PEN
points sont dans la pénombre. || Particulièrement, en parlant des taches du soleil, nom donné à une zone de teinte moins sombre qui entoure le noyau des grosses taches.
I PÉNOMBRE, ÉE (pé-non-bré, brée), adj. Néologisme. Orné d'une pénombre. Les portraits de deux demoiselles, dont l'une, en robe bleue, a le vùsage doucement pénombre, bûroeh, Salons de
4864 à 4868, t. Il, p. 315.
t PÊNOMBREUX, EUSE (pé-non-breû, breû-z'), adj. Néologisme. Qui appartient à la pénombre. Aart van der Nccr, le grand peintre des efl'cts de lune, si prestigieux dans ses éclats, parce qu'il les ménage, si transparent dans les parties pénombreuses, bûrger, Valons de 4864 à 4 868, t. u, p. 646.
4. PENSÉE. Ajoutex : || 11* La libre pensée, l'opinion des libres penseurs.
— REM. Pascal a dit : Une pensée de derrière, pour fond de la pensée (voy. au Diictionnaire le n* 4). Cette forte expression a été reprise sous la forme de : pensée de derrière la tête. Maurice était sincère; peut-être sa pensée de derrière la tête était-elle de gagner du temps, peut-être avait-il quelque autre intention, v. cherbuliez, Rev. des Veux-Mondes, 45 janv. 4876, p. 278. Cette dernière forme est elle-même de Pascal : J'aurai aussi mes pensées de derrière la tête, éd. de E. Havet, 4 852, Appendice, p. 633.
4 PENSER. Ajoutex : — REM. 1. On lit dans Mme de Sévigné : Un beau matin nos états donnèrent des gratifications pour cent mille écus ; un bas Breton me dit qu'il pensait que les états allassent mourir, de les voir ainsi faire leur testament, 43 sept 4674. On dirait plutôt aujourd'hui allaient. Allassent indique davantage le doute. Il 3. Ailleurs Mme de Sévigné écrit à Mme de Grignan, qui était en Provence : Je n'eusse jamais cru que le beurre dût être compté dans l'agrément de vos repas ; je pensais que vous fussiez en Bretagne, 25 juillet 4 689. Ici le subjonctif est indispensable; car la phrase veut dire : j'aurais pensé que vous étiez en Bretagne.
PENSIONNAIRE.— HIST. Ajoutex : xiv s. Mises [dépenses] pour pencionniers de ccste anée présente [à Abbeville], Rec. de» manusc. inédits de l'hist. du tiers état, t. iv, p. 4 58.
t PENSIVITÉ (pan-si-vi-té), t. f. Néologisme. Caractère pensif. Les yeux [d'un portrait] ont une pensivité pénétrante et portent leurs regards au delà du temps présent, bbbqerat, Journ. offic.
4 0 mai 4 877, p. 3477, 3" COl.
t PENSOTTER (pan-so-té), v. n. Néologisme. Penser chétivement. Avec cela on vlyotte, on pensotte, L. DESN0TEHS, Us Béoticns de Paris,
— ÉTYM. Dérivé formé de penser, comme de vivre, vivoter.
t PENTALPHA (pin-tal-fa), ». m. Terme d'antiquité. Figure composée de ciiiq alphas, pentagone sur les côtés duquel sont des triangles isoscèles. Au centre du sceau, on voit une grande étoile à cinq pointes, le pentalpha, connu chez les Juifs et les musulmans sous le nom de signe do Salomon.... le pentalpha signifie que le propriétaire du sceau est fils de Salomon, p. delaunay, Journ. o/pc. 23 juin. 4 873, p. 4962, 3* col. || C'est sans doute pentalpha ou pentalphe qu'on a voulu imprimer dans ce passage de Cazotte : Mon camarade, à l'aide d'un roseau.... trace un cercle autour de lui.... et en sort après y avoir dessiné quelques caractères : Entrez dans ce penthacle, mon brave, me dit-il, et n'en sortez qu'à bonne enseigne, le Diable amoureux, ch. 2 ou 4 3, Paris, 4S45.
— ÉTYM. névxoXça, de nivTt, cinq, et S).ça, alpha.
t PENTATOME {pin-ta-to-m'), s. m. Genre d'insectes hémiptères, qui comprend la punaise des bois.
