‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 631 sur 754 · POP · texte numérisé non relu

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1. PONT. Il 14' Le pont aux ânes. Ajoutez : || Lei étudiants en géométrie donnent le nom de pont aux ânes au théorème du carré de l'hypoténu.io. Il M* Terme de té.égraphie électrique. Pont de Wheatstone, appareil de résistance employé pour la vérification des diverses causesde changement dam leslignes,/oumoJo/Jlae(,24 oct.lt76,p.88M, 3«r,ol. Il 26" Terme d'astronomie. Pont, roy. oodttb an Supplément.

— HIST. Il XVI' s. Et do leurs corps on fera un pont pour luy donner [à l'Espagnol) passage à la victoire et au butin, Œuvres de Ph. Mamix de Saintt' Aldegonde, Bruxelles, 1869, p. 60.

t 2. PONTAGE (pon-ta-j'), $. m. Action de censtruiro un pont militaire. Crochets de pontage. Dans le cours du mois de juin ,186»] et les premiers jours de juillet, des travaux de pontage sont journellement exécutés, Joum. offic. n janv. 1875, p. 400, 3' col.

t PONTÉE (pon-tée), ». m. Terme de marine. Quantité do marchandises qui peut tenir sur le pont d'un navire marchand. Le steamer français Alsace-Lorraine, de Bordeaux, entré le 6 octobre & Cardif [Angleterre] avec un chargement de poteaux, a dû suspendre le travail de son déchargement, afin qu'on pût juger le contenu de sa ponté», Joum. des Débats, 15 oct. 1876, 2* page, 3' col.

t 1. PONTER. Ajoutez .-[l Terme de pontonniers. Ponter un bateau, y fixer les poutrelles et les madriers constituant la partie du tablier qui doit leposer sur ce corps de support.

t PONTIER (pon-tié), ». m. Celui qui garde les ponts d'une écluse. Hier, dam l'après-midi, écriton du Havre, les pontiers de l'écluse des transatlantiques ontapcrçu dans le bassin de l'Eure un poisson étrange..., Joum. offic. 4 avril 187S, p. ï46j, 1" col. La première caisse avait été descendue sans accident dans l'embarcation avec l'aide du nommé Declos, pontier, et placée sur l'avant du canot; le pontier ayant été appelé pour son service à l'écluse des transatlantiques..., Joum. du Havre, dans Joum. offic. 21 marsi877, p. 222», 2' col.

tPONnPIÉE(pon-ti-fi-ée), adj. ^. Messe pontifiée, messe célébrée par un évèque, un prélat. X la messe pontiflée par Mgr Rosse Vaccari, archevêque de Colosse.... assistaient.... Joum. offic. 30 août 1869, p. 1157, 2' col.

+ PONTIFIER (pon-U-fi-é), v. n. || 1' Exercer les fonctions de pontife, de pape; officier. Le dimanche avait lieu l'inauguration de la statue de saint Michel, donnée par Mgr Bravard, en présence de ce généreux prélat et d'un évêqne irlandais, qui a pontifié, Avranchin du 28 sept. 1873. Pie IX, ne sortant pas de son palais et ne pontifiant plus en public, /oum. de Genève, 23 nov. 187«. Dieu l'avait créé pour monter aux autels et pontifier, H. BLAZE DE BURT, Rcv. des Deux-Mondcs, 15 mars 1877. Il 2' Pontifiant, pris substantivement. La solennité méthodique qu'apportait à ses moindres actions cet éternel pontifiant, daudet, Jack, i, ». Il Pontifiant a ici un sens figuré.

t PONTOBDELLE (pon-to-bdè-l'), t. f. Sangsue marine, Joum. offic. 8 juillet 1872, p. 4«57, 3* col.

— ÉTYM. nôvtoî, mer, et pîÉXXa, sangsue.

+ PONTOISE (pon-toi-z'), ». f. Ville dans le voisinage de Paris, dans le département de Seine-et- Oise. li Avoir l'air de revenir de Pontoise, avoir l'air étonné, ahuri, ne comprenant pas ce qui tt passe. Il D'ici jusqu'à Pontoise, très-long. De grand* mots qui tiendraient d'ici jusqu'à Pontoise, hag. Plaid, m, 3.

