‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 638 sur 754 · RAMB Ajoutez : || i* Dans i eXpîoiUtina des · texte numérisé non relu

RAMB Ajoutez : || i* Dans i eXpîoiUtina des

RAM

bols du Morvan, rame, résidu de la bâche marchande, susceptible d'être transformé en menuisQ, en charbonnetle et en fagots, IT^m. de la Soc. cent, d'agriculture, 4 873, p. 377.

t RAMKNDAGE. Ajoutex ; || 3' Action da raccommoder les filets de pécbe endommagea. Pendant la saison du hareng, l'atelier se charge i forfait du ramendag^e et de l'entretien dos filets, j. DKLABAis, Notice historiqm sur l'étorage, Dieppe, 1R73, p. 409.

t BAMENDBD8B (ra-man-doû-z"), ». f. p»innie qui raccommode lea filets endommagC-s. Depuis 4859, plus de deux cents jeunes filles de marins, de onze à quinze ans, ont été reçues dans cet atelier [atelier- école de filets].... les unes sont rentrées dans leurs familles, où elles travaillent* lea autres ont pu se placer comme ramendeuseschcz des propriéuires de filets et gagner euviroo 4 fr. 60 c par jour, J. delahais, Notice historique tur l'écorage, Dieppe, 4 87», p. 408.

RAHF.NER. Ajoutex ■ || 21* Absolument, ramener ses cheveux sur le devant delà tète. M. de Niollis est un de ces chauves qui ramènent..., v. chbs- BULiEZ, Rev. des Deux-Mondes, 46 janr. 4871,

t 3. RAMETTE (ra-mè-f), ». f. Nom donné, dans le Hainaut, à une maladie de la bouche chez le* enfants à la mamelle; c'est le muguet, kuo. rolland, Frarue populaire, 4 877, p. 4 3o.

t RAMIB (ra-mie), ». f. Ortie de Chine, urtiea ntvea. La ramie ou ramié ou encore china-grass, car l'on est loin d'être fixé sur le véritable nom de cette plante originaire de la Chine, végète admirablement en Algérie..., guï , l'Algérie, 487», p. 90. Bcehmeria nivea {tchou-ma des Chinois, ramie des lies de la Sonde), dont les fibres son. aussi remarquables par leur blancheur et leur aspect soyeux que par leur ténacité ; utilisée comme plante textile sous le nom de china-grass ; déjà en usage au xvi* siècle dans les Pays-Bas (famille des urticées), decaisnb et lkmaout, Botanique, 2' édition.

— REM. On dit aussi : ramié et ramai. On le fait quelquefois masculin. Le ramie, ou ortie de Chine, est une plante de la famille des orties, qui pousse spontanément dans l'Inde anglaise, en Chine, à Java et autres pays de l'extrême Orient, Rev. Brit. avril 4874, p. 362. Le ramie ou china-grass (urd'ca n»e«o, bœhmeria), Journ. offic. 4 6 mai 4873, p. 3140, 3' col.

t 2. BAMIKR. Ajoutex :]\S' Nom donné, dans le sud-ouest de la France, à des boutures de rameaux de saule et de peuplier qu'on plante avec toutes leurs ramilles sur le bord d'une rivière, pour diminuer la rapidité du cours de l'eau dans les débordements. Une compagnie de pontonniers, écriton de Toulouse, vient de jeter sur la Garonne un pont de bateaux reliant le ramier du moulin de Bazacle au quartier de Bourassol à Sainl-Cyprien, Journ. offic. 7 juill. 4875, p. 6053, 4" coi.

t RAHILLON (ramillon, U mouillées), ». m. Petit rameau, petite branche. Sur un ramillon suspendu au-dessus de sa tète, deux moineaux..., le Temps, 34 mai 4876, Feuilleton, 4" page, 4' col.

— ÉTYM. Dérivé de ramille (voy. ramilles).