— fiîYM. n^vTj, cinq, et tofi:?;, section.
t 2. PENTIËRE {pan-tiè-r'), s. f. La partie d'une montagne qui est en pente, qui n'est pas disposée en plateaux. Champ-braillard est un des endroits les plus dangereux du lac de Sylans; éloignée de toutes habitations, la route, à partir d'un brusque contour, se trouve, au nord, resserrée entre une haute montagne, dont la pentière est couverte, de la base au sommet, par un taillis et une épaisse forêt de sapins, et, au sud, par un précipice rapide qui va se perdre dans les profondeurs du lac, Courrier de l'Ain, 40 mars 4 877.
— HIST. ivi* s. La pantiere de la breebe, pabé,
— ETYM. Dérivé de pente.
PER
t PÉNtJLR (pd nul'), ». /. Terme d'tnliquité. Vêtement rond, fermé de toute part, sauf un» ouverture pour passer la tête (lat. pxnula).
PËPERIN. — ETYM. Ajoutex : Le péperin est un tuf composé de cendres et do petites pierres calcinées qui, après avoir été rcjotées par le volcan, ont été entraînées et amalgamées par les torrents de pluie qui accompagnent toute éruption trèsviolente, .... les petits charbons semés dans ces tufs gris ont paru aux Italiens des grains de poivre, d'où le nom de peperino, beulé, Rev. des Deux- Mondes, 4" mai 4 870, p. a<.
PEPIN. — HIST. Ajoutex : XH« S. En plusors lient par les gardins [jardins] Mst 11 dux planter des pépins Des pomes qu'en out aportées, Dunt bcles entes sunt puis nées, bbnoit, Chronique, t. u,
PÉPINIÈRE. Ajoutex :\\f Pépinière volante, trou ou potetoii l'on met plusieurs graines d'arbre, et oii l'on reprend ensuite des sujets. On agrandit.... les potets jusqu'à leur donner l' à f,'oO de long sur 50 cent, de large,... on mettait environ 70 à 80 glands par trou; c'est ce qu'on appelle pépinières volantes, Tleboi». desmorUagnes,Comptes rend. 4869-74, 2* fasc. p. 70. Chaque potet constituerait une pépinière volante d'oii l'on tirerait plus tard les jeunes sujets de 2 à 3 ans.... ib, p. 96.
t PÉQUIN. — ÉTYM. Ajoutex : Le texte suivant porterait à croire que péquin n'est pas un terme de soldats : Péquin : terme injurieux qui équivaut à ignorant, sot, imbécile; homme intéressé, avare au dernier degré ; c'est aussi un sobriquet que les soldats se donnent entre eux, d'iiautsl, Dict. du bas langage,i80S. D'Hautel se trompe ; péquin était une qualification non^ue les soldats se donnaient entre eux, mais donnaient à ceux qui n'étaient pas militaires (voy. au Dictionnaire l'anecdote de Talleyrand et Augereau). Voici un renseignement traditionnel qui donnerait quelque chose de positif sur l'origine de ce mot. Péquin daterait de la fête de la Fédération, suivant le dire d'un général qui y assistait, dire transmis de bouche en bouche jusqu'à la personne qui m'en a fait part : à cette fête, il y avait des délégués militaires, et des délégués des cantons; ces derniers, on les nomma par abréviation des canlun»; la plaisanterie vit dans cantons la ville de la Chine et y substitua le nom de la capitale, Pékin.
t PÉRA (pé-ra), ». m. Nom, dans l'Indre, d'un cépage blanc, Je» Primes d'honneur, Paris, 4 873,
t PERAMBULATION (pè-ran-bu-la-sion), ». f. Mot forgé du latin. Voyage, course. Le retour du Père Quesnel et sa perambulation ne furent pas sans quelques difficultés et sans aventures, stb-beuye, Port-Royal, t. vi, p. 274, 3- éd.
— ETYM. Lat. perambulare, parcourir.
t PÉRAMÈLE (pé-ra-mè-l'), ». m. Genre de mammifères de l'ordre des marsupiaux dont les femelles sont pourvues d'une poche abdominale.
— ETYM. nVipa, poche, sac, et le lat. mêles,* blaireau.
