SIC
se, et r« s'en élidait devant une voyelle. Cet archaïsme était encore conservé au commencemefll du xvii* siècle. S'on lui fait au palais quelque signe de tête, Régnier, Élég. ii. Et s'elle est moins louable, elle est plus assurée, id. Ép. ii. || 4. Si ne veut pas le futur après soi, du moins dans la langue actuelle; car au xvi* siècle on usait du fuiur avecît. Pourtant Letourneuramis le futur, comme on vient de le voir dans l'exemple ci-dessus. C'est que, dans cet exemple, si est un si dubitatif entre deux verbes. La construction rétablie donne : Ce que je ne puis dire, c'est si vous me blâmerez.
2. SI. Il 13° Ajoutez : Il Si, au sens de particule affirmative, pris substantivement. Si, Nancy I ce si comprend tout, letourneur, Trad. de Clarisse llarlowe, lell. lviii. || 17* Si plus, tant plus. Une réponse si sèche et si précise fut cruellement sentie; mais il [le duc de Vendôme] n'était pas au bout du châtiment qu'il avait si plus que mérité, SX SIM. dans Scènes et portraits choisis dans les Hémoires du duc de St-Sinion, par Eug. de Lanneau, Paris, 1876, t. i, p. (98. ||Si plus est insolite, mais n'a rien d'incorrect.
(. SIAM. Il 2* Ajoutez .-De ces relations fugit'ves avec les Siamois (ambassades de (884 et (685], il ne resta en Europe que le jeu de Siam, Journ. offic.
9 juin (873, p 4286, 2* COl.
t SIAMANG (si-a-mangh'), s. m Singe anthropomorphe des forêts de Sumatra.
— ÉTYM. Mot malais.
t SIBVLLISTE. Ajoutez :\\ Se dit aussi d'auteurs d'oracles, de vers sibyllins, Journ. offic. 3 fév. (874, p. 97), ('* col.
SIDÉRAL. Ajoutez : Il 3° Dans le service des phares, appareil sidéral, appareil composé de deux surfaces réfléchissantes, placées symétriquement au-dessus et au dessous de la flamme et destinées à envoyer dans un plan horizontal tous les rayons qui émanent du foyer en les répartissaiil uiiiiormément autour de l'horizon. Cet appareil a ilô inventé au commencement du siècle par Bordier- Marcet, qui lui donna le nom de réflecteur .siuéral, parce qu'il peut être aperçu de tous les points de l'horizon, tandis que les réflecteurs ordinaires n'envoient de lumière que sous un petit angle, dans une direction déterminée. Un feu sidéral a été allumé dans le port de la Corogne, Jour».
offic. 29 OCt. (872, p. 0725, 2° COl.
f SIDÉRÉTINE (si-dé-ré-ti-n'), s. f. Terme minéralogie. Arséniate de fer hydraté.
t SIDÉROCHROMK (si-dé-ro-kro-m'), s. m. Terme de minéralogie. Matière noire, infusible au chalumeau, qui est exploitée pour la préparation du jaune de chrome ; c'est une combinaison d'oxyde de chrome et de peroxyde de fer.
— ÉTYM. SiSïito;, fer, et chrome.
t SIESTER (siè-sté), v. n. Faire la sieste. Après le repas, il [l'Australien] sieste volontiers et le soir il s'adonne à la danse, Journ. offic. (» sept. (87», p. 4936, 2* col.
SIFFLET. Ajoutez : \\ 10* Sifflet à cloche, sorte de sifflet qui sert à donner des signaux en mer. Il estime qu'avec un sifflet dont la cloche aurait 30 centimètres de diamètre, les sons seraient perceptibles à une dizaine de kilomètres.... la distance entre la cloche et la coupe du sifflet varierait selon les degrés de tension de la vapeui employée, Journ. offic. 2( octob. (878, p. 76(3, 2* col. Il Proverbe. Ajoutez : || Trop donner pour le sifflet, follement dépenser pour une chose dont on no doit retirer qu'un très-médiocre avantage; ne donnons pas trop pour le sifflet, ne faisons pas un sacrifice disproportionné avec le prix qui nous en adviendra ; locution venue de la Science du b nhomme Richard, où Franklin raconte que, étant enfant, il acheta pour tout ce qu'il avait d'argent, un sifflet qu'il aurait pu avoir bien meilleur marché, et qu'on lui remontra combien il aurait pu avoir de bonnes choses pour la surplus de son argent, s'il ne l'avait pas mis tout niaisement en cet inutile sifflet (voy. mignet. Vie de Franklin).
t SIGILLOGRAPHIQUE (si-jil-lo-gra-fi-k'), odj. Qui a rapport à la sigillographie. On a pu ainsi classer les monuments sigillographiques, les comparer, en fixer l'âge, a. maury, Rev. des Veux- Mondes, (5oct. (874, p. 89(.
SIGNAL. Ajoutez : || 7* Terme de construction navale. Nom donné aux diverses pièces de chaque groupe dont la forme est déterminée d'une manière précise pour l'emploi auquel elles sont propres, NANQUETTE, exploitation, débit et estimation des bois, Nancy, (868, p. (09.
SIGNALEMENT. AjouUs : || f Terme dadmi-
SIL
nistration. Feuilles contenant tous les renseignements demandés par le personnel d'une administration sur les employés de cette administration. Il Du temps de Colbert, on disait le portrait, non le signalement.
SIGNALER. Il 3» Ajoiitex : || Signaler que, faire observer que. Le duc de Richmond signale à la chambre que, d'après le vote officiel, il y aurait eu une erreur d'une voix..., Journ. offic. ^9 fév.
(872, p. 1193, 2* col.
SIGNATURE. || 2° Ajoutez : \\ Fig. Un louis, un écu .sont des billets dont l'effigie du prince est la signature, DUTOT, Réflex. sur le comm. et lesfinanc.
SIGNE. Ajoutez : \\ 15* Absolument, le signe, l'argent mis dans la main do la diseuse de bonne aventure. Nous aurions bien d'autres choses à vous dire, heureux jeune homme; mais il faut commencer par mettre le signe dans la main. — Qu'à cela ne tienne, repris-je, et sur-le champ je leur donnai un doublon, cazottb, le Diable amoureux, ch. XVI.
SIGNER. Ajoutez : \\ 8° Se signer, mettre sa signature (emploi inusité). Si vous voulez que je vous die ce qui m'en semble et que je me signe..., UALH. Lexique, éd. L. Lalanne. Je me signai audit mariage, ID. ib. || Être signé, avoir mis sa signature (emploi inusité). Je suis signé au mariage de mon frère, m. ib.
jSl(iJiV,VK. Ajoutez :\\ 2°S./'.Signeuse,femmequi signe. L'archevêque donne pouvoir aux signeuses au nombre de huit, rag. Lexique, éd. P. Mesnard. Nous savons à fond tous les défauts de celles qui ont signé [le formulaire], des signeuses, comme on les appelait avec mépris, ou encore des noires, SAINTE-BEUVE, Port-Royal, 3* éd. t. iv, p. 2)7
SIGNIFIER. Ajoutez : || 5» V. réjl. Se signifier, être signifié Tout ceci se signifiait et s'imprimait publiquement aux yeux de tout le royaume, et demeura néanmoins sans répartie, boisguillebert, Factum de la France, vu.
t SIGNOLE. Ajoutez : — ÉTYM. Origine inconnue. A Avranches, on dit souaînole : il chante comme une souainole. C'est proprement une manivelle.
SILENCE. Ajoutez: |l 13" Terme de télégraphie. Interruption dans la transmission télégraphique. La municipalité a installé M. F...., mort actuellement ; les employés du télégraphe n'ont pas voulu l'accepter, et, vous connaissez l'expression télégraphique, ils ont fait silence ; j'étais à Oran, et, pendant une journée ou une demi-journée, je suis resté sans communications télégraphiques, Journ. offic. 22 avril 1875, p. 29(3, 2* col. Des précautions avaient été prises à l'avance, en prévision d'une invasion du télégraphe ; le cas échéant, le signal silence di'vait être communiqué à toutes sections correspondant avec Alger , tb. i6 avril <87B, p. 2744, \" col.
— iilST. Ajoutez : XII' s. Li intergetteiz silences de la voiz, li Dialoge Grégoire la pape <876, p. 32.
SILENCIEUX. Ajoutez : || 8' S. f. Une silencieuse, machine à coudre qui ne fait pas de bruit.
t SILHOCETTER (si-lou-è-té), v. a. Néologisme. Dessiner en silhouette. Ce n'est guère peint; il y a des contours noirs, comme les lignes d'un dessin au crayon, pour silhouetter les formes..., burger. Salons de (861 à (868, t. il, p. )8. || Fig. Lui [Gavarnij et Balzac, ils se mirent à peindre et silhouetter dans tous les sens la société à tous ses étages, le monde, le demi-monde et toutes les espèces de mondes, sainte-beuve. Nouveaux lundis, t. vi (Gavami, i). || V. réfl. Se silhouetter, paraître en silhouette. Le fond occupant toute la toile était nn pan de mur rosâtre, sur lequel se silhouettaient les instruments et ustensiles de la ferme, des coqs et des canards..., id. ib. p. 247.
t SILICIURATION (si-li-si-u-ra-sion), s. f. Terme de chimie. Transformation en siliciure. Sur la siliciuration du platine et de quelques autres métaux, par M. Boussingault, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxxii, p. 691.
t SILICIURE, ÉE (si-li-si-u-ré, rée), adj. Terme ae chimie. Transformé en siliciure. Le platine siliciure,boussingault, Acad. des se. Comptes rendus,
t. LXXXIl, p. 592.
SILIOUE. — iilST. XVI' s. Ajoutez : Et il l'envoya en sa métairie pour paistre les pourceaux; et convoitoit remplir son ventre dos siliques que les pourceaux mangeoient, et nul ne luy en donnoit, Luc, XV, <6, Nouv. Testament, éd. Lefbbvre d'Étaplès, Paris, IB26.
SIP
t SIMANDRE (si-man-dr*), s. f. Disque de bois qui appelait les fidèles à la prière sous la primitive Eglise, et qui tient encore lieu de cloche dans certains couvents grecs. Sauf l'ogrypm'o ou veillée à l'église dans la nuit du samcili au dimanche, nous ne sachions pas qu'elle [la règle] impose do pénibles exercices aux moines, et la simandre [écrit à tort symandrej vient bien rarement troubler leur douce flânerie, de vogOb, Rev. des Deux- Mondes, 15 janv. <876, p. 307.
— ÊTYM. SïiinivTpï, pluriel de (rrJiiavTpov, signal, de oYitiïivEiv, faire signe.
t SIMIADIÎS (si-mi-a-dé), j. m. Groupe contenant tous les genres de singes. C'est alors que les simiadés se sont séparés en deux grands troncs, les singes du nouveau et ceux de l'ancien monde, DARWIN, cité par caro, Rev. des Deux-Mondes, I" nov. t875, p. s.
— ÉTYM. Lat. simius, singe.
t SIMPLART (sin-plar), s. m. Terme vieilli. Homme simple, crédule. Le P. Ambroise, reconnu très-simple et d'une humeur chancelante, donna sujet à nos ennemis de croire qu'il faisait du simplart à dessein, fb. garasse. Mémoires publiés par Ch. Nisard, Paris, t86t, p. 31.
t SIMPLISME. Ajoutez : \\ i' Caractère de simplicité, emploi de peu de moyens. C'est ce qui explique le simplisme et la monochromie harmonieuse des anciens paysagistes [hollandais] du ivu* siècle, BûRGER, SoJons de )86( d )868, t. i,
t SINEAU (si-n6), t. m. Nom, dans la Marne, du grenier à fourrage au-dessus des bergeries; ce grenier a pour plancher des baliveaux placés d'une poutre à l'autre, sur lesquels souvent on met des claies qui aident à soutenir le fourrage. G.... entendit des gémissements étouffés; il se dirigea vers l'escalier du grenier; Th..., au bruit, sauta du sineau sur le sol de la grange, ouvrit la grande porte et s'enfuit vers une écurie (Cour d'assises de la Marne), Gaz. des Trib. (b-16 mai (874, p. 469, t" col.
SINGE. Ajoutez : i| 7° Singe-araignée, voy. atèle au Supplément. || 8* Adjectivement. Qui imite. Le cardinal Cesy, pensionnaire d'Espagne, et l'homme le plus singe en tout sens que j'aie jamais connu, RETZ, Mémoires, iv, p. 20 (édit. de Genève, <75i).
