‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 646 sur 754 · RUT · texte numérisé non relu

RUT

par les paysans, et à qui on attribuait des senlimcnU monarchiques ou conservateurs.

— RTYM. Ajoutes : Le latin ru» se rattache au zend ravah, libre espace, Aeo. eri(. 13 déc.« 876,

t RUSMA. — Btym. Ajoutex : U. Devic, Diel. étymol., rejette l'arabe ru»ma, trace; et il dit que notre ru»ma est une corruption du turc khoroxma, qui n'est lui-même que U transcription du grec Xpto|»a, onguent, fard.

t ( . RUSSE (ru-s'), ad;'. Qui appartient aux Russes. L'empire russe. || S. m. Le russe, langue parlée en Russie; c'est une langue slave.

t 2. RUSSE (ru-s"), ». f. Nom, dans l'Annls,de I» mésange et quelquefois du rouge -gorge, Gloss. aunisien, p. (45.

— ÊTYM. Lat. ru.«tu», rouge foncé (voy. roux).

t RUSSIEN, lENNE (ru-siin, siè-n'), od;. Ancien nom, chez nous, du peuple que nous appelons aujourd'hui russe. Je me sers du nom de Russes pour désigner les habitants de ce grand empire.... les gazettes et d'autres mémoires depuis quelque temps emploient le mot de Russiens; mais, comme ce mot approche trop de Prussiens, je m'en tiens à celui de Russes, que presque tous nos auteurs leur ont donné, volt. Hist. de l'empire de Russie sous Pierre-le-Grand, i, ( . On peut dire que c'est grâce à Voluire que le motilus»« a prévalu.

t RUSSIFIER (ru-ssi-fi-é), v. a. Néologisme. Rendre russe, obliger les habitants d'une contrée à adopter les usages, la langue des Russes. || On dit aussi quelquefois russianiser, tiré soit de Russian qui se disait dans le siècle dernier pour Russe, soit de l'anglais Russian.

t RUSSOPHILE (ru-so-fi-n, od;. Qui aime les Russes; se dit surtout de ceux des Slaves qui sont attachés à la cause des Russes. || S. m. Celui qui est du parti des Russes. Les russophiles anglais qui marchent à la remorque de M. Gladstone, Joum. des Débats, 2( août (877, c* page, 6* col.

RUSTICITÉ. Ajoutex : — HIST. xvi* s. U y verra [en Savoie] solitude et fréquence. Rudesse et art, savoir, rusticité. Tout faire un beau par la diversité, 3. pelletier du MANS, la Savoye (( 572), p. 372, Chambéry, «856.

RUSTIQUE. Ajoutex : || 9* Qui imite les chose» de la campagne. Grand assortiment de kiosques en fer, toiture, peinture dite rustique, Gax. des Trib. 27-28 août (877, aux annonces. || Bois rustique, bois brut avec son écorce et l'insertion encore saillante des branches. Chaises rotin, pieds bois rustique, ib. Ces étroites allées bordées de branches de fonte imitant des bois rustiques, R. zola, ta Cur^e, I. Il Fer rustique, fer imitant le bois rustique. Meubles de jardin en fer rustique.

(. RUSTRE. Ajoutex : — REM. Racine écrivait ruste : 0 Dieu, dit-il, Neptune, que vous êtes ruste et grossier I Ce sont tous de francs rustes, Lexique, éd. P. Mesnard, qui ajoute que telle était la prononciation du temps. C'est d'ailleurs un archaïsme; en effet il n'y a point de second r dans le lat. rusticxu.

t 2. RUSTRE. — ÉTYM. On trouve aussi ruile. . Ce mot, dit le Dt'clion. de Trévoux, vient de l'allem. Rulten, signifiant ces losanges percées qui servent à arrêter les clous à vis des serrures et des trappes des portes; plusieurs ouvriers appellent encore ainsi les pièces de cette figure dont ils se servent. » L'allemand actuel dit Raute, qui signifie lance et losange percée en rond; et telle parait bien être l'étymologie de ce mot. Comme le sens de l'allem. Raute est d'abord losange, il est probable que le sens de lance n'est venu que parce que cette arme de tournoi avait une forme losangée. Dans nos provinces de l'Ouest, nuire, à cause de sa forme en pièce plate carrée, percée au milieu d'un trou rond, s'est dit, par euphémisme, pour chaise percée (note communiquée p»r M. Roulin).

t RUTILER (ru-ti-lé), v. n. Néologisme. Etre rutilant. Les champs de blé rutilent et appellent la faucille, qui ne répond pas, Joum. de Genève, (8 juin. (877.