PERCE. Ajoutex : ||8' Manière dont un objet est percé. La perce de la clarinette est cylindrique
2. PERCÉ, ». m. Ajoutex : || 8* Nom, à Nancy, d'un pain dit aussi couronne.
PERCEPTKUR. Ajoutex : || 8' Adj. Percepteur, perceptrice, qui perçoit les sensations. Les centres nerveux percepteurs, p. sert, Acad, des se. Comptes rend. t. ucxxiv, p. 4 74,
t PERCEPTRICE (pèr-sc-ptri-s'), ». f. La femme d'un percepteur. Mme la perceptrice, Progrés de {'£»(, dans l'Op«n»onnot«onol«, 3 mai 487», s* page,
6' col.
f PERCETTE (pèr-sè-f), ». f. Nom, dans l'Aunis, de la vrille, Gloss. aunisien, p. 4 33.
4. PERCEUR. Ajoutex :||8* Perceur de perles, Tari(des patentes, 4 868.
2. PERCHE. Ajoutex : || 10* Tendre la perche, tendre une perche à quelqu'un en danger do bo noyer. || Fig. Venir en aide à quelqu'un. Aujourd'hui, Van B..., vous tendei la pcrcbe à B.... en adoptant sa version, Gax. des Trib. 4 5 avril 4 874,
— REM. La perche de Paris valait 6",8474 ; eell* des Eaux et Forêts, 7", 4465. La porche carrée de Paris, mesure de superficie, valait environ 34 mètres carrés ; celle des Eaux et Forêts, 64 mètret csirréSt
t PERCHÉE. Ajoutex : — HIST. xvi* s. Voyez ceste perchée d'oiscaulx, comme ils sont donilletz et en iwn poinct, bab. v, 6.
PER
+ PKRCHIS. Il J' Ajoutez : Lorsque le pin est l'essence dominante, il est préférable de faire usage du petit feu, en ayant soin d'agir très-prudemment dans les jeunes perchis, Enquête sur les incendies de forêts, )869, p. 53.
t PERCOLATEUR (pèr-ko-la-teur), ». m Appareil qui sert à filtrer. Percolateur à café et à thé.
— ÊTYM. Lat. percolare, filtrer, de per, à travers, et colare, couler (voy. couler).
PERCUSSION. A]OUtex : — REM. Le fusil à pereussion est un fusil dans lequel l'inflammation de la poudre est déterminée par le choc d'un chien sur une capsule renfermant une composition fulminante, placée sur une cheminée (invention écossaise datant de <800 environ). Le fusil à percussion était l'armement de l'infanterie française avant l'adoption du fusil à aiguille.
t PERCUTANT, ANTE (per-ku-tan, tan-t'), adj. Fusée percutante, voy. fusée.
t PERCUTEUR. Ajoutez : \\ Nom général des pièces dune forme quelconque qui, dans les armes à feu, déterminent l'inflammation en venant tomber sur du fulminate. Percuteur des fusées; percuteur du fusil modèle 4 874.
PERDITION. Ajoutez : || 4' 11 s'est dit pour perte de quelque objet. Je ne plains point les endroits Id'un ouvrage) qui se perdront; et, quand tout le livre périrait, je me consolerais aisément de sa perdition, pourvu que je ne fusse point obligé d'en faire un autre, bauac, Lett. inédites, catxii, éd. Tamizey-Larroqne.
PERDRE. Ajoutez : || 34* S. m. Le perdre, l'action de perdre. Ce n'est point le perdre qui nous afflige, c'est l'opinion seule d'avoir perdu, kalh. Lexique, éd. L. Lalanne.
PERDRIGON. — ÊTYM. Ajoutez: M. Roulin rejette l'étymologie par perdrix, et pense que cette prune, qui, dans le Dict. de Trévoux, est appelée prunum ibericum, a sans doute pris son nom du village de Perdigon, province de Zamora, Espagne.
