I . MANGUE. Ajoutez : — ÊTYM. Malais, mangga
t MANIABILITÉ (ma-ni-a bi-li-té), ». f. Qualité de ce qui est maniable. Ici [en certains navires cuirassés], on gagne en puissance défensive, on perd en vitesse et en maniabilité, de pabville, JToum. des Débats, (8 nov. (878, Feuilleton, 2* page, 6' col.
MANIABLE. Ajoutez : || S* Cheval maniable, cheval qui obéit volontiers aux aides.
t MANICANTERIE (ma ni-kan-te-rie), i. f. Dan» certains chapitres, école de chant où l'on entretenait des enfants (je chœur et où on leur apprenait à chanter; c'est ce qu'on nomme aujourd'hui maîtrise. Comme il [J. J. Rousseau] n'y avait [au séminaire] pris goût qu'à la musique d'église, .sa protectrice [Mme de Warens] le mit en pension chez le directeur de la maniranterie, nommé Lemaltre, e. oéruzez. Mélanges el pemées, (886. p. (29. Samedi matin, vers quatre heures, un affreux accident est arrivé dans la maison dite de la manicanterie de Saint-Jean, qui s'élève entre la cathédrale, l'avenue et la cour de l'archevêché à Lyon, Joum. des Débats, s juill. (875, 2« page,
— ÉTVM.Bas-lat. manieantaria, maison des enfants de chœur, du bas-lat. manieare, aller de bon malin, de mane, matin.
t MANICROT (ma-ni-kro), t. m. Nom donné, dans les hôtels d'invalides, à la classe de mutilés qui ont perdu un membre. Serait-il bien vrai que l'une de ces victimes est un pauvre manicrot invalide?... Lett. du P. Duchéne, ((8* lettre, p. 3.
t MANIÉRER. Ajoutez .- 1| 3* Absolument. Faire des manières. Autrement c'est maniérer, comme parlent les peintres, que de copier certains compliments vulgaires, qui, souvent n'étant point naturels, et étant avec cela publics, rendent ceux qui les écrivent ridicules, de courtin, la Civilité française, p. 2(0, Paris, (896.
— REM. On l'a employé au propre, dans le sens de disposer, agencer. Le perruquier fait des ouvrages, tels que des perruques, des boucles; le coiffeur ne fait que maniérer les cheveux naturels, leur donner une modification élégante et agréable. Plaidoirie de Bigot de la Boissiére, dans p. CADET, Hist. de l'écon. polit, les Précurseurs,
t MANIÉRISME (manié-ri-sm'), s. m. Caractère maniéré, peu naturel. La femme de nos jours, absente dej tableaux, revit dans les historiques lilhographies de notre artiste, avec son maniérisme coquet, sa grâce spirituelle, son élégance chiflonnée, sa beauté problématique, th. Gautier, Portraits contemp. Gavami, Les maniérismes à la mode éloignent presque toujours les artistes des sujets actuels, qu'ils n'acceptent que comme à regret, et le plus souvent pour les travestir, id. ib. Horace Vemet. C'est alors qu'aux jolies débauches du pinceau, à ces paravents aimables qui sont le dernier mot du maniérisme, et pour lesquels on affecte aujourd'hui tant de tendresse, vont sucder..., CH. BLKtic, Disc, de réception, Joum. offie.
t MANIFESTANT (ma-ni-fè-stan), s. m. Celui qui fait une manifestation ou y prend part. Les manifestants étaient au nombre de 7 à sooo, et n'ont provoqué aucun désordre, Monit. univ. (•' mars (870.
MANIFESTEMENT. — HIST. Ajoutez: xii's. Par la quelle chose manifestement fut entendut, com voir [vrai] ce fut ke il vit par la nuiternelle vision, li Dialoge Grégoire lo pape, (878, p. 265.
MANIFESTER. Ajoutez : || 4* F. n. Faire une manifestation politique. Les deux libéraux s'attaquent alors à M. du R..., le juge d'instruction, dont la ferme attitude avait plus d'une lois déjoué leurs plans révolutionnaires; on commence à manifester devant sa maison..., Gaz. des Trib. 20 janv. (876, p. 67, 3* col.
MANIGANCER. Ajoutez : \\ 2* En termes d'atelier, disposer, arranger. J'imagine que Van Dyck s'y prenait autrement, qu'il posait ses cavaliers el ses ladies dans un fauteuil, qu'il manigançait leurs ajustements, redressait leurs collerettes,
BLROER, SoJonS de (86( à (868, t. II, p. 279.
.MANIOC. Ajoutez : — ÊTYM. Portug. man-
dioca.
i MANIOTTE (ma-ni-ot'), s. f. Action de pétrir avec force et longtemps comme une pâte de pain
MAN
les échantillons de beurre, préalablement amollis par un court séjour dans l'eau tiède, afin d'obtenir par le mélange un seul et même type de beurre.
— ETYM. Kanier.
t 3. MANNK (ma-n'), s. f. Terme des viticulteurs bordelais. La grappe de la vigne avant la floraison. La manne est née et s'est développée dans de mauvaises conditions, et les trente jours magnifiques de septembre n'ont pu compenser suffisamment, pour obtenir des vins complets de maturation, le défaut de soleil pendant les mois de juillet et août, Extr. du Journal vinicole, dans
JOUrn. O/JÎC. <« OCt. 1872, p. 65(8, 3* col.
