‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 667 sur 754 · AI.G · texte numérisé non relu

AI.G

ABANnONNBMENT au Supplément. Ajnutex :

Il 7" Action de s'abandonner, de perdre la direction de soi-même. Ce n'est pas toujours abandonnement ou faiblesse de se donner des maîtres puissants; c'est souvent, selon le génie des peuples etla constitution des Étals, plus de sagesse et de profondeur dans ses vues [les vues que l'on a], boss. 6* aviTt. sur les lettres de Jurieu.

t ABATTli, s. m. au Supplément. Ajoutez: Il 2" Fig. État d'abattement. Elles [les signatures des ducs et pairsl furent incontinent regardées par ces deux maréchaux [V-lleroy et Villars], et reconnues sans doute, au farouche abattu de leurs yeux, SAINT-SIMON, dans les Hem. de Sl-Stnxon, par Eug. de Laniieau. Paris, 1876, t. u, p. 208 (Séance du Ut de justice et du parlement)

t ABKACADABRANT, ANTE {a-bra-ka-da-bran, bran-t'), adj. Qui jette dans la confusion d'esprit, comme l'abracadabra de la cabale.

i ABRAIIAMIOI'K (a-bra-ami-k'), adj. Oui appartient à Abniham. Les souvenirs abrahamiques, LACORDAIRE Conférenfes, Paris, (845, t. li, p. 59.

t ABRENO.NCIATiON (ab-re-non-si-a-sion), s. {. Action de prononcer le mot obrenunlto, dont les catholiques se servent dans la formule du baptême. Ce protestant a conservé les anciennes formules d'aliri'noncialion avec toute l'Angleterre, Bibliolh. rriti-iU'-. Amsterdam, t7»8, t. m, p. 277.

— Kr •'.. Lai. abrenuntiare , renoncer, de ab, et rpnininri' (vny. RENONCER).

«fMlftVlATION au Supplément. Ajoutez il 3" ferme de jurisprudence. Abréviation de délai, ou, simplement, abréviation, action d'abréger les dé!ai<! (luLS une procédure. Celte appréciation [des motifs d'urgence par le président] n'est que provisoire et relative uniquement à l'abréviation des délais de l'ajournement, oe Villeneuve, Jitrispnid. du XIX* siéchy (854, t. ii, p. 177. Lorsqu'une affaire requiert célérité, le demandeur peut obtenir du président du tribunal devant lequel il se propose do plaider une ordonnance qui lui permet d'assigner à bref délai.... l'abréviation se règle d'après la situation des lieux et des personnes, BONCENNE, Théorie de la procédure civile, 3' éd. (sur l'art. 72 du Code de procédure).

t ACATHOLIQOE (a-ka-to-li-k'), adj. Qui n'est pas catholique. Observez que, selon plusieurs canonistes, les mariages sont licites entre les catholiques et les protestants dans les pays où les catholiques et les acatholiques jouissent ensemble du libre exercice de leur religion respective, n'ûuTREPONT, Des empêchements dirimantle contrat de mariage, 1787, p. (66. Ce fut une intolérance odieuse qui dicta à tant de conciles des lois contre les mariages des catholiques avec les acatholiques, ID, ib. p. 67. Il La chancellerie de Joseph II a employé le mot acatholique fréquemment dans les édits relatifs aux Pays-Bas autrichiens.

ACCÉDER. Ajoutez :\\i' Avoir accès à, arriver à. Que la maison vendue à Vialla comprenait seulement le rez-de-chaussée et le premier étage, tandis que les deux étages supérieurs étaient une dépendance de la maison vendue à Oleris; que c'était par cette dernière maison seulement qu'on pouvait y accéder, Arrêi de la Cour de cassation, so nov. 1853, dans DE Villeneuve, Jurispr. du

XIX* siècle, ISR4, t. I, p. 879

ACCIIlENTELLEMENT. — HIST. XVl* s. Ajoutez : Je ne veulx pas qu'on refuse aux charges qu'on prend l'attention, les pas, les paroles et la sueur et le sang au besoin ; mais c'est par eml^runl et accidentalement, mont, iv, 182.

t ACCIDENTER (a-ksi dan-té), r. a. Rendre accidenté. Les pignons déchiquetés par un rayon de lune accidentaient capricieusement cette pittoresque étendue de toits serrés, àlph. Daudet, Fromont et Risler.

