RHA
RIIA
decine. Instrument muni île fines aiguilles et faisant i la peau de petites ouvertures qu'on enduit d'une iiuile irritante sinapisée, ce qui produit une éruption presque instantanée.
— ÊTYM. Révulser.
RÉVULSIK, IVE (ré-TUl-sif, si-v"), od/. Terme de médecine. Se dit de divers moyens que l'art emploie pour détourner le principe d'une maladie, une humeur, vers une partie plus ou moins éloij^née. Il S. m. Remède révulsif. Les rubéfiants et les vésicatoires agissent souvent comme des révulsifs.
— CTYM. Voy. RÉVULSION.
RÉVUL.SION (ré-vul-sion), s. f. Terme de médecine. Action des remèdes révulsifs. Saigner du pied pour fuira une diversion ou révulsion du sang en bas, PONTEN. Chirac. \\ Fig. Il faut se servir d'adresse, et se représenter des choses contraires à colles qui excitent et qui entretiennent ce mouvement, et cela fera révulsion, malkbr. Rech. vér. v, 8. C'est là ce qu'on appelle un air à deux motifs, mais sans retour de l'un à l'autre; tantôt il y aura un retour de l'âme sur elle-même, et comme une espèce de révulsion du second mouvement au premier, tantôt.... MARMONTEL, ŒuXK t. V, p. 96.
— HlST. XVI' s. Ventouses avec scarifications pour faire vacuation, dérivation et révulsion des humeurs superflus coulans sur quelque partie, paré, Introd. 2.
— ÊTYM. Lat. revulsionem, de revulsum, supin de revellere, de re, et tellere, arracher.
REZ (rè), pr<?p. Tout contre, en rasant. Voler rez terre. Rez pied rez terre, à fleur déterre, au niveau du sol. En parlant des Pères dos premiers siècles, le ministre [Jurieu] les a appelés de pauvres théologiens qui ne volaient que rez pied rez terre, Boss 8* avert, 3. || On dit de même : des branches coupées rez tronc. ||X rez de, même sens. Comme ils [les ours] montent très-aisément sur les arbres, ils s'établissent rarement à rez de terre, et quelquefois ils sont nichés à trente et quarante pieds de hauteur, BUFF. Quadritp. t. m, p. S3.|| Rez de mur, voy. rez- HUR. Il S. m. Rez-terre,superficie d'un sol sans ressauts ni degrés.
— IlIST. xm* s. Ensi conquist li rois Phclippcs toute Normandie au res de Gaillart, qui trop estoit fors, Chr. de Rains, p. 138. Ferir le cuida en la teste. Mes d'autre part le cop s'areste, Vers la qeue descent l'espée, Tôt res à res li a coupée, Ren. (246. Une grosse bataille de Turs à cheval qui estoient touz rez à rez des engins que nous avions gaaingnés, JOINV. 231. || xiV s. Et siéront les paux [pieux] dont je vous vois [vais] parlant, En terre rez à rez, Guescl. 19455. ||xv" s. Nous abattrons rez à rez de terre ce chastel, froiss. i, i, 228. Le deuxième jour du mois de janvier, environ le rez de la nuyt, uu GANGE, rasum. \\ xvi* s. Le mont Olympe.... a de haulteur.... depuis le rez de la plaine d'à-bas.... AMYOT, P.-jEm. 25. Il feit demoUir les murailles et fortifications de la ville d'Athènes jusques au rez de terre, m. Lysand. 30. Puis raza rez pied rez terre toute la forteresse, id. Démélr. (2. Tout alentour le paîs estoit rez et descouvert, id. Artax. 30. L'herbe sera couppée fort res de terre, o. de .serres, 1 3( .
— ÉTYM. Le même que ras \ (voy. ce mot). Rex était aussi un adjectif signifiant rasé : les rez «t les tondus.
REZ -DE- CHAUSSÉE (r'e-de-chô-sée) , ». m. Il 1° Surface d'un terrain île niveau avec une chaussée ou une rue. || 2° Niveau du sol. Le mur n'était encore qu'au rez de chaussée, qu'à rez de chaussée. Pourvu que ces trois petites pièces en bas ne soient pas à rez de chaussée qui s'appelle, et qu'elles aient quelque exhaussement, coulanges, Lelt. à Lamoignon, lO déc. 1689. ||3° La partie d'une maison qui est au niveau du terrain. Être logé au rez-de-chaussée. Le rez-de-chaussée, quand il est sain et élevé de quelques marches, est l'endroit le plus agréable, genus, Maison rusl. t l, p. 63, dans pouGENS.
