‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 514 sur 754 · HUG · texte numérisé non relu

HUG

phants. On croit que du haut de cas pavillons ou howdahs, perchés sur le dos des éléphants, le chasseur est plus en sûreté", c'est une erreur, Journ. ofllc. 22 nov. 4 87s, p 05«7, 2' col. Ils entrèrent sous un howdah tout tendu de draperies brodées d'or, en face duquel on avait placé une longue file d'éléphants agenouillés, ib. 2« nov. 487ft, p. «9IS9, 2* col.

t HUANACO (u-a-na-ko), ». m. Animal d'Amérique, voisin du lama, Journ. ojfic. 2S nov. 4871,

p 4B98, 4" col.

t HUCHEE(hu-chéo, h aspirée), ». f. Action de bûcher, d'appeler en criant. Les huchées et les trépignements redoublaient, chatbaub. Ifrfni. d'outre tombe (éd. de Bruxelles), t. i. Revenu du roi en Bretagne, etc.

t HUCHEM (hu-chèm', h aspirée), ». m. Terme d'ichthyologie. Nom d'un poisson, talmo hueho, variété de salmonidés, propre aux eaux de la Bavière, Journ. ofllc. 29 oct. 4873, p. «6O8, 3' col.

t HUÉMAL(u-é-mal), ». m. Animal du Chili. En zoologie, l'animal le plus curieux qui soit exposé est le huémal, dont l'espèce est éteinte et qui figure sur les armoiries du Chili avec le condor, Journal offic. 25 juin 4876, p. 4526, 2* col.

HUGUEiNOT. — ÉTYM. Ajoutez : L'origine de ce mot est assez controversée et controvcrsable pour que j'inscrive ici une communication de M. le docteur Morin, de Genève : « Huguenot vient d'un vieux mot suisse qu'on trouve en légende d'une danse macabre publiée àSlon en 4 605, et qui est en caractères gothiques, en allemand et en français : Mort de la ungnote. Celte danse macabre a été reproduite par Curmer comme illustration de l'Imitation de J. Christ, et il a écrit : Mort de la uguenote. Le radical est gnott ou gnoss, qui veut dire allié, uni. Bien avant Luther, Zwingle et Calvin, il y avait des gens qui rompaient leurs vœux, se séparaient de leurs frères, et on les appelait ungnot, de un privatif. Le sens est donc désuni, séparé, mot qui a été appliqué plus tard à ceux qui sortirent de l'Eglise romaine. » D'un autre côté, M. Eugène Ritter, professeur à l'université de Genève, qui soutient énergiquement l'étymologie eidgenoss, m'envoie quelques documents fort intéressants. 4» Dans les Chroniques de Genève, écrites avant 4551, parlant des événements de l'an 4 54 8 (III, 24), Bonivarddit : « Et alloient criant les enfants : vivent les eiguenotz, voulans dire les eydgenoss, qui signifie en allemanl les ligués ou alliez, duquel nom s'appellent 1m Suisses en gênerai ; car eyd signifie serment, et genoss participant; pour quoi ces dculxmotz joinctz, à sçuvoir eydgenoss, signifient les ligués ou ensemble assermentez. Ceulx qui tcnoient le parti des princes à ceste cause par moquerie les appcloient les eidguenotz. » 2° Dans le Levain du Calvinisme, par sœur Jeanne de Junie (Genève, 4 865, i, 7), on lit : « L'an 4 536, au mois de septembre, se rassemblèrent les gentilshommes.... ils pillèrent et emportèrent tout ce qu'ils peurent trouver appartenant à ceux do Genève, que l'on appeloit enguenot (c'est un mot allemand), c'est-à-dire en françois bon allié. » 3" Cette forme enguenot se rencontre encore dans la Déploration de la cité de Gencfve sur le faict des hérétiques qui l'ont tiranniqiiement opprimée. Cette pièce, publiée par M. de .Monlaiglon, Recueil de poésies françoises des xv et xvi* siècles, t. iv, p. 04-402, n'est pas datée ; mais elle doit Être postérieure de peu do temps à l'expulsion des sœurs de Sainlc-Clairo en 4535; car, en énumérant les chefs du mouvement à Genève, Karel, Froment, Viret, elle no nomme pas Calvin, qui n'arriva à Genève qu'en 4 53s. Genève parle : « Estre soloye cité délicieuse; Les anguenols m'ont fait scdicicusc.... Mieux me seroit si je cstoie soubz France, Ou obéisse à mon naturel prince; Je n'eusse pas fourvoyé, ne prins ce Chemin oblique, devenant anguenotte. De deshonneur perpétuelle note; Las ! je ne fusse par ces maudits livrée X hérésie, ains de mal délivrée. » 4° Pasquier, Rech. de la Fr. vu, 52, dit : « Or nous est le mot huguenot très-familier.... et toutefois peu de personnes se sont avisez dont il a pris son origine, et en parle mesmement un chacun diversemonl(suit l'énumération de plusieurs hypothèses); et les derniers qui ont voyagé es pays estrangcs estiment que c'est un mot enr.prunté du souysse quasi comme hens quenaux, qui signifie en ce pays là gens séditieux ; bref, chacun en devise à son appétit; et noantmoins, pour en dire ce que j'en pense sans aucune flaterie, mocquerie ou maltalent, je croy qu'il n'y a celuy de nous, qui oe recognoisse fran-

