‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 512 sur 754 · HOR · texte numérisé non relu

HOR

HOU

gent ceux qui, dans les montagnes, atteignent un point inexploré. La hampe du drapeau planté par Martelli, Boretti et Naccarone était encore là dans la botte de fer-blanc posée sur l'homme de pierre; on sait qu'on appelle ainsi lesdtjux pierres superposées que laissent les ascensionnistes comme souvenir do leur passage à un point jusqu'alors inexploré, Journ.offic. 8 nov. (875, p. 9))0, <"col. Je plantai mes deux drapeaax de chaque côté ; j'érigeai deux hommes de pierre, ib. Tout près de là s'élevait un chalet couvert de lattes en sapin ; un homme de neige bouchait la porte d'entrée, nous l'abattîmes, ib. 3* col.

t HOMMFXET (o-mc-lè), ». m. Petit homme, homme de peu de force, de valeur.

— BEM. Un diminutif d'/iomme manque à la langue. Celui-ci peut être admis, à cause de son parallélisme avec femmelette; il n'a pour autorité que le dictionnaire de Nicot. X la vérité, le Complément du dictionnaire de l'Académie française et le Dictionnaire de Bescherclle attribuent, sans citer le lieu, hommelet à Montaigne, dans cette phrase : Que debvons nous faire, nous autres hommclets? La phrase est, en effet, de Montaigne, m, 349 (liv. III, ch. 6) ; mais elle a hommenets et non pas hommelets, dans l'édition stéréoptypede <802; au contraire, l'édition de Victor Leclerc (Paris, 1874, Garnier frères), t. ii, p. 2B6, a hommelets. Admettons donc, même avec cotte incertitude, le diminutif hommelet, qui est bien fait et utile. D'ailleurs l'historique montre qu'il se trouve dans un texte du m* siècle.

— HIST. XII' s. Se je soûles [seules] les choses reconte, cui [que] ge, uns hommelciz, des parfiz et des aloseiz hommes ai conues, li Dialoge Grégoire lo pape, (876, p. 7.

t IIOMOr.ACTIQUE (o mo-la-kti-k'), adj. Terme ie chimie. Acide homolactique, liquide incolore et sirupeux, qui présente la même composition que l'acide glycocollique, et qui a été trouvé dans les oaux mères de la fabrication du fulminate de mercure.

t ) . HOMOLOGIE. Ajoutez : || t° Terme de géométrie. Mode de déformation des lignes et des surfaces ; c'est un cas particulier de l'homojraphie.

t HOMOLOGOUMÈNES (omo-lo-gou-mè-n'), s. m. pi. Se dit, depuis Eusèbe, dans son Histoire de l'Église, des livres bibliques reconnus de tous.

— ÊTYM. '0(io).OYO'Jneva Pië)i'a, livres avoués, reconnus, de ô|i6;, un, uniforme, et de Xôyoc, discours.

t HOMOTHftTIE (o-mo-té-tie, prononcé ainsi par M. Chasies qui a fait le mot), s. f. Terme de géométrie. Similitude de forme et do position entre deux figures par rapport à un point donné ; l'homothétie est directe si les deux figures sont du même côté du point donné, et inverse si elles sont do part et d'autre du point donné. Le point donné est le centre d'homothétie.

— REM. Une personne qui signe : Un philologue consumant , et qui paraît fort compétente sur les questions de philologie, dit dans le Messager du Midi, du 28 oct. 1876, 2» page, que M. Chasies a outrepassé son droit en fixant, comme il a fait, la prononciation du mot qu'il créait, et qu'il faut pi'ononcer ho-mo-té-sie, ainsi que dans épiiootie, aristocratie, etc. Je serais disposé à me ranger du côté du philologue consultant si le mot était régulièrement formé.