— REM. Auxvi' siècle, on avait le diminutif singeteau. Il le caresse comme un singe ses singetcaux, MABNix DE STE-ALDEGONDE, Tableaux des dilJërends de la religion, t. m, p. 20l de i'éd. Quinet.
SINGER. Ajoutez : — HIST. XVI' S Singiser les
courtisans..., d'aub. Le Printemps, Paris, t87*, p. 7.
SINGULARITÉ. — HIST. Ajoutez : xu* s. Par la vertu de l'orison assidueie, par la maiirteit de vie, par la singulariteit d'abstinence, H Dialoge Grégoire lo pape, (876, p. 2(6.
SINGULIER. ^;ou(ei ; Il 10° Terme d'anthropologie. Les points singuliers du crâne, les points anatomiques qui, par le fait de leur détermination très-précise, peuvent servir de points de repère pour la mensuration.
— HIST. Il XIV' s. Ajoutez : Je vous respons, quant est de moy, Il n'est pas personne commune En tant comme il est roy, c'est une; Ains est un homme singulier, Si que à tel pot tel cuillier, Théâtre français au moyen âge, Paris, (839, p. 486.
SINGULIÈREMENT. — HIST. Ajoutez : XII' s. Li frère ... commencicrent cascuns très petites choses et viles et ccles cui singuleirment toz tens lur liut [fut permis, licuit] avoir, à porteir en mei, li Dialoge Grégoire lo pape, (876, p. 275.
t SIOGOUN (si-o-goun'), s. m. Autre forme de chogon et de shogoun (voy. ces mots au Supplément).
t SIOURE (si-ou-r'), s. m. Un des noms du chéneliége, H. FLICHE, Manuel de botan. foresl. p. (96, Nancy, (873.
— ÈTYM. Lat. suberem, liégo.
t SIPIIONAGE (si-fo-na-j'), s. m. Action de puiser un liquide à l'aide de siphons. Il entre dans le laboratoire, pose sa lanterne sur un baril placé à gauche de la porte d'entrée et procède avec P.... au travail du siphonage, manipulation consistant à faire passer le liquide de la chaudière dans des tourics, à l'aide d'un tube et par le principe du siphon, Gaz. des Trib. 30 avril 1875, p. 420, 3' col. Elle [une source] est à plus de huit kilomètres de notre ville; pourrait-on l'amener par siphonage? l'Avranchin, 6 août 1876.
t SIPHONNER (si-fo-né), v. a. Opérer une action de siphon. Les gaz sur le mercure peuvent
SLO
être siphonnés an moyen des tubes ou sillons capillaires que présentent un grand nombre de corps, BELLAMY, Acad. det te. Comptes rend. t. uixxm, p. 669.
t SIRONA (si-ro-na), t. f. La h«« planète télescopique, découverte en 1871 par M. Pelers.
t SIRRAH(si-rra), i. m. Fausse orthographe pour chiraz (voy. ce mot au Dictionnaire), les Primet d'honneur, p. 70«, Paris, (874.
SITUER. — HIST. Ajoutez : xv s. Cité y a de parfaicte unité. En ce jardrin richement située, JBAN JORET, le Jardrin salutaire, p. ((a.
t SITULE (si-tu-r), ». ^. Terme d'antiquité. Vase à puùser l'eau. Ile de Corse: trois situles de grande dimension avec différentes pièces d'attache, style grec, bronze, Journ. offic. (3 avril (87s, p. as«s, 2' col.
— f-TYM. lat. situla, qui a donné teille (voy. m mot au Dictionnaire).
t SIVA (si-va), I. /. La (40' planète télescopique, découverte en (874 par M. Palisa.
t SIX-CLEFS (si-klé), s. m. Terme d'horlogerie. Sorte d'anneau sur lequel sont montés six carrés de divers calibres de façon i. pouvoir servir pour toutes les montres.
r SIX-QUATRE-DEUX {X LA) (sis'-ka-tre-deû), lac. adv. et populaire. Sans soin, sans recherche. Des prix qui faisaient le désespoir des véritables artistes, inhabiles à produire des chefs-d'œuvre à la six-quatre-deux, le Rappel, i l janvier (873. Là, ni col, ni faux-col, mais une cravate blanche faisant plusieurs tours et nouée à la six-quatrc-deax, comme on dit, le Figaro, 9 janv. (875.
t SIXTINE (si-ksti-n'), adj. f. Chapelle Sixlino, chapelle à Rome, située dans le palais du Vatican et décorée par Michel-Ange.
t SKATINER (ska-ti-né), v. n. Patiner avec despatinsà roulettes. Le patinage à roulettes a décidément envahi tous les bals publics de Paris ; on ne danse plus, on patine, on skatine partout. Gaz. det Trib.
23 juill. (878, p. 72(, 2' COl.
t SKATING-RINK ( ska-tin'gu'-rinnk), t. m. Établissement de patinage, où l'on patine en toute saison sur un plancher uni an moyen de patins à roulettes.
— ÉTYM. Bn bon anglais, il faudrait tkating ring, cercle, ou réunion, ou cirque patinant. Mais le mot, qui nous vient, dit-on des États-Unis, appartient en tout cas au patois écossais, oîi rink, corruption probable de ring, signifie, selon le Dicl. écossais du D' Jamieson (cité dans l'Intermédiaire du (0 mars (877, col. (S(), the propcr Une in the diversion of curling on the ice, c'est-à-dire la ligne qu'on décrit quand on s'amuse à tracer en patinant des courbes sur la glace.
t SKIE (skie), t. m. Patin de neige, longue planche étroite, relevée en pointe aux deux bouts. En Laponie, en Norwége et dans quelques parties de l'Amérique du Nord.... il existe une autre espèce de patin nommée skie, ou patin de neige.... rien n'arrête le Lapon qui a chaussé le skie, Journ. olJic. (O janv. (87«, p. a7(, a* col.
t SKUPTSCHINA (skoup-tchi-na), s. f. Nom de la chambre des députés ou assemblée nationale en Servie, Journ. offic. ai sept. (87i, p. 3603, 2' col.
t SLAVISME (sla-vi-sm'), ». m. Caractère et tendances des peuples slaves considérés comme un ensemble. Selon les Grecs, l'Occident, en se laissant associer aux propositions de la Russie, a imprudemment sacrifié l'hellénisme, qui a droit à toutes ses sympathies, au slavisme, qui n'a de titre qu'à ses défiances, Anatole leroy-beaulieu, ilet;. des Deux-Mondes, t" avr. (877, p. 645. Le poète Celakovski, l'un des rénovateurs de la poésie nationale et du slavisme en Bohème, l. legeb, Rev. critique, (5 sept. (877, p. (52.
t SLAVISTE (sla-vi-sf), s. m. Savant qui s'occupe de la langue et de l'histoire des Slaves, Rev, critique, 29 janv. (876, p. 86.
f SLAVON (sla-von), ». m. L'ancienne langue slave, restée la langue de la liturgie dans l'Eglise gréco-russe.
f SLAVOPHILE (sla-vo-fi-r), ». m. Nom, chez les Russes, de ceux qui travaillent à réunir ensemble tous les Slaves. M. Samarine appartenait par sa foi politique aux slavophiles, Journ. des Débats, t" mai (876, ('• page, 5' col.
— ÉTYM. Slave, et çî).o<, ami.
t SLOUGIU (slou-ghi), ». m. Grand lévrier d'Abyssinie. Séparé parles déserts des autres régions, il [l'ancien empire d'Egypte] ne s'étend que vers le sud, comme le prouvent les singes, les sloughi»,
8UPPL. — 40
SOF
amenés captifs par les esclave», db vooCi, Rev. éet Deuxifondes, )5 janv. 1877, p. 853.
f SLOVftNE (slo-vè-n'), s. m. Dialecte slave. L'ancien slovène est le slave liturgique.
f S.MACK. (smak), l. m. Navire caboteur anglais. Médaille décernée au sieur B...., capitaine du emack anglais Prince -of-Orange, de Colchestcr, .lourn. offic. du 24 fév. (875, p. I403, )" col.
t SMALAH. Àjoutei : — t^mi. Kraite, azmala ou Mamala (prononcé imoia en Algérie), qui signifie la famille d'un chef et son mobilier, de xamal, porter, devic, Dict. élym. -
t SMALTE (smal-f), s. m. Terme d'archéologie. Cube de verre coloré et opaque qu'on emploie pour les mosaïques. M. Gerspach indique comment on peut distinguer les smaltes des diverses époques, Journ. des Débats, 26 juin 1876, 3* page, 6* col.
— ÉTYM. Le même que tmalt (voj. ce mot au Dictionnaire).
t S.UÉRINTHE (smé-rin-t'), s. m. Nom d'un papillon. Les vrais papillons de plaine sont les sphinx et les smérinthes, les piérides, les nymphales et les vanesses, carteron, Premières chasses, Papillons et oiseaux, p. 5(, Hetzel, 1868.
— f.TYM. Enripivôo:, nom d'un oiseau.
t SNACK (snak), s. m. Nom donné, d'après Sonnini, par les Tartares à l'antilope proprement dite, Diet. des sciences naturelles, Paris, <827, t. xlix, p. 872. Cornes de cerf et de snack. Annales du eomm. extérieur, France, faits commerciaux, (868- (870, p. 336.
SOBRIQUET. — ÉTYM. Ajoutesi : M. Bugge, Romania, n° (0, p. (68, propose une conjecture ; sobriquet ou soubzbriquet serait pour soubzbequet, petit coup sous le bec ; pour l'insertion de l'r comparez fanfreluche, pimprenelle. 11 faut enregistrer la conjecture de M. Bugge.
SOCIAL. — HIST. XVI' s. Ajoutez : Mais le bonheur de l'homme, et spécial Xsa nature, est d'es- Ire social, j. peletieh uu hans, la Savoye (1572), t^hambéry, (856, p. 265.
t SOCIALISME. Ajoutez : \\ 8" Socialisme de la chaire , en allemand Katheder Socialism , doctrines socialistes soutenues par des professeurs d'économie politique. Le socialisme de la chaire, qui a pris naissance en Allemagne, est favorable à l'intervention de l'État dans le règlement des questions économiques.
t SOCIALITÉ. Ajoutez : \\ 2'" Qualité de celui qui est social, aime la société, en observe les convenances et les devoirs. Elles [les précieuses] curent ,eur côté estimable, et ne servirent pas médiocrement au progrès de la socialité, rœdeber, Hist. de la société polie, p. 95.
SOCIÉTÉ. — HIST. xiv* S. Ajoutez : Pour che que lesdites terres ne soient plus en soihestés, ai consenti, de ma bonne volonté, à partir desdites terres.... ((3(7), ducange, soittura.
f SOCLET (so-klè), J. m. Petite sardine. Tous les filets, engins et instruments destinés à des pêches spéciales, telles que celles des anguilles, du uonnat, des soclets, chevrettes, lançons et poissons de petites espèces, Journ. ofjic. 7 déc. (876, p. 9078, a' col.
SOCRATIQUE. Ajoutez :\\S. m. Un socratique, un disciple, un partisan de la philosophie de Soerate. Depuis Socrate, cette question (du beau] était en quelque sorte sur le programme de la philosophie; d'obscurs socratiques l'avaient traitée, cil. lévéque, Science du beau, t. ii, p. 407.
t SOCRATIQUEMENT (so-kra-ti-keman), adv. X la façon de Socrate. De quelle sorte un bon esprit te sait interroger et répondre socratiquement à lui-même , la mothe le vaïer , Dial. d'Oral. Tuhero, t. II, p. 9.
t 1. SODA. Ajoutez : — REM. C'est par erreur que le genre n'est pas indiqué; soda est masculin.
t SODALITE (so-da-li-f), t. f. Terme de minéralogie. Combinaison de chlorure de sodium et d'un lilico-aluminate de soude ; blanchâtre.
tSOnALIlÉ (so da-li-té), i. f. Mot forgé du.latin. Compagnonage. Réellement il [Béranger le chan- Bonnierl a le goût très-prononcé de l'amitié buvante et chantante et de la sodalité, sainte -beuve, A'oui). Jundi», t. I [Cnrreupondance de Béranger).
