‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 617 sur 754 · PHI · texte numérisé non relu

PHI

de fabse, domine. Ce qui montre bien que dans le passage de Bouchet il faut lire fabx et non phœbe, c'est ce qu'il ajoute ; ils sçavnienl bien pour qui c'estoit. Quant au phébé de La Fontaine, ce semble une forme francisée de phébus.

t PHÉNICIEN, ENNE (fé-ni-siin, siè-n'), adj. Terme d'histoire ancienne. Qui appartient à la Phénicie. Mémoire sur une inscription phénicienne déterrée à Marseille. |{ Alphabet phénicien, alphabet dérivé de l'écriture hiéroglyphique des Égyptiens, et qui s'est propagé chez les Grecs et les Latins. |{ S. m. Le phénicien, langue parlée en Phénicie, très-voisine de l'hébreu, et appartenant au groupe sémitique.

t PHÉNIQOÉ, ÉE (fé-ni-ké, kée), adj. Qui contient de l'acide pbénique. Fumigations phéniquées.

PHÉNIX. Ajoutez : || 4° Sorte de papillon, sphinx celerio.

t PHILANTHB (fi-lan-f), s. m. Genre d'insectes de l'ordre des hyménoptères, dont une espèce, le philanthe apivore, détruit les abeilles.

PHILANTHROPIE. Ajoutez : || 2' En un sens passif, dispMition à être doux et patient envers les hommes. La philanthropie est une vertu douce, patiente et désintéressée, qui supporte le mal sans l'approuver, fén. i S' dial. des morts.

t PHILIPPIN (fl-lip-pin), s. m. Nom d'une espèce de tabac venant des lies Philippines, Réponse aux questions posées dans l'enquête sur le monopole des tabacs et des poudres, p. B2, Paris, 4 874. Le rendement des tabacs fins fen Algérie], chebli et autres, est porté de 6 à 8 quintaux par hectare; avec les tabacs philippin et autres de lo à 4 2 quintaux, Joum. offie. I" mai 4874, p. 3033, 2« col.

+ PHILIPPINE. —REM. Quand, en Allemagne, on mange des amandes en société, et qu'une personne en trouve une à graine double, elle en garde une et donne l'autre à une personne de la société, de sexe différent; et, à la première rencontre de cesdeux personnes, celle qui dit la première : bonjour, P/iiiippc/ien (t»'eWiebchen), à l'autre, gagne un cadeau, à la discrétion du perdant. Une graine double s'appelle un vielliebchen. Philippchen est devenu par altération et assimilation Philippine en français, et vielliebchen signifie chose très-chère. Cette interprétation ne permet pas de rapprocher philippine des ^it'pt des Romains « Filipi ou pilipt désigne chez eux un usage domestique qui se pratique pendant les premières semaines du grand carême. On fait des gâteaux qu'on distribue aux voisins et aux passants en commémoration d'un boiteux qu'on nomme Philippe, dont la croyance populaire a fait un saint. • Revue d'anthropol. t. IV, p. 407.

t PHILOCOME (fl-lo-ko-m'), adj. Qui est favorable à la croissance des cheveux. Huile philocome, (4847), Description des brevets, t. ix, p. 337.

— ÉTYM. *i)io;, ami, et x6|ir), chevelure.

t PHILOCRATIE (fi-lo-kra-sie), s. f. Mot forgé par Voltaire. Amour de la puissance. Qui aurait cru qu'un projet de paix si raisonnable n'eût pas été accepté par M. le président? Mais, sur le point de signer et d'en remplir tous les articles, sa mélancolie et sa philocratie redoublèrent avec des symptômes violents, volt. Facéties, D' Akakia.

— ETYM. *iXoxpaTia, de çiXoc, qui aime, et xpàTo;, puissance.

t PHILODOXE (fl-lo-do-ks'), ». m. Terme de philosophie. L'homme qui suit des opinions, des vues, des apparences. Celui qui possède cette science, continue Platon en divers endroits, le vrai philosophe, qu'il ne faut pas confondre avec le philodoxe, pense.... ch. lévéqub, Science du beau, t. u, p. 330, Paris, 4 864.

— ETYM. *iXoSoÇoç, de çiXo;, ami, et 8ô{a, opinion.

t PHlLONISMK (fl-lo-nl-sm'), ». m. Doctrine philosophique et religieuse de Philon, Juif d'Alexandrie qui vécut du temps d'Auguste et de Caligula, et qui donnait au judaïsme des couleurs de platonisme. L'histoire du philonlsme, Rev. critique, 49 juin 487S, dans l'analyse des périodiques.

t PHILOSOPHAILLERIE (fl-lo-zo-fa-lle-ric. Il mouillées), s. f. Terme de dénigrement. Habitude de phllosophailler. 11 [Fontanes] détestait les journaux, la philosophaillerie, l'idéologie, et il communiqua cette haine à Bonaparte, quand il s'approcha du maître do l'Europe, chateaubr. Hém. d'outre-tombe {éi. de Bruxelles), t. n, Promenades avec Fontanes.

