‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 588 sur 754 · NOU · texte numérisé non relu

NOU

PO, I« nœad coulant se fait et ne se défait qu'avec efforts; ou bien on fait une bouclette que l'on assïijettit en faisant vin nœud avec les deux cxtrémilés de la bouclette, puis le second brin se passe dans la boucielto et serre l'objet, mais il se desserre si on ne l'assujettit pas par un autre nœud. Il Nœud de la chaise, nœud employé dans la marine seulement et l'un des plus solides qui existent.

NOIR. Ajoutez .-Il 80* Populairement, un petit noir. Le 4 février, monsieur entre dans mon établissement, demande un petit noir.... Jf. le Président : Qu'est-ce qu'un petit noir? — Le crémier : Une petite tasse de café noir, Gas. des Trib. 4 mars

1875, p. 222, 3° COl.

NOIKCEUR. Ajoutex : \\ 7° Synonyme de nielle. Beaucoup de pieds [do houblon] ont à peine atteint la moitié de la hauteur des perches; d'autres ont tant souffert de la vermine et de la noirceur, qu'ils ne laissent plus espérer qu'un rendement fort minime, Exlr. des Affiches de Bischwiller, dans Joiirn. offic. (9 juill. 1876, p. 53)7, 3' col.

NOIRCI. Ajoutez : || 3" Teint en noir. Un grand bureau dont se servait ledit défunt seigneur, en son cabinet, avec ses carrés ou tablettes sur icclui, le tout de bois de poirier noirci, Inventaire après décès de Colbert, dans Lettres, etc. de Colberl, t. vu, p. 383.

t NOIREMKNT. Ajoutes : — HIST. xm» s. Tous clercs heent moult noirement [les vilains haïssent noiremont tous les clercs], oautier de coincï, Us Miracles de la sainte Vierge, p. 626, éd. abbé Poquet.

t NOIRET (noi-rè), s. m. Nom vulgaire d'une monnaie de billon noir qui courait en Normandie, sous le règne de Charles VI.

— RTYM. Dérivé de noir.

f NOIRIKN (noi-riin), s. m. Nom d'un cépage dans l'Aube, les Piiiaes d'honneur, Paris, (87u, p. 323. Il Ce nom est également employé dans la Bourgogne.

NOISETTE. — HIST. Ajoutez : xin* s. Qui laisse le grain pour la paille Et lait le noiel pour l'eschaille Quant la noisete est dcpecie, Il m'est vis qu'il fait folie, adenes, Cleomades, publ. par Van Hasselt, v. (6085.

NOIX. Ajoutez : Il 15° Noix de gaïao, voy. tonca.

tNOIX-CIIANDELLE (noi-chan dè-l'), s. f. Nom donné, à la Réunion et à Saint-Martin, dépendance de la Guadeloupe, aux noix de bancoul (voy. bancouL au Supplément).

NOLI ME TANGKRE. ||f i4;ou(«ï : || On donne aussi ce nom à une variété de capucine. La variété de cette plante [la capucine] que tes botanistes appellent le noli me tangere, à cause de la délicatesse de ses capsules qui, au moindre choc, se brisent et laissent échapper leurs graines, Journ. offic. 2 juin (876, p. 3789, 3» col.

t NOLOSTË (no-lon-té), s. f. Volonté contraire. Ce qui relient unis entre eux tous les membres de cette respectable famille, ce sont de communes antipathies et, selon l'expression de Mirabeau, de communes nolontés , Heuue des Deux - Mondes, V sept. 187), p. 235.

NOM. — HIST. Il xn' 8. Ajoutez : Tant com ensi (avec ses armes à l'envers] chevaucerai, Jà chevalier n'enconterrai Qui me die pis que mon nom, Perceval le Gallois, v. 43)75 (on remarquera l'existence de la locution proverbiale dès cotte haute antiquité).

t NOMADISER (no-ma-di-zé), v. n. Néologisme. Vivre en nomades. Les tribus turcomanes qui nûmadisent au nord de Khiva reconnaissent depuis longtemps la souveraineté nominale du khan , H. BLERZï, Bévue des Deux -Mondes, i" sept. )874, p. )60.

t NOMADISME (no-ma-di-sm'), t. m. Caractère, genre do vie des populations nomades, derenbouhg. Revue critique, 30 septembre )876, p. 215.

