OUO
Inférieure, de petits fai.Keaux on lesquels on dispose les tiges coupées du sarrasin, les Primei d'honneur. Pari», (873, p. (18. ||Au plur. Dei quintaux.
— ETYM. C'est un dérivé de quiru, cinquième, s. QniPfTE. — HIST. Ajoutez : xill* 8. Tenue •
sans quinte de guerre Loue tans 11 rois Artus sa terre [Le roi Artus a tenu longtemps sa terre sans accès de guerre], Et ot tre stouU ses anemis X son voloirdesuus lui mis, Li ehtvalitrs ai deuxiipeu, publié par Kôrster, ver» (.
t QUINTE.NZ (kuin-Unz'), ». m. Balance de Quintenz, voy. balance au Supplément.
QUINTESSENCE. || 1* AjouUz : || Fig. M. de Chastillon est ici, qui s'en va chez lui [en une sorte d'exil] ; c'est le même que nous l'avons cru, beaucoup de masse et peu de quintessence, Richelieu, Lettr. etc. t. vi, p. (SS ((«38).
t QUINTILLION (kin-ti-li-on), ». m. Quadrillion multiplié par mille.
— ETYM. Voy. BILUON.
t QUINTON (kin-ton), ». m. Sorte d'instrument de musique. Une infinité d'instruments : violons, altos, basses de viole, archiluths, quinlons, pochettes, etc., s. OAUTHiER, art. intit. les Voyages de Daphnis, dan» le Joum. o/'/ic. du 3( mai («s»,
p. 772, .T col.
t QUINZENAIRE (kin-ze-nê-r'), adj. Qui échoit au bout de quinze ans. Pour la conversion des 74 5«2 obligations quinzenaires existant dans le portefeuille du Trésor, Joum. de» Débals, (7 nov. (87«, (~ page, 3' col.
QUIPOS. Ajoutez : — ÉT'YM. Péruvien , quipu, nœud, OARCILASSO de Uk vboa, Histoire des Incat, t. II, p. 2».
f QUIRAT (ki-ra), ». m. Terme de droit maritime. Part de propriété d'un navire indivis. Lorsqu'un navire n'appartient pas à une seule personne, mais à plusieurs, on le suppose décomposé en un certain nombre de parties égales (ordinairement vingt-quatre) appelées quirats, et les divers copropriétaire» le sont pour un quirat, ou pour deux, ou pour trois, etc.
— ETYM. Arabe, qirdt, sorte de petit poids ; le m6me que carat (voy. ce mot).
t QUIRATAIRE (ki-ra-têr'), ». m. CopropriéUiro d'un navire indivis, celui qui possède un ou plusieurs quirat».
QUI-VIVE. Ajoutez : || Fig. Vaine démangeaison de la guerre civile.... Que vous avez de peine à demeurer oisive, Puisqu'au même mement qu'on voit bas les frondeurs. Pour deux méchants sonnets on demande qui-vive, CORN. Œuvr. div. Sonnets, i' Fig. Se tenir sur le qui-vive, s'observer, se garder de» fautes. Qui croit mourir se tient sur le qui-vive, LAU0TTE, Fabl. II, 20.
t QUODMBÉTAIRE. Ajoutez: Enfin, arrivait [pour les étudiants en médecine] le tour des thèse» quodlibétaires, sur un sujet à la convenance des candidats, Joum. ofic. 8 déc. (873, p. 7574, (" col.
t QUOICHIER (koi-chié), ». m. Nom du quelschier, dans la Haute-Marne. Le» quoichiers chargés de longues prunes violettes pliaient jusqu'à terre, a. thburiet, Rev. des Deux-Mondes, ("sept (875, p. (07.
REM. C'est une autre prononciation du même
mot.
t QUOLIBÉTIER. AjouUz : — RKM. Dans l'exemple de Racine, quolibétier signifie faiseur de calembours.
t QUOTIENTIEL, ELLE(ko-si-an-sièl, siè-l"), adj. Terme de mathématique. Qui appartient aux quotients. Définition du calcul quolicntiel d'Eugène Gounelle, par L. Gaussin, Acad. det te. CoimtUt rendut t. lixxiu, p- 6»».
