‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 645 sur 754 · CHANDELLE · texte numérisé non relu

CHANDELLE

t ROMAL (ro-mal), s, m. Sorte d'étoffe de soia pure. Les romals et autres tissus similaires présentant simplement des raies, des losanges ou des carreaux, doivent donc être classés parmi "les étoffes unies, Douanes, Tarif de (877, note 564,

t ROMANCER, Ajoutez : — REM, On pourrai! croire d'après la citation rapportée dans le Dictionnaire que ce verbe est dû à Sainte-Beuve. Le fait est qu'il remonte à Patru, Toutes le.' histoires

ROM

de l'Astrôe ont un fondement véritable, mais l'au' teur les a toutes romancées, si j'ose user da ce mot, PATRU, Œuvres diverses, t. ji, dans ses Éclair-' eissements sur l'ouvrage de d'Urfé (note communiquée par M. Berliioud, de Gingins).

t ROMAND. Ajoutes : || On dit aussi la Suisse romane.Il est probable que le vrai mot était Suisse romane, et qu'on ne l'a assez généralemont«liangé en Suisse romande que pour l'opposer mieux à Suisse allemande. || Cette addition fournit l'occasion de corriger au Supplément des fautes qui se sont glissées dans la note communiquée par M. Berthoud, et dont il m'adresse la rectilicalion. D'abord il est évident qu'on doit lire : jamais on ne dit chalet en pays romand (et non chdleL). De plus il n'y a de chalets proprement dits que dans la partie alpestre de la Suisse romande et dans le Jura.

t ROMAXESQUERIE (ro-ma-nè-ske-rie), s. f. Mot de plaisanterie. Tendance à être romanesque, exailé, chimérique. Teinte plus ou moins foncée de romanesquerie, b. constant, Lei'.re à Mme de Charriére, dans ste-beuve, Portraits liltér. Benj. Constant et Mme de Charriére.

t ROMAN-FEOILLETON (ro-man-feu-Ue-ton , Il mouillées), s. m. Roman qui se publie en feuilleton, dans un journal. || Au plur. Des romans-feuilletons.

t ROMANISANT, ANTE (ro-ma-ni-zan, zan-t'), adj. Se dit, dans l'Église anglicane, des tendances à se rapprocher de l'Église romaine, le Temps, to mars 4875, s* page, »• col. || Substantivement. Les romanisants.

t 4. ROMANISER. Ajoutez : ||4* F. a. Conduire aux dogmes de l'Église romaine. En laissant toucher à ses cérémonies traditionnelles, il [le peuple russe] pouvait craindre do se laisser romaniser, et, comme les grecs-unis de Pologne, d'être à son insu incorporé à l'empire spirituel des papes, a. LEROï-BEAUUEU, Rev. des Deux-Mondes, i" nov. 4874, p. <3. ||6* r. n. Être adonné à l'étude des langues romanes.

t 3. ROMANISTE {ro-ma-ni-st'), s. m. Celui qui >e livre à l'étude des langues romanes et de l'histoire des peuples romans.

— ÉTY»!. Roman i.

t ROMANO.UANIE (ro-ma-noma-nie), s. f. Manie d'attribuer aux Romains tous les monuments ou ouvrages anciens des pays qu'ils ont occupés. Cette romanomanie fut telle que l'on a très-résolùment soutenu que les pierres des célèbres alignements de Karnac avaient simplement servi à assujettir les tentes du camp de César, lorsque celui-ci se préparait à envahir la Grande-Bretagne, MAXIME DH CAMP, l'EmpUcemcnt de L'Ilion d'Homère, p. 25, Paris, 4876.

t ROMANTISME. Ajoutez : — REM. X l'origine, dans les luttes littéraires de la restauration, on disait souvent romanticisme au lieu de romantisme. Romanticisme répondait bien, en effet, à classicisme. Henri Beyle disait presque indifféremment l'un pour l'autre : Sentez bien ce principe du romanticisme : là il n'y a pas d'académie de Turin entre vous et moi, de Stendhal, Corresp. inédite, lettre du 2i déc. 4 84 9, 2* série (note communiquée par M. Berthoud).

t ROMANY ou RO.MMANY (ro-ma-ni), s. m. Nom anglais du langage des bohémiens ou gipsies.

— ETYM. En langage bohémien, romano, fém. romani, plur. roinont, est l'adj. de rom, fém. rommi, plur. masc. roma, qui signifie bohémien, tsigane, PAUL bataillard, Revue critique, 9 sept.

ROMARIN. Ajoutez : \\ Romarin des marais, un des noms de la statice.

t RO.MERET (ro-me-rè), ». m. Nom d'un cépage blanc, dans l'Aisne, les Primes d'honneur, Paris,

ROMPRE. Ajoutez .-Il 45" X bois rompre, tellement que le bois, les branches menacent de se rompre. Les arbres sont chargés de fruit à bois rompre. 11 pleut à bois rompre.

— HIST. Ilxiv s. Ajoutez : Quant vitaille fault, on ne poeut plus longuement durer; si vault miclx estendre que rompre, i. le bel, Yrayes chroniques, t. 1, p. 4««.