— ÉTYM. PhilosovhailUr

PHO

t PHILOSOPHATRE (fi-lo-zo-fâ-tr'), ». m. Terra» de dénigrement. Chétif philosophe; faux philosophe.

— hist. ivi* s. N'en voit-on pas les exemple» par un nombre infini de tels gentils philosopliiistres? JACQ. tahureaU, 2* diol. p. 229. Plus en apprendra, à un instant, par soy-mesmes, que non par tous les livres de tels quels philosophasires, non expérimentez en tels œuvres, est. pasquier, Uonnph. i, p. 4 5.

PHILOSOPHE. Ajoutez : || 11° Un des noms de l'argilah ou cicogne à sac (voy. argilah au Supplément). Le public, frappé de la gravité de sa démarche et de l'air penseur de son crâne dénudé, lui a donné le nom plus pittoresque de philosophe ou d'adjudant, Joum. offic. 4 8 mars

4 874, p. 2094, 2» Col.

PHILOSOPHER. Ajoutez : — REM. Au XVII* siècle, philosopher s'employait au sens de raisonner sur, tirer des inductions, comme on le voit par les exemples de La Fontaine et de Mme de Sévigné, rapportés dans le n" 4. C'est ainsi que Richelieu l'emploie dans cette phrase : M. de Chazé a fort bien interrogé M. de Thou [dans le procès de Cinq- Mars], et assurément il n'est pas incapable ; mais, pour la conduite générale de l'affaire, il nous faut, à mon avis, M. de Lauzon, étant besoin qu'un commissaire qui aura cette charge soit capable de philosopher et songer perpétuellement aux moyens qu'il devra tenir pour venir à ses fins, Lettres, etc.

4 642, t. VII, p. 4 7.

PHILOSOPHIQUE. Ajoutez : |j i* Dans le langag« des casuistes, péchés philosophiques, péchés commis par ceux qui ignorent Dieu, ou qui, en péchant, ne pensent point actuellement à Dieu, par opposition à péché théologique (ces péchés n'entrajnent pas nécessairement la damnation), ant ar- NAULD, 6* dénonciation, i (Œuvres, Lausanne, 4 "au t. XXXI, p. 30î). Le monstrueux dogme du péché philosophique, Biblioth. critique, Bâle, 4 709, t. il, p. 74.

PHILOSOPHISME. Ajoutez : \\ i' Au sens d'Antoine Arnauld, qui le premier a employé ce mot, doctrine des casuistes à l'égard du péché philosophique, ANT. ARNAULO, 5» dénonciation, u (œuvre», Lausanne, 4 78o, t. xxxi, p. 305).

t PHILOSOPHISTE. Ajoute! .-11%° Au sens d'Arnauld, qui le premier a employé ce mot, casuiste qui arguë du péché philosophique, pour atténuer les plus grosses offenses. C'aurait donc été sottement et impertinemment que tous vos philosophistes [il s'adresse aux jésuites], c'est-à-dire tous vos auteurs qui ont parlé du péché philosophique, nous ont fait entendre qu'il ne se trouvait qu'en ceux qui ignoraient Dieu, ou qui, en péchant, ne pensaient point actuellement à Dieu, ant. arnaulo, 6« dénonciation, i (Œuvres, 4 780, t. xxxt, p. 302).

t 2. PHILOSOPHISTE (fi-lo-so-fi-sf), adj. Qui a le caractère philosophique, et particulièrement de la philosophie du xviii' siècle. Le gouvernement.... ne pouvait.... sans froisser le sentiment démocratique et philosophiste du pays, prendre d'une manière absolue la défense du pape, proudhon, Confessions d'un révolutionnaire, 4868, p. 262

PHILTRE. Ajoutez : || i° Dans le vulgaire, enfoncement de la lèvre supérieure situé immédiatement sous la cloison du nez.

t PHOLÉRITE (fo-lé-ri-f), ». f. Terme de minéralogie. Silicate d'alumine hydraté.

t PHONAUTOGRAPHE (fo-nô-to-gra-f), ». m.

Terme de physique. Appareil qui sert à obtenir la tracé graphique d'un son ou d'un mélange de sons transmis h travers l'air.

— ÊTYM. *u)v9i, voix, aitè;, de soi-même, et yfi^ttv, écrire.

t PHONÈME (fo-nè-m'), ». m. Terme de linguistique. Bruit articulé, son articulé quelconque, voyelle ou consonne. M. Coudereau range les phonèmes : 4' d'après l'organe mobile qui les produit; 2* d'après le point où cet organe s'applique, L. HAVET, Rev. crit. 4 avr. 4 876, p. 249.

— ÉTYM. <I'(iviriti.», émission de voix.

t PHONOGRAPHE (fo-no-gra-f), s. m. Terme de grammaire. Celui qui décrit les voix, les sons grammaticalement. La prétention des phonographes de supprimer Va devant l'estpression nasale in (comme dans gain)..., colun, Observatior^s sur la réforme orthographique, p. 44, Avallon, 4873.

t PHOSPHORER (fo-sfo-ré), v. a. Ajouter du phosphore. Les inventeurs ont été conduits i phosphorer l'alliage de cuivre et d'étain, 8. ni

PARVILLE, Joum. Of^C. 8 Sept. 4874, p. 3307, 4" col.

