‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 515 sur 754 · HUR · texte numérisé non relu

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t HCMANISMK (u-ma-ni-sm"), s. m. H !• La culturc des bclles-lctlres, des humanités {humaniores liltera:). Du xvi' au xvm* siècle, elle [Raguse] vit fleurir dans ses murs toute une école de poètes élégants qui développèrent leur génie sous la double influence de l'humanisme et de la renaissance italienne, louis léger, Rev. historique, t. ii, p. 229. L'époque (xvi* siècle] s'acheminait, par découragement, vers la culture intellectuelle et l'humanisme ; et la résidence des seigneurs d'Esté s'ouvrit la première à ce mouvement, h. blaze de iiURY, Rev. des Deux - Mondes, n mars 4 877, p. 273. Il a* Théorie philosophique qui rattache les développements historiques de l'humanité à l'humanité elle-même. Revue critique, B sept. «874, p. <B«.

t HUMANITAIRERIE. Ajoutez : || 2* Fausse humanité,humanitéexagéréeetaffectée. Que certains esprits imbus d'une humanitairerie excessive se laissent dire que la misère seule est cause qu'il y a des prostituées et des voleurs, cela peut se comprendre à la grande rigueur. Gaz. des Trib. 28 oct. (874, p. <033, i" col

t HDMBL'G (heum-beugh', h aspirée), s. m. Charlatanisme avec fracas par annonces, par entreprises, etc. ; c'est un mot anglais qui commence à pénétrer chez nous. Sellers est la personnification du humbug; il vit d'expédients, th. bentzon, Rev. des Deux-Mondes, t6 mars <875, p. 326.

4. HUMEUR. — HlST. Ajoutez : || XII' S. En lasecunde nuit après Qu'il out eissi esté confès, Li es força si sa dolors Que toz li sancs e les humors Li espandirent par le cors, benoît. Chronique, t. ii, p. 381, v. 26438. Il XIV* S. Por ces quatre [fleuves] de Jor rousées Sont main'.es terres arousée3,Et por lor ymor se déportent. Tant que moût grant valor en portent, macé. Traduction de la Rible, f" 2, verso, 2* col. (On remarquera ymor; Macé était du Berry, et dans le Berry on dit encore himeur).

t HUMEUX, EUSE (u-meû, meû-z'), adj. Qui a le caractère de l'humus. Le sol se trouve alors [par les enfouissements verts, ou fumure verte] pourvu de matières humeusesqui favorisent la diffusion des principes nutritifs, Journ. offic. i 2 août

4872, p. 6500, 2« col.

t HUMIDIFICATION (u-mi-di-fi-ka-sion), s. f. Action d'humidifier. Ventilation mécanique dite par entraînement, chauffage, humidification et refroidissement de l'air, application industrielle, Alm. Didot'Roltin, 1875, p. <46B, 4" col.

HUMIDITE. — IIIST. xvi' s. Ajoutez : Ah \ la fable a roenty, les amoureuses flammes N'échauffèrent jamais ta froide humidité [de toi, lune ou Diane], desportes. Diverses amours, contre une nuict trop claire.

HUMILIER. Il 3° Ajoutez : \\ S'humilier d'une chose, en ressentir de l'humilité. Croyez-moi, le trop ou le trop peu que vous dites ne vous nuira pas devant Dieu, si vous vous en humiliez, ST-cy- RAN, à Singlin, dans ste-beuve, Port-Royal, 1. 1, p. 458, 3- éd.

i HUMOUR. Ajoutez : — REM. On rencontre quelquefois ce mot au féminin : Ces extraits divers sont le résultat des lectures de Mme Dorval; mais leur .choix indique une fantaisie et une humour que rien ne peut rendre, th. gautier. Portraits contemporains , Mme Dorval. Rien n'empêche en effet de donner à ce mot anglais qui vient du français, son genre originel.