ROMPC. Il 14* Nombre rompu. Ajoutez : li Substantivement. Le rompu, la fraction qui reste sur un compte. Art. 4 0 : Pour toutes ces répartitions on négligera le rompu n'atteignant pas 4 franc, Statuts de la Société coopérative de consommation des forges nationales de La Chaussade, du n déc.

4874. Il y a une manutention considérable [en vendant les allumettes par fractions de kilogr.] ;

AOQ

et vous savez que, dans le commerce de 'détail, e« n'est pas le commerçant qui paye le rompu, Journ. offic. 28 janv. 1876, p. 740, a* col. Il 18* Populairement, cul rompu, bommo estropié des hauchcs, des jambes, et marchant en culde-jatte. On dit que ccthomme-li a servi; c'est donc dans les culs rompus

t ROMPURE. Ajoutez : \\ f P&ture rompure, voy. PÂTURE au Supplément.

t RONCHONNER (ron-cho-né), «.n. Terme populaire. Grommeler. Il fumait sa pipe sur son siège, ronchonnant après les clients qui ne venaient pas, en attendant qu'il pût ronchonner après les clients qui viendraient, Gaz. des Trib. 28 nov, 4 875, p. 4 4 47, 4" col.

t RONCIER (ron-sié), ». m. et RONCIÈRE (ronsiô-r'), s. f. Touffe de ronces. Qu'il a négligé de faire arracher les foncières étendues et presque impénétrables qui s'y trouvent et qui empêchent la poursuite des lapins et favorisent leur multiplication. Arrêt de cassation, dans Gaz. des Trib. 23-24 juin 4873, p. 695, 3» col. Ses regards se promènent.... sur les ronciers pleins de mûres, A. THEUBiET, Rcv. dcs Deux-Mondes, 46 mal 4874, p. 483.

4. ROND. i4;ou(ejr : Il 16* Terme de meunerie. Farine ronde, farine dont le toucher est sec, et où l'on sent cette granulation appelée gruau par les meuniers, gruau qui n'est pas, comme dans la farine du rayon do Paris, repassé sous les meules et bluté, ce qui donne à cette farine la douceur au toucher et la blancheur. La farine ronde est généralement faite et employée dans le Midi, elle est moins blanche et plus difficilement panifiable; c'est un pétrissage tout autre quo le nôtre, mais elle est do meilleur rendement pour le boulanger. Il 17* Une heure bien ronde, une heure au moins, une bonne heure. Cela [la prière et la médilationj vous tiendra une heure bien ronde. Lettre de saint François de Sales, dans Histoire de sainte Chantai, Paris, 4 870, T éd. t. i, p. 254.

— KEM. L'écriture rondo a été introduite dans l'imprimerie vers 4«<o, Manuel de typographie. Imprimerie, t" part. p. 65, Encyclopédie Roret.

2. ROND. Ajoutez : || 12' Rond des pinières, maladie des arbres résineux. Enquête sur les diverses maladies des arbres résineux et en particulier sur le rond des pinières. Société des agriculteurs de France, section de sylviculture, in-8*, Paris, imp. Donnaud.

t 2. RONDEAU. Ajoutez : || B« En Normandie, rouleau ou cylindre de bois, traversé par un axe de fer, auquel est assujetti un timon destiné à le mettre en mouvement; cet instrument agricole sert à briser les mottes, après le hersage, h. moisy. Noms de famille normands, p. 404.

RONDELLE. — • HIST. Ajoutez : xif s. Il vit l'anrme [âme] de Germain lo vesque de Capue en une rondele de fou [feu] des angeles estre porteie el ciel, li Dialoge Grégoire lo pape, Paris, 4 876,

RONDIN. Ajoutez : || 4* Sapin simplement écorcé et dégrossi, broillard, Revue des Deux-Mondes, 4 5 avril 4 876, p. 924.

f RONFLON (ron-flon), ». m. Sorte d'instrument de musique. Le bal que les hommes de l'équipage organisent entre eux le dimanche sur le gaillard d'avant, au son du ronflon et de l'accordéon, o. BOUSQUET, Rev. des Deux-Mondes, i" fév. 4877, p. 645.

t RONGERIE (ron-je-rie), t. f. Terme familier. Partie de viande où il y a à ronger. Ne me donnez pas du blanc de cette volaille, donnez-moi de la rongerie.

t RONSARDISER (ron-sar-di-zé), v. n. Imiter les procédés poétiques de Ronsard. M. Paul Boiteau, qui, ronsardisant alors comme tous les jeunes fabricateurs de sonnets..., Journ. des Débats, I" juin. 4 877, 3* page, 4- col. |j Fig. La politique a ronsardisé, chateaubr. Mémoires, t. i, p. 360.

t 4. ROQUET (ro-kè), ». m. Nom d'une espèce de pommier en Normandie, espèce tardive, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yéres, p. 299. || Les pommes qu'il produit se nomment aussi roquets.

t 4. ROQUETTE (ro-kè t'), ». f. Synonyme de roquelle (voy. ce mot au Dictionnaire). Les écheveaux sont placés sur un dévidoir très-léger appelé tavelle ; d'où l'on dévide la soie pour l'enrouler sur des bobines nommées roquettes, lesquelles sont placées sur des broches; dans l'intervalle qui sépare les roquettes de la tavelle, le déviduir de la bobine, le SI passe à tra-

nos

vers pluiieurs espaces de pinces Joum. ofUc.