— ÉTYM. '0|j.è;, semblable, et eioiç, position. L'analogie grecque exigerait homolhésie, les composés de ce genre prenant la finale eaCa.

t HOMOïIIÉTIQUE (o-mo-té-ti-k'), aij. Qui a rapport à l'homolhétie. Figures homothétiques l'une de l'autre.

t HONARY (o-na-ri), s. m Petit bâtiment en usage dans les mers du Nord ; un côté de ses voiles triangulaires est garni d'anneaux pour glisser facilement lo long du mât.

\ HONGROYER (hon-gro-ié, h aspirée), v. a. Travailler le cuir à la façon de Hongrie. Peaux tannées, corroyées et hongroyées, Joum. o/f.c. du

1 fév.p. 928, 3* col.

HOSN'ECR. Ajouta : \\ SI* Autrefois, billet d'honneur, billet qu'un gentilhomme ou un officier s'engageait sur l'honneur à payer dans un délai ; le règlement des maréchaux du 20 février (748 punissait d'un mois de prison ceux qui négligeaient d'acquitter un pareil engagement, lorsqu'il avait été souscrit au profit d'un marchand (dalloz). j|S2<> Populairement et par euphémisme, en parlant des femmes, les parties que l'on ne montre ni

ne nomme. Sans nous, vos belles dulcinées, qui méprisent l'honnête ouvrier, iraient le derrière nu, et montreraient leur honneur, Lett. du P. Duchéne, H' lett. p. 4.

HONORABLE. Ajoutez : — REM. Il est dit au n* 3 qu'être honorable, c'est vivre noblement, grandement. Mais il n'est pas nécessaire de vivre noblement, grandement pour être honorable ; il suffit d'avoir un genre de vie qui fasse honneur à la condition, quelle qu'elle soit. L'abbé [le frère do Diderot] aime la compagnie telle quelle et la table; ma sœur se plaît avec peu de monde et veut être honorable à propos et sans profusion, Di- DER. Lett. à Mlle Voltand, éd. Assézat, t. xviii, p. 373.

t HOXORAUIAT. || 1» Ajoutez : Heureusement les liens do l'honorariat le rattachent à la cour dont il fut une des lumières les plus pures, Monit. univ.

6 nov. (867, p. (375, 2» COl.

IIOVTE. — IllST. Il XVI' S. Ajoutez : Mais voyant le peuple mutiné et armé pour repousser la force par la force, se retira avec sa courte honte, p. de l'estoile, Joum. de Henri III, 1. 1, p. 202 (cité par M. Eman Martin, Courrier de Vaugelas, (" déc. (874, p. (30, qui comble ainsi la lacune que j'avais signalée en disant que courte honte n'avait point d'historique).

t HOPLIE (o-plie), s. f. Coléoptère do la famille des lamellicornes. L'hoplie bleue, si commune dans notre pays, ressemble à une turquoise dont la couleur serait voilée par une fine poussière d'argent, Joum. offic. 29 août (876, p. 6668, 2" col.

HORAIRE. Ajoutez : || Angle horaire, angle que fait le cercle horaire d'un astre avec le méridien du lieu. Il S. m. L'horaire, le règlement des heures pour un service quelconque. Une dépêche de Savone nous apprend que le voyage s'est effectué selon l'horaire établi, et avec la plus grande régularité, Monit. univ. 26 avr. (868, p. 556, (" col.

HORION. Ajoutez : — HIST. xnf s. Mais je croy c'onques mais ne fu d'omme sentis Nus plus biaus horions..., Brun de la Montaigne, v. 22(0, éd. P. Meyer, (875.

— ÉTYM. Ajoutez ; Lyonnais, horillon.

HORIZON. Ajoutez : — KIST. xvl' S. Mais en ce

lieu.... N'y a rondeur ny forme d'orizon, j. pelletier DU MANS, ïoSaDoye ((572), Chambéry, (856, p. 248.