— f.TVM. Lat. sodalilalem, compagnie.
t son" (sof), I. m Mot kabyle signifiant confédération, parti. Il y a toujours, dans chaque tribu et même dans chaque grande famille, ce qu'on appelle deux soffs, c'est-à-dire deux confédérations, deux partis hostiles; habituellement même, deux ou trois tribus se réunissent et forment un sofl' (outre deux ou trois autr«<, Journ. olhc 23 avril
SOL
(«72, p. 3938, 3* col. C'est une chose bien connue qu'il n'y a pas une tribu où il n'existe ce qu'on appelle doux soffs, c'est-à-dire deux partis ennemis, ib. 27 avril 1872, p. 3023, ("col.
t SOFTA (sof-ta), ». m. Nom, à Constanlinople, des étudiants en théologie. Les softas,qui semblent être l'âme du mouvement, se méprennent sans doute, Journ. de Genève, 30 mai (877.
SOI. Ajoutez : Il 14* Soi pour soi, expression créée par Geoffroy Saint-Hilaire pour désigner la tendance des organes similaires à s'unir. Dans les monstres doubles, les organes se mêlent et se confondent par l'attraction de soi pour soi, expression oii il faut voir une figure de rhétorique et non un théorème de mécanique, dumas, Éloge d'is. Geoffroy Saint-llilaire.
f SOIA (so-ia), s. m. Sauce brune, d'un goût caramélé, usitée en Chine, dont on fait une grande consommation en Angleterre, et qui tend à s'introduire en France ; elle se compose de jus de viande et des sucs du dolic pourpre du Japon.
(. SOIE. Ajoutez : Il 12° Fils de soie tors. Les fils do soie tors au moyen du moulinage sont de trois espèces : les fils simples, les trames (voy, ce mot) et les organsins (voy. ce mot); les fils simples sont des tors sur un seul fil et sur eux-mêmes, Journ. of^c. 2( nov. 1876, p. 8485, (" col. || i3° Papier de soie, sorte de papier. Le papier àe soie se trouve classé dans la première catégorie des papiers imposables, sans doute à cause de sa dénomination pompeuse qui est pourtant quelque peu décevante ; ce papier, nommé en fabrique carré mou ou Joseph, n'est véritablement aujourd'hui qu'un papier d'emballage, Journ. offic. 5 sept. (871, p. 3215, 2' col. Les papiers soyeux, dits papier de soie, papier de Chine, papier Joseph, tous facilement reconnaissablés à leur faible consistance, Douanes, Tarif de 1877, note 569. || 14° Arbre de soie, Vacacia [albiziia) julibrissin; le faux arbre de soie est l'asclepias gigantea, bâillon, Diet. de bol. p. 248.
t SOIGNEUSE (soi-gneû-z'), s. f Terme de filature. Ouvrière qui dirige les bobinoirs. Les soigneuses de bobinoirs gagnent ( fr. 60 à ( fr. 60 c. par jour, Enquête, Traité de eomm. avec l'Anglet. t. III, p. 5(4.
SOIT. Ajoutez : \\ 1' Soit ou non, que la chose soit ou ne soit pas. Soit ou non que l'exportation de ces produits ait lieu à la décharge des taxes intérieures, le service doit veiller à ce que les dispositions relatives à la circulation aient été observées, flfmanes, Tan/ de 1877, p. xcv. Peuvent être réadmises, quelle qu'en soit la nature, et soit ou non qu'elles portent des marques de fabrique, les marchandises françaises qui ont été expédiées à l'étranger par erreur, ib. p. cxv.
t SOITURE (soi-tu-r'), s. /'.Ancienne mesure agraire équivalant à ce qu'un homme peut faucher de pré en un jour. Une pièce de pré d'environ trente soitures (6 mars (692), Gaz. des Irib.
2( juin (876, p. 608, ( ■■• COl.
— HIST. xm* s. Une pièce de terre, qui fu en pré, contenant doues [deux] soitures, uu cange, sotlura. Il xiv s. Quatre soetures de prey, id. ib. Trente soiptures de prés, id. «6.
— ÉTYM. Bas-lat. secatura, du lat. secare , couper.
SOIXANTE. — HIST. A;ou(ejr: Il xiii* s. En l'an de grâce mil ce sissante dis et nuef..., vahin, Archives admin. de la ville de Reims, t. i, 2* partie, p. 965.
t SOKO (so-ko), s. m. Nom d'un singe d'Afrique. Livingstone, dans son dernier journal, nous dépeint les mœurs des sokos, variété de chimpanzés, qu'il a observés dans l'Afrique centrale vers le 4* degré au sud de l'équateur, guahin db vitrï, ia Phil. posil. nov. -déc. (876, p. 358.
t SOLAGE (so-la-j'), s. m. Sol, terrain. Que la violence des flammes rompe la liaison du solage, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.
SOLANUM. — HIST. XVI' S. Ajoutez : Et les solans provocans à dormir, j. peletier du uans, la Savoye ((672), Chambéry, (866, p. 294.
t SOLARISER (SE) (so-la-ri-zé), v. réfl. Terme de photographie. Subir l'action du soleil. Vos épreuves négatives se solarisent trop vite.
tSOLATIER (so-la-tié). S. m. Nom, dans Tarnet-Garonne, des ouvriers ruraux, dits aussi estivandiers, qui font les travaux de la moisson et du battage des grains, les Primes d'honneur, Paris, (872, p. 460.
— KTYM. Bas-lat. solatiare, aider (solalier, proprement auxiliaire); du lat. «oiad'um, consolation (vuy. SOULAS).
SOL
2. SOLDE. Ajoutez : \\ Vendre en solde, vendr», avec diminution de prix, des marchandises restée» en magasin. Nous aussi, nous perdons, quand nous revendons en solde les marchandises que nous avons achetées en fabrique. Enquête, 'Iratte de eomm. avec l'Anglet. t. m, p. 394. [La fabrique d'Elbeuf] est obligée [chaque année] de vendre, par voie de solde, son excédant de production i des exportateurs, ib. p. 895.
2. SOLDER. Ajoutez: ||2'Être soldé, être yendu avec diminution de prix, en parlant de marchandises restées en magasin. Les articles d'Elbeuf qui sont exportés proviendraient plutôt, suivant moi, d'achats do soldes; je suppose que, beaucoup de marchandises restant invendues, elles sont soldéef à bon marché et expédiées en Amérique, Enquête, Traité de eomm. avec l'Anglet. t. m, p. 404.
t SOLDEUR (sol-deur), adj. Terme de commerce. Qui solde un compte. Le métal soldeur, qui intervient [dans le commerce avec l'Orient], va s'ensevelir, comme dans des lacs perdus, au fond de ces régions, Journ. ofjic. 30 oct. (87» p. 6743, ?• col.
3. SOLE. Il S° Ajoutez : \\ Il se dit aussi en parlant d'un four. Fours perfectionnés à air chaud et i sole tournante pour la cuisson des biscuits, Almanach Didol-Bottin, (87i-(872, 2° col.
t 4. SOLE. Ajoutez : || 6° Engin en bois servant à la pêche. Indépendamment des filets, il est des engins et instruments de pèche dont l'usage est quelquefois très-nuisible, tels sont les appareils appelés soles, cliquettes. Circulaire des forêts, 28 juin (829, n° 22(.
t SOLÉCISER. Ajoutez : — REM. Sainte-Beuve a forgé solécismer, inutilement, puisqu'on a déjà soléciser, et barbarement, puisque soléciser est très-correctement tiré de (To),oiK(i;eiv : Des évoques de cour solécismaient, Port-Royal, t. u, liv. 3«, chap. 6.
SOLEIL. Il 4° Ajoutez : |l Coup de soleil s'est dit en exprimant non l'influence soudaine, mais le rayonnement soudain de la lumière solaire. Le groupe est éclairé d'un coup de soleil, L. gouge- NOT, dans Mém. inéd. sur VAcad. de peint, publ. par Dussieux, etc. t. 11, p. 392. || Populairement. Coup de soleil, coup de vin qui a monté à la tète, légère ivresse. Quand monsieur est entré à la maison, dit un marchand de vin, il avait déjà un pL-tit coup de soleil ; il me demande une chopine, on la lui sert; il en demande une seconde. Gaz. des Trib. l"-2 fév. (875. p. (08, 4" col.
, SOLEILLÉE (sô-lè-llée, Il mouillées), s. f. «ayonnement vif du soleil dans des intervalles de temps couvert. Pour moi, qui n'ai eu la pensée que d'un jeu de lumière tout local et qui n'ai pas vu l'éclat subit du resplendissement [d'un bolide], je n'ai pu croire qu'à une soleillée très-vive, HAUBOUROUET, Journ. offic. 7 mars (875, p. (740,
2" col.
t SOLEILLEUX, EUSE (so-lè-lleù, lleû-z'. Il mouillées), adj. Néologisme. Exposé aux rayons du soleil. Boghan est un petit village entièrement arabe, cramponné sur le dos d'un mamelon soleilleux et toujours aride, frouentin. Un été dam le Sahara, p. 27.
SOLENNELLEMENT. — HIST. Ajoutez : xiii- s. Trop bestiaus est clers et prestre, Qui de la mère au roy celestre, Qui royne est de paradis, Ne chante au mains les samedis Sollempnelment et au haut ton, GAUTIER DE coiNSY, Us MiracUs de la saint* Vierge, p. 676, éd. abbé Poquet.
t SOLER (so-lé), s. m. Nom d'un cépage noir dans l'Aisne, Us Primes d'honruur, Paris, (878, p. 82.
SOLIDITÉ. Il 7° Ajoutez ; || Solidité réelle des tailles, se disait, sous l'ancienne monarchie, quand les biens-fonds d'une paroisse répondaient solidairement des impôts.
I SOLIVAGE. AjouUz : \\ f Ensemble des solives d'un édifice. On écrit de Colmar à l'Industriel alsacien : Au moment où la charpente du toit s'est abattue sur le solivagc... le solivage du grenier tomba sur le plancher du second étage, Journ. ofjic. (5 oct. (875, p. 8667, (" col.
SOLIVE, ijoutei : || 8° Aujourd'hui, mesure qui est un décistère ou la dixième partie du mètre cube; elle équivaut, par conséquent, à 100 décimètres cubes; elle diffère peu de la solive ancienne : (000 solives anciennes équivalent à (0J8 solives nouvelles, nanouktte. Exploit, débit et estim. des bois, Nancy, (868, p. 57. Mesures de solidité, bois d'oeuvre : le décistère ou solive nouvelle, 0',( ou, la solive ancienne (longueur 2 toisM.
SOM
équarrissage, « pouces), 0",I03, Annuaire des Eaux et Forêts, 1 873, p. 23.
SOLLICITATION. Àjoutex :\H' Sollicitation d'une persoune, action de solliciter cette personne. J'ai écrit à M. de la Silleraye, pour le prier, et madame sa femme, de nous être toujours favorables auprès de M. le président Croiset.... je lui demande aussi la sollicitation de M. Rossignol, sÉv. à Mme de Grignan, 24 mai 4eso, dans Lett. inédites, éd. Capmas, t. u, p. 391.
SOLO. Ajoutez : || Des soli, deux, trois, ou quatre exécutants ou chanteurs donnant ensemble, mais sans accompagnement de l'orchestre ou des chœurs. Un concours est ouvert par la ville de Paris entre tous les musiciens français pour la composition d'une symphonie avec soll et chœurs, Joum. of/ic. 3< OCt. 4876, p. 7809, 3* Col.
t SOLOGNE (so-lo-gn'), s. f. La sologne verte I cri des rues de Paris annonçant des pommes de pin qui ont reçu un semis d'avoine ou de chiendent; on les met en pot pour avoir de la verdure dans les appartements, comme on sème du cresson alénois ou du chiendent.
— ÊTYM. La Sologne, petit pays compris autrefois dans l'Orléanais , aujourd'hui formant la partie méridionale du département de Loir-et Cher.
t SOLOGNOT (so-lo-gno), s. m. Nom d'une espèce de laine. Le prix des laines a été le suivant : mérinos.... solognots purs, Joum. o//ic. 26 mars 4872, p. 2144, 3" col.
— KTYM. Sologne.
SOLSTITIAL. Ajoutez : — HIST. XVI' s. Mais en ce lieu [un glacier], dont l'horreur glaciale Va dépitant l'ardeur solstitiale, J. pelletier du mans, la Savoye (ib72), Chambéry, 1856, p. 248.
t SOLUBILISëK (so-lu-bi-li-zé). v. a. Terme do chimie. Rendre soluble, donner de la solubilité. On solubilise cette laque [de chlorophylle] avec des phosphates alcalins, H. de parvIlle, Joum. offic. <t avr. 4S77, p. 2872, 3' col.
t SOLCTI'VÈ (so-lu-ti-v'), I. f. Terme de mathématiques. Courbe qui exprime la solution d'une équation, L. lalanne, Travaruc scientifiques, p. 25, Paris, 4 876, in-4'.
t SOMATËNK (so-ma-tè-n'), s. m. Sorte de milice espagnole, établie surtout en Catalogne. L'Espagne a ses miquelets et ses somatènes, l'Allemagne ses landwehrs et ses landsturms, l'Angleterre ses milices, Joum. offie. 4 2 janv. 4 875, p. 267,, 4" col.
