‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 651 sur 754 · SUA · texte numérisé non relu

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éd. abbé Poquet. Dont maintes gens par leur folies Quident estre par nuit estries, la Hose^ dans du CANOË, stria. Estrie, fée, lamia, in. ib. || xiV s. Sirix, estrie, bscaluer, Vocab. lal.-franf. 2393.

t STRIQUEU8E (stri-keû-z'), I. f. \\ 1- Ouvrière qui striquo le drap, c'est-à-dire qui y met la dernière main (voy. sthiquer au Dictionnaire). || 2* Ouvrière en dentelle, dite aussi appliqueuso, qui attache ou coud les fleurs sur le réseau ou sur le tulle.

STRIURE. Ajoutez : || î» Terme d'architecture. Striure ou strie est, dans une colonne cannelée, chaque cannelure avec son listel, boutabb, Vict, des arts du dessin, striure.

t STRUCTURAL, ALE (stru-ktu-ral, ra-1'), adj. Terme didactique. Qui concerne la structure. La substance des carapaces des crustacés présente des dispositions structurales bien définies. || Au pi. masc. Structuraux.

t STRUCTURER (stru-ktu-ré), V. a. Néologisme. Donner une structure. Son idée (au peintre Bin], une idée de sculpteur, est de structurer des figures fermes comme acier, avec une fixité indélébile, BûRGER, Salons de )86l à 1868, t. u, p. 182. Les animaux sont dessinés et structurés avec cette solidité précise qu'on admirait dans l'Attelage flamand, in. ib. p. 247.

— REM. Ce verbe est fait avec structure, comme conjeclurer avec conjecture; mais il est Inutile, car on a construire.

f STRYCUNISER (stri-kni-zé), t). a. Terme de physiologie expérimentale. Introduire de la strychnine dans les tissus d'un être vivant. Les premiers symptômes de l'empoisonnement chez les animaux et les individus strychnisés, hennequy, Élude sur l'action des poisons, p. 43, Montpellier,

— ÉTYM. Mot formé de ttryehnos, sur le modèle de slrychnisme.

STUDIEUSEMENT, Ajoutez ; — HIST. xii" s. Quant il vit cest meisme honorable homme Equice nient avoir lo saint ordene, et par cascuns lius discurre et studieusement preechier, U Dialoge Grégoire lo pape, 1 876, p. 1 9.

t STUDIOSITÊ. Ajoutez : La studiosité de ceux qui avaient été nés et élevés dans le xvi* siècle. Mémoire sur les écoles des Pays-Bas (milieu du xviii" siècle), dans armand stévabt. Procès de Martin Etienne van Velden, Bruxelles, I87i, p. 21.

f STUPA (stu-pa), s. m. Monument religieux élevé par les bouddhistes. Chaque année, les pèlerins bouddhistes ou chrétiens allaient par dévotion visiter quelque stupa, quelque chapelle particulièrement sainte, et renouveler leur âme au contact de leur dieu, taine, Journ. des Débats, 2 mars I868.

— REM. On trouve aussi écrit stoupa.

— ÉTYM. Sanscr. stupa, tas, monceau. C'est le même mot que le tope de l'Inde moderne.

STUPIDITÉ. Ajoutez :\\3' Stupéfaction, étonnement (sens aujourd'hui inusité). Je perds une maîtresse en gagnant un empire ; Mon amour en murmure et mon cœur en soupire; Et de mille pensers mon esprit agité Parait enseveli dans la stupidité, CORN. Héracl. 11, s. La reine, à ce malheur si peu prémédité, Semble le recevoir avec stupidité, ID. Œdipe, v, 10.