RAMOLLISSEMENT. Ajoutez : || 8' Fig. Adoucissement. Voilà l'influence de la belle nature sur l'âme du braconnier ; car j'attribue ce ramollissement [avoir épargné un renardeau] à la contemplation de l'étoile du berger dans les longues heures d'attente, carteron, Premières chasses, Papillons et oiseaux, p. 442, Hetzel, 4866. || 4' De l'emploi médical (voy. ramolu au Dictionnaire), ramollissement a passé dans le langage vulgaire pour signifier hébétement. La nation française était déjà bien préparée au ramollissement par les gouvernements précédents. Rapport des horlogers en pendule sur l Exposition de Vienne, cité par

DUCARRE, Journ. offic. 48 nOV. 4875, p. 9429, 3' Col

RAMONAGE. Ajoutex : — HIST. xvi' g. Demeurant à la charge du propriétaire toutes autres réfections, et mesme le ramonage de la cheminée, Comt. gen. t. i, p. H2.

RAMONEUR. Ajoutez : — HIST. ivi' g. 11 fau . droit un autre ramonneur que vous, Sat. Ménippée, p. 4 08.

RAMPANT. Il 8« Ajoute* ; || S. m. Un rampant un tour d'un bandage rampant.

t RA.MS (ram's'), ». m. Jeu de cartes, qui se joue à trois, quatre, cinq ou six personnes, chaque oueur ayant cinq cartes; il y a un atout, déterminé par la tournante;on passe si l'on veut; mai» "elui qui ne fait pae de pli est ramsé, et reprend

RAP

cinq ieton^ tandis que les autres se débarrassent d'autant de jetons qu'ils font de plis. Chacun d entrée de jeu reçoit cinq jetons. On est hors de jeu quand on a réussi k s'en débarrasser. Le joueur qui reste seul chargé de jetons est le perdant. Un robuste gentilhomme campagnard, chassant six mois de l'année et passant les six autres mois à des parties de pêche ou à des parties de rams, A. THBUWKT, Rcv. d«s Deux-Mondcs, 4t avril 4 87«, p. 73i.

t RAMSER (ram'-sé), ». n. Jouer au jeu de rams. || Être ramsé, ne pas faire de pli.

RAHURK. — HIST. Ajoutez: XII' s. Un cerf troverent maintenant, De xx ramors et fier et grant,

BENOIT DE SAINTE- MOBE, lloman de Troie, V. 29155.

t RAN, ou RANC, ou RANG (ran),s. m. Nom du toit à porcs en Champagne et en Belgique.

KTVM. D'après M. d'Arbois de Jubainville,

ilém. de la soc. de iinguist. de Paris, t. ii, p. 39, c'est le mot franc chramnie ou hrainne, qui, d'après lui, a ce sens dans la loi Salique.

t RANCART. Ajoutez : — ÊTYM. Le normand dit recori : mettre au récart, mettre de côté, au rebut, dans un coin, delboulle, Gloss. de la vallée d'ïères, le Havre, «876, p. 287\^ ce qui semble se décomposer en r« et écart. D'un autre côté le pays romand dit raccard pour grenier; si rancart et raccard étaient le même mot, mettre au rancart serait mettre au grenier.

f RANCH (ranch'), t. m. Nom, dans l'Amérique du Nord, de bâtiments dressés dans quelque lieu désert. Quatre cents Sioux et Cheyennes ont attaqué un ranch, à soixante-dix milles au nordest de Trinidad (Colorado), et ont massacré la famille qui l'habitait...., le même jour, une bande nombreuse de Peaux-Rouges a attaqué le ranch à bétail de Jones frères, Kxtr. du Courrier des États-Unis, dans Joum. offie. 9 oct. <872, p. 6405, »• col.

— Stym. Voy. BANCHBRIE au Dictionnaire.

t RANCHET. Ajoutez : Enjoint aux voituriers conduisant moellons, d'avoir des ridelles et ranchets assez forts..., Ordonnance de police, 20 sept.

