‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 578 sur 754 · MOUCHERON. — HIST. Ajoutez : xiv s Et · texte numérisé non relu

MOUCHERON. — HIST. Ajoutez : xiv s Et

afflictc De moucerons refu la terre, UkCÉ, Rible en vers, C 20, 3* col.

t MOUCHERONNE (mou-che-ro-n'), ». f. Nom de jeunes truites dans le pays d'Avranchos. C'est avec regret que nous ne voyons pas compris dans ces prohibitions l'emploi des hameçons ayant moins d'un centimètre d'ouverture sur trois de longueur, qui eussent, à notre avis, empêché la destruction des jeunes truites, dites moucberonnes, l'Avranchin, 4 2 déc. 4 875.

t 2. MOUCIIETTE. Il 8' Chez les lapidaires faussetiers, nom donné à la partie la plus grossière d'un mélange do terre do Normandie et de ciment de terre cuite pilé à la grosseur de la graine de navet; la partie la plus fine se nomme fleur, curi- TEN, Art du lapidaire, p. 423.

MOUCHEUR. li 2' Ajoutez : Les comédiens n'emploient à ces personnages muets que leurs moucheurs de chandelles et leurs valets, p. corn. Biomen du Cid.

MOUCHOIR. — IllST. Ajoutez : x;v' s. Emunctorium, mouscoirs, escallier, Vocab. lat.-franç. 897, Monctorium, moschoirs, id. ib. 4 70u.

fMOUCUON (mou-chon), ». m. Petite mouche. Quand les petits mouchons des abeilles commencent à prendre forme, on les appelle nymphes, et lors ils ne sauraient encore voler sur les fleurs.... il est vrai, nous sommes encore de petits mouchons en la dévotion...., saint prançois de sales, Introd. à la vie dévole, iv, 2.

t MOUCRE (mou-kr"), ». m. Muletier, celui qui a des mules à louer.

— ÉTYM. Espagn. almocreve; portug. almoqueire, muletier ; de l'arabe al-mocdrt, muletier, de cara, louer.

t MOUILLE. Ajoutez :\\3' Action de mouiller, de tremper dans l'eau. Attendu qu'à l'arrivée, la marchandise était tellement avariée parla mouille qu'il fut impossible d'en prendre livraison... une certaine quantité do haricots, contenue dans un des sacs, était dans un état complet do putréfaction produite par une mouille ancienne.... Gaz. des Trib. 4 1-12 mai t»74, p. 456, 4« col.

t MOUILLEMENT. ^;ou(e» .Ha'Termede gram-

MOU

maire. Action de mouiller certaines lettres et particulièrement les l. M. Gessncr commence ce chapitre par l'examen du traitement des groupes latins médiaux II, cl, gl, pi, en observant qu'ils éprouvent en espagnol deux accidents, l'aspiration et le mouillemont, Rnmania, n' <3, janvier 4876, p. 30. D'après M. Vinson, ce ne seraient [certaines lettres des langues dravidiennesj que des denUles précédées d'un monillement, a. hovelacque, linguistique, p. 78, Pari», 1876.

MOUILLER. — HiST. || XVI* S. i4;ott(ei; Je mouille, je humette, je boy, et tout de paour de mourir, RAB. I, 5 (rapprocher ce mouiller de Rabelais de la locution populaire : ilre mouillé, avoir trop bu).

I MOUILLEUR. Ajoute! ; || 2° Appareil propre à mouiller les feuilles de tabac, dans les manufactures. Réponse aux questions posées dans l'enquête sur le monopole des tabacs et des poudres, p. <03, f874. Il 8* Adj. Mouilleur, mouilleuse, qui mouiilo, qui humecte. La mouillado, si peu uniforme autrefois, se fait maintenant avec une complète régularité dans le cylindre mouilleur, /ourn.

Ofllc. 29 nOV. 4 875, p. 9804, 2" COl.

t MODILLEUX, EUSE (mou-lleû, lleû-z', ({ mouillées), adj. Terme d'agriculture. Humide et détrempé, on parlant des terrains. Classification des terrains mouilleux ou aquatiques, ce sont ceux qui sont constamment détrempés, où l'eau apparaît sous la pression du pied, mais où elle a de l'écoulement, o. bagnebis, Jfan. de s%jlvic. p. 48, Nancy, 4 873. Les vignes situées dans des terrains mouilleux, planchon, i!evu« des Deux- Mondes,

t" fév. 4874, p. 644.