— ÊTYM. Voy. rutilant.

tRUTIQUE (ru-ti-k'), adj. Terme de chimie. Acide rutique, acide résultant de l'action modérée de l'acide azotique sur l'essencederue.H Aldéhyde rutique, ou hydrure de rutyle, composé qui forme la presque totalité de l'essence de rue dn cobh merco.

t RUTYLB (ru-ti-l'), ». m. Terme de chimie. Radical formant, à l'étot d'hydrure, la presque totalité de l'essence de rue du commerc*.

SAB

SAF

SAI

j SABIR (sa-bir), s. m. Nom donné, dans le Levant et en Algérie, à ce qu'on nomme aussi langue franque, c'est-à-dire à un jargon mêlé d'italien, d'espagnol et à l'usage des Francs. Quand on achetait quelque chose dans une boutique, le marchand ne vouUit parler ni français ni sabir : Tu sais l'arabe, disait-il, puisque tu es juif, Journ. offic. 25 avril 87B, p. 2982, 1 " col. L'entretien devenait difficile ; mais, voyant que je ne le comprenais pas, il me baragouina dans un français sabir et avec un accent que je renonce à te décrire : Povera eccellenza BarbassouPachal... finito... morto, mabio uchard, Revue des Deux-Mondes, *" août (876, p. 5)6.

— ÉTVM. Sabir est le verbe satiotr; et, comme à beaucoup de questions les Levantins et Algériens répondaient mi no sabir (je ne sais pas), on en a fait la langue sabir. Le mot sabir, savoir, est déjà dans Molière : Se ti sabir, Ti respondir; 3e non tabir, Tazir, tazir, Bourg, genlilh. iv, (O.

t SABLAGE (sa-bla-j'), s. m. Action de sabler. Sablage des rues [à Lyon^ pour une réception de l'empereur], Opinion nationale, <2 mai <876, J* page, 4* col.

SABLE. Il 4" Ajoutes : Dans chacune de nos cellules nous avons placé une tête de mort et un sable pour les objets de notre contemplation, le- TOURNEUR, Trad. de Clarisse Harlowe, lettre ccclxi, ou t. vm, p. 266, Genève, (785.

SABLER. Ajoutez : — REM. M. Roche, de Marseille, m'écrit : « Sabler le Champagne, c'est le boire d'une manière particulière que l'on pratiquait fort au siècle dernier, si j'en crois les souvenirs que rapportent quelques personnes : elle consistait à prendre un verre, celui qu'on désigne sous le nom de flûte, à y souffler dedans de manière à recouvrir la surface interne d'une légère buée, à saupoudrer ensuite avec dn sucre finement pulvérisé ; une portion restait adhérente aux parois; dès lors, l'excès de sucre rejeté, c'était dans cette gaine de sable que l'on versait le Champagne, qui se résout alors complètement en mousse. En donnant cette origine à la locution, on reconnaît le fait démontré du dégagement gazenx facilité dans une dissolution par l'introduction d'un corps rugueux et, à fortiori, par une matière pulvérulente. On comprend également que, par transition, on ait pu attribuer à cette locution le sens généralement admis : on ne sablait le Champagne que pour le rendre plus mousseux; de là la nécessité de le boire vite et d'un trait. • En fait de locution, la moindre tradition vaut mieux que la plus belle conjecture. Je pense donc qu'on peut accepter l'explication fournie par M. Roche.

SABLIER. Ajoutez : || 4* Sur la Seine, ouvrier qui, à l'aide d'une drague à la main, extrait le sable du fond de la rivière, Rev. des Deux-Mondes, 4"nov. 1867, p. <83. Il 6" Portion de la machine à papier destinée à arrêter les sables et autres matières lourdes contenues dans la pâte à papier.