PONTON. Ajoutez : || 8* Frais de ponton, trti» pour emploi de pontons à l'efl'et de charger ou décharger un navire. En payement de 79036 francs, représentant, selon eux, le préjudice qu'ils avaient éprouvé pour perte de fret, excédant de frais de ponton, dépenses de l'équipage pendant 77 jours. Gaz. des Tri'i). 1 0 sept. 1873, p. 869, i" col. (Il s'agit d'un navire retenu au Callao (Pérou) avant d'avoir pu reprendre son chargement de guano, débarqué pour réparation.) || 4* Engin en forme ûe petit pont qui sert à mesurer les pierres cassées, déposées le long des routes, à la réparation desquelles elles sont destinées.

t POPOFFKA (po-pof-ka), ». f. Sorte de vaisseau cuirassé. On sait que, depuis quelque temps, il existe dans la marine russe des navires cuirassé* d'un nouveau type, les popoffkas, ainsi appelés du nom de leur inventeur, le vice-aniiral Popoff; lea popofTkas sont des vaisseaux cuirassés de forme circulaire destinés i la défense de» côte», Joum. offic. 11 juin. 1876, p. 6028, 2' col. || On trouva

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aussi popovka. Premières expérience» du tir des canons gigantesques dont est armée la popovka Novgorod, Joum. ojfic. <6 oct. <873, p. 6399, 3« col.

t POPOTK. Ajoutez : Il Les officiers de l'armée d'Afrique disent qu'ils vivent en popote, quand ils font faire leur cuisine par des soldats.

\ pOPnLACERIE(po-pu-la-serie), î. m. Mœurs, manières de populace. Tel est leur besoin de popularité ou plutôt de populacerie..., lo Pairie, 28 déc. 487).

PORCKLAINE. — REM. Ajoutez : || a. Saint François de Sales dit porceline : Un vaisseau de belle porceline, Introduct. à la vie dévote, n, 8. On rapprochera celte forme du normand pource- Une, dit de la coquille.

t PORCELAINIER. Ajoutez :\\ 3* Ironiquement, peintre porcelainier, celui dont les tableaux jouent la porcelaine. Le procédé de Willem Mieris, de M. Gérôme et de tous les peintres porcelainiers est donc antipathique au sentiment de la nature et à l'art véritable, bûrger, Sol. de 1 86 1 d 1 868, t. ii,p. 35< .

t. PORION, narcisse des prés. Ajoutez :— HIST. xvr s. Je n'ay plus amy ne amye En France et en Normandye, Qui me donnast ung porion, Ane. chanson normande, recueillie par M. Dubois, dans son édition des Vaux-de-Vire de Basselin.

t PORNOCRATIE (por-no-kra-sie), s. f. État social où dominent les courtisanes ; influence des prostituées. Mot employé par Proudhon, et qui sert de titre à l'un de ses ouvrages, sorte de pamphlet oîi il combat à outrance les revendications politiques et sociales des femmes de notre époque.

— f.TYM. Voy. POHNOCRATIQUE.

2. PORT. Ajoutez : || 11' Ancien terme de jurisprudence. Port d'armes, désignation d'une espèce de crime. Le port d'armes n'est pas pour être garni d'arquebuses, hallebardes, cuirasses ou autres armes offensives et défensives, mais est quand aucuns s'assemblent en nombre de dix ou plus, estant armés avec propos délibéré pour faire insulte et outrage à autrui ; ainsi le crime de port d'armes implique en soi l'assemblée illicite d'hommes en armes, ohy coquille, Inst. au droit franc, p. 3, éd. 4 666 de ses œuvres.

f 3. PORT (por), s. m. Se dit, par abréviation, pour porto. Le plus célèbre de tous les vins portugais est, nous avons à peine besoin de le nommer, le porto, par abréviation port, Joum. offic. G sept. <873, p. 6748, I" col.

t PORTABILITÉ (por-ta-bi-li-té), *. f. La qualité d'être portable. Cet avantage est celui d'une plus grande commodité, sous le rapport du poids pour une même valeur ; c'est cet avantage qu'on exprime quelquefois par un mot nouveau, la portabilité,

MICHEL CHEVALIER, JOUm. offic. 22 janv. <870, p. <46.

