‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 661 sur 754 · col · texte numérisé non relu

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— REM. De vitaliser on a formé le substantif vitalisation.

t VITELLOGÈNK (vi-tèl-lo-jèn'), adj. Terme de physiologie. Qui engendre le vitellus. Les cellules vitellogènes de l'ovaire des insectes, Journ. o/)lc.

6 avril 4 877, p. 2685, 4" col.

t VITELOT. Ajoutez : \\ î' Sorte de crochet. Il offre aux regards divers systèmes de douilles assorties, de clous, de bagues, de vitelots, des portants à systèmes pour esquifs, tous les articles spéciaux au canotage..., Journ. offic. 29 nov. 4875, p. 9824, 4" col.

t VITICELLE (vi-ti-sè-l'), s. f. Nom d'une clématite.

— RTYM. Lat. viticella, petite vigne, diminutif de vitis, vigne.

VITRAGE. Ajoutez : || 5* Petit rideau de fenêtre, par opposition aux grands rideaux. Vitrages brodés, vitrages guipure, vitrages tulle, application, etc.. Vitrine d'un magasin de nouveautés, 28 août

t VITRELLÉ, ÊE (vi-trèl-lé, lée), adj. Qui est en forme de vitrage. Un grand vase de plomb à inscriptions grecques, et Un châssis d'arabesques ajourées etvitrellées complotent celte curieuse exhibition, L. MICHEL, ifOntl. univers. 4 4 juin (867,

t VITRIOLAGE (vi-tri-0-la-j'), ». m. Action de traiter les grains par le sulfate de cuivre. Dans le sulfatage ou vilriolage par immersion dans une dissolution à 2 pour 400 de sulfate de cuivre, môme pendant un temps très-court, une partie considérable de la semence peut être privée de la faculté germinative, le Nouvelliste de l'arrond. d'Avranches, 4 5 oct. 4 878.

t VITTADINE (vi-ttadi-n'), ». f. Nom d'une espèce de petite pâquerette.

t VITUPÉRABLE (vi-tu-pé-ra-bl'), adj. Digne d'être vitupéré. X qui s'y affectionne et s'en repaît, ils [les honneurs] sont extrêmement blâmables et vitupérables, saint pbançois de sales, Introd. à la vie dévote, m, 4.

t VITUPIÎRATIF, IVB (vi-tu-pé-ra-tlf, tl-v'), adj. Néologisme. Qui vitupère, qui blâme. Mgr de Vannes doit-il luUor d'éloquence vilupéralivc avec le correspondant du Bien publie kPotUivyt Journ. des Débats, 3 mai (876, 4" page, ('• col. Il faut voir avec quelle verve emportée et quelle éloquence vitupérative la Gazette et l'Union traitent nos alliés d'hier, afin de leur inspirer la crainte d'avoir abandonné lo parti des honnêtes gens en abandonnant des gens si honnêtes, ib. (4 août 4876, 4" page, (" col.

— ETYM. Vitupérer.

t VIVACKMBNT (vl-va-se-man), adv. D'une

VOl

manière Tivtce. Il éuit trop rlraoemeot jeune pour..., Di BALZAC, le pért Goriot.

t VIVÊRIEN, lENNB (vl-vé riln, riè-n"), ad). Terme de loologie. Qui appartient au genre «iverra (furet, fouine, etc.). Kii somrnt la faune générale [du Sahara] n'a pas de rapports avec celle du Soudan, pays fertile, remarquable par l'abondance do singes, de carnassier! vivtricns, de pf chydcrmcs et de pangolini, *. l. la fMloi. polit, juin. -août (B76, p. 9a.

t VIVIFIKMENT. — HIST. -4;ou««i; xii* 8. Quant par lo vivifiement de la char en bom remeneit t la vie, li Dialnije Grégoire lopapt, 487», p. (4(.

t VIVIPAREMErrr(vi-ïl-pa-reman), ode. & la façon des vivipares. On ne saurait y voir la preuve que la truffe se reproduit ainsi vlviparement par une .sorte de germination intérieure, J. l. plaK- CHON, Rev. des Deux-Mondet, f avr. 4876, p. »44.