SABOT. Ajoutez: || 18* Sabots à collet, par opposition à sabots découverts et à brides, les sabots de paysan qui recouvrent le cou-de-pied et qu'on porte sans brides. || 19° Poche à sabot, poche ouvrant en dehors et en haut, formée d'un carré long d'étoffe cousu par le fond et les deux côtés montants, par comparaison au sabot renversé, qu'on suspend dans les cheminées pour y placer des allumettes, etc. Tablier de ménage avec poches à sabot.

SABOTER. Ajoutez ; || •• Faire des sabots. La saboterie a pris plus d'extension depms quelque temps, par suite de l'emploi des machines à saboter qui fabriquent plus vite et mieux que les ouvriers ordinaires, nahquette, Exploit, débit et estim. des bois, Nancy, 4868, p. loo.

t SABOTERIE (sa-bo-tc-rie), t. f. Fabrique de sabots. Les autres établissements industriels du département [de la Haute-Vienne] sont de trèsimportantes librairies,... des ganteries, des cordonneries, des saboteries, j. vernb, Géographie de la France, p. 724.

SABOTIER. Ajoutez : || 8' Sobriquet donné aux Wlltairei d« Port-Royal. Us [les capucins et les

jésuites] appelaient ces messieurs sabotiers, prétendant qu'ils faisaient des sabots et des souliers, sTE-BEuvE, Port-Royal, 3* éd. t. i, p. 5oo.

t SABOTINK {sa-bo-ti-n'), s. f. Sorte de sabots légers, Descript. des brevets,*" série, 4839, t. xLvu, p. 208.

SAC. Il 10* Ajoutez : Il Grandir sous le sac, grandir encore quand on est au régiment. L'on peut dire du capital en voie de formation qui est frappé par l'impôt, ce qu'on dit du soldat trop jeune : Malheur à celui qui grandit sous le sac ! Journ, uffic. 12 janv. 1872, p. 252, )~ col. (1 30° Mouture au petit sac, meunier au petit sac, mouture, meunier qui produisent la farine pour la rendre àcelui qui a fourni le grain, et non pour la vendre. Le sieur M...., présent en personne, a prétendu qu'il n'était pas commerçant, mais seulement meunier au petit sac...; que M.... était meunier au petit sac et qu'il n'a jamais fait le commerce. Gaz. des Trib. 29 mai »874, p. 511, t" col. Que M..., en dehors des moutures au petit sac, achetait des blés pour les convertir en farine et les vendre, ib. || 81° Sac à la malice, la poche que les prestidigitateurs ont devant eux, et, par extension, tout sac ou coflre ou tiroir contenant des instruments ou objets qui opèrent quelque chose qui attire l'attention.

— ÉTYM. Ajoutez : Dans la Charente, on dit sache, Gaz. des Trib. (4 mars 4877, p. 251, 4° col.

t SACCHAROSE(sak-ka-rô-z'), s. f. Terme de chimie. Nom générique des sucres. L'action spéciale des cellules de la racine n'a qu'à faire passer [la glycose] à l'état de sucre de canne ou saccharose,

BLANCHARD, Joum. Ofjic. 23 déc. 4 876, p. 4 0687,2° COl.

SACERDOCE. Ajoutez : —REM. Le sacerdoce est proprement le privilège, possédé par une caste ou par certains individus, en vertu duquel ils peuvent seuls procurer à l'homme l'accès auprès de la divinité et l'obtention de ses faveurs. C'est aussi le ministère de ceux qui avaient le pouvoir d'oflrir des victimes à Dieu chez les Juifs. || C'est encore le ministère de ceux qui, dans le polythéisme, avaient charge d'oflrir les sacrifices aux dieux. Il Enfin, chez les catholiques, c'est le ministère des prêtres qui ont le pouvoir surnaturel d'absoudre, et d'opérer la transsubstantiation eucharistique. En ce sens précis, sacerdoce ne peut se dire des ministres protestants ; aussi ne les appelle-t-on pas prêtres.

t SACERDOTALISME (sa-sèr-do-ta-li-sm'), t. m. Esprit et influence des sacerdoces, et aussi des prêtres. Pourquoi le vieux mosai'sme, très-peu sacerdotal, devient, dans les cinq siècles qui précèdent notre ère, tout imprégné de sacerdotalisme, RÉVILLE, Rev. des Deux-ttond.i" mars, 4872, p. 427.

t SACOME (sa-ko-m'), t. m. Terme d'architecture. Moulure en saillie.

