‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 608 sur 754 · PAP · texte numérisé non relu

PAP

PAR

t PANlîMONE (pa-né-mo-n'), f. m. Petit moulin à élever l'oau, qui s'oriente tout seul, de manière t tourner par tous les vents. Moteurs électro-magnétiques, moulins à vent et panémones, Joum. tffie. » sept. f876, p. 6855, t" col,

— riYM. lia;, tout, et 4v£(ici;, vent, f pAVE\TIIÉISME{pa-nan-té-i-sm'), s. m. Mot

créé par le philosophe allemand Krause pour exprimer la doctrine qui admet que tout est en Dieu, par opposition au panthéisme, qui admet que tout est Dieu, P. janet, Rev. des Deux- M ondes, <5 nov. «873, p. 374.

— KTYM. nâv, tout, êv, en, 6ew, Dieu.

PANEHÉE. — HisT. Ajoutex : || XVI* S. Pour bat-

teau chargé d'orenges, une panerée pleine, des paniers en quoy elles sont apportées d'Espagne, Portugal ou autres lieux, mantellier, Glossaire,

I PANGOLIN. Ajoutes : — ÊTYM. Malais, penffgoling. l'animal qui s'enroule, ce qu'il fait à la manière du hérisson, hugh low, Sarawak, itsinhabitants and ils productions, Londres, 1848.

I PANICONOGRAPHIE (pa-ni-ko-nogra-fie), S. f. Reproduction par gravure, au moyen de la lumière et des réactifs, de toute espèce d'images.

— ÉTYM. Voy. PANicoNOGBAPHiQUE au Dictionnaire.

t PANKA (pan-ka), J.m. Nom donné, dans l'Inde, i do grands éventails. Les appartements personnels du prince [de Galles, sur le Sérapis] sont séparés de ceux de ses officiers par un salon qui sera vraiment splendide; il sera ventilé par six pankas, immenses éventails qui seront mis en mouvement au moyen d'un engrenage, Journ. offic. 20 août

487S, p. 7004, 3* Col.

<. PAtitiE.W 2° Ajoutez : Les élégants de <803.... introduisirent dans les salons la panne, étoffe proverbialement connue, jusqu'alors réservée aux chaudronniers et aux porteurs d'eau; mais ils avaient soin de la doubler de taffetas blanc, e. de LA BÉDOLLIKRE, Htsl. de Ut mode, ch. xv.

4. PANNE. Ajoutez : \\ i' Mesure du bois de charpente. La panne (Vosges), diamètre an gros bout 0,22 à 0,32, au milieu 0,(8, longueur 12 à H"; la panne double, diamètre au gros bout 0,32 à 36, au milieu 0,23, longueur (5" et audessus. Annuaire des Eaux et Forêts, 4873, p. 23.

5. PANNK. Ajoutez : Tuiles bombées, pannes et carreaux en terre cuite, Journ. offic. 23 juill. 1872, p. 5021, 2* col. c'est probablement par le grenier que le meurtrier aura pénétré dans la maison; quelques pannes enlevées à la couverture du luit semblent le démontrer, Extr. de l'Écho du Niird, dans Gaz. des Trib. 4 5 oct. 4 873, p. 999,

PANNEAU. Ajoutez : || 10° Planche de chêne, de 0",22 à o-, 24 largeur, et 0"',020 à O", 022 épaisseur, NANQUETTE, Exploit, débit et estim. des bots, Nancy,

1 PANNERIE (pa-ne-rie), s. f. Nom donné, dans le dopariement du Nord, aux fabriques de la tuile dite panne.

— K.TVM. Voy. ci-dessus panne 6.

PANNETON. — ÉTYM. Ajoutez : Selon Ch. Thu-

rot, de même que le Dictionnaire identifie pannon et pennon,i\ faut identifier panneton et penneton, qui serait un diminutif de pennon (comp. clocheton). Ce serait le petit pavillon de la clef, et fil eliet l'analogie de la forme est frappante.

I PANOPP.E (pa-no-pée), s. f. La 70" planète télescopique, découverte en 4864 par M. Goldschmidt.

— ETYM. riavÔTttia, nom d'une Néréide.

t PANOUILLE. Ajoutez : — REM. On le trouve

écrit panouil et masculin. Par-dessus le mur du jardin se penchaient de gros panouils de maïs d'un blanc de lait, sacher-masoch , Rev. des Deux- Mondes, 15 août 4873, p. 857.

t PANSACRE (pan-sa-kr'), s. m. Nom vulgaire de l'œnanthe safranée , plante fort vénéneuse, Journ. des Débats, le 42 juin 4877, 3' page, f col.

— 6TVM. C'est le même que panerais (voy. ce mot au Supplément).

PANSER. — lllST. Ajoutes : xii« S. Et misires Gauvains este les seles, et pansse plus de la mule à la damoiselle que de son cheval, le Roman en prose de Perceval le Gallois, p. 36.

t PANSLAVE (pan-sla-v'), adj. Qui appartient à tous les Slaves. La philologie, l'explication des alphabets slavons, sont des points qui demandei.t à être traités dans un congrès international; \1 s'agît n'dn p'aS d'a'rc'hëdlb'giè p'anSlàVe, m'ais

d'archéologie comparée, a. bambaud, i«v. det Deux-Mondes, 15 déc. 4 874, p. 786,

— ÊTYM. Ilâv, tout, et Slave. -

t PANSPERMISïE(pan-spèr-mi-st'), ». m. Partisan de la panspcrmie. || Adj. En résumé, conclut M. Frcmy, voici des objections graves aux théories panspermistes do M. Pasteur, H. de parvilis, Journ. offic. lo fév. (872, p. 986, 3* col.

PANTALON. Ajoutez: \\ 8' Fig. Faire pantalon, ne pas atteindre le bas du papier. 11 se trouve toujours bien une anecdote sur lalma pour combler le vide, et éviter que la colonne commencée ne fasse pantalon, c'est-à dire n'atteigne pas le bas de la page, tb. Gautier, Feuilleton du Journ. offic. du

40 juill. 4866.

t PANTALONNÉ. Ajoutez :\li' Qui porte pantalon. L'artiste cherchait ainsi à nourrir la partie inférieure de la statue forcément amaigrie par les jambes pantalonnées et bottées du personnage moderne, e. bergerat, Journ. offic. 7 mai 4876,

p. 3)36, 2' col.

t PANTINE. Ajoutez : || 2* Partie de soie déjà manufacturée et employée en quelque objet, un éventail par exemple. Et conclure par des réflexions profondes sur une coiffure, une robe, un magot de la Chine, une nudité de Clinschted, une pantine de Boucher, diderot, Promenade du sceptique. Allée de fleurs, 44.

4. PANTOMLME. Ajoutez : — REM. Il s'est dit et pourrait se dire au féminin. Cette actrice est une très-bonne pantomime, m"' aïssé, 2' lettre.

