PARÉ, I
— ÊTYM. 'Po(».6oti8ii?, de fô|i6o{, rhombe, et cl5o«, forme;
t ROONCUS (ron-kus'), t m. Terme de médecine. Espèce de ronflement plus ou moins dur et bruyant que font entendre les apoplectiques, lorsque la paralysie a gagné le voile du palais, ou les agonisants dans quelques phases de maladies graves.
— ÊTVM. Lat. rhoncus, du grec fÔYxo;.
t RHOPALE (ro-pa-T), s. f. Nom donné au genre roupale et mieux rupale, protéacées, par Rudge.
t RUOPALIQUE (ro-pa-li-k'), adj. Vers rhopalique, vers grec ou latin, formé d'une suite de mots dont chacun a une syllabe de plus que le précédent : le premier est toujours un monosyllabe. Il Période rhopalique, celle où les incises des membres de la période deviennent de plus en plus longues, ou de plus en plus courtes, comme fait une massue. En voici une où le second membre est divisé en trois incises croissantes : Il a été affermi dans son pouvoir par une force étrangère et qui n'était pas de lui ; — par une force qui appuie la faiblesse [qui arrête les chutes de ceux qui se précipitent] , — qui n'a que faire des bonnes maiimes pour conduire les bons succès, bai.zac, dans JULLiEN.
— ÊTYM. "PônaXov, massue, parce que la massue grossit depuis le petit bout jusqu'au bout opposé.
t RHOPALOCÈRE (lopa-lo-sè-r'), adj. Qui a les antennes .terminées en massue.
— ÉTYM. 'PénoXov, massue, et xipaç, corne, antenne.
t RHOTACISME (ro-ta-si-sm' ), f . m. Prononciation vicieuse de la lettre r.
— ETYM. 'PwTaxîîIeiv, employer souvent le p, de
fRHUBARBARIN (ru-bar-ba-rin), s. m. ouRHU- •ARBARINE (ru-bar-ba-ri-n'), s. f. Synonyme de rhaharbarin.
RUUBARBE (ru-bar-b'), s. f. \\ 1° Nom collectif de plusieurs racines employées en médecine, qui toutes appartiennent au genre rheum, polygonées. Pour moi, je prendrais toute la rhubarbe de la Sibérie et tout le séné des apothicaires, sans que jamais je fisse un chant de la Uenriade, Lett. du roi de Pr. à Voltaire, ♦ janv. *77o. Il est bien connu que la vraie rhubarbe croît sans culture entre le trentième et le trente-neuvième degré de latitude boréale, raïnal, hist. phil. v, 30. La société formée & Londres pour l'encouragement des arts et du commerce distribua en «774 des médailles à deux cultivateurs anglais qui avaient recueilli de la rhubarbe d'une qualité supérieure, m. ib. v, 3o. Il établit dans ses terres la culture de la rhubarbe, production inconnue en France dans sa jeunesse, CONDORCET, Duhamel. || La rhubarbe de Chine, de Perse ou des Indes, rheum palmatum, L. || La rhubarbe de Krance, rheum compaclum, L. || Fig. Passez-moi la rhubarbe ei je vous passerai le séné, voy. SÉNÉ. Il S' Rhubarbe des moines, nom sous lequel on a désigné tantôt la patience , tantôt le rumex alpinus, L. \\ 8° Rhubarbe blanche, voy. iiéciioacan. Il Rhubarbe des pauvres, thalictrum (latum, L. \\ 4° Sorte de fromage qu'on fabrique à Roquefort, avec les raclures de ceux qui sont destinés au commerce. De ces raclures on compose une espèce de fromage en forme de boule qu'on nomme rhubarbe, et qui se vend dans le pays trois ou quatre tous la livre, Dict. des Artt et met. au mot laitière y 8* Jaune de rhubajrbe, synonyme de rhéine.
-- HIST. xiii* s. Et es montaignes de ceste cité croist reobarbe et gingembre aussi à grant planté MARC POt., p. 4»0. Ilxiv s. U reubarbare purgé l'humeur colérique, ohesme, Thite de meunier. Il XVI' s. Cognoistre la force de la rubarbe et du po-^ lypode, HONr. ii, I7i.
RHU
— ÊTTM. Prov. reubarba; catal. riubarbarro ; espagn. rutbarbo ,• port, rheubarbo; ital. reofcorbaro, rabarbaro; du lat. rha barbarum, de Uha, nom indigène du Volga, et barbarum, barbare : la plante qui vient sur les bords du Rha des barbares. Le latin dit aussi rheubarbarum, et Isidore interprète rheu par racine.
RUUM (rom'), s. m. Alcool retiré de la mélasse, laquelle est le résidu du suc de la canne à sucre. Il Quelques-uns écrivent rum, ce qui est la meilleure orthographe, étant l'orthographe des Anglais, qui nous ont transmis ce produit.