NO.MBRÉ. Ajoutez : || 2° Prose nombrée, prose assujétieà une sorte de rhythme. Quelquefois même le poète se contente d'une prose brillante et nombrée qu'élèvent assez haut le souffle de l'inspiration et la grandeur des images, en. lévêque. Science du beau, l. n, p. 2117, Paris, )86).

t NOMBKEUSE.MENT. Ajoutez : || 2» D'une manière nombreuse, harmonieuse, en parlant du stylo. C'est judicieusement déduit et nombreusement pesé, ste-beuve, Port-Hoyal, t. u, p. 52 1, S'édit. NO.MBRIL. — HIST. xiii" s. Ajoutez : Sereine est de mer un péril, Fcme est par desus le lom- Jiril, Romania, oct. 1872, p. 430, v. 30n. NO»u:nci.ATKUR. Ajoutez: || 6' Adj. Nomen-

clateur, nomenolatrice, qui donne an nom. Après l'édit de Blois, la terre se trouva dépouillée de sa vertu anoblissante, mais elle ne perdit pas sa vertu nomcndatrice, d'hehbelot , dans Gaz. des Trib. 4 juin 1870.

t NOMINABLE (nomi-na-bl'), adj. Qui peut recevoir un nom. La contemplation pure et directe ne s'occupe volontairement d'aucune image sensible, d'aucune idée distincte et nominable, c'està-dire d'aucune idée limitée et particulière de la divinité, fén. dans boss, Préf. sur i'inslr. pas». 57.

NO.MINAL. Ajoutez 1 1| «• Fête nominale, la fête pour le nom d'une personne. || 7* Terme de commerce. Être nominal, se dit d'un objet de commerce que l'on cote pour la forme, et qui, pour le moment, ne trouve pas acheteur. Depuis dix jours, les farines de consommation sont nominales aux cours ci-après, Journ. offic. 24 juin )87a, p. 4260, 1" col. Il X un prix presque nominal, presque pour rien, Journ. offic, 23 juin )872, p. 424), 2° col.

t NOMINALEMF.NT. Ajoutez ; || 2' X un prix nominal. On cote nominalement 64 fr. 50 les 60 kil. pour les suifs de la Plata, Journ. offic. 24 juin

)872, p. 4260, 3* col.

NOMIN.ATEUR. Ajoutez ; — HIST. xvi* s. En France et en Espagne, c'est [les bénéfices] k la nomination du prince; en Italie et en Sicile, non, parce que le pape y est le seul nominateur et collateur, le Bureau du concile de Trente, p. 3)7.

NOMINATION. Ajoutez : || 4° Anciennement, action de nommer, de donner des noms. Ce sont noms qu'il leur a donnés [aux Grâces] pour son plaisir; aussi Homère, sans s'arrêter à celte nomination..., MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.

t NON-ACTIVITÉ. — SYN. Ajoute* ; Le retrait d'emploi, la suppression d'emploi et les fautes graves sont aussi des motifs pour lesquels on met un officier en non-activité.

t NONAÏEUL, EULE (no-na-ieul, ien-l'), s m. et /".Aïeul, aïeule qui est avant l'oclaïeul, l'oetaïcule, c'est-à-dire le neuvième ascendant à partir du père, chateaubriand, Mém. d' outre-tombe j p. 96,

t NON-CONFORMISME (non-kon-for-mi-sm'), s. m. 111° État de non-conformiste, de celui qui se sépare do l'Église anglicane. || 2° Dans un autre sens, se dit de ceux qui ont des habitudes contre nature, qui ne se conforment pas aux lois de la nature.

t NON-COULECR (non-kou-lenr), t. f. Absence de couleur. Les nervations dégradées dans les pétales; les non-couleurs, telles que les produisent des touches de blanc et de gris; les linéaments à l'encre do chine, ch. blanc, Journ. offic. 27 oct.

1873, p. 6573, 2° COl.

NONE. Ajoutez : || 3° Redevance que les possesseurs de précaires ecclésiastiques payaient sous la seconde race. U fut déterminé par des capitulaires que les possesseurs de précaires ecclésiastiques payeraient toujours un cens, entre autres une redevance spéciale appelée none, consistant dans la neuvième partie du revenu, e. boutarig. Des origines du système féodal, Paris, 1875, p. )3.

t NON-MITOYENNETÊ (non-mi-to-iè-ne-té), $. f. Terme de droit. Absence de mitoyenneté. 11 y a marque de non-mitoyenneté lorsque la sommité du mur est droite et à plomb de son parement d'un côté et présente de l'autre un plan incliné. Code civ. art. 654.

t NON-PRÉSENCE (non-pré-zan-s'), s. f. Terme de droit. Manque à se présenter, à être présent.

t NON-PRÉSENT, ENTE(non-pré-zan, zan-t'), adj. Terme de droit. Qui ne se présente pas.

t NON-TOXICITÉ (non-to-ksi-si-té), s. f. Absence de toute qualité toxique. M. Galippe maintient énergiquement les conclusions de son premier travail sur la non-toxicité des sels de cuivre, le Télégraphe, 28 fév. 1877.