MANNEQUINÉ, ÉE. Ajoutes : \\ Figure mannequinée, figure faite en paille et en terre. Dans les fêtes galantes de Versailles, il a extrêmement contribué à décorer les lieux destinés à ces diver- \issements, en y faisant avec beaucoup de diligence et de justesse des mannequins ou figures mannequinées dont la masse intérieure est de la paille, et la partie extérieure de terre, de plâtre ou de carton broyé avec de la colle, ce qui est ordinairement accompagné d'une draperie et du symbole de la figure, guillet de st-georoes, dans Mém. inédits sur l'Aead. de peinture, publiés par Dussieux, etc. t. i, p. 377.
t MANOEUVRANT, ANTË (ma-neu-vran, vran-t'), adj. Terme de marine. Qui obéit aux manœuvres, en parlant d'un navire. L'avantage restera toujours au navire le plus manœuvrant et le mieux manœuvré, Rev. des Deux-Mond. l"déc.4867,p. 70».
t. MAN(œUVKE. Ajoutez : || 10° Terme de fortification. Manœuvres d'eaux, mouvements et chasses qu'on peut produire à l'aide des eaux dans les fossés d'un ouvrage de fortification. |{ 11* Terme d'artillerie. Manœuvres de force, ensemble des opérations nécessaires pour le mouvement des pièces et du matériel.
t MANOEOVRERIE (ma-neu-vre-rie), s. f. Nom donné dans la Puisaye, pays du département do l'Yonne, à une habitation isolée composée d'une maison et d'un petit jardin destinés à un individu nommé manœuvre qui travaille à la culture des fermes disséminées dans la Puisaye.
— P.TYM. Manœuvrer.
MANQUER. Ajoutez : || ii' Se manquer à soimême, commettre une faute contre soi-même, porter atteinte à sa propre dignité. Ce discours la mettait [l'Académie] dans la fâcheuse extrémité ou de déplaire à son chef, ou de se manquer capitalemcnt et se dégrader sans retour, de montai- GLON, Hist. de l'Acad. de peinture {Vém. attribués à H. Teslelin), t. ii, p. (0.
t MANS. Ajoutez : — REM. Ce mot est usité ailleurs qu'en Normandie. On l'écrit plus souvent man, sans s.
M AyTEAV. Ajoutez :\\ 16° En termes de théâtre, rôle où l'acteur porte un manteau. Il [Régnier] avait, comme artiste. Une science de composition, une autorité de manières qui, jointes à une excellente diction, faisaient do son jeu, dans les rôles proprement appelés les manteaux, un sujet d'étude des plus attrayants et des plus utiles, Rev. Britann. 7 sept. 1875, p. 68. || 17* La partie extérieure d'un pain de savon. Le savon Sainte- Marie a son manteau dans toute son épaisseur, le Nouvelliste, Journal de l'arrondissement d'Avranches, 27 fév. <»76 (c'est-à-dire l'intérieur, le noyau a mêmes qualités, nuances et marbrures que l'extérieur). || 18° Manteau d'armes, pièce d'acier qui, pour les tournois, se vis.sait au plastron et s'appuyait sur l'épaule gauche.
t MANTKION (man-té-ion), t. m. Terme d'antiquité grecque. Lieu où se rendait un oracle. Le Didymion n'est pas un temple ordinaire, un édifice élevé pour abriter la statue d'un dieu; c'est un manlelon, c'est un oracle, p. delaunat, Joum. ojjic. 3 janv. (877, p. 31, 3' col.
— ÉTYM. MavTttov, oracle et lieu où l'on rend des oracles, de \iivx% devin.
+ MANTEI.INE (man-tc-li-n'), ». f. || !• Sorte de robe ou de manteau. Car, je vous prie, qu'est-ce de vendre son âme avec Judas pour trente pièces d'argent, avec Achaz pour une manteline et un lingot dor, avec Achab pour la vigne de Nabolh? D. DE SUPERVILL8, Sem. t. III (Sur le prix de l'àme), (7 H. Il En Normandie, manteau de femme.
t MANUBALISTE. Ajoutez : — REM. La mauubaiiste lançait les traits par la détente d'un arc en acier qui avait d'abord été tendu en arrière à l'aide d'une corde enroulée sur un treuil.
MANUKL. Ajoutez : || 8° Le manuel, ce qui se fait
MAft
avec la main. Le manuel opératoire, 1& manière dont la main agit dans une opération.
t MANUFACTURABLE (ma-nu-fa-ktu-ra-bl'), adj. Qui peut être manufacturé. Matières premières manufacturables ; produits manufacturés, Congr. intern. de statistique, s' session, ("partie, 4" sect. p. 38.
f MANUSCRIPTION (ma-nu-skri-psion), s. f. Action d'écrire à la main. Le procédé de l'écriture ou manuscription, luys, Études sur la physiol. et la pathol. eérébr. p. 168.
— ÉTYM. Lat. manus, main, et tcriptionem, écriture.
t MANUTENTECR (ma-nu-tan-teuf), s. m. Celui qui maintient. Je dis, messieurs [les juges], que vous êtes les manutenteurs de la religion, desvignes, dans le Barreau de Bordeaux, p. 163, par CHAUVOT, Bordeaux, 1856.
— ËTY.M. Voy. manutention.
t MANUTENTIONNER. AjouUl ; || 8' En général, mettre en état de servir. Sur le réseau de l'Est, à la seule gare de Paris, il faudrait [pour le chauffage des wagons] manutentionner dans une seule journée 6qoo chaufferettes, H. de pahville, Joum.
Ofjic. 19 nOV. 1876, p. 8466, 2' Col.
t MANX (manks'), s. m. Terme de philologie. Nom de l'un des idiomes néo-celtlques, parlé dans l'Ile de Man.
f MAPPE. Ajoutez .'La cour [de Chambéry], attendu que B.... est prévenu d'avoir contrevenu à l'art. 219 du Code forestier en faisant pâturer sur une forêt située sous partie du n° 2741 de la mappe de Taninges, Gax. des Trib. 8 fév. (877, p. 130, 2° col.