RAG
n. Àjouttx i II i* H en oumistnatique Bigniflo «BTcrs.
f KABALLE (ra-ba-1'), t. m. Dans l'Auiiis, sorte de r.'lteau composé d'une planche et d'un mancbu qui ost adapté au milieu ; on s'en sert pour mettre le grain en tas, Gioti. avmisien, (870, p. 139.
t RABANE (ra-ba-n'), s. f. Sorte de tissu en nbres de palmier. Le tarif général ne taxe que les tissus en fibres de palmier dits pagnes et rabanes, Douanes, Tarif, note S2;i.
t KABANKH OU RABANTEB. Àjoutei : Dans la mâture, les voiles en vergue, quoique rabanlées avec soin, ont été mises en lambeaux, Journ. o/fic. H mai 1873, p. 3048, 3* col.
t RABASSAIRE (ra-ba-sé-r') ou HABASSIER ^ra-ba-sié), t. m. Nom, dans le Midi, de l'homme qui cherche et déterre les truffes. Les rabassiers ou truffiers du Vaucluse sont en général des paysans Intelligents et rusés, ;. e. planchon , Rev. des Deux-Mondes, (K avril <876, p. 928. La truffe apportée par les rabassaires se vend quelquefois de 4 à 6 francs le kilo, tandis qu'A Paris elle vaut de 26 à 30 francs, if. bonnet, Joum. offie. 4 0 janv.
(875, p. 229, 2* COl.
— KTYM. ProT. rahaiso, truffe, qui est un dérivé du provenç. raba, rave (voy. ce mot).
RABAT. Ajoutex : — REM. Rabat, au xvii' siècle, s'est dit non-seulement d'une pièce de la toilette des hommes, mais aussi de cols ou collerettes de femmes. On vous connaît assez, et vous êtes de celles Que mille fois le pIAtre a fait passer pour belles. Dont la vertu consiste en de vains ornements. Qui changent tons les jours de rabats et d'amants, corn. Uxique, éd. Marty-Laveaux.
t RA BATTEUSE (ra-ba-teû-z'), t. f. Sorte de voiture. 11 existe un service dit des rabatteuses ; ce sont de petites voitures allant chercher des voyageurs dans les communes riveraines des fortifications et les amenant aux têtes de ligne, Extr. de l'Économiste fraudait, dans Joum. o//|c. n nov. «875, p. 9204, <" col.
t RABÉ, ÉE (ra-bé, bée), adj. Qui a des œufs, en parlant d'un poisson. Poisson rabé, Gloss. aunitien, 4 870, p. (39,
— ÉTYM. Voy. RARES an Dictionnaire.
t RABIBOCHER (ra-bi-bo-ché), v. a. Terme populaire. Raccommoder, rarranger, restaurer. Au petit jour on cherche ; plus de kiosques, un amas, les grandes fermes brisées ; il faut tout rabibocher, remettre le charmant édifice sur ses pieds, l'Opinion nationale , 21 mai (876, ("page, ««col. ||F. réjl. Se rabibocher, se raccommoder après une fâcherie.
t BABCTINE (X LA) (ra-bu-ti-nl, loc. ode. i la façon des Rabutins, dans le style de Bussy-Rabutin. On dit qu'il [le P. Bouhours, dans sa traduction du Nouveau Testament] avait fait parler tes évangélistes à la rabutine. Comparez rabutinement au Dictionnaire.
t RACAHO0T. — ÉTYM. Arabe, rOqaout, matière féculente dans laquelle entrent du salep, de la 'anille, etc. devic, Dict. étym.
t RACCARD (ra-kar), s. m. Nom, dans le Valais, de certains bâtiments rustiques servant à serrer la grain dans les campagnes; le raccard est tout en bois, et repose sur quatre colonnes ; il se trouve ainsi isolé du sol, et on y monte par une échelle ou un escalier portatif. Quarante frètes, tant habitations domestiques que granges et raccards, avaient disparu avec tout ce qu'elles contenaient [dans un incendie, à Saxon, village du Valais], Petit Moniteur, 7 mai (873.
