‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 577 sur 754 · MOI · texte numérisé non relu

MOI

— REM. On a dit Mogor. Le pays du grand Mogor, BALZ. Letl. XV, 34. Il est vrai ^ue je rêve, et ne saurais résoudre Lequel je dois des deux le premier mettre en poudre. Du grand Sophi de Perse, ou bien du grand Mogorî— -Ehl de grâce, monsieur, laissez-les vivre encor, corn. l'Illusion, n, 2. Vous moquez-vous d'en douter seulement? Par votre foi, le Mogor est-il homme Que l'on osât de la sorte affronter? LA FONT. Contes, Mandr. (dans l'édition originale; dans les autres, Mogor est changé en Mogol). Ces exemples sont pris dans le Lexique de Corneille, par Marty-Laveaux.

t MOGREBINS (mo-gre-bin), s. m. pi. Nom arabe des Occidentaux ; ce mot s'applique surtout aux habitants de l'Afrique occidentale {mogreb, occident ; c'est de là que nous avons fait Maroc).

t MOHA (mo-a), s. m. Moha de Hongrie, panicum germanicum, graminée cultivée pour fourrage.

t MOHAIR (mo-êr), s. m. Nom anglais du poil de la chèvre d'Angora. Le mohair n'est pas un substitut de la laine du mouton, mais il occupe une place propre dans les tissus ; il a l'aspect, le toucher et le brillant de la soie, sans la souplesse de la laine, Mém. d'agric. etc. 4 870-74, p. 434, M. Sacc et d'autres auteurs estiment à 300 mille le nombre des chèvres de race blanche dans le district d'Angora, et leur produit en laine (appelé tiflik par les indigènes, et mohair en Angleterre) à 2 millions de livres, ib. p. 426. Celle [la toison] de la chèvre d'Angora sert à confectionner les lustrines, les camelots et les filets turcs, lesquels passent dans le commerce sous le titre de mohair de coton ou moleskine imprimée. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. iv, p. 4 88.

MOHATRA. — ÉTYM. Ajoutez: Portug. mo/otro; de l'arabe mokhdtara, vente oîi l'on court des risques (ûozy).

t MOIE. Ajoutez: —HIST. xiy* s. Il ont les vignes atrapeis [estrepées, arrachées] Trestout à fait et tout par orde ; Des paicels [échalas] ont les grans moiées Toutes arsos, sen rien estorde, la guerre de Metx en 4 324, p. 238. || xv" s. Moyes [charge d'un cheval de trait] et roupes, chascun collier, de péage..., mantellier, Glossaire, Paris, 4869, p. 45

t MOILLÉ (moi-lié. Il mouillées), s. m. Nom d'un cépage, dans la Haute-Saône, les Primes d'honneur, Paris, 4872, p. 24 2.

MOINE. Ajoutez : || 12' Nom d'un papillon de nuit, bombyx monacha.

MOINS. — REM. Ajoutez : || 3. Régnier emploie souvent ni moins au sens de encore moins. Or ce [qui me pousse à faire des vers] n'est point de voir en règne la sottise. L'avarice et le luxe entre les gens d'Église.... Ni moins, que la valeur n'ait plus ici de lieu, Que la noblesse coure en poste à l'Hôtel-Dieu, Sat. iv. Cela n'est plus usité.

MOIRER. Ajoutez : || Fig. Une brise légère moira la verdure naissante des blés, th. bentzon, Rev. des Deux-Mondes, 45 juin 4876, p. 868,

— REM. More, qui est dans ce texte : xiv s. Trois aulnes d'escarlate morée à faire chausses. Mandements de Charles Y, 4 373, p. 633, appartient-il à notre mot moiré?

t MOIRES (moi-r'), s. f. pi. Terme de mythologie. Nom grec des Parques. C'était pour apaiseï les moires que Polycrate trop heureux jetait à la mer son anneau rapporté par un pêcheur, th. Gautier, Portraits contemp. Lamartine.

— REM. Il vaut mieux écrire mœres, prononcé mères ; l'oi grec se rendant en français par os.

— ÉTYM. Moîpïi, les Parques, de [ioîpa, part, lot. MOIS. Ajoutez : || 12" Terme de commerce. Les

quatre mois de septembre, les quatre derniers mois de l'année. On commence à s'occuper depuis quelques jours de la fécule verte, et il y a acheteurs à 20 fr. les 4 00 kil. rendus en fabrique, livrables sur les quatre mois de septembre, Joum.

OfjiC. 26 juin 4876, p. 4B47, 2' COl.

MOÏSE. HIST. XV* s. Ajoutez : Chalans couvers de moyses, esquelx estoient les musiciens et joueurs d'instruments, mantellier, Glossaire, Paris, 4869, p. 45.

— ÉTYM. Ajoutez : L'origine est le lat. menso, table, d'après M. Gaston Paris, formé comme toise de lensa, mois de mensis.

MOISIR. Ajoutez : || 4* Kig. Se détériorer au moral. Il faut aussi réputer.... les plus misérables hommes du monde.... ceux qui, n'ayant soin que de leur ventre et de leur paillardise, laissent moisii- leurs âmes eï. l'assoupissement d'une abominable oisiveté, malh. Lexique, éd. II. Lalanne.

MOM

t MOISSONNAGE (moi-so-na-j'), s. m. Action de moissonner. Le prix do 4 ooo fr. pour la plus grande entreprise de moissonnage mécanique a été donné à M. Jones, qui, en 4 874, a coupé à la machine plus de 900 hectares de blé, Journ. ofjic. 4 févr.

4875, p. 939, 3' COl.

t- MOLARD (mo-lar), s. m. Amas de terre ou élévation du sol en forme de môle ; terme souvent employé en agriculture et dans les ouvrages qui en traitent.

t 6. mOlE (mô-l'), s. m. Nom d'un poisson de la famille des plecfognathes. Ce poisson énorme est le môle, dit poisson lune, nom qui lui vient de ce qu'on le prendrait de loin pour l'image de la lune réfléchie dans le miroir des eaux, Journ.

OffiC. 28 août 4876, p. 6648, 2' COl.