RANCI, lE. Ajoutez : || Fig. J'ai critiqué la composition de l'ouvrage et l'odeur un peu rancie qu'il exhale, L. ratisbonne, J. Débals, 4*févr. <867.

t RANCISSEMENT (ran-si-se-raan), s. m. Action de rancir, de devenir rance. Le rancissement est une décomposition lente des corps gras, Dict. de méd. et de chir.

RANÇON. Ajoutez : || 8* Billet de rançon, billet souscrit par un capitaine de navire capturé pour être mis en liberté (dalloz).

RANG. Il 1' Ajoutez : Art. 2 : les voitures y seront placées soit en file, c'est-à-dire à la suite les unes des autres, soit en rang, c'est-à-dire roues contre roues, Ordon. di police, 29 déc. <863.

RANGÉE. — HIST. Ajoutez : XW s. EUevos [voilà que] sodainement en la place devant l'uiz de celé meisme celé [cellule] stiurent [stelerunt, se tinrent] dous [deux] rengies de chantanz, {>' Dialoge Grégoire lo pape, (876, p. 2(4. Entre les rengies des sovrains citains (citoyens], ib. p. 349.

t RAPASSIER (ra-pa-sié), s. m. Nom, dans le Languedoc, de celui qui récolte les trufTes.

— ÊTYM. Le même que rabassaire ou rabassier (voy. ce mot au Supplément).

RAPATELLE. — ETYM. Ajoutez: L'origine étant inconnue, M. Bugge, Remania, n* )0, p. I56, conjecture que ce mot est emprunté à l'espagnol ou plutôt au portugais, et qu'il contient rabo, queue, qui se dit aussi de la queue du cheval, et tela, toile. C'est une conjecture à enregistrer.

t RAPERIE (rà-pe-rie), ». m. Lieu, dans une fabrique de sucre, où l'on râpe les betteraves. Le générateur de la ràperie venait de sauter, Joum.

Of/U. 30 nOV. 4 876, p. 9863, 2* col.

— ETYM. Riper.

t RAPIA (ra-pi-a), ». m. Terme populaire. Pingre, grippe-sou. On connaît le raisonnement économique de ce pingre donnant une soirée sans rafraîchissements, sous prétexte que plus on boit plus on a soif...; c'est très-réussi comme théorie de rapia..., Co*. des Trib. <*'-2 févr. (876, p. 40», 4- col.

— ETYM. Norm. raptal, celui qui rapine, du lat. rapere.

RAPIDE. Ajoutez : || ••Terme de chemin de fer. Un rapide, train allant avec une vitesse très-rapide. Grice aux express et surtout aux rapides, il n'y a plus de distance entre Paris et Marseille, a. MLOT, MU* Giraud ma femme, ch. xzo.

RAP

RAPIDITÉ. Ajoutes : \\ t' Habileté à écrire, à composer très-vite. Aubert, socinien , ennemi implacable de Jurieu, et qui écrit, en effet, tous les jours en Hollande contre lui; c'est un homme d'une rapiditéàaccabler Jurieu, fén. Letl. à Seignelay,jm\\. (876, dans Rev. polit, et litt. 3( oct. (874.

t RAPIQUER (ra-pi-ké), v. n. Terme de marine. Se dit d'un vaisseau qu'on dirige de manière à serrer le vent au plus près.

t RAPPÉ, ÊE. Ajoutez: — REM. Le rappe ou rappen suisse vaut exactement un centime.