HLM

chement que la première fol» que ce mot commença d'estre cogncu par toute la France, ce ftit après la faction d'Amboise de l'au 456at.... je voui puis dire que huiet ou neuf ana auparavant l'entreprise d'Amboise je les avols ainsi ouy appeller par quelques miens amis tourengcaux. • 6* Enfin, il est A noter que le mot huguenot se rencontre dans une lettre du cardinal de Lorraine du 40 juin 4S80, manuscrite (Bibl. net. anc. fond», n* 8«5», f* 8«). Appuyé sur ces Uxtes, U. Eugène Riltei combat mes objections coatre l'étymnlogie pai eidgenoss : a) Confédérée t'applique mal d HfM tecte religieuse : Les travaux de M. Amédée Boge« sur l'Histoire de Genève ont établi un fait que le» contemporains avaient déjà reconnu, c'est que la réforme a été introduite à Genève par l'inllucnee de Berne ; or les Genevois partisans de l'alliance bernoise s'appelaient eidgerwls; dans les vers cités plus haut, anguenot a encore le sens de partisan de l'indépendance de Genève à l'égard de la Savoie, de partisan de l'alliance de Berne ; mais il y est tout près de signifier hérétique; ce sont les anguenots, est-il dit expressément, qui ont livré Genève à l'hérésie, b) Ce nom ne constituerait pas un terme d'injure : Bonivard dit que le terme eydgutnot s'employait par moquerie, e) La forme anguenot ou enguenot employée par la Deploralion et par Jeanne de Junie (comp. les A«n» quenaulx de Pasquier) montre la fluctuation commençante de la première syllabe; une fois que le motful entré en France, il est naturel que les Français, qui ne connaissaient ni le parti genevois des eidgenott, ni le mot allemand qui lui avait donné son nom, aient assimilé ce mot à d'autres qui leur étaient familiers, et l'aient ainsi confondu avec quelqu'un des nomspropresl/ujufneau ou Wuguenot.En définitive, M. Eugène Ritter pense que l'origine est dan» eidgenos, mais assimilé à un nom propre connu. Son argumentation est plausible, mais certaine, non; la certitude ne s'acquerrait que si l'on savait où huguenot a d'abord été usité : si sur les frontières suisses ou parmi des gens en relation avec les Suisses, la provenance par eidgenos est confirmée ; si dans le centre de la France, c'est la provenance par Huguenot. Du reste, ou l'assimilation, ou la dénomination d'après le nom propre était d'autant plus facile que ce nom propre se retrouve dans plusieurs endroits ; ainsi, sur la côte du département de la Manche, à côté de^ lies Chauscy, il j a des écueils nommés les lluguenauts.

HUILE. Ajoutez : Il 16° Huiles lourdes, dites aussi huiles minérales, le naphte et le pétrole. Le meilleur coaltar, à ce point de vue, sera celui qui renferme le plus d'hydrocarbures compris eutre les huiles dites très-lourdes et les principes trop volatils.... jusqu'ici on s'est assez peu servi des huiles lourdes de houille.... h. de parville, Journ.

Offic. 29 oct. 4 874, p. 7263, 3' COl. || 17* Huile doS

mines, huile de Nobel, nom de la nitroglycérine (Nobel est un ingénieur suédois qui a trouvé moyen de la faire détoner), Journ. ofjic. 4» oct. 4871,

t HUILERIE. Ajoutez :\\9' Le commerce des huiles. L'huilerie a pris 2500 barriques sésames Calcutta noirs à livrer août, à 62 fr. l^s 400 k., Journ. ofUe. du 24 juil. 4 874, p. 2206, i' col.

t HUILEUSE (ui-lcû-z'), ». f. Machine à faire l'huile, Journ. ofjic. ?4 fév. 4876, p. 4374, 3' col.

t HUIlt. Ajoutez : — ÉTYM. Ce parait être une autre forme de huer. Huer s'est dit, en effet, du cri de certains oiseaux : i^ni* s. Les lous [elle] ouït huiler, et li huans [chat-huant] hua, Berte, xxv.

t HUÎTRfiE (ui-trée). adj. f. Garnie de son écaille, en parlant d'une huître. Dans le zvm* siècle à Paris, on vendait deux sortes d'bultres : en écailles et huttrées, ou sans écailles, delahare. Traité de Japo/tce, dansle Correspondant, 22 mars

t HUÎTRIER, 1ÈRE (ui-trié, tri-è-r'), adj. Qui se rapporte aux huîtres, établissements hultriers, Statistique des pêches maritimes, 1874, p. 85. L'industrie hnltrière, ib. La richesse des gisements huîtriers, Journ. of^e. 20 avril 4 875, p. 2894, 2« c.

t IIULLA. Ajoutez .— ÉTYM. Arabe, haUal. épouser une femme répudiée.

t HUMAGE(hu-ma-j', h aspirée), ». m. Action de humer, et, en particulier, action d'inhaler, c'està-dire d'absorber des gaz ou des vapeurs par les membranes muqueuses.

HU.MAIN. — lllST. Ajoutez :\\jjv' s. Humain», bien vous doit souffire Que estes tant de Dieu amei Qu'est mort pour vous à marlirc. Théâtre franc, du moyen âge, Paris, 483», p. »eo.

Page 1