24 nov. 4876, p. 8484, 3* Col.

+ RORIQCE (ro-ri-k'), adj. Terme de physique. Figures roriqucs, figures qui sont dues i une altération du verre par l'ékclricité, el qui deviennent visibles seulement par la buée résultant de l'insufllation, Joum. offle. 3 avr. 4877, p. 3234, 3' col.

— ETYJI. Lat. ro«, rort», rosée, buée.

t RORQUAL.— ETYM. M. Buggc, Romania, n* 40, p. 467, n'admet pas l'étymologie parle suédois rôr, tuyau ; car le nom norois du rorqual est reydhr. Lo primitif en est raudhr, rouge, et qval, baleine; cette espèce de baleine a été ainsi nommée à cauae de sa couleur rougeâtre.

t RORTK (rort ), ». f. Nom, dan» la Loire-Inférieure, d'un lieu d'osier. J.... était occupé à disposer un lien d'osier vulgairement appelé rorle, pour cueillir des choux; sa belle-sœur lui ayant dit : • Vous aurez de quoi faire un bon fagot, • — « Oui, répondit-il, el j'ai aussi do quoi rortcr les femmes et les filles. » Et en même temps, s'approchant de sa femme, il lui porta deux vigoureux coups do la rorte qu'il avait à la main, puis lui enlaçait le cou avec le nœud coulant qu'il avait formé. Gaz. des Trib. 48 juin 4876, p. 608, a» col.

— HIST. xiv 8. Hars et roerlres pour porter lierre el houx, du canoë, roorta. Lcsquelx avoient mis au col du suppliant une rorte de bois, qui lui lioit lo col et les jambes, id. ib. || xv g. Des reortes et des perches pour tendre et pour latter un tcct à besies, du cange, reoria.

— ETYM. Aunis, nort«;du lat. retorla, sousentendu virga, verge, branche retordue (voy. aitordre).

t RORTER (ror-té), v. a. Lier avec une rorte (voy. rorte).

t ROSALBIN (ro-zal-bin), ». m. Espèce de perroquet. La serre aux perroquets du Jardin d'acclimatation vient de recevoir une belle collection de cacatois et de rosalbins d'Australie, Joum. offie.

8 nov. 4875, p. 9409, t" col.

ROSAT. Ajoutez : \\ S' S. m. Nom, en raison delà couleur de ses tiges, du carex tylvatica, Linné, poussant dans les bois humides, et dont les feuilles el la tige sont utilisées comme paille à litière des bestiaux dans les déparlements de l'est de la France.

t ROSÂTRE (rôzâ-tr*), adj. Qui est d'un vilain rose. Le fond occupant toute la toile était un pan do mur rosàtre, bUroer, Salons de 4861 d 4H68, t. Il, p. 247. Le maërie, animal marin, blanc rosaire...., le Correspondant, as mars i»69, p. 4065.

ROSE. Il 4* Fig. Ajoutez : || Tout n'est pas rose dans ce métier-là, c'est un métier qui a des désagréments, des déboires. || 13* Pâle de rose, sorte de pâte où entre la rose. Fabricant de bijoux en pâte de rose, Tarif des patentes, 1858.

ROSÉE. Ajoutez : |j ?• Poire de rosée, variété de poire fondante et précoce; elle est ronde et de couleur verte.

t 4 . ROSELIER (ro zc-lié), adj. m. Marais rosclier, marais qui produit des roseaux. Ces plantes [roseaux] aquatiques sont fauchées vers la fin de l'été, lorsqu'elles sont encore verles, dans les marais roseliers ou roselières, heuzé, la France agricole, carte n* 8.

— ËTYH. Rosel, ancienne forme de roseau.

t 2. ROSELIER (ro-ze-lié), ». m. Substance qui se trouve dans le minerai d'arg-^nt. Du roselier incarnat.... le roselier est un indice certain d'abondance d'argent. Fonderie de métaux précieux, Quinquandon fils, Paris, 4 872, p. 7 et 8.

— ETYM. Dérivé de rose.

t ROSELIËRE (ro-ze-liè-r'), t. f. Lieu planté de roseaux. L'accusé préféra le cacher [l'homme assassiné] dans le marais, dans l'eau au milieu des roseaux épais el élevés.... en conséquence, il traîna l'infortuné colporteur à travers la roselière jusqu'à une distance de trente mètres environ. Gaz. des Trib. 23-24 nov. 4874, p. 4 4 26, 2' col. Lsl Camargue.... dans laquelle on rencontre de belles cultures, des roselières, des monlilles sablonneuses, des forêts de pin pignon..,, BRUzi, la Franc* agricole, p. 7.

— ËTYH. Roseau, par l'intermédiaire de l'ancienne forme rot«l (voy. la remarque à roseraie dans le Dictionnaire).

t ROSER. Il Se roser. Ajoutez : Ses épaules saperbes [d'une jeune fille] se rosèrent toutà coup, HENRY OBÉviLLE, Journ. des Débats, 44 août 4877, Feuilleton, t" page, 4» col.