(. VIVRE. Ajoutez :||Ï8' Le long vivre, l'action de vivre longtemps. C'est un malheur do trop long vivre, chatbaubr. Mim. d'outre -tombe, éd. de Bruxelles, t. vi, M. Thiers.

t (. VIVRIBR. A;ou(ei : — HKM. Vlvrier, noté comme ancien, s'emploie encore aujourd'hui. L'introduction de quelques officiers d'administration d'élite qui se sont révélés comme de véritables administrateurs, qui sont devenus ce qu'on appelle en style militaire de bons vivriert, peut être utile, rBBVCiNBT, Journ. o/)le. ai nov. 487«, p. 8534, ('• col.

VIZIR. Ajoutez : Il t' Sorte de tabac 1 fumer, Réponses aux questions de l'enquête lur U monopole des tabacs et des poudres, p. 330, Parla, (87t.

t VOCALEMKNT (voka-leman), adv. D'une manière vocale, en employant la voix. Il y a une autre manière d'oraison que l'on appelle vocale qui se fait avec la voix; et, lorsque je prie vocalemeot..., CABART, .Sommoi'r* de l'oraison mentale, f. a.

t VOCALIQUE. Ajoutez : || Harmonie vocalique, se dit, dans les langues ouralo-altalques, de ce fait : les différentes voyelles étant répartie» en deux classes, toutes les voyelles d'un mot qui suivent celle de la syllabe principale doivent être de la même classe que la voyelle de cette syllabe, A. novELACOUE, linguistique, p. (3», Paris, (876.

t VOCALISATION. Ajoutez tWi' Système dea voyelles d'une langue. La vocalisation actuelle de l'hébreu telle que l'ont fixée les ponctuatcurs,

DERENBOURO, RcV. trit. 9 déc. (876, p. 374.

VOCATIF. Ajoutez : — HIST. xiv* s. Qui gouverne le vocatif? il n'est mie gouverné, tiiubot,

VOCATIOM. Ajoutex : || 7* Terme de droit. Vocation testamentaire, droit conféré par un testament. Qu'elle [la testatrice] avait non pas entendu soumettre la vocation des second» institués à un cas spécial cl déterminé, mais.... qu'il s'agit de décider si la vocation au legs universel s'est ouverte pour les mineurs, Gaz. des Trib. (8 nov. (874, p. ((us, 3* col. Les substitués qui n'ont i invoquer aucune vocation tcslamenlairc immédiate n'ont ni titre, ni qualité pour se porter héritiers bénéficiaires, tb. îo déc. 487», p. (227, 2" col.

t VOCOJHEN!»E(voko-niè-n'). o(f/. f. Terme de droit romain. Loi voconienne, loi que le tribun Q. Voconius Saxa fit rendre, et qui bornait les legs qu'on pouvait faire aux femmes. La loi voconienne no permettait point d'instituer une femme héritière, pas même sa fille unique, konteso. Esp. des lois, XXVI, 6.

VOEU. Ajoutez ; || 9* À pleins vœux, autant que les vœux peuvent demander. Que les peuples Ir» plus puissants Dans nos souhaita i pleins voeux nous secondent, corn. indr. iv, &.

VOGUE. — HIST. XVI' S. Ajoutex : Ceux de la garnison de Marualz faisoient une feste comme vogues, oii venoient gens de toutes pars, pabadin, Chron. de Saioye, p. 2(6.

t VOID (voi), I. m. Sorte de fromage de la Meuse. Les ustensiles pour la fabrication de» fromages frais, les fromages double crème, les fromages affinés, le livarot, le brie, le façon brie, le voiit, le mont-dore, Journ. ofllc. 3 fétr. «87», p. »(5, 2" col.