PANTOUFLE. — HIST. iljoufM ; xv* s. Tous cordouaniers qui feront pantoufles y seront tenus mettre semelles et bordures de bonne vache, Rec. des monum. inédits de l'hisl. du tiers état, t. IV, p. 223.

f PANTOUN (pan-loun'), t. m. Genre de poésies chez les Malais.

PAON Ajoutez : || 7* Nom, dans l'Oise, du coquelicot, les Primes d'honneur, Paris, 1872, p. 64.

PAONE. Ajoutez : — iilST. xiv S. Sur l'erbe [un paon] s'est arcsteUz Devant la poue enmi la voie. Dits de Watriquet, p. 3I3. Li gentils paons honorez.... Tant cointement le pas aloit. Après sa poe contoiant, ib.

t PAOUR. — ÉTYM. Ajoutez: On a indiqué aussi le bas-breton paotr, garçon, gars.

t PAPALIN. Ajoutez : — HIST. xvi" s. Et suffira de faire marcher les vostres, quand les papalins seront prests d'entrer au duché de Milan, bassompierre. Ambassade en Suisse, t. u, p. 4 19.

PAPERASSER. Ajoutez : — REM. D'après le Dict. comique de Leroux, paperasser se trouve dans Scarron avec le sens de faire écritures sur écritures, écrit sur écrit : Nul d'eux ne se peut passer D'incessamment paperasser.

PAPESSE. Ajoutez : 1| 2" Reine qui est en même temps che'f de l'Église du pays. Le fond du système [de l'Église anglicane] effraye le théologien : un roi pape, une papesse Elisabeth, quel phénomène 1 Mém. de Trévoux, t. i, p. 333.

PAPETIER. Ajoutez : — HIST. XV* S. Papeterii et de mercaturis papyri se intromitlentes nobis in publica audientia (4414), dans uu boulay, Ilist. de l'Université, t. v, p. 279. || Papeterii certifie suffisamment une forme française papetier.

f PAVKIli'jR'E.W Adj. Ajoutez : || Qui a rapport au papier. L'industrie papelière. Cette étude l'a conduit [M. A. Girard] à préciser les conditions que doit remplir une fibre papetière de bonne qualité, H. de parville, Journ.offic. (9 mars 4875, p. 2402, 4" col.

PAPIER. Il 15* Ajoutez en exemple : Que soutce ces contrats, ces papiers de compte, cette invention de vendre le temps.... oh! qu'un homme est misérable qui se glorifie de tenir un gros papier de rentes ! malu. Lexique, éd. L. Lalanne. Ce n'est point chez moi qu'on fait papier de mise et de recette; je sais à qui je dois, id. 16. || Papierjournal, registre, livre de compte. Que sont-co que l'intérêt, le papier-journal, l'usure...? id. id. 1124° Papier mâché, papier mouillé qu'on emploie pour faire dos tabatières et autres petits objets. Il 25° Faire courir le petit papier, se dit, aux jeux innocents, d'unedes pénitences imposées pour la délivrance d'un gage touché, quiestde direàchacuii : Si j'étais petit papier, que feriez-vous de moi? Il 26° Papier d'oiseau, papier très-mince. On prenait un des pigeons messagers et on lui attachait au col, avec un lacet, une petite boite en or mince comme du papier, dans laquelle on mettait une lettre écrite sur un papier de soie très-Un 'qui pomîl le nom dé papier d'oiseau, /o'uVn. o'jic.

a août 4874, p. 6512, 2* col. Il 27* Arbre à papier, le mûrier à papier, broussonetia papyrifera, BAILLON, Dicl. de bot. p. 257.

— HEM. Le proverbe : Le papier souffre tout, m trouve au xiv* siècle sous celte forme : Li cncrcf n'est mie kiers, et li pappiersest moût deboinares, le Livre det mettiert, dans Joum. det tavantt, oct.

PAPILLON. Ajoutez : || 12* Nom donné à la flamme de certains becs de gaz, qui s'étale eo forme de papillon.

t PAPILLOMSTE (pa-pi-llo-ni-sf, Il mouillées), s. m. Naturaliste qui s'occupe des papillons.

PAPILLONNER. Ajoutez : || 2* Faire produire de* papillons, en parlant du ver à soie. Des cocons que nous pouvons transformer... en graine, en les faisant papillonner, dupré de loirs, SéricuUure et non sériciculture, dans Moniteur det toiet, oct. et nov. 4873.

— REM. Papillonner, au sens figuré de voltiger d'objet en objet, est plus ancien que ne pourraient le faire croire les exemples rapportés. J'ai dit que monseigneur le roi [Henri IV], qui au fond est un brave homme, frétillait par trop i la vue des cottes étrangères à la vôtre [la reine Marie de Médicis], que c'était mal à lui, ayant une femme si appétissante, une reine si bien conditionnée pour avoir des petits princes, de le voir papillonner autour de maltresses..., Requête d'une marchande de la Halle à Marie de Médicis, 4 608, dans Journ. det Débats, 47 juill. 4876, 3* page, 2* col.

PAPILLOTER. Ajoutez .118* T. réfl. Se papilloter, se faire des papillotes. Tous leurs beaux décrets serviront à nous papilloter, Lett. du P. Duchesne, 5* lettre, p. 2.

t PAPILLOTEUR (pa-pi-Uo-teur , U mouillées), s. m. Terme d'atelier. Peintre qui papillote, qui fatigue les yeux par le trop vif éclat des couleurs. Les tapoteurs, papilloteurs et tapageurs de la peinture, bOroer, Saloru de 4861 à 4868, t. u,

f FAPIN. Ajoutez :\\ 2° Nom,àDouai,de la colle de farine, escallier, Yocab. lat.-franç. 466. (Papiner s'y dit pour coller avec cette colle.)

— HIST. XIV* s. Ajoutez ; Conspersio, papins, escalier, tb. {conspersio signifiait, dans le baslatin, de la colle de farine).

t PAPOU. Ajoutez : — El YM. Cet oiseau tire son nom du pays des Papous; et papoûeh, en malais, signifie frisé, crépu, devic, Dict. étym.

t PAPOUILLE (pa-pou-ir, Il mouillées), t. f. Nom de petits navires qui font le cabotage entre l'Amazone et la Guyane, Journ. offic. 28 fév. 487», p. 4533, 2* col.

PAQUE. — HIST. Il XVI* s. Ajoutez ; [Ces négociations] empeschoicnt plusieurs de se déclarer, comme ne voulant pas se faire poissonniers I4 veille de Pasques, d'aub. Ilist. u, 4 72.

PAQUET. Ajoutez : || 16° Le petit paquet, sorte de jeu. Dans la plupart des cafés, on joue ostensiblement le petit paquet, les Jeux en France, 4871, Paris, Ch. Schiller, p. 67.

t PAQUETAILLE (pa-ke-tâ-ll". Il mouillées), s. f. Nom donné aux soies que, dans les districts séricicoles, les paysans filent eux-mêmes avec les cocons provenant de leur récolte. Ces soies s» vendent par petits paquets ou paquetailles.

t PAQUIER (pâ-kié), s. m. La surface nécessaire à la nourriture d'une vache pendant l'été ou l'estivage; cette surface est très-variable, Reboit. Compte rendu, 4869-74, 7* fasc. p. 405.