MOLÉCDLAIRE. Ajoutez : \\ D'après M. Kekulé, combinaisons moléculaires, celles qui n'obéissent pas aux lois généralement admises de l'atomicité ; formées par l'union de deux ou plusieurs molécules complètes, pouvant exister isolées, elles semblent contenir encore ces molécules telles quelles, et sont peu stables, Acad. des se. Comptez rendus, t. lxxxi, p. 236.

t MOLÉCULARISATION (mo-lé-ku-la-ri-za-sion), s. f. Action de réduire en molécules. Déformation et molécularisation des hématies, feltz, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxx, p. 554.

t MOLÉCULARISER (mo-lé-ku-la-ri-zé), v. a. Disposer par molécules. La matière différemment molécularisée.

t MOLESKINE ou MGLESQUINE (mo-lè-ski-n'), s. f. Il 1° Tissu dont on fait des pantalons. Velours ou poil de chameau, Journ. offic. 24 janv. 4 876, p. 74 7, 2" col. Il 2° Toile vernie préparée de manier» à remplacer la peau dans beaucoup d'usages : reliure, tapisserie, etc. On en fait aussi des buvards.

— ÉTYM. Angl. mole, taupe, etskin, peau, parce que ce tissu a une espèce de velouté Qu'on a comparé au poil de la taupe.

t 2. MOLET. Il 2° Petite frange.... Ajoutez: Plus, un pavillon à queue, d'une bonne serge d'Aumale rose sèche, avec le molet et les franges de soie, MOL. l'Avare, u, 4.

t MOLETAGE (mo-le-ta-j'), s. m. Dans l'impression des tissus, application de la molette sur le cylindre; moyennant quoi les reliefs de l'acier s'impriment en creux dans le cuivre. Magasin pittoresque, 4 858, p. 4 74.

t 4. MOLIÈRE. Ajoutez : \\ 2° S. f. Nom donné, dans le xv siècle, aux boulets en pierre lancés par la poudre à canon, Journ. offic. 4 4 juill. 4875,

p. 5244, 4" col.

t MOLIÉRISTE (mo-lié-ri-sf), s. m. Critique qui s'occupe de Molière et de ses œuvres. L'érudition particulière dans l'histoire de ces pièces que je n'ai pas comme M. Despois, ni comme les autres moliéristes, paul mesnard, Joum. des Débats, 4 4 sept. 4 875.

t MOLLAKAT (mo-la-kaf), s. f. Fausse leçon pour moallakat (voy. ce mot au Supplément).

t MOLLARD (mo-lard), s. m. Nom d'un cépage, dans les Hautes-Alpes, les Primes d'honneur, Paris,

MOLLESSE. Ajoutez :— REM. Mollesses au pluriel, dans le sens de vie efféminée, n'est cité que de Perrault. Il y en a un excellent exemple de Corneille : Des plaisirs criminels les damnables mollesses, Imit. i, 54.

t MOLLÈTERIE (mo-lè-te-rie), s. f. Sorte de cuir de vache servant de semelles aux chaussures légères. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. VI, p. 747.

t MOLLETONNÉ, ÉE (mo-le-to-né, née), adj. Tiré à poil comme le molleton. Basin molletonné, Joum. oUic. 2 déc. 4876, p. 8944, 2* col.

f MOLLIERE. (mo-liè-r') , s. f. Nom , dans la Somme, d'alluvions marines qu'on a endiguées, les Primes d'honneur, Paris, 1870, p. 74. || C'est le même que Molière 2 (voy. ce mot au Diction naire).

MOMENT. — HIST. ÀjouUx : xn' S. Escrie me, si ne t'espoent. Qu'en une hore e en un moument Ne seit passée ta puissance, benoît, Chronique, t. m, p. 334, V. 40709. Saint Hues, l'abe de Cloigni, Conut et sout en un moment Sa mort [do Guillaume de Roux] et son trespassement, ID. ib. p. 344, V. 40846. Quant saint Michié li anges hot saint Pou [Paul] tôt mostré. An un petit momant l'a ou ciel trenporté, Romania, janv. 4877, p. 46.

MOMENTANÉ. Ajoutez : \\Terme de phonéliqu»

MON

Consonnes momentanéesj voy. explosif au Supplément.

MONARCHIE. Ajoutez : || 8" Terme d'antiquité grecque. Dignité éponyme de l'Ile do Cos ; c'est par le nom de ceux qui en avaient été honorés que l'on datait les actes publics, Journ. offic. 8 fév.

1876, p. H H, 3' col.

MONARCHIQUE. Ajoutez : — HIST. xvi' s. Dont grand vexation Se respandil dessus Testât publique, Au changement de tel chef monarchique [mort de Louis le Gros], rené hacé, Suyle de l'histoire de France, t" i .

MONARQUE. Ajmitet : || 2* Terme d'antiquité grecque. Nom du magistrat revêtu de la monarchie à l'Ile de Cos, Journ. offic. 8 fév. < 876, p. 4 ) h , 2* col.

t MONAUL (mo-n61), ». m. Voy. lophophore au Supplément.

t MONAURICULAIRE (mo-nô-ri-ku-lé-r'), adj. Qui appartient à une seule oreille, qui se fait par une seule oreille. Sensation monauriculaire, le Hoiix, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxx, p. (074.

— ËTYM. M6vo;,seul, etoun'cuiaire; mot hybride pour lequel uniauriculaire vaudrait mieux.

t MONCORNE (mon-kor-n'), s. f. Nom, en Normandie, d'un mélange de pois, de vesce, d'orge et d'avoine qu'on sème au printemps, delBOUlle, Gloss. de ia vallée d'Yères, le Havre, (876, p. 231.

— ÉTYM. Bas-lat. mtncaldus, sorte de mesure de grains.

t MONDANISER. Ajoutez : \\ F. réfl. Se mondaniser, devenir mondain. Les carmélites elles-mêmes se mondanisaient, se sécularisaient quelque peu, quoiqu'elles ne reçussent point de pensionnaires,

DE LESCURE, Joum. Offic. 8 sept. 1875, p. 7669, 3" col.

t MONDEMENT (mon-de-man), adv. D'une façon monde.

— HiST. xm* s. Et pour ce qn'ele fut si monde Et que si mondement l'ama [elle aima Dieu], En bon repos [Dieu] l'ame mise a, Gautier de coincî, les Miracles de la sainte Vierge, p. 4 27, éd. abbé Poquet.

t MONDECSE (mon-deû-z'), s. f. Nom, dans le Rhône, d'un cépage qui donne un vin rouge, les Primes d'honneur, Paris, <872, p. 380. {{ C'est aussi un cépage de la Savoie, ib. Paris, (874, p. 4)0.

t MONDILLES (mon-di-ll', U mouillées), s. f.-pl. Débris provenant des grains mondés. (Il 565 kil. de mondilles, criblures et débris de grenier.... ces mondilles et criblures ont été manipulées et mélangées à une certaine quantité de blé, Gas. des Trib. ("juin t877, p. 626, a* col.