STYLE. Ajoutez ; — REM. Chateaubriand a employé style dans son premier sens grec (cttOXo;, colonne) : Juste au milieu de ces styles, s'élève une troisième colonne, Xém. d'outre-tombe, éd. de Bruxelles, t. vi, Architecture vénitienne, Antonio. Cela est tout à fait inusité.

t STYLISTE. Ajoutez : \\ Maître styliste, maître en fait de style. En France, il y a des écoles oit l'on pratique encore le respect et l'élude de ces maîtres stylistes [Pascal, Bossuet, La Bruyère, etc.], eug. FROMENTIN, Us Ma'Ures d'autrefois, 1876, p. 4.

t STYLOMMATOPHORE (sti-lo-mma-to-fo-r'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui porte un oeil au bout d'un style. Les mollusques gastéropodes stylommatophorcs, P. fischer, Acad.des se. Comptes rend. t. lxxxi, p. 782.

— ÉTYM. Style, iy-ii-a, œil, et (popoç, qui porte. t SUADER. Ajoutez : — REM. VoIcl la phrase de

Malherbe à laquelle Vaugelas fait allusion : N'étant pas chose stlre de leur suader ou dissuader [aux princes] ce qu'on estime le meilleur, ceux qui sont auprès d'eux tournent leurs imaginations à la flatterie. Lexique, éd. L. Lalanne.

SUAVITÉ. Ajoutez : || 8* Il se dit aussi du caractère moral. Et telle était la suavité, la politesse

SCB

de leurs mœurs [de Le Uruo et Beurdon] que, pour se rapprocher l'un de l'autre, chacun de son Gâté était disposé i fiiire le premier pas, de uon- TAioLON, Hisl. de l'Acad. de peinture {Mim. attribués à II. Testelin), t. 11, p. 14.

t SUBALTERNISATION (su-bal-tèr-ni-M-slon), s. f. Action de subalterniser. C'est le système de refoulement, de subalternisation, d'abaissement de la race arabe qui a complètement prâvala,

Journ. ofJic. I9 déo. 1874, p. 84U6, 3' col.

t SUBARRONDI, IK (su-baron-di , die), adj. Terme didactique. Dont la rondeur n'est pas parfaite. Plaquettca polygonales ou subarrondie», P. OERVAi», Aead. des se. Complis rend. t. lixxiv, p. 163.

t SUBDIVISIBLB (sub-di-vi-zi-bl'), adj. QuJ peut être subdivisé. Subdivisible en fibrilles, ca, ROBIN, Anat. et physiol. cellulaires, p. ».

t SUB-ÉOAL, ALK (su-bé-gal, ga-l'), adj. Terme ' d'histoire naturelle. Qui n'est pas tout à fait égal, pareil. Les larves ne volent jamais; beaucoup sont aquatiques, divisées en segments égaux ou subégaux, et pourvues de pattes rudimentaires, 0. db SAPOHTA, Rev. des Deua-Mondts, 1" déc. <87i, p. 609.

t SUBÊRIFICATION (su-bé-ri-fl-ka-sion), ». f. Terme de botanique. Transformation en liège. La subérification de la gaine protectrice n'exclut pas la formation d'un véritable péridcrme, j. vesqub, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxi, p, 49t.

— ÉTYM. Lat. «uiier, liège, et facere, faire.

SUBHAST A nOM. — msT. Ajoutez : xiv s. Criées et subliastations, Mandements de Charles V, ia70, p. 376.

SUBIR. Ajoutez : || 3* F. réfl. Se subir, être subi. Les peines disciplinaires, salle de police ou prison, se subissent dans les fractions de troupes de l'armée active en résidence, Journ. des Débals, 28 sept. 1878, 2* page, 6' col.

t SUBJACENT. Ajoutez : — HIST. xvi* S. En nombre tant multiplié, que, par leur vol, ils [les geais et les pies] tollissoient la clarté du soleil aux terres subjacentes, rab. iv, Ancien prol.

t SUBLIIUABLE (su-bli-ma-bl'), adj. Terme de chimie. Qui peut être sublimé. Substance sublimable.