HORLOGE. Ajoutez: — REM. Au xvii' siècle on a dit quelquefois horologe. Pour les jeux de hasard, Antoine Raffle on nomme; Pour faire une horologe, on nomme le Ralleur, m. de marolles, le Livre des peintres, etc. Paris, (865, p. 6(.

t HORLOGËRE (or-lo-jè-r'), adj. f. Qui a rapport à l'horlogerie. La population horlogère. C'est dans le canton de Berne que l'industrie horlogère a pris le plus grand essor pendant les derniers temps, le Joum. de Genève, dans Joum. offtc.

28 août (874, p. 6252, (" COl.

HORRIBLEMENT. — HIST. Ajoutez : \\ xil' s. Et une voix oriblement Li dist..., Perceval li Gallois,

HORS. Ajoutez : \\ 8' Hors rang, se dit des hommes qui ne font pas partie du rang, dans une troupe militaire. || 9* Hors de, suivi d'une préposition. Hors d'auprès, qui n'est plus auprès. Je n'ai point surpris mon esprit avec un moment de plaisir tranquille, depuis que je suis hors d'auprès de vous, m"' de scudéry, p. ( 62, par Rathery et Boutron, Paris, (873. || Hors d'avec, qui n'est plus avec. Ne serai-je jamais hors d'avec cet homme? malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

— REM. Corneille a employé une fois hors sans aspirer \'h : Eh bien ! votre parente est-elle hors de ces lieux? Théod. iv, 4.

t UORSE-GOARD (hor-se-gard', h aspirée), s. m. Mot anglais qui désigne un militaire appartenant au régiment des gardes à cheval. Son départ d'Angleterre avait été précédé d'un duel qu'il avait eu avec un capitaine des horse-guards, lequel était resté sur le terrain, a. réville, Rev. des Deux-Mondes, (" juill. (876, p. (3(.

— ÉTYM. Angl. horse, cheval (voy. rosse), et guard, garde.

t HORS-LIGNE (hor-li-gn', h aspirée), s. m. Parcelle de terrain acquise en dehors d'une voie publique, et non employée. Les hors-ligne sont des portions de terrain non occupées par la ligne ou ses dépendances, et dont les propriétaires peuvent exiger l'acquisition, en vertu de la loi du 3 mai (84(; ces hors-ligne pourront être vendus au profit du département, Extrait d'un rapport fait au conseil général de l'Ain, dans le Courrier de l'Ain, 9 décembre (869.

+ BORTILLON. Ajoutez : Il II se dit epcore au-

jourd'hui, dans la Somme, des jardiniers maraîchers, ks Primes d'honneur, Paris, (870, p. 89.

tIIORTILLO.NNAGE(or-ti-llo-na-j', Il mouillées), s. m. Nom , dans la Somme, de terrains tourbeux conquis sur les eaux, oii l'on fait une culture maraîchère, les Primes dhonneur, Paris, (870, p. 7(. Les tourbières assainies des environs d'Amiens sont converties en hortillonnages, et elles produisent annuellement do beaux et nombreux légumes , HEUZÉ, la France agricole, p. (O.

— ÉTYM. Voy. hortillon.

t HORTONOLITE (or-tonoli-f), ». m. Péridot très-ferrifère, voisin de la fayalite, pisani, Minéralogie, (87B.

t HOSPITALISATION. Ajoutex : Les dépenses à prévoir dans la colonie pour la nourriture, l'entretien et l'hospitalisation des déportés, Joum. offic. (( déc. (872, p. 7697, 2' col. Il s'agit de changer la manière dont on a jusqu'à présent pourvu en Algérie à l'hospitalisation, selon l'expression qui se trouve, je crois, dans lo projet, ib. 4 août (875,

p. 6343, 3* col.

t HOSPITALISÉ, ÉE (o-spi-ta-li-zé, zée), adj. Terme d'administration. Qui est admis dans un hôpital, en qualité de malade. La solde d'hôpital a été supprimée ; la position de l'officier hospitalisé sera considérée comme une position donnant droit à la solde de présence, Joum. o//îc. 9 juill. (875, p. 5(05, 3* col. Il Substantivement. Los hospitalisés.