MAPPEMONDE. Ajoutez: — REM. L'exemple cité à l'historique, xill* siècle, appartient à l'Image du monde : Li ij [chapitre] : la mapemonde et où elle commence ; si est d'Aise la grant.... ms. Baluze 875, Reg. 7991' Li ymage du monde.
MAQUETTE. Ajoutex : \\ 9° L'esquisse en petit d'une décoration théâtrale, moynet, l'Envers du théâtre, Paris, 1876, p. 114.
— REM. On a dit aussi maque, qui est l'italien maechia, et dont maquette est le diminutif. En 1 640, il [Cl. Vignon] fit pour M. de Valençay, évêque de Chartres, sept petits tableaux, en façon de maque, pour servir de dessins à de grands tableaux exécutés par M. Senelle, guillet de saint-georges, dans Mém. inéd. sur l'Acad. dé peint, publiés par Dussieux, etc. t. i, p. 274.
t MAQUILLAGE. Ajoutez ; || Il se dit aussi hors du théâtre. Comment dis-tu qu'elles appellentcela, tes.... amies? — Le maquillage, ma bonne tante... G. DROz, M., Mme et Bébé, Bal d'ambassade.
t MAQUILLER. Ajoutez:— IIIST. xm« s. [Il| Vit sa barbe sanglente et le vis masquilliés [c'est une variante de vermeilliés], Ch. d'Anl. t. ii, p. 279.
t MAQUILLEUSE. Ajoutez : Les annonces de Mme R..., la fameuse maquilleuse, qui « restaure à tout jamais la beauté, » sont de simples réclames, Rev. Brit. fév. 1873, p. 377.
t MARABOUT. — ÉTYM. Ajoutez : Espagn. morabito, ermite.
t MARABOUTIQUE (ma-ra-bou-ti-k'), adj. Qui appartient aux marabouts, religieux musulmans. La nommée Aziza-bent-Mohamed, femme d'origine maraboutique, Gai. des Trib, 6-6 mars 1877, p. 224, 4* col.
MARACUE (ma-rach'), s. f. Nom, dans l'Aunls, de la baudroie, poisson de l'ordre des acanthoptérygiciis, Gloss.aunisien, la Rochelle, 1870, p. 121.
f MARAGON (ma-ra-gon), s. m. Le même que marayon (voy. ci-dessous).
t MARANE. Ajoutez : || On dit aussi maran. Peuple hérétique et maran, la font. Virelai sur les Hollandais,
t MARASQUE (ma-ra-sk'), s. f. Espèce de cerise acide avec laquelle on fait le [marasquin. Eau de Ocur d'oranger, de rose, de marasque, essences fines, extraits concentrés pour liqueurs, Alm. Didot-Bottin, 1871-1872, p. 889, 2° col.
— ÉTYM. Ital marasca, griotte, sorte de cerise acide.
MARATRE — HIST. xii' s. La tlere estoit maraslre à lui et à sagent; Quar recouvrer n'i puecnt ne soile [seigle] ne forment, li Romans d'Alixandre, p. 94.
MARAUn. — ÉTYM. Aux diverses conjectures qui sont rapportées dans l'article, M. Bugge, Romania, n* i(i, p 155, ajoute la sienne. Suivant lui, marault (c'est la forme la plus ancienne) demande une forme antérieure maraldus (comme
MAR
chaud de ealdus), laquelle provient, par dlsslmllation, de malaldus; mal se trouve plusieurs fois en français sous la forme mar. M. Bugge remarque que l'étymologie qu'il donne convient très-bien à la notion de maraud ; l'ancien marault signifiait pauvre gueux ; le ladin marodi et dans le dialecte de Côme maro signifient maladif, et les langues romanes emploient pour exprimer maladif plusieurs mots qui se rattachent au lat. malus. X cette discussion deM. Bugge on peut ajouter que, dans le langage de Menton, tnaraul(pour malaut) signifie malade [Romania, juillet-oct. 187B, p. 493). c'est un trait de plus à ajouter à ceux qui indiquent une parenté entre maraud et malade et que j'ai notés dans le Dictionnaire.
MARAUDER. Il V. a. Ajoutez :0a commence par voler une épingle, on maraude une salade, un œuf, Une poule ; on est sur une pente glissante, gén. LOYSEL, Joum. offic. 4 mars 1875, p. (630, 2« col.
t MARAYON (ma-ra-ion), s. m. Colon partlalre cultivant les marais salants. Enquête sur les sels, 1868, t. I, p. 610.
— ÉTYM. Marais,
1. MARBRE. Ajoutex : \\ 13° Dans plusieurs provinces, un marbre, une bille avec laquelle jouent les enfants, à cause que les billes sont souvent en marbre. Jouer aux marbres. || 14° Bloc d'acier parfaitement uni sur lequel les serruriers et les forgerons dressent les surfaces planes de certains objets.
MARBRER. Ajoutez ;— HIST. xiv s. xvii aulnes de fin mabré lonc de Broisselle [Bruxelles] tout taint en graine, pour robe de la veille de Noël pour nous. Mandements de Charles V, 1376, Paris, 1874, p. «76.
1. MARC. Ajoutez : \\ 8° Unité de monnaie allemande, valant 1 fr. 23. La pièce d'argent de i marc vaut, au pair, i fr. 1 1 .