— RTYM. Monder.

t MONÊTAIREMENT (mo-né-tê-re-man), adv.

Au point de vue monétaire. Les gouvernements de France, de Belgique, d'Italie et de Suisse, alliés monétairement par une convention qui doit durer jusqu'en <880,... de parieu, Journ. offic. (6 avril

(876, p. 2759, (" col.

t MONGANE (mon-ga-n'), adj. Voy. veau, n* (.

t MONISME (mo-ni-sm'), s. m. Terme de philosophie. Doctrine dans laquelle on admet qu'il n'y a dans l'univers qu'une seule forme de substance et d'activité, qu'un élément ou principe unique dont tout se développe. Il n'y a rien là que ce que l'on a dernièrement commencé à appeler doctrine monistique ou monisme, par opposition au dualisme, Rev. des cours scientif. t9 juin (875, p. (205,

2' col.

— Rtym. Môvoc, seul, unique.

t MONISTE (mo-ni-sf), î. m. Partisan de la doctrine du monisme.

\ MONISTIQCE (mo-ni-sti-k'), adj. Qui a rapport à la doctrine du monisme.

MONITION. Ajoutez : \\ 3' En général, avertissement. Cette monition de charité et de compassion qui remédie au mal, pléch. Sermons, Correct, fraternelle.

MONNAIE. Ajoutez : || 13» Monnaie de faillite, admission au passif chirographaire d'un failli. M. C.... [syndic de la faillite T....] l'a assigné.... afin d'être autorisé à prendre possession des arbres et bois en provenant, offrant d'en payer le prix en monnaie de faillite,... donne acte au demandeur de ce qu'il offre d'admettre le sieur T.... [vendeur des arbres] au passif de la faillite pour le montant de sa créance en principal et accessoires, Gaz. des Trib. 29 oct. (876, p. (056, t" col. Il 14° Monnaie de papier, valeur qui naît des contrats et qui est échangeable contre espèces à la demande du porteur.

+ UONNAIRIE. Ajoutez: || »' Se dit, dans le lan- BICT. DE LA LANGUE FHANÇAISE.

MON

gage des numismatlstes, des anciens ateliers menélaircs.Abbon,directeurdc la monnairiede Limoges, et premier maître de saint Eloy, deloche. Description des monnaies méroving.du Limousin, p. 79.

t MONOBASIQUE. Ajoutez : || i' En pharmacie, qui ne contient qu'une base. Formule monobasique.

t MONOBROMÉ, fiE (mo-no-bro-mé, mée), adj. Terme de chimie. Camphre monobromé, camphre dans lequel un atome do brome a pris la place d'un atome d'hydrogène du camphre, Aead. des se. Comptes rendus, t. lxxxi, p. 284.

t MONOCIIROMIE (mo-no-kro-mie), ». f. Uniformité, monotonie, dans la couleur. Ce n'est pas lui [Monginot] qui tournera jamais à la monochromie, comme autrefois beaucoup d'habiles mattres hollandais, bOrobb, Salons de (86( d (868, 1. 11, p. 39.

MONOLITHE. Ajoutez . — REM. On appelle temple monolithe, mausolée monolithe, chapelle monolithe, un petit temple, une chapelle, un tombeau façonné dans une seule pierre extraite de la carrière. On n'appellerait pas de ce nom le monument creusé dans le roc. On a remarqué, dans les vastes temples égyptiens et dans quelques pagodes do l'Inde, de ces petits temples ou chapelles faits d'un énorme bloc de pierre ou de marbre ; c'est à l'occasion de ces découvertes encore récentes que s'est introduit dans notre langue l'usage du mot monolithe, qui ne se trouve pas encore dans le Dictionnaire de l'Académie, édition de (799, BODTARD, Dict. des arts du dessin, Monolithe, 1826.

t MONOLITHISME (mo-no-li-ti-sm'), *. m. Terme d'architecture. Système de constructions monolithes ou au moyen de pierres de grandes dimensions. Ce qui distingue les monuments de l'architecture phénicienne, c'est un même caractère de forme massive et imposante, le dédain du fini dans les détails, pourvu qu'on arrive à produire un effet général de puissance et de grandeur; c'est enfin le goût du monolithisme, renan, Mission en Phénicie.

t MONOLOGUER (mo-no-lo-ghé), v. n. Néologisme. Parler en monologue, parler seul. Après avoir réveillé l'instrument endormi par un orageux placage d'accords, il commença, tout en monologuant, à poursuivre sur le clavier la phrase mélodique qu'il cherchait depuis si longtemps, MUHûEB, Se. de la vie deBohême, ch. i. Bonsoir, fit Rodolphe, qui continua son chemin tout en monologuant, iD. ib. ch. m.

t MONOLOGUEUR (mo-no-lo-gheur), s. m. Néologisme. Celui qui fait un monologue, qui parle seul. Laissons-le parler, répondit Plant. — Le monologueur continuait presque aussitôt, l'Opinion nat. 5 juillet (878, Feuilleton, i" page, 5* col.

— REM. Le mot est correct, étant fait de monologue, comme dialoguer et dialogueur, de dialogue.

t MONOMÉTALLISME (mo-no-mé-tal-li-sm') , s. m. Système de la monnaie unique, à étalon unique, par opposition à bimétallisme (ces deux mots sont dus à M. Cernuschi), le Temps, 25 nov. (875, 2» page, (" col. M. de Parieu.... saisit cette occasion de faire remarquer ce qu'ont d'impropre et de fâcheux les expressions de monométallisme et de bimétallisme, qui ont été introduites dans la langue économique ; en réalité, il n'y a point de monométallistes, au sens absolu du mot.... quant à lui, il est triinétalliste, mais en hiérarchisant les trois métaux, Joum. ojfie. (8 janv. (877, p. 399, 2* col.

— ÉTYM. Môvo;, unique, et métal.

t MONOMÉTALLISTE ( mo-no-mé-tal-li-st'), s. m. Partisan du monométallisme. Préférer l'étalon d'or et unique, comme lo disent un peu inexactement ceux que, pour rappeler un mot à la mode, on appelle monométallistes, de parieu, Journ. offic. 22 mars (876, p. (99(, 2* col.

t MONOPHONE (mo-no-fo-n'), adj. Qui n'a qu'un son. Les appeaux monophones.

— ÉTYM. Movo;, unique, et çwvi), son.

t MONOPLÉGIE (mo-no-plé-jio), s. f. Terme de médecine. Paralysie bornée à une seule partie. Monoplégie portant sur les muscles extenseurs de l'avant-bras droit, le Progrés médical, ( 7 mars 1 877, p. 2(2.