+ ACHEULÈRN, ENNE (a-cheu-lé-in, lé-è-n'), adj. Terme de préhistoire. Qui appartient à Saint- Acheul, gisement de silex préhistoriques. M. de Vesly fait passer sous les yeux do l'assemblée les relevés lopograpbiques qui appuient ses théories, ainsi que les haches acheuléennes trouvées dans les sablières de Gisors, Joum. offie. ^ avril 4877, p. 2709, 3» col.

t ACHEVKDR. Ajoutez : \\ S* Acheveur en métaux, celui qui termine les ouvrages des fondeurs, Instruct. générale sur les patentes du 3i juill. 4868, p. 308.

ACOLYTE. — HIST. xvr s. Ajoutez : Suy vamment il [Jésus] devint acolutbe, c'est à dire page ou portcciergc, lorsqu'il dit ; Je suis la lumière du monde , MARNix de sainte-aldegûnde , Œuvres, Bruxelles, (857, t. ni, p. 2)2.

t ACROBATISME (a-kro-ba-ti-sm'), s. m. Tours d'acrobate. || Fig. Son intelligence [d'A. Theuriet], habile aux adresses ingénieuses, répugne à tout tour de force d'acrobatismo littéraire, e. montégut. Revue des Deux-Mondes, t" déc. <876, p. 6)9.

t ACROLÉINB (a-kro-lé-i-n'), s. {. Terme de chimie. Produit qu'on obtient par la distillation des graisses à feu nu.

— ETY.M. Acre, et lat. oleum, huile.

t ADAPTABLE (a-da-pta-bl'), adj. Qui peut être adapté; qui s'adapte. Une jeune jolie reine, pleine d'agréments, n'a pas besoin de toutes ces folies; au contraire la simplicité de la parure fait mieux paraître et est plus adaptable au rang de reine. Lettre de Marie-Thérèse à Marie-Antoinette, 15 mars 4 775, dans sainte-beuve. Nouv. lundis, t. IX {Marie-Thérèse et Marie- Antoinette).

t ADIPOSITÉ (a-di-p6-zi-té), s. f. État adipeux Avez-vous vu sur le rivage de la mer les hommes chauves à bedaines exubérantes?... ils sont là paradant; .leurs adiposités luisantes s'étalent au soleil sans avoir conscience du dégoût d'autrui, Charivari du 20 juillet (876.

t ADROGATION (ad-ro-ga-sion), s. f. Terme de droit romain. Deux espèces d'adoption, dont une prend le nom particulier d'adrogation... dans l'adrogatlon, une personne sut" ;uriï, un père de famille, se soumet lui-même à la puissance d'un autre ; nul ne disposait ainsi de soi-même qu'avec l'autorisation d'une loi spéciale, dont la présentation dans l'assemblée des comices se nommait rogalio; de là, pour cette espèce d'adoption, le nom d'adrogatio, du caurrqy, Institutes expliquées, Paris, 1841, n" (69, I70.

f ADItOGER (ad-ro-jé; le g prend un e devant a et o), V. a. Adopter dans le cas de l'adrogation. Lorsque l'empereur fut seul investi du pouvoir législatif,... la permission d'adroger se donna ex principali rescripto, du caurroy, /m(i(u/ci expliquées, Paris, 4841, n" 469, 470. ||0n dit s'adroger une personne pour l'adopter par adrogation, et s'adroger à une personne pour se faire adopter par elle.

— ETVM. Lat. adrogareovi arrogare (voy. abboger).

t AFFAMEMEST (af-fa-me-man), t. m. Action d'affamer ; état de qui est affamé. || Fig. Cet affamement do lectures romanesques qui tient le peuple de Paris, alph. daudet, Jack.