t UUNETTE (hunèf, h aspirée), i. f. Terme de carrosserie. Le panneau de derrière d'une voiture. Art. 4.... Le numéro, qui devra être entièrement conforme au modèle adopté par nous, sera peint en chiffres arabes sur le panneau de derrière, dit de hunotte, et sur les deux panneaux du siège du cocher de toutes les voitures de place, Ordonn. de police, 3) mai 1868.

t UUNNKBEDDEN (hu-ne-bèddèn', h aspirée), I. m. pi. Terme do préhistoire. Nom liollandais di lumulus recouvrant des espèces de monumentmégalithiques, Rev. anUirop. t. iv, p. 93.

— f.TYM. Ilunnen, Huns, géants, et bedden, lils C'est l'analogue do l'allcm. llunengrab , nom d( monuments do même genre (de llunen, Huns géants ctCraî), (tombeau).

IIUKE. — ÊTYM. Ajoutez : M. Bugge (Bomanio, juillet-octobre <875, p. aci) commence par démontrer que hure a eu le sens de pileus, bonnet : « La Vie de saint Thomas nous donne de hure un des plus anciens exemples connus : la hure abati, ou il signifie selon Diez et Littré la partie chevelue de la tête. Mais un sens différent est démontré, comme le dit M. Hâtzner, Altengl. Sptachproben,

p. 48B, par un passage correspondant d'une vie latine de saint Thomas: pileum dcjecit. Un manuscrit (xiii* siècle) dit traité lexicographique de Jean de Garlande glose pillea par hures, pilleola par hurez {Jahrb. f. rom. Lit. VI, 294). Dans l'ancien anglais hure signifie également chapeau, bonnet : Galerus (episcopi) qui hura dicitur, Vitx abbatum S. Albani, dans du cange; Pileus est ornamentum capitis sacerdotis vel graduati, anglice a hure or a pyllyon. » Cela établi (et la démonstration est complète), M. Bugge identifie hure avec le norois hti/o, bonnet ou casquette, mot employé surtout en parlant d'un bonnet de poil ou de peau. Uûfa est aussi indiqué comme coiffure des prêtres ; l'allem. Ilaube, qui correspond à hûfa, se dit également du bonnet de l'évêque, du prêtre. L'fdu norois hûfa est syncopée dans le danois hue, island. mod. hûa. En français aussi, Vf s'est syncopée, d'où hue et, par l'intercalation d'une r, hure. M. Bugge, pour appuyer cette intercalation, cite mire, de mie, médecin, remire, de remedium, navire, de navie. Ces exemples d'intercalation d'une r ne paraissent pas tout à lait assurés, et par conséquent du doute reste sur hure pour hue. Mais la conjecture de M. Bugge demeure très-plausible. Le vieux franc, avait huvet, huvelte, bonnet, chapeau; celuilà vient certainement de hûfa; la présence de ce mot avec le v aidet-elle l'opinion de M. Bugge en montrant que hûfa a bien réellement pénétré dans le domaine français, ou la combat-elle en y faisant voir la conservation de Vf sous la forme de v? M. Bugge remarque que hure signifie souvent chevelure, surtout chevelure hérissée. Le mot Scandinave présente le même changement de sens : dans un dialecte norvégien, hârhuva, littéralement bonnet de poil, signifie chevelure, surtout chevelure épaisse, hérissée. En français, la notion : tête hérissée (tête du sanglier, du loup) s'est développée de la notion : chevelure hérissée.

t HURTIER (hur-tié, h aspirée), s. m. Terme d'ancien droit liégeois relatif à l'exploitation houillère. Propriétaire du sol qu'on exploite, et aussi maître du fonds sur lequel on verse les eaux au jour, et auquel on paye le même cens qu'à l'arenier.

t HCSSITISME (hu-ssi-ti-sm', h aspirée), s. m. Doctrine, parti de Jean Huss. Theobaldus, qui, au jugement de Balbinus, a été fort bien informé des affaires du hussitisme, lenfant, Hist. du concile de Constance, p. (77.