— ËTYM. Ital. sacoma, sorte de marbre.

SACRÉ. Il 10° Ajoutez : 'Vous boirez quelquefois

le sacré chien tout pur pour noyer le chagrin, Let. du P. Duchène, t" lettre, p. 2.

t SACRIFIANT (sa-kri-fi-an), s. m. Celui qui ofl're un sacrifice, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

SACRIFICE. — HIST. Ajoutez : xii° s. Li clers fu nés d'Egypte ; hon ne sot plus de sort [homme ne sut plus de divination]. Et es responsas dex [dieux] se fioililmult fort. Le sacrefixe a fait lès le temple en un ort [jardin], (t Romans d'Alix, p. 4(4.

t SACRIFICULE (sa-kri-fi-ku-1'), s. m. Néologisme du XVI* siècle. Petit sacrifice.

— HlST. xvi* s. Toutes nos messes, sacrifices et sacrificules, M. de ste-aldegonde. Œuvres, éd. Quinet, t. IV, p. 39.

— KTYM. Lat. sacrificulus, prêtre subalterne (voy. sacrifier).

SACRISTIE. Ajoutez : || 8° Fig. Être de la sacristie, appartenir à un petit groupe restreint de curieux, d'amateurs. Je l'avoue, tout en appartenant au temple, je ne suis pas de la sacristie, et je me permets, à mes risques et périls, et sous ma responsabilité personnelle, une opinion indépendante il s'agit du culte de la curiosité, en fait de gravures], h. lavoix, Journ. offic. 4 0 avril 4874, p. 2864, 2° col.

\ SAFFIAN (sa-fl-an), (. m. Nom arabe du maro-

quin. Ce cuir de chèvre si bien travaillé, qui porte, dans le pays d'Asafl (royaume de Maroc), le nom de saffian eu maroquin..., Joum. offic 24janv. 4 876, p, 717, 4 "col. Dès le temps de François I", et grâce à l'impulsion du surintendant Jean Grollier, on commença à couvrir en saffian les productions plus légères de la littérature courante, ib. 2' col.

— ETYM. Asa/i, nom de la contrée marocaine où on le fabrique.

t SAFRANUM. Ajoutez : Le carmin de safranum ou extrait de carthame a été assimilé par une décision fort ancienne au kermès animal en poudre... l'extrait de carthame se présente tantôt à l'état solide, tantôt à l'état de pâte plus ou moins liquide : on le désigne, dans le premier cas, sous le nom de carthaminc ou acide carthamique, et dans le second, sous la dénomination de carmin de safranum, Lettre commune des Douanes, 8 oct. 4 876,

2. SAFRE. Ajoutez : — HIST. xvi* s. Le saphyr est une eau bien pure; mais, parce qu'elle a passé par quelque minière de saphyr, elle tient un peu de la couleur et teinture dudit saphre, b. sk palissy, 62.

t 3. SAFRE (sa-fr'), s. m. Nom, en Provence, d'une argile limoneuse durcie et agglutinée, qu'on retrouve en amas isolés dans tous les terrains occupés à diverses époques par le cours de la Durance ; cette matière, qu'on extrait en gros fragments, fournit, en se délitant à l'air, une terre fertile.

t SAFRERIE (sa-fre-rie), s. f. Terme populaire. Avidité à manger. C'est l'avarice, l'orgueil, la safrerie et l'ambition dévorante de toutes les bêtes en soutane, ie((. du P. Duchêne, 287* lettre, p. 5.

— ETVM. Safre 4.

t SAGARD (sa-gar), s. m. Terme forestier. Ouvrier logé dans une scierie forestière pour débiter le bois en planches ou en autres produits scié'' pour le compte d'un adjudicataire ou d'un propriétaire. Il On le trouve écrit aussi sçagard. Le bruit de cette petite cascade et l'odeur du sapin de fraîche coupe annoncent à quelque distance l'approche de la scierie; un sçagard l'habite seul avec sa famille et la met en œuvre, broillard, Rev. desDeux Mond. 46 avr. 4876, p. 919.