SOMBRE. /l;'ou(e« .-Il 7° Terme forestier. Coupe sombre, voy. coupe 4, n" 2. {| U ne faut pas confondre la coupe sombre, qui a pour but le réensemencement, avec les nettoiements et les éclaircies. La coupe de réensemencement est dite sombre, parce que les étalons ligneux qui produiront la semence doivent être nombreux et former un couvert suffisant, suivant les essences de peuplement, CH. BECQUET, Uém. d'agriCuU. 4 870-74, p. 82.
t 3. SOMBRER (son-bré), V. n. Terme de musique. Amortir, couvrir les sons. C'est tout ce qu'on entend du dialogue ; car M. du Couloir a soin de sombrer tous les passages qui pourraient fournir des indications à un auditeur trop curieux, p. vÉ- BON, Joum. amusant, 4 5 mars 4 872, n" 844.
— ÉTYM. Verbe dénominatif de sombre : rendre sombre le son.
SOMMAIREMENT. — REM. On trouve quelquefois dans les écrits du jour : développer sommairement ; ces deux mots sont contradictoires ; ce qui est sommaire n'est pas développé. H faut dire : exposer sommairement.
— HIST. Ajoutez : xm* s. Que.... il voisent [aillent] au lieu et s'enfourment sommerement..., vARiN, Archives admin de la ville de Reims, t. i, »• partie, p. 4 034.
t 2. SOMMATEUR (so-mma-teur), adj. m. Terme de mathématiques. Qui fait une somme. L'idée d'un instrument sommateur de produits avait pris naissance à peu près en même temps sous diverses formes et en différents endroits, h. lalanne. Travaux scientifiques, f. 47, Paris, 4874, in-4».
+ SO.MMATOIRK (so-mma-toi-r'), adj. Terme de calcul intégral. Qui a le caractère d'une somme. Le signe sommatoire, marie, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxv, p. 524.
4 . SOMME. Ajoutez : Il 6* La somme des sommes, le point le plus essentiel. La modestie est aussi requise au langage d'un homme d'honneur comme en son allure; la somme des sommes, c'est que je veux que tu sois lent à parler, icalh. Lexique, éd. L. Lalanne.
SON
3. SOMMK. — KB»I. Ajoutez :\\3. Malherbe a dit ; Sommeil est désir de dormir, et somme est le dormir môme. Lexique, éd. L. Lalanne. Cette distinction que Malherbe veut établir n'est point ratifiée par l'usage; enlisant attentivement les divers exemples rapportés à somme et à sommeil il ne parait pas que les auteurs aient admis une dilTérence sensible entre les deux. Mais le fait est que sommeil a quelquefois le sens d'envie de dormir, sens que somme n'a jamais (voy. SOMMEIL, n* a).
SOMMEIL, — lllST. Ajoutez : XII* s. Bernart fu à Hoem, n'out, je crei, grant somcil, wace, le Roman de flou, t. I, p. 4 68. Il jiiir s. Onquos les trois puceles n'orenl la nuit sommeil, Foulque de Candie, p. 408, Reims, 486 '. || xiv* s, Insomnis, sans sommel, escallier, Yocab. lat.-franç. 447».
t SOMMEILLANT, ANTE {so-mè-llan, lan-t'. Il mouillées), adj. Qui sommeille. La littérature portait dans son sein une bâtardise encore sommeillante, A. DB MUSSET, Première lettre de Dupuis et Colonnet. Il ne reste autour de nous que la froide humidité des minuits d'octobre, des rayons piles et des voiles de brume; jamais nuit n'aura fuit descendre sur des yeux que le soleil a fatigués des clartés plus sommeillantes, et des rideaux plus blancs, e. fromentin. Une année don* Je Sahel, p. 208.
t SOMMEILLKMENT (somè-lle-man, U mouillées), s. m. Action de sommeiller.
— HIST. xiv* s. Dormitatio, soumelemens, BScallier, Vocab. lat.-franç. 825.
SOMMITÉ. — HIST. Ajoutez : || XIT* S. La summité [d'un arbre] avec les rainsiaux, Rev. critique, 5' année, 2" scm. p. 382.
tSO.MNICIDE (so-mni-si-d'), ad;. Qui tue, qui ôte le sommeil. Dieu sait quels nouveaux projets somnicides il [un moine qui ne pouvait se réveiller aux heures voulues] roulait dans sa tête, lorsqu'il se sentit endormir pour toujours, L. veuillot, le Dormeur.
— ÉTYM. Lat. tomnui, sommeil, et cmdere, tuer.
t SOHNO (so-mno), t. m. Petit meuble formant table et armoire qu'on pose près d'un lit. Il y a sur les quais une vieille gravure coloriée (n° cxiv, du Bon genre) représentant un intérieur luxueux : une femme, assise près de la cheminée, écrit sur une petite table carrée sur laquelle on lit en grosses lettres somno. Ce mot de somno est usité couramment, dans VErmile de la Chaussée d'Antin.
SOMNOLENCE. Ajoutez : — HIST. xv" s. Paresse, somnolence et oisiveté, Triomphe de la nobli dame, f" 68, verso.
4 SON. — REM. Ajoutez :\\3. Cet adjectif possessif peut se dire avec un substantif composé. Son contrains-le [de l'Évangile].... volt. Philos. Déf. de Milord Bolingbroke, xxxii.
— MIST. VIII' s. Per sa prcceptione, pour : per suam praeceptioncm (74 6), dans jubainvillb, />e Ja déclinaison latine en Gaule à l'époque mérovingienne, p. 96.
2. SON. Ajoutez : Il 4* Terme do meunerie. Les sons trois cases, les derniers sons, les plus gros, Joum. offic. 24 juin 4 872, p. 4260, 4" col. || 8" Vinaigre de son, eau dans laquelle on a laissé séjourner du son, jusqu'à ce qu'elle soit devenue acide
— HIST. Ajoutez : xiv's. [Pour un cheval] deux boisseaulx de bran.... item après, boire de l'eau de rivière chaufl'ée sur le feu, et y ait du son dedans une toile.... le Ménagier de Paris, t. ii, p. 77. Il XV* s. Son ou bren, qui saillira de la farine, le Cérémonial des consuls, dans Revue des langues romanes, t. vi, p. 90.
SONDE. Ajoutez — HIST. xn* s. Tant oire [tant il va] k'en une falise D'une grant rivière parfonde Que nus n'i getast d'une sonde, Est venus..., Perceval Je Gallois, v. 40508.
t 2. SONGE (son-j'), s. f. Plante dont la racine est alimentaire (arum esculentwn). Ile de la Réunion : Désignation des cultures; vivres du pays : maïs, manioc, songes et jiatates douces. Marine et colonies, Tableaux de pi'pulation, de cuJiure, etc. p. 4U.
t SONGEARD, ARDE (son-jar, jaiMl'), adj. Qui rcve, qui est distrait. Avec votre façon songearde vous seriez chez John Bull »n vitam eetemam que vous ne verriez rien, chateaubr. Mém. d'outretimbe (éd. de Bruxelles), t. u, l'Angleterre de Richmond à Greemcich, etc.
SONNANT. Ajoutez : — REM. Par allusion à espèces sonnantes, on dit faveurs sonnantes, pour
son
faveurs qui sont ou rapportent de l'argent. Klle |l| noblesse] convoitait surtout des faveurs sonnantct, vinssent-elles de seconde main, et cette main fùtcllo la moins pure, horn, l'Économie polU. avant J.ut p/tysi'<ers(et, ch. u.
SONNKRIK. Ajoutez .- |l E* Ensemble de sonneltM pour une maison. Spécialité de sonneries électl4> ques et porte-voix, Alman. Oidol-Oollin, 4871-
4 872, p. «4.1, 4* col.
.SONNETTE. || f Ajoutez : || Lo chant de la ton» nette. Ce double mouvement [d'élévation <!t d« chute du mouton de la sonnette t tiraudej qui doit s'effectuer très-exactement, est d'ordlnair* réglé sur un cbant, le chant de la sonncllo, Cu, des 7'rtb. lo oct. ih76, p. luos, 2* col. || La sonnetta est ainsi dite, parce que les ouvriers qui <toulèvenl à la corde et lai.ssent retomber le mouton, font absolument la manœuvre des sonneurs d'égliae. On lit à la colonne suivante de la Gazetlt des Tribunaux : Sur l'ordre.... de suspendre le travail de la sonnette. Il aurait dû s'arrêter Immédiatement et ne pas flnir la volée, qui est de douie coups. Il 6° Fils passés dans une étuiïe en guise de signets. Que, sous l'article 4 7 du cahier des charges, il est dit expressément que, pour faciliter le contrôle de la commission, des sonnettes seront placées par le fournisseur id'elTets d'habillement] à tous les endroits oii le timbre d'acceptation a été apposé, Arrêt de la Cour d'appel de Paris, chambre correct, du 48 fév. 487», (;az. des Trib. 4» fév. p. 4 73, 3* col. Il 6* Ancien terme populaire. Des sonnettes, ce qui sonne, des pièces de monnaie On n'engage pas un tas de vauriens sana leur fournir des sonnettes, Utt. du P. IhuMni, 44* iattre, p. 2.
SOPUISTIQUEKIB. || 1* Ajoutez : Il n'y eut jamais de plus basse sopbistiquerie que la manière dont il s'y prend pour justifier ce reproche, aht. AHNAULD, 5* dénonciation, yiil {Œuvres, Lausanne,
t SOI'HOCLÉEN, ENNE (so-fo klé-in, è-n'), adj. Qui appartient à Sophocle, poëte tragique athénien. Notre ami Jules Lacroix, ce mouleur habile et consciencieux du groupe sophocléen, VŒdip» roi, SAINTE BEDVB, Nouv. iundit, t. iT {Ductt épislolaire, i).
t SOPHROSYNB(so-fro-zi-n'), ». f. La ia«« planète télescopique, découverte en 4*73 par M. Luther.
— ETYM. ïaiïpoaûvTi, sagesse , prudence, et aussi nom de femme (voy. sophronistes).
SOPOKEUX. Ajoutez : || i' Qui s'endort, qui • envie de dormir. Il en est encore beaucoup d'au très [des personnes] qui sont soporeuses toute la journée, quand elles n'ont pas pris leur tasse de café le matin, brillat-savarjn, Phytiol. du goil, Méd. VI, 46.
t SOQCKTTE (so-kè-f), f. f. Nom donné, à Verdun, à la poire d'Angleterre.
SORCIER. Ajoutez : \\ 6* Jouet d'enfant, petit bonhomme en moelle de sureau ou autre matière très-légère, plombé par le bas, de façon à se remettre toujours sur pieds.
SORDIDITE. Ajoutez : — HIST. xvi* s. Le prince doibt éviter deux choses : l'injustice et lasordidité, en conservant le droict envers tous et l'honneur pour soy, charron. Sagesse, m, a.
t SOURENTO(BOISDE)(so-rnn-to),».m. Sorte de bois employé par les ébénistes. On imite encore parfaitement, avec l'érable, la couleur du bois de sonento, si apprécié pour une foule d'objets de luxe et de fantaisie.... il n'est pas hors de propos de rappeler ici que le bois dit de sorrento n'est autre chose que du palmier ; il tire son nom d'une rivière située près de Sorrento, en Italie, dont les eaux ont, à leur source, la propriété de teindre en gris cendré les bois qui y sont plongés pendant plusieurs mois, Joiim. ojfic. 23 mars 4 «76, p. 224 4.
SORTE. Ajoutez : \\ 8* Terme de commerce. En sorte ou en sortes, en grains. Gomme en sorte. Manne en sorte, par opposition à manne en larmes.
SORTIE. Il 6* A;ou(ei ; || On dit aussi, par abréviation, sortie pour sortie de bal. Le spectacle n* devait pas tarder à finir; déjà quelques jeunes femmes avaient fui frileusement enveloppées dans leur sortie..., JVouceJJiste de l'arrond. d'Avranches, 4 9 mars 4 876.