— ÊTYM. Origine inconnue.
t RUUMATALGIE (ru-ma-tal-jie), s. f. Terme de médecine. Douleur rhumatismale.
— ETVM. Rhumatisme, et iX^o;, douleur.
RUUMATIQUE (ru-ma-ti-k'), adj. Synonyme de
rhumatismal.
— HIST. XV' S. Par quoy furent causées es corps humains rumatiques enfermetez, chr. de pisan, Charles F, ii, 1. 1| xvi' s. Il eslira l'air pur et clair, non trop humide ne rhumatique, toutesfois un peu froid, PARÉ, v, 9.
— ETYM. Prov. reumatic; espagn. et ital. reumatico ; du lat. rheumaticus, de f eu[iaTixô;, de f eû- Ha, rhume.
t RUUMATISANT, ANTE (ru-ma-ti-zan, zan-t'), adj. Qui est affecté de rhumatismes. || Substantivement. Un rhumatisant.
— ÉTYM. Rhumatisme ; lat. rheumatixare, être affecté de flu.xion (voy. rhumatisme).
t ROUMATISÉ, ÉE (ru-ma-ti-zé, zée), adj. Qui est affecté de rhumatisme. Je suis tout rhumatisé.
— ÉTYM. VOV. RHUMATISANT.
RHUMATISMAL, ALE (ru-ma-ti-smal, sma-1'), adj. Qui appartient au rhumatisme. Les accidents rhumatismaux. || Fièvre rhumatismale, fièvre symptomatique qui accompagne le rhumatisme aigu.
— ÉTYM. VOV. RHUMATISME.
t RHCMATISMALEMENT (ru-ma-ti-sma-le-man) , adv. Par l'effet, par suite d'un rhumatisme. Muscle qui est resté rhumatismalement contracté.
RHUMATISME (ru-ma-ti-sm'), s. m. || 1» Terme de médecine. Douleurs qui siègent particulièrement dans les muscles ou les articulations, et qui ne sont accompagnées ni de fièvre ni d'aucun caractère d'inflammation. Nbus attendrons le retour des feuilles et celui de ma santé ; autrement, il me faudrait chercher en litière les aventures; on m'appellerait le chevalier du rhumatisme ; nom qui, ce me semble, ne convient guère à un chevalier errant , la font. Lett. xix. La fortune l'est venu chercher dans sa chambre, assez incommodé des chicanes de son rhumatisme, sÉv. 431. Il 2° Rhumatisme articulaire, dit aussi arthrite rhumatismale, inflammation du système fibro-séreux des articulations, compliquée d'une altération particulière du sang; 11 est aigu ou chronique. Je vous assure qu'un rhumatisme est une des belles pièces qu'on puisse avoir ; j'ai un grand respect pour lui ; il a son commencement, son augmentation, son période et sa fin, sêv. 247. Plusieurs poules furent atteintes de rhumatisme aigu et de sciatique, flou- RENS, Instit. Mém. scienc. t. x, p. 621. US" Rhumatisme noueux, forme du rhumatisme qui n'est ni la goutte ni le rhumatisme aigu ou chronique, et qui se caractérise par une augmentation graduelle du volume des extrémités des os, du périoste et des ligaments.
— ÊTVM. Lat. rheumdtismus, de f eufiaTiuiià;, de feij(ia (voy. rhu'Me). Le rhumatisme a été ainsi nommé parce que, dans l'ancienne pathologie, on le considérait comme une fluxion venant des parties supérieures.
t RUUMATISMË, ÉE (ru-ma-ti-smé, mée) , adj. Synonyme inusité de rhumatisé. Le chevalier de Grignan, rhumatisme depuis deux mois, sév. 26 janv. 1083.
t RUUMATOÏDE (ru-ma-to-i-d'), adj. Terme de médecine. Se dit de douleurs analogues à celles du rhumatisme, qui se manifestent au voisinage des articulations des membres, aux régions cervicale, lombaire et sternale, à la suite des accidents primaires de la syphilis.
— ÊTYM. Rhumatisme, et tîîo;, forme.
RHUME (ru-m'), s. m. || !• Terme vulgaire, synonyme de bronchite ou inflammation de la membrane muqueuse des bronches. Cela est étrange, que moi , qui vous ai tant fait la guerre d'être trop craintive en ce qui regarde votre santé, ai pris à celle heure cette même humeur pour ce qui vous
I regarde, et qu'un rhume que vous avez me tour- I mente plu» qu'une fièvre continue que j'aurais, voit.