4. MOULAGE. Ajoutez :\\S' Moulage des boulets, des canons, action de faire les moules en sable dans lesquels on doit couler le métal destiné à former les boulets, les canons.

4. MOULE. Ajoutez : || 15° Nom d'une ancienne mesure locale pour le bois de chauffage, très-employée encore dans quelques provinces. || 16° Nom donné à la corde de charbonnette, qui est de deux stères et demi, quantité qui donne ordinairement un mètre cube di; charbon, nanquette. Exploit, débit et estim. des bois, Nancy, 4 868, p. 36.

2. MOULE. — HIST. Ajoutez : xiw S. Conchx marinx quas galUce moules dicunt, tousard, Une page d'hist. locale, p. 4 2

— ÊTYM. Ajoutez : Dans l'Aunis, on dit moucle (avec conservation du c étymologique), moucle chenue, grosse moule garnie de byssus, Gloss. aunisien. la Rochelle, 4 870, p. 4 2«.

t MOULEAU (mou-16) , ». m. Petit pain d'une substance qu'on met en moule. La déclaration relative aux trois cents mouleaux contenus dans la chambre chaude était manifestement contraire à la vérité, eu égard aux dimensions de la chambre et aux besoins du travail, Gaz. des Trib. 3 déc. 4 876 p. 4471, 4* col. (il s'agit de margarine.

t 2. MOULfiE (mou-lée),s./". Terme de marchand de bois. Beau bois de chauffage, ainsi nommé parce qu'il se mesure avec une mesure dite moule. Cette essence[le chêne], qu'on rencontre généralement associée au hêtre dans une trop faible proportion, est très-recherchée et estimée, avec son écorcc, dans la moulée marchande, Illém. de la Soc. cent, d'agric. 4873, p. 289. On s'attend à une augmentation sur les boisde moulée, après les adjudications, Journ.oflic. 4 6 sept. 1872, p. 6044, 2' COl. Dans le Morvan, le pays du (lottage à bûches perdues; vous ne savez pas ce que c'est? eh bien I pendant l'hiver on fait la moulée, l'abatis des arbres, et puis les bûches, martelées à la marque de chaque marchand, attendent l'époque du flot, th. BENTZON, ile». des Deux-Mondes, 4"juin487«,p.663.

— ETYM. Mouler t.

t MOULIÈRE. Ajoutez : || 2° Adj. Industrie meulière, industrie qui a pour objet la production et l'exploitation des moules (mollusques), loum. offic.

42 sept, 1876, p. 6948 4"coI.

MOULIN. Ajoutez :\\k' Moulin à poudre, moulin à faire la poudre; moulin à moules, celui où les matières destinées à composer la poudre sont pressées, sous des meules verticales; moulin à pilons, celui où ces matières sont battues par des pilons dans des mortiers. || B° Chute d'eau qui se creuse un conduit à l'intérieur des glaciers, et qui, finissant par en percer la masse, tombe au fond et va frapper le roc, entraînant avec elle du gravier et des terres. Les savants naturalistes dans leurs wriLs, les guides dans le récit de leurs courses aventureuses, racontent beaucoup de choses sur les moulins des glaciers, sur leurs fissures, leurs pyramides, leurs bancs de sable et autres phénumè-

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nés curieux qui sont visibles à leur surface, Journ. offi.c. 4 8 oct. 4 873, p. 6429, 2° col. Il n'est point de touriste, traversant la mer de glace de Chamounix, à qui son guide n'ait montré les cascades appelées moulins.... les moulins de nos glaciers sont des miniatures, ch. martins, Rev. des Deux-Mondes, 4 5avr. 4 876, p. 857. il 6° Moulin à lumière, nom, en Allemagne, d'un appareil où la rotation d'une roue placée au centre d'un tube de Geissler est produite par un effet dynamique spécial à l'électricité, w. DE FONViELLE, Acad. des se. Comptes rend.

t. LXXXIII, p. 4 49.

t MOULINERIE (mou-li-ne-rie), s. f. Usine où l'on mouline la soie. Fileries ou moulineries de soies grèges, ducarre, Journ. ofjic. 4 8 nov. 4»7b,

p. 9432, 3° col.

MOULINETT. Ajoutez : \\ 14° Moulinet de Woltmann, appareil muni d'une roue à ailettes inclinées, qui sert à mesurer la vitesse d'un courant à une profondeur quelconque.