— ÉTYM. Autre forme de pdquis.

VAVt. Ajoutez : \\ ii' Par ci-devant, précédemment. Le temps que par ci-devant on vous a fait perdre.... ramassez-le, et le conservez curieusement à l'avenir, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

— REM. Ajoutez : || 7. Aux exemples rapportés n° IG de jjfir devant un infinitif ajoutez celui-ci do Malherbe, qui les précède : Fabius, qui par temporiser .sagement releva les affaires de sa république. Lexique, éd. L. Lalanne.

PARABOLAIN. Ajoutez : — REM. On trouve aussi parabolan. A l'en croire [Dioscore], il n'j aurait eu [au concile d'Éphèse] ni soldats en armes envahissant l'église , ni parabolans, ni moines syriens, milice féroce de Barsumas, amédéi tuierby, Ri>v. des Deux-Mond. l'^mars 1872, p. 77.

t PARABOLE. ÉE (pa-ra-bo-lé , lée), adj. Qui est en forme de parabole. Réflecteurs parabole» de l'Arc de triomphe.

t PARABOLICITÊ (pa-ra bo-lisi-té), J f. CaracteYc! dg ce qui c$t1f&ratA)lique. Mestire de la pWrab'oïicité d'itll miroir

PAR

t PARABOLISER (pa-ra-bo-li-zé), v. a. Donner la forme de parabole. Lo miroir do ce télescope avait été parabolisé par M. Martin, Slonil. univ.

JdéC. <868, p. (530, 4' col.

t PARACENTRAL , ALE (pa-ra-san-tral , tra-l'), adj. Oui est situé à côté du centre. Le lobe paraecntral de la partie interne de l'hémisphère [du cerveau], charcot, le Progrès méd. 22juill. <87a, p 546, (" col. Il Auplur. masc. Paracenlraux.

PARADIS. Ajoutez : \\ 14° Arbre de paradis, le thuya nccidentalis, L., bâillon, Dict. de bol. p. 257,

f PARADISIER (pa-ra-di-zié), s. m. Oiseau de paradis. Les oiseaux d'autres provenances qui sont séchés an four ou à la fumée, comme par exemple les paradisiers, Extr. du Bullel. de la Soc. d'accl. dans Journ. offic. 22 janv. J877, p. 464, r" col.

PARADOXE. Ajoutez : || Paradoxe hydroijtatiquc, . nom du principe de physique, en vertu duquel la pression exercée par un liquide sur lo fond du vase qui le renferme est indépendante de la forme du vase; ainsi dénommé à cause de ce qu'il parait paradoxal, au premier abord, de dire qu'avec un poids constant de liquide on peut exercer des pressions différentes sur une surface donnée.

— REM. Paradoxe, adjectif, s'est dit des personnes. On devient un individu paradoxe de l'espèce humaine, bayle, dans sainte-beuve , Port- Royal, t. m, p. 368, 3« éd.

— iiisT. xvi's. Ajoutez :Vou3 avez bien voulu choisir Ce paradoxe pour en rire; Je le défends pour mon plaisir, d'aub. le PrirUe.nps, Paris, 1874,

t PARADOXER (pa-ra-do-ksé), v. n. Néologisme. Faire des paradoxes. Au milieu de l'atonie générale de la foule et de la critique, on aimerait h paradoxer un peu, à chercher des nouveautés, à pécher en ean trouble, burger, SaJorw de )86< à (868, t. n, p. 3to.

t PARADOXOLOGIE (pa-ra-do-kso-lo-gie), s. f. Action de débiter des paradoxes.

— HIST. xvi" s. La nouvelle paradoxologie, cii. fontaine, Quintil.Cens. 11, 7, p. 242, éd. de (673.

PARAFER. Ajoutez :\\i' Terme de monnay.igc. Parafer un coin, lui donner, à l'aide de petits poinçons manœuvres à la main et enfoncés au marteau, la triple empreinte du point secret, de la marque et du déférent ou différent.

t PARAFFINAGE (pa-ra-ffi-na-j'), s. m. Action d'enduire de paraffine. Si les œufs étaient déjà altérés, le paraflinage n'arrêtait pas la décomposition, Joum. offic. 24 avril <87B, p. 2964, 2" col.

t PARAFFINE. Ajoutez : || Paraffine native, voy. cÉRÉsiNE au Supplément.

+ PARAFFINER (pa-ra-ffi-né), v. a. Enduire de paraffine. Des œufs, paraffinés en juillet, étaient encore complètement pleins, frais et de bon goût en novembre etdécembre, Joum.o/'/ic. 24 avril 1875, p. 2964, 2" col.

3. PARAGE. Ajoutez : || 4° Action d'aplanir la surface d'un drap, en dirigeant les brins de la laine d'un même côté. Quant au parage, ce sont des hommes qui le font, et c'est un métier très-rude. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet.t. v, p. 223.

t PARAGIÎNÊSIE (pa-rajé-né-zie), s. f. Hybridité oii les métis de second sang, c'est-à-dire ceux qui proviennent d'un métis joint avec l'une ou l'autre race mère, sont féconds entre eux, mais où les métis directs ou de premier sang sont stériles, immédiatement ou après une ou doux générations, fier, d'anthrop. t. iv, p 243.

— ÊTYM. n»pà, indiquant déviation, et ^éve- 01;, génération.

t PARAGIÎNÉSIQUE (pa-ra-jéné-zi-k'), adj. Qui appartient à la paragénésie.

PARAGIIANTE. Ajoutez : || 8» Sorte de pot-devin que le contribuable payait aux agents du fisc pour obtenir une modération de taxe. Les abus faits sur les rôles des taxes, d»nt les paiements ont été souvent modérés pour des paraguantes faites aux traitants qui n'ont point tourné au profit du roi, Letl. etc. de Colbert, vu, <97.

t PAKAISO (pa-rè-zo), s. m. Arbre de l'Argentine. Parmi les arbres qui se développent vite et CToisscnt facilement, nous mentionnerons.... quelques espèces d'eucalyptus, le parai.so et le peuplier iUilien, e. blancha'(d, Journ. offic. » avril «877, p. 2770, «"col.

PARAÎTRE. — REM, Ajoutez : || 8. On connaît la tournure : 11 a cinquante ans, cl il les parait (voy. d'ailleurs le n* 9). Voici un emploi dillércnt, mais analogue, de paraître, dans une lettre de Loaia XIV : T.e que voua me mandez de mes vais-

PAR

seaux me donne encore plus d'inquiétude que vous n'en paraissez, car je vois que la tempête a continué.... Lelt. etc. de Colbert, t. vi, p. ste.

PARALIPOMÈNES. Ajoutez : \\ 3" Additions. J'ai de petits paralipomènes à vous faire sur le sujet de M. Racine, Lelt. de M. Vuillarl, dans saintebeuve, Port-Royal, t. vi, p. 26I.

t PARALIQUE (pa-ra-li-k'), adj. Terme de géologie. Qui appartient au rivage de la mer. Formation paralique.