VOIE. Ajoutez :\\iV Hotte k claire-voie. Ce sont les femmes qui récoltent les éplnards, l'oseille, le persil, montent les voles.... le garçon qui conduit la voiture de légumes à la halle, décharge les voies, les mannes, Journ. offic. 8 avril (876, p. 2.')42, 2' col.

(. VOILE. 114' .4;oul«ï .11 Le peUt voile, toile que portent ic» femmes qui veulent être rellgiea-

VOL

«es avant do faire leurs vœux. Elle [Salammbô] n'osl qu'à demi prêtresse, ou plutôt elle n'est que dévote, et comme qui dirait, ayant le petit voile, gTB-BEUvE, tfouv. lundis, t. IV {Salammbô, par Jf. Flaubert, i). Il 13* Terme de photographie. Défectuosité de la couche sensible qui ne permet pas à la lumière d'agir sur elle. Ces cristaux d'iodure d'argent réduit, quelquefois très-abondants, constituent le voile, cause de fréquents insuccès [en photographie] ; ils se répandent souvent à la surface de la couche sensible comme un nuage impénétrable à la lumière, l. oirard, Joum. ofjic.

6 OCt. 1876, p. 73B0, 2* COl.

VOIR. Ajoutez : \\ il' Fig. Ne voir qu'un étang, ne plus savoir oîi l'on en est; comme qui dirait : ne voir qu'un brouillard. D'Aguesseau, dans sa surprise [quand il reçut du régent les sceaux, aux Tuileries], ne vit qu'un étang, et ne se remit que dans son carrosse en allant chez lui avec les sceaux, st-simon, dans Scènes et portraits choisis dans les Uém. du due de Saint-Simon, par Eug. de Lanneau, Paris, «876, t. ii, p. 1*7. Le maréchal d'Estrées avait l'air stupéfait et de ne voir qu'un étang, m. ib. t. ii, p. 20).

f VOIREMENT (voi-re-man), adv. D'une manière Traie (tombé en désuétude). Ils [les dévots] usent Toirement de ce monde et des choses mondaines, SAINT FRANÇOIS DB SALES, Inlrod. à la vie dévole, I, 3 ()64(). Vous dites que je ne suis point tenu à un batelier qui m'aura passé l'eau et n'aura rien pris de moiT je le dis voirement, malh. Lexique, éd. L. Lalanne. Tout est bien aux dieux voirement ; mais tout ne leur est pas dédié, id. ib.

— ÈTYM. Ane. franc, voire, vrai (voy. voibb), et le suffixe ment.

VOIRIE. Ajoute! : || 4* Cour, dite aussi coche (voy. ce mot au Supplément), placée dans les abattoirs et destinée à recevoir la vidange des estomacs et des intestins des animaux.

t VOIR-VENIR (voir-ve-nir), t. m. Action, état de celui qui voit venir, qui laisse les choses se faire pour se décider en conséquence. Considéré sous cet aspect de l'expectative, du voir-venir..., Louis XIII offre à l'imagination une physionomie particulière, henri blaze de bury, Rev. des Deux- Uondes, ib aoûH876, p. 939.

— ÊTYM. Voir, et venir (voy. voir n* a).

t VOITURÉE (voilurée), s. f. Ce que porte et contient une voiture. Une voiturée de gens, de blé, de foin, de bois, delboulle, Gloss. de la vallée d'Y res, p. 342.