AFFAMER. Ajoutez : || 3* Terme de construction. Retirer de la force par une solution de continuité dans une partie de la section. Une mortaise, un trou de boulon affament une poutre.

t AFFKCTATAIRE (a-fù kla-tê-r*), I. m. Celnl qui est l'objet d'une affectation, d'une dettiniitlun. Quoiqu'il en soit, commune ou église, il n'y a |>«$ ici un propriétaire libre d'aliéner oa de changer la destination ; il y a un affeclataire, un dosiinataire si vou.s voulez : c'est le public par l'égliso ; c'est l'église parla commune ou la fabrique ; c'est la commune ou la fabrique par l'État, par la loi,

VICTOR LEFRANC, Gojt. de» Tfib. -21» juiu 4 877, p. 624, 3* col.

AFFOt. Ajoutez : Il 8* Fil, tranchant d'un outil. La matière est tellement dure qu'elle émousserait trop rapidement l'affût des outils ordinaires, Joum.

OJfU. so juin. 4877, p. 5326, 2«00l.

AGILE. — ËTYH. Ajoutez : En conRrmation de la forme aile qu'aurait donnée a^ittt dans l'ancien français, M. l'abbé Tougard remarque que >ancliM Agilus se nomme en français soin» Aile.

t AGORAPHOBIE (a-go-ra-fo-bie), t. f. Terme de médecine mentale. Sorte do folie dans laquelle le malade redoute la présence des foules, et, par exemple, ne peut se décider à traverser une rua pleine de monde.

— ËTYH. 'Ayooà, assemblée, et 96(0;, crainte, t AGRAIN (a-grin), t. m. Terme de cbasne. Tr«

de grains en gerbe qu'on dispose en des lieux propices pour y attirer le gibier, Cour d'appel de Paris, Nue pour MM. de J . et B. contre M. P.

— ÊTYM. A, et grain.

t AGRÉABILITË (a-gré-a-bi-li-té), s. f. Qualit* de ce qui est agréable. J'apprécie moi-même a.i.ie; sa fluidité et son agréabililé de causeur litlériiiri' [de M. de Pontmartin|, saInte-beuvb, Causeries du lundi, t. XV {la Morale et l'art).

f ... AILLE. Ajoutez : Ce suffixe* a parfois un sens péjoratif, comme dans prêlraille.

t AJOURÉ. Ajoutez : || 3* Se dit, en général, da tout ce qui est percé à jour. Les tentes et les oarbquements disparates [des petits marchaDds|. remplacés par d'élégants chalets en bois ajourés, d'un modèle uniforme, le Pelil Moniteur, »7 févr. 1877, 2* page, 4« col.

t AJOUTE (a-jou-t'), t. f. Ce qu'on ajouta à un engin. Le sac [à air pour soulever les objets coulés] est entouré d'un filet on gros merlin et fortifié par des cordes ; sans sa garniture de cordages, mais avec ses ajoutes en métal, il pèse 390 kit., et entièrement garni, 457 kil., Joum. ofic.

42 avril 4877, p. 2844, 4" COl.

t ALBÂTRIER (al-ba-tri-é), (. m. Négociant, ouvrier en albâtre, Joum. offic. » juill. 4 877, p. 5045, 2' col.

t ALBITE (al-bi-f), t. f. Hinéral formé de silice, alumine, potasse, soude, chaux, magnésie, oxyde da fer, oxyde de manganèse, eau, u. db parvilli, Joum, olfic. 8 juin 4877, p. 4258, a* col.

t ALBUMINER (al-bu-mi-né) , e. a. Enduire d'albumine. MM. Gauthié et Girard ont exalté la sensibilité du procédé [pour reconnaître le vin fuchsine] en albuminant ta craie, u. db pabtilli . Journ. offic. 34 mai 4877, p. 4427, 4" col.

t ALBUULVOSIQUE (al-bu-mi-D(Vti k'), adj. 0 est relatif aux substances albuminoides.Les tranformations des aibuminoides sont encore ici accomplies par des ferments spéciaux, U pepsine, et le ferment albuminosique du pancréas qui a ei< l'objet de différents travaux dans ces derniertemps, CL. BERNARD, Ics Agents chimiques <lf^ phénomènes fonclionruls, dans fier, scitntt/i^e, 47 juin 4876.

t ALCALINISKH (al-ka-li-ni-ié), ». a. Renare alcalin. Supprimez la solution, et remplacez-la, pour alcaliniser l'urine, par de la potBBsa cbanflée au rouge, Journ. offîc. 4" férr. ««77, p. 7W, 4" col.

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