‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 668 sur 754 · AMO · texte numérisé non relu

AMO

tALEURIQUE (a-leu-ri-k') , adj. Terme didactique. Qui a le caractère do l'aleurone. Cet albumen purement oléagineux et aleurique au début, TAN TiEGiiEU, Acod. det se. Complet rend. t. lxxxiv,

t ALEOHONE (a-leu-ro-n'), ». f. Terme de chimie. Nom donné par Hartig (en 1855) à une substance disposée en granules, remplaçant ou accompagnant l'amidon en beaucoup de plantes.

— ÊTYM. *AX£upov, farine de blé.

t AI.ICANTE (a-11-kan-t'), s. m. Nom d'un cépage du Midi, qui est cultivé en Algérie, Journ. oiJie. 12 nov. (877, p. 73*0, 3* col.

t A LIGNINE [a-li-gnée], (. f. État de ce qui est aligné. La seule chose qui lui appartienne en propre [à Van Beers dans son tableau des Funérailles de Charles le Bon], c'est cette alignée de capuchons redressés sur le dos de pénitents, et qui réalise assez bien l'idée de capucins de cartes, e. bergerat, Joum. offic. ï7 mai 1877, p. «056, 2* col.

ALIUNEHKNT. Ajoutez :\\ 6" Arbres d'alignement, par opposition à ceux des squares, cimetières et autres plantations. Le nombre des arbres d'alignement dans Paris s'élève à plus de 82,201, Jour/». o[fic. 24 août «877, p. 595), 3* col. Enfin la troisième [pépinière] , destinée à l'éducation des arbres d'alignement, est située à Bry-sur-Marne, ib. p. 5962, I" col.

t ALME (al-m'), adj. f. Mot forgé du latin. Qui nourrit, qui est vénérable. L'aime nature ne fait mal à ceux qui lui appartiennent, proudhon, dans SAINTE-DEUVE, Nouv. lundis, t. ui (Maurice et Eugénie de Ouerin). Dans l'aime cité que couronne L'assentiment du monde entier, les Engouements du jour, Charivari du 6 août (876.

— HiST. XVI' s. L'aime, inclyte et célèbre académie que l'on vocite Lutece, hab. ii, 6.

— ETYM. Lat. almus, de alere, nourrir.

t ALTAÏSaNT (al-ta-i-zan), s. m. Érudit qui s'occupe des langues altaiques , fr. lenorhant, Elude sur quelques parties des syllabaires cunéiformen, préface.

t ALTËRATEUB (al-té-ra-teur), s. m. Celui qui altère. M. Naudet estime que la démonstration de 11. de Saulcy prouve seulement qu'au lieu de dire que les rois de France ont été faux-monnayeurs, il f.iut dire qu'ils ont été altérateurs de monnaies, Kev. eril. 24 mars 1877, p. 200.

t AI.TlSi'K 'al-ti-st'), (. m. Musicien qui joue de l'alto M Viguier, l'habile altiste solo de l'Opéra, Eua. OAUiuiE», Joum. of/ie. i& mai <877, p. 3614, 3- col.

t AMAN (a-man), s. m. Nom, dans l'ancienne langue du pays de Metz, des notaires ou gardenoits, .N DE WAiLLï, Joum. allie. 3i oct. 4877,

-p. 7083, »• col.

— RiYM. Aman est l'abréviation du lat. amonwnsis, dcsignant l'esclave qui remplissait les fonctions de secrétaire ; de o, à, et manu, main.

t AMBATCH (an-batcb'), .«. m. Nom d'un grand roseau des bords du Nil. Les rives du fleuve [le haut Nil| disparaissent cachées par les papyrus gigantesques et par l'ambatcb, dont le bois est aussi léger qu'une plume, dit Schweinfurtb, b. de LAVELEVE, Ren.des Deux-Hond. ("avril 1877, p. 589.

t i. AMBKOSIEN, lEN.NE (am-bro-ziin, zièn' , adj. D'ambroisie. Les gouttes d'un sangambrusien coulaientdans les veines mêmes desdéesses, sainte- BEUVE, Abouti, lundis, t. i (*. Victor de Laprade).

t AMBULANCIER , 1ÈRE (an-bu-lan-sié, siè-r'), s. m. el f. Homme, femme employée dans une ambulance. Nous avons annoncé la fondation d'une école de garde-malades et d'ambulancières à la mairie du vi> arrondissement, Joum. offic. is mai tH77, p. 3771. 3* col.

ÂME au Supplément. Ajnutex : || IS* Partie qui est comprise entre les deux rebords d'une poutre k di'uble T.

t AMÉ.NAGISTE (a-mé-na-ji-sf), s. m. Celui qui est versé dans l'art d'aménager les forêts. Les ameriagistes, Jiium. offic. <7 déc. 1876.

i AHIA^Tt^, INE (a-mi-an-tin, ti-n'), adj. Qui app.iilient à l'amiante, Joum. o^ic. «2 août 4877, p S782, ('•col. (voy. TOILK au Supplément).

t AM1NCI.'«SBL'R (a-min-siseur), s. m. Celui qui amincit, au propre et au figuré. Il faut des amincissfurs , des aplati.'seurs , des avilisseurs qui Altut aux doctrines criminelles certaines àpretés, .KUILLOT, Odeurs de Haris, iv, 7.

t AMMO.NI.M&rRIË (a-mmo-ni-mé-trie), t. f. Dosage de l'ammoniaque, houzeau, Aead. des se. Coinfiles rend. t. lxxxiv, p. 65(.

t AMULETrB (a-mo-lè-t'], (. f. Terme de marine.