— ÉTYM. Ajoutez : D'après les Êdits, etc. sur les monnaies, t. vi, f* 1 60 (Archives des finances), marc vient de l'allem. Mark, marche, frontière, parce que, les foires se tenant souvent sur les frontières, les marchands donnèrent à ce poids, fort usité dans les transactions, le nom de poids de mark ou de frontière.
MARCASSIN. — ÉTYM. Ajoutex : M. Roulln conjecture que ce mot vient du flamand meïkxwyn, le porc qui tette, le flamand ayant melkkalf, le veau qui tette, l'islandais melkegriis, le porc qui tette, formes qui prouvent que melk a été employé.
MARCASSITE. Ajoutex : \\ â° Clous d'acier, à pointes de marcassite, qui servent à orner les bijoux, les bracelets, les épingles. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t, u, p. 139. Fabriquezvous la marcassite? — Oui; mais marcassite est une ancienne dénomination : aujourd'hui nous appelons cela les pointes d'acier, ib. p. 136.
t MARCHANDOT (mar-chan-do), s. m. Diminutif méprisant de marchand. Un nombre infini de personnes vivent encore à Marseille, qui ont vu arriver le père et l'oncle de C...., et là, petits marchandots, avec les balles de cannelle, poivre..., commencer leur trafic, malu. Lexique, édit. de L. Lalanne.
2. MARCHE. Ajoutez : || 19° Marche I Commandement militaire d'exécution pour : en marche.
1 . MARCHE. Ajoutez : || 13° En Picardie, marché de terre, ou, simplement, marché, le lot de terres que chaque fermier tient d'un propriétaire. Il Droit de marché, usage dans la Picardie en vertu duquel les fermiers détiennent à perpétuité et héréditairement les biens qu'ils ont pris à ferme. Le droit de marché, que les propriétaires ne reconnaissent pas, ne s'en maintient pas moins dans le Santerre [Somme], Journ. des Débats, » aoiU 1876, 3° page, 6° col. Le droit de marché est un singulier usage, établi dans cette partie de la Picardie qu'on nomme le Santerre... en vertu d« cet usage.... les fermiers prétendent détenir i perpétuité et transmettre k leurs héritiers les biens qu'ils ont une fois reçus à loyer, arTh. «angin, Journ. oflîc. 10 août 1876, p. 6162, i" col.
MARCHER. Il 2° ^jOM(e* : || Ne pas se laisser marcher sur le pied, n'être pas endurant. || 17° S. m. Le marcher, l'action do marcher. Le seoir est aussi naturel que l'être debout ou le marcher, UALH. Lrxique, éd. L. Lalanne.
— REM. Ajoutez : Il 8. Bien que le sens primitif de marcher, comme on peut le voir à l'historique et à l'étymologie, soit fouler, presser, cependant on le trouve avec son sens actuel dans le conrao! du XIII* siècle : En grant martire eatoit ses eor*, Et jambe et pié avoit porri; Qui lui donast tout
MAR
MAR
MAR
Monlorri Ne tout l'avoir d'une grant terre, Ne marchast il deux pas à terre, Gautier de coincy, les Miracles de la sainte Vierge, page )8), éd. abbé l'ociuet.
■f MAHCHKTTK. Ajoutei : || f Petit tapis sur lequel on met le pied. Marchette de salon, en queues de renard.
MARCHEUR. |{ B° Ajoutei : || Marcheuse s'est dit aussi des proxénètes. Cette femme était une de ces intrigantes qui jouent la dévotion.... et qui surprennent la confiance des mères et des filles, pour les amener au désordre ; c'était l'usage qu'Hudson faisait de celle-ci; c'était sa marcheuse, DIDEROT, Jacques le fataliste, Paris, (82), p. 296. |1 7" Le même que marcheux. Les fonctions du marcheur, notamment, consistent à fouler aux pieds dans une fosse la terre à brique déjà divisée par le casseur; puis.... Gag. des Trib. 6 murs 1876,
p. 227, 2* col.
t MARCITE (mar-si-to), s. f. Prés à marcites, ou, simplement, marcites, prairies arrosées avec les eaux d'égout, ruisselant sur dos ondulations artificielles, comme dans le Milanais. Application des eaux d'égout aux prés à marcites, mille. Annales des Ponts et Chaussées, (867, sept. oct. p. 218. Le terrain s'y prêtait [à l'absorption des matières suspendues dans les eaux d'égout], puisqu'il était ondulé et graveleux ; on loua cent hectares de prairies, on les aménagea en marcites, ID. ib. p. 2)9. C'est un spectacle saisissant de voir, en février, les plaines milanaises couvertes de neige alors que, par exception, les marcites, protégées par une légère nappe d'eau courante.... commencent à donner leur première coupe verte.... Journ. offie. 28 déc. 1874, p. 8625, 3» col.
— ÉTYM. Ital. marcire, pourrir, se putréfier, du lat. marcere, se flétrir.
t MAREANT (ma-ré-an), s. m. Dans l'Aunis, homme qui va à la marée, qui va pêcher ou ramasser des coquillages à mer basse, Oloss. auntsien, p. (22.
MARÉCHAL. Ajoutei : \\ 10» Nom vulgaire du taupin, insecte (voy. taupin, n" 3).
MARËCUALERIE. Ajoulei : — HIST. xvi* s. La mareschalerie de Laurens Rusé, translatée du latin en françois, Paris, (S33, in-fol.