1 . VOL. Ajoulez : Il ta* En vol, s'est dit des volées des cloches. Elle [la Georges-d'Amboise] fut sonnée en vol par seize hommes le < 6 février \ 602 ; et, à ce sujet, le Journal de Normandie du 25 juin 1762 fait cette réflexion: on y met à présent trente et même quarante hommes, qui n'ont pas la force de la sonner en vol, Extr. du Joum. de Rouen, dans Joum. offic. <6 juill. <864, p. 4959, 3° col.

t. VOLANT. Ajoutez .-H 12* Dans la marine, gardien volant, gardien qui n'est pas à poste fixe. Périneau (Timolhée), gardien volant, mort (le (6 avril (874) titulaire d'une pension de retraite, Bullet. des lois, xii* série, partie supplém. 2* sem. <874, n* 735, p. <392.|H3'' Dans le département de la Mayenne, terres volantes, terres qui n'appartiennent pas k un corps de ferme, les Primas d'honneur, p. 220, Paris, «874. || 14° S. m. Un volant, une feuille détachée d'une souche. Deux carnets, l'un donnant le détail par nature des valeurs existant matériellement en caisse à la fin de chaque journée, l'autre présentant sur une souche et un volant, destiné à servir de bordereau, la composition de chaque versement, Douanes, 2* div. 4* bur. Lettre commune du to juin I87n, n" «02. Il se procurait des quittances ou volants, extraites du registre à souche ; et, à l'aide de ces quittances ou volants, il donnait à des débitants illettrés ou inexpérimentés décharge dos sommes que ceux-ci lui avaient payées sur sa demande et qu'ils ne devaient pas. Cor. des Trib. 24janv. 4377, p. 78, 3' col. Il 15' Terme de construction. Portée, longueur comprise entre les supports. Un vaste grenier dont on a jeté les murs de refend par terre pour en faire une seule pièce, si grande maintenant, si disproportionnée, que le plancher a trop de volant, et qu'il s'cHondrerait sur l'étage inférieur, si les enfants, toujours surveillés, n'étaient forcés de modérer leurs ébats, maxime du Camp, Rev. des Deux- Mondes, (5 févr. (873, p. 803.

T 3. VOLANT. A;ou(ei : il 2* Dans la Haute-Garonne, fer volant, sorte de faucille. Le gendarme T..,. s'assurait de F.... qui était armé d'un for

volant..., enfin F.... s'avança vers lui en l'injuriant et en le menaçant de son fer volant; F.... se dirigea vers le garde particulier B.... et, portant la pointe de son fer volant sur sa poitrine, il lui dit..., Gaz. desTrib. 9-(omarsl874, p. 237, t" col. Il 8° Haut volant, instrument de boucherie. Ils arrachent le vieillard de son lit, et lancent vers lui, l'un [boucher] plusieurs coups de son haut volant, l'autre de sa plane de sabotier. Gaz. des ,ib. M févr. (877, p. <53, (" col.

t VOLANTE, (vo-lan-f), s. f. Voiture en usage à la Havane. 6000 voitures de place y circulent; la fameuse volante, avec ses grandes roues et ses longs brancards, disparaît promplemcnt et fait place à la Victoria plus moderne, traînée par un seul cheval, Joum. offic. il mars <873, p. 1687, 2' col. Dans beaucoup de rues.... les ordures sont amoncelées à tel point qu'une volante ou une Victoria n'oserait s'y aventurer, ib. p. (688, )'• col.

VOLÉE. Il 3° Ajoul«i ; Il Être le premier de sa volée, être au premier rang parmi les gens de même âge, de même condition. Il [Prévost-Paradol] en vint sans trop d'effort, au bout d un an, à être le premier de sa volée, comme on disait autrefois, ste-beove, Nouv. lundis, 1. 1 (J/. Prévost-Paradol).

VOLET. — HIST. XIV* s. Ajoutez : Au cherpentier qui a refait.... le pignon de la porcherie et le volet [pigeoûnier] (f336), varin. Archives administ. de la ville de Reims, t. 11, 2- part. p. 749.