MOULINEUR. Ajoutez : \\ S" Terme de mines. Ouvrier qui fait au jour ce que les chargeurs font au fond. Moulineurs, également à la tâche, gagiient 4 fr. 26, la Revue scierU. 24 août 4875, p. 486.

t MOCLISTE (mou-li-sf), adj. Usité dans cette locution : ferblantier mouliste, ferblantier qui fabrique des moules pour toute sorte de produits comestibles. Ferblantier mouliste, Alm. Didol-Bot-

tin, 4874-72, p. 368, 4° COl.

t MOULURE, ÉE (mou-lu-ré, réc), adj. X quoi on a fait des moulures. Bois à construire : bois rabotés, rainés et moulurés, d'orme, de chêne et de noyer, Journ. of^. 7 fév. 4872, p. 927, 4" col.

t MOURASTEL (mou-ra-stèl), s. m. Nom, dans différents départements du Midi, d'un cépage noir, dit aussi bauchalès, les Primes d'honneur, Paris,

2. MOURON. Ajoutez : — REM. Le mouron passe en Normandie pour venimeux : Une bonne lessive tue ou fait déloger les venins, tels que mourons ou salamandres, couleuvres, etc. Avranchin, 22 mars 4868. Il y a aussi le dicton : Si taupe voyait. Si mouron entendait. Homme ne vivrait.

MOUSQUET. Ajoutez :\\i° Mousquet à rouet, mousquet muni d'une platine à rouet pour enfiammer la poudre. || Mousquet-fusil, arme à double fou, employée avant l'adoption du fusil à silex; elle porte à la fois la platine à silex et l'ancienne platine à mèche.

— REM. Le mousquet était une arme portative du xvi° siècle, différant de l'arquebuse par son calibre et son poids, qui sont plus forts; ce poids nécessitait une fourchette, sur laquelle on appliquait l'arme pendant le tir.

t MOUSQUETER (mou-ske-té ; le t se double devant un e muet : je mousquette, je mousquetterai), ». o. Tirer des coups de mousquet. Il faut faire une grande tranchée au travers dudit chemin, au devant de la redoute, afin que, lorsque les ennemis la voudront passer, on les puisse mousqueter, Richelieu, Lettres, etc. t. vi, p. 389

MOUSQUETON. Ajoutez : — REM. Autrefois le mousqueton était une arme à feu portative plus courte et plus légère que le mousquet; on a eu des mousquetons à mèche, à rouet, à silex, à percussion. Il Aujourd'hui, c'est une arme portative intermédiaire entre la carabine et le pistolet ; elle entre dans l'armement de l'artillerie et de la gendarmerie.

2. MOUSSE. Ajoutez : || 3° Ouvrier qui n'a pas encore atteint l'âge d'homme. Considérant, en effet, que le jour dont il s'agit le jeune 0..., employé en qualité de mousse, dénomination qui est donnée aux ouvriers n'ayant pas encore atteint l'âge d'homme, aux travaux de la compagnie du chemin de fer d'Épernay à Romilly, Gaz. des Trib.

4 nov. 4876, p. 4063, 4'*C0l.

t MOUSSELIN (raou-se-lin), s. m. Officier turc d'un rang secondaire; c'est le lieutenant d'un pacha.

— RTYM Arabe, moiuellim, celui qui sauve, DEvic, Dict. étym.

MOUSSELINE. Il 2° Ajoutez : En 4828, M. Jourdain, de Trois-Villcs, fabriqua le premier cet admirable tissu appelé mousseline de laine, dans la texture duquel entrait la laine la plus fine, et qu'il avait rendue susceptible de recevoir Timprcssion; dès 4 834, on trouve la fabrication et l'impression de ce tissu généralisées, iohn L. HAÏES, cité dans Mém. d'Agric. etc. (870-74, p. 326. Il Mousseline do laine à chaîne de coton. En 4 833. on vit paraître pour la première fois,

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présenté simultanément par trois maisons, ce tissu si approprié à la consommation des masses, ta mousseline de laine à chaîne de coton, tb. || 6' Ajoutez : Nous faisons aussi des cristaux de table dits mousseline, minces et demi-minces.... Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. vi, p. 670.

— ÉTYM. Ajoutez : Esp. muselina; portug. murselina, musselirta ; de l'arabe maucili, adjectif de al-Maucil, Mossoul.