NOUD-OUEST. Ajouta :— HIST. xvl* S. Si le vent estoit si grand et principallement de galerne, qu'on appelle neroest..., landric, Advertissement et manière d'enter (1580), p. 4, Paris, )830.

NORMAL. Il 1° Ajoutez : \\ P.an normal, plan qui passe par la normale,

t NORMANDIE. Ajoutez: || 2° Une normandie (avec une petite n), nom dans le Nord d'un clos d'arbres fruitiers. Le verger de M. Duubigny est ce qu'on appelle dans le Nord une normandie, c'est-à-dire un clos d'arbres fruitiers planté sur un lapis de gazon, b. beroeraT; Journ. offic 20 juin

1876, p. 4334, 2° Col.

t NORME. Ajoutex t II fallait évidemment com-

mencer, si l'on voulait réunir d'abord en un seul système les lacs autres que le Dranscn-See, par les ramener au même niveau; c'est ce qu'on fit en prenant pour norme celui du Gosorich, /«um, nfUe. 14 sept. 1874, p. 6526, I" col,

t NOROIS ou NiiRilOIS (no-rot), (. m, NotD d« l'ancienne langue des Scandinaves

— HIST. XII' s. Man en cngleia et en noreiz 8enefie borne en francheis, wacr, Rou, v. 10».

t NORRAI.V AINE (no-rin, rè-n'), adj. Qui ap- I)articnt à la Norvège. || Langue norraiiie, langue do la Norvège, de l'Islande. Quoique le vieux no^ rain ne soit qu'un dialecte de la langue que les Angles et les Saxons introduisirent dans la Grande* Bretagne, hax muller. Essais de mythologie comparée, trad. par G. Perrot, p. 224, Pari», )li7». Il On trouve aussi norrèno au férainin* Los saga* sont, pour la plupart, de simples récits biogra» phiques, des chroniques de famille, rédigées dans cette langue norrèno qui a été jusqu'au quatorzième siècle la langue commune de tout le nordi A. GEPPROY, Rev. des Deux-Mondes, t" nov, i»7&, p, lia.

t NORTITE (nor ti t'), s. f. Terme de minéralogie. Roche que M. Damour a signalée le premier en Islande, H. de parvillr, Journ. offic. )) janvier )877, p. 263, 3« col,

t NOSTRDH (no-strom'), (. m. En Normandie, connaître le nosirum, savoir son affaire, être au courant d'une chose, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yéres, le Havre, 1876, p. 442. || Perdre le nostrum perdre la tète, ne plus savoir oii l'on en est dans un travail commencé.

— ETYM. AngJ. nos(rum, remède secret. D'après M. Delboulle, cette locution vient de Christum dominum nostrum après lequel le prêtre n'est pas embarrassé pour trouver la fin de l'oremus.

t NOTACANTUE (no-ta-kan-f), «. m. || !• Genre de poissons de l'ordre des acanthoptérygiens, qui ont des épines libres sur le dos et qui habitent la mer Glaciale. || 2* Famille d'insectes de l'ordre des diptères, dont l'écusson est armé de dents ou d'épines.

— ÉTYM. N<ùTo;, dos, et àitavOa, épine.

t NOTA K KSSE(no-ta-rè-8'),». f Néologisme .Femme d'un notaire. Le carnet dans lequel la lettre est enfermée pourrait être réclamé par M"' Duchaussier, la notaresse, alph. daudet, Journ. offic. )8 avril 1876, p. 2790, 3= col. Il On trouve aussi notairesse. M"* la notairesseet M"* la perceptrice. Progrès de l'Est, dans VOpin. nationale, 3 mai 1876, 3'page, 6* col. Mais, dans ce néologisme, c'est notaresse qui est régulier.

NOTER. Ajoutez : \\ 6° Se noter, s'in/liger à soimême une note, une marque. Louis, électeur palatin, s'y opposa [à la proposition de violer le saufconduit donné à Luther dans la diète de Worms], comme à une chose qui llétrirait éternellement la nation germanique, et dit avec indignation que l'on ne devait 'pas souffrir que, pour rendre service aux prêtres, toute l'Allemagne se notAt d'infamie en manquant à la foi publique, Uist. du concile de Trente, de Fra Paolo, trad, de le Courayer, t. i, p. 33.

t NOTOCORUAL, ALE(no-to-kor-dal, da-l'), adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport à la notocorde. Poissons notocordaux, Journ. offic. 2» nov. 1873, p. 612), 3» col.

— REw. On Ce rit aussi notochorde; et même cela est plus régulier, puisque, avec vûto;, dos, le grec yopôa va mieux que le latin eorda. Mais l'hybridité recommence avec le dérivé; en effet dans notoeordal, si on écrit ainsi, la finale al est latine et non grecque.

t NOTOPODE (no-to-po-d'), s. m. Genre de crabes, dont les deux premiers pieds sont insérés audessus du niveau des autres, et semblent être dorsaux.

