions tous réduits au lard salé, la pébouse, Voy. t. II, p. 4 72, dans pougens.
— ÉTYM. Prononciation populaire de requiem, à cause qu'il n'y a plus à dire qu'un requtempourcelui qu'un requin saisit. On trouve aussi requien.
REQUINQUÉ, ÉE (re-kin-ké, kée),par«. passé de requinquer. La voilà toute requinquée, Qui ne songe plus à Sichée, scarr. Virg. i. Depuis neuf ou dix mois que dure le veuvage, La vieille requinquée a l'amoureuse rage, th. corn. Baron d'Albikrac, 1, 3. Plaise à Dieu qu'on en puisse dire autant un jour de nos beaux petits messieurs requinqués, et que ces hommes de quinze ans ne soient pas des enfants à trente, 1. 1. houss. Lett. à d'Alemb.
REQUINQUER (SE) (re-kin-ké), v. réfl. Il 1° Terme familier et ironique. Se parer plus qu'il ne convient, en parlant d'une vieille. Requinquez- vous, vieille, Requinquez-vous donc, Vieille chanson, citée dans TALI.EMAND, HisloT. t. II, p. 6, édit. in-12. Il 2° En général, se parer d'une manière affectée. Depuis la mort du cher feiohée, Je ne m'étais point requinquée, scARR. Virg. iv. M. le duc de Villars s'habille pour jouer à huis clos Gengis-Khan; la Denis se requinque; deux grands acteurs, par parenthèse, VOLT. Lett. Mme d'Argental, 4"oct. 4760. Les femmes apprennent vite à se requinquer, G. sand, la Famille de Germandre. || Fig. Mon frère rira bien, quand il saura que vous [Mme Turcaret] avez pris ce nom burlesque [de comtesse], pour venir vous requinquer à Paris, lesage, Turcaret, v, 9. || Activement et fig. J'ai mon drame en public risqué, Kt le parterre favorable, Au lieu de siffler m'a claqué.... Mais je no suis pas requinqué Par un succès si désirable, volt. Zaïre, Ép. dédie.
— lllST. xvi' S. Camus requinqué, cotorave. Hequinqua proprement vaut autant à dire comme se reverdir et esgayer, et se dict coustumieremer;t ce verbe à gens qui sont naturellement songeards, mornes et tiiciturnes, et qui sont aussi peu éveillés qu'une teste de bœuf endormie près d'un buisson; mais le plus souvent il se dit à vieilles gens, juxta viilgarem cantilenam tolosanam : Requinque te, vieillo, requinque te donc, odde ds triors, Joy. rech. de la langue tolosane, p. 23.
— ÉTYM. Jault proposait le latin reconcinnare, raccommoder. Ménage recomere, peigner; deux mots qui ne peuvent donner requinquer. Scheler demande s'il est de la famille de quincaille (voy. clinquant), ou de l'anc. franc, cointe, joli, élégant. Requinquer vient de re, et lat. quinquare, nettoyer, mot peu usité dans la latinité, mais resté dans le parler roman.
RÉQ
t REQDINQCETTE (re-kin-kè-f), s. f. Terme de pêche. La tour du milieu des bourdigues.
REQUINT (re-kin), t. m. Terme de jurisprudence féodale. La cinquième partie du quint, que l'on payait k certains seigneurs, outre le quint, quand on vendait un fief dans leur mouvance.
— ÉTYM. Bas-lat. retroquintutH, da rétro, en arrière, et quintum, le quint.
t REQUINTERON, ONNE (re-kin-te-ron, ro-n'), >. m. et f. Enfant d'un quinteron et d'une Européenne, ou d'un Européen et d'une quinteroune.
— ÉTYM. Re,.., et quinteron.
t RËQUIPER (ré-ki-pé), v. a. Equiper de nouveau.
— HIST. xvi* s. Celle [l'armée] de Chates, qui se r'esquipoit en Normandie, meilleure qu'auparavant,
d'aub. Hist. III, 34.
— ETYM. Re..., et équiper.