— ÉTYM. Môvoc, seul, et nX^îjaoetv, frapper, paralyser.

t MONOPOLISANT, ANTE (mo-nopo-li-zan,zant'), odj. Qui possède, exerceunmonopole.il se produit pour la compagnie en question ce qui est arrivé déjà pour toutes les compagnies monopoli-

MON

santés de notre pays, Joum. offie. a» juil. (hti, p. 60S(, 3' col.

— KEM. OnaditdanslemèmesenscempaBnieraonopolisée, Joum. offic. 2» juil. (875, p. «020, 2* col.

t MONOPOLLSATEUR (mo-no-po-li-ia-teur ), t. m. Celui qui mot en monopele. Par lesdétails aun nous allons donner sur les monopolisateurs de ces industries...., Joum. offic. 26 déc. (86», p (7(6, (" col.

— REM. Ce mot n'est pas tout à fait inutile, car il exprime une nuance k côté de monopoleur.

t MONOHÉFRINGENT, ENTE (mo-no-ré-frinjan, jan-t'), adj. Qui no fait éprouver que la réfraction simple.

t MONOTONEMENT (mo-no-to-ne-man), adv.

D'une manière monotone. Des choses au.ssi monotonement édifiantes, ste-beuve, Port-Royal, t. v, p. 23(, 3« éd.

MONSEIGNEUR. — REM. AjouUx : || 4. Aujourd'hui, on ne donne pas à un maréchal la qualification de Monseigneur; sa qualification officielle est Monsieur le Maréchai.

t MONSTRANCE (mon-stran-s'), i. f. Terme du moyen âge. Petit coffre plus ou moins précieux où l'on conservait les reliques. La monstrance des reliques de saint Junien, provenant de l'abbaye de Grandmont, j. labarte, Hist. des arts indusir. au moyen âge, t. 11, p. (8.

— ÉTYM. Bas-lat. monstTanl%a,i\x lat. monstrar» (voy. montrer).

MONT. — REM. Ajoutez -.{1%. Dans l'esprit de Barnabe de Terni, moine récollet prêchant à Pérouse en (462, l'œuvre de prêt devait être avant tout charitable ; aussi on l'appela niont-de-piélé ; le nom est promptemenl devenu populaire et a prévalu, maxime du camp, Rev. des Deux-Mondes, (5 janv. (873, p. 305.

MONTAGNARD. Ajoutez: — HiST. xvi' S. Les cantons d'Uri, Schwits, Undcrvald, Zug, Glaris, Appenzel, qui sont vraycs démocraties, et qui retiennent plus de liberté populaire, pour estremontaignars, bodin. Republique, il, 7.

MONTAGNE. Ajoutez : || 10* Obusier, canon de montagne, obusier, canon destiné à la guerre en pays de montagne ; ils peuvent être transportés à dos de mulet. || Batterie de montagne, batterie limée et disposée pour la guerre de monliigne.

t MONTAGNON (monta-gnon), î. m. Habitant des hautes vallées du Jura ncuchâlelois, j. j. rouss. Lett. à d'Alemberl.

fMONTAINE (mon-tè-n'), s. f. Nom, dans le Jura, du vent de l'est, dit aussi juron, les Primes d'honneur, Paris, (869, p. 273.

t MONTCAYAR (mon-ka-iar), t. m. Sorte d'étoffe do laine, malh. Lexique, éd. L. L-ilannc.

t MONT-DORE (mon-do-r*), s. m. Nom donné aux fromages du Mont -Dore (Auvergne) et aiu imitations de ces fromages.

MONTÉ. Il 10° il;outeï ; Il Bouquet monté, bouquet arrangé artistement et dont lus fiours sont fixées sur des tiges artificielles. On compte environ soixante principaux magasins de fieuristcs, dont les patrons vont le matin à la Halle acheter aux jardiniers les fleurs par bottes, dont ils font les bouquets montés, Joum. offic. 3( mai (875, p. 3869, (" col. Il 13° Bon monté, se dit d'un cheval à deux fins qui, signalé pour le trait, peut aussi être employé à la selle.

t MONTE-COURROIE (mon-te-kou- rot), s. m. Engin destiné à monter, disposer les courroies qui transmettent les mouvements dans les appareils mécaniques. Les ustensiles de l'imprimerie, de la filature, du papier peint, les monte-courroies ont été l'objet d'enquêtes approfondies, Joum. offic. 9 fév. (877, p. (026, 2° col. Des accidents produits parles scies circulaires, les monte-courroies, les monte-charges, les machines agricoles, ib. 3° col.

MONTÉE. Ajoutez : || 7° Montée de la crème, mouvement qui se produit dans le lait en repos, et par lequel la crème vient an-dessus du lait. Il 8° La hauteur de la crue d'un cours d'eau. D'après les dernières nouvelles reçues des stations hydrométriques, la Seine éprouvera une montée totalede 2 mètres, comptée depuis le ( 6 octobre, Joum. offic. 22 oct. (872, p. 68(6, (" coI. L'Oise entre en crue; sa montée, comptée à partir de samedi, atteindra 90 centimètres, ib. 6 janv. (875, p. 60, 2° col. Il 9* Le mouvement par lequel la sève monte dans les végétaux. Selon M. Marion, c'est surtout pour les vignes des environs de Marseille, vers la montée de mai, qu'il faut traiter les ceps par les sulfocarbonates, h. de parville, Joum. o/y!e. (Sjuil. (878, p. 6(((, ce. Il 10° Poussée, d.Tns les mines,

suppL. — 30

MOQ

qui exhausse le»ol et menace do danger le mineur. Ce n'est point assez pour le mineur d'assurer son toit et de veiller aux parois de ses galeries : le sol même qu'il foule marchera sur lui par cette force puissiinto appelée la montilJo ; la terre d'en haut, de côté et d'en bas soresserreinstinctiyement sur la taupe humaine, Rev. Brit. oct. (872, p. 350.

MONTBR II M* Ajoutez : || Terme de turf. Un cheval monte, quand, perdant quelqu'une de ges qualités, la proportion dans laquelle on pariait contre lui augmente. Si un cheval valait 7 contre t , et qu'on le cote 8 ou 9 contre «, il monte en même temps que sa valeur baisse.

— REM. Ajouiti ••Il 4. 11 avait froid; il a monté se chauffer chez son directeur ; manière populaire de parler.

f MOîTTE-RESSORT. Ajoutez : — REM. Le monteresr.ort est un instrument propre à démonter et h remonter, non pas un fusil, mais le ressort de la platine d'un fusil.