— ÉTYM. Origine inconnue. Faudrait-il rapprocher raccard de rancart (voy. ce mot au Supplément), et y voir l'origine de la locution, d'ailleurs inexpliquée, mettre au rancart f
RACCOUTREMENT. Ajoutez : || Fig. Le raccontremcnt de notre âme, iialh. Lexique, éd. L. Lalanne.
t RACER. Ajoutex : || %• En hippologie, faire race. Nous n'examinerons point ici la valeur du percheron comme étalon, ni s'il est vrai qu'il ne race pas. qu'il ne conserve que chei lui, sur son propre foI, et ne reflète pas ai'leurs les formes, le
RAD
caractère, le cachet, par lesquels il se distingue, BocuEH, Rapport à l'Assemb. nal. n* (9(o, p. 87.
UACUAT. — HlST. Ajoutez ! xiv S. Franche personne, de franc ventre, sanz rachat [payement fait pour sortir de servage] et sanz aucun servage, Arch. nation, u 84, p. 600 (communiqué par siu.
LU ce).
t RACnÉVEMENT. AjouUz : || i' Terme de vidange. Rachèvement de fosse, ce qu'il y a de plus riche en engrais dans les fosses d'aisance. Une autre fraude.... consiste à substituer, dans los envois à Bondy, les matières pauvres aux matières riches, et à réserver notamment les rachèvements des fosses pour les voiries particulières, olamage- BAN, Rapp. auCont. muntcip. de Paris, séance du 28 juin (877, p. 31.
t RACHEVER. Ajoutez :\\i' Achever après interruption. Je pensais écrire aujourd'hui à M. de Bonair; mais je suis si mal depuis quelques heures, qu'à peine puis-je rachever ce billet, Balzac, Lett. inédites, i, éd. Tamizey-Larroque.
t RACINE, EE (ra-si-né, née), adj. || !• Garni de ses racines. Que les plants [de vigne] racines ne soient admis à la circulation qu'enfermés dans des caisses de bois plombées, Joum. ofUc. 6 avril (877, p, 2683, ('• col. Il i' Tortu, branchu, en parlant de la betterave. La nature de la racine [betterave]..., sa forme.... [dépendent] avant tout du terrain, du sol dans lequel pousse la betterave : sol ferme et résistant, racine racinée ; sol mou, racine droite, Joum.ofjie. (( fév. (875, p. ((»5,(" col.
t HACINEUR (ra-si-neur), ». m. Celui qui fait un racinage sur la couverture d'un livre.
t RACINEUSE (ra-si-neû-z'), adj. f. Betterave racineuse, betterave qui, an lieu de présenter la forme conique régulière, prend celle de racines ; c'est une déformation, Aead. des se. Comptes rend. t. Lxxi, p. 39». Il On dit aussi racinée (voy. plus haut).
f RACK (rak), ». m. Mesure de fabrique pour le tulle, adoptée en Angleterre et acceptée ensuite en France; elle a en moyenne une longueur de cinquante centimètres. Enquête, Traité de eom. avec l'Anglet. t. iv, p. «29.
+ RACONTABLE. — HIST. Ajoutez : xii* s. La quelle faite chose joskes or en cel meisme monstier maint [demeura] racontable, H Dialoge Grégoire lo pape, (87«, p. 2((.
t RACO.NTAGE. Ajoutez : — REM. On a pris depuis quelque temps l'habitude de dire, au lieu de racontage, qui est dans l'analogie, racontar, qui ne parait se rattacher à aucune forme régulière.
t RACONTAR (ra-kon-tar), ». m. Cancan, rumeur sans fondement. Ils aimeront mieux se rejeter sur les racontars parlementaires, et mettront en circulation bien d'autres erreurs que les comptes rendus les moins impartiaux. Séance de l'Assemb. nat. dn (( fév. (873, CompfM rend, du joum. le Temps. Micheiet, qui ne dédaigne pas au besoin l'anecdote et le racontar, d'amédée latodh. Feuilleton de l'Union médicale, 22 mars (873. L'auteur ne nous raconte que ce qu'il a va, ce qu'il a entendu dire, les racontars puisés dans quelque feuille volante, parvenus jusqu'à son couvent, Rev. critique, » mai (87«, p. 309.