— ÊTYM. Dérivé de l'anc. ail. sajdn, aujourd'hui sâgen, scier.

SAGE. Ajoutez : — REM. On a reproché au Dictionnaire de n'avoir pas enregistré la locution faire que sage, et le vers de La Fontaine qui la contient, Fables, y, ^. Mais la locution n'est pas particulière à sage, et on dit également faire que fou. La place en est donc non pas à sage, mais à que 4, n° 4.

SAGESSE. Ajoutez : || 11* Arbre de la sagesse, le bouleau blanc, betula alba, L., bâillon, Dict. de bot. p. 248.

t SAGINE (sa-ji-n'), s. f. Genre de plantes qui passe pour donner de l'embonpoint aux moutons.

— ETYM. Lat. sagina, graisse.

t SAHARIEN, lESNE (sa-a-riin, riè-n'), adj. Qui appartient au désert du Sahara. Les tribus sahariennes.

■t SAÏGA. Ajoutez: Couvertures de voyage, garnies tout autour d'une fourrure naturelle de marmotte ou de saïga, Journ. o(^c. 2 décembre 487(;, p. 8944, 3* col.

SAILLIE. — Hisr. xiu* s. Ajoutez : Que 11 estaus Rose la tripière, qui est desous la saillie de sa maison... (4 289), varin, Arch. adm. de la vHli de Reims, 1. 1, 2* part. p. 4 044.

SAINT. Il Proverbes. Ajou(e*;||La fête passée, adieu le saint.

t SAINT-BARTHÉLEMV, s. f. Voy. BABTaÉlBMT (SAINT-) au Dictionnaire.

SAINT-ELME (sin-tèl-m'), voy. blme (saint-).

t SAINT-PERAY(sin-pè-ré), s. m. Nom d'un vin renommé du département de l'Ardèche. Le saintperay mousseux est le premier vin du pays... M. Faure eut l'idée de champaniser le saint-peray, qui supporta parfaitement l'épreuve et qui rivalise, depuis lors, avec le Champagne luimême, p. BONNAUD, net'. Briian. nov. 4 874, p. E(

SAL

■f SAISKTTE (sè-tè-f), ». (. Voy. ci-dessous sais-

8KTTE.

SAISIR. Il V Ajoutez : |] Saisir quelqu'un dans ses b*eu3, exercer une saisie sur ses biens. Comme les tribunaux ne pourraient pas faire saisir le préfet par corps ni dans ses biens pour la non exécution du contrat, Corresp. de Napoléon I", t. xix,

t SAISIR-ARRÊTER(sè-zir-a-ré-té), ». o. Terme de droit. Opérer une saisie-arrêt.

t SAISIR-KXÉCUTER (sè-zir-è-gzé-lcu-té), V. o. Turme de droit. Opérer une saisie-exécution.

t SAISIR-GAGER (sè-zir-ga-jé), v. a. Terme de droit. Opérer une saisie-gagerie. Les propriétaires et principaux locataires de maisons ou biens ruraux, soit qu'il y ait bail ou qu'il n'y en ait pas, pouve-^t, un jour après le commandement et sans permission du juge,saisir-gager, pour loyers et fermages échus, les eflets et fruits dans lesdits maisons ou bâtiments ruraux et sur les terres. Code de proc, civ. art. 8)9.

SAISISSEMENT. — HIST. XVI' S. Àjoutex : Saisissement des deniers d'icelle boeste, mantellier, Glossaire, Paris, (S69, p. 67.

t SAISO.NNIÈKE. Ajoutez : || Variations saisonnières, variations atmosphériques suivant les saisons. Ces caractéristiques [du climat d'Ajaccio] sont ainsi formulées: grande pureté de l'atmosphère ; vicissitudes atmosphériques peu marquées; variations saisonnières graduelles, Journ. offre.

J* avril (876, p. 2836, 3* col.