VOLIGE. Ajoutez : || Planche de chêne, de 0",22 à 0",24 largeur, et 0",0(3 à 0"0(5 épaisseur, nan- QUETTE, Exploit, débit et estim. des bois, Nancy, (888, p. 76.

t VOLINS ou VOLIS. Ajoutez : || Plus particulièrement, dans les chablis, la partie de l'arbre qui gît brisée sur le sol, bagneris. Manuel de sylviculture, p. 6, Nancy, <873

t VOLKSTING (volk-stingh'), ». m. Nom de l'assemblée nationale en Danemark. Le volksling a voté en troisième lecture le budget de la marine et de la guerre, Joum. offic. 7 févr. <872, p. 877,

— ÉTYM. C'est une fausse orthographe pour folkething {voy. ce mot aux Additions).

VOLONTAIRE. Ajoutez : || 7° Aujourd'hui, d'après la nouvelle loi militaire, jeune homme qui, passant avec succès un examen et versant une certaine somme, fait un an de service dans un régiment; après quoi il appartient à la réserve.

t VOLONTARIANISTE (vo-lon-ta-ri-a-ni-sf), ». m. Partisan de la doctrine métaphysique qui admet que tout dans l'univers est subordonné à une volonté. Leibnitz était intellectualiste, Kant est volontarianiste ; l'un mettait l'entendement audessus de la volonté, l'autre met la volonté audessus de l'entendement, Rev. critique, 23 sept.

•[ VOLSELLE (vol-sè-l'), ». f. Terme d'anatomie. Nom donné par Léon Dufour à l'une dos parties constituantes de l'armure copulatri' ■ [chez les éphémères], joly, Acad. des se. Cumptes rend.

t. LXXXIII, p. 8(4.

— ETYM. Lat. volsella, petite pince, de vutsum, supin de vellere, arracher.

t VOLTAIRIUSCULE (vol-tèri-u-sku-1'), ». m. Diminutif de Voltaire, un émule de Voltaire en petit. Le voltairiuscule du xix' siècle, Journal de la Meuse du 20 juill. 4876.

t VOLUBILE. Ajoutez : || i' Fig. Qui se tourne suivant toutes les influences. Les Grecs, déchus, privés de l'exercice des vertus publiques, devenaient, sauf de rares exceptions, plus légers, plus volubiles, plus sophistiques, ste-beuve. Causeries du lundi, t. xv, La morale et l'art.

t VOLDCELLE (vo-lu-sè-l'), ». f. Terme d'entomologie. Genre d'insectes diptères, comprenant une espèce qu'on nomme la mouche du rosier.

t VOLCMETTE (vo-lu-mè-f), ». m. Petit volume. Je lui adresserais dans peu de jours mon Cléophon..., qui peut faire un volumette exquis et être divisé en neuf chapitres raisonnables, Balzac, Lett. inédites, xxii, éd. Tamizey-Larroque.

— ETYM. Diminutif de volume. Balzac se sert plusieurs fois de ce mot, qui pourtant n'est pas bien fait ; car il est du masculin, bien que la désinence soit féminine.

VOLUPTUAIRE. Ajoutez : \\ 2* Qui ne se fait que pour le plaisir. Les lieutenants de louvcterie ne peuvent se livrer à une chasse purement voluptuaire, a. rousset, Dict. des forêts, verbo louveterie.

VOLUPTUEUSEMENT. — HIST. XVl* s. Ajoutez :

Et eux.... qui reputcnt à Volupté les délices du jour, qui sont souillures et macules, abondans en de'lices, voluptueusement 'vivans avec vous aux convives [repas] qu'on \eur fait, 11 Pierre, n, 4 3, Nouv. Test. id. Lefebvro d'Étaples, Paris, 4 525.

t VOMEK. Ajoutez : || 2° Genre de poissons acau* thoptérygiens.

t VOMISSECB (vo-mi-seur), ». m. Celui qui vomit. Que trouvez-vous de libéral en ces vomisseurs de malin, qui ont le corps aus.si gras et potelé comme l'esprit tabide et léthargique? halh. Lexique (au mot tabide), éd. L. Lalanne.

t VOMITO NEGRO (vo-mi-to-nè-gro) ou, simplement, VOMITO (vo-mi-to), s. m. Expression espagnole qui signifie vomissement noir, et qui désigne la fièvre jaune.