SUBLIME. |l S* Ajoutez : Le grand, dans ce sens figuré [dans le langage del'art], s'il n'est pas exactement synonyme de sublime, peut être considéré, du moins, comme le terme positif dont sublime serait le superlatif, boutard, Dict. des arts du dessin, au mot grand. || 8* S. m. Dans l'argot des ouvriers parisiens, sublime, nom que se donnent certains ouvriers qui ne font rien d'utile, mais se livrent à la boisson, contractent des dettes qu'ils ne paient pas, et se font gloire de leurs vices et de leur paresse. || On a créé, par surcroît, le mot subliniisme pour désigner ce type.

t SUBOBSCUR, RE (sub-ob-skur, sku-r'), adj Qui n'est pas tout à fait obscur. Tantôt c'est la douceur du demi-jour ou le calme dos retraites subobscures qui lui semble former une consonnance heureuse avec ses pensées, CH. Btkna, Journ. oj^.

4 nov. 1874, p. 7364, 3" col.

SUBORNATION. — HIST. Ajoutez : WV s. ^ soubournalion des tesmoins (1349), varin, Archives administr. de la ville de Reims, t. il, 2' partie, p. 1244. Subornations de faux tesmoinz, ID. ib.

t SUBPLACENTAIRE (sub-pla-sin-tê-r'), adj. Terme de botanique. Qui est j.lacé sous lo placenta, TRÉCUL, Acad. des se. Comptes rend. t. uaxu, p. 885. Il Sous-placentaire serait meilleur.

f SUBPOLAIRE (sub-po-lê-r'), adj. Qui est sous le pôle. La zone arctique ou subpolaire est celle du rhododendron, Rev. Britan. fév. 1876, p. 2SS. Il Sous-polaire serait meilleur.

SUBREPTICE. — HIST. Ajoutez : xiV B. Nonobstant quelconques letlressubreptices empêtrées ou à empêtrer (1346), \i,m». Archives administr. de la ville de Reims, t. n, a* part. p. 1020.

f SUBROGATIP, IVE (subro-ga-lif, ti-v'), adj. Terme de droit. Qui subroge. Qu'il déclarait vouloir faire ce remboursement en obligations foncières au pair, contre une quittance subrogative au profit du bailleur de fonds, payant ainsi en son acquit, Gaz. des Trib. du I8 avr. 1872, p. 374

3* col.

\ SUBSÉPALAIRE (sub-sé-pa-lê-r"), adj. 'Terme de botanique. Qui est sous les sépales. Le faisceau subsépalaire, trécul, Acad. des se. Comptes rend t. Lxxxii, p. 881. IlSous-sépalaire serait meilleur.

t 8UBSIDENCE (sub-sidan-s'), s. f. Terme de géologie. Action de descendre au-dessous du ûi-

SLB

veau affaissement. Elles marquent probablement la limite extrême de l'affaissement, ou, pour employer l'expression anglaise, de la subsidence du pays au-dessous de la mer.... ces cliangements de niveau, ces subsidences et ces émergences de grands continents ou de grandes lies pendant et après l;i période de froid..., en. mabtins, Bev. des Deux-Mondes, <s avril )87B p. 864.

ÊTYM. Lat. subsidenlia, de subsidere, de suh,

sous, et sedere, seoir (voy. ce mot).

SUBSIDIAIRE. Ajoutes : || 3* Qui appartient aux subsides, aux secours d'argent. Au delà de la frontière, il [Hadrien] donne une large extension au régime subsidiaire, afin de retenir les barbares chez eux, duruy, Joum. offic. il mars ik74, p. 2066, 2* col. Il 4° S. m. Un subsidiaire, un moyen subsidiaire. Le concours étant écarté, nous avons abordé le troisième amendement qui proposait une adjudication restreinte ; au fond, l'adjudication restreinte n'est qu'un subsidiaire du concours ; elle exigerait, comme le concours, l'institution d'un jury, clamageran, Rapp. au cons. munie, de Paris, 28 juin 1877, p. 29.

t SUBSIDIÊ, ÉE (sub-si-di-é, ée), adj. Qui reçoit un subside. C'est moi qui ai formulé le vœu de voir le gouvernement remettre immédiatement aux villes subsidiées les sommes qui leur sont allouées (Séance du sénat belge du 15 avril f874), Joum. offic. <7 avril (874, p. 2779, i" col.

t SUBSPONTANÉ, ÊE (sub-spon-ta-né, née), adj. Terme do botanique. Plante subspontanée, plante qui existe dans une région sans y être réellement indigène d'origine, mais qui se rencontre à l'état sauvage spontané, après s'être échappée des cultures. La valériane rouge [centranthus ruber, L.) se montre à l'état subspontané sur les murs et les rochers dans les environs de Paris.