— REM. Il se dit aussi au masculin. L'accroissement saisonnier annuel de la fièvre typhoïde, le Progrès médical, 47 mars (877, p. 206.

tSAISSETTE (sè-sè-f), s. f. Un des noms vulgaires de la touzelle à barbes, planchon, Rev. des Deux-MondfS, (5 sept. (874, p. 4U. ||0n dit aussi saiselte. Le blé saisette d'Arles qui a l'avantage de bien résister aux grandes chaleurs, heuzé, la France agricole, carte n° ts.

t SAIWE (sè-v'), î. /. Terme d'exploitation houillère. Niveau ou galerie de saiwe, niveau auquel, ou galerie par laquelle s'opère l'assèchement des eaux qui abondent naturellement vers les travaux des puits.

t SAJOD (sa-jou), S. m. Petit singe, voy. sapa- .inu. Les sajous, ces gentils petits singes de l'Amérique du Sud..., E. BLANCHARD, Hcv. des Deux- Mondes, «•■'mai 1876, p. (07.

î 2. SAKl (sa-ki), s. m. Nom d'une espèce de rosier. Aussitôt que s'étend la vue [dans la vallée do Kezanlik, au sud des Balkans), on ne découvre que des rosiers sakis couverts de Heurs id'oU l'on lire l'essence de rose], Journ. offre. 29 jtiil. (874, p. 5350, 3* col.

f 3. SAKI (sa-ki), s. m. Vin de riz. Des coupes sur pied haut, dites à saki.... si l'on met dans les coupes dont nous parlons du vin de riz très-chaud qui est le saki..., CH. blanc, Journ. offre. 27

OCt. 1873, p. 6573, (" COl.

t SAK.IKU (sa-ki-é), s. m. Pompe à chapelet, en Egypte. Le sakieh est, comme on sait, une sorte de pompe mise en mouvement par un buffle, un chameau ou un âne : elle consiste en deux roues engrenées qui montent et descendent à la fois une grappe circulaire de bombonncs; ces bombonnes plongent dans le fleuve, s'y remplissent, remontent et se déversent dans une rigole, E. bergerat, Journ. offic. 25 juin (876, p. 4527, 2* col.

t SALABRE (sa-labr'), s. m. Sorte de drague pour la pêche du corail. L'ancien système de pèche au moyen du salabre est toujours en usage ; on a essayé sur d'autres points d'augmenter le produit de la pèche par l'adoption de dragues plus fortes, de scaphandres et de cloches à plongeur, Journ. offre. (2 avril (874, p. 2697, 2' col.

SALADE. Ajoutez: || 10° Fig. et populairement, taire une salade de, mettre en salade, mettre en confusion, en capilotade.il If Salade russe, salade fi rtoment épicée, faite avec toute sorte de légumes, des homards, des crevettes.

1 SALADÉ'uiSTE(sa-la-dé-ris-t'), s. m. Celui qui, dans l'Amérique espagnole, possède, dirige un S'xladero ou usine où l'on prépare les viandes salées. Le chef de l'usine, le saladéri«le, dirige ses aflaires de loin, parait rarement ta saladero et quille peu BucnosAyres ou Montevideo..., e. dai- REAUX, Rev. des Veux- Mondes, (6 janv. (876, j. 326.

— ÉTYM. Esp. saladero, lieu où l'on sale, de salar, saler.

SALAIRE. Ajoutez: |{ Proverbe. Toute peine mérite salaire.

SAL

j SALANODE (sa-lan-k'), s. f. N»ni, dan» le Midi, de terrains salés. Le Roussillon est aussi accidenté que la Provence; on y distingue : (" la salanque ou terrain salé, voisin de la mer..., iiruzé, la France agricole, p. 6. Roussillon : 2* Les terras imprégnées de sel et situées près de la Méditerranée sont appelées salanqucs, id. ib. carte n* 5.

— ÊTYM. Lat. sal, sel.

SALANT. Ajoutez : \\ î* S. m. On appelle salants d'assez grandes étendues de terres voisines de la mer et recouvertes d'une couche très-miuce d'efflorescences salines, h. db parville, Journ. offic. (7

nOT. (87(, p. 4498, 2« COl.