— ÊTYM. flapi, auprès, et iX;, iLiit^, la mer.

t PARALLACTIQUE.MKNT(pa-ra-la-kti-ke-maM), adv. Terme d'astronomie. D'une façon parallaclique. On monte les télescopes parallactiquement; cela veut dire que le tube est installé sur un support longitudinal incliné comme l'axe du monde ; de plus, le tube peut tourner autour de ce support et se mouvoir, en outre, dans son propre plan, h. de parville, Journ. offic. a oct. <875, p. 8829, a" col.

t PARALLÉLISATION (pa-ra-lé-li-za-sion), «. f. Action de parallélisor. Si l'étirage devait être conduit jusqu'à la complète parallélisation des fils, LENGLET, Bulletin consulairc français , 1877, p. 209.

i PARALLÉLISER (pa-ra-lé-li-zé), «.o.||l« Mettre en parallélisme. || 2° V. réfl. Se paralléliser, devenir parallèles, en parlant d'objets différents. Sous l'action des rouleaux qui étreignent les rubans [de coton cardé ou peigné], ceux-ci s'allongent, se fortifient et se parallélisent, lenglet. Bulletin consulaire français, 4 877, p. 209.

t PARALYSANT, ANTE (pa-ra-li-zan , zan-t'), adj. Qui paralyse, qui ôte les forces physiques ou morales. Même avec cette conviction paralysante qu'il est enguignonné...., alph. daudet, Journ.

offic. 6 sept. (875, p- 7609, A" col.

t PARALYSATECR , TRICE (pa-ra-li-za-teur, tri-s'), adj. Terme de médecine. Qui paralyse. M. Claude Bernard a montré que le cerveau se paralysait avant la moelle épinière, de manière que la sensibilité est atteinte alors que la motilité est encore intacte; il a montré encore que le cerveau exerçait sur la moelle épinière une sorte d'action paralysatrice, ch. richet, Rev. des Deux- Mondes, <5 fév. 1877, p. 839.

PARALYTIQUE.— HIST. XVI' S. Ajoutez: Ceuxlà doivent bien estre paralytiques de sens qui veulent attribuer.... Œuvres de Ph. Marnix de Sadnle- Aldegonde, Bruxelles, <859, t. i, p. 3to.

PARAPHRASE. Ajoutez : — HIST. xvi' s. User de paraphrase, Episl. exhort. des epist. ffouv. Test. éd. Lefebvro d'Étaples, Paris, 1526.

PARAPURASER. Ajoutez : || 4" Paraphraser un visage, disserter, réfléchir sur un visage. J'avais des Phyllisà la tête; J'épiais les occasions; J'épiloguais mes passions; Je paraphrasais un visage, coiiN. Lexique, éd. Marty-Laveaux.

PARAPLUIE. Ajoutez: \\ 3° Sorte d'abri établi à la montée d'un tramway. Les plates-formes d'en bas seront surmontées d'un abri dit parapluie pour préserver le conducteur et les voyageurs [sur le tramway de l'Arc-de-Triomphe de l'Êloile à Suresnes], Joitrn.o/'^c.l "sept. 1874, p. 631 4, 3' col. ||4°Danslcs mines, engin qui sert à la descente et à la remonte. Ils [les ouvriers] se jetèrent pêle-mêle dans le parapluie, et, grâce à Dieu, la montée fut heureuse; ils étaient sauvés, Journ. offic. 25 oct. 1869, p. (388, 3' et 4» col.

t PARASYNTHfiTIQUE (pa-ra-sin-té-ti-k'), adj. Terme de grammaire. Se dit des mots composés qui sont le résultat d'une composition et d'une dérivation agissant ensemble sur le même radical, de telle sorte que l'une ou l'autre ne peut être supprimée sans amener la perte du mot. Embarquer et débarquer sont des composés parasynthétiques, par rapport k barque. \\S. m. Un parasynthétique. Border ayant un tout autre sens que aborder et déborder, ceux-ci sont les parasynthétiques, et non les composés de border, darmesteter. Formation des mots composés en français, p. 81.

— fcTYM. napà, indiquant quelque chose d'incomplet, et synthétique.

PARATITLES. Ajoutez : La garantie des évictions est traitée d'une manière très-ample par M. Pothier en son contrat de vente; on y trouvera l'explication la plus lumineuse et la plus satisfaisante de tous CCS articles [1628 à 1640 du Code civil] qui en sont des paratitles, de lapohte. Pandectci françaises, Code civil, i. xm, p. 90, 180S.

t PARAVANT QUE. Ajoutez : \\ t' Paravant, pri'p. Avant. Reçois de ma main celle que ton désir Paravant cette offense ' avait voulu choisir, CORN. texi()r«e, éd. Marty-Laveaux. || Adv. Paravant,

PAR

auparavant. Tout beau, mon innocence Veut savoir paravant le nom de l'imposteur, id. ib. || En revoyant ses ouvrages. Corneille a effacé ces archaïsme».

t PARAZONIUM (pa-ra-zo-ni-om') , ». m. Sorte de dague ou de poignard, porté au baudrier par les guerriers grecs et romains.

— KTYM. Lat. parazonium, de «apaCcivta, armes appenduesà la ceinture, de napà, à, et Hwvii, ceinture.

t PARBLEU. Ajoutez: — REM. On trouve parbleu dans Corneille : Vous veniez bien plutôt faire la guerre au pain. — L'un et l'autre, parbieu, Lexique, éd. Marty-Laveaux.

t PARCELLARISME (par-sèl-la-ri-sm'), ». m. Etat de ce qui est divisé en parcelles.

t PARCHEMINEUX, EUSE (par-che-mi-neû, neû-z'), adj. Qui a la nature, l'apparence du parchemin. Un amas quasi parchemineux do toiles d'araignées couvertes de poussière, g. sand, VUomme de Neige, Rev. des Deux-Mondes, ("juin

t PARCIMONIEUSEMENT. Ajoutez : Il faut remplir, chaque année, ces sacs maudits, pour satisfaire le maître et payer le droit de vivre parcimonieusement et misérablement sur son domaine, G. sand, la Mare au Diable, 11.

t PARCON (par-kon), ». m. Nom, dans la Vienne, de la loge ou case oii vit le baudet destiné à la procréation des mules et mulets, les Primes d'honneur, Paris, 1872, p. 302.

— ÉTYM. Diminutif de parc.

PARCOURS. Il 2° Ajoutez : Le parcours est la vaine pâture étendue, par réciprocité, d'une commune à une autre, bayle-mol'illahd, Projet de Code rural, Se.tsijn t868 du Corps législ. p. 47.

t PARDALIDE (parda-li-d'), s. f. Terme d'antiquité. Peau de panthère. C'est une femme debout [la Musique, de M. Delaplanche, au dernier salon], tout le côté gauche du corps revêtu d'une sorte do pardalide, et jouant du violon, Camille guï- MON, Courrier littéraire, 25 juin (877.