4. SORTIR. —REM. Ajoutez : || 4. Sortir, employé activement, est condamné par Courtin: « Le patois des provinces qui font un verbe actif d'un verbe neutre, comme j'ai tombé mon gant, sortes ce cheval de l'écurie, » Ja Civilité française, p. 4 et Paris 4 698 La même condamnation «•!
SOU
répétée dans une autre Civilité : « Rien n'est plus ridicule que de dire : Yoyex voir, pour considérez, voyez ; sortei et cheval de l'écurie, pour faites sortir ce cheval...- et mille autres façons de parler aussi ineptes que révoltantes, » Civilité chrétienne, 2* partie, ch. i, <8I2. L'usage qui autorise d'employer sortir activement a prévalu.
t SOTMA (so-tni-a), s. f. Terme militaire russe. Compagnie de cent cosaques, et aujourd'hui de cent hommes de cheval. Les régiments de cavalerie de la milice, qui se composaient autrefois de cosaques des gouvernements de Tchernigof et de Poltava, seront remplacés par des sotnias de cavalerie formées dans tous les gouvernements de l'empire, à raison d'un cavalier sur cinquante fantassins, Journ. ofjic. 23 août 1872, p. 6650,
— ETYM. Russe sotnia, centaine, de slo, cent. SOCBASSEMKNT. — HIST. || xvi" s. Ajoutez : [Le
duc d'Alençon malade] mangeoit bien ; mais rien ne se fortilioit au soubassement du corps, behson, Kegret funèbre, dans corlieu, Étude médicale sur la dynastie des Valois, p. 40.
t SOUBERGUE (sou-bèr-gh'), t. m. Nom des coteaux, dans le Languedoc. Languedoc : les terres calcaires sont plus ou moins pierreuses et ocreuses ; elles occupent principalement les coteaux ou soubergues, heuzé, la France agricole, carte n° 6.
— ÉTYM. C'est un dérivé du prov. toire, sur, du lat. supra.
SOUCIIE. Ajoutez : || 10* Vin acheté sur souche, se dit lorsqu'on achète le raisin encore sur le cep de vigne. Voici les premiers prix de débit des vins blancs achetés sur souche. Gaz. des Trib. du 5 janv. <876, p. M, 2" col. Il 11° Prendre souche, s'embrancher. Le projet primitif disait que la ligne de Pierrefonds prendrait souche sur celle de Compiègne à Soissons , Journ. offic. te oct. (877,
p. 6865, 3* col.
— HIST. Ajoutez : xif s. Si grans angoisse en caer li toce [touche]. Qu'il ne se muet plus c'une coce, Perceval le Gallois, v. «3069.
f 6. SOUCHET (sou-chè), s. m. Espèce de canard, anaselypeata, llev. britann. oct. (877, p. 963.
\. SXiVCl. Ajoutez: Hi-Nom d'un papillon diurne, colia eduta, très-commun dans la campagne, h. rBLLETiER, Petit dict. d'entomologie, p. 2U, Blois,
SOUCIER. Ajoutez : — REM. Dans l'Angoumois, soucier a un sens très-particulier dont aucune trace ne se trouve à l'historique. 11 y signifie abonder, faire de l'effet, avoir de l'importance : cela soucie beaucoup; cela ne soucie guère. C'est •urtout une terme de ménage.
t SOUCIEDSE.MENT (sousi-eû-ze-man), adv.
D'une manière soucieuse, avec sollicitude. Il faut que la société se vienne au plus vite en aide à elle-même en prenant plus soucieusement par la main la plus nombreuse jeunesse et la moins bien pourvue, saucis, le Temps, ai avr. (876, ("page, 6' col.
eODCIEUX. — HIST. xiii" s. X Sébile seus demora [il demeura seul] ; Souciex fu et malicieus. Et pour ce demora tous seus, adenes, li rois Cleomades, v. 443«, publié par Van Hasselt, Bruxelles, 1866. (Souciex est ici de deux syllabes; il est au cas sujet et provient d'un thème soucif, comme doutiex de doutif : voyez-en un exemple dans ce passage du même poëme : Et li rois li dist erranment Qu'il lidonra, n'en soit doutiex. Tel don dont chascun sera miex, v. 8730).
t SOUCRILLON. — ÊTYM. Ajoutez : Il ne faut pas voir dans ce mot un dérivé de sucre. Ce parait être une autre forme de escourgeon (voy. ce mot au Dictionnaire).
t SOUDAGE (sou-da-j'j, ». m. Action de souder. Au moment du soudage. Enquête, Traité de eomm. orée l'Anglet. t. u, p. 308.
SOUDAINETÉ. — HIST. AjOuUx : XIU* S. Et esmerveilleront el sodeineté del santé nient espoirée, Bitis, dans POUQENS, ArcMol. franc. X. i, p. 218.
SOUDARD. — HIST. Ajoutez : xiv s. Chascun de ses souldars [de Jacques d'Artevellelavoitpour jour quatre gros de Flandres pour ses fraiz et pour «es gages , J. le bel, Vrayes chroniques , 1. 1, p. (28.
t SOUDIER. Ajoutez : || S. m. Fabricant de soude, ouvrier de soudière. U est aussi à propos de signa\er la mauvaise qualité des sels vendus par les soudiers comme sels raffinés pour nos cuisines, l'Avranchin, (8 fév. (872.
.SOUDURE. Ajoutez : || B* Réunion d'embranchements ou de chemins de fer entre eux. L'expéditeur doit déclarer, dam la note d'expédition,
SOU
le tarif dont il entend réclamer l'application; cette obligation lui incombe notamment , lorsque, la marchandise étant destinée à suivre plusieurs lignes de chemins de fer, il désire profiter des tarifs dits de soudure, moins élevés que les tarifs spéciaux ; la déclaration faite par l'expéditeur qu'il demande la taxe du tarif le plus réduit, n'implique point l'application des tarifs de soudure, Gaz. des Trib. 7 juin (876, p. 552, 4' col.
t SOUFKLARD (sou-flar), s. m. Terme de houillère. Pertuis par lequel le grisou fait irruption, I. vernes, le Temps, 22 avril (877, Feuilleton, 2" page, ("colonne. {| Irruption de grisou par quelque fissure, H. DE parville, Journ. des Débats, 9 mars (876, 2« page, i' col.
SOUFFLÉ. Il 8» Tissu souffié, tissu qui semble gonflé. Métier à ganse soufflée et autres, Alman. Didot-BoUin, (87(-72, p. (I34, 3*col. ||S. m. Un soufflé, un tissu soufflé. Métiers à soufflés, ib. (87(-72, p. ((98, 3° col. Machines perfectionnées pour faire le soufflé, la guipure, ib. p. ((34, 3« col.
t SOUFFLEMENT. — HIST. Ajoutez : xii* s. Liquiez [lequel], quant il parloit, mist fors lo vial [vital] sofflement, li Dialoge Grégoire lo pape, (876, p. 200.
SOUFFLET. Ajoutez : || 9' Dans le langage des tailleurs, pièce triangulaire insérée dans une fente de l'étoffe pour élargir un vêtement sur un point donné.
— HIST. Il XIV* s. Ajoutez : Tiens te coy, ou je te dounrai un ytel soufflet que tu penseras de moy de cy as quatre jours, Rev. critique, 5" année, 2* série, p. 397. || xvi' s. Ajoutez : Il faudra attendre à punir ces soufflets et boutefeux de meurtres et séditions, jusques à ce que.... ph. de mar- Nix DE SAINTE-ALDEGONDB, Response apologeliquc, (698, Corresp. et mélanges, p. 485.
SOUFFRIR. — REM. Ajoutez : || 4. On peut voir, au n' 3, Je les souffre régner de Corneille; cet exemple et quelques autres témoignent qu'au sens de laisser, souffrir, ayant pour sujet un nom de personne, se construit avec un infinitif sans interposition de préposition. Cet exemple-ci de Molière montre qu'en ce sens et avec cette construction, souffrir peut avoir pour sujet un nom de chose : Il ne faut pas que ce cœur m'échappe ; et j'y ai déjà jeté des dispositions à ne pas me souffrir longtemps pousser des soupirs, jDon Juan, u, 2.
t SOUILLANT, ANTE (sou-llan, llan-t'. Il mouillées), adj. Qui souille. Voltaire, le polémiste le plus diffamant, le plus souillant, le plus emporté qui fut jamais, veuillot. Odeurs de Paris, i, 7.
t SOUI-MANGA (soui-manga), s. m. Espèce d'oiseau de l'Afrique équatoriale ; c'est le cynniris de Cuvier, famille des certhidés; on le peut considérer comme le représentant des colibris dans l'ancien continent. Le soui-manga, d'une beauté sans pareille, x. marmier, Rev. Britann. déc. (876, p. 378.
— ÉTYM. Madécasse, sout'-manjo, mangeur de sucre, parce qu'il vit sur les fleurs et en pompe le miel.
t SOULAGEANT, AUTE (sou-la-jan, jan-t'), adj. Qui soulage. Quelques personnes charitables de Grenoble ayant cru, à l'exemple de ce qui se pratique à Lyon , que ce serait une chose soulageante pour les pauvres..., boisusle. Correspond, contrôl. génér. p. 282, (692.
SOULAGER II i' Terme de marine. Ajoutez : Il Soulager, soulever, faire flotter. Il a été reconnu qu'un mètre cube environ de ce gaz [hydrogène] pourrait soulagerdans l'eauà peu près une tonne.... l'inventeur a fait des essais sur un modèle du Yonguard, assez lourd pour que deux hommes ne fussent pas capables de le soulager sur le fond,
Journ. Offic. 6 août (876, p. 6029, 3« col.
SOULIER. Il 1° Ajoutez : || Fig. Marcher dans les souliers de quelqu'un, l'imiter servilement. Les premiers qui osèrent partir le sac sur le dos, leur parasol à la main, pour aller passer des mois entiers — non pas à Rome à marcher dans les souliers de David — mais dans le fond d'un village à faire des études, furent un peu regardés comme des fous et des paresseux par les peintres d'alors, Hist. de l'art en France, i, 24 (.
t SOUMARDAGE (sou-mar-da-j'), t. m. Nom, dans le Jura, d'un labour des vignes, dit aussi sombrage, les Primes d'honneur, Paris, (869, p. 284.
SOUMISSION. Ajoutez : jl 7* Condition d'une fille publique qui se soumet aux règlements de la police. X Saint-Péter«bourR l'institution des registres
SOU
secrets a ou pour suite la soumission immédiate de plus de 2000 prostituées clandestines, Congr. international de statistique, S' session, l" partie, 2' section, p. (5.
t SOUPATOIRE (sou-pa-toi-r'), ad;. Qui a la forme d'un souper, qui s'étend jusqu'au souper. 11 y avait des goûters soupatoires qui commençaient à cinq heures et duraient indéfiniment, brillâtsavarin, Pliysiol. du goût, Méd. xxv.
— REM. Ce mot, très-usité dans la Suisse française, est formé sur le modèle de dlnatoire : déjeuner dinaloire.
t SOUPÇONNABLE. — HIST. Ajoutez : XlV 8. Pour chou [ce] que li dit religieus ne sont mie gent sonppechonnavle..., Bibl. des chartes, (875, 3* et 4* livraisons, p. 233, (320.
t SOUPE-TOUT-SEUL (sou-pe-tou-seul), s. m. Un homme qui se tient loin des autres. Je les entendais dire entre elles, parlant de moi : c'est un loup-garou, un sonpe-tout-seul, les Uaistres d'hosiei aux halles, p. (08, (67(, dans ch. nisard, Parisianismes, p. (94.
SOUPLEMENT. Ajoutez : — HIST. xiii' .s. Li messagier sont à pié descendu. Devant Carlon s'en vienent irascu. Moult souplement [humblement] firent le roy salu, adenes, Jes Enlances Ogier,
t SOURATB (son-ra-f), s. f. Autre forme de surate (voy. ce mot au Dictionnaire), et meilleure, vu que le mot originaire est prononcé soura par les Arabes.
SOURCE. Ajoutez : \\ Proverbe. Sources hautes, blé cher; sources basses, blé à bon marché.
SOURD. Ajoutez : — REM. On a dit que la locution sourd comme un pot pouvait s'expliquer ainsi : sourd comme un pot qui a des oreilles et n'entend pas ; on disait les oreilles d'une écuelle, d'un pot. Mais voy. au Supplément au mot pot une meilleui-e explication.