(. PORTANT. Ajoutez : Il 8* Chaîne portante, chaîne qui dans un mécanisme porte les fardeaux. L'une de ces grues vint à subir une rupture de la chaîne portante, Joum. offic. ) 7 mars <874, p. 2062, 3' col. Il 4* Vent portant, vent qui se fait sentir au loin. Le bruit de l'instrument pourra s'entendre à 6 milles avec vent contraire, à (7 milles par temps calme, à 20 milles par vent portant, Joum. offic.

*S déc. <873, p. 7896, 3« COl.

t PORTANTINE (por-tan-ti-n'), t. f. Nom, en Italie, de la chaise à porteur. Sur la route de la Corniche. .., on se faisait porter dans des chaises appelées portantines, Joum. offic. 4 déc. I87<, p. 4772, 2' col. En y rentrant [dans son palais), son œil attentif à tout observa une portantine en station; en effet, à peine fut-elle [Olimpia] dans ses appartements, qu'on vint lui dire que le cardinal Ant. Barbcrin.... attendait l'honneur de lui parler, delégluze, Dona Olimpia, ch. n.

— ÊTYM. Ital. portantina, chaise à porteur, de portare, porter.

PORTATIF. Ajoutez ; || 6* Qui a la faculté de porter. M. Jamin présente une note de M. Van der Willigen «ur la force portative des aimants en fer à cheval ; l'auteur fait connaître une méthode d'aimantation qui permet d'augmenter de près d'un tiers la force portative permanente des meilleurs aimants, u. de parville, Joum. offie. 7 déc. 4876, p. 90S6, 2' col.

PORTE. Ajoutez : \\ iS- La porte de Saint-Nicolas, sorte de jeu usité en Lorraine. Les joueurs, se donnant la main, forment une longue chaîne, dont chaque anneau est représenté alternativement par une dame et un cavalier; les deux meiieurs, qui se trouvent en tète, élèvent leurs mains jointes de manière à former une sorte d'arceau, a. theuriet, Bev. des Deux-Mondes, ("juin (874, p. 48(.

.+ PORTE-BONHEUB (por-te-bo-neur), ». m.

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Terme de bijoutier. Bracelet sans cbarnière et uni, ordinairement en argent ou en or, qu'on porte au bras,et qu'on ne quitte jamais. Bracelets semainiers, dits porte-bonheur, Joum. o/yîc. 3 déc. (876, p. 8984, (■■• col. Un porte-bonheur dont le cercle émaillé était orné d'une pensée avec ces mots : pensez à moi, gravés en or sur l'émail noir.... Raymonde tendit nonchalamment son bras; il y agrafa le porte-bonheur, puis, s'inclinant vers ce bras blanc et potelé, il y mit respectueusement ses lèvres, a. theuriet, Rev. des Deux-Mond. 1 5 avril ( 876, p. 748.

t PORTE-BOURSE fpor-tc-bour-s'), ». m. Celui qui porte, qui tient la bourse, pour une collecte. Les intendants pourraient, si vous le trouviez à propos, faire des échelles dans chaque paroisse, après avoir entendu les habitants ; ce travail serait grand, mais fort utile, parce que, outre que les plus riches seraient porte-bourses, les intendants connaîtraient la force des paroisses, et pourraient faire des taxes d'offices (22 août (684), boislisle, Corresp. contrôl. génér. des finances, p. 27.

t PORTE-BOUTEILLES (por-te-bou-tè-U', Il mouillées), ». m. Sorte d'armoire en fer, à claire voie, où l'on range les bouteilles.

t PORTE-CARTES (por-te-kar-f), s. m. Sorte de petit portefeuille où l'on met ses cartes de visite. Tirant de sa poche un mignon porte-cartes en ivoire, daudet, Jack, i, t.

t PORTE-CHAISE (por-te-chô-z'), ». f. S'est dit pour chaise à porteur.