— ETYM. Lat. sub, indiquant diminution, et tpontanê.

t SUBSTAMINAL, ALE (sub-sta-mi-nal, na-1'), adj. Terme de botanique. Qui est sous les étamines, tbécul, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxii, p. 881.

— ÉTYM. Lat. sub, sous, et staminal.

t SUBSTANTIALISME (sub-stan-si-a-li sm'), s. m. Terme de philosophie. Théorie qui attribue, comme Platon, une existence substantielle aux idées générales.

•( SUBSTANTIALISTE (sub-stan-si-a-li-sf), adj. Qui appartient au substantialisme. La métaphysique substantialiste, gazelle. Préface, p. xvii, de sa traduction du livre de Bain Sur les sens et VirUeUigence, Paris, 1874.

SUBSriTUE. Il i° Ajoutez : La législation des États romains immobilise, à titre de majorats substitués, les galeries de statues et de tableaux entre les mains des grandes familles, J. dumesnil, Hist. des amat. français, m, 4B.

t SUBSTITIITIONNAIRE (sub-sti-tu-sio-nê-r'), s. m. Terme d'affaires et de finances. Celui qui se substitue, qu'on substitue à un autre dans une entreprise, dans une opération, etc. La seconde lettre est adressée à M. H..., le nouveau substitutionnaire, car on se substitue tous les quinze jours dans cette affaire, la Finance nouvelle, 30 mars «876, 3* page, 3' col.

t SUBSTRAT (sub-stra), s. m. Le même que substratura (voy. ce mot au Dictionnaire). Avec l'hypothèse du chaos, avec la fausse image d'une matière inerte et confuse [indigesta moles], simple substrat des propriétés qui lui viennent d'un principe moteur et organisateur étranger, il n'y avait pour l'atomisme et le mécanisme aucune possibilité logique d'échapper à l'intervention d'une cause finale aussi bien que d'une cause motrice, E. vACiiEROT, Rev. des Dcux-Mondes, l" août (876, p. 603.

t SUBSUMER (sub-su-mé), v. a. Terme de logique. Mettre sous forme de subsumption.

— ETYM. Lat. sub, sous, et sumere, prendre.

t SUBSUMPTION (sub-son-psion), s. f. Terme de logique. Raisonnement par lequel on met une idée sous une idée plus générale. « L'homme est un animal • est une subsumption, où l'idée moins générale d'homme est mise sous l'idée plus générale d'animal.

— KTYM. Voy. SUBSUMER.

SUBTILEMENT. — HIST. Ajoutez : xiV S. Et ce

demoslret Jheremies bien et subtilment, Job, p. 445.

t SUBTROPICAL, ALE (sub-tro-pi-kal, ka-1'), adj. Cjui est sous les tropiques. La zone subtropicale de« nfyVtes et des IjuiieiSj et enfin la zone équa-

SUC

loriale, ileo. Britan. fév. <878, p. 282. || Sous-tropical serait meilleur.

— Rtym. Lat. sub, sous, et tropical. .

t SUBURBAIN. Ajoutez :\\2' Qui habite les faubourgs, la banlieue d'une ville. Il y a longtemps que j'ai découvert la cruche que couvre le bonnet du philosophe suburbain [La Mothe le Vayer, qui habitait le faubourg Saint-Jacques à Paris], et votre lettre ne m'apprend rien de nouveau, BALZAC, Lett. inédites, clxi, éd. Tamizey- Larroque.

t SUBVENTIONNAIRE (sub-van-sio-nê-r'), s. m. Celui qui est assujetti à payer des subventions. Ces subventions [pour dégradation de chemins vicinaux par suite d'exploitations ou entreprises industrielles] pourront, au choix des subventionnaires, être acquittées en argent ou en prestations en nature, Art. H de la loi du 2( mot 1836 sur les chemins vicinaux.