PERDU. Ajoutez : || 16° Regard perdu, regard qui, ne voyant pas, ne se fixe sur rien. C'est l'habitude ordinaire du corps qui dénonce leur cécité : le regard, sans expression, toujours perdu, comme disent les peintres, est d'une indicible tristesse; leur œil est insensible à la douleur comme à la lumière [il s'agit des amaurotiques], uaximb du CAMP, Rev. des Deux-Mondes, a avril (873, p. 8(0.
t PÊRÉGRIN (pé-ré-grin), s. m. Terme d'antiquité romaine. Étranger vivant à Rome, ou dans les pays soumis à sa domination, par opposition à citoyen romain. Les textes épigraphiques qui établissent une relation entre les pérégrins et les frumentaires paraissent concluants à M. Naudet,
DKLAUNAY, Joum. offU. 9 fév. (875, p. (079, 3' Col.
— ÊTYM. Lat. peregrinus (voy. pèlerin).
t PÉRÉGRINANT{pé-régri-nan), s. m. Celui qui fait des pérégrinations. Aux pérégrinants dont il est parlé plus haut, il faut ajouter ceux qui émigrent définitivement et se dirigent vers l'Italie, Joum. des Débats, 20 mars (877, 2- page, 6" col.
t PÊRÉGUEMENT (pé-rè-ghe-man), s. m. Terme provincial. Synonyme d'arpentement. Les répartiteurs pourront s'aider, dans cette opération, des cadastres et parcellaires, plans, arpentements ou peréguements qu'ils se seront procurés, Loi du 3 frimaire an VII, art. 43.
— f.TYM. Ce parait être un dérivé du lat. perasquare (voy. péréquation).
PÉREMPTOIREMENT. Ajoutez : — HIST. XIV s. Jehan d'Artoys a ofl'ert à respondre péremptoirement.... ((349), VABIN, Archives administr. de la ville de Heims, t. ii, 2* part. p. (243.
t PERFECTIS.SIMAT (pèr-fè-kti-ssi-ma), s. m. Dignité de perfectissime.
— ETYM. l.at. perfeclissimatus, de perfectistimus.
t PERFECTISSIME (pèr-fè-kti-si-m'), f. m. Qualification honorifique donnée à certains fonctionnaires sous les empereurs romains. Le perfectissime Sironius Pasicratès, F. delaunaï, Joum. offic.
10 juillet (877, p. 5(3(, 2» col.
— BTYM. Lat. perfectissimus, superlatif de perfectus, parfait.
t PERFORAGE (pèr-fo-ra-j') , s. m. Action de perforer. On mande de Calais : Les travaux d'étude du tunnel .sous-marin se poursuivent avec activité; vendredi, à Sangatle, la sonde avait atteint 86"; le perforage se coniinue jusqu'à (40 à 45(1", et à (50" on espère trouver la roche, Joum.
Uflic. (0 juin (876, p. 6357, 2* COl.
t PERFORATRICE (pèr-fora-tri-s'), ». /-.Machine à perforer le sol, les couches de terre, les roches.
PER
On a [an Salnt-GotbardJ perfectionné beaucoup les anciennes perforatrices; on a diminué leur poids et leur volume: à la perforatrice Someiller on a substitué la perforatrice François, et depuis, la perforatrice Turretini..., H. t>E parville, Joum.
Ofjic. (7 fév. (876, p. 1264, 2' COl.
t PERFORMANCES. Ajoutez : || î* Manière de courir d'un cheval, de se comporter pendant la course.
t PÉRIARTÉRITK (pé-ri-ar-té-ri-f), s. f. Terme d'anatomie pathologique. Inflammation du tissu qui entoure les petites artères.
— ÊTYM. Iltpi, autour, et artère.
+ PÉRICLITANT, ANTE (pé-ri-kli-tan, tant'), adj. Oui périclite, qui est en danger. Théâtre de la ville [à Berlin], entreprise périclitante, ie Temps, (9 avril 1878, 2' page, 6- col.
t PÉRIDOTIQUE (pé-ri-do-ti-k'), adj. Qui a rapport au péridot. Grains péridotiques, Acad.dessc. Comptes rend. l. lxxv, p. 7(9.
t PÉRIER. Ajoutez: Après cela, tout en alimentant le feu du fourneau avec de nouveau bois, on frappe vigoureusement le tampon avec le perler dont on laisse la pointe dans le trou du tampon jusqu'à ce qu'une certaine quantité de métal soit sortie. Œuvres de Benvenuto Cellini, trad. L. Lécianché, Traité de la sculpture, ch. u, ou t. ii, p. 37(.
t PÊRIMÉTRAL, ALE (pé-ri-mé-tral, tra-1'), adj. Qui a rapport au périmètre. Sur chacune de ces sections, on détermine le périmètre.... puisque préalablement on est tombé d'accord sur l'emplacement de la ligne périmétrale, Rebois, des montagnes. Comptes rend. (869-74, 4* fasc. || Au plur. masc. Périmétraux.
t PERINNE (pé-ri-n'), ». f. Nom de la térébenthine du pin d'Alep; on la recueille dans les trous creusés en terre à la base des surlés, H. fliche, Jfon. de bot. forest. p. 304, Nancy, (873.