— ÉTYM. nipîoiXi;, panthère et peau de panthère.

t PARDALOTE (par-da-lo-f), ». m. Oiseau du genre des pies-grièches, dit aussi pie-grièche-roitelet à cause de sa petite taille.

PARDONNARLE. — HIST. Ajoutez : v\' s. U mostret que ses péchiez [de Job] n'est mie pardonnables, li Dialoge Grégoire lo pape, 1876, p. 343.

PARÉ. Ajoutez :\\9' Blé paré. Le fait de mettre en vente sur le marché des blés parés, c'est-à-diie du beau blé sur le dessus et des blés de qualité inférieure dans le fond des sacs, constituait.... le délit d'escroquerie, Journ. offic. 29 avril (873,

p. 2866, 2' col.

t PARËDRE (pa-rè-dr'), ». m. et f. Terme d'antiquité grecque. Se dit des divinités accessoirement associées à un culte quelconque, dont les statues étaient placées à côté de celles des dieux de ce culte. M. Robert fait connaître les inscriptions en l'honneur de Mercure et de sa parèdre Rosmcrta, dont le nom avait -été pendant longtemps défiguré par les épigraphistes, delaunay, Journ. offtc. 29 févr. (876, p. 1455, 3* col. Il reste à déterminer leur nature propre [des déesses], leur rapport aux divinités mâles dont elles sont les parèdres, j. souav, Rev. des Deux-Mondes, (S déc. (875, p. 812.

— ÉTYM. llâpeSpoç, assis à côté, de Ttapà, i côté, et ÊSpa, siège, chaire (voy. chaire).

I PARE-FEU (pa-rc-fcu), s. m. Ce qui protège contre l'incendie. Résultats déjà obtenus par l'administration forestière dans les plantations parefeux du département des Landes, Enq. sur tes incendies des forêts, p. 99. Les pare-feux, surtout lorsqu'ils sont pourvus de fossés bordiers, agissent utilement comme solution de continuité, ib. p. 47.

PAREIL. 114° S. f. La pareille. AjouUz : |1 Au commencement du xvii* siècle, on faisait un emploi général du substantif pareille, sans l'assujettir à être toujours avec la, c'est-à-dire auasi bien avec l'article «n que sans article. Quel esprit que la raison conseille, S'il est aimé, ne rend point de pareille î malii. U.xique, éd. L. Lalanne. 11 peut bien y avoir du manquement en la chose donnée, parce qu'on lui doit une pareille; mais, pour le regard de l'afl'eciion, il n'y en a point, id. ib.

t PAREMKNTÉ, f.K (pa-re-man-té, tée), part, passé de parementer. Garni d'un parement. Vers l'Abbaye, les fondations ont été mises à nu ; elles sont paremcntées de silex noir et flanquées d'énormes contre-forts. Joum. offic. » déc. (876 0. »W4. 3* col

PAR

PAR

PAR

t PARÊMIOORAPHE. Ajoutez : Plus scrupuleux que la plupart des panimiograpbes, j'ai laissé dans son bourbier natal cette phraséologie de la canaille, ouiTARD, Dict. des Proverbes, in-8», Paris, )842, préf. p. XII.

t PARfiMIOLOGIQl'E (pa-ré-mi-0-lo-ji-k'), adj. Qui a rapport àlaparémiologie. Bibliographie parémiologique ou études biographiques et littéraires sur les ouvrages consacrés aux proverbes dans toutes les langues, par g. duplessis, Paris,

PARËRK. Ajoutez : |j i* Police commerciale. La rubrique Hanille embrasse tous les ports des lies Philippines; les compagnies d'assurances maritimes l'entendent elles-mêmes ainsi ; car, en étudiant les parères du Havre, de Marseille et ceux des compagnies appelantes, on voit que le quantième des primes d'assurances pour les bâtiments en partance de Manille ou de Yloilo pour le Royaume-Uni est le même, Gaz. des Trib. 22 avril

t PARESSEUSEMENT. — HIST. Ajoutes : xif s. [Les pensées] ki, kant eles vont alsi com par l'us perezousement, li Dialoge Grégoire lo pape, «876,

PARESSEUX. Ajoutez : || 8' Ressort paresseux, ressort qui se détend lentement et sans vigueur. Il Balance paresseuse, balance qui n'est pas sensible, dont le fléau ne se met pas en mouvement pour un petit excès de poids.

2. PARFAIT. Ajoutez : \\ 13" Terme de thermodynamique. Gaz parfait, gaz qui satisferait d'une manière rigoureuse aux lois qui ne sont qu'approximativement exactes pour les gaz réels ; en d'autres termes, un gaz parfait est un corps dont les chaleurs spécifiques sont à pression constante et à volume constant, et qui obéit à la loi de Mariette. || 14° Terme de forestier. Bois parfait, se dit, par opposition à l'aubier, de la partie du bois plus colorée, plus dure, moins altérable. || IB" Un parfait, une crème glacée. Couteau à parfait, Alm. Didot-Bnttin, «87«-72, p. 860, «'• col. Fromages glacés, bombes napolitaines, parfaits de tous les goûts, ib. p. 982, 4" col.

PARFILÉ. Ajoutez : \\ 2" Terme do céramique. Orné de filets. Assiettes parfilées, Enquête, Traité decomm. avec l'Anglel. t. vi, p. 687.

t PARFIN (par-fin), s. f. X la parfin, loe. adverb. tombée en désuétude et signifiant : à la fin dernière. Je m'essaye par quelques remontrances et exercices de convertir le simple désir de Philothée en une entière résolution, qu'elle fait à la parfin, SAINT FRANÇOIS DE SALES, Introduction à la vie dévote, Préface, «64«.

— ÉTYM. Par, dans le sens archaïque du superlatif, et /în I .

PARHËLIE. Ajoutez : || 2° Image du soleil due à la réfraction de ses rayons à travers des prismes de glace suspendus dans l'atmosphère. Les parhélies s'observent par couples, en même temps que les halos.

PARIA. — RTYM. Ajoutez : D'après Max Muller (Essais de mythologie comparée, trad. par G. Perret, p. 4««, Paris, «873), les Panas sont ainsi dits de la clochette qu'ils étaient autrefois obligés de porter, afin d'avertir les brahmanes de ne point s'exposer à être souillés par l'ombre d'un être abject.