HOSPITALITÉ. Ajoutez : — HIST. XII' S. Mes il [les chevaliers hospitaliers] devroient estre tel Com hospitalitoz demande , Et comme charitez commando ; Tout ont lor afere changié, Q'ospitalitez n'i vol gié [je], guiot de provins, la Bible, V. (803. Il XIII' s. As biens que eles [des dames] ont assenez à cel hospital pour l'ospitalilé maintenir, Bibl. des ch. 6" série, t. iv, p. (59. Sovent les disoit : faites ce ke vos ai mostreit; Et adès vos sovienge de l'hospitaliteit, p. meyer, Rapports, (" part. p. (96. Il xiV s. Le prieur et li frères d'Yrewals.... dolent lou dit hospital maintenir en boin estât et leans mettre un proudomme pour habiter et pour mantenir hospitauté ((30(), Bibl. des ch. (876, 6' livraison, p. a68. ||xvi' s. La veufve soit esleue n'ayant point moins de soixante ans, qui aura esté femme d'un mary ayant témoignage en bonnes œuvres, si elle a nourry ses enfans, s; elle a receu en hospitalité, si..., / Tim. v, (O, A'out>. Testam. éd. Lcfebvre d'Étaples, Paris, (526 Faictes hospitalité les ungs aux aultres, / Pierre, iv, 9, ib. L'on nommoit la maison du comte de Savoye l'hostel S. Julian, pour estre comme une hospitalité à tous venans, paradin, Chron. de Savoye, p. 324.

t nOTTAGE (ho-ta-j'(, h aspirée), s. m. Anciennement, à Dieppe, droit que les pêcheurs dieppois avaient de vendre leur poisson par leurs mains, à la hotte et sans passer par l'intermédiaire d'un vendeur, delahais, Notice historique sur l'écorage, (873, p. (2. Maintenir et garder les marchands forains et étrangers, apportant leur poisson en ladite ville [Dieppe] pour y être vendu, en leur ancienne liberté et franchise et lesdits suppléants [les Dieppois] en leur droit de hottage, comme ils en ont joui par le passé, Arrêt du Conseil du (2 mars (868. || Aujourd'hui, action de porter le poisson dans des hottes. L'administration municipale [de Dieppe] ayant demandé l'avis de la commission de l'écorage, en vue du désir qu'aurait la municipalité de voir augmenter le salaire des personnes occupées au hottage pendant la saison du hareng, id, ib. p. 7(.

HOTTE. Ajoutez ;||6' Porter la hotte, se dit du lièvre sur le point d'être forcé ; son dos arqué décrit alors un axe convexe, Chcsse illustrée, t. ii, p. ((5.

HOTTEOR. — HIST. Ajoutez : || MV s. Manouvriers de bras, fossieurs, cargueurs,jetteurset hostiers, Rec. des monum. inédits de l'hist. du tiers état, t. IV, p. (60.

t HOTTIAC (ho-ti-ô, h aspirée), s. m. Nom. en Normandie, d'une charrette à deux roues qui sert à porter du sable, des pierres et surtout du fumier, delboulle, Glots. de la vallée d'Yéres, le H:ivre, (876, p. (89.

t UOTTIER (ho-tié, h aspirée), s. m. X Dieppe, autrefois, nom des hommes qui portaient le harong. Les bottiers étaient divisés en deux classes, les bottiers à grandes et les bottiers à petites hottes ; ils portaient ordinairement deux mesures de hareng à la fois ; les bottiers avaient le droit de porter le hareng à l'exclusion de tous autres, delahais, !fotice historique sur l'écorage, (873, p. 24.

HOUBLON. Ajoutez : \\ f Cbarme-houblon, sorte

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