MOUSSEUX. Ajoutez : || 3° Les grands mousseux, les vins de Champagne mousseux les plus estimés, les Primes d'honneur, Paris, 4 869, p. 243.

t MOUSSILLON(mou-si-llon, Il mouillées), s. m. Sorte de petite herbe. L'ostréiculteur.... commence par débarrasser le sol [des crassats d'Arcachon] des grandes herbes et des matières étran gères...; mais il a soin de ne pas arracher la petit» herbe, communément nommée moussillon, Journ.

OffiC. 4 9 avr. 4 876, p. 2823, 2° col.

— ÉTYM. Diminutif de mousse 3.

MOUSSON. Ajoutez : — REM. i. La mousson

d'hiver ou mousson de l'est règne de janvier à juin ; la mousson d'été ou mousson de l'ouest, de juillet à décembre. || 2. On a dit aussi monson. Depuis ce temps, plusieurs vaisseaux viennent à Bassora, chargés de marchandises des Indes, et le temps, ou monson, comme ils l'appellsnt, auquel viennent les vaisseaux, est au mois de juillet; et ils y demeurent jusqu'à la fin d'octobre, passé lequel temps, ils ne pourraient plus sortir du fleuve, à cause des vents contraires ; et justement alors commence la monson pour passer aux Indes, qui duie jusqu'au commencement de mai, thevenot, Voijages, ii, 34 1.

— ÉTYM. Ajoutez : L'arabe mawsim signifie proprement époque fixe, fête qui a lieu à une époque fixe de l'année.

t MOUSTACHU, UE (mou-sta-chu, chue), adj. Néologisme. Qui a de grosses moustaches. Luco [joue] un officier en retraite, bougon et moustachu, ALPH. DAUDET, Joum. OffiC. 24 avril 4 876, p. 2905, 3'COl.

MOUSTIQUAIRE. Ajoutez : — REM. On dit aussi moustiquière. Il les protègent avec une moustiquière contre les piqûres des mouches, Journ. Ofllc. 40 oct. 1874, p. 4054, 2° COl.

t MOUTARD. — ÉTYM. Ajoutez : . En 4 826 ou 4 827, les giimins du faubourg Saint-Jacques, où j'habitais, étaient en guerre avec ceux du quartier Mouffetard.... Les gamins du quartier Moufletard appelaient leurs adversaires les Jacques.... et ceuxci appelaient les autres les Mouffetards : Ohé ! méchants Mouffetards! c'était avec ces cris que la bataille s'engageait. De là, par corruption, le nom de moutard passa dans la langue populaire de Paris, puis de toute la France. Je ne crois pas qu'on en puisse trouver un exemple antérieur à la date que j'assigne, » deschanel, le National, 22 mars 4 873, 3° page, 3" col.

MOUTARDIER Ajoutez : — REM. La locution : Se croire le premier moutardier du pape, est dans le Trévoux de 4 774, et dans les If^moires publiés en 4 757 par Dunoyer (La qualité de Mme la consule de Nîmes l'avait rendue si fière qu'elle se croyait la première moutardière du pape). Courrier de Yaugelas, 4" juillet 4877, p. 2. On ne connaît rien de plus ancien. 11 n'y a pas de moutardier parmi les officiers du pape.

t MOUTARDON (mou-tar-don), s. m. Nom, dans le Loiret, du sinapis arvensis, dit aussi jotte, let Primes d'honneur, Paris, 4 869, p. 4 93.

— ÉTYM. Moutarde.

MOUTON. Il 17° Ajoutez : || Fig. Qui est doux, docile comme le mouton. Et la foule tumultueuse en un instant deviendrait moutonne, Lett. du P. Duchêne, 68° lettre, page 2. |1 18° En Normandie, poire de mouton, poire précoce bonne à manger, DELBODLLE, Gloss. de la vallée d'Yéres, le Havre, 1876, p. 234. Il Proverbe. Lorsqu'un mouton quitte le troupeau, le loup le mange.

— MIST. Il xm* s. Ajoutez : Les perricres |ils] re prendent, s'ont les bcrfrois levez, Sour pons et so roieles [petites roues] les grans moutons ferrez Fierabras, v. 5335.

— ÉTYM. Ajoutez : L'objection contre mutilus, à cause que l'ancienne langue donne à mouton la sens de bélier, s'évanouirait, si, avec M. Roulin, on pensait que le mouton est dit ainsi, non parce qu'on le châtre, mais parce qu'on le tond, motilar signifiant en espagnol tondre, et mutilare ayant eu ce sens en latin : mutilum caput Sileni, nemes. Ed. m, 33.

t MOIITONNADE fmouto-na-d'), i. f. Poésie,

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