(■ VONTAC (von-tak), ». m. Arbre fruitier de Madagascar. Le vontac, arbre rameux haut de trois à quatre mètres, portant des fruits de la grosseur des coings, revêtus d'une enveloppe dure, ayant une chair de saveur douce très-prisée des Malgaches, E. BLANCHARD, Rcv. des Dcux- Mondes, 4" sept.

t VORDRE (vor-dr'), t. m. Nom vulgaire du saule marsault.

VOTIF, .ijoutez: \\ 2' Fête votive, fête patronale, fête du patron à qui la localité est vouée. X la fcte votive des Bessons [l^ozère], Gaz. des Trib. 3) mars 4876, p. 348, 3* col.

VÔTRE. Il 2» Le vôtre, ce qui vous appartient. Ajoulez un exemple : Et quand la faim les poind, se prenant sur le vôtre, Régnier, Sat. n.

t VOUGE. — ETYM. Ajoutez : Ce parait être

10 même mot que gouge 4 (voy. ce mot au Dictionnaire).

4. VOULOIR. — REM. Ajoulez : || 4. Avec le prétérit indéfini de vouloir, et un que suivant, Mme de Sévigné a mis le verbe de la proposition subordonnée au prétérit indéfini du subjonctif : Elle n'a jamais voulu qu'il ait été saigné, 5 aoâl 4 674 ; Us n'ont pas voulu que nous soyons partis plus tôt, 25 moi 4 689. On dirait plutôt: qu'il fût saigné; que nous partissions; mais il n'y a rien à redire à ces phrases de Mme de Sévigné. . -,

VOULU. Il 2" Ajoulez : On donnera aux figures d'un tableau ou d'un groupe l'expression propre à l'action et voulue par la situation des personnages, BOUTARD, Dict. des arts du dessin, verbo passion. Des erreurs tantôt voulues, tantôt commises de bonne foi.... les erreurs voulues, autrement dit les iniquités qui surchargent les uns pour décharger les autres, horn, l'Êcon. pol. avaiU let physiocr. ch. xi. || 4* Bien voulu. Ajoutez ; Après tout, une personne bien voulue a toujours de quoi vous contenter, la mothe le vater, ihoJ. d'Orat. Tubero, t. 11, p. 387.

VOUS. — REM. Ajoutez : || 4. Avec un verbe à l'impératif, vous ne se met pas. Cependant Régnier a écrit : 11 me dit : vous soyez, monsieur, le bien venu 1 Sot. x. Cela n'est plus usité.

t VOUSSÉ, ÉE (vou-sé, sée), adj. Qui présente une voussure. On ne voit plus guère de ces hideux animaux [porcs] plats, au dos voussé, aux longues jambes, à la tête monstrueuse, au squelette volumineux, à la chair sèche et rare, glyot, Bullet. soc. cenlr. d'agric. t. xxxvi, p. 408.

f VOUSSOL s. m. Nom vulgaire du myrica gale.

VOÛTE. Il 1° Ajoulez : Il [le prince Orlof] a fait creuser en automne les fondements d'une porte cochère, et, pendant les plus fortes gelées de l'hiver, il a fait remplir d'eau ces fondcmtnis, afin qu'elle se convertît en glace. .. au printemps on éleva dessus une porte cochère voûtée en briques et très solide; elle existe depuis quatre ans, et elle existera, je crois, jusqu'à ce qu'on l'abatte, Lett. de Catherine II à Voltaire, 20 févr. (3 mars)

VOYAGE. Ajoutez : || 8" Autrefois, dans certains couvents, un voyage à Jérusalem, la prison perpétuelle à laquelle les religieux condamnaient un de leurs confrères, ainsi dit parce que, si on venait le demander, ils répondaient qu'il était allé faire un voyage à Jérusalem, Bibliolh. critique, Amsterdam, 4740, t. iv, p. 294.