— ÉTYM. Raconter, auquel on a donné l'apparence d'un infinitif espagnol ou provençal.
t RACONTEMENT. — HIST. Ajoutez : XII* S. Et ge jà les ai apris [les miracles] par lo racontement de si religions hommes ke ge de ceax [ceux] en nule manière non puis doteir, li Dialoge Grégoire lopape, (876, p. ((6.
RADEAU. — HIST. Ajoutez: XV S. Pour monseigneur de Marseille et Jehan de Vaulx, son frère, congé de tirer ung radeau do bois, de la valeur de u* escus, jusques en Avignon et Prouvence, pour bastir leurs maisons qu'ilz y font faire, Procis-verbaux du conseil de régence de Chcxles VIII, p. 8(.
t RADIA LEMENT (ra-di-a-le-man), adv. En manière de rayons, de branches. Les trois faisceaux basilaircs [des carpelles] opposés aux cloisons se divisent radialemeut comme ceux qui sont oppo-
RAP
ses aux loges, thécul, Acad. det te. Comptes rend. t. lxxxii, p. 883.
t RADIANCE (ra-di-an-s'), ». f. Néologisme Qualité, état de ce qui rayonne. Tous ceux chez lesquels, en pareil cas. on n'aperçoit ni l'éclair du désir, ni la radiance ae l'extase, brilLat-savabin, Phytiol. du goût, 1, 70.
— ÉTYM. Radiant.
t RADIATEUR (ra-di-a-teur), ». m. Terme de physique. Qui a le pouvoir de rayonner. Les corps bons radiateurs.
2. RADIATION. Ajoutez : — HIST. XV s. Nonobstant interrupcion, et que desdites sommes s'en fust ensuyvie aucune radiation pour faulte d'acquit, Procés-verbaux du conseil de régence de Charles YIII, p. (98.
t RADICICOLE (ra-di-sl-ko-l'), adj. Terme de zoologie. Qui vit dans les racines des végétaux. L'œuf d'hiver [du phylloxéra], origine à la foi» des individus radicicoles et des individus foliicoles, balbiani, Joum. of^c, 2a mars (876, p. 2007 (" col.
— ETYM. Lat. radix, radicit, racine, et colère, habiter.
(. RADIER. Ajoutez .-lie- Haut fond naturel d'un cours d'eau oit le courant est plus rapide (note communiquée par M. A. Gouauit, de Rouen, ingénieur).
— ÉTYJi. Ajoutez : M. A, Gouauit dit dans sa note : « Radier ou raidier ou rédier, de raide, parce que ce sont les parties ratdes des cours d'eau. Les bateliers adoptent plus généralement la dernière prononciation. » Cette étymologie (raide ou rade est la très-ancienne forme française dérivée de rapidus, rapide) s'applique facilement à l'acception de haut fond où le courant est plus rapide, et il est encore possible qu'en ce sens radier ou raidier soit un mot tout différent du radier, genre de construction fluviale. Mais celui-ci ne peut être rattaché à rotde, attendu que, dans le XIV* siècle, radier existe avec le sens de madrier. Il n'est pas même complètement isolé ; du moin» Du Gange, à radum, donne rada in flumine Aufidi, et radt'u», enclos pour prendre du poisson. Jusqu'à présent on ne peut aller au delà de ces rapprochements.
t RADIOMËTRE. Ajoutez : jj %• Terme de physique. Instrument, imaginé par M. Crookes, pour mesurer la force des rayons solaires, Journ. offie.
*" ju\n (876, p. 3760, 3* col.