— ÉTYM. M. Darmesteter, formation des mots composés en français, p. (62, qui trouve ce mot dans Clemm (Comp. grxc. cum verb. p. 93), voit, dans ce mot que Clemm ne peut expliquer, un vocatif et un impératif : chaise, porte I C'est ainsi qu'il explique grippe-minaud : minaud , grippe t gralte-boësse : boësse, gratte I virebrequin (devenu x^ilebrequin) : brequin, virel (En grammaire, on désigne aujourd'hui les impératifs en les faisant suivre d'un point d'exclamation.) Si c'était le minaud qui grippe, il y aurait une inversion contraire au génie de la langue, dit M. Darmesteter.

PORTÉE. Ajoutez : || 15° Terme de jeux de caries. Cartes disposées par des escrocs de manière à être abattues au moment voulu et à faire gagner. On a saisi les enjeux, les jetons, les cartes, et l'on a trouvé dans un des recoins de la salle une portée contenant une série.... on jouait le baccarat, Extrait de la Liberté, dans les Jeux en France, 1, p. 2(. Le nommé M.... usait de la manœuvre qui a reçu dans le jargon des joueurs le nom de portée ; il passait subrepticement au banquier des caries préparées d'avance dans un certain ordre, Gaz. des Trib. (( déc. 4876, p. ((92, 4« col. M. le président : Vous auriez ajouté des portées..., on prépare ainsi des coups et on les a tout faits ; on joue de la sorte à coup sûr?ib. p. ((93, ("col. || 16* Portée d'une balance, le poids qu'une balance peut porter. Balance-bascule (portée au-dessus de (ookil.), romaine de toute portée jusqu'à 40 kil., Joum. offic. ("mars (873, p. (437, 3- col. || t7' Portée d'arrêt, ou, simplement, portée, disposition qui permet de limiter un mouvement. Ciseaux de tailleur à ressorts et à portée d'arrêt; sécateurs à portée d'arrêt, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. i, p. 722. Il est arrivé parfois que des presse-étoupes, des portées, etc. ont apporté des empêchements à des essais de cette nature [essais de machines à toute vapeur], Joum. offic. s fév.

(873, p. 789, 3« col.

— REM. Il est dit au n* 4 que la portée d'un navire, pour signifier ce qu'un navire peut porter, est un terme ancien. Le voici employé dans un texte récent : Le vapeur Singapour, de la portée de 2000 tonnes, Joum. o/jlîc. 2 sept. (873, p. 6688, 3» col.

PORTEFAIX. Il 1" Ajoutez : || Par extension. Quant au caractère d'esprit que je demanderais [chez des élèves en diplomatie], j'avoue que j'aimerais mieux, du côté de la vivacité, qu'ils en eussent moins que plus, pourvu qu'ils fussent laborieux et qu'ils ne fussent pas des portefaix de littérature, qui, chargés de grec, de latin, d'histoire, ne savent faire aucun usage de leurs connaissances, H. DE torct, dans liev. critique, 20 févr. 4875, p. 424.

t PORTE-FEN'ÊTRE (por-t«-fc-nê-tr') , ». f. Fenêtre servant de porte. Ils achevèrent silencieusement le tour de la pelouse et vinrent s'asseoir en face des portes-fenêtres du salon, sur un banc de gai^on que garnissaient d'épais massifs de pétunias, k. THF.VMKr, Rev. desDeux-Mond.t" mai4876,p. (5.

PORTKFEUILLE. i4;ou(ei : ||8'Nom d'un petit matelas pour le maillot des enfants dans certaines

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provinces. On 7 ajoute [au maillot moderne], à ce que nous apprend le rapport, dans la Haute-Saône, le Doubs, le Jura, l'enveloppement dans un portefeuille, c'est-à-dire dans un petit matelas ou coussin de plumes ou de crin, rattaché sur le devant par des rubans, moyen facile et commode de préservation contre le froid, Joum. offic. (5 mars

4 876, p. 4 984, 4" col.

t PORTEFEUILLISTE (por-te-feu-lli -si'. Il mouillées), s. m. Celui qui fabrique des portefeuilles. Le rapport des portefeuillisles [de l'exposition de Vienne] résume ainsi l'insuf&sance dea conditions actuelles du travail, Joum. offic. (8 oct. (875, p. 9428, 4" col. M. C..., portefeuilllste de Paris, le Temps, 4 2 oct. 4 876, 2* page, 6' col.