PÉRIODE. Ajoutez: \\S° S. f. Terme d'arithmétique. Ensemble des chifl'res qui se reproduisent dans le même ordre, en une fraction périodique simple ou composée (voy. périodique).
PÉRIODIQUE. Ajoutez : \\ f S. m. Un périodique, un ouvrage périodique. Publications étrangères : Abonnements aux périodiques français et étrangers, Circul. du ministre de l'inst. publ. etc. (•' janv. (874, dans Joum. offic. du 6 janv. p. (30, 2* col.
t PÉRIPHRASEUR (pé-ri-fra-zeur), t. m. Celui qui fait des périphrases
— REM. M. Alph. Daudet l'a employé adjectivevement au sens de : qui a le caractère de la périphrase : Ces vers mythologiques, pompeux, périphraseurs, vous paraissent tellement surannés, hors de propos, Joum. ofjic. (3 mars (876, p. (770, 2* col. Mais periphraseur s'applique à un homme et non à des vers; avec un meilleur sentiment de la langue, M. Alph. Daudet aurait dit périphrases.
t PÊRIPOLAIRE (pé-ri-po-lê-r'), adj. Qui est autour d'un pôle. || Induction péripolaire, force éloctromotrice radiale Induite par le mouvement d'un corps tournant autour d'un axe passant par un pâle d'aimant, le roux, Acad. des te. Comptes rend. t. lxxv, p. (809.
t PÉRISCÉLIDE (pé-ri-ssé-11-d'), ». f. Terme d'antiquité. Bande, anneau qu'on portait autour des jambes.
— ÊTYM. ntpisxe).!;, de «epi, autour, et <ncéXoi;, jambe.
t PÉRISPLÉNITE (pé-risplé-ni-t'), ». f. Terme de médecine. Inflammation de la portion du péritoine qui entoure la rate.
— ETYM. ricpi, autour, et oitXr.v, rate. PÉRISSABLE. .4;ou(ei : || 2* Terme de commerce.
Sujet à éprouver des avaries. Que le navire était dans une condition convenable pour prendre et porter en bon état une cargaison sèche et périssable, à n'importe quel port du monde, Gaz. des Trib. (0 sept. (873, p. 869, (■■• col.
t PÉRISTÉROPHILE (pé-ri-sté-ro-fi-1') et non PËRISTËRAPUILE, adj. Qui aime les pigeons, qui s'occupe des pigeons. Société péristérophiie.
— ÊTYM. nepiateca, pigeon, et çiXo;, ami.
t PÉRIVASCULAIRE ( pé-ri-va-sku-lê-r'), adj. Terme d'anatomie. Qui est autour des vaisseaux. Les tissus périvasculaires.
PERLE. Ajoutez : || 16* Perles mortes, perles qu'on pèche dans les parages de l'Ecosse et qui ressemblent à des yeux de poisson, ca. blanc, l'Art dans la parure, p. 319.
t PERLER A;ou(ej ; || 6* K. n. Se dit d'un liquide qui apparaît soiu forme de Kouttes comparées à
PER
des perles. Il était dans l'angoisse, et la sueur perlait à son front.
t PERLOT (per-lo), ». m. Nom d'une petite espèce d'huître sur les côtes de la Manche. Courseulles livre annuellement de 20 à 30 millions d'huîtres à la consommation ; elles sont vendues d'après leur grandeur : il y a la grosse, la marchande, la belle, la petite moyenne et enfin le perlot, BOUchon-brandely, Joum. offic. 22 janvier (877, p. 460
PERMÉABLE. — HIST. XVI' 8. Ajoutez : J'enlen que le ciel est une substance liquide outrepassable, ou (pardonnez-moi ce mot) perméable, PONTUS de tyard, Discours philosophiques, S° 228, verso (ce passage est dans le Prunier curieux, publié pour la première fois en (557).