PHO

r PHOSPHORISTK (fo-sfo-ri-sf), ». m. Nom donné en Suède, vers la fin du xviu* siècle, à un fcroupe de littérateurs qui réagissaient contre l'influence française, alors dominante dans tout le Nord; ainsi dits d'après le joanial Phoslihorus.

t PHOTIZITK (fo-ti-zi-f), ». f. Terme de minéralogie. Silicate de magnésie.

t PHOTOCHIMIE (fo-to-chi-mie), s. f. Science qui étudie les actions chimiques de la lumière.

f PUOTOCUIMIQUË (fo-lo-chi-mi-k'), adj. Qui se rapporte à l'action chimique de la lumière. Force photochimique, Àcad. des se. Comptes rend. t. LXXVI, p. 764.

— ÊTYM. Photo..., et chimique.

t PUOTOCHROMIE(fo-to-kro-mie), «. f. Procédé do photographie par lequel on reproduit la couleur des objets. C'est sur une presse autotypique, appartenant aux ateliers de pbotochromie du Moniteur universel,... qu'auront lieu ces expériences [d'impressions mécaniques aux encres grasses], Journ. offic. 34 mai 4876, p. 3731, i" col. Progrès considérables accomplis bans l'art tout nouveau de la pbotochromie, ib. e avril 4 877, p. 2636, a* col.

— ÉTYM. Photo..., et xPÂ>|ui, couleur.

t PHOTOCUROMIQCE (fo-tokro-mik'), adj. Qui a rapport à la photocbromie, synonyme de photochromatique, qui est au Dictionnaire. Impressions photochromiques, Journ. offic. 6 avr. 4 877, p. 3636, 2* page.

t PHOTOGLYPTIE (fo-to-gli-ptie), ». f. Art de la gravure parla lumière, Journ. offic. 29 sept. 4873,

— ÊTYM. *û«, fiitxii, lumière, et y5^«'"»«"j ciseler.

+ PHOTOGRAMMÉTRIE (fo-to-gra-mmé-trie), ». f. Application de la photographie an lever des plans. Un autre procédé de photogrammétrie, inventé par Chevallier, exige un instrument particulier, H. vCKJEL, U Photographie, Biblioth. scient, internationale, Paris, 4876, p. 4 27.

— ËTYU. Photo..., ffâmia, dessin, et (UTpov, mesure.

t PHOTOGRAPHIE. Âjoutex : || 2* Épreuve photographique. Une belle photographie.

t PHOTOGRAVURE (fo-to-gra-vu-r'), ». f. || !• Gravure faite par un procédé photographique. Deux publications de la Société des anciens textes, les Chansons du xv »t^cle et VÂlhum contenant la photogravure des plus anciens monuments de la langue française, fleuue des langues romanes, 2* série, t. il, p. 4 4 4. Elle [la mappemonde d'Ortélius] a été reproduite intégralement par les maîtres de la photogravure moderne , les frères Dujardin, Journ. of^c. 7 mars 4874, p. 4794, 2* col. Il [M. L. Delisle] a choisi dans ce manuscrit six feuillets qui, reproduits par la photogravure, nous montrent différentes sortes d'écriture et surtolit la transition entre ces écritures différentes, Revue historique, t. i, p. 308. || 1' Procédé à l'aide duquel on obtient ces gravures.

t PHOTUHÉLIOGRAPHE (fo-to-é-li-0-gra-f ), ». m. Instrument inventé par M. Warren de la Rue et destiné à la reproduction régulière de l'image solaire. Le soleil forme dans le plan focal du photohéliograpbe une image d'un demi-pouce (0",04 3) de diamètre, Journ. offic. 4 2 mai 4 874, p. 32)9, 2* col. Chaque station principale possédera.... un photobéliograpbe , un instrument des passages..., tb.

— ÉTYM. *ûi;, çwTè;, lumière, <SXio{, soleil, et Ypoçeiv, décrire.

t PHOTOLITHOGRAPHIER (fo-to-li-to-gra-fl-é) , V. n. Opérer la photolithographie, Journ. offic.

45 juillet 4872, p. 4828, 2* col.

t PHOTOMICROGRAPHIE (fo-to-mi-kro-gra-fîe), ». f Micrographie faite à l'aide de la lumière,

Journ. offic. 25 juill. 4 872, p. 6090, 2* col.

— ËTYM. Photo..., et micrographie.

t PHOTOMICROGRAPHIQUE (fo-to-ml-kro-grafi k'), adj. Qui a rapport à la photomicrographic. M. J. Girard transmet le résultat de ses recherches photomicrographiques sur les effets de la réduction des sels d'argent dans les épreuves photographiques, Journ. offic. « oct. 1876, p. 7360, 2« col.

[ PHOTOSPBÉRIQIJE (fo-to-sfé-ri-k'), adj. Qui a rapport à une photosphère. Les facules du soleil •ont des courants de matière photosphérique.

t PHOTOTYPIE (fo-to ti-pie) , s. f. Reproduction typographique des photographies.

- ETYM, *»>{, fwTcç, lumière, et tOn»;, type.

Page 1