PARIADE. Ajoutez ; || i° Il se dit aussi des canards sauvages. Les canards vont quitter le lac pour retourner en Bresse.... plaçons-nous à micôte.... sur le dessus des rochers nous ne verrions que quelque rare pariade..., carteron. Premières chasses. Papillons et oiseaux, p. «03, Hetzel, (866.

t PARIAN (pa-ri-an), s. m. Espèce do porcelaine dont la pâto renferme beaucoup de feldspath, ce qui lui donne do la fusibilité et de l'opacité. Le parian est un produit analogue à la porcelaine, ayant l'apparence du marbre de Paros (de là son nom). Tarif des douanes, (869, p. 166.

t PARIER (pa-rié), s. m. Celui qui possède au pair unévolage, Gas. des Trib. 9 et «O sept. )872, p. 889, 3" col.

t 2. PARIETAIRE (pa-ri-é-lé-r'), adj. Qui a rapport aux murailles. Les inscriptions pariétaires [de Pompéi] nous apprennent non-seulement les noms des candidats..., oelaunay, Journ. offic. 30

mars 1875. p. 2358, 2* COl.

t PARIFICATION (pa-ri-fi-ka-sion), s. f. Néologisme tiré de l'italien. Action de rendre pareil. On a commencé la discussion générale du projet ae loi pour la parification des universités de Rome ri de Padone aux autres universités de l'hUat, Journ. offie. 5 mars «872, p. «663, «" col. || On a

dit aussi, an même sens, parifier. Cei mots sont des italianismes et se trouvent dans des traductions faites de l'italien.

— ÊTYM Lut. por, pom, pareil, et facere, faire, t PARISIANISER (pa-ri-zi-a-nl-ré), v. a. Donner

le caractère parisien. || V. réfl. Se parisianiser, prendre le caractère parisien. Il gagnait k. tous ces frottements de se parisianiser un pou plus chaque jour, alpii. Daudet, le Temps, 6 août «877, feuilleton, «" page, 2' col.

t PARISIANISME. Ajoutez : \\ 2° Locution propre aux habitants de Paris. M. Ch. Nisard a fait un livre sur les parisianismes.

t PARITOIRE (pa-ri-toi-r'), s. f. Un des noms vulgaires de la pariétaire, Guy, l'Algérie, 1878, p. «o«.

— ÉTYM. Autre forme de pariétaire.

t PARKFONG (park-fong), s. m. Les Chinois le connaissent (le nickel] de temps immémorial et l'emploient dans leur alliage, lo célèbre parkfong ou argent chinois, youm. offie. 2* octobre 1874, p. 7«82, 2«col.

PARLEMENT. Ajoutez : || 6° Entretien, conférence (sens vieilli). Parlement de Cassius et de Brute, HAC. Lexique, éd. P. Mesnard.

t PARLE.MENTARIS.ME (par-le-man-ta-ri-sm'), ». m. Néologisme du langage politique. Système de gouvernement parlementaire.

PARLEUR. Ajoutez : || 5" En termes de télégraphie électrique, instrument qui sert à transmettre. Quand on est sur le point de poser le fil, on l'essaie au moyen d'une pile portative placée dans la voiture ; on peut également faire marcher les parleurs, qui se trouvent transportés à côté des piles et des bobines, Journ. offic. 29 sep. < Vp, p. 8*«2,

t PARNASSIEN. Ajoutez: || 3» Les parnassiens, nom donné à des poètes contemporains très-amoureux de la forme et faisant pour elle de grands sacrifices. De même qu'en littérature les coloristes, les ciseleurs de mots, les parnassiens, comme ils s'appellent, ont succédé à nos grands poètes, e. duvEHGiER de hauranne, Rev. des Deux-Mondes, «s mai «874, p. 66«.

t PARNE (par-n'), s. f. Pièce de bois placée sur la charpente d'un comble pour supporter les chevrons (hors d'usage). Parnes, soles, appuis, jambages, CORN. Lexique, éd. Marty-Laveaux.

— ËTY.M. C'est une autre forme de panne 4 (voyez PANNE 4), seul usité aujourd'hui. L'épenthèse de l'r se faisait quelquefois ; voyez hurler pour uller.

t PAROCHUL, ALE (pa-ro-ki-al, a-l'), adj. Qui a rapport à une paroisse. Les églises parochiales, BAC. Lexique, éd. P. Mesnard.

— ETYM. Lat. parochia (voy. paroisse).

PAROI. Ajoutez : Il 9* On appelle paroi la peau

du sanglier, et armures la partie de la peau qui recouvre les deux épaules. Chasse illustrée, t. ii, p. 2«0. Il 10» Terme d'hydrostatique. On dit qu'un orifice est à mince paroi, quand il n'est qu'une ouverture dans une lame métallique ou une planche mince, sans ajutage ni en dedans ni en dehors. || 11° Terme d'artillerie. Projectile à double paroi, projectile dont la paroi est formée de deux parties concentriques, disposées en vue d'une fragmentatation systématique.

t PAROIR. Ajoutez : \\ 2° Outil de sabotier. Une fois le sabot évidé et dégrossi à la rouette, le perceur en ébarbe les bords, puis le passe à un troisième ouvrier chargé de lui donner la dernière façon à l'aide du paroir, qui est une sorte de couteau tranchant fixé par une boucle à un banc se lide, A. THEURiET, Uev. des Deux-Mondes, «"oct.

PAROISSIEN. Ajoutez : \\ i' Adj. Paroissien, paroissienne, qui appartient à la paroisse. La légende de Tell et Gessler, dont le premier échappe à toute investigation en dehors des falsifications évidentes de quelques chartes et registres paroissiens, la Revue suisse, «o oct. «876, p. «42.

PAROLE. Il 18° Parole de présent. Ajoutes : Le mariage par parole de présent est encore usité on certains pays. Un acte extrait du registre de la paroisse de Reyla, et constatant qu'elle avait été unie par parole de présent à M. Ch. C..., Gaz. des Trib. 7 juin «874, p. 539, 2° col. Que cet acte est rédigé suivant l'usag» de Cuba; qu'il ne peut être confondu avec l'ancien contrat de fiançailles par parole de présent quia été prohibé par le concile de Trente, et qui, depuis cette époque, n'est plus pratiqué dans les pays catholiques, ib. 3* col. Il Paroles de futur, voy. fdtoh, n* ï.

— HIST. Il XYi* 8. Ajoutez : Quant au fait d* l'église et du lien de mariage pour la conscience, les paroles de présent font le mariage ; paroles de prosent sont quand, par mots du temps présent, les deux masie et femelle se prennent à espouiel espouse, et les paroles de futur sont qu'ils promettent l'un à l'autre qu'ils se prendront.... l'cdit d* Blois de l'an (580, articles 40 et 44, défend aux notaires de recevoir les paroles de présent en cuntracts de mariage, et aux prestres de faire espousailles sans proclamation de bans, auy coouillb, Œuvres, éd. de «686, t. ii, p. 246.

t PARONNK (paro-n'), ». f. Nom, dans le pays d'Avranchos, de certains colliers de chevaux faits en paille ou on jonc (voy. plus bas paveille). Laiche convenable pour la fabrication des coliiera do chevaux dits paronnes, l'Avranchin, 27 juin

t PAROXYNTIQDK. AjouUX .— RBH. On trouve

quelquefois dans les écrits des médecins paroxystique ; mais napo^usTixà; n'est pas grec; il faut donc éviter de se servir de ce mot, etdireparoxyntique.

t PARPAILLOLER (par-pa-llo-lé, II mouillées), s. m. Nom vulgaire donné en Dauphiné, sous Charles VII et Louis XI, aux grands blancs de dix derniers tournois.