HUTTËAU (hu-tô, h aspirée), s. m. Petite hutte pour le chasseur. Cette amorce perfide [des canards en bois] est souvent compliquée d'un appeleur, et les hutteaux d'afl'ût s'échelonnent .sur le rivage, th. bentzon, Rev. des Deux-Mondes, (6 mai (877, p. 361.

— ÉTYM. Dérivé de hutte.

t HUZVARESCH (huz-va-rèch', h aspirée), s. m. Synonyme de pehlvi ou langue aryenne parlée en Perse sous la dynastie des Sassanides, max mûller, la Science du langage, trad. par Harris et Perrot, 2' éd. p. 266.

HYACINTHE. — IIIST. xvi* S. Ajoutez : Et ainsi [je] vois les chevaulx en vision; et cculx qui estoient assis sur eulx, avoicnt des haulbcrgcoiis de feu et de hiacinto et de souffre, Apoc. ix, il, Nouv. Test. éd. Lcfebvre d'Etaples, Paris, (525.

t HYALITE. Ajoutez : \\ 2° Sorte de verre noir obtenu en mêlant à la composition du verre blanc des scories de forge pulvérisées, du poussier de charbon, ou bien, comme on le pratique en Bohême, du soufre en nature ; il est absolument opaque et susceptible de recevoir beaucoup d'éclat par la perfection du poli, ch. blanx, le Temps, (6 août (876, 3« page, 4' col.

t HVBON (ibon), s. m. Nom d'un cépage de la Savoie, dit aussi polofrais, qui monte jusqu'au sommet des arbres, les Primes d'honneur, p. 650, Paris, 1874.

HYBRIDE. 113° Ajoutez : Quoiqu'on toutes les langues il y ait beaucoup de mots hybrides qu'ils appellent, ou métis, vaugel. Rem. t. ii, p. 823, dans

POUGENS

t HYDNE (id-n'), s. m. Champignon à chapeau irrégulier, hérissé en dessous d'aiguillons mous, dont presque toutes les espèces sont alimentaires. L'hydne est peut-être le plus original de nos champignons d'automne; son pied est excentrique, et son chapeau jaune-paille se jette tout d'un côté; ces beaux hydrics à odeur d'abricot, a. theuriet, Rev. des Deux-Mondes, !•' oct. <874, p. 580. I — ÊTYM. "rSvov, que l'on croit être la trufl'c, et que les botanistes ont appliqué à un cliampiijnon.

t HYDRAIRE (i-drô-r'), t. m. Polype de l'ordre des acalèphes, habitant l'eau douce.

— f.TYM. Dérivé du lat. hydra, hydre.

t HYDRATANT, ANTE (i-dra-tan, tan-t'), adj. Terme de chimie. Qui hydrate, qui procure l'hydratation. L'action hydratante de l'acide formique, LOniN, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxi, p. 272.

t UYDRAULISTE (i-drô-li-sf), s. m. Se dit pour hydraulicicn. M. Cordier, artiste mécanicien et hydrauliste. Rapport de M. Girard, Acad. des se. i" fév. (8.16. La création, à Ferrare, d'une école d'application pour les ingénieurs hydraulistes, Journ. offic. (5 janvier (873, p. 265, 3' col.

t HYDRAUTE (i-drô-f), s. m. Bouche d'eau disposée dans les rues et qu'on fait jouer en cas d'incendie. Ces eaux et ces bouches à eau que nous appelons d'un mot fabriqué en Allemagne, des hydrautcs, ont rendu des services mémorables en cette circonstance, Journ. de Genève, 8 nov. (876. Il On trouve aussi hydraut. L'eau néces.saire pour les robinets à incendie dans les bâtiments, les hydrauts, les divers jets d'eau, les moteurs hydrauliques, etc.... il sera établi environ (oo robinets à incendie à l'intérieur des bâtiments et (50 hydrauts au grand air [à l'exposition de Vienne],

Journ. offic. 28 août (872, p. 6733, 3« col.