ROSSER. Ajoutez : — HIST. xui* s. Mais elo fia sainte Vierge] vint à moult bonne eure, Iriéement

do'i

ROU

H fau diabloj courut seure, D'une verge tant le bali, Que contre terre l'abali ; Tant l'a batu, tant l'a roissié, Pour peu ne l'a tout defroissié, sau- TiBR DE coiNSY, les Miraclet de la sainte Vierge, p. 329, éd. abbé l'oquet.

ROSSOUS. Ajoutez .-Il 8* Rossolis blanc, liqueur de table qui se fait avec la fleur de la rose musquée, de l'eau-de-vie et du sucre, du tour, Dictionnaire d'histoire nalurelle, t. xxix, p. 470.

i. RÔTI. Ajoutez : Il 2° Exposé à une chaleur intense. Un tas de moissonneurs rôtis du soleil, ràc. Lexique, éd. P. Mesnard.

1 3. RÔTiE (rô-tie), s. I. Pile de bois de chauffage arrivé sur les ports, Mém. de la Société centrale d'agriculture, )»73, p. 266.

t ROTINEUR (ro-ti-neur), t. m. Celui qui emploi le rotin. Chaisiers, rotineurs, empailleurs de chaises, vanniers. Décret 8 mon (875, dans/oum. offic. 40 mars «875, p. «802, i" col.

ROTONDE. Ajoutez : Il B" Terme de chemin de fer. Rotonde aux locomotives, remise circulaire pour les locomotives.

t ROUBLARD (rou-blar), ». m. Terme populaire. D'abord, richard, homme à roubles ; puis (Figaro, 27 nov. 1858) chevalier d'industrie extorquant des directeurs des jeux une somme qui lui permette de regagner son pays, après une perte dont il exagère l'importance ; enfin, aujourd'hui, il est très-usité dans l'argot des boursiers et des gens de lettres pour signifier un malin, habile en affaires, sachant tirer son épingle du jeu. 11 va nous raconter comment il a mis tout juste la main sur B..., qui est ce qu'on appelle, en argot parisien, un vieux roublard. Gaz. des Trib. 25 février

(876, p. (97, 3* col.

1 2. ROUCHK. Ajoutez : La rouche [département d'Eure-et-Loir] remplace souvent le chaume dans la couverture des habitations ou des constructions rurales, les Primes d'honneur, Paris, (872, p. (4.

ROUET. Ajoutez : || 4' Rouet de mer, espèce de poisson. On a pris sur nos côtes deux énormes poissons, que les marins appellent rouets de mer, parce qu'en nageant ils tournent sur eux-mêmes, le Nouvelliste de l'arrondissement d'Avranches, 27 août (876. Il 5* Être mis au rouet, se dit proprement du lièvre qui, épuisé par une longue course, ne fait que tourner autour des chiens voilà d'oîi vient la locution de Montaigne : mettre au rouet (voy. l'historique).

t ROUKTTES. Ajoutez : || 2» Synonyme de hart. Rouelles ou harts pour lier les trains de bois, Tarif des patentes, ( 858.

t ROUF. Ajoutez : — REM. On trouve aussi roufle. L'équipage, réfugié autour du rouflo balayé par la mer, se trouvait dans une situation désespérée, Joum. offic. (o oct. (87(, p. 3974, ('• col. Il est parfaitement possible.... de construire en grosse chaudronnerie une dunette ou roufle aussi élanche qu'une chaudière à vapeur, ib.

(3 fév. (873, p. (066, 2* COl.

I ROUFFLE (rou-fl'), s. m. Ancien terme populaire. Action de rudoyer. Au lieu de trouver des exploits à vanter, il n'a rencontré que des rouffles, que des coups de pieds à décrire, que des croquignoles à peindre, L. du P. Duchesne, 63* lettre, page S.

— tïTYM. C'est l'angl. rufle, trouble, émoi.

(. ROUGE. Ajoutez : Il 16* Rouge et blanc, s'est dit pour cuivre et argent, en termes de monnaie. Les carats, qui sont les degrés de la bonté [de l'or], diminuent à proportion de la quantité du blanc et du rouge qui y sont incorporés : ce sont les noms qu'on donne d'ordinaire à l'argent et au cuivre ; de sorte qu'un quart de blanc, un quart de rouge et deux quarts d'or alliés ensemble feraient de l'or à douze carats, ch. patin, Introd. à la connais. des médailles, ch. vu. jj 17* Terme de forestier. Le rouge, ou la pourriture rouge, maladie des bois qui les rend cassants, friables, ainsi dit de sa couleur brun-cannelle ; il est le développement de la cadranure, nanquette, ExpL débit et estim. des bois, Nancy, («88, p. (86. || 18* Le rouge, et, plus «cuvent, le rouge de rivière, nom d'une espèce de gibier h plume. Consommation en (858, gibier vendu sur le marché de la vallée, riles, rouges, sarcelles, a. uusson, les Consommations de Paris, p. 248. Il 19* L'arbre rouge, l'erythrophlseum de Guinée, BAILLON. Dict. de bot. p. 248. || 20* Voir rou^e, être saisi de fureur, du désir de nuire, de tuer; expression mise en vogue par Eug. Sue, dans les Mystères de Paris, personnage du C/iourtMtir. Il pUisait à Palmerston de nourrir des

ROU

griefs contre nous, de nous représenter comme des alliés peu sûrs, des modèles de fourberie, des abîmes d'ambition ; il voit rouge quand il est question du roi des Français, laugel, cité dans Rev. des Deux-Mondes, (6 mars (877, p. 343.