MONTIîUR. Ajoutez : || 5° Monteur en bronze, celui qui assemble et ajuste les différentes pièces dont se composent les ouvrages en bronze, tels que candélabres, pendules, etc. Tarif des patentes, «858. Il 8° Monteur d'affaires, celui qui s'occupe de créer, de faire naître dos affaires d'argent, des entreprises. Les courtiers d'argent et les monteurs d'affaires, Journ. offic. <872, p. 44t6, 4" col.

t f. MONTFAUCON. AjoxUez : Au moyen âge, lorsque saint Balderic veut se retirer dans la solitude, il suit un faucon, et se fixe où l'oiseau se pose ; le lieu garde le nom de Montfaucon, miche- LET, Origines du droit, p. 72.

f MONTGENETTES (mon-je-nè-f), t. f. pi. Des monlgenettes, recueil de chansons composées à .Montgent par de bons vivants de la joyeuse société d'autrefois, Manuscrit de Fuzilier, cité dans le Temps, 2 fév. <876.

t MONTILLE (mon-ti-ir. Il mouillées), s. f. Nom donné, dans les Bouches-du-Rhône, aux petites dunes et aux herbages grossiers qui occupent les parties purement sablonneuses de la Camargue, les Primes d'honneur, Paris, 1872, p. 493. Le sable provient des dunes ou montilles qui se retrouvaient sur le bord des terres cultivées [dans la Camargue] , Rapport de la comm. du phylloxéra de l'Hérault, )0 août 1874, p. 5742, 2» col.

— F.TYM. Diminutif de mont.

t MONT.MÉUAX (mon-mé-li-an), s. m. Nom d'un cépage rouge, dans l'Ain, les Primes d'honneur, Paris, 1870, p. 379.

MONTOIR. Ajoutez ; || 4* Service de selle, en parlant d'un cheval. L'anglo -normand, cheval de l'époque, capable de tous les genres de travail, apte à tous les services, propre au monloir comme à l'attelage, recherché par le commerce de luxe et par l'armée, BOCHER, Rap. àl'Assemb. nat. n* «940, p. 3S.

MONTRE. Ajoutez : \\ 18» Montre des pasteurs, instrument portatif composé d'un cylindre et d'un style mobile, et qui donne l'heure par la hauteur du soleil. Il 17° Montre kilométrique, espèce de compte-pas dit aussi hodomètre, pédomètre, podomètre, instrument indiquant la distance parcourue en marchant, /ourn. o/'/ic. 1 4 avr. (874, p. 2732, l"c.

.MONTURE. Ajoutez : \\ 6' Terme rural. Les animaux et les instruments aratoires servant à exploiter une terre. Vente de la belle monture garnissant la terre de Mémartin, en Juilley.... Àvranchin, 22 fév. )874, Annonces.

t MONUMENTALISER (mo-nu-man-ta-li-zé), 0. a. Néologisme. Donner le caractère monumental. Rubens, Van Dyck, Raphaël, Titien, Voltaire, Aristote, Montesquieu, Newton, Cuvier, etc. ont- Ils pu monumcntaliser leurs oeuvres sans les ressources d'une existence princière? a. de balzac. Éludes de moeurs au xix' siècle, Préface.

t MONUMEXTÉ, ËE (mo-nu-man-té,. tée), adj. Néologisme qui tond à s'introduire dans la langue du droit. Attesté par acte authentique, par opposition aux actes sous seing privé, critiquables et modifiables. Il n'en saurait être ainsi [l'inscription do faux ost indispcnsablel, lorsque la convention monumontée, la vente et la lecture de l'acte sont argués de faux, lorsque ce sont les faits que l'offîcicr public avait le devoir et le droit d'établir qui sont incriminés, Gaz. des Trib. 14 avril (876,

t MOP.** (mops'), adj. Chien mop», espèce de 1> lulcdoguo,

— RTYM. Moi|(a(, nom d'un Argonaute ; Mopsus, uom de berger.

t a. MOQUit i;ott<e* ; — ÉTYM. Limousin. mAco

MOR

sorte de vase, qui parait être le même que le provençal mauca, panse, chabaneau, Rev. des lang. rom. t. Il, p. 210, <87(. niez tire mauca, calai. moca, du germanique : flamand, moofce, panse.

MOQUÉ. Ajoutez : \\ 2° Substantivement, le moqué, celui qui est un objet de moquerie. C'est ainsi qu'il faut, quand on se moque, Que le moqué toujours sorte fort satisfait, corn. Lexique, éd. Marty-Laveaux.

t MOQUE-UIED (mo-ke-dleu), ». m. Celui qui se moque de Dieu, hypocrite. Oui, ce sont ces moque-Dieu qui sont les véritables ennemis de sa puissance, les Aventures de U. d'Assoucy, t. i, p. 242, 2 vol. Paris, (677.

— HIST. xvi* s. Hz [les moines] comptent force patenoslres, entrelardées de longs Ave Maria, sans y penser ny entendre; et ce j'appelle mocqUo Dieu, non oraison, rab. i, 40.

t 2. MOUAILLON {mo-ra-llon, U mouillées), adj. invar. Émeraudemoraillon, émeraude brute. Les analyses qu'il vient de faire sur les émeraudes moralUon, c'est-à-dire les émeraudes brutes, h.

DE PARVILLE, Joum. OffiC . 47 déc. (869, p. (647, 3* col.

— ÊTYM. Ce paraît être le même mot que morion 2 (yoy. ce mot au Dictionnaire).

t MORAINIQCE (mo-rè-ni-k'), adj. Qui a rapport aux moraines des glaciers. Paysage morainique, paysage coupé par d'anciennes moraines, besor, dans Rev. des Deux-Mondes, (5 avril (87K, p. 848. Barrages morainiques, Charles martins, ih. p. 867.

MORALEMENt. Ajoutez : — HIST. XV* s. Mon divin roy, parlant moralement, Ce beau jardrin c'est saincte mère église, jean ioiiet, le Jardrin salutaire, p. (2(.

t MORATIN (mo-ra-tin) ou MORATON (mo-raton), s. m. Nom, dans l'Aunis, d'une espèce de canard sauvage, Gloss. aunisien, p. (26.