t SUBVENTIONNISTE (sub-van-sio-ni-sf), s. m. Celui qui fournit une subvention. En 1867, les administrateurs, devenus plus tard subventionni tes, avaient.... [il s'agit delà subvention de 36 millions consentie par les anciens administrateurs de la société immobilière et du crédit mobilier, transaction du 28 décembre 1868], Gaz. des Trib. 13 mai 1874, p. 460, 2" col.

t SCBVERSIVEMENT (sub-vèr-si-ve-man), ode. D'une manière subversive.

t SUBVERTISSEMENT. Ajoutez ;— HIST. xvi's. Si, juges souverains, les cieux ont ordonné Le subvertissement de notre pauvre France, de brach, Œuv. t. 11, p. 152.

SUCCESSIF. Il 3° Terme de jurisprudence. Ajoutez : Il Délit successif, délit qui se continue, se perpétue. L'affiliation est ce qu'on appelle en jurisprudence un délit successif; l'affiliation consiste non pas seulement dans le fait de s'affilier, mais dans la qualité qu'on prend en s'affiliant; et, tant qu'on reste investi de cette qualité, ce délit se perpétue, ce délit se continue ; c'est ce qu'on appelle un délit successif, sacase, Joum. offic. 1 2 mars 1872, p. 1778, l™ col. La cour, se conformant à une jurisprudence bien établie, a jugé que le recel était un délit successif, qui se renouvelait incessamment tant que durait la possession illicite, et qui ne pouvait, pendant cette détention, être éteint par la prescription, Gag. des Trib. 30 déc.

SUCCESSIVEMENT. — HIST. Ajoutez : \\ xvl* S. Et [le Dauphin] laissa un sien filz Dauphin de Viennois nommé Guigne beritiei» de la haine de Savoye ; ainsi successivement et de père à filz se nourrissoit ceste malveuillance entre ces deux maisons, paramn, Cbron. de Savoye, p. 247.

t SUCCOMBANCE (su-kon-ban-s'), s. f. Terme de droit. État de celui qui succombe dans une affaire judiciaire. Les époux B.... ont conclu à leur relaxe et subsidiairement, en cas de succombance vis-àvis de V.. , à ce qu'il leur soit accordé garantie contre la commune de Béziers, Gaz. des Trib.

p. 749, 3" col. 4-5 août 1873.

SUCCOMBER. — HIST. Ajoutez : xy' s. Certain procès auquel ladite dame est subcombée, man- TELLIER, Glossaire, Paris, 1869, p. 60.

t SUCCULENCE (suk-ku-Ian-s'), s. f. Qualité de ce qui est succulent. Des arbres fruitiers qui gagnent en luxe de branches et de feuilles ce qu'ils perdent en succulence de fruits, chateaubr. Hem. d'outre-tombe, éd. de Bruxelles, t. v. Chemin du Sainl-Golhard. C'est au moyen de cette pratique qu'on leur donne [aux volailles] cette finesse et cette succulence qui en font les délices de nos meilleures tables, brillat-savarin, Phys. du goût, Méd. VI, 34.11 [Bergerat, un peintre] saisit avec sûreté l'essence propre de chaque animal, poisson ou crustacé; il rend, pour ainsi dire, les diversités des succulences de leurs chairs, Joum. offic. 10 juin 1877, p. 4291, 2* col.

t SUCETTE (su-sè-f), ». f. Terme de sucrier. Appareil qui se compose d'un tuyau portant des tubulures munies de robinets; les tubulures se terminent par des entonnoirs garnis d'une rondelle en caoutchouc; on place la pointe des pains de sucre sur cotte tubulure, et une pompe à air fait le vide dans le tuyau et aspire toute la clairce qui est encore dans les pains. L'égouttage des dernières parties de claireo durait autrefois cinq ou six jours; on le remplace aujourd'hui par l'emploi de la sucette, qui l'opère plus complètement en une heure au plus, p, poiré, Notions de chimie, p. 269, Paris, 186».

— ÉTYM. SuCer.

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