— ETYM. Voy. PARPAILLOT à l'Ëtymologie.

PARPAI.NG. — HIST. AjouUz : xjv* s. Jehan Cau-

chon requeroit que Hues retraissit le marricn à moitiet dou mur, qu'il avait mis à perpain en un mur commun (<306), varin, Àrch. administr. de la ville de Reims,l. ii, ("partie, p.cu. Mur à parpaia, id. ib. p. 61.

t PARQUEMENT (par-ke-man), », m. Action de parquer. M. J. Favre a dit dans sa déposition..,, j'ai sauvé les soldats de l'humiliation et des souffrances d'un parquement dans des camps retranchés, Journ. ojjic. 7 déc. «873, p. 7643, 2* col.

t PARQUEUR. Ajoutez : L'île de Ré a vu set côtes converties par les parqueurs en une vaste hultrière richement peuplée, Journ. ofllc. «8 avril

«875, p. 2808, 2' COl.

«.PARRICIDE. Il 6' Adj. Ajoutez : || Parricid» de, qui commet un parricide sur. La doctrine parricide des rois et l'opinion séditieuse de leur déposition, Pièce janséniste, dans sainte-beuve, Port-Royal, t. vi, p. 270, 3- éd.

— HIST. Ajoutez : xii* s. Li pères seuzfeges [perfide] et parricides [il avait tué son fils] mouz jmù] de repentise, li Dialoge Grégoire lo Pape, (876, p. «69.

t PARSISME (parsism'), ». m. Religion des Parsis; c'est celle de Zoroastre. Comme le œosaïsme, le parsisme interdit la fabrication des images divines, a. réville, Rev. des Deux-Mondes, «"mars «872, p. (34.

t PARSON (par-son), ». f. Terme d'exploitation houillère. Part de propriété dans une mine de houille, au pays de Liège.

— ETYM. C'est l'anc. franc. par»<m, partage, en lat. partionem, action de partager.

2. PART. Il 8° Ajoutez : \\ Anciennement, part, billet de faire part. Je vous préviens, monsieur le comte, que le roi est décidé à prendre le deuil jeudi, que la part soit arrivée ou non, Corresp. de Marie-Antoinette, publiée par Hunolstein, p. 296.

PARTAGE. Ajoutes : \\ 10° Partage noir, se disait, en Russie, du partage périodique des terres entre les habitants de la commune, Journ. offie.

22 janv. (872, p. 498, 3' COl.

PARTAGEÂHLE. ^;ou(ei ; || 2* Qui doit être partagé. Nous ne devons rien avoir de séparé ; bien et mal, tout est partageable entre nous, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

t PARTKRET (par-te-rè), ». m. Nom, dans le Lyonnais, d'un grand couteau. Près de la fontaine [à Villeurbane, près de Lyon], on trouva sur la neige un énorme couteau, vulgairement appeli* parteret et semblable à ceux dont les charcutiers se servent habituellement, Gaz. des Trib. 4 juii. (873, p. 529, 2* col.

— ETYM. Dérivé irrégulier de partir, parUger. PARTERRE. Ajoutez : \\ 7* Terme de forestier.

Parterre d'une coupe, l'emplacement oii se f.il une coupe. Les produits secondaires provenant des nettoiements ou des éclaircies sont parfois abandonnés sur le parterre des coupes, Enquête sur les incendies de forêts, p. 75.

2. PARTI (de partir). Ajoutes : || f Qui s'est lancé, qui s'est mis en mouvement. Paris est parti, disait un vétéran des luttes révolutionnaires, qui venait de parcourir divers quartiers de la capitale.

PAS

1. TiNOT, Pans en décembre 4864, p. Î25. || 8«Lorsoae quelqu'un s'anime sur un sujet qui lui ticnl k cœur, on dit familièrement : Le voilà parti, arrêtez-le si vous pouvez. ||4° Populairement, lancé, cxdU' par le vin. H.... a tiré son couteau contre deux personnes, chez un marchand de vin,... l'accusé travaillait chez P...., à cette époque, et il était nn peu parti ce jour-là, Gaz. des Trib. 26-27 oct.

4874, p. 4028, 4" COl. etc.

t PAKTICDLAIRE. AjouUi : || i' Qui appartient aux particules des corps,

PARURE.— ÊTYM. Ajoutez : Parure vient sans doute de parer, comme il est dit dans le Dictionnaire, mais non directement. En effet, la forme ancienne est pareure, qui provient du lat. paratura, lequel est dans Tertullien

PARVIS. — HIST. Ajoutez : xii* S. En cel parevis parmci cui hom vat à la glise del bieneurous Laurent, li Dialoge Grégoire lo pape, 4 876,

t PARVITÉ (par-vi-té), s. f. Mot forgé du latin. Exiguïté. Le sieur de Malherbe le pria que, vu la parvité de la somme, il ne s'en parlât point en ladite transaction, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

— ÉTYM. Lat. parvitalem, petitesse.

4. VAS. \\lf>° Ajoutez : Il Un pas de conduite, action de conduire pendant un bout de chemin. Chemin faisant, il rencontra le plus jeune des fils, garçon très-doux, qui lui donna un pas de conduite, Xonit. univers 44 nov. 4868, p. 4467, 2» col. || 20» Salle des pas perdus.... Ajoutez : \\ Le pas perdu, se dit quelquefois d'une espèce d'antichambre. On hésite, on proteste ; mais peu à peu, tout en valsant, on s'approche de la porte du salon qu'on franchit ; on passe «'■gaiement le pas perdu ; et enfin, de pirouettes en pirouettes, de protestations en hésitations, on arrive à la porte de la rue, puis à celle d'un coupé.... le National de (869, 24 janv. 1869. Il 86" Terme de fortification. Pas de souris, escalier étroit et raide qui descend dans le fossé du corps de place.

t PASQUIER (pa-skié), s. m. Nom donné, dans la Bourgogne et ailleurs, aux pâtis. Pasquiors communaux, les Primes d'honneur, p. 282, Paris, 4874. Trerte-cinq ares de pasquier pour le troupeau (Bouches-du-Rhône), barral, les Irrigations dans les Bouches-du Rhône, Pari», 4876, p. 77.

— ÉTYM. Le même que piquier {voy. ce mot au Supplément).

t PASQUINER (pa-ski-né), v. a. Diriger contre quelqu'un ou quelque chose des pasquins, des plaisanteries. Nous pasquinerons leurs malices [des beautés], corn. Lexique, éd. Marty-Laveaux.

PASSADE. Ajoutez :\\6' En termes de théâtre, les allées et venues en travers de la scène. Les moindres passades ont fait l'objet de longues discussions [avant la représentation], alph. daudet,

Journ. offic. 27 juill. 4 874, p. B290, i' col.