— HIST. il IV* s. Ajoutez : S'ele est fine [une dame], soyez songneux Que de ses fins tours vous gardez ; Car souvent les plus rouges gueux Y sont surprins, bien l'entendez, Chansons du xv* siècle, publiées par G. Paris, p. (29 (les plus rouges gueux, les gueux les plus rusés, nous dirions les plus roues; voy. un emploi semblable de rouge à l'historique dans le xiv* siècle).

t ROUGKOr. Ajoutez : || 2* Maladie de la vigne dite aussi rougeaud (voy. rougeaud, n* 2, au Dictionnaire). Sur les hauteurs exposées aux froids [dans le Beaujolais], on constate beaucoup de rougeot et de coulure ; sur les coteaux à terrain sec, un grand nombre de vignobles sont atteints par la jaunisse, Joum. offic. (•' août (878, p. 6796, 4" col.

t ROUGEOYER (rou-jo-ié), v. n. Présenter une teinte rougeâtre. Sous le ciel qui rougeoie, v. hugo. Année terrible, p. 226.

t ROUGERON (rou-je-ron), s. m. Nom donné, dans l'Aisne, aux terres argilo-calcaires, colorées par l'oxyde de fer, les Primes d'honneur, Paris, (873, p. 68.

2. ROUGETF. Ajoutez : || 6* Nom, en Normandie, d'un petit mammifère du genre des martres et des fouines, ainsi dit à cause de la couleur rousse de son poil, DELBOULLE, Gloss. de la vallée d'Hères, p. 300.

ROUGETTE. Ajoutez: \\ 2* Nom, dans l'Aisne, des terres argilo-siliceuses, les Primes d'honneur, Paris, (873, p. 88. Il 3* Nom, dans le département des Ardennes, du mélampyre, les Primes d'honneur, p. (74, Paris, (874.

ROUGIR. Ajoutez : || 8* S. m. Le rougir, action de devenir rouge. La nature veut que les plus forts connaissent qu'ils ne le sont pas assez pour lui résister ; le rougir est du nombre de ces infirmités, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.

RODILLURE. — HIST. XVI' S. Ajoutez: Ne faictes point vos trésors en la terre, là oii la rouillure et tigne corrompt.... mais faictes vos trésors au ciel, là oîi ne la rouillure ne la tigne ne corrompt riens, Matth. VI, ( 9, Nouv. Testam. éd. Lefebvre d'Étaples, Paris, (625.

ROULAGE. Ajoutez :]\B' Le roulage de la mer, service de transports maritimes comparé au service des rouliers. Les Danois et les Suédois, depuis quelques années, ont des navires bien armés et faisant le roulage de la mer, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. vi, p. 888. || 6' Lettre de roulage, permission de rouler un tonneau dans les rues de Paris. Ils [les porteurs d'eau] devront représenter leur lettre de roulage, Ordon. de police, 28 juin (874. Il 7' Action de mettre en rouleau. Nous n'avons vu employer dans les ateliers qu'un seul de ces appareils, la machine Reininger ; encore est-elle exclusivement appliquée au roulage des cigares à B centimes, à bout coupé, Joum. offic. 29 nov. (875, p. 9802, (" col. || 8* Nom, au xvii' siècle, de la pèche du hareng, sur les côtes de Normandie. Le projet d'arrêt et les mémoires que vous trouverez ci-joints vous feront connaître que les pêcheurs de Normandie demandent la liberté d'aller à la pêche du hareng, appelée roulage, comme ils faisaient avant l'arrêt du 24 mars (687, qui ne leur permet de faire cette pêche que jusqu'au dernier décembre, boislisle, Corresp. conlrôl. génér. (690, p. 223.

ROULANT. Ajoutez :\\ 10* S. m. Un roulant, un homme qui parcourt les routes. Aucun de ces spectacles imprévus n'a le pouvoir de retarder un seul instant la marche de ces roulants [porteballes qui parcourent l'Algérie], ahnaud, joum. Ofjic. 26 févr. (877, p. (472, 3' col.

ROULÉ. Ajoutez : \\ 6' Terme de marchand de bétail. Animal bien roulé, animal dont les formes sont d'une bonne rondeur. Celui de M. R..., bien roulé d'ailleurs, est un taureau croisé des races Durham et du Cotentin, le Nouvelliste de l'arr. d'Avranches, 4 mars (877.

t 4. ROULÉE (rou-lée), s. f. ||1* Roulée do Pâques, les œufs de Pâques. Le prix des œufs à la coque a beaucoup diminué, et les roulées de Pâques figurent à la boutique de tous les épiciers, crémiers et marchands de vin à (O centimes la pièce, le Rappel, (8 mars (874, p. 2, 2« col. 112'' Nom d'un jeu d'enfant qui consiste à faire rouler sur une planche en pente un œuf teint et

ROU

à gagner les œufs des camarades qu'il touche en roulant, jiuer aux roulées.

