‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 673 sur 754 · DALLOZ · texte numérisé non relu

DALLOZ

t BARBITON. — ETYM. Ajoutez : M. Néandre N. ie Byzance nous apprend que ce mot est persan aussi, bari^outh. Comme pipëuovn'a pas de tenants en grec, il serait possible qu'il fût en efl'et d'origine orientHle.

BARCAROLE. Ajoutez: \\ 8» S. m. Gondolier. Cette pieuse philosophie du barcarole nous attacha davantage à l'idée de nous embarquer avec luijLAMARTiNB, Gtaziella, épisode. (C'est l'italien barcaruolo.)

3. BARGE (bar-j'), s. f. \] !• Meule de blé, de foin, dans la Vendée. La femme M.... et moi avions caché le tire-point dans sa barge de foin, Gaz. des Trib. du 7 fév. (877, p. <26, 4' col. I|2° Dans l'Avranchin, barge do fagots, tas do fagots à proximité de la ville pour l'approvisionnement des boulangers. |{ 8' Nom donné en limousin »u grenier à foin situé au-dessus des étables.

^BARILLAOBau Supplément. Ajoute* : || 4* Nom, dans l'ancien droit, de l'entrée frauduleuse de boissons par petits barils, Ordonn. d« ;ut'n < 68o, tit. 4.

t BVROMÊTRIOUEMENT (ba-ro-mé-tri-lte-man), adv. Par un procédé barométrique. Il [M. Wyso] a recueilli de bonnes observations do latitude «t de longitude, déterminé des hauteurs baromé-

triquomont..., Journ. offie. t9 févr. «87(, p. (263,

3' col.

BARRE. Il i' Ajoutez : || Kig. Rendre barres, donner un nouvel accès. Un plan nouveau qui lui rend barres sur l'avenir, J. gourdault, Rev. des Deux-Mondes, (5 mars (877.

t BARRICAILLF (bari-kâ-ll'. Il mouillées), s. f. Entre marchands de vins, commerce de barricaille, vente et expédition par petits fûts, par barriques, au lieu de ventes en gros.

— ÉTYM. Barrique, avec la finale péjorative aille.

I BARRICOT (ba-ri-ko), s. m. Petite barrique. Tous les soldats étaient chargés do jambons et do barricots de vin, que leurs hôtes leur avaient donnés, FOUCAULT (intendant sous Louis XIV), dans SAINTE-BEUVE, Nouv. lundis , t. iii {Mémoires de Foucault, II).

t BARROIR (ba-roir), (. m. Terme d'antiquité celtique. Construction qui barre, qui clôt. Des grès semblables à ceux du barroir de l'avenue du château ; mais ces grandes pierres plates telles que celles des barroirset des dolmens réclamaient certainement d'autres procédés de transport [que de les rouler], h. de parville, Journ. offic. 20 sept.

(877, p. 6404, (" col.

f BASION (ba-zi-on), t. m. Terme d'anthropologie. L'un des points singuliers de la base du crâne, situé sur le milieu du bord antérieur du trou occipital, et constituant chez l'homme le point central de la base du crâne.

— ÉTYM. Bàffiî, base.

t BASQUISANT (ba-ski-zan), s. m. Celui qui se livre à l'étude du basque, luchaire, Rev. critique, (6 juin (877, p. 378.

BASSIN. Ajoutez: jj 18» Bassin d'or, nom du bouton d'or, plante commune en certaines contrées, dans les campagnes de la Bourgogne entre autres (voy. ci-dessous bassinet).

BASSINET au Supplément. Ajoutez: \\ 9' Nom de la renoncule jaune ou bouton d'or, surtout du ranunculus repens, h. J'y ai ajouté des semences de violettes, de marguerites, de bassinets, de coquelicots, de bluets, de scabieuses, que j'ai ramassées dans les champs, bebn. db saint-pierre, Pau! et Virginie, ix.