RHY
Lett. 108, d Hme de Sablé. Vous toussez fort, madame....— C'est un rhume obstiné, sans doute; et je vois bien Que tous les jus [de réglisse] du monde ici ne feront rien, mol. Tart. iv, 8. Le petit Péquet était au chevet de mon lit pour un épouvantable rhume qui sera passé quand vous recevrez cette lettre, sév. 28. Le rhume à son aspect [d'un mauvais médecin] se change en pleurésie, boil. Art p. IV. Il On dit aussi rhume de poitrine ou de gorge. 112" Rhume négligé, commencement de diverses espèces de phthisies. || 3° Rhume de cerveau, ou, absolument, rhume, synonyme de coryza. L'autre aussitôt de s'excuser, Alléguant un grand rhume : il ne pouvait que dire Sans odorat, la font. Fabl. VII, 7. De légers engorgements des sinus frontaux, que le public appelle rhumes de cerveau, desessARTz, Inslit. Mém. scienc. t. i, p. 462.
— IIIST. xiii* s. Me prist.... un reume si grant en la teste, que le reume me filoit de la teste parmi les nariles, joinv. 237. || xv* s l'impost, les quatrièmes. Peste des biberons. Faute d'un peu de vin, feront mourir de rheumes Les pauvres compaignons, BASSELiN, XXVIII. Il XVI' s. La douleur de teste se recognoit à la reume, quand le bœuf jette en abondance par les yeux et la bouche, o. de seures, 978. Aucuns l'appellent [la goutte] descente, rheume ou catarre, parce que le nom de goule est odieux, principalement aux jeunes gens, paré, xxi, I. Et parce qu'en la vieillesse nous apportons le palais encrassé de rheume.... mont, ii, «8.
— ÉTYM. Provenç. reuma, s. f.; espagn. et ital. rextma; du lat. rheuma, qui vient de feùiio, fluxion, de feiv, couler, fut. feOau; sanscr. jru, couler; comparez le lat. rivus, ruisseau.
t RHUMERIE (ro-me-rie), s. f. Distillerie de rhum, BHUS (rus'), s. m. Nom latin du sumac.
— ÉTYM. Lat. rhus, du grec ^oû;, sumac.
t RUYNCHITE (rin-ki-f), t. m. Genre d'insectes coléoptères. || Le rhynchite Bacchus, espèce de charançon ayant fait partie du genre attelabe.
— ÉTYM. 'Pûyxo;, bec.
tRHYNCHOLitUE (rin-ko-li-f), ». m. Nom donné
à divers corps fossiles, à des pointes d'oursins.
— ÉTVM. "PÛYXO?) bsc, et Xi6o;, pierre.
RHYTHME (ri-lm'), s. m.\\l' Qualité du discours qui, par le moyen de ses syllabes accentuées, vient frapper notre oreille à de certains intervalles; ou succession de syllabes accentuées (sons forts) et de syllabes non accentuées (sons faibles) i de certains intervalles. Lorsqu'il [Virgile] chante un fait d'armes ou décrit une tempSte, le rhylhme précipité, les sons retentissants de ses vers peignent admirablement une scène de fureur, de tumulte ou d'épouvante, poussin, Lett. 24 nov. 4«47. Le rhythme, c'est-à-dire l'assemblage de plusieurs temps qui gardent entre eux certain ordre et certaines proportions, d'ouvet, Prosod. franc, v, l. Le rhythme en général est un mouvement successif et soumis à certaines proportions, barthél. Ânach. ch. 27. Le rhythme de la poésie n'est qu'une imitation de celui de la musique, cahanis, Instit. Mém. se. mor. et pol. t. i, p. 203. || Rhylhme phraséologique, voy. phrvséologique. || 2° U se dit quelquefois pour vers. Quand mon âme oppressée Sent en rhythmes nombreux déborder ma pensée, lamart. Mdd. I, 20. Il 3" Terme de musique. Système des durées des sons ; succession régulière des sons forts et des sons faibles. Dans ses forêts le sauvage qui chante. Fidèle au rhythme, en observe les lois ; Tel est le chant, même dès sa naissance, marmontel, Polymn. 11. La musique dépourvue de rhythme est vague , et ne peut se prolonger sans faire naître l'ennui, fétis, la Musique, 11, H. Le rhytlime, de toutes les parties de la musique, nous paraît être aujourd'hui la moins avancée, berlioï, A travers chants, p. 8. || 4° Se dit, en médecine, des battements du pouls, pour exprimer la proportion convenable entre une pulsation et les suivantes.
— SYN. rhythme, mètre. Le mètre et le rhythme sont théoriquement indépendants l'un de l'autre. Celui-ci n'existe qu'à la condition d'être entendu; il consiste toujours dans les syllabes accentuées, que l'oreille saisit parfaitement. Le mètre, au contraire, est l'évaluation des syllabes. Il existerait encore pour un sourd, si ce sourd en connaissait la valeur conventionnelle, jullien.
— HIST. XIV' s. Il Jie prent pas rimes, ainsi comme l'en use communément en françois de ce mot; il entent par rime toute mesure convenable de sillabes ou de sons, oresme, Thèse de meunier. Il zvi* s. Je ne suis pas de ceulx qui pensent la