— ÉTYM. More, noir.

t MORBIDITÉ (mor-bi-di-té), s. f. État de ce qui est morbide. Ils [les médecins de Paris] ont tous l'opinion préconçue de là morbidité incurable des maladies du cœur, H. de balzac. Lettre, dans Je Temps, 24 oct. (876, 3" page, (" col.

t MORDORURE. Ajoutez : Sur la mordorure d'un fond de cuir brun, ramage de fleura d'or, dit cuir de Cordoue,... la sainte Vierge se détache portant son divin Bambino, Journ. offic. (3 mars

(874, p. (050, ("col.

f 2. MORDS (mor), s. m. Compartiment de la série des chauffoirs, Enquête sur les sels, (868,

(. MORELLE. Ajoutez :\\i' Un des noms provinciaux de la macreuse. La macreuse, vulgairement appelée morelle, qui pullulait sur lès étangs de la Bresse.... Monit. univ. (3nov. (868, p. (472, 6« col.

t MORGANATIQUE. il;ouJe« .—REM. Le mariage morganatique est un mariage à propos duquel il est stipulé que la femme, de naissance inférieure, et ses enfants éventuels seront exclus des prérogatives de caste et de l'héritage du mari et du père. La loi prussienne accorde ces mariages à toute la noblesse, grande «t petite, et même aux conseillers royaux.

t MORGEN (mor-ghèn), s. m. Nom allemand d'une mesure de terre, valant vingt ares un quart. Chaque morgen de terre est frappé en moyenne d'un impôt foncier de 44 krcuzers (( fr. 67 c), Journ. offic. 27 mai (872, p. 3635, 2» col.

— ÊTYM. AU. Morgen, matinée : ce qu'on peut labourer en une attelée.

2. MORGUE. Ajoutes : — REM. La morgue était originairement le second guichet du Grand-Châtelot; on y gardait les nouveaux prisonniers pendant quelques instants, afin que les guichetiers pussent les morguer à leur aise, c'est-à-dire les dévisager attentivement, et se graver leurs traits dans la mémoire, uaxime du camp, Rev. des Deux- Mondes, ("nOV. (857, p. 208.

t MOHGUEUR. Ajoutez : \\ Adj. Morgueur, morguouse. Le ton de supériorité morgueuse qu'affecte l'initié de Berlin, lorsqu'il daigne expliquer les grands mystères aux Allemands qui n'ont pas eu le bonheur de naître Prussiens, et qui ne seront jamais que des Prussiens de seconde classe, le Journalisme allemand, Rev. des Deux-Mondes, (" mai (875.

t MOHIKORMË (mo-rifor-m'), adj. Qui est en forme de mûre.

— ETYM. Lat. morum, fruit du mûrier, et forme.

MOR

MORILLON. — HIST. AjOuUZ : || XIV g. BUTOns, buvons De ceste purée Qui est dégoûtée De ces morillons [raisins noirs], Rev. critique, 6- année, 2* sem. 386.

t 2. MORILLON (mo-rl-llon. Il mouillées), ». m. Fausse orthographe pour morion (voy. morion (), sorte de punition militaire. On aurait eu le morillon, Et fait longtemps le pied de grue En sentinelle dans la rue, le Burlesque On de ce temps, III" partie, p. 6 et 6, Paris, (648, dans ch. nibabd, Parisianismes, Paris, (876, p. 28.

t MORINGE. Ajoutez : — ÉTYM. Arabe, mitntdj DEVIC, Dict. étym.

t MORIO (mo-ri-o), ». m. Espèce de papillon. Tous nos grands papillons des bols, les morios bruns, lisérés de jaune, les vulcains diaprés d'un rouge feu, les mars à la robe couleur d'iris, a. THEURiET, Rev. des Deux-Mondes, (•' oct. (874, p. 672. Dans l'Europe centrait et dans l'Amérique du Nord vit la belle vanesse si connue des amateurs sous le nom de morlo, E. Blanchard, Rev. des Deux-Mondes, (6 juin (874, p. 848,

(. MORION. Ajoutez ; —REM. Le moMoh était le casque de l'arquebusier; le timbre en avait une forme ogivale ; les bords en étaient abaissés sur les oreilles et relevés en avant et en arrière.

t 2. MORION. Il 1° Ajoutez : U existe en ce moment à Berne une collection de morions, ou cristaux enfumés, d'une grande beauté, Journ. offic. 9 janv. (869, p. (, 4* col.

t MORMYRE (mor-ml-r'), ». m. Espèce de poisson électrique. Là torpille, le mormyre, le silure, le malaptérure, la gymnote et la raie développent spontanément une quantité plus ou moins considérable d'électricité, f. papillon, Rev. dés DeUx- Mondes, (" août (872, p. 665.

— ÉTYM. Mopiiiipo;.

t MORNANT (mor-nan), ». m. Nom d'un cépage blanc, dans l'Ain, les Primes d'honneut, Paris, (870,

t MORNËMENT. — HIST. Ajoutei .' Xll* S. Devant le roi en est venus. Et dist : mangiès hastivement. Rois, ne soies si mornement, Percevàl le Gallois, v. (7752.

t MORNIER (mor-nié), ». m. Nom, dans le Rhône, d'un cépage, les Primes d'honneuf; Patiâ, (872,

MOROSE. Ajoutez : — REM. Morose est plus ancien que l'édition du Dictionnaire de l'Académie de (762 ; carHuet s'en est servi : Le P. Petau était rude et rebours; et, pour me servir du terme que Vossius lui appliquait, il était morose, Huetiana, p. 7(, (722, in-i2.

t MORPHINE, ÉE (mor-fi-né, née), adj. Terme de physiologie expérimentale. Qui a reçu dans ses tissus de la morphine. On prend une grenouille morphinée, henneguy, Élude sur l'action des poisons, p. 23, Montpellier, (875.

t MORPHINISME (mor-fl-ni-sm'), ». m. Terme de médecine. Ensemble d'accidents que cause l'usage répété des préparations de morphine, et qui sont analogues à ceux de l'empoisonnement alcoolique. Le morphinisme s'observe surtout à la suite de l'abus des injections sous-cutanées de morphine. Le morphinisme aigu et chronique, Thèse du docteur Calvet.

— ÉTYM. Morphine.

MORS. Il 1" Ajoutez : Il Mors de grenouille, nom vulgaire de Vhydrocharis morsus ranx,

t MORSE.— ÊTYM. M. Bugge, Romania, n" (0, p. (57, dit : « Littré explique le franc, mod. mors« par cheval de mer, du danois mor, mer, et ro», cheval, mais ni en danois, ni ailleurs on ne trouve un substantif marhross comme nom du morse; c'est pourquoi je conjecture que morse est «ne métathèse pour rosm«, du danois rosmer, norois rosmàll, rosmhvalr, morse. » Mais, un peu plus tard, Romania, juillet -octobre, (875, p. 363, il ajoute : « D'après une communication de M. V. Thomsen de Copenhague, morse n'est point un mot d'origine danoise, mais il est identique au polonais mor», bohém. mr«, finnois mur«H. lapon mors, •

MORSURE. Ajoutez t \\ •• Fig. Morsure d'àme, remords. Personne ne se peut offenser que vous vous mettiez en repos; c'est chose que vous pouvez faire sans regrot ni morsure d'Ame quelconque, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.