— ÉTYM. Rex, de, et chaussée.
t REZ-MUR (rè-mur), s. m. S'est dit de la surface des gros murs en dedans de l'oeuvre. Cette poutre a tant de pieds de rez-mur, c'est-à-dire depuis une surface jusqu'à l'autre, sans compter ce qui entre dans l'intérieur du mur.
t RHABARBARIN (ra-bar-ba-rin),s. m. ou RHA- BARUAKLNE (ra-bar-ba-ri-n'), s. f. Terme de chimie. Principe jaune de la rhubarbe.
— ÉTYM. Voy. RHUBARBE.
t RHABDOÏDE (ra-bdo-i-d'), adj. Terme didactique. Qui a la forme d'une baguette. Suture rhabdoide, ancien nom de la suture sagittale.
— ÊTYM. ■pà6So{, baguette, et tlSoç, forme.
RHABDOLOGIE (ra-bdo-lo-jie), t. f. Manière de calculer avecdes baguettes sur lesquelles sont écrits les nombres simples.
— ÊTYM. 'Pà68o«, baguette, et Uyoi, calcul.
t RUABDOLOOIQDE (ra-bdo-loji-k'), ad;. Qui concerne la rhabdologie.
RllAnnOMANCE (ra-bdo-man-s*) ou RIIABDO- MANCIE (ra-b<io-man-sio), s. f. Divination à l'aide de baguettes, et, en particulier, divination qui consiste à découvrir au moyen d'une baguette de coudrier les sources, les mines, les trésors cachés; la baguette tourne entre les mains quand celui qui la porte passe au-dessus d'une eau souterraine.
— ÊTYM. 'Pa66o(iavTiia, de f<46Soç, baguette, et |xoivit(a, divination.
|P JABDOMANCIQUE(ra-bdo-man-si-k'),ad).0ui a rapport à la rhabdomancie. Les prestiges rhabdomanciques, cuvier et urongniari, Instit. Mém. scienc. i8(0, (" sem. p. 7i.
RHABILLAGE (ra-bi-lla-j' , Il mouillées, et non ra-br-ia-j'),». m. || !• Terme familier. Raccommodage. Un méchant rhabillage. || Terme d'artillerie. Réparation qu'on fait aux armes portatives détériorées pour les remettre en état de service. || 2' Fig. Il se dit d'une affaire qu'on a essayé de raccommoder, de changer en mieux, sans y avoir réussi. Ce n'est qu'un rhabillage. Je ne sais trop s'il est bien mon ouvrage, Et j'y soupçonne un peu de rhabillage, BBET, les Deux Julies, n, 5.
— msT. XVI' s. Le rabillage [des fortifications en terre] couste peu, comme aussi font les appuis qui ne souslienent que terre, langue, 340. Avec l'espargne du fer, s'espargne aussi la peine et le souci du rabillage des ruches, o. de serres, 436. Il faut que le bonhomme [le paysan] paye la ferrure des chevaux, rabillage des selles, croppiere et autres équipages, froumenteau. Finances, 3' livre, p. 392.
— ÉTYM. Rhabiller.
RHABILLÉ, ÉE (ra-bi-llé, liée, Il mouillées), part, passé de rhabiller.
t RUABILLEMENT (ra-bi-lle-man, Il mouillées), j. m. Raccommodage. Un semoir colite, et il en coûte encore pour le rhabillement, quand il est détraqué, VOLT. Dict. phil. Agriculture. || Fig. Raccommodement. M. de la Rochefoucauld faisait tous les matins une brouilleiie, et tous les soirs il travaillait à un rhabillement, retz, m, 266.
RHABILLER (ra-bi-llé. Il mouillées, et non rabi-yé), V. a. || !• Raccommoder, remettre en état (ce qui est le sens propre). Et d'autant que les patrons de navires et barques dudit Toulon font rhabiller et donner carène à leurs navires et barques.... Délibér. du conseil de Toulon, i» sept. )620, dans JAL. Il se retira, cela dit, Dans son cabinet et se mit Tant à découper des images Qu'a rhabiller de vieilles cages, scarr. Yirg.\u. || Rhabiller la meule, la remettre en état de triturer le grain. || Terme de pêche et de chasse. Rhabiller un filet, le raccommoder, li Terme de fauconnerie. Rhabiller un oiseau, raccommoder le plumage d'un oiseau de proie. |1 2° Fig. et familièrement. Rectifier ce qu'il y avait de défectueux dans une affaire; tâcher de pallier une faute. Ils négligent la seconde gloire de la vertu, qui est de savoir rhabiller ses fautes, balz. 6* dise. De la cour. Combien crois-tu que j'en connaisse qui, par ce stratagème [l'hypocrisie], ont rhabillé adroitement les désordres de leur jeunesse.. .? MOL. Fest. v, 2. Songez.... à inventer un moyen de rhabiller voire escapade, id. G. Dand. m, 8. La ducheàse de Berry essayait de rhabiller avec elle [sa mère] ce qu'elle lui avait dit, st-sim. 309, 41. 113° Habiller une seconde fois. Il était déshabillé, il fallut le rhabiller. |; 4° Fournir de nouveaux habits. Rhabiller ses domestiques. Il [Turenne] avait rhabillé à ses dépens tout un régiment anglais, et l'on n'a trouvé dans son cofl"re que neuf cents francs, SÉV. 9 août <675. Il 5° Se rhabiller, v. ré/l. Remettre ses habits. Nous commençâmes par chez M. de la Trousse, qui voulut bien avoir la complaisance de se rhabiller et en novice et en profès, comme le jour de la cérémonie, sÉv. 5 janv. 1869. Un jour Patris étant revenu d'une extrême maladie à quatrevingts an.', et ses amis s'en réjouissant avec lui, et le convijnt de se lever : « Hélas! messieurs, leur dit-il, ce n'est pas la peine de se rhabiller, ■ id. d Bussy, 13 oct. 1677. Il 6° Se pourvoir de nouveaux habits. 11 s'est rhabillé chez un fripier.