MARÉB. Ajoutei : |i4° Terme de pêche. Au jx)ur se fait le travail inverse, et les lignes [dites palangres] sont relevées en commençant par le bout du large ; cette double opération s'appelle une marée, Rev. des Deux-MondtJ, (" nov. (874, p. ((6.
t MARËGUE (ma-rè-gh'), s. f. Gros tissu do laine de diverses natures, servant à confectionner un manteau pour les charretiers, dit limousine. La marègiie se fabrique dans difl^érentes localités, à Hasparren (Basses-Pyrénées), à Clermont, à Lodève, etc.
t MARKMHE. Ajoutet : || 2° 11 se dit aussi d'étangs comblés. Quant aux maremmes on parties comblées des anciens étangs, ce sont des terrains malsains, gasparin, Cours d'agricuU. 3' éd. t. i, p. 2(9.
t MARESQUE (ma-rè-sk'), adj. Terrain maresque, terre à marais. Pas-de-Calais : M. L.... évalue l'augmentation de 28 à 45 fr. pour les terres ordinaires ; quant aux terrains maresques, ils ont monté de (Oà (2 fr. la mesure, dumont. Projet de loi sur les sucres indigèn,es, sess. (836, n° 302, DocumerUs, 2' part, ou t. vm, p. ( 5»7.
— ÊTYM. Marais.
t MARGARINE. Ajoutez : || 2° Beurre artificiel, c'est-à-dire préparation qui se fait avec la graisse de bœuf et qui sert comme beurre. Ce matin, un violent incendie s'est déclaré rue de Pantin, n° 30, à Aubervilliers , dans les ateliers de fabrication de la margarine, /oum. of/îc. (( mars (876, p. (7(6 S» col.
fMARGEAGE (mar-ja-j'), s. m. Action de marger, de couper le bord des feuilles. Réponses aux questions de l'enquête sur le monopole des tabacs et des poudres, p. 329, Paris, (874.
t MARGIN (mar-jin), ». m. Espèce de petite fouine que l'on trouve souvent nichée dans les meules et les paillons, jaubert, Gloss. du centre. Supplément, (869.
MARGINAL. Ajoutez : |1 8» Substantivement. Ce qui est mis en marge, manchette. Ce manuscrit [d'un ouvrage de Bonivard].... corrigé, annoté, pourvu de marginaux, Notice sur Bonivard, dans BONIVARD, Chr. de Gen. t. i, p. lvii.
MARGINEH. — ÉTYM. Ajoutez : Au xvf s. marginer s'est dit pour diriger un bateau vers le rivage. Quaot k ia margination et le branslage, ny
les voitures ne marchans ne seront tenus bransler ne marginer audit péage do Jevardel, manteluer, Gloss. Paris, (869, p. 42.
t HARGON (mar-gon), ». m. Nom, dans le Rhâne, de terrains formés par le délitement des schistes, les Primes d'honneur, Paris, (872, p. 370. Lyonnais : les grès elles côtes calcaires sont très-favorables à la vigne; il en est de même des margons ou schistes décomposés, ueuzé, la France agricole, carte n" 6.
t MARGOSA (mar-go-za), ». m. Sorte de bois. Le bois margosa, deux autres espèces de cèdres et deux sortes de bois rouge do Burmah remplacent avantageusement l'acajou [dans les Indes], Journ.
OflîC. 7 oct. (875, p. 8B39, 2" Col.
t MARGOTIN. — ETYM. Ajoutez : Kn comparant les mariolets, ancien nom do petits fagots (voy. marionnette à l'étymologie), ainsi dits par comparaison à une mariole ou petite poupée, il est plus vraisemblable de tirer margotin do Margot, nom aussi de poupée, que de marcotte.
t MARGOUILLISTE (mar-gou-lli-sf, H mouillées), ». m. Terme de mépris forgé par Voltaire pour désigner la queue des jansénistes. Ces margouillistes, dérivés des jansénistes, lesquels sont engendrés des augustinistes, ont-ils produit Pierre Damions"? volt. Lett. à d'Alembert, 22 fév. (757.
— ÉTYM. UargouilUs.
MARGUERITE. Ajoutez : || 7" Les Marguerites, filles qui se repentent de leurs fautes et se retirent dans une maison clottrée, Joum. ofjic. 2S août (874, p. 6(74, (" col.
t MARGUILLÈUE (mar-ghi-Uè-r', li mouillées), ». f. La femme d'un marguillier. Et madame la marguillère avec ses grands falbalas, desaugiers, les Voisins de village.
MARIABLE. — HIST. Ajoutez : xii* s. Une meschine jà mariable filhe d'un provost, li Vialoge Grégoire lo pape, (876, p. (B3.
MARIAGE. Ajoutez : \\ 18° Mariage do garnison, liaison qu'un militaire on garnison contracte avec une femme et qui n'a pas d'autre durée que celle du séjour dans la garnison. 11 était bien possible que sir Richard eût fait en France ce qu'on appelle un mariage de garnison, G. sand. Ma sœur Jeanne, dans Rev. des Deux-Mondes, (Sjanv. (874,
t MARIERAIT (ma-ri-brè), ». m. Nom normand du rouge-gorge, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yéres, le Havre, (876, p. 219.