VOYAGEUR. .4 jouleï' : Il 6' Arbre dn voyageur, le ravenala madagascariensis, bâillon, Dict. de bot. p. 248. Sonnerat, le premier, a décrit le ravelana, l'arbre i.u voyageur, de nos jours presque poétisé par une sorte de légende, e. Blanchard, Rev. des Deux-Mondes, t" juill. i872, p. 73.

11 6* Nom donné par les enfants aux graines de cha don que le vent meut dans l'air. Pareils à ces vaporeuses graines des chardons que les en-

VRI

VUE

VUL

fants nomment des voyageurs, a. theuwbt, Rev, des Deux-Xondes, t" oct. «874, p. 558.

— REM. Au xvu* siècle, on prononçait souvent, au pluriel, voyageux. Les dieux prennent quelquefois la figure des voyageux, hac. Lexique, éd. P. Hesnard.

t 2. VRAI (vrè), ». m. Nom vulgaire du varech.

t VKANCELLE (vran-sè-l') ou VRONCELLE (vron-iè-r), s. f. Noms du liseron soldanelle.

t VREILLE. Ajoutei : || Dans l'Aunis, on dit vreillée et vrillée, Gloss. aunisien, p. 1 59.

— ÊTYM. Vrille, parce que les tiges des liserons s'entortillent en forme de vrille autour des tiges ou des branches voisines.

VRILLE. — ÊTYM. Ajoutez : Le Dictionnaire, établissant que la forme primitive est viille, visle, veille, s'en sert pour rejeter les étymologies proposées et ne conclut pas. Mais M. Bugge, Romania, n* fo,p. (60, pense que viille répond précisément au latin vilicula (comp. cheville, lat. clavicula], petite vigne, cirre de la vigne, diminutif de vitis, vigne. L'épenthèse de l'r a ses analogies dans fronde pour fonde, franfreluche pour fanfe-

lue, fringale pour faimvalle. Il ajoute qu'il faut accepter comme signification primaire de vrille, cirre de la vigne. La démonstration de H. Buggu est pleinement satisfaisante. Remarquons que le lat. vt<ts a donné le français vis, qui signifie un instrument à hélice et autrefois un escalier tournant.

t VRILLER. Il i* F. n. n se dit aussi d'un cordage, d'un cordonnet qui se tortille. Celte ralingue vrille toujours.

t VU-ARRIVER (vu-a-ri-vé), ». m. Terme d'administration. Certificat constatant qu'une fourniture administrative a été exécutée, ou qu'un objet quelconque a été livré.

VCE. Ajoutez : || 33' X vue d'oiseau, de loin et de haut, comme voit l'oiseau qui plane dans l'air. II ne laissa pas de peindre à vue d'oiseau l'aspect de la chartreuse de Bourg-Fontaine et du pays des environs..., on l'employa aussi à peindre le couvent à vue d'oiseau, ouillet de st-georges, Mém. inéd. sur l'Acad. de peint, publiées par Dussieux, etc. t. II, p. 68. Il On dit communément : à vol d'oiseau.

f VULGAIN. njouUx:\\i' Petite planète, qu'on croit exisler entre Mercure et le soleil, et qui ferait sa révolution en quarante-deux jours cl une demi-heure.