2. SOURD. — ËTYM. Le sourd est dit ainsi parce que, en Normandie, la salamandre terrestre, ou mouron, passe pour sourde.
t SOURICIER (sou-ri-sié), s. m. Preneur, mangeur de souris. Le hérisson, ce souricier inconnu, est jeté à l'eau, et le crapaud, qui à lui seul purge un jardin de vers et de limaces, est écrasé san« pitié, Journ. offic. 8 oct. (872, p. 6300, 2' col.
(. SOURIRE. Ajoutez : || 7° Dans certaines provinces, il se dit d'un liquide qui bout très-légèrement, qui bout à peine. C'est pour ménager cette substance [l'osmazôme], quoique encore inconnue, que s'est introduite la maxime que, pour faire de bon bouillon, la marmite ne devait que sourire, expression fort distinguée pour le pays d oii elle est venue, bhillat-savarin, Physiol. du goût, Méd. v (il s'agit sans doute du pays de Brillât-Savarin, le Bugey).
2. SOURIS. Il 8° Ajoutez : || Souris du bras, partie charnue du bras (voy. muscle à l'étymologie). Il lui donna un grand coup d'épée dans la souris du bras, HALH. texiçue, éd. L. Lalanne. Il 8° Souris de terre, un des noms vulgaires de la châtaigne de terre, lathyrus tuberosus, Journ. ofjic. t" mars
(876, p. (662, ("col.
+ SOURNOISERIE (sour-noi-ze-rie) , ». f. \\ t' Caractère du sournois. || 2' Actes sournois. En dépit de ses exigences, de ses duretés et de ses sournoiseries, le despote Buloz a des moments de sincérité et de véritabie sensibilité, comme tous les bourrus, o. sand, Mém.
t SOUS-AFFRÉTEMENT (sou-za-fré-te-man), s. m. Action de sous-affréter. Commerce d'aflrctcment ou de sous-afl'rétement , Gaz. des Trib. 3I janv. (876, p. 102, (" col.
t SOUS-AFFRÉTEUR (sou-za-fré-teur), s. m. Celui qui sous-afi'rète. L'afl^réteur ou le sous-aflréteur d'un navire est intéressé au même titre que le propriétaire et le consignataire, Gaz. des Trib. 3« janv. (875, p. (02, (" col.
t SOUS-COMSIISSAIRE. Ajoutez : || 3' Aide on adjoint d'un commissaire de police.
t SOUS-CONCÉDER (sou-kon-sè-dé), v. a. Concéder à un tiers une concession qu'on a reçue. Si la seigneurie est une principauté, le seigneur sous-concède des fiefs à des gentilshommes..., bé- CHABD, Journ. offic. 29 sept. (877, p. 6554, 3* col.
t SOUS-CORTICAL, ALE (sou-kor-ti-kal, ka-1'), adj. Qui est sous l'écorce. Les petits tunnels souscorticaux [de la vigne attaquée par le phylloxéra], BOiTEAU, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxiv, p. 255.
t SOUS-DATAIRE. AjouUz : La supplique [pour obtenir un bénéfice] étant signée par le pape, le
sou
soos-dataire l'envoie au premier réviseur, qui s'assure si le sommaire est d'accord avec la teneur de la demande, e. j. delécluzb, Dona Olympia, ch. VI.
t SOCS-ÉLÉMENT (sou-zé-lé-man) , s. m. tléinent secondaire, on sous-ordre. Admettra-t-on pour chacune de ces raies [spectrales] l'existence d'une sous-moiéculs ou d'un sous-élément du calcium? LECOQ DE BOisBAUDRAN, Acad. des sc. Comptes rend, t. lxxxii, p. i265.
t SOUS-MINER. Ajoulei : |{ i' Au propre, miner en dessous. La mer a sous-miné le tramway, dont elle a tordu les rails de toutes les façons et dans toutes les formes possibles, Journ.o/pc. <2déc. IS74, p. 8229, t" col.
t SOUS MOLÉCULE (soumo-lé-ku-l'), s. f. Terme de physique. Molécule secondaire. M. Lockyer adopte l'hypothèse de la scission, à haute température, des éléments chimiques, soit en sous-molécules, soit même en éléments distincts, lecoq de BoisBAUDHAN, Àcad. des se. Comptes rend. t. lxxxu, p. (264.
t SOUS-NAPPE (sou-na-p'), s. /". Pièce de molleton ou d'une étoffe piquée qu'on met sous la nappe pour amortir le bruit des assiettes ou des verres.
t SOUS-PRENEUR (sou-pre-neur), s. m. Sous-locataire.
I SOUS-RÉPARTITION (sou-ré-par-ti-sion), s. f. Répartition secondaire, qui vient après une répartition primitive. La sous-répartition des crédits budgétaires, Joum. olJic. )9 déc. (876, p. 950i, i" col.
t SOUS-SYSTÈ.ME (sou-si-stê-m'), s. m. Système secondaire, arrangement secondaire. Le sous-système du mont Seny, immédiatement postérieur à la période triasique, vézian, Aead. des se. Comptes rendus, t. lxxxiii, p. 953.
t SOUS-VENTEll (sou-van-té), «. a. Terme de marine. Sous-venter un navire, manœuvrer de façon que ce navire se trouve sous le vent par rapport à nous.
f SOUTADO (sôu-ta-do), s. m. Populairement et par plaisanterie, cigare d'un sou, par allusion au Colorado, etc. Étant donné le jour des Morts, à la porte du cimetière Montparnasse, et l'affluence des visiteurs, Dieu sait la quantité de soulados jetés par ceux-ci, le scandale causé par celui qui les ramassait [vêtu d'une blouse courte et d'un pantalon sans fond), Gaz. des Trib. u nov. (875, p. (098, 4* col.
SOUTANE. Ajoutez : || 4» Soutane rougt, soutane des cardinaux. Il [le cardinal de Richelieu] dit un jour au marquis de la Vieuville... qu'il était timide de son naturel..., mais qu'après s'être rétolu, il agissait hardiment, poussait à son but, renversait tout, fauchait tout, et puis couvrait tout de sa soutane rouge, montchal. Mémoires, t. i, p. 8.
SOUTENU. Ajoutez : || 9" Une voix soutenue, une voix qui ne baisse ni ne s'élève. Je prononce l'évocation d'une voix claire et soutenue, cazotte, le Viable amoureux, chap. ii. |] 10» Terme forestier. Massif soutenu, massif de grands arbres sans interruptions. Sous les grandes futaies où le massif est soutenu, le calme est si complet que les feuilles mortes qui couvrent le sol se décomposent sur la place même où elles sont tombées, bouquet de la GRYE, Bull. Société centrale d' Agriculture, (872, p. 572.
SOUTIEN. Ajoutez : j| 6' En termes de papeterie, la résistance, la propriété que le papier a de se soutenir, au lieu de se friper. Le papier employé par le faussaire est cotonneux et épais ; il n'a pas le soutien et la main du papier des billets de banque..., marsaud, sécr. gén. de la Banque de France, Joum. offic. 31 août (876 p. 67oo, I" col. Il La main signifie ici la consistance, le corps, comme on le dit du drap.
SOUTIRAGE. Ajoutez :\\ i' Vin qui a été soutiré. Dans Paris, les bons vins dits soutirages valent (65 fr. la pièce de 225 litres; les soutirages ordinaires, de (50 à (60fr. Joum. offic. 1 sept. (874, p. 64(7, ('• col.
t SOUTRAGE (sou-tra j'), s. m. Produit du nettoiement des plantations de pins des landes, employé comme litière. Soutrage ; c'est le nom vulgaire sous lequel on connaît, dans le pays, tout ce qui pousse en fait de végétation dans les pignadas, sur les parties dénudées, faré. Enquête sur les incendies des Landes, p. (94. Les produits du nettoiement, connus sous le nom de soutrage, sont utilisés comme litière.... la pratique du soutrage
SPE
n est pas nuisible i la végétation, tb. p. t( . Dans
tout le pays on l'emploie exclusivement, sous le nom de bruc ou de soutrage, pour tout te bétail qui s'y trouve, «6. p. (56. Produits accessoires des forêts : pâturage, soutrage, récolte de fruits, chasse, École forestière, Programme, (876, p. (O.
— Rtym. Dérivé de soutre, qui signifie partie inférieure et qui vient du lat. subter, dessous.
t SOUTRAGER (soutrajé ; le g prend un e devant o et 0 ; soutrageant, soutrageons), v. a. Enlever le soutrage. Pour que In pare-feu fût une sauvegarde absolue, il faudrait lui donner une largeur de beaucoup supérieure à celle des routes et y pratiquer le pelage du sol à sable nu; car, si l'on se bornait à les soutrager, les fougères et les graminées, qui poussent en grande abondance, seraient toujours une cause de propagation, Enquête sur les incendies des Landes, p. 28.
t SOUTRE. Ajoutez : || i' Dans l'Aunis, partie inférieure. Le soutre d'une litière, Gloss. aunisien, p. (49.
— HlST. ivi* s. Ainsi le beau soleil montre un plus beau visage. Faisant un soutre clair sous l'espais du nuage, d'aub. Tragiques.
— ÊTYM. Ajoutez : Prov. sotran, sotra, inférieur, sostror, abaissement ; bas-lat. sostrale, litière; tous ces mots viennent du lat. subter.
t SOYER (so-ié), s. m. Verre de Champagne glacé, qu'on hume avec un tuyau de paille. Soyers punchs, etc. servis au buffet du bal de l'Opéra.
SOYEUX. Il !• Ajoutez : || Marché soyeux, marché de la soie. Cette semaine, dit le Moniteur des soies qui se publie à Lyon, a été moins nulle que la dernière, aussi bien pour l'étoffe que pour le marché soyeux, Joum. olJic. (8mars (872, p. (93(, 3" col. Il La récolte soyeuse, la récolte de la soie. Le syndicat des marchands de soie de Lyon vient de publier une statistique de la dernière récolte soyeuse en Europe, Joum. o/Jic. 6 août (877, p. 5627, ("'col.
t SPA (spa), ville de Belgique, célèbre par ses eaux minérales. || Ouvrage de Spa, boites ou autres objets en bois blanc avec ou sans ornements ou peintures, recouverts ou non de paille de couleur. Douanes, Tarif de (877, note 673.
SPAHI. Il 2" Ajoutez : Quant aux spahis, on les voit apparaître dès le commencement de la conquête, en (830; sous le nom générique de spahis qui lui est resté, c'était une cavalerie indigène irrégulière, espèce de milice, Joum. oj^c. (2 nov.
(874, p. 753(, (" col.
t SPALAX (spa-laks'), s. m. Genre de mammifères vulgairement désignés sous le nom de ratstaupes. Il On dit aussi aspalax.
— ETYM. ÏTràXaÇ, taupe.
t SPARDECK (spar-dèk), s. m. Terme de marine. Mot anglais qui signifie faux-pont. Un grand nombre se soutenaient encore, mais, sur le pont et le spardeck de la Ville du Havre, il y avait peu de chose pouvant servir d'épave, Joum. du Havre.
— ÉTYM. Angl. spar, barre de bois, et deck, tillac.
t SPARMANNIE (spar-ma-nie), s. f. Nom d'une plante. On y cultive avec succès [dans la zone de
l'oranger] les végétaux suivants : citronnier,
sparmannie du Cap, rosier des Indes..., heuzé, la France agricole, carte n' 8.
SPAROÏDE (spa-ro-i-d'), s. m. Terme de zoologie. Famille de poissons acanthoptérygiens, dans la classification de Cuvier.
— ETYM. Spare, et tlîoc, forme.
SPARTE. Ajoutez : — REM. Depuis les auteurs cités dans l'article sparte, on a mieux distingué. Le nom de sparte a été donné à deux plantes : ("à la stipe (voy. stipe, 2) ou alfa; 2» au lygée, dit aussi spart ou sparte {lygeum spartum, L.), petite graminée du midi de l'Europe, dont le chaume simple à un seul nœud sert à faire de la sparterie fine.
SPATHE. Ajoutez :\\ 2' Nom grec de la navette. Lycamédé..., ouvrières intelligentes, consacron ces paniers naguère pleins de laine et ces spathes pesantes, dehèque, Traduction d'une épigramme grecque, dans sainte-beuve, Ifouv. lundis, t. vu lAnttiologie grecque, i).
t SPÉC1ALIS.ME (spé-si-a-li-sm'), s. m. Caractère spécial. L'amour de la petite patrie corrige, par d'utiles spécialismes, ce que l'amour do la grande, à force d'extensions parfois aveugles, pourrait avoir de trop banal, P. guerrier de dumast, d l'Académie de Stanislas, ( ( mai ( 876. || Il se dit aussi de la division du savoir.