MARIEUR. — HIST. Ajoutez : xiii' s. Bone aventure ait mariere Qui si bien nous y maria, oautier de coincy, les Miracles de la sainte Vierge, p. 73(, éd. abbé Poquet.
f MARINErrE. — ÉTYM. Que marin soit l'étymologie de marinelte, il y a lieu d'en douter, puisque marinette est douteux. Le passage de Guiol de Provins oii marinelte se trouve est ainsi dans la citation de Roquefort : Par vertu de la marinette Une pierre laide et noirette Où lo fer volontiers se joint ; Et si regarde le droit point, Puisque l'eguille l'a touchée. Mais il est diflérent dans la BiWemème, p. 60 [des Guiot von Provins bis jezt bekannle Dichtungen, herausgegeben von Joh. Fricdr. Wolfart und San-Marte, Halle, (86(); le mot de marinette ne s'y trouve pas ; en place on y lit manière : Un art font qui mentir ne puet Par la vertu de la manière : Une pierre laido etbruniere, Oii li fers volentiers se joint. Ont; si esgardent le droit point, Puis c'une aguille i ont touchié (lisez touchie), Entre marinette et manière, la vraie leçon est fort incertaine. Barbazan dans l'Ordéne de chevalerie (in-(2, (759, à Lausanne) se prononce entièrement contre la marinette ;i\ cite le texte de la Bible de Guiot, avec la manière, qu'il explique par la manœuvre. Feu M. Uoulin conjecturait maniete ou manete pour magnele, du lat. moines, aimant; cette conjecture a beaucoup pour soi. La suite du morceau ne permet pas de douter qu'il s'agisse do la boussole. L'aiguille a touché la pierre : Et en un festu l'ont couchié (lisez couchie); En l'eve le metent sanz plus. Et li festus la tient desus ; Puis se torne la pointe toute Contre l'estoile [polaire], si sans doute Que jà nus hom n'en doutera. Ne jà por rien ne fausera Quant la mers est obscure et brune. C'en no voit estoile ne lune, Dont font à l'aguille alumer; Puis n'ont il garde d'esgarer ; (jontre l'estoile va la pointe ; Por ce sont li marinier cointe De la droite voie tenir.
t MARINGOTE (ma-ringo-f), s. f. Petite voiture, ordinairement suspendue, garnie de barreaux sur les c&tés, et à deux fins, les bancs étant mobiles.
MARINOODIN. Ajoutez : \\ 8> Ver maringouin ,
le même que le ver macaque (voy. macaque, n-2.)
MARINIER. Ajoutez .11 3* Arche marinière, arche d'un pont par où passent les bateaux. Au passage des ponts dont les arches marinières n'étaient pas assez larges, e. grangbz, Voi>» navigables d« France, p. 627.
t MARINISTK (ma-ri-ni-9t'), ». m. Néologisme. Peintre de marine. Los peintres d'animaux peuvent, comme les marinistes, ae rattacher à la catégorie des paysagistes, bObobb, Salon» de 486( à
t MARIOLAtrk (ma-rl-o-14-tr'), adj. Terme de dénigrement. Qui a un culte idolàtrique pour Marie. L'écho répond ; Lourdes, à ceux qui disent Génézarotb; et le catéchisme mariolltre remplace les paraboles de la montagne, le National, 3 sept. (876, 2* page, c-'cdI.
t MARlOLA.TRlK(mario-lâ-trie), 1. f. Culte exagéré do la Vierge Marie.
— ÊTYM. Marie, et latrie.
t MARION (ma-ri-on), ». f. Un des noms vulgaires de la gesse tubéreuse, lathyrus tuberosus, L.
t MARKAB. Ajoutez ;— ET vu. Arabe, markab, monture.
t MARLIN (mar-lin), ». m. Lo même que merlin 3, sorte de cordage (voy. ce mot au Dictionnaire). Le réseau [du ballon transatlantique] qui a une largeur de 2( ï mailles, est fait de corde goudronnée à trois cordons, connue sous le nom de marlin, Joum. offic. (3 sept. (873, p. 6864, 2' col.
t 2. MARLY (mar-li), s. m. Le même que roarli (voy. ce mot au Dictionnaire). On a dû, dans la même fabrique, produire une certaine quantité de ces assiettes ; car, si le sujet reste dans toutes le môme, le marly varie dans plusieurs quant aux couleurs de son modeste ornement, Joum. oljic. 29 sept. (877, p. 688, 2' col. Le marly, divisé en quatre compartiments par de doubles lignes perpendiculaires à un médaillon prenant tout le fond, est décoré par des branches de fleurs, ib. 2* col.
AIARMITE. Ajoutez : — HIST. xvi« s. A Antoine Martin, l'un des fauconniers du roy, pour sa dépense pour huit jours durant que la marmite fut renversée, Notes extraites des comptes de Jeanne d'Albret et de ses enfants, dans Rev. d'Aquitaine, mai (8S7, p. 848.
t 2. MARMITE (mar-mi-f), ». f. À l'Ile de la Réunion, nom de Malgaches qui sont embarqués pour soigner les bœufs que les navires importent dans l'Ile; ce sont des bouviers maritimes, de» demi-matelots, Journ. offic. l" sept. (870, p. (6(3, (■■• col.
t MARMlTfiE(mar-mi-tée), ». m. Ce qui est contenu dans une marmite, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yéres, le Havre, (876, p. 22u.
t MARMITONNER (mar-mi-to-né), P. o. Terme de mépris forgé par Michelet. Traiter en marmiton qui fait une sale cuisine. Nulle maladie, nulle gangrène, nul ulcère pestilentiel ne pouvait se comparer à cette cour de Mayence ; nous en parlons aujourd'hui savamment, ayant le détail de la sale mission où ce digne archevêque marmitonna l'Allemagne pour l'élection do Charles- Quint, michelet, (a Réforme, p. 4(.
t MARMORÈNE (inar-mo-rè-n') ou MARMOD- LÈNE (mar-mou-lè-n'), s. f. Nom do la baudroie, sur les côtes du département de la Manche.