REQUIS, ISE (re-kl, kl-z'), part, patte de requérir. Il !• Prié, sommé de quelque chose. Requis d'accorder cette faveur. || Dans les exploits : II a signé, de ce requis. || 2" Demandé, exigé, en parlant de choses. Ce qui est requis & une proposition pour être vraie, desc. Kéth. iv, a. M. de Beaufort nous réjouit sur cela de quelques apophthegmro, qui ne manquaient jamais dans les occasions où ils étaient le moins requis, rbtz, Mém. t. 11, liv. m, p. 4 7, dans PODGENS. Jeunesse n'a les soins qui sont requis, la font. Cloch. || Il a l'âge requis, les qualités requises pour occuper cet emploi, pour être admis, l'âge convenable, les qualités nécessaires. Voilà un jeune homme très-bien fait, et qui a la taille requise, volt. Cand. 11. |{ S. m. Ce qui est dans l'ordre prescrit par les lois. On écrivait à ceux à qui on adressait des lettres de change, qu'ils eussent à en faire le requis.
RÉQUISITION (ré-ki-zi-sion ; en vers, de cinq syllabes), ». f. 111" Action de requérir. X la réquisition de l'impératrice de Russie , il avait déjà commencé quelques pages de son histoire, d'alemb. Lett. au roi de Prusse, 46 août 1778. || 2° Terme de jurisprudence. Demande incidente formée à l'audience. Il Conclusions du ministère public sur la réquisition du procureur impérial. || 3° Demande faite par l'autorité, pour avoir à sa disposition des hommes ou des choses. La réquisition comprit tous les jeunes gens de dix-huit ans à vingt-cinq. Voici une réquisition de mille bœufs pour conduire de Toulouse à Pau votre artillerie , p. l. cour. Lett. II, 270. Le pays étant fertile, chevaux, chariots, bestiaux, vivres de toute espèce, tout fut enlevé.... quelques jours après, au Niémen, l'embarras du passage et la rapidité des premières marches de guerre firent abandonner tous les fruits de ces réquisitions, avec autant d'indifférence qu'on avait mis de violence à s'en saisir, sêour, Hist. de Hap. m, 2. Il Réquisition permanente, se dit de la levée en masse décrétée en 4 793 par le Comité de salut public.
— HIST. xvi* S. Vous pourrez donner ordre à la refformation de l'ordre ecclésiastique, restablissement de votre justice, réduction de vos officiers et règlement de vos affaires et finances, suivant la réquisition qui vous en a esté faite par lesdits estais, d'aub. Hist. II, 26».
— ETYM. Provenç. requisicio ; anc. espagn. requisicion ; ital. regiii'jiîione; du lat. requisilitmem, de requirere (voy. requérir).
t RÉQUISITIONNAIRE (ré-ki-zi-sio-nê-r'), *. m. Jeune soldat appelé sous les drapeaux par la réquisition. La masse est composée de campagnards réquisitionnaires, qui servent la liberté comme les forçats servent sur les galères, babœuf, Pièces, 1, «4.
RÉQUISITOIRE (ré-ki-zi-toi-r'), s. m. Terme de procédure. Acte de réquisition fait par celui qui remplit dans un tribunal les fonctions du ministère public. Il y a deux sortes de réquisitoire, le réquisitoire écrit et le réquisitoire oral. Orner travaille à un réquisitoire pour le Dictionnaire philosophique ; on continue toujours à m'attribuer cet ouvrage, auquel je n'ai pointdepart, volt. Lett. Damilaville, 34 déc. 4764. Et des convulsions et des réquisitoires Rempliront de nos temps les brillantes histoires, id, Poëmet, Par. russe. Messieurs les gens du roi Séguier et Joli de Fleuri, auteurs de ce beau réquisitoire contre l'Encyclopédie, d'alemb. Lett. à Voltaire, « mai 4 760. Il Adjectivement et par plaisanterie. Les juges avaient rayé l'offense à la personne du roi ; c'était le , is beau de son papier réquisitoire [du procureu; du roi], p. l. cour. Procès.
— HIST. XVI* s d'adhérer à son réquisitoire,
Sat. Vin. p. 104.