SPI
tSPÉCieiTE(spé-»l-é-i-té), ». f. Terme d'histoire naturelle. Olialité, caractère d'espèce d'une planlc ou d'un animal. La reproduction à l'aida de graines démontre la spéciéité [du rubus frulicosus inermis], carhièrb, Hev. horticole, i» sept.
— f.TVM. Lat. speeies, espèce.
t SPECTRONATROMËTRB (spèktro-natromàtr'), s. m. Instrument inventé par MM. Champion, Pillct et Grenier, et destinée doser des quantités extrêmement petites de soude, et que les ai'tcun nomment spectronatromètre , ii. di fauvuxe, Joum. of/ic. 20 mars (873, p. («63, 3* col.
— ÉTYM. Spectre, natron, et niTpov, mesure.
t SPECTROSCOPlyUEMENT (spè-ktro-sko-plke man), adv. Par le procédé de la spectroscopie. Un véritable laboratoire astronomique, permettant de photographier constamment I« soleil et de l'examiner aussi spcctroscopiquement, H. db pa«viLLE, Joum. offie. 8 avril (872, p. 2436, s* col.
t SPECruoscOPISTE (spé-ktrosko-pi-st'), f. m. Celui qui se livre à l'étude de la spectroscopie. En Italie, où la sérénité du ciel semble inviter k ce genre d'études, on a vu se fonder, il y a peu d'années, la société des spectroscopistes, qui se donne pour tâche de surveiller le soleil et d'en dessiner jour par jour les changeants phénomènes, raoau, Rev. des Deux-Mondes, (5 mai (876, p. 425.
— ÊTYM. Voy. SPECTBOSCOPIB au Dictionnaire.
SPÉCULER. Il 8' Ajoutez : Tout atteste alors [an temps de la Régence] cette révolution opérée par la richesse, par le luxe et par l'amour de l'argent; même la langue en témoigne : spéculer au xvn' siècle, c'était méditer sur la métaphysique; cela signifie, au XVIII*, jouer à la hausse" ou i la baisse,
H. BAUDRILLART, Journ. O/'/ie. (2 août (877, p. 5764, 3* col.
SPHAGNE (sfa-gn'), ou SPUAIGNE (sfè-gn'), ». f. ou SPIIAGNUM (sfagh'-nom'), s. m. Genre de mousses vivaces très-répandues dans les terrains humides, quelle qu'en soit l'altitude, créé par Adanson et Dillenius ; elles concourent pour une grande part à la formation des tourbes, ou les forment en entier dans certaines tourbières.
— ÊTYM. J^iïf'o;, sorte de mousse qui pend aux arbres.
t SPUÉGE (sfë-j'), (. m. Hyménoptère de la famille des fouisseurs.
— • ÉTYM. tfrX, guêpe.
t SPHÉNISQUE (sfé-ni-sk'), ». m. Sorte d'oiseau aquatique qui ne peut voler. Ils [les pingouins de l'hémisphère nord] sont représentés dans l'autre hémisphère par les manchots, les sphénisques et les gorfous, qui sont encore plus dégrades, si c'est possible, et qui forment comme une transition entre les oiseaux et les poissons, Joum. offic.
9 mai 1876, p. 3(65, 2' COI.
SPHINX. Ajoutez ;||4' Fig. Ce qui est mystérieux. Nouveau sphinx, la vie abandonnera le secret de sa destinée à qui saura le lui ravir au prix d'une lutte acharnée, g. de saporta, Hev. de* Deux-Mondes, (" déc. (87(, p. 6(6.
— REM. Ajoutez : Voici un exemple où sphinx est du féminin : Dans le voisinage de la cité de Thèbes, s'était posé sur un rocher élevé un horrible monstre au visage de femme et au corps de lion.... et la respiration de cette sphinx, empoisonnant l'air pur du ciel, répandait dans leurs demeures une peste affreuse, les Dieux et les héros, contes mythologiques, trad. de l'anglais de o. cox par F. Baudry et E. Delerot, Paris, 1876, p. 36
\ SPHRAGIsriQUE. Ajoutez :lif Adj. Qui a rapport aux sceaux et cachets. La complète intelligence des monuments sphragistiques, a. maurt, Rev. des Deux-Mondes, (5 oct. (867, p. 89(.
t SPIRITISTE (spi-ri-ti-st'), ». m. Celui qui est adonné à la superstition des spirilcs.
SPIRITUELLEMENT. Ajoutez: ||5' Dans le domaine spirituel. Je crois que votre emploi est à l'abri d'un nouveau règlement; je vous prie de m'en instruire; je suis un vrai frère, je m'intéresse à vous spirituellement et tcmporellcmeut, VOLT. Lett. à Damilaville, (5 déc. (765.
— IIIST. Ajoutez : XII' s. Mes angclinement [comme un ange] [saint Nicolas] alout Là où bcsoinos l'apelout ; Tut aavoit espiritelment, waO», Saint Mcholas, v. 488. || xiv s. Et spirituelment à parler, les meilleurs nouvelles c'en puist dire à personne dévote, si sont quant on li dit que Dieu veult habiter avecques li. Miracles de Noir» Dame par personnages, Paris^ (876, p. 206.
t SPIROGYRE (spi-ro-ji-r'), ». f. Terme de boU-
SQU
nique. Genre de plantes de la clusso des algues, dans chacune des cellules desquelles se tiouveiil des bandelettes contournées en spirale.
— ÊTVM. Spire, et lat. gyrare, tourner.
j SPIHOPIIOBE (spi rofo-r'), s. m. Terme de médecine. Appareil servant à rappeler à la vie les noyés ou les asphyxiés, en précipitant l'air extérieur par la bouche dans les poumons.
— ETYM. Mot hybride, du lat. spirare, respirer, et çopàî, qui porte.
t .SPIRULK (spi-ru-r), ». f. Coquille en spirale, qui contient une espèce de seiche, Journ. offic.
I2janv. <876, p. 830, 3' COl.
SPLENDIDEMENT. Àjoulex : Il traita splendidement H. d'Usez la semaine passée, rac. Lexique, éd. P. Mesnard.
t SPLENDIR (splan-dir), t). t». Néologisme. Avoir de la splendeur. Elle voyait grandir et splendir à mesure Du céleste captif la touchante figure, LAM*RT. Chute d'un ange, 1 2* vision.
— ÉrY.M. Lat. splendere (voy. splenoeur), qui a suggéré spiendir, lequel d'ailleurs est le simple de resplendir.
t SPOLIAIRE (spo-li-ê-r'), s. m. Terme d'antiquité romaine. Lieu oii l'on dépouillait les gladiateurs tués. Que l'ennemi de la patrie, le parricide, le gladiateur, soit déchiré dans le spoliaire ! au spoliaire le gladiateur! au spoliaire l'ennemi du sénat! Extr. du Dicl. des antiq. gr. et rom. verbo acclamation, dans Journ. ofjic. 2 déc. 1875, p. 90,15, 3« col.
— ËTYM. Lat. ipoliarium, de spoliare, dépouiller.
t SPORE, ÉE (spore, rée), adj. Terme de botanique. Qui est pourvu de spores.
SPORTIF, IVE (spor-tif, ti-v'), adj. Néologisme. Qui a rapport au sport. On étonnerait bien les habitués des courses en leur disant que Chantilly n'était pas le seul rendez-vous sportifde dimanche dernier, l' lUuitraiion, 28 oct. 1878, p. 283, 3» col.
t SPORTIQCE (spor-ti-k'), adj. Qui a rapport au sport. Il [un juge anglais qui ménageait les braconniers] est devenu impopulaire parmi toute la genl sportique, Journ. des Débats, 14 mars 1877, 2" page, 2» col. Il On trouve aussi sportesque. Elle |Rosa Bonheu'-] a aussi cet amour sportesque qui l'initie aux mœurs, aux tournures, aux habitudes des animaux, burgeb. Salons de 1861 à 1868, t. ii, p. 364.
t SPORULATION (spo-ru-la-sion), ». f. Tprme de botanique. La production des spores et sporules, Acad. des se. Comptes rend, mars 1875.
t SPORULÉ, ÊK (sporu-lé, lée), adj. Terme de botanique. Qui est pourvu de sporules.
t SPOULINER (spou-li-né), V. a. Le même que espouliner (voy. ce mot au Dictionnaire).
t SPRAT (sprat'), s. m. Nom anglais d'un petit poisson de la Manche, le harenguet, qui se vend fumé en France sous le nom de sprat (voy. esprot au Dictionnaire). Sprats salés pour servir d'appât à la pêche de la sardine ; sprats préparés comme la sardine, Douanes, Tarif de 1877, p. CLXxvii.
— ÉTYM. kW.Sprotte, sardine fumée; holl. sprot. Au Dictionnaire, sprot, sprat est dit signifier une peau d'anguille servant d'appât, sens qui ne paraît s'appuyer sur rien.
t SPROT (sprot'), s. m. Le même que sprat cidessus.
t SPRUCE (spru-s'), s. m. Espèce de sapin, abies nigra. Le spruce vit dans un «limât très-rigoureux [Terre-NeuveJ, sur un sol très-peu fertile. || Bière de spruce. Dans cette Le [Tene-Neuve], on prépare avec les branches de cet arbre une boisson connue sous le nom de bière de spruce ou sapinelte, d'un goût assez agréable, et qui possède quelques vertus hygiéniques, ocT. sachot, Rev. Ùritan. mars (877, p. 2J6.
— ÊTYM. Angl. spruce (voy. pbuce au Dictionnaire).
t SQUALIDE (skoua-li-d'), adj. Mot forgé du latin. Sale, ignoble. Un squalide recors range sur l'établi Le code oîi la raison est vouée â l'oubli, BARTHELEMY, Némésis, la Magistrature.
— ETYM. Lat. squalidus, sale.
t SQUATTER (skouatcur), s. m|| !• Nom donné en Amérique aux hommes qui s'aventurent dans les pays non encore occupés par les États-Unis, et s'y établissent d'une façon ou d'autre. ||SI'Nom, en Australie, des propriétaires de troupeaux de moutons, qu'ils font paître sur des terrains qu'ils tiennent â location du gouvernement.
— ETYM. Angl. lo squat, s'accroupir se blottir.
STa
t STABILISATEUR, TRICE (sta-bi-li-za-teur, tri-s"), adj. Qui rend stable, qui fixe. Je n'ai trouvé dans les écrits ni de l'un ni de l'autre [Lamarck et Darwin] rien qui autorise à penser que, d'après eux, l'hérédité puisse jouer un rôle stabilisateur, QUATREFAOES, Joum. des Sav. fév. 1877, p. )02.
— ÉTYM. Voy. STABILITÉ.
t STABILISER (sta-bi-li-zé), V. a. Rendre stable. Il V. réfl. Se stabiliser, devenir stable. Les races, une fois formées sous l'empire de l'homme, se stabilisent par les mêmes causes qui leur ont donné naissance, de quatrefages, l'Espèce humaine, 2* éd. 1877, p. 188.
— ÊTYM. Voy. stabilité.
t STABLEMENT. Ajoutez : Nous ne voulons rien franchement, rien stablemeot, ualh. Lexique, éd. L. Lalanne.
t STABULATION. Ajoutez : \\ On a appliqué dans ces derniers temps ce mot aux poissons retenus et nourris dans un vivier. Toutes les espèces de poissons pouvant supporter la slabulation s'y trouveront réunies [à un aquarium] dans de vastes bassins fermés par des glaces, Joum. of^c. al avr.
1875, p 2884, 2« COl.
t STABULER (sta-bu-lé), V. a. Mettre en stabulation. Les pâturages plus limités conduiraient à stabuler ou à parquer le bétail suivant les saisons, FARÉ, Enquête sur les incendit. des Landes, p. xlv, 1873. L'élevage de la brebis, conduite au parcours sur les grands espaces, sans la stabuler ou la mettre en parc, est peu productif, id. ib. p. 43.
t STADIA (sta-di-a), s. f. (Quelques auteurs le font masculin.) Instrument servant à mesurer indirectement les distances. || Dans les écoles de tir, la stadia était une plaque de métal portant un évidement triangulaire au moyen duquel on mesu- Bttit la grandeur apparente d'un homme debout à une certaine distance ; la distance se déduisait de cette grandeur apparente. On a construit des lunettes à stadia fondées sur le même principe. || En topographie, la stadia est une règle divisée qui se place verticalement en un point, dont oa veut connaître la distance à un autre point où se trouve un observateur muni d'une lunette à réticule. La distance cherchée se déduit du nombre de divisions de la règle interceptées entre les fils du réticule. La longueur totale des lignes nivelées ne sera précisée qu'après le calcul des stadias, mais elle doit être évaluée approximativement à 500 kilomètres, e. roudaire, Journ. ojjic. 9 juill.