— HIST. xv s. Leur navire fort gastée, et mirent tant à se rabiller, qu'ils ne servirent de rien, COMM. VII, »o. ||xvi' s. Si de soy mesme c'est un homme mal nay, l'empire de l'univers ne le sçauroit rabiller, mont, i, 328. Au lieu de rabiller no.4re faulte, nous la redoublons, lo. ij 396. La
France est si peuplée et si fertile, que ce que la guerre i gasté en un an, se r'habille en deux, langue, 160. Lesquelles [maisons| venans entre les mains' d'un bon mesnager, il en r'habille quelque petit coin, les rendant logeables, l». 23t. Le grand plaisir que m'avoit fait la lecture de cet historien [Hérodote].... m'auroit fait oublier la peine que j'aurois prise i rabiller plusieurs et presque infinis passages de l'interprétation latine, h. est. Apol. pour llérod. à un ami.
— ETYM. i?e...,et habiller; wallon, rabii. RUABILLEUR, EUSE (ra-bi-lleur , lleû-z', R
mouillées), s. m. et f. \\ 1" Ouvrier, ouvrière qui rhabille, qui raccommode. || Fig. Celui qui tâche de pallier, de justifier. Senneterre, qui était de son naturel grand rhabilleur, ne voulut pas laisser partir la cour sans mettre un peu d'onction (c'était son mot) à ce qui n'était qu'un pur malentendu, RETZ, m, 80. Il 2' Synonyme de renoueur.
— lIIST. XVI' s. R'Iiabiller une partie rompue, ou luxée et séparée, et la réduire en sou lieu, par quoi les vulgaires à bon droit appellent ceux qui réduisent les 03 fracturés ou luxés, r'habilleurs ou renoueurs, paré, xiii, <4.
— ÉTYM. Rhabiller; Berry, rhahilleus, rhabilloux, rebouteurs.
t RHABITER (ra-bi-té), v. a. Habiter de nouveau.
— HlST. ivi' s. Et me plairoit, entre les vieux tombeaux De mes ayeux, bastir des murs nouveaux. Et r'habiter la cendre de mes pères, RO«s. 627.
— ÉTYM. Re..., et habiter.
t RHABirUER (ra-bi-lu-é), 0. a. Habituer de nouveau. Il Se rhabituer, v. réft. S'habituer de nouveau.
— IlIST. XVI' s. Rhabituer, cotgrave.
— ÉTYM. Re..., et habituer.
fRnACOSE (ra-kô-z), ». f. Terme de médecine. Relâchement du scrotum.
— ÉTY.M.'PixMîi;, froncement, de fixo;, guenille, t RHADAMANTUE (ra-da-man-f), ». m. Fils de
Jupiter et d'Europe, et frère de Minos; un des trois juges des enfers.
— ÉTYM. *Pii5â|iav8v«.
RUAGADE (ra-ga-d'), .-. ,. || 1° Terme de chirurgie. Anciennement, toute esp6ce de gerçure, de crevasse, de fissure des parties molles. {| 2° Aujourd'hui, gerçure ou petit ulcère long et étroit qui a son siège dans les interstices des plis de l'anus, qu'il soit dû ou non au virus syphilitique.
— ÊTYM. 'PaY»«i fissure. Paré dit rhagadie, i, >« t RHAGIOîi (ra-ji-on), s. m. Genre decoléoptèro. t RHAGOÏDE (rago-i-d') , adj. Terme d'histoir»
naturelle. Qui ressemble à un grain de raisin. L'uvée est dite rhagoïde.