RAPPKL. Il 6' Ajoutez : || Fig. Distribution, dans la toilette d'une femme, de nuances qui se rappellent l'une l'autre. Leurs toilettes [de la mère et de la fille], quoique merveilleusement assorties à leur âge, avaient entre elles de secrets et charmants rappels, oct. feuillet, Rev. des Deux-Uondes, (" sept. (875, p. (2. ||9»Terme de législation. Abrogation expresse d'une loi. C'est en (824 que fut voté [par le parlement anglais] le rappel des lois sur les coalitions [d'ouvriers], paul leroy-beau- LiEU, Joum. des Débats, (7 juin (876 (c'est une expression anglaise qui tend à s'établir dans le français).

t RAPPELABLE. Ajoutez : Lorsque les infirmités ont cessé, quand il est constaté que les officiers peuvent reprendre leur service, ils sont rappelables dans les rangs, Joum. offic. (4 févr. (872, p. (076, 2« col.

RAPPELER. Ajoutez : || IB* Terme de législation. Rappeler une loi, en prononcer l'abrogation expresse (c'est l'anglais to repeal).

fRAPPETISSE (ra-pe-ti-s'), ». f. Terme de tricot. Ce sont deux mailles tricotées ensemble à la même place, de trois en quatre tours pour former le bas de la jambe ou le pied d'un bas. Les diminutions se font partout; les rappetisses désignent plutôt les suppressions de mailles pour la forme du bas. Il On dit aussi appetisses.

t RAPPLIQUER. Ajoutez : \\ f Au propre, appliquer, ajuster de nouveau. On bouche hermétiquement le trou en rappliquant le fragment détaché, et l'on place le bambou sur le feu ; le riz est cuit avant que ce fragile récipient ait eu le temps de se consumer, g. Bousquet, Rev. des Deux- Mondes, ("•janv. (877, p. 85.

RAPPORT. Ajoutez : || 22* Fête de village, dans la Haute-Marne. C'est aujourd'hui la Saint-Michel, répondit Antoine, et ils vont sans doute au rapport d'Amorey. — Et qu'est-ce que ce rapport ? — Une fête patronale qui se célèbre en plein bois, près d'une source plus ou moins miraculeuse, a. THEURiET, Rev. des Deux-Mondes, (•' mai (876,

— REM. AjotUex : || 2. Rapport à, se dit populairement et très-mal au lieu de : par rapport à. Ce brave philosophe anglais [Priestley].... dont on a boucané la maison et ravagé les possessions à Birmingham, rapport à nous, et parce qu'il célébrait la fête de la liberté, devrait venir parmi nous..., t. du P. Duchéne, (50* lettre, p. 8.

RAPPORTÉ. Ajoutez : \\ 4- Qui a fait l'objet d'un rapport. Je viens demander la mise à l'ordre du jour de la proposition rapportée par l'honorable M. de..., Joum. offic. 6 févr. (876, p. 99(, ('• col.

RAPPRENDRE. Ajoutez : || 2* Enseigner de nouveau. Au pis aller, si vous l'oubliez [le latin], je m'offre de vous le rapprendre cet hiver, voit. Lett. 82.

— HIST. ivi* 8. X elle quelque fois s'adressent les vieillards, auxquels elle rapprend encore le mestier, cholièbes, Contes, T matinée, 1. 1, p. 2((, verso.

RAPPROCHÉ. Ajoutez : || «• Terme de marine. Pointrapproché, point déterminé par le croisement de la droite de hauteur et de la direction azimutale de l'astre observé, Aead. des se. Comptes rend. t. Lxxxii, p. 634. Il 5* S. m. En termes de bourse oommerciaie, le rapproché, ce qui est livrable dans un terme rapproche, voisin. Après avoir gagné du terrain, les spiritueux sont de nouvean en baisse, à Paris, sur le rapproché aussi bien que sur les époques éloignées, Joum. ofllc. 27 août 4877, p. 6024, (" col.

t RAPRÈS-COnp(ra-prê-kou),». m. Néologisme. Acte par lequel on cherche à se rattraper. Serait-ce que ceux à qui la vraie jeunesse a manqué en sa saison sont plus sujets que d'autres à ces raprès-coup et à ces revenez-y de jeunesse? SAINTE-BEUVE, ffouveaxix Lundis, t. u, Art. sur louis II y et le duc de Rourgogne.