1876, p. 4971, 3* col.
— ETYM. SxâSiov, stade, d'après des auteurs anonymes (cette étymologie se trouve dans un manuel de tir lithographie) ; ou plutôt l'adjectifféminin «tocSis, de atâSio;, planté debout.
f STADIO.MÈTRE (sta-di-o-mè-tr'), ». m. Instrument analogue au télémètre (voy. ce mot au Dictionnaire).
t STAMBOUL (stan-boul), s. m. Nom, dans le Levant, d'un drap lourd. Le Stamboul, destiné à faire des manteaux, n'exige que 44 kilogrammes de laine pour 50 mètres de drap, J. laverrière, Trad.deMudge,c"desÉtats-Unis, expos. 1867, dans Mém. d'Agr. etc. 1870-71, p. 352.
t STAMBOULINE (stan-bou-li-n'), s. f. Nom donné à la redingote que portent les fonctionnaires turcs, Journ. offic. 8 janv. (876, p. 207, 2' col. Le costume officiel des magistrats [des tribunaux mixtes d'Egypte] est le suivant : tarbouche et stambouline, écharpe en sautoir, Gaz. des Trib. 7 janv. 1876, p. 53, 3« col.
t STAMPO.MANIE (stan-po-ma-nie), s. f. Manie de se faire imprimer. Daunou disait du marquis de Fortia d'Urban, qu'il était atteint de stampomanie, sainte-beuve, Nouv. lundis, t. v {Œuvres inédites de la Rochefoucauld).
f STAND (stand'), s. m. Nom, dans la Suisse, des endroits disposés pour un tir. Les bourgs ont souvent plusieurs de ces sociétés [de tir) et possèdent des stands très-bien établis : abris pour les tireurs, couverts pour les cibles..., Journ. offic. (8 janv. 1876, p. 373, {'• col. X onze heures, un déjeuner de quatre-vingt-sept couverts réunissait, dans le stand même, les tireurs étrangers et Ivonnais, ib. 13 mai 1877, p. 3550, l" col. ' tSTAPUYLINIDES(sta-fi-li-ni-d'), ». m.pl. Famille d'insectes coléoptères, Journ. offic. 26 avr. 187«, p. 2943, t" col.
— ETYM. Voy. STAPHYLiN I au Dictionnaire.
t STARIE (sta-rie), s. f. Terme du commerce maritime. Temps qui détermine le chargement et le déchargement d'un navire. Lorsque la starie est trop longue, elle reste aux frais de l'armateur.
STI
Il C'est le même que surestarie, qui est au Diction^ naire.
t STASIMÈTRE (sta-zi-mè-tr'), ». m. Nom donné par M. Bétot à un instrument qu'il a inventé pour mesurer la résistance à la pénétration qu'oflrent les tissus organiques ; c'est une balance dont un plateau est remplacé par une aiguille qui doit s'enfoncer dans le corps à explorer, Journ. offic. 7 avr. 1877, p. 2710, I" col.
— ÉTYM. Z-zisui, état fixe, et iisTpov, mesure.
t STATER (sta-té), V. a. Suspendre, interrompre, se dit, en Belgique, en matière do travaux publics et en procédure. La cour ordonne de stater le» travaux.
— ETYM. Mot dérivé du lat. statut, état. M. Du Bois, avocat à Gand, qui me communique cette note, me dit qu'un entrepreneur lui assure que stater est employé aussi en français. Un dictionnaire hollandais du xvii' siècle a staleren, le désignant comme mot bâtard, c'est-à-dire dérivé du français, et lui donnant le sens de suspendre ; ce qui prouve que dès lors stater était usité en Belgique.
t STATHMOGRAPHE (sta-tmo-gra-f), ». m. Instrument 'destiné à mesurer la vitesse d'un train. M. Dato, inspecteur des constructions de chemin» de fer, i Cassel, a inventé, sous le nom de 8tath.< mographe, un appareil destiné à contrôler la vitesse des trains.... le stathmographe a été mis à l'épreuve pendant un an sur une locomotive de la ligne du Havre et a été reconnu très-pratique, Joum. offic. 13 oct. 1876, p. 7475, 3« COl.
— ÊTYM. £Tâ6(iT), ligne servant à mesurer, et YpotçEiv, écrire.
t STATIONNEL, ELLE (sta-sio-nèl , nè-l') , adj. Terme de botanique. Qui appartient à une station, à une région. Variétés locales ou stationnelles, JORDAN, dans Journ. des Savants, mars (877, p. 158.
t STATISTE (sta-ti-sf), s. m. Homme d'Ëtat (terme inusité). Ulysse, le premier do tous les statistes, devant revenir en ce monde, demande d'y vivre en homme privé, la mothe le vayer, Dial. d'Orat. Tubero, t ii, p. 243. Qui ne les prend [les Espagnols] aujourd'hui pour les plus grands statistes et les plus raffinés politiques qui vivent? ID. ib. t. Il, p. 281.
t STAUROSCOPE (stô-ro-sko-p'), s. m. Instrutrument dans lequel on place les minéraux transparents à examiner : ceux qui laissent apercevoir une croix changeant, par la rotation, de couleur, d'aspect, ou dispai'aissant, possèdent la double réfraction; ceux qui, examinés de même et tournée en difi'érents sens, ne changent pas la croix, n'ont que la simple réfraction.
— ETYM. Itaupô;, croix, et crxoneîv, examiner. t STEAM-BOAT (stim'-bôf), ». m. Bateau à vapeur.
— ETYM. Angl. steam, vapeur, et boat, bateau, t STÉNÉLYTRES (sté-né-li-tr'), ». m. pi. Nom
d'une famille de coléoptères.
— ETYM. ÏTevô;, étroit, et JXyTpov, élytre.
f STÉPHANION (sté-fa-ni-on), s. m. En anthropologie, point singulier du crâne où s'effectue le croisement de la suture coronale et de la ligne temporale.
— ÉTYM. ÏTÉçavoc, Couronne.
t STÉPHANOPHORE. Ajouta : || 3' S. m. Le principal prêtre de Tarse en Cilicie. On sait que l'un des principaux prêtres de Tarse, le stéphanophore, investi d'une autorité qui pouvait dégénérer en tyrannie politique, était prêtre d'Hercule,
HEUZET, Joum. o/'/ÎC. H juill. 1876, p. 5032, 1"C0l.
STEPPE. — ËTYM. Ajoutez ; Le mot russe est féminin.
t STEPPER (stè-pé), V. n. Mot forgé de l'anglais. Aller activement, en parlant d'un cheval. Le limonier de la troica trotte en steppant droit devant lui; les deux autres galopent et tirent en éventail, p. chaulnes, Joum. offic. 4 août 4673, p. 5244, I" col.
— ETYM. Angl. to step, marcher; stepper, cheval qui a de l'entrain.
t STICHOMÉTRIE. Ajoutez : Théopompe avait fait le compte des lignes écrites par lui ; vingt mille lignes d'éloquence démonstrative, plus de cent cinquante mille de prose historique.... c'est là le plus ancien exemple connu d'un usage général dans l'antiquité, et qu'on désigne du nom de stichométrie, h. weil, les Harangues de Démoslhène, introduction, p. xlv.
t STICHO.MÉTRIQUE (sti-ko-mé-fri-k'), adj. Qui a rapport i la stichométrie
STR
fSTIflMATIQUE. !| 2* Terme de médecine. Qui a rapport à la maladie des stigmatisés. || Néviopathie sligmatique, sorte de maladie dans laquelle apparaissent des stigmates. S'il [le débat académique] n'a pas déchiré tous les voiles, il a du moins fait une place dans la science à la névropathie stigmatique, Lettre du docteur Wartemont, dans l'Indépendance belge du )» oct. 1875.
t STILBITE (stil-bi-t'), s. f. Terme de minéralogie. Silicate alumineux double hydraté, à base calcaire ou alcaline, à éclat nacré.
— ETYM. ETiXêoç, brillant.
t 9TINKAL (stin-kal), s. m. Nom d'un marbre du Boulonais. Le marbre de ces carrières est d'un gris sombre et bleuAtre : on le nomme stinkal, dénomination tirée de l'anglais, et qui exprime la nature de ce marbre, qui, lorsqu'on le frotte, répand une odeur désagréable ; on l'emploie ordinairement à la décoration intérieure des appartements, oîi il figure très-bien, J. F. henhy, Essai sur l'arrond. de Boulogne-sur-Mer, p. 22(, Boulogne, <8(0.
— fiTYM. Anglais, stinkard, puant.
t 2. STIPE. Ajoutez : — RE-M. La stipe trèstenace {stipa tenacissima, L.) est l'alfa (écrit anciennement halefa), graminée dont les feuilles cylindriques, très-tenaces, longues de 60 à 60 centimètres, sont coupées ou arrachées et servent à faire de la sparterie, des cordes et de la pâte à papier; elle croit en Espagne, en Grèce et dans tout le nord de l'Afrique.
STOÏQUE. Ajoutez : \\ 8" Il s'est dit pour stoïcisme. Le stoïque est une belle et noble chimère, st-sim. dans Scènes et portraits choisis, etc. par Eug. de Lanneau, Paris, <876, t. Il, p. 4<6.
t 9T0LZ1TE (stol-zi-f), s. f. Terme de minéralogie. Tungstate de plomb grisâtre.
t STORTHING (stor-tingh'), s. m. Nom de l'assemblée nationale en Norvège {de stor, grand, et thing, assemblée). La session du storthing a été ouverte hier par M. Stang, président du conseil norvégien..., Journ. offic. <o févr. <872, p. 965,
2* col.
t STRABIQCE (stra-bi-k'), adj. Terme de médecine. Qui est relatif au strabisme. {| Substantivement. Un strabique, une strabique, celui, celle qui est affectée de strabisme.
t STRAFILATI (stra-fi-la-ti), s. m. pi. Nom italien d'une sorte d'organsin. Les articles en faveur cette semaine sur la place de Lyon ont été les organsins de France deuxième ordre, les organsins de Syrie, et les organsins strafilati fins, de qualité presque courante, Journ. ofjic. 8 avril 1872, p. 2437, I" col. Pour les soies ouvrées, les opérations sont assez calmes; les grèges se vendent de U6 à (20 francs, les organsins de H0ki33 francs, et les strafilati de Piémont de <33 à <37 francs,
ib. 20 juin. 1872, p. 4047, 3« COl.
t STRAMBEAU (stran-b6), s. m. Terme de marine. Grosse espingole établie sur un chandelier de fer, à bord des vaisseaux.
STRAPONTIN. — ÉTYM. Ajoutez : Rabelais a dit Iranspontin au lieu de strapontin : Pantagruel, tenant ungHeliodore grec en main, sus ung transpontin on bout des escoutilles sommeilloyt, Pant. IV, 63.
t STRATIOME (stra-ti-o-m'), s. m. Diptère dont une espèce, le stratiome caméléon, est commune aux environs de Paris.
t STRIDENT. Ajoutez : — REM. Rabelais a employé strident au sens de : qui fait grincer les dents, et a dit appétit strident pour appétit trèsvif : J'ay nécessité bien urgente de repaistre, dents aiguës, ventre vulde, gorge seiche, appétit strident, II, 9. J.-B. Rousseau l'a répété . Car ces menins de la cour éthérée Sont tous doués d'un appétit strident De se venger, quand ils sentent la dent, Ép. I, 3. Cela n'est plus usité.
t STRIDEUR. — HIST. Ajoutez : xii' s. En la pense [pensée] est la rage, et es dens la strendors, H Dialoge Grégoire lo pape, 1876, p. 369.
t STRIDUL.\TION. Ajoutez : 11 [le mâle] s'en distingue encore par une foule d'autres caractères secondaires, tels que des organes de chant ou de stridulation, des glandes odorifères, etc., H. hadau. Bel), des Deux-Mondes, <" oct, I87l, p. 685.
t STRIGE. Ajoutez : — HIST. xiii* s. Telase fait moult regarder Par son blanchir, par son farder. Oui plus est laide et plus est pesme Que pechié mortel en quaresme ; Tele est hideuse comme estrie, Tele est vielle, noire et restrie, Qui plus est gente c'une fée. Quant ele est painte et atifée, qautier DB CWNCY, <«( Miracles de la sainte Yierge, p. 471 ,