— f.TYM. Tôwp, eau; mais il est impossible de se rendre compte de la finale aute ou aut. Seraitce une faute typographique primordiale (pour hydraul ou hydraule), qui se serait ensuite propagée ?

t HYDUIE (i-drie), s. f. Terme d'antiquité. Vase pour contenir de l'eau. Ce vase est une hydrie, haute de 0",5(, f. delaunay, Journ. offic. 2( mars

(876, p. (974, (" col.

— ÉTYM. 'Xcipil, de (iîup, eau.

t HYDRO-ALCOOLIQUE (i-dro-al-ko-o-li-k'), adj. Qui contient de l'eau et de l'alcool. Liquide hydro-alcoolique, MAUMENÉ, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxxiii, p. 68.

t HYDROCANTUARES (i-dro-kan-ta-r') , s. m. pi. Tribu des coléoptères, ï laquelle apparticnl le dytique.

— ÉTYM. Tèwp, eau, et xôvOapoî, sorte de coléoplère.

t HYDROCELLULOSE (i-dro-sè-lu-16 z'), s. f. Terme de chimie. Cellulose en laquelle un équivalent d'eau a été fixé, Journ. ofjic. 9 déc. (875, p. (0159, 3" col.

t HYDROCÉPHALIE (i-dro-sé-fa-lie), j. f. Terme de médecine. Hydropisie de la tcte, synonyme d'hydrocéphale.

t HYDROGË.VIOUE (i-dro-jé-nik'), adj. Qui appartient à l'hydrogène. Les raies hydrogéniques du spectre solaire. Les nuages hydrogéniques [dans l'atmosphère du soleil] sont très-rares et très-peu élevés, TACCHiNi, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxxh, p. (386.

t HYDROGRAPHIER (i-dro-gra-fl-é),i;. o. Faire l'hydrographie d'une région. Entre l'Ile Yule et la pointe Hood ((20 milles), la côte entière [îs'ouvelle-Gninéc] a été hydrographiée par M. Stanley du Rattlesnackeen (849, Journ. offic. (2 mai (874, p. 3221, 3' col.

t HYDROÏDE (i-dro-i-d'), adj. Qui a une apparence d'eau. D'ordinaire, les polypes hydrcïdes sont de gracieux petits organismes, ayant la forme de fleurs, et excédant rarement un demi-pouce de longueur.... Journ. offic. (2 janv. (876, p. 330, 3' col. 1

— f.TYM. "rSup, eau, et etSo;, forme. ' t HYDROPHILE. Ajoutez : || S. m. Nom d'une f»^

mille do coléoptères aquatiques, dont l'espèce l«v' plus grande est Vhydrophilus piceus. 'm

t DYDROPHILIENS (i-dro-fi-liin), s. m. pir-T Tribu de coléoptères, à laquelle appartient l'hy- f drophile.

t HYDROPHYTE. Ajoutez : || 2* Terme de min* ralogie. Silicate magnésien hydrate.

HVDROPNEUMATIQUE. Ajoutez : \\ Terme de mécanique. Turbine hydropneumatique, turbioc qui marche sous une cloche pleine d'air comprimé.

tHYOROTUfÎRAPlîUriOUK. Ajoute: : — IIIST. xvr s, Hydrolhcrapoutique des fonctions médicinales nouvellement découvertes aux environs de Rouen, très utiles et très profitables à un chacun, par noble homme M. Jacques du Val, à Rouen, dans Journ. offic. (1 oct. (872, p. 6439, 3* col.

t IIYDROTUERMAL,ALE(i-dro-tèr-mal,ma-r), adj. Qui appartient aux sources d'eau thermale. Le tableau complet et fidèle des richesses hydrothermales que la France possède. Journal offic» (3 mars (877, p. (682, 3* coJ.

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