RADIS. Ajoutez : Il Populairement. Il ne lui reste plus un radis, il ne lui reste plus rien, il a mangé tout son bien.
t RADJPOUTE (radj-pou-f), ». m. Nom de certains princes indiens. Les nobles kchatriyas, les héros des grands poëmes, conservent dans deux ou trois provinces seulement, sous les noms de naïrcs et de radjpoutes, la tradition et quelques prérogatives de leur ancienne prépondérance militaire, Journal officiel, (• sept. (872, p, 604(, 2* col.
— ÉTYM. Sanscr. rajaputra, de raja, prince, et putra, fils.
t RADON (ra-don), s. m. Œilleton d'artichaut (en Normandie) ; d'où radonner, ôter les œilletons, pour faire un plan nouveau.
t RADRESSE (ra-drè-s'), ». f. Ce qui sert i diriger, à remettre dans la bonne route (inusité). Nos pères ont vu des coupeaux de rocher de qui la hauteur était la radresse des mariniers, ualh. Lexique, éd. L. Lalanne.
— ÉTYM. Re..., et adresser.
RAFALE. — ÉTYM. Ajoutez : M. J. Stonn, ilomonio, avril (876, p. (82, n'acceptant pas aff'aler pour origine, dit qu'on ne saurait séparer rafale de l'esp. rdfaga, coup de vent, et que déjà Honnorat a indiqué cette étymologie. Mais le changement de rdfaga en rafale parait bien difficile, ou du moins dépourvu de tout intermédiaire. Le portugais dit rafalo, au masculin, mais ce semble le mot français. Raflais, qui s'est dit d'après Richelel, conduirait au verbe rafler : un coup de vent qui rafle, qui emporte. Le passage de raflait à rafale serait moins difficile que celui de ràfag».
RAI
t RAFFADX. Àjoutex : — REM. On troUT» aussi écril rafau.
t RAFKEDX (ra-feû), t. m. Nom, dans le canton de Vaud, d'un raisin qui a beaucoup de ratios, peu de grains, et qui s'écrase farilement.
RAFFINER A;ou(ei : — HIST. XVI' s. Ainsi que les charbons ardens et les flammescbes du purgatoire se réservent après ceste vie pour raffiner et recalciner les âmes catholiques, marnucde sainte- ALDEGONDE, Tobleou dts différend! d« la religion, t. iT, p. H 3, éd. Quinet.
RAFISTOLER. Àjoutet : — REM. Dans la Suisse française, on dit rapistoquer, rabistoquer. Le bras rapistoqué et la jambe toute neuve, r. tôpffer, Nouv. voyages en iigiag. Ce mot y est d'un usage familier et habituel.
( . RAFLE, grappe de raisin. — HlST. Ajoutez : va' s. Si amassour, si acopart [ses chefs], Si amirant, si amuratle [amassour, amirant, amurafle, sont des formes variées du mot émir] Vaillant une fueille de rafle N'ont pas conquis en leur assaut, GAUTIER DECoiNSY, Ics Miracles de la sainte Vierge, p. 421 éd. abbé Poquet.
t RAFLIA (ra-fli-a), s. m. Palmier d'Afrique. Les tissus sont surtout tirés des feuilles de palmier : c'est le raflia de Madagascar qui fournit cette matière précieuse, Journ. offic. 9 mai 187», p. 3IS4, t" col.
t RAFRAÎCHISSOIR. Ajoutex : H 5' Rafralchissoir ou mise, récipient de savonnerie, Circul. des contrib. indir. a fèv. 1874, n' <u, p. ï.