— ET m. Rouler.

ROUIER. Ajoutez : 1| 27* Opérer la roulaison des cannes à sucre. Les cannes à sucre sur les plantations noyées [de la Havane] se pourriront et ne pourront être roulées.... sur plusieurs plantations on commencera ce mois-ci à rouler les cannes, et dans les environs de Matause la roulaison commencera le (6, Joum.Offic. 30 nov. (876, p. 8835,

3* col. Il 28* Populairement, rouler sa bosse, courir le pays, les pays. Il a roulé sa bosse dans les quatre parties du monde.

(. ROULETTE. Ajoutez :\\ 16' Nom, à Paris, du bureau d'octroi, qui, bien que construit en pierre, a gardé le nom d'autrefois lorsque les commis de la ferme générale se tenaient, aux portes de Paris, dans des baraques de bois peintes en rouge, montées sur roues, que l'on transportait facilement d'un point à un autre, maxime du cakp, Rev. des Deux-Mondes, t" févr. «874, p. 521.

ROULEUR. Ajoutez : \\ 7° Rouleur, ouvrier qui, dans les ateliers de pyrotechnie, roule les étuis et les cartouches. Chaque rouleur de cartouches doit avoir devant lui un certain nombre de grands trapèzes..., des étuis roulés, des balles.... Encyclopédie Roret, Manuel de l'artificier, p. 4(3.

t 2. ROULEUSE (rou-leû-z'), ». f. Terme populaire et grossier. Femme de mauvaise vie, prostituée. L'accusé : Quelle était votre opinion sur la femme G...? — Le témoin : Mon Dieul l'opinion, au café, c'est que la maltresse de M. R.... était une rouleuse. Gaz. des Trib. «3 août «876, p. 778, «'• col.

— ÊTYM. Rouler, au sens d'aller çà et li, de passer d'homme à homme.

t ROULOUL(rou-loul'), ». m. Genre d'oiseau, de l'ordre des gallinacés. Le rouloul de Malacca ressemble au faisan par l'éclat de son plumage.

t ROULURE. Ajoutez : || 4' Manière de réunir entre elles des pièces métalliques. L'ancienneté de la nécropole de Villanova [dans l'ancienne Étrurie] est prouvée par l'absence de vases peints, d'écriture et d'xs signatum; en outre, les plaques de bronze, au lieu d'être soudées, sont assemblées par voie de rivure ou de roulure, a. hangin, Joum. offic. «4 sept. «876, p. 6976, «"col.

t ROUMANCHE (rou-man-ch'), adj. Se dit d'un dialecte roman parlé chez les Grisons.

— ÉTYM. Autre forme de roman.

t ROUMI (rou-mi), ». m. Nom donné par les Arabes aux chrétiens. Avec ce régime [civil], prêchait-on, vous allez payer plus d'impôts, vos femmes seront appelées en justice, les Roumis prendront vos terres, Joum. offic. 2« avril «875, p. 2882, 3* col.

— ÉTYM. Rome. C'est de cette façon que les . Grecs ont dit Romaïtes.

t ROUQUE. — ÊTYM. Ajoutez : L'anglais rook, au sons de fripon, provient de rook, corbeau.

t ROUSSAILLIER (rou-sa-llé, Il mouillées), ». m. Espèce d'arbre à fruit de l'Algérie. Le roussaillier, aux jolies cerises cannelées, à la pulpe aigrelette et un peu térébenthinée, Joum. offic. 26 nov. «874, p. 78(3, 2' col.

t 2. ROUSSE (rou-s'), ». f. Nom, en Normandie, de vieux têtards, c'est-à-dire d'arbres ététés pour leur faire produire de menues branches. Vente d'arbres : un chêne, un hêtre , une rousse, l Nouvelliste de l'arrondissem. d'Avranches, (S juin

t ROUSSELET. Ajoutez .•||4* Un des noms vulgaires de la fourmi rouge, qui pique, sans danger d'ailleurs.

j ROUSSET. Ajoutez : || 2* Un des noms vulgaires de la fourmi rouge, dont la piqûre, sans danger d'ailleurs, est comme d'une pointe d'aiguille.

f ROUSSIER (rou-sié), ». m. Terme de minéralogie. Minerai de fer hydraté qu'on rencontre dans le bassin de la Seine, principalement aux environs de Pontoise.

t 2. ROUSSIN (rou-sin), ». m. Terme d'argot. Homme de la rousse, agent de police.

t ROUSSISSEMENT (rou-si-se-man),». m. Action de roussir; état de ce qui est roussi. Voici l'explication classique adoptée pour rendre compte du roussissement des bourgeons à cette époque de l'année [lune rousse] ; la lune, dit-on, n'a rien k faire dans le phénomène, elle est simplement témoin et non acteur dans le roussissement des végétaux, H. DE parville, Juum. offic. «0 avril «868, p. 259 «, 2' col.

t ROUSSOLB (rou-so-rj, ». f. Nom, àui» l'Oise,

RUB

du melampyrum arvente, Us Primes d'honneur, Paris, 1872, p. «4.

i. ROUTIER. Ajoulei : || i' Qui va sur les routes ordinaires. Hier matin a ou lieu, à Rouen, l'essai d'une locomotive routière, Joum. offic. <• oct.