(. MORT. Aioutez 1 1| l?" Corps mort, voy. corps, n' 20. Il U" Terme de mécanique. Point mort, poids mort, voy. point et poids au Supplément. il 19° Terme d'exploitation de lahouille et des mines. Mort lorrain, voy. mort-terrain au Supplément.

MOR

MOU

MOU

||So* Perles mortes, perles qu'on pécbe dana les parages de l'Écosso, et qui ressemblent à des yeux de poisson, eu. blanc, l'Art dans la parure,

— RBM. En termes de fortification, l'angle mort est la partie du fossé d'un ouvrage de fortifioution qui, située au-dessous du plan de la plongée, n'est battue ni par des feux directi, ni par de* feux de flanc.

3. MORT. Àjouttt : Il 20° Arbre do mort, lo maneenillier, bâillon, Diel. de botan. p. 257.

MORTALITÉ. Ajoatex : || 6' Les mortalités, les nécessités de la vie humaine (mot de Mmo de Sablé). Le chevalier ne mangeait point avec elle ; car la marquise tient pour maxime qu'il no faut qu'un amant fasse devant sa maîtresse que ce qui est de l'essentiel de l'amour, et que, par exemple, il ne faut qu'une grimace en mangeant, ou quelque petite indécence pour tout gâter ; elle appelle cela faire des mortalités, tallemant des héaux, t. V, p. 264, éd. P. Paris.

MORT-BOIS. Ajoutez I — HI8T. X¥l» S. Quant au mort-bois, je trouve nne ordonnance du roy François du 4 octobre 4K33 par laquelle il veut qu'au parlement do Paris soit observée la définition qui est en la charte normande, que mort-bois soit entendu bois de saule, morsaule [marsault, lalix caprea], épine, puyne, seuz, aulne, gencst, genevre et non autres arbres ; mais, par l'ordonnance de l'an (648, art. 25,1e tremble, le charme et le bouleau ou boulas sont réputés mort-bois, pour ce qu'ils ne portent aucun fruit servant à usage, et est ainsi observé en pays nivernois, guy coqiulle, Inst. au dr. français, p. 69, éd. 4 665 de ses œuvres.

t MORTERILLE (mor-te-ri-ll', Il mouillées), s. f. Nom, dans la Haute-Garonne, d'un cépage blane. Je» Primes d'honneur, Paris, 4869, p. 434.

MORT-GAGE. Ajoutez : Le mort-gage est une convention par laquelle le débiteur abandonne un héritage à son créancier, pour en toucher les revenus en compensation des intérêts de la créance, MERLIN, Répert. de jurispr. au mot morlgage. Il 2' Dans quelques coutumes, donner un bien en mort-gage, c'est le donner entre vifs ou par testament, pour en jouir tant que le donateur, son héritier ou celui du testateur n'aura pas payé au donataire ou légataire la somme fixée par le testament ou l'acte de donation, id. ib.

MORTIER. Ajoulex : || »" Cavité faite dans «ne forte pièce de bois, où, pour la fabrication de la poudre, le soufre, le salpêtre et le charbon sont battus ensemble par des pilons.

— REM. En artillerie, le mortier est une bouche à feu courte, de fort calibre, montée sur un affût bas et sans roues, le mortier lance des bombes et des grenades ; le tir en a généralement lieu sous un angle très-élevé; on désigne le mortier par son diamètre exprimé en pouces ou en centimètres : mortier de 8 pouces, mortier de 3î centimètres. Il Mortier à la Gomer, mortier dont la chambre est tronconique. Mortier à l'espagnole, ancien mortier dont la chambre est concave. || Mortier-Comminges, mortier de 4 8 pouces dont la bombe pèse î50 kil. Il Mortier à plaque, mortier employé par la marine; il est coulé avec une plaque, de manière à être toujours pointé sous l'angle do 42» 4/2, qui est l'angle de la plus grande portée dans l'air. I| Mortier éprouvette, mortier particulier employé dans les écoles d'artillerie pour éprouver la portée de la poudre.

t MORTS-FLATS. Voy. FLACHERiE au Supplément. Il Au sing. Mort-flat se dit aussi du ver à soie malade de cette maladie. Tout ftat bientôt mort-flat dans la magnanerie.

t MORT-TERRAIN (mor-tè-rin), *. m. Terme d'exploitation des mines. Terrain qui ne contient aucune matière utile et qui augmente l'épaisseur de la couche à percer. Les conditions de l'exploitation [de la houille] sont rendues plus onéreuses par ce fait, qu'en France les dépôts se trouvent enfouis sous des épaisseurs considérables de morts-terrains, »ADAU, Rev. des Deuz-Mondes, f oct. 4875, p. 674. Cela s'explique par la plus grande profondeur des puits, le charbon étant recouvert par une plus grande épaisseur de morts-terrains..., ducarre, Rapport 2180 à l'Assemblée nationale, p. 56.

MORTUAIRE. Ajoutez : — REM. Au n" 7, mortuaire avec le sens de tableau des décès est dit féminin. Ici il est fait masculin : Ces nombreux flouveau-nés qui, envoyés en nourrice à la campagne, cessent de faire partie de la jeune population et déchargent ainsi le mortuaire parisien.

Journ. ofUc. s aoAt 4875, p. 6M0, s* col. Mais il faut suivre l'usage des démographes, qui font féminin co mot souvent employé par eux.

t MORUTIKR (mo-ru tié), i. m. Pécheur de morue. S'il a la main prompte et le coup d'œil du vrai morutier, s'il est sobre et rangé, il achète bientôt un bateau pour son compte, Rev. des Deux- Uondet, 4" nov. 4 874, p. «82,

— ETYM. Morue, mais il vaudrait mieux dire moruxjer, mot déjà appliqué au navire qui va à la pêche de la morue.

t MORVANDKLLE (mor-van-dè-1'), adj. f. Qui est du Morvan, qui appartient au Morvan. Race bovine morvandelle.

MOSAÏQUE. AjouteM : \\ t' Muraille en mosaïque, muraille bâtie en pierres entre-croisées. Cette ablation gigantesque a produit un csearpement d'une cinquantaine do mètres do hauteur que la compagnie des Oombes et Sud-Est avait fait revêtir d'une épaisse muraille en mosaïque, formant terrasse et retenant les couches de terre, Journ. offic. 8 juill. 4 876, p. 4957, »• col. || 7' Adj. Qui a lo caractère de la mosaïque. Le tableau mosaïque le plus important est placé dans le tympan au-dessus de la porto principale, i. labarts, Uist. des arts induslr. au moyen âge, 2* éd. t. i, p. 28.