(. MARMOTTE. Ajoutez : || 5» Marmotte de voyage, sorte de malle formée d'une première caisse ouverte par en haut, et d'une seconde renversée et servant à la première de couvercle mobile, de façon à pouvoir doubler au besoin la capacité de la malle ; les deux parties sont maintenues par une courroie cadenassée.
f MARMOU (mar-mou), s. m. Nom donné, dans l'Aunis, aux méduses, Gloss. aunitien, la Rochelle,
— ÉTYM. Probablement pour mal mou, désagréablement mou.
MARMOUSET. — ETYM. X la fin. Ajoutez : Dans Fierabras, un Sarrasin se nomme Marmucet : xiir s. Quant tant ot Floripas à nos barons parlé, Sou canberlenc apele, Marmucet de Goré, v. 2(3(. Marmucet parait être le même que JfannouseJ. Au reste marmouset latinisé se trouve dans un texte latin du xiu* siècle. Multi sunt scolares similes marmosetis qui semper magistro suo logent! assistunt.... tamen quia cor et attentionem ad doctrinam magistri nequaquam apponunt, ideo, licet in scolis diu fuerint,nihil sciunt, Deoculo morali, ouvrage attribué à Pierre de la Sepiejrra, mas. lat
MAR
Bibl. nat. n* 323» , f* 88 , verso. Karmoseti ce sont de petites figures sculptées auxquelles l'auteur compare les élèves qui n'entendent rien.
t MAR NETTE (mar-nè-f), s. f. Nom, dans le Pas-de-Calais, des terres calcaires de consistance moyenne, les Primes d'honneur, Paris <809, p. 64.
— ETYM. Diminutif de marne.
t HABNOIS (mar-nol), (. m. Le même que marnais (voy. ce mot au Dictionnaire). Les besognes, marnois, lavandières et chalands d'une superficie de 300 mètres et d'une capacité de 300 tonnes et au-dessus, auront, à charge complète, deux mariniers au moins à bord,... Ord. depoUce, <Omai <865, canal Saint-Hartin.
t MARONIER (ma-ro-nié), t. m. Nom, au monastère du mont Saint-Bernard, des frères lais, qui servent aussi de guides. De l'hospice du Grand-Saint-Bernard : M'"* de la Cour est au Bourg- Saint-Pierre, d'où nos maroniers arrivent en cet instant, ayant pu par bonheur l'empêcher de s'engager plus avant.... les pères y sont allys, car nos maroniers étaient rendus, tôpffer, le Presbytère, Lettre cxxvi.
— ËTYM. Bas-lat. Marones, bandits des Alpes, nom appliqué à des gens connaissant bien les chemins de ces montagnes.
t 2. MAROQUIN (ma-ro-kin), s. m. Nom, dans l'Angoumois, d'un cépage noir, les Primes d'honneur, Paris, <869, p. 3)9.
t 2. MAROQUINER (ma-ro-ki-né), v. n. Terme de l'armée d'Afrique. Faire la guerre éparpillée, en poursuivant les tribus qui sortent du Maroc et s'y réfugient.
MAROTTE. Ajoutez :\\i' Nom diminutif do Marie, que le peuple donnait à Rouen aux jeunes filles, avant qu'elles fussent entrées dans l'adolescence, tougabd, Une page d'hist. locale, p. is.
— ÉTVM. Ajoutez : Dans la haute Bretagne, marotte signifie un bâton avec un gros bout.
+ MAROUFLAGE (ma-rou-fla-j'), s. m. Terme de peinture. Action de maroufler. Convaincu que leur valeur [des peintures à fresque, dans la galerie dorée, à la Banque], ainsi que leur style, disparaîtraient à coups de reprises trop nombreuses et infailliblement mal raccordées aux rares portions conservées, il [M. Questel] fit décider leur copie à l'huile et le marouflage de celle-ci sur la voûte réédifiée en briques creuses, g. berger, Journ. des Débats, 27 janv. 1876, 3" page, 3« col.
t MARQUAGE (mar-ka-j'), s. m. Action d'appliquer une marque. Le marquage des effets. Le marquage des chevaux. On sait que tous les ans, à cette époque de l'année, l'administration des forêts fait procéder au marquage des arbres qui doivent composer la coupe de l'année suivante, Journ. des Débats, ts oct. <876, 2' page, 3« col.
t MARQUANDISE (mar-kan-di-z'), s. f. Nom donné, dans les Vosges, aux douves pour feuillettes, afin de les distinguer de celles qui sont destinées à construire des pièces, nanquette, Expl. débit et estim. des bois, Nancy, 4868, p. 94.
— ETYM. C'est une antre prononciation de marchandise.
MARQUE. Il Acier aune, deux ou trois marques, voy. ACIER au Supplément.
MARQUÉ. Ajoutez : \\ 17° Marqué, sur qui la vieillesse a mis sa marque. Il m'apprit qu'on avait d'abord pensé à moi pour le rôle, mais qu'on me trouve trop marqué.... trop marqué!... il y a de quoi l'être en efl'et avec des déceptions pareilles dans sa vie, alph. daudet, Journ. ofjic. lo sept. <878, p. 5002, 3' col. Être jeune, tout est là; moi, je suis vieux, je suis marqué, id. ib. 5003, t" col. Il Cet emploi provient des maquignons, qui jugent de l'âge d'un cheval par les marques des dents.
M.\KQUKR. Ajoutez : || îî» Marquer les aiguilles, percer, à l'aide d'un poinçon sur lequel on frappe, les aiguilles palmées.
MARQUEUR. Ajoutez : jj 4" Celui qui dans un tir marque les coups. Tout le monde sait qu'il peut arriver à un maladroit d'estropier un marqueur imprudent, victor cherbuliez, Jlep. des Deux- Uondei, I5 sept. (875, p. 27).
MARQUISE. Ajoutez : || 8- Dans les chemins de fer, vitrage au-dessus du quai d'embarquement.