— ITYM. a»..., après, et coup.

RAS

RARE. Il S* Ajoutez : \\ Terme de chirurgie. Pansements rares, pansements qui se font à des intervalles éloignés. Le pansement à la ouate agit surtout et avant tout comme pansement raie, h. de

PARVILLE, Joum. offie. (4 janv. 487S, p. 342,

2' col.

— HIST. Ajoutez : XII' s. Mult est rere chose que noz anemis [le diable] servet al salut des elliz, Job, p. 508.

RARÉFACTION. Ajoutez : || S' Terme de commerce. Diminution dans la quantité, dans l'offre d'une denrée. Depuis un peu plus de quinze ans, la raréfaction des vins et l'élévation de leur prix ont rejeté les populations, surtout les populations ouvrières, vers l'alcool, desjardins. Rapport du 7 janv. (872 à l'Assemblée nationale, n* 786, p. (o.

t RASAGE (ra-za-j'), ». m. Action de raser, de faire la barbe. Hôtel des Invalides : adjudication des fournitures de denrées, combustibles, divers objets de consommation, rasage et coupe de cheveux à faire, Joum. offic. (5 sept. (87B, p. 7966, 3' cnl.

RASANT. Ajoutez :\\6' Fig. Qui rase tout, surmonte tout. Cet esprit si beau [Satan], orné de tant de connaissances si rasantes, parmi tant de merveilleuses conceptions n'estime et ne chérit que celles qui lui servent à renverser l'homme, Boss. I, Démons, 2.

fa. RASE (ra-z'), ». f. Dans le Puy-de-Dôme, rigole d'arrosement, les Primes d'honneur, p. 44 (, Paris, (874.

— ËTYM. Voy. ci-dessus raize.

t 2. RASETTE (ra-zè-f), ». f. Nom, dans le Pasde-Calais, d'un instrument dit aussi sarclète et binette flamande, qui sert à sarcler, les Primes d'honneur, Paris, (869, p. 83, et Paris, (874, p. 78.

— ETYM. Raser.

I RASEUR. Ajoutez : || 2' Ouvrier qui rase, tond les étoffes. Raseur de velours, celui qui rase le velours. Tarif des patentes, (858. || 3* Populairement, et fig. C'est un raseur, c'est un fâcheux, un ennuyeux. Molière, en écrivant les Fâcheux, a deviné les raseurs de l'avenir, blum, le Rappel, 2) juin. (869.

— HIST. XIV' s. Rasor, raseres, escallier, Voeai, lat. -franc. 2(34.

t RASIS (HLANC-) (blan-ra-zis'), ». m. Voy. blanc-

BIIASIS.

t RASKOL (ra-skol), ». m. Nom, au sein de l'Église russe, d'une doctrine religieuse, sorte de protestantisme qui donne à ses adhérents un caractère d'austère moralité, Rev. crit. B mai (877, p. 293. Le raskol, c'est-à-dire le schisme, n'est ni une secte, ni même un groupe de sectes; c'est un ensemble de doctrines ou d'hérésies souvent différentes et opposées.... à cet égard, le raskol n'a d'autre analogue que le protestantisme, a. leroy- BEAULiEU, Rev. des Deux-Mondes, (" nov. (874, p. 6. On a vu il n'y a pas longtemps les filles de riches marchands de Moscou passer solennellement à la secte..., se convertir au raskol, Joum. offic. 9 sept.

(872, p. 6926, (" col.

— ÊTYM. Russe, ro»/iol,du verbe raskolol, fendre en deux, nom donné par l'Eglise orthodoxe grecque à la doctrine de ceux des catholiques-grecs russes qui n'acceptèrent pas les corrections faites aux textes des livres sacrés dans la traduction due au patriarche Nikon, de Moscou vers (666.

t RASKOLNIK (ra-skol-nik'), ». m. Sectateur du raskol. Le nombre des femmes de raskolniks envoyées pour ce crime [infanticide] en Sibérie se compte par milliers, Joum. o//ic. 9 sept. (872, p. 5926, ("col. Encore aujourd'hui il est des raskolniks en rébellion systématique contre les procédés élémentaires de l'Etal, a. leboy-beauuid, Rev. des Deux-Mondes, (" nov. (874, p. (6.