•f RAGLAN (ra-glan), ». m. Sorte de pardessus pour homme. Il n'est resté, en souvenir de la guerre de Crimée, que le raglan, pardessus plus commode et plus élégant que le paletot, b. de LA BÉDOLLiÈHE, Hist. de la mode, ch. xvii, Paris,
— ÉTYM. Lord Raglan, général commandant l'armée anglaise dans la guerre de Crimée.
t RAGONDIN ou RAT GONDIN (ra-gon-din), I. m. Animal dont le poil est employé dans la chapellerie. Les poils de lapin, de lièvre, de castor, de ragondin et autres, propres à la chapellerie. Tarif des douanes, f8«9, p. )6(.||0n écrit aussi rat gondin. Le rat gondin est d'un usage encore moins répandu [que le rat musqué] en chapellerie; sa nuance est brune; on n'en met guère que dans les chapeaux raz de poil, afin de donner une nuance brune ou de la douceur au chapeau, Dict. des arts et manufactures, ch. laboolaye, 1 887, chapeaux.
t RAGOSSE (ra-go-s'), ». f. Sn basse Normandie, arbre étêté. Premier lot : sur la pièce nommée le Grand-Passoir, un hêtre, six ragosses de chêne et deux chênes à tête, le Nouvelliste de l'arrond. d'Avranches, lo déc. 4876.
— ÉTYM. Origine inconnue, mais tenant k ragot i (voy. ci-dessous).
1 4. RAGOT (ra-go), ». m. Bâton court et gros, dans le parler de Guernesey, dénis cordet, le Jour de l'an en français et en guemesiais, Guernesey, 4875, p. 28.
— ÊTYM. Origine inconnue.
t RAGOTÉ, ÉE (ra-go-té, tée), adj. Terme pro- TÏncial. Débarrassé des branches ou bouts de branches, en vue d'un tassement régulier. Les propriétaires doivent tenir la main à ce que leurs bois soient façonnés avec beaucoup de soin, c'està-dire que les bûches soient parfaitement ragotées, saines, sans écorchurcs et sans courbures sensibles, Éém. de la Soc. d'agric. 4873, p. 26t.
— ÉTYM. Voy. ci-dessus ragot 4.
t RAGOULEMENT (ra-gou-le-man), ». m. Murmure que fait entendre un chat satisfait (inusité). Lorsqu'elle joue ou qu'an la caresse [la marmotte], elle a la voix ou le murmure d'un petit chien ou le ragoutement d'un chat, adanson. Cours d'hist. nat. 4772, t. I, p. 4««, Paris, 4845.
RAÏA. Ajoutex : — REM. Dans l'exemple de Voltaire : Quand un raïa passe devant une pagode..., il faut lire rajah. Ce n'est pas d'un raîa, c'est d'un rajah qu'il s'agit.
4. RAIE. Il 8* Séparation des cheveux sur la tête. Ajowtex : Il laisser reposer sa raie, ne plus se coiffer, ou se coiffer autrement que d'habitude pour ne pas dégarnir la raie de chaque côté de laquelle les cheveux sont tirés. Quand tu étais jeune et que tu avais de fort beaux cheveux, tu étais enchantée d'aller à la campagne pour laisser reposer ta raie, B. LEOOuvé, k propos d'une dot, scène lue dans la séance publique des cinq Académies, le
25 OCt. 4 873.
RAILLEa. — ÉTYM. àJoutex : Railler est le
RAM
même mot que érailler; et, oomme II est probable que érailler a pour origine eradiculare, il est probable aussi que radiculare est l'origine de ratll«r (voy. érailler au Supplément).
RAIS. Ajoutes: || B'Terme forestier. Branche, en parlant du sapin. Les rais ou branches de sapin forment la meilleure partie de l'arbre comme combustible ; pour cet emploi, le bolx ili' sapin peut valoir la moitié du hêtre, broilliabd, Rev. des Deux-Mondes, 45 avril 487», p. «sa.
RAISON. Il 12* Raison d'Ëtat. X;ou(«i: || Au sens général de raison politique. Pour Sersale, il n'y a pas d'apparence qu'il soit jamais pape; en outre de l'éloignement d'une grande partie du sacré collège pour s^ personne, il a quantité de neveux, qui sont touj pauvres; c'est une raison d'Ltat à laquelle on fait la plus grande attention. Lettre de d'Aubeterre au duc de Choiseul, du 47 mai 4 76», dans theiner. Histoire du porUificat de Clément IV, t. i, p. 286.