2. ROUTIER. Àjoulex : || 8* Celui qui parcourt habituellement les routes. Quant aux anciens [porte-balles qui parcourent l'Algérie] qui ont perdu les qualités physiques propres à la vie de routier,

ARNAUD, Joum. Ofjic. 2« févr. «876, p. (473, t" COl

Quand deux routiers associent leurs capitaux, ils voyagent ensemble, xb.

t ROUTIN. Ajoulex : On trouve sur la gauche un petit sentier très-escarpé.... à certains moments ce routin est presque à pic, Gax. des .Trib. <o mai

«876, p. 4B3, 4" col.

ROUX. Il 1* Àjoulex : || Fil roux, fil écru. On trouve dans ce viscère [l'estomac des salamandres] une foule de petits vers blancs que l'œil nu aperçoit facilement ; ils ont la grosseur d'un fil roux, SPALLANZANI, Expériences sur la digestion, p. 4(8 (traduction de Senebier, Genève, (783).

t ROUZIC (rou-zik'), ». m. Nom, en Bretagne, d'un oiseau de mer, oquëzel, les Oiseaiuc de mer, Nantes, (876, p. ((.

ROYAL. Il ?• Àjoulex : \\ Ironiquement. Qui est du plus haut degré. Galimatias royal, ualh. Lexique, éd. L. Lalanne. || 24* Deniers royaux se disait, dans l'ancienne monarchie, de tous les deniers qui se levaient sur le Languedoc pour être versés directement dans les caisses royales, ou pour acquitter, dans la province même, à la décharge du roi, les diverses dépenses ordonnées par le gouvernement, jules loiseleur, te Temps, a7 oct. (878, 3' page, 4* coi.

t ROYON (ro-ion), ». m. Terme d'exploitation houillère. Coupure ou cheminée d'aérage, dite aussi kernès, destinée à faire descendre l'air au fond d'un puits; ce genre d'aérage est interdit, Règlem. génér. belge, du (" mars (850.

RU. Ajoulex : || Dans l'Aisne, on appelle rus de flottage tous les canaux artificiels servant au transport des bois.

t ROAGE (ru-a-j'), t. m. Nom, dans la Gironde, des voies par où l'on peut accéder à quelque objet ou à quelque endroit. En ce qui concerne le passage pour accéder au puits, attendu qu'il n'est pas douteux que la partie des ruages ou vacants existants aux abords du puits qui est nécessaire pour y accéder, est l'accessoire du droit de copropriété dudit puits, ou doit tout au moins être grevé d'une servitude qui permette d'y puiser, Jugement du tribun, civil de Blaye, dans Gax. des

Trib. 2b-26 oct. (875, p. (030, 2- Col.

— ÊTYM. Bas-lat. rotalicum, qui veut dire un impôt pour le droit de rouler, du lat. rotare, rouler sur une voie.

RUBAN. — HlST. Àjoulex : XIV* S. Pour les rubenz d'or de Chipre pour royer les robes de nos diz enffanz, Mandements de Charles F, (376, Paris, (874, p. 678. Une pièce de ruban d'or de Chippre ((387), Nouv. Rec. de comptes de l'argenterie des rois, par Douët-d'Arcq, p. (4«.

t RUBANAIRE (ru-ba-nê-r'), adj. Qui est en forme de ruban. Les acacias de la Nouvelle - Hollande ont des feuilles à nervures parallèles, pétioles élargis appelés phyllodes , analogues aux feuilles rubanaircs des monocotylédones, CH. MARTiNS, Rev. des Deux-Xondes, (5 févr. (876,

t RUBANER. — HlST. AjouteX : XIV* s. Dossier et coustnpointe, laquelle il a rubannée, et d'icelle fait six quarreaus pour servir en ladite chambre ((387), Nouv. Rec. des comptes de l'argenterie des rois, par Douët-d'Arcq, p. (76.

RUBANIER. Il 2* Ajoulex : Un chantre est au premier étage; Au second loge un chaudronnier; Puis un galnier. Un rubanier; Puis au cinquième un garçon cordonnier; Je reprends haleine et courage. Et j'arrive enfin au grenier, desaugibrs, l'Atelier du peintre.

— HIST. Àjoulex : XIV* s. Hcrvy de Brie, rubannier, demeurant à Paris ((387), Ifouv. Rec. de comptes de l'argenterie des rois, par Douët-d'Arcq, p. (46.

t RUBANISTE (ru-ba-ni-sf), ». m. Forme francisée de ribboniste (voy. ce mot au Supplément). Si, dans ces pétitions, il en est qui demandent la libération de certains rubanistes, Joum. offic. 27

févr. (87B, p. (497, 3* col.

t RUBAS.se (ru-ba-s') , ». f. Quartz coloré en rcuge naturellement ou artificiellement.