— REM. Les raskolniks, qui sont devenus trèsnombreux en Russie et se divisent en sectes diverses, n'acceptent pas ce nom, dans lequel ils voient une injure. Ils se nomment eux-mêmes vieux croyants, mais orthodoxes, et traitent leurs adversaires de nikonierts (voy. ci-dessus).

t 2. RASSADE (ra-sa-d'), s. f. Nom, dans le Var, d'un petit sentier. Ils [les gardes ambulants] veilleraient notamment à ce que la parcelle écobuée soit entourée d'un sentier dit rassade. Enquête sur les incendies de forêts, p. 59.

t RASSAINIR (ra-sè-nir), v. a. Assainir de nouveau, ou, simplement, assainir. Le drainage généralisé a rassaini complètement le pays et doublé la production, Joum. oZ/ie. il déc. <87ï, p. 785a, V col.

BAT

RASSEMBLE. Ajoutez : || 2' Où beaucoup d'dvénemenU so rassemblent, se pressent. Le trouble, l'agitation, la surprise, la foule, le spectacle confus de cette nuit ai rassemblée [la nuit de la mort du grand Dauphin], st-sim. Scènes et parlraitt choisis dans les Mém. authentiques du duc de St-Sinon, par Eug. Lanneau, Paris, (878, t. i, p. 246.

RASSEMBLER. Ajoutez : || 7* Se rassembler à, se réunir avec. [L'homme qui meurtj doit se résoudre ou qu'il s'en va recevoir une meilleure vie, ou pour le moins qu'il retournera se rassembler à sa nature et à ce tout duquel autrefois il était Tenu, UALH. Lexique, éd. L, Lalanne.

RASSEOIR. — HIST. xiir S. Ajoutez : Lors vint avant li rois de Saint Denis Vers l'apostole [le pape], congé li a requis Moult humblement com sages et rassis, les Enfances Ogier, publiées par Scheler, Bruxelles, <874, v. 738».

t RASSÉRÈNEMENT. Ajoutez : La conversion [du cinq pour cent] n'est malheureusement pas prochaine; il faut, pour l'opérer, un rassérèncment de l'horizon politique, paul lerot-beaulieu, Joum. des Débals, <3 déc. <878, i" page, 5' col.

t RASSIETTE (ra-siè-f), ». m. Ancien terme de droit. Action de rendre en terres une somme qu'on a reçue en argent et qu'on est obligé de rembourser. Vous savez que Mme de Sévigné m'a apporté en mariage deux cent mille francs; il serait difticile, ma chère sœur, que, sans être entièrement ruinée, vous rendissiez en espèces une si grosse somme; mais la coutume de Bretagne y a pourvu ; elle ordonne que l'on fasse une rassiette en terres, CH. DE sÉv. à Mme de Grignan, dans sév. t. x, p. 4U, éd. Régnier.

RASSIS. Il 5' Terre rassise, terre remuée qui a été laissée en repos assez longtemps pour que ses talus aient acquis toute leur solidité.

t RASTE (ra-st'), ». f. Mesure de longueur chez les anciens Germains, valant 4444 mètres; c'est la même chose que notre ancienne lieue géographique de 25 au degré.

— ÊTYM. AUem. Rast, repos, étape.