MOSCOUADE. — ÊTYM. Ajoutez : M. Roulin a trouvé l'origine de ce mot : c'est le portug. mascabado, moins blanc, non purifié, en parlant du sucre. Il vient de mascabar, décréditer, déprécier; le même que l'esp. menoscabar, déprécier, de mas ou menos, moins, et cabo, tête, chef.

t MOSETTB (mo-zè-f), s. f. Espèce de camail que portaient les cordeliers^ et que portent encore les évoques.

— ÉTYM. Ital. mozzeiia, aumusse, le même que almuzza (voy. aumusse).

MOT. Ajoutez : Il 27° Le mot de la fin, le mot, le trait par lequel on termine un discours, un article. Co mot-là, messieurs, je l'ai retenu parce qu'il m'a paru devoir être le mot de la fin, Journ. offic. 4" avril 4873, p. 2275, 4" col. || 28* Rapprochement instantané entre deux idées dont le rapport n'était pas visible. Il y a beaucoup de mots dans cette pièce. Cette scène pétille do mots.

— REM. Ajoutez : Il 3. 11 est bon de rappeler l'idée de Bayle sur la naissance des mots. Notez que la naissance d'un mot est pour l'ordinaire la mort d'un autre ; c'est comme à l'égard des productions do la nature, dayle, Dict. Poquelin, note d.

MOTIF. Ajoutez ; — REM. On a dit de son propre motif, pour : de son propre mouvement. On fut étonné d'apprendre que M. de Sève, de son propre motif et à ses dépens, avait fondé pour M. Stella une messe basse à perpétuité.... ouillet db st- GEOHGES, dans Mém. inéd. sur l'Acad. de peinture, publ. par Dussieux, etc. t. i, p. 427.

MOTION. Ajoutez ; || 6* Terme de fabricant de tulle. Le mouvement de va-et-vient du métier servant à faire la torsion des fila. Deux motions sont nécessaires pour une torsion des fils.... le tulle est à huit motions, quand quatre torsions de fils suffisent pour former une treille; il esta seize motions, quand il faut huit tortions pour faire une treille. Enquête, Traité de eomrn. avec l'Anglet. t, vi,

t MOTIONNAIRE (mo-sio-nê-r'), ». m. 11 s'est dit, dans le langage de la révolution, de celui qui faisait des motions dans les clubs, sur la place publique, etc. J'ai le récit d'un meurtre, là le chant d'un vaudeville; les propositions de la débauche à côté du tréteau du motionnaire, chamfort, Tableaux historiques, 24* tableau.

t MOTIONNEUR (mo-sio-neur), s. m. Néologisme révolutionnaire. Même sens que motionnaire. Plusieurs extravagants, à cerveaux brûlés, grands motionneurs pour ne rien dire, L. du P.Duchêne, 4 22* lettre, p. 3.

f MOTTIftRE (mo-tiè-r'), adj. f. Tourbe mottière, nom, dans la Loire-Inférieure, de la tourbe employée à faire des mottes.

4. MOD. Ajoutez: || 9° En termes d'artillerie, on dit qu'un tir est mou, quand la charge employée est faible et que l'angle de tir est très-élevé.

MOUCHARD. —ÈTfM. Ajoutez en confirmation de mouche comme origine du mot : L'étymologie par Mouchy est impossible. On en trouve la preuve en une note ajoutée dans la Nouvelle biographie générale (Didot), à l'article concernant ce personnage : ■ C'est à tort que Mézeray et quelques antres écrivains ont prétendu que du nom de Mouchy on a fait celui de mouchard ... On trouve, dans l'Bpistre écrite des Champs-Elysées sous lo nom de

Pierre Paifwi , mystère de la Passion mpriscnté vers le milieu du xv siècle (.Mouchy fut inquisiteur en 4 539), une servante qui, en parlant des scrgens du guet, leur dit : Vous ettes bien i loisir D'aller k ceste heure moucher; Il est tcmp* de s'aller coucher. »

t MOUCHARDKB. — IllST. xvf 8. Ajoutez: Sop frero Regnault Doulcct, qui se disoit des signalée, employa fort son crédit von le conseil qui eongnoissoit le suppliantpouruog homme fort propre à moucharder et k descouvrir les mcsohei dout ili avoient à faire, ant. richart, Mém. de tt qui t'en passé en la ville d« Laon jusqu'à l'année iw, p. 397.

HOUCilE. Ajoutez : || 17* Nom donné, dans quelques provinces, à une affection singulière qui s'empare des bètes à cornes réunies dans une foire; tout à coup elles devienncut furieuses, se jettent sur leurs gardiens, renversent tout sur leur passage, et causent un grand désordre, noélas. Légendes, p. 275. Il 18' Petit bateau à vapeur faisant un service d'omnibus, d'abord à Lyon, puis à Paris depuis l'exposition internationale do 4867. Depuis plusieurs jours le service des mouches est complètement interrompu [à Lyon].... parl'impo*sibilité d'aborder les pontons qui mettent ces omnibus aquatiques en communication avec les l>a» ports submergés, Journ. offic. 4 déc. 4872, p. 7514, 3* col. Il 28* Arbre mouche, lo vieinmannia macrostaehya, DC, à l'Ile Maurice, bâillon, Diel. de

bot. p. 257.

MOUCHER. Il Proverbes. Ajoutez :\\Se moucher dans ses doigts, être habile, intelligent, résolu. 11 sait se moucher dans ses doigts, le Déjeuner de la Râpée, p. 4 6, dans cii. nisard, Paritianismes, p. 460.

— HIST. Il XVI' s. Ajoutez : Celui qui trop se mouche, comme dit le proverbe, attrait le sang, le Rureau du concile de Trente, 4 586, p. 4 1 . Ou sait co que dit le proverbe : Qui mouche trop, il tire le sang, SLEiDAN, Hist. de l'estat de la religion sou» Charles Y, p. 47, verso.

t MOUCHERIE (mou-oho-rie)j ». f. Flux de mucosité par les narines qui force à se moucher souvent. C'est une chose étrange que celle moucheric [chez Pauline, fille do Mme de Grignan], sÉv. Lett. à Mme de Grignan, 2 mai 4 689, dans UU. inéd. éd. Capmas, t. ii, p. ï92.

Page 1