— RBM. L'ombrelle dite marquise est une ombrelle à manche articulé de manière à être soit plié, soit fermé et fixé & un angle quelconque, ce qui permet de varier l'inclinaison de l'ombrelle, sans changer la position du manche.
f MARRANE.— HIST.xvi' s. Ajoutez : Viens voir
...nos villes.... do leurs mains furieuses Arracher
do leurs tours tu fleuri victorieuses, Et au lieu
MAR
du beau lis, sans honte et sans honneur. Arborer lâchement la marrane couleur [la couleur des Espagnols], Discours sur l'estat de la France, à Chartres, )59(.
t MARRANISME' (ma-rra-ni-sm'), s. m. Caractère, manière de penser du marrane.
— HIST. XVI' s. Nous ne devons pas croire que les Espagnols soient meilleurs chrestiens ou meilleurs catholiques que nous; le marranisme, qui participe de la loi de Mahomet et de celle des juifs, est plus fréquent en Espagne que l'hcresie en France, Guv coquille. Dialogue des misères de la France, t. n, p. 259, éd. des œuvres de (666.
t MARRONAGE (ma-ro-na-j'), s. m. Bois de marronage (on dit aussi bois de ma mage), bois à bâtir auxquels les usagers ont droit dans certaines forêts, nanquette. Exploit, débit et estim. des bois, Nancy,
t MARRONIER (ma-ro-nié), s. m. Le même que mai'onier (voy. ce mot au Supplément). Ils furent rejoints par deux religieux, précédés du marronier ou domestique du couvent, et d'un gros chien, qui, fidèles à la règle du monastère, venaient à la rencontre des voyageurs, Journ. de Genève, dans Journ. offic. 28 sept. (874, p. 7844, (™col.
MARRONNIER. Ajoutez : \\ 3* Marchand de marrons. Une vieille boutique de bric-à-brac joignait l'échoppe du marronnier, carteron. Premières chasses. Papillons et oiseaux, p. (7, Hetzel,
t MARRUBLER (ma-ru-blé), v. a. Terme du Calvados et de la haute Normandie. Abîmer, maltraiter, en parlant des personnes ou des choses. Vous ttes un coquin, lui avait-il dit; c'est vous qui l'avez tuée ; il n'y avait pas d'eau dans la mare de Bunel ! elle ne se serait pas noyée,' si vous ne l'aviez pas marrublée, Gax. des Trib. 9-(0 août (876, p. 767, 2" col.
MARS. Ajoutez : || Proverbe. Taille tôt, taille tard. Rien ne vaut la taille de mars, vieux dicton rural, dans le Bien publie, 3 août (876, 2' page, 5* col.
f MARSAULE (mar-sô-l'), s. m. Le même que marsault. Ils [les chevreuils] vivent, comme les cerfs, de coudrier, de marsaule, adanson. Œuvres d'hisloire nat. ((772), éd. Payer, Paris, <845, p. 256.
t MARSE (mar-s'), s. m. Nom, dans l'antiquité, de gens qui pratiquaient les enchantements et surtout charmaient les serpents. Les psylles et les marses qui se familiarisent avec les serpents, VOLT. Dict. phil. Enchantement.
— ÉTYM. Lat. Marsi, nom d'un peuple latin.
t MARSEUC (mar-seuk), s. m. Le même que marsage (voy. ce mot au Dictionnaire). Il lui est défendu de semer le blé connu dans le pays [comté de Nice] sous le nom de marseuc, blé qui n'est, en réalité, que de l'avoine de printemps, L. GUIOT, Uém. Soc. cent. d'Agric. (874, p. 246.
— ÉTYM. Bas-lat. marcesca, marcescha; vieux franc, marcesche ou marsois, dérivé du mois de mars.
t MARSUPIALITÉ(mar-su-pi-a-li-té), s.f. Terme d'histoire naturelle. État des animaux qui sont marsupiaux. Le caractère de la marsupialité, inconnu aujourd'hui dans l'ancien continent, oii il ne se montre que chez certaines espèces de l'époque tertiaire, broca, Bull, de la soc. d'anthr. t. III (2* série), p. (oo.
t MARSUPIUM (mar-su-pi-om'), s. m. Terme d'ornithologie. Membrane vasculaire, dite aussi peigne, .située dans l'humeur vitrée, et qui, fixée sur le nerf optique, s'étend depuis le point oii ce nerf pénètre dans l'oeil jusqu'à une dislance variable, Ae. des sc.Compt. rendus, t. lxxix, p. 4(54.
— ÊTYM. Lat. marsupium, bourse.
MARTEAU. Ajoutez : || 16' Passer sous le marteau, être vendu aux enchères. Les quantités |de laines coloniales] qui ont passé sous le marteau [au marché de Londres] s'élèvent à.... Journ. offic.
(6 déc. (872, p. 7833, 2' COl.
MARTELEUR. Ajoutez : — HIST. xiii* s. Tubalcain, qui fust martellour et fevre en tôles ovcrcgnes de arreme [cuivre] et de fer, pougens, Archéologie franc, t. ii, p. 9.
t (. MARTIN. — HIST. Ajoutez: xiii' s. Puis 11 a dit : Dans viels, anvers moi entendez. Que je vos ai mult bien quenu et avisé; De tout autre marlin vous convenra parler, oui de bourgogne, v. (402 (locution à ajouter à celles où le nom propre Martin figure proverbialement).
t 2. MARTINE (mar-ti-n'), t. f. Nom populaire de la femelle du lapin domestique.
a MARTINET. Ajoutej : || 6' Nom, dans l'Aunis,