2. RAT. Ajoutez: || 14* Un rat se dit populairement et injurieusement pour désigner celui qui craint de faire la moindre dépense. || Adjectivement. Il est trop rat pour payer sa part. || 15* Queue de rat, ou, plus ordinairement, un rat, synonyme de rat de cave (voy. rat, au n' 9), c'est-à-dire espèce de bougie mince, longue et enroulée sur ellemême. Un témoin a vu un homme mettre le feu avec une queue de rat, Gaz. des Trib. 30 oct. <872, p. <063, 3* col. Il Proverbe. Ajoutez : ||De lamaison du chat n'est jamais soûl le rat. || Beaucoup sait le rat, mais encore plus le chat. || Au paresseux laboureur les rats mangent le meilleur, eus. rolland. Faune populaire, Paris, (877, p. 22. || Gueux comme un rat d'église, très-gueux, très-pauvre, sans doute parce que, dans les églises, les rats trouvent peu à manger.

RATAFIA. — ETYM. Ajoutez : D'après M. Petilleau, ratafia est un mot oriental, formé de arach ou rock, eau-de-vie de riz, et tafia, eau-de-vie de canne.

2. RATÉ. Ajoutez : \\ 4* S. m. Un raté, un homme qui n'a pas réussi en ses entreprises, un fruit sec. Jack [d'Alph. Daudet] nous promène à travers des groupes sociaux plus divers et plus étendus : les ouvriers des brûlantes usines, les ratés — c'est le mot pittoresque de l'auteur — de la bohème lettrée..., s. montégut, Rev. des Deux- Uondes, l" déc. (876, p. 629. Et qu'est-ce que le père Chèbe lui-même, avec ses démangeaisons de négoce et ses locations de boutiques aux rayons destinés à rester vides, sinon un raté du commerce? ib. p. 630.

t rATELAGE. Ajoutez ; Il 2* Anciennement, droit de râtelags, espèce de servitude imposée aux fonds de terre, au profit des pauvres des paroisses, qui allaient râteler le sol après la récolte faite.

RÂTELIER. Il !• Ajoutez: || Fig. Hausser le râtelier, couper les vivres, retrancher l'argent. La mauvaise prêtraille no mérite pas moins que les fermiers généraux que vous lui haussiez le râtelier. Cahier des plaintes des dames de la halle, p. U, ns9, dans CH. nisard, Parisianismes, p. uo.

t RATELDRES (râ-te-lu-r'), ». f. pi. Ce qu'on ramasse avec le râteau. Râtelures de blé, d'avoine, delbouuî, Gloss. delà vallée d'Yéres, le Havre,

t RATIONALISER (ra-sio-na-li-zé), v. a. Donner le caractère rationnel. Ce théisme [de l'abbé de Sjdnt-Pierre] doucement rationalisé, à ravir un

RAV

Bernardin de Saint-Pierre, ste-beuvb. Causeries du lundi, t. xv [l'abbé de Saint-Pierre).

t RATIONNA IRK (ra-sio-nê-r'), ». m. Terme militaire. Homme qui reçoit une ration. Les magasins de la place ne renferment plus, depuis ce matin, que 832 47» rations de pain; or, le nombre des rationnaires étant de (60 000, nous n'avons plus de pain que pour 8 jours. Gaz. des Trib. » oct. (873, p. 97s, 3' col. Il Par extension. La reine (de Nuhivu, une des Marquises] est rationnairc de l'État, et touche une solde de 600 francs, payable par mois, Joum. offie. 25 janv. (877, p. B8R, )'• col.

RATIONNER, Ajoutez : || 2* 11 so dit aussi de la chose mise en ration. Dans un grand nombre de localités les puits et las mares sont desséchés, et l'on est obligé de rationner l'eau, Joum. offie. 3 juin. (870, p. ((6S, (~ col.

t RATTACHEMENT (ra-U-che-man),«. m. Action de rattacher, état de ce qui est rattaché. Vous savez quelle extension ont prise, dans ces dernières années, les territoires civils de chacune des trois provinces [de l'Algérie] ; j'ai continué à faire étudier de nouveaux rattachements, chanzt, Joum.

offie. (9 déc. (878, p. 9S00, ('• col.