t PORTE-FOUET (por-tefouè), ». m. Celui qui porte un fouet. L'Ajax de Sophocle ne porte pas pour titre la Mort d'Ajax, qui est sa principale action, mais Ajax porte-fouet, qui n'est que l'action du premier acte, corn. la Gai. du palais. Examen, t PORTE-GREFFE (por-le-grè-f), s. m. Terme d'arboriculture. Sujet sur lequel on greffe des e»pèces ou des variétés moins robustes. De telles exagérations laissent entière la valeur réelle de la plupart des vignes en question [vignes américaines], soit à titre de porte-greffes de nos variétés d'Europe, soit même pour quelques-unes en tant que source directe de vins estimés, planchon, Rev. des Deux-Mondes, 4 6 janv. 4 877, p. 274.

t PORTE-ISOLATEUR (por-ti-zo-la-teur), ». m. Support, dans une ligne télégraphique, des isolateurs qui isolent les fils, Joum. offic. 27 févr. 4 875, p. 4 5(0, 3« col.

t PORTE- LANTERNE (por-te-lan-tèr-n'), ». m. Nom d'un fulgore qui appartient à l'Amérique méridionale, et dont le front, renflé comme une vessie, brille d'un éclat phosphorique suffisant pour qu'on puisse lire sans le secours d'autre lumière, H. pelletier, Petit dict. d'entom. p. 79, Blois, (868.

PORTE-MALHEUR. Ajoutez : || f Le blaps portemalheur, coléoptère qui habite nos appartements et qui y cause beaucoup de dégâts.

PORTE-MANTEAU. Ajoutez .- 1| S* Partie du harnachement des troupes à cheval, fixée près du troussequin de la selle, et renfermant divers objets d'habillement.

PORTEMENT. Ajoutez : || 2* État de la santé, manière dont on se porte. Elle m'a réjoui de m'avoir assuré de votre bon portement, malh. Lexique, éd. L. Lalanne. || Portement, inusité aujourd'hui en ce sens dans le français, se dit dans l'Aunis : demander le portement, Gloss. aunisien, p. ) 37.

t PORTE-MONNAIE (por-te-mo-nê), s. m. Espèce de petit portefeuille dans lequel on met de la monnaie, et qui sert de bourse. || Au plur. Des portemonnaie.

t PORTE-PAROLE (por-te-pa-ro-1'), ». m. Celui qui porte parole pour d'autres, qui transmet des paroles. Qu'il n'avait été qu'un intermédiaire, une sorte de porte-parole pour transmettre à l'agent de change l'ordre de Mme D..., Gaz. des ïrib. 2( mai 4874, p. 483, 4- col. Il Fig. Le livre d'Auguste Comte [Cour» de philosophie positive], qui se multiplie, est notre porte-parole écouté et puissant, É. littré, la Philos, positive, janv.-févr. 4 877, p. 4 4 6. + FORTERESSE (por-te-rè-s'), ». f. Nom, dans les marais salants qui environnent le bourg de Batz (Loire-Inférieure), des femmes qui prennent le sel dans les œillets, et le portent sur leurs têtes dans de grandes écuelles de bois jusqu'aux muions où elles accumulent le sel, U Temps, t sept. 4876, 2* page, 4" col.

t PORTILLON. Ajoutez : || %• Petites barrière» qui ferment les chemins de fer dans les passages à niveau. Ces passages sont fermés de petites barrières ou portillons que les passants ouvrent euxmêmes, à leurs risques et périls, et qui se referment par leur propre poids. Ordre de police, 23 juill.

t PORTIONNER (por-sio-né) , v. a. Diviser par portions, assigner à chacun la portion à donner ou à recevoir.

— HIST. XVI* s. Se sont efforcez et efforcent contraindre lesdictz libraires de payer lesdicte» sommes, auxquelles ils les ont extraordinairement et excessivement et induement taxez, cotizez et portionnez pour ledict octroy, Privil. des libraires de Paris, 4 5(3, à la suite de l'Ane, eottsl. de Normandie, f" 4 64, recto, 2* col.

t PORTLAND (port'-land'), ». m. Ciment hydraulique. Les vagues furieuses ont détruit les rampes en maçonnerie, cimentées au portland, (^ui délso.

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