— ÉTYM. 'Pà| , f »y4s, grain de raisin, et tîSoç, forme.
t RHAMNACÉES (ra-mna-sée) ou RHAMNËES (ra-mnée), s. f. pi. Famille de plantes dont le rhamnus est le type.
I RHAMNÉGINE (ra-mnc-ji-n'), ». [. Terme de chimie. Matière colorante jaune, trouvée dans le nerprun tinctorial, et isomère de la rhamnine.
f RUAMMER (ra-mnié), ». m. Un des noms du nerprun.
f RHAMNINE (ra-mni-n'), ». f. Terme de chimie. Matière colorante jaune, trouvée dans le nerprun tinctorial, et isomère de la rhamnégine.
t RUAMNES (ra-mn'), ». m. pi. Nom donné par Romulus à la deuxième tribu du peuple romain; les deux autres étaient les Taliens et les Lucères.
t RHAMNOXANTUINE (ra-mno-ksa.n-ti-n'), t. f. Substance trouvée dans l'écorce et les graines de quel.iues rhamnus.
t RHAMNUS (ra-mnus'), ». m. Nom latin, employé parfois en français, du genre nerprun type de la famille des rhamnacées, dans lequel on distingue : le rhamnus cathartique , dit nerprun; le rhamnus alaterne (voy. alaterne) ; le rhamnus frangule, dit vulg.iirement bourdaine, bourgène, bourdainier et aune noir; le rhamnus glanduleux , appelé bourgène toujours verte ; le rhamnus alpin, nommé aussi bourgène des Alpes ; le rhamnus lycioîde (voy. épine noire); le rhamnus spina Christi, dit épine de Christ, parce qu'on croit qu'il a servi à faire la couronne du Christ (legoarant); le rhamnus in/'ecJoriuî, nerprun tinctorial, nerprun des teinturiers.
— IlIST. XVI' s. Rhamnus, grousselier, in Ruellenni de Stirpibus (1539).
— ÉTYM. 'Pàu-voî.
t RHAMPHOTHEQCE (ran-fo-tè-k'), ». f. Terme de zoologie. Tégument corné ou cutané du bec des oiseaux.
— ÊTYM. 'Pônfo;, bec, et 6<xii, étui.
RHE
t RHAPHIOLÈPK (ra-fi-o-lê-p") ou RnAPHIO- LÉPIDE (ivfi-o-lé-pi-d"), t. f. Genre dn plantes rosacées, où l'on distingue la rhaphiolftpe indique, dont le' bois est dur et de couleur rouge.
ÊTVM. 'Paçis, aiguille, et Wxoc ou \tnk, ÂcaîWc
BUÀpONTIC (ra-pon-tik) , t. m. Genre de plantes qui se rapprociient de la conlaurée. || Rhapontic de montagne, \erumex alpinus, L. \\ Rhapontic nostras, la grande centaurée, centaxirea tentaurium, l. Il Nom ancien de la rhubarbe de France, originaire des bords du Pont-Euxin et du nord de la mer Caspienne.
— HlST. XVI* s. La chair de coings, le rhapontic, les mirabolans, paré, xx bis, )9. Radix pontica, rhaponticum, reuharbe, in Ruellium de sHrpibus.
— ÈTYM. Rha (voy. rhubarbe), et lat. ponlicum, du Pont, région d'Asie.
t RHAPONTICINK (ra-pon-tisi-n') , s. f. Matière jaune qu'on retire tie l'extrait de rhubarbe au moyen de l'eau et de l'alcool froid.
RHAPSODE (ra-pso-d'), s. m. Terme d'antiquité greciue. Nom donné à ceux qui allaient de ville en ville chanter des poésies et surtout des morceaux détachés de l'Iliade et de l'Oilyssée. Les poèmes étaient récités dans les places et dans les jeux publics par les poêles ou par les rhapsodes, condil. Hist. anc. xi, i. Et si, dans le chemin, rhapsode ingénieux. Tu veux nous accorder tes chants dignes descieux.... A. chén. Huiles, l'Aveugle.
— RTYM. 'P'ïi}'[|)5oç , de f âjtxEiv, coudre (voy. r.w piitî), et ù--9i, chant.
■fRUAPSODER (ra-pso-dé), t). o. Terme vieilli. Mal raccommoder, mal arranger. Il est vrai qu'il est jeune [Ch. de Sévigné] ; mais ce qui est fâcheux, c'est que, quand on gâte ses affaires, on passe le reste de sa vie à les rhap.soder, et l'on n'a jamais de repos ni d'abondance, sÉv. 2( juin )67i.
— ÊTYM. Fait à l'imitation de rhapsodie. Au XVI* siècle, on disait rapsodier : Rapsodier une milliace de telles superstitieuses sornettes, paré,