PASSAGE. Il 10° Ajoutez : \\ Lunette des passages, nom donné quelquefois à la lunette méridienne. Il 26° En Normandie, barrière fixe, facile à enjamber, qui permet de passer d'un herbage dans un autre, d'une prairie dans une autre prairie, del- BOULtE, Gioss. de la vallée d'ïéres, le Havre, 4876, p. 253. Il 27" Faire passage à, amener à. La coutume de vivre, plus forte que loi du monde, nous fait bien passage à des choses qui n'ont point de loi, MALB. Lexique, éd. L. Lalanne.

t PASSAGEUR (pa-sa-jeur), s. m. Fermier ou entrepreneur de bac, belmondi. Code des contributions directes, Paris, 48)8, -p. 437.

t PASSÉE (pâ-sée), s. f. Passée d'août, nom, en Normandie, de la fête qui termine la moisson.

t PASSE-MARINIÈRE (pâ-se-ma-ri-niè-r'), s. f. Passage pour les bateaux. Pour assurer le service de la navigation sous la passerelle, une passemarinière de 4 2"'de largeur sera ménagée à I4*50' du mur du bas-port Henri IV; un bouquet de trois pieux sera battu en amont de la passe, de manière que les bateaux puissent s'y amarrer, en cas de besoin, Ord. de police, 25 mars 4 870.

PASSEMENTERIE. Ajoutez : || Fig. et néologisme. Fausse décoration, faux rubans. Ils sont les victimes prédestinées de tout escroc qui se présente chez eux en équipage de grande remise avec une passementerie quelconque à la boutonnière, ». viLLEMOT, le Temps, feuilleton, 29 nov. 4868.

t PASSE-MONTAGNE (pd-se-mon-ta-gn'), s. m. Sorte de casquette ou bonnet, ordinairement fourré, avec une partie qui se rabat sur les oreilles, le cou et même les épaules. Toutes les troupes en hiver, officiers et soldats, recevront un passemontagne et une ceinture de flanelle, ou deux

PAS

ceintures, dont une servira de passe-montagne, Journ. offic. 2(i oct. t87(, p. 4065, 3" col.

PASSE-PARTOUT. Ajoutez : || 10° Nom de la brosse dont se servent les boulangers pour ôter la farine et les cendres des pains qu'ils livrent à l'acheteur. Il On l'emploie aussi pour épousseter les volumes, les casiers, pour brosser les chevaux, etc. Spécialité de brosseset passe-partout pour chevaux, Alm. Didbt-Bollin, 4 871-4872, p. 738, 4' col.

t PASSE-REBUT (pâ-se-re-bu), s. m. Un des noms des douves servant pour construire le corps d'un tonneau, nanquette. Exploit, débit et estim. des bois, Nancy, 4868, p. 92. || Au plur. Des passerebuts.

t PASSE-TOUr-GRAIN (pâ-se-tou-grin), s. m. Nom d'un vin de Bourgogne. || Il est nommé toutgrain dans le Dictionnaire, voy. grain, n° 23. Toutgrain est beaucoup moins usité.

PASSEUR. Ajoutez : || 3" Passeur de sable, celui qui passe au crible ou à la claie le sable extrait des rivières. Le noyé n'était autre qu'un sieur Nicolas X .., passeur de sable, qui s'est volontairement jeté à l'eau il y a douze jours. Gaz. des Trib. 31 mars 4 875, p. 3(5, 4" col.

PASSIBLE. Il 1° Ajoutez : Lorsque la blessure est en lieu si sensible, 11 faut qUe de tout point L'homme cesse d'être homme et n'ait rien de passible, S'il ne s'en émeut point, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

t PASSIONNANT, ANTE (pa-sio-nan, nan-t'), adj. Qui passionne. Ils [deux orateurs] ont déployé tour à tour, en cette question certes peu passionnante [la question monétaire], une ardeur juvénile, Journ. des Débats, 24 juin 4876, 4" page, i" col. Je veux consacrer le temps qui me reste à la séance générale de vendredi, qui a été tout à fait passionnante [congrès de l'Association française pour l'avancement des sciences], le Temps, 34 août 4 876, 2" page, 3" col.

PASSIONNÉ. Ajoutez : \\ 5" Passionné à, qui a passion pour. Les choses que vous êtes si passionnés à posséder, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

PASSIONNER. — HIST. Ajoutez : xm« s. Ave, dame, tes cuers moult fu passionnez [affligé]. Quant veïs que tes filz fu apassionncz, Gautier de coiNSY, les Miracles de la sainte ■ Vierge, p. 745, éd. abbé Poquet.

t PASSIVETÉ ou PASSIVITÉ. Ajoutez ; || 2» Se dit d'une propriété que possède le fer traité par l'acide nitrique concentré.

t PASSOT. Ajoutez : Il 2° Sorte de tour pour bander l'ai'balète (voy. arbalète).

t PASTI'XLISÉ, ÉË (pa-stè-li-zé, zée), adj. Qui a le caractère de la peinture au pastel. On y sent [dans un portrait par Chaplin] une préoccupation très-honorable d'échapper au goût des gens du monde pour la peinture propre, efléminée et pastellisée, bergehat, Journ. offic. s juill. 4 874,

p. 4748, 4" col.

t PASTELLISTE (pa-stè-li-sf), s. m. Artiste qui pratique la peinture au pastel. Latour, célèbre pastelliste du temps de Louis XV.

-^ PASTERMA (pa-stèr-ma), s. m. Nom, en Turquie, du jambon de mouton, mets usité en ce pays, le Temps, 23 oct. 4876, 2» page, 4™ col.

t PASTICHAGE (pa-sti-cha-j'), s. m. Action de faire un pastiche. La parodie et le pastichage en sont aisés [des tableaux du peintre espagnol Fortuny], berger, Journ. des Débals. 28 nov. 4 874, 3" p. 5" col. Quel manque absolu d'originalité, quel pastichage mal dissimulé sous une manière trop pompeuse ! id. ib. 27 janv. 4 876, s' p. 5' col.

t PASTILLAGE. Ajoutez ; || 2°ll se dit aussi des figures en terre cuite. Faire reconnaître sur les vases déterrés à Hissarlik, dans cespaslillages qui peuvent aussi bien représenter la figure humaine qu'une tête de chouette, c'est-à-dire l'image symbolique de la déesse protectrice de la Pergame troyenne, Journ. offic. 40 nov. 4 874, p. 7487,

t PASTILLEUR. Ajoutez :\\»' Celui qui fait en pâte sucrée de petites figures, des fleurs et autres objets. Tarif des patentes, 4858.

PASTORALE. Ajoutez : — REM. Hardy, dans une de ses préfaces, se fâche contre les courtisans qui disaient pastorelle ou pastourelle; car pastorelle, dit-il, est le féminin du bon vieux mot français pastoureau; et il adopte la dénoniinalion de pastorale, que réprouve, au contraire, avec beaucoup d'aigrçur P. de Landunenson, Art poétique, SAINTE-BEUVE, Tableau de la poésie française au XW siècle, Paris, 4869, in-42, p. 238.

t PASTORALISER (pa-sto-ra-li-zé), «. n. N«olo-

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