t PERMISSIF. — HIST. Ajoutez : || ivi* s. Une loy permissive qui levé les défenses d'une autre loy, BODIN, République, I, (o.
t PERMISSIO.VNÉ, ÉE (pèr-mi-sio-né, née), part, passé de permissionner. Art. 7... Tout individu permissionné qui changera de domicile.... Art. ((. Tout saltimbanque, joueur d'orgue ou permissionné qui aura prêté sa médaille ou sa permission..., Ord. de Police, 28 fév. (863.
PERMUTATION. Ajoutez : — REM. La permutation, en termes de mathématique, exprime les arrangements différents que l'on peut former avec un certain nombre d'objets, chacun des groupes renfermant tous les objets donnés. Les permutations de sept lettres a b c d e f g sont les arrangements de ces lettres sept à sept : elles sont au nombre de cinq mille quarante. Pour la synonymie entre arrangement et permutation en algêûre, voy. arrangement au Supplément.
t PERMUTE (pèr-mu-l'), s. f. Action de permuter. Elle [S. M.] a encore voulu employer ses offices auprès de Votre Éminence pour obtenir d'elle la grâce de permute de la commanderie de la Rochelle, dont mon fils, le bailli Colbert, est pourvu, avec la commanderie dont Votre Éminence dispose dans le grand prieuré de France, Lettres, etc. dt Colbert, vu, 122.
PERNICIEU.SEMENT. Ajoutez : — HIST. xvi* s. Il [Boniface VIII] fut.... pernicieusement factieux, PARADIN, Chron. de Savoye, p. 253.
PÉRONNELLE. — HIST. Ajoutez : IV s. Avons [avez-vous] point veu la Perronnelle Que les gendarmes ont emmenée? Chansons du xv* siècle, p. 4(, publiées par M. G. Paris, qui remarque -.«Péronnelle est devenu un nom commun, non pas, comme le dit M. Littré, par un développement analogue à celui d'autres noms propres, mais grâce à la popularité de la chanson (cette chanson, malgré son peu de valeur, a été extraordinairement populaire). En Provence, le souvenir de la vieille chanson est seul resté populaire ; on dit cantar la Peronelo, dans le sens de parler pour rien. Dans Oudin, Curiositez françaises, p. 3I6, on trouve : chanter la perronelle, dire des sottises, niaiser. Perronnelle est proprement le diminutif do Per ronne, nom de femme formé sur Pierre. ■
PÉRORER. Il V. a. Ajoutez : Ce roi qui va pérorer le perroquet perché sur le haut d'un pin; cela n'est pas d'un goût bien exquis, chamfoht. Notes sur les Fables de La Fontaine, x, (2.
PÉROU. Ajoutez : — ÉTY.M. Pérou n'est pas le nom que les incas donnaient à leur empire. Ce mot, d'après Garcilasso de la Vega {Histoire des Incas, t. I, p. (3), est dû à une méprise d'Espagnols qui, voguant de Panama le long de la côte ouest de l'Amérique, et apercevant un indigène, se saisirent de lui ; ils ne comprenaient pas son langage; mais ils entendirent ou crurent entendre pelu [pelu en péruvien signifie rivière, l'indigène avait été rencontré près d'une rivière). De pelu, les Espagnols firent pera, et propagèrent ce mot comme nom de la contrée.
PERPENDICULAIRE. Ajoutez : \\ 8* Fortification perpendiculaire, celle dans laquelle les faces sont flanquées par des flancs qui leur sont perpendiculaires.
PERPÉTUEL. X;out«*: || 6*Terme d'horticulture. Se dit de certains végétaux, qui, tels que les fraisiers, les framboisiers, les rosiers, etc. remontent régulièrement, c'est-à-dire fleurissent et fructifient une deuxième fois et quelquefois même une troisième fois. La poire beurré perpétuel, ainsi nommée, non parce qu'elle donne continuellen.enl des fruits, comme le nom semble l'indiquer, mais parce qu'elle produit normalement deux récoltes, qui, chaque année, arrivent à parfaite maturité, Hev. nortieole, *•' sept. 487», p. us.
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