RAISONNER. || 4* Répliquer, alléguer des excuses. Ajoutex ! Il Avec un régime indirect. Comment ventrebleu, dit le Sultan, si j'en veux faire usage î je commence par vous, si vous me raisonnez, Diderot, Bijoux indiscrets, i, 6.
f RAIZE (rê-z'), ». f. Nom donné, dans Maine-et- Loire, à des rigoles servant dans les champs à l'écoulement des eaux, les Primes d'honneur, Paris,
— HIST. XV' s. Quand ilz furent sur une rase ou
fossé, DU GANGE, rasa. Une raise ou besal pour conduire l'eaue au pré, id. ib. Icellui Dinat fist clore le chemin, et y iist faire grans fossés et razes, id. raïa.
— ÉTYM. Provenç. rasa, fossé ; dérivé 'du lat. rasus, participe de radere, au sens de creuser.
t RAJEUNISSANT, ANTE (ra-jeuni-san, san-t'), adj. Qui rajeunit. Moi qui ai droit de mourir par l'âge et par les travaux, elle le front déjà incliné par les épreuves d'enfance et par la sagesse avant l'heure, nous n'en vivions pas moins de la rajeunissante haleine de cette mère aimée, la nature, MICHELET, dans OTH. d'haussonville, Rev. des Deux- Vondes, 4" juin 4876, p. 494.
RAJUSTER. — HIST. Ajoutex : XW s. Que vendra [viendra] tens, siècle e termine. Si cum Dcus pramet e destine, Que l'aime al cors repairera Et toz les os rajostera, benoît. Chronique, t. u, p. 298,
4 . RÂLE. — HIST. XIV* s. Ajoutex : Li raalles est uns oyseaux Es ayves entre les ruisseaux, bacé. Bible en vers, f 33, 2' col.
RALLIE. Ajoutez : || Rallié de. Mais un reste des siens, ralliés de leur fuite, rac. Lexique, éd. P. Hesnard.
t RALLIE - PAPIER (ra-lie-pa-pié), s. m. Jeu équestre dans lequel deux cavaliers partent les poches pleines de morceaux de papier qu'ils sèment et qu'il s'agit de relever en suivant leur trace (en anglais, papier-hunting).
— ÉTYM. Ralliel à l'Impératif, les papiers.
t RAM (ram'), s. m. Navire cuirassé jouant le rôle de bélier. Un projectile de quinze pouces du poids de deux cent quarante livres.... traversa la cuirasse du ram confédéré.... Jle«. des Deux- Mondes, 4" déc. 4867, p. 695.
— ÉTYM. Angl. ram, bélier. Le parler normand a ran, bélier, delboulls, Gloss. de la vallée d'Yères, le Havre, 4 876, p. 284. Ran est aussi dans Cotgrave.
RAMAGE. Ajoutex : \\ 6" Ancien terme de jurisprudence. Branche d'une ligne généalogique. Et pour ce que la ligne vient do plusieurs ramages, les biens doivent être répartis à chacun ramage, Coutume de Bretagne, art. 593.
f 2. RAMASSE (ra-mâ-s'), ». f. Terme technique. Outil cylindrique garni de dents plus ou moins fines, qui sert à élargir ou à nettoyer un canal creusé dans une pièce de bois ou de métal.
t RAMASSE-MIETTES (ra-mâ-so-miè-t'), ». m. Il l' Brosse avec laquelle on débarrasse des miettes la table à manger. ||i' Plateau ou bassin dans lequel on ramasse les miettes. Ramasse-miettes avec la brosse, sujets et personnages chinois; fond noir, Journ. offtc. 4 déc. 4S76, p. 8098, i" col.
t RAMASSEUR. Ajoutex : \\ 2* Ramassour de sacs, homme qui rassemble les sacs de farine apportés à Paris, et les remet vides aux chemins de fer, qui les remportent gratuitement.
t RAMDOUTAN (ran-bou-tan), ». m. Nom malais d'une plante et d'un fruit de l'Archipel Indienj (itephelium eehinatum ou euphoria).