RATTACHER. — HIST. Ajoutez : xif s. Les blans haubers [ils] ont endossés, Et les cauces de fier lachies [lacées], Et les enarmes ratachies, Perceval le Gallois, v. 24390. || xiv* s. Là les vot Jhesucris si dignement aidier, C'a cascun chisne [cygne] [un jeune prince] va sa kaine [chaîne] ratakier, le Chevalier au cygne, v. 2(48.

fRATTENDRE (ra-tan-dr'), v. a. Terme populaire. Attendre quelqu'un avec une intention bonne ou mauvaise. Le jour même du crime, il avait dit qu'il s'attendait à être rattendu le soir. Gaz. des Trib. 2( nov. (875, p. ((22, 3* col. Le jour du crime vous avez fait personnellement des menaces à M...; celui-ci a exprimé la crainte que vous ne le rattendissiez le soir, ib. 4* col.

t RATTRAPAGE (ra-tra-pa-j'), ». m. Action de se rattraper, de regagner. Il serait peut-être prudent de ne pas quitter un ancien fournisseur, pour réaliser l'économie offerte, avant de s'assurer si elle existe bien et sans le rattrapage sur la quantité ou la qualité. Gaz. des Trib.» juin (876, p. 652,

3* col.

RATTRAPER. — HIST. Ajoutez : xui's. Et cil seroit pendus ou ars, Se on le povoit ratraper; De ce ne porroit eschaper, adenes u rois, Cleomades, V. 46(8, publié par Van Hasselt, Bruxelles, (865.

t RACCHEUR (rô-cheur), ». m. Dans les mines, ouvrier occupé à élargir les galeries affaissées. Quand ils [les mineurs] sont encore capables de faire un travail à la tâche, ils gagnent alors comme raucheurs un salaire de 4 fr. par journée; sinon, ils sont occupés comme raccommodeurs..., la Rev. scientifique, 2( août (875, p. (85.

t RAUDANITE (rô-da-ni-t'), ». f. Silice d'Auvergne qu'on emploie dans les poudreries de l'Etat pour la fabrication de la dynamite, Joum. offie.

6 févr. (875, p. 993, ('• col.

t RAUFFEUR (rô-feur), ». m. Terme allemand u.'ité dans la Suisse française. Ferrailleur, brétailleur. L'avant-garde est menée par un vieux rauffeur à tous crins. M** de gasparin. Voyages, Bande du Jura, les Prouesses de la bande du Jura, Paris, (865.

— ÉTYM. Ail. i{ou/er, querelleur, de rau/en, proprement tirer, arracher.

RAVALÉ. Ajoutez : \\ 3* Terme de jardinage. Raccourci, rogné. Les treilles, moins ravalées par la taille que la vigne en souche, H. de parville, Joum. offie. 30 déc. (873, p. 8259, (" col. Il 4' Sur les côtes do la Manche, saumon ravalé, saumon dont le ventre, après le frai, est tombé. Au milieu des beaux échantillons [de saumons] qui miroitaient de fraîcheur, il s'en trouvait deux qui étaient ravalés, Avranchin, » fév. (876.

RA VA LEME.NT. 117° Ajoufei; Il On désigne par ravalement les touches d'un clavier qui sont ajoutées en dessous de son étendue ordinaire, et par analogie on l'a appliqué aussi aux notes qui excèdent les quatre octaves dans les dessus des claviers à la main, mais qui ne complètent pas une cinquième octave. Aux pédales, le ravalement s'entend toujours des notes au-dessous du C, et l'on dit : un ravalement en A, en G, en F (ce qui est le plus grave), selon que le clavier descend en la, en sol ou en fa, rorkt. Manuel du facteur d'orgues, t. III.

RAVALER. Ajoutez : — REM. Ravaler, au sens de taire, ne pas énoncer ce qu'on voulait dire, se trouve dans Mme de Sévigné : Je vous exhorte

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