VI1LGAIRE. AjouUx :||il* Terme de droit romain. Substitution vulgaire, substitution d'un héritier, faite parle testateur, à l'héritier institué, au cas qu'il ne se présente pas pour recueillir l'hérédité; vulgaire signifie ici ordinaire, par opposition à la substitution pupillaire, dans laquelle le testateur substitue un héritier éventuel à son héritier réel, si ce dernier meurt impubère et avant d'avoir eu la capacité de tester lui-même (la substitution vulgaire est encore, sauf le nom, usitée en droit français; la substitution pupillaire ne l'est plus). Qu'i cet effet, elle (la tesutrice] en avait institué deux [légatairef ] successivement, avec substitution vulgaire, le second devant éventuellement lui succéder à la place du premier..., les conditions jointes i la substitution vulgaire doivent être comprises iolo «en»u. Gaz. des Trib. «8 nov. (874, p. nos, »• et 4» col.

WAl

f WACAPOU (oua-ka-pou) , ». m. Bois de la Guyane française. Pour ne nous occuper en ce moment que des essences propres à l'ébénisterie, nous signalerons le wacapou; cette magnifique essence, dit le rapport, plus belle que nos vieux chênes et si propre aux sculptures et à l'ébénisterie de luxe, est demandée à 230 francs le stère, Journ. offic. 3 avril <876, p. 2384, 2- et 3* col.

t WACKE. Ajoutez : — ÊTYM. Angl. wacke; de l'ail. Wacke, même sens.

t WACOITA (oua-koua), ». m. Le même que vaquois (voy. ce mot au Dictionnaire). Comme le wacoua et autres feuilles du même genre, telles que celles du latanier, par exemple, sont trèsabondantes à Cuba, il n'y a aucun motif pour qu'on n'en fasse pas des nattes ou sacs, Journ.

offic. 6 août «872, p. 5398, 2» Col.

t WADDY (ouad-di), s. m. Sorte de tomahawk court qui se lance à la main; c'est une arme des Australiens, Journ. of^c. ) 9 juin. (872,p. 4935, <" col.

t WAGAGE (oua-ga-j'), s. m. Limon de rivière. Elle [la région du N.-OJ fait aussi usage de tourteaux..., de limon de rivière ou wagage, de colombine, heuzé, la France agricole, carte n" 7.

t WAGNERISME (vagh-né-ri-sm'), s. m. Musique, manière musicale de Wagner, musicien allemand contemporain. M. Gounod a tiré du wagnorisme tout ce qu'il avait de bon à nous donner, DE LAGENEVAis, Rev. des Deux-Mondes, <5 juin

t WAGONNETTE(va-go-nè-t'),s. f. Sorte de voiture.Voitures, coupé, landau, calèche, phaéton, wagonnette, Victoria, Journ. offic. Ann. 9 déc. I87i.

t WAGONNIER (va-go-nié), ». m. Voy. vagonnier au Dictionnaire.

t WAHAHITE. Ajoutez : — ÊTYM. Ouahbdb (Mohammed ben Abd-el-Ouahbab), auteur de la secte, DEVic, Dict. étym.

t WAK<)CF(oua-kouf),».m. Nom, dans l'Algério, des biens appartenant aux mosquées. On écrit plus souvent vacouf.

t WALHALLA.ji;ou(eï: || 2*Temple de mémoire élevé par le roi Louis I" de Bavière, sur le Braubcrg, à deux lieues de Ratisbonne, et consacré aux illustrations de l'Allemagne.

t WALRUS (oual-rus', ou , à l'anglaise , oualreus'), ». m. Sorte de cétacé, le morse. Le walrus est un véritable monstre; sa longueur est de trois à cinq mètres, il pèse vingt quintaux, le Tour du monde, livraison du <5 août (874, p. «07. Au moment de l'abandon [de la flotte baleinière du North PacificI, la cargaison totale de ces douze navires se composait de 12 000 barils d'huile, de '311(1 gallons de spermaccti, de «4 ooo livres de fanons et des 48 ooo livres d'ivoire du walrus,

Journ. offic. 23 nov. 1878, p. 8«03, 2* col.

— ÉTYM. Anglais, walruss, qui est l'allemand Wallross, morse, de Wall, baleine, et Rott, cheval.

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