SALE. Ajoutez : || 7* Linge sale, linge qui a servi et que l'on met de côté pour l'envoyer à la lessive. || Mettre au sale, mettre parmi le linge sale. Il Laver son linge sale en famille, voy. linge. Il 8* En parlant des personnes, qui manque à l'honneur, vil, méprisable. Fabius Persicus. homme si sale et si abominable que les plus sales et les plus abominables ne s'en approchaient qu'avec horreur, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

SALÉ. Ajoutez : Il ?• Claim (terrain concédé pour une exploitation, aux États-Unis) salé, expression américaine qui signifie terrain oit l'on a semé des minéraux qu'il est censé produire naturellement. Il n'y a jamais eu sur les lieux.... d'autres diamants que ceux qu'y avaient placés à l'avance les prétendus découvreurs,... en d'autres termes, le claim avait été salé, pour nous servir d'une expression de mineur, Extr. du Courrier de San- Francisco, dans Journ. offre. 25 déc. (872, p. 807(, 2' col.

SALER. Ajoutez : || 4° En termes de mineur américain, saler son trou, y répandre des fragments de minerai, pour faire croire à la richesse du lieu. Vers (849, l'usage de saler son trou n'était pas rare dans les régions minières, Journ. offic.

3( déc. (872, p. 8(66, 2" Col.

— HIST. Ajoutez : XII' s. Salatins vint armés sor liart Blancemaille, Un ceval sejorné.... Aine ne gosta d'avaine, lait boit et car [chairj c'en sale, H Romans d'Alixandre, p. )((.

t SALERS (sa-lêr), s. m. Nom d'une race de bœufs française, Journ. offre. (4 fév. (873, p. (083, 2' col.

— ÊTYM. Salert, chef-lieu de canton dans le Cantal, arrondissement de Mauriac.

SALEUR. Ajoutez : || Saleur d'anchois, profession sujette à patente, et qui figure au Tarif des patentes.

i SALICIONAL (sa-li-si-o-nal), s. m. Dans l'orgue, jeu d'étain dont les tuyaux étroits vont en se rétrécissant jusqu'à l'orifice, léon pillaut, Journ. Offfrc. 2 juill. (877, p. 4997, ( " col.

— ÉTYM. Lat. salix, saule; ce nom lui venant des flûtes champêtres qu'on fait avec l'écorce fraîche d'une branche de saule, et dont il est une imitation.

t SALICYLATE (sa-li-si-la-f), s. m. Terme de chimie. Nom des sels de l'acide salicylique. M. le docteur Déclat signale à l'attention l'action bienfaisante du salicylate de fer, h. de parville, Journ. offre. 6 janv. (876, p. (43, (" col.

t SALINECR (sa-li-neur), s. m. Fabricant de sel. Les dangers que présente, au point de vue de la santé publique, un procédé employé depuis quatre ans environ par certains salineurs pour dérouiller leurs chaudières, Extr. de l'Echo du Nord, Journ offre, du 30 sept. (873, p. 6133, 2' col. Il On dit mieux salinier, parce que la terminaison eur se rapporte à un verbe : porteur, celui qui porte, et la terminaison ter, à un substantif : portier, qui garde une porte ; talinier se rapporte à saline.

t SALINIER. Ajoutez : || 4' Adj. Salinier, salinière, qui est relatif à la production du sel. L'industrie salinière, très-florissante aujourd'hui dans l'Ile de Sardaigne, donne au port de Cagliari une grande activité commerciale, Journ. offre. (6 avr.

t SALITRE. Ajoutez : || C'est aussi un des noms du nitrate ou azotate de soude. L'industrie du nitrate de soude ou salitre dans l'Amérique du Sud, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxi, p. 730.

SALLE. Ajoutez: || 16° Le public qui remplit une salle. La salle entière applaudit.

t SALMfiE (sal-mée), s. f. \\ l'Ancienne mesure, usitée dans le Midi. Le beau blé qui ne valait que quinze livres en vaut vingt et une la salmée; on l'appelle ainsi [à Uzès], et cette mesure contient environ dix minots ou un peu plus, rac. Lexique, éd. P. Mesnard. || 2' Nom, dans les Bouches-du-

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