— ÉTYM. Voy. RÉQLlSlliON.
Il,' - 208
RES
t RÉQUISITORIAL, ALE (re-ki-zi-to-ri-al, a-1'), adj. Qui tient du réquisitoire. || Qui tient de la requête. On pourrait obtenir de l'empereur des lettres réquisitoriales, par lesquelles Sa Majesté Impériale, à l'occasion de l'armée des Anglais, requerrait sûreté de passage par la ville de Francfort pour ses troupes auxiliaires («743), Corresp. de Louis IV et de Noailies, t. i, p. 82.
t REQDITTER (re-ki-té), v. a. Quitter de nouveau.
— HIST. XVI* s. Les maisons les plus proches du faux-bourg furent incontinent pleines d'harquebuserie ; mais une sortie que firent Vignoles d'une main et Rufigni de l'autre les firent requiter, d'aub. hist. ni, U7.
t RESALUER (re-sa-lu-é) , v. a. Saluer de nouveau. Il Rendre le salut. La civilité veut qu'on resalue ceux qui nous ont salués.
— HIST. ivi" s. Hz ocirent à coups d'espée aux pieds de Marins un sénateur, pour ce que Marins ne le resalua pas quand il vint un jour parler à luy, AMYOT, Marins, 7». Je te salue, heureuse paix, Je te salue et resalue, rons. 329.
— ÉTYM. I.at. resalutare, de re, et salutare, saluer, t RESARCLER (re-sar-klé), v. a. Sarcler de nouveau.
— HIST. xvi' s. Resarcler, cotgrave.
+ RESAUCER (re-s6-sé. Le c prend une cédille devant o et o : resauçant), v. a. Saucer une seconde fois. Je mis hier moi-même une rose dans la fontaine bouillante, elle y fut saucée et resaucée, je l'en tirai comme de sur la tige, sÉv. 282.
t RESCELLEMENT (re-sè-le-man), s. m. Action de resceller, son effet.
t RESCELLER (re-sè-lé), V. a. Sceller de nouveau.
RESCIF (ré-sif),î. m. Voy. HÉcir.
t RESCINDABLE (rè-ssin-da-bl'), adj. Terme de droit. Sujet à rescision. Conventions rescindables.
RESCINDANT (rè-ssin-dan), *. m. Terme de pratique. Demande tendant à faire annuler un acte, un jugement.
— HIST. XVI* s. Le rescindant et le rescisoire sont accumulables, lotsel, 70 i.
RESCINDE, ËE (re-ssin-dé, dée), part, passé de rescinder. Une obligation rescindée.
RESCINDER (rè-ssin-dé), v. a. Terme de jurisprudence. Casser, annuler un acte, un jugement. Les partages peuvent être rescindés pour cause de violence ou de dol, Code Nap. art. 887.
— HIST. XV' s. Que si, en faisant iceulx contraulx, ils eussent esté énormément deceuz, que en ce cas il les rescindist, cassast et adnuUast, du cange, reseisio. Il xvi* s. Se test que quelcua estoit eleu evesque 'le Rome par le clergé et par le sénat et le peuple, icelui le signifloit à l'empereur, lequel approuvoit l'élection, ou la rescindoit, calv. Insl. 857.
— ETYM. Lat. rescindere, de re, et scindere, couper (voy. SClNDEll.)
RESCISION (rè-ssi-zion), s. f. \\ 1° Terme de jurisprudence. Action de rescinder. La convention contractée par erreur, violence ou dol, n'est point nulle de plein droit; elle donne seulement lieu à une action en nullité ou en rescision, Code Nap. art. ( il 7» La simple omission d'un objet de la succession ne donne pas ouverture à l'action en rescision, mais seulement à un supplément à l'acte de partage, ib. art. 887. Il a* Terme de chirurgie. Ablation, retranchement. Rescision des amygdales. Qu'il est possible de suppléer à l'amputation du bras dans l'article par la rescision de la partie supérieure de l'humérus, SABAT1ER, /ntlit. Uém. scienc. t. v, p. 37i.