RUR

— ÉTYM Antre formé, mais péjorative, de rubis.

RUCUE. AjouUx : Il 9* Dans l'ostréiculture, nom donné à des tuiles disposu^sen piles pour recevoir le naissain.

(. RUCHER. Ajoutex : |l f Terme rural. Sorte de moyette en forme do ruche. Un autre moyen est employé dans le département de l'Ain; c'est la mise [du mais] en moyettes, sortes de ruchers ou de moules qui restent dans le champ, de oas-

PARIN, Joum. offic. 8 fév. (874, p. (63, 3* COl.

t RUCUONNER (rucho-né) , v. n. Murmurer, gronder. Je n'aime que les beaux pays et les anciens châteaux, poursuivit-il en ruchonnant, de- COURCHAHP, Souvenirs de la marquise de Créquy, II, T. Il Voy. ci-dessus ronchonner.

t RUDIMENTAIREMENT (ru di-man-tè-re-man), adv. D'une manière rudimcntaire, en ébauche. Qu'on vienne dire après cela que les animaux ne possèdent point, même virtuellement ou rudimentaircment, la faculté du langage, oirard de hialle, Rev. scientifique, n' 40, 3 avril (875, p. 946

tRUELLAGE (ru-è-la-j'),». m. Nom, dans l'Yonne, d'une opération qui consiste à ouvrir une rigole entre deux lignes de ceps et à rehausser ces derniers, les Primes d'honneur, Paris, (873, p. 325.

— ÉTYM. Rueller.

t RUEMENT (ru-man), s. m. Action de ruer. L'inattendu de ce ruement de brute, alpb. oaudet, Joum. de» Débats, i août (877, c* page, feuilleton, 3* col.

RUFIEN. Ajoulex : — REM. On trouve a«ssi rufian : Le grand cadavre, gisant à l'autre bout de la chambre, assassiné par des rufians coupe-jarrets, produit une impression des plus dramatiques, TH. GAUTIER, Portraits contemporains, Delaroche. Rufian est la forme italienne et ne vaut pas rufien, qui est la forme française dès le xiv* siècle.

RUINEUX. — HlST. Ajoutex : XIV* S. Lesquelles maisons.... sont toutes ruineuses («384), vahin. Archives administr. de la ville de Reims, t. m, p. 627.

t RUISSELET (rui-se-Iè), ». m. Petit ruisseau.

— HIST. xiu* s. Et ruisselets et fontenelles Bruyreet frémir sur les gravellcs, la Bose,v. 2C25(, Paris, an Vil. || xv* s. Cler ruisselet decourant de la source de vie, al. chartier, l'Espérance. Œuvr. p. 279. Il XVI* s. Où il trouva corbeaux très ords et laidz Qui de son sang ont fait maints ruisseletz, cl. marqt. Ballade, (6, Œuvres, t. i, p. 30.

t RUMINAL (ru-mi-nal), ». m. Terme d'antiquité romaine. Figuier ombrageant le groupe de bronze qui se voyait au forum, et représentait Romulus et Rémus allaités par une louve.

— ÉTYM. Lat. ruminait» ficus, de rumen, mamelle.

t RUN (reun'), ». m. Nom de l'étendue de pâturages, en Australie, accordée aux propriétaires de troupeaux de moutons. Le Melbourne Argus nous apporte de tristes détails sur les pertes immenses que la sécheresse a causées aux runs australiens, Joum. de la Meurthe, (•' oct. (876.

t RUNOGRAPHIQUE (ru-no-gra-fi-k'), adj. Qui a rapport à l'étude des runes. La Société scientifique de Cracovie avait nommé une commission runographique, L. léger, Rev. crit. 27 janv. (877, p. «5.

t RUOLZ (ru-ols'), ». m. Sorte de plaqué, ainsi dit de Ruolz inventeur. La dorure et l'argenture, ce qu'on appelle le ruolz, c'est tout simplement du laiton, du bronze fondu que l'on dore ou que l'on argenté par précipité dans le bain. Enquête, Traité de comm. avec l'Ànglet. t. ii, p. 330. || Fig. C'est du ruolz, se dit d'un objet qui n'a que l'apparence, d'un homme dont le mérite n'a que du clinquant.

t RUOTTE. — REM. On dit aussi ruot, au masculin, Je» Primes d'honneur, p. 78, Paris, (874.

t RUPELLE (ru-pè-1'), ». f. Espèce de plante qu'affectionnent les poissons herbivores, Joum. offic. 3 juin (875, p. 3057, C* col.; ruppia maritima, Linné, ruppia spiralis, Dumoslier, famille des naïadécs ; le genre ruppia a été dédié par Linné à Ruppius, botaniste allemand, mort en (7(8.

RURAL. Ajoutex : || S* Toile rurale, toile qui se fait à la campagne. Le phormium fait une concurrence bien dangereuse à la fabrication rurale.... la fabrication des toiles dites rurales, qui se font toutes à la main, Enquête, Traité de comm. avecl'Angleterre,i. v, p. 2(2. ||8*S. m. pJ.Les ruraux, s'est dit, surtout en (87), des paysans et des députés qu'on croyait particulièrement nommés

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