ANT

Nom des trous quadrangulaires qui sont percés dans la tête d'un cabestan.

t ANACONDA (a-na-kon-da), s. m. Sorte de reptile. La société zoologique de Londres vient d'ajouter à sa collection de reptiles vivants un spécimen remarquablement beau d'anaconda {eunecles marinut), qui, dit-on, vient du Para, Joum. offie. 4 mars (877, p. (676, 2« col.

ANAPHORK. Ajoutex : || 2» Terme de grammaire grecque. Expression d'une relation, Rev. critique, (3 janv. (877, p. 30.

t ANAPHORIQUE (a-na-fo-ri-k'), adj. Terme de grammaire. Qui appartient à une relation, relatif. M. Brugman a rattaché à celte étude du pronom réfléchi de la 3* personne une discussion détaillée sur l'emploi anaphorique de ce pronom; MM. Windisch et Kvicala avaient essayé de démontrer que l'emploi anaphorique n'est nullement, comme on l'admettait jusque-là, dérivé de l'emploi réfléchi; que ces deux fonctions, au contraire, sont sorties toutes deux de la fonction primitive du pronom, celle d'indiquer purement et simplement l'identité, OLTRAMARE, Rcv. Critique, (3 janv. (877, p. 30.

— ÉTYM. 'Avaçopixè;, de àvoif opà, anaphore. ANCRE. Ajoutez : || 6* Terme de construction.

Pièce, généralement en fer, posée à l'extrémité des chaînes destinées à maintenir l'écartement des murs.

ANÉANTISSEMENT. Ajoutez : — REM. Il se dit aussi au pluriel. Et moi, si je ne suis pas mort absolument, je vous ferai ma cour, comme je pourrai, dans l'intervalle de mes anéantissements, VOLT. Lelt. à Delisle, (2 juill. (773.

ANECDOTE. Ajoutez : || 8' Chose tout à fait inédite et confidentielle. Il [Despréauxj m'a raconté (ceci est pure anecdote] que le roi avait eu la bonté de lui dire : Nous avons bien perdu tous deux en perdant le pauvre Racine, Sainte-Beuve, Nouv. lundis, t. xi {Les cinq derniers mois de la vie de Racine, 11).

t ANÉMIER (a-né-mi-é), ». o. Terme de médecine. Kendre anémique. Ainsi, malgré bien des travaux, on n'en est pas arrivé à juger définitivement si l'opium anémie ou congestionne le cerveau, Cfl. RiCHET, Aev. des Deux-Mondes, i" mars

— ÊTYM. Voy. ANÉMIQUE au Supplément.

ANIMÉ. Ajoutez : || 9* Fait par des animaux. II

se réserve d'y employer le remorquage à vapeur, le touage avec chaîne, ou le halage animé, suivant ce qu'il jugera convenable, débouches, Rapp. au conseil municipal de Paris, (2 jniil. (877, p. 8. Dans le canal Saint-Denis, il n'existe pas de chaîne de touage, et le halage est fait par traction animée, ib. p. (O. Il 10"5.jn. État d'animation. 11 faut [dans la conversation] un peu de cet animé qui s'accorde avec le mouvement de l'imagination, boss. Conn. de Dieu et de soi-même.

f ANNET (a-nè), s. m. Nom, dans les magnaneries, de petites haies mobiles qu'on introduit entre les rayons d'étagères supportant les versa soie.

t ANNONCIER (a-non-sié), s. m. Celui qui fait des annonces dans les journaux ou ailleurs. Los œuvres dites palpitantes, annoncées à grand renfort de trombones par le cuivre des annonciers à la quatrième page des journaux quotidiens, Courrier littéraire, 25 juill. (877, p. 474, Paris.

ANSE. Ajoutez : || 8* Anse à Champagne, sorte de poignée qui saisit le goulot et le fond de la bouteille, et dont on se sert pour verser le Champagne frappé ; elle empêche le contact de la main avec la bouteille glacée.

t 2. ANSIÈRE (an-siè-r'], s. m. Mauvaise leçon pour hansière ou plutôt haussière (voy. ce mot au Dictionnaire). Comme il [le navire] n'était plus retenu que par une seule ansière, il fut jeté sur les rochers, bernardin de st-pierre, Paul et Virginie, XI.

t ANTHROPOGÉNIE (an-tro-po-jé-nie), s. f. Production de l'homme sur la terre et au sein de l'animalité. Anthropogénie ou évolution humaine, par Ernest Haeckel, professeur à l'université d'iéna, Paris, (877.

— ETYM. 'AvepuBo;, bomme, et le suffixe génie. t ANTIPROBABILISTE (an-ti-pro-ba-bi-li-sf),

adj. Qui est opposé à la doctrine de la probabilité soutenue par les jésuites. J'en connais plusieurs [jésuites] qui sont aussi éloignés d'approuver les nouvelles maximes du relâchement que les augusliniens les plus antiprobabilistes, Bibliolh. critique, Bâle, (709, t. 11, p. 74.

t ANTITIfPE (an-ti-ti-p'), s. m. L'opposé d'un type Lucrice connut-elle à cette époque l'ami

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