— ETY.M. NÙTOî, dos, et itoO;, itoSoç, pied

t NOTORNIS (notor-nis'), s. m. Genre d'oiseaux dont on ne connut d'abord que des débris fossiles trouvés dans les terres australes et dont une espèce vivante, le notornis de Manteil, fut découverte par Mantcll.

— ETYM. N'iTQj, midi, et 6ov«, oiseau.

tNOUMÉNAt, ALE (nou-mé-na, na-l'), adj.

Term£ de philosophie. Qui a rapport aux noumènes.

t NOURRI, Ajoutez : || 12° S. m. En termes d'art, qualité de ce qui est plein, abondant. Ces instruments.... devenus à la fois plus sonores et plus pleins, ont donné à la musique un liant, un nourri, que ne connaissaient pas no» pères, (.

VOY

9AUT1E», Joum. OffiC. 7 sept. (876, p. 704», «"COl.

Il 18* So dit, dans lo département de la Manche, dos prairies et des terres labourables où les graminées, les plantes fourragères, les prairies artificielles viennent vite et ont un grand pouvoir d'engraissement. Une belle et bonne ferme, sise en la commune de Plomb, d'une contenance d'environ 46 hectares, ayant des bâtiments, se fournissant de tout, avec un excellent nourri, ,4 t^roncftm, < 6 janv.

NOURRICE. Ajoutex : \\ 1' Nourrice sèche, nourrice qui n'a point de lait, et qui élève les enfants au biberon et en leur donnant à manger, Joum. ofUc. <2 janv. <876, p. 33B, 4" col. Il 8» Terme de xoologie. Nom, dans la génération alternante, de l'individu qui, né d'un parent, ne lui ressemble pas, mais est destiné à produire par génération agame une progéniture semblable au premier parent et à mourir sans prendre les caractères de ce dernier. || 9° Compartiment qui termine la série dos chauftoirs, Bnçu^fe sur JesseJs, 1868, 1. 1, p.6<0

NOURRICIER. Il Ajoutei : || L'industrie nourricière, l'industrie des nourrices. L'industrie nourricière donne lieu à peu d'observations dans le rapport que nous analysons, Journ. offic. <5 mars

4876, p. (984, t" col.

NOCRRISSAGE. — ÉTYM. Ajoutez : Dans le département du Cher, nourriage : pays de nourriage, lex Primes d'honneur, p. a67, Paris, 1874.

NOURRITURE. Ajoutez : || 14" Terme d'exploitation houillère. Venue d'eau constante qui alimente un bain d'eau, demanet, Mines de houille.

NOUS. —REM. Ajoutez : \\i' Pour l'emploi de nous comme pronom réfléchi, voy. se, Rem. 3, 4, B, 7, 8, 9 et 40.

NOUVEAUTÉ. Il B- AjouUz : \\ On appelle nouveautés les plantes chauffées, c'est-àdire celles qui sont produites par les cultures forcées, Joum. offic. 3\ mai 1876, p. 3869, 2» col. 119» Locution vieillie. X la nouveauté que, dans le premier moment que. Un étourdi se pourra bien revancher, et surtout à la nouveauté qu'on lui aura fait plaisir, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.

t NOVATOIKE (no-va-toi-re'), adj. Terme de jurisprudence. Qui est relatif à la novation. L'effet novatoire attaché au compte courant ne saurait être produit par un compte établi par doit et avoir pour arriver à un règlement, lorsque le tribunal n'y trouve pas autre chcse qu'un compte simple et ordinaire, Gaz. des Trib. i3-U avril (874, p. 387, 4* col.

— ÉTVM. Voy. NOVATION.

t NOVENAIRE. Ajoutez : — HIST. xvi" s. Chronologie novenaire contenant l'histoire de la guerre lous Henri IV et les choses les plus mémorables advenues par tout le monde depuis (689 jusqu'en 1698, par Palma Cayet.

NOVICE. Ajoutex : — REM. On trouve dans le Dictionnaire, n* 5, des exemples de novice à suivi d'un substantif. En voici un où novice à est suivi d'un infinitif : X nous laisser duper nous sommes bien novices, corn. Lexique, éd. Marty-Laveaux.

NOYALE. — ËTYM. Ajoutez : L'origine n'en est pas inconnue : c'est la ville de Noyai, Côtes-du- Nord. où l'on fabrique ce genre do toiles.

( . NOYER II 1° Ajoutez ; La noix est, chez beaucoup de peuples, un des principaux symboles dans les cérémonies du mariage ; au siècle dernier, tout nouveau couple salinois devait planter un

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