BAVEUX. Ajoutez : — REM. Bâveux comme un pot de moutarde, très-baveux, et, en jouant sur le mot, très-bavard. Enguerrant leur tabellion, plus baveux qu'un pot à moutarde, hab. Pant, m, 24. Us [les moines] sont baveux comme un pot de moutarde (xvi* siècle), marnix de sainte-alde- GONOK, Tableau du différend de la religion, Œuvres, éd. Quinet, t. iv, p. 2».

t BAYLISTE (bè-li-sf), ». m. Partisan de Bayle, le célèbre critique. Marais (Mathieu), à sa date, est quelque chose comme cela pour Bayle; il est bayliste (le mot est de lui ou il l'accepte), comme d'autres seront bientôt voltairiens, sainte-beuve, Nouv. lundis, ix, art. sur Mathieu Marais.

t BÉATE.MENT (bé-a-te-man), ado. D'une façon béate. Henri Fonfrède fait un crime à Chateaubriand de cette fin du discours académique, puis il ajoute béatement..., sainte-beuve. Chateaubriand et son groupa littéraire, Paris, (86(, t. ii,

t BÊATISSIME (bé-a-ti-8si-m'), adj. Superlatif, à forme latine, de béat. Les papes donnent l'exemple : Beatissimes, sanctissimes, révérendissimes, suppléants du Christ,,,, andré lefèvak, Courrier littéraire, (0 sept. (877.

— ÉTYM. Lat. beatissimus, superlatif de beatus (voyez béat). Beatissimut comme qualification d'un dignitaire ecclésiastique se trouve dans Du Cange.

BEC. Àjoutet : Il li* Bec noir, sorte de parure de tête pour les femmes dans le xviii* sièele. Les vieilles dames poussèrent la prudence jusqu'à replacer dans leurs cheveux le beo noir, m"' de bbancas, dans ste-beuve, Nouv. lundis, t. vm (Jfarxt Leckzimka, ii).

t BÊCHER. Ajoutez ; || %• Populairement et figurément, bêcher quelqu'un, le dénigrer, l'attaquer. X Pâques ou à la Trinité,... quand les poules auront des dents, quand le Tintamarre ne bêchera plus le Figaro, qui s'en moque comme d'une guigne, la itevue théâtrale illustrée, 2' numéro de (877.

tBÉUÉMOTH (bé-é-mof), s. m. Animal dont la description se trouve dans le livre de Job (chapitre XL), et que les anciens interprètes s'accordaient à prendre pour l'éléphant, tandis qu'il n'est autre que l'hippopotame, comme Bocban l'a sup-

posé le premier; car tous les traits de la deserip* tion s'y rapportent, et enfin son nom le prouve, puisque ce nom n'est autre que le P-ehe-moût égyptien qui a été hébraïsé et signifie le bceuf des eaux (voir le Bibel Lexicon de Schenkei ; article Be/iemo(/» par Schrader, Leipzig, (869).

t BÉ.VISSEUR, EUSE (bé-ni-seur, seû-z'), ». m. et f Approbateur de parti pris, personne qui trouve tout le monde bon, qui excuse tout. Cette expression vient de l'argot théâtral et des mélodrames où certains personnages ont toujours la main étendue pour bénir tout le monde.

t BENJAMITE (bin-ja-mi-f), ». m. Nom, dans la Bible française, des descendants de Benjamin, des membres de sa tribu (les Allemands disent Benjaminite). Les Benjamites, ou le Lévite d'Éphraïm, est un espèce de petit poème en prose de sept à huit pages, qui n'a de mérite que d'avoir été fait pour me distraire , quand je partis de Paris, J. }. ROUSSEAU, Lettre au prince de Virtemberg, (8 fév, (765. Il Dans ses Confessions, xi, Rousseau parle sur un ton trè8-diflérentduL6vited'Épliiaïm, et comme d'un de ses meilleurs ouvrages.

t BERCEMENT au Supplément. Ajoute* :—HI8T. XVI* s. Olympe, qui encor esmeue avoit la teste Du bercement passé de Tireuse tempeste, ds BRACH, Imil. f* 78, recto.

t BETTAÏNE (bèt-ta-i-n'), ». f. Terme de chimie. Alcaloïde de la betterave, Journ. offie. ftéy.

— ÉTYM. Bette.

t BIBION (bi-bi-on), ». m. Diptère de la grande famille des tipulides. Le bibion des jardins, bibio hortulanus, Journ. offic. 6 mai (872, p. 3035, 3" col.

— ÉTYM. Lat. bibionem, moucheron qui naît dans le vin.

t BIBLIOLOGIE (bi-bli-o-Io-jie), ». f. Science des livres. Répertoire bibliographique universel, contenant la notice raisonnée.... d'un grand nombre d'ouvrages.... relatifs à toutes les parties de la bibliologie, par Gabriel peignot, Paris, (8(2

— ÉTYM, B.SXîov, livre, et Xoyoî, doctrine. tBICAMÉllISTE (bi-ka-mé-ri-sf), ». m. Partisan

de deux chambres dans un gouvernement constitutionnel.

— ÉTYM. Lat. bi, deux, et caméra, chambre.

t BICHROMATE (bi-kro-ma-f), s. m. Terme de chimis. Sel contenant le double d'acide chromique de ce qu'en contient le sel neutre. Bichromate ce potasse.

t BICHROMATE, ÉË (bi-kro-ma-té, tée), adj. Combiné avec le bichromate de potasse. Gélatine bichromatée, Journ. of^c. 3 nov. (877, p. 7(2o, 3' col.

t BIDOCHE (bi-do-ch'), ». f. Dans l'argot des casernes, le morceau de bouilli qu'on sert au soldat, BERNADiLLE, U Français, 28 août (877, 2* page, 6' col.

t BIENFACTURE (biin-fa-ktu-r'), ». f. Terme suisse. Action de bien faire une chose, soin avec lequel on la fait. Il laisse les meilleurs souvenirs dans notre fabrique [d'horlogerie], où étaient connues ses exigences de bienfacture, Journ, de Genève, 8 mars (877.

t BIENVEILLAMMENT ( bien - vè- lia -man, U mouillées), adv. D'une manière bienveillanie Ma pelote, dites-vous, est toute couverte d aiguilles, et, vous ajoutez trop bienveillamment, très-fine»,

ÉD. FOURNIBR, dans STE-BEUVB, yVoU' . IW'dlS, <.Z

(la Comédie de La Bruyère, par M. Edouard Fournier).

3. BiLLON. Il S* Ajoutez : || Nom, dans le Midi, en Savoie, en Suisse et en Piémont, du tronc d'arbre scié par les deux bouts, qu'il soit équarri ou non. On peut faire de cet arbre deux billons, c'està-dire en partager le tronc en deux fragments d'une suffisante longueur pour que chacun d'eux puisse être débité en bois de service.

t BIOGRAPHIKR (bi-o-gra-fi-é), v. a. Néologisme. Ëcrire la biographie de quelqu'un. Les hommes ne valent guère à cette heure qu'on les biographie; les écrivains se rabattent sur les bêtes, Journ. la Lanterne du 28 avril (877.

BLEU. Ajoutez : || 12* S. m. Dans l'argot des casernes, nom du conscrit qui vient d'arriver au régiment encore vêtu de sa blouse bleue de paysan, BRBNADiLLE, U Fraîtçais , 28 août (877, 2* page, 6* col. C'est le même que pied-bleu (voy. ce mot au Supplément).

t BOAT (bôt), ». m. Mot anglais qui signifie bateau et qui tend k s'introduire i cause des exercices nautiques. Un boat, monté par cinq jeuDM

BRA

gens et un marin, 'a chaviré [à Arcachon], Extr. du Petit Moniteur de Bordeaux, dans Journ. offic. ■i% août (877, p. 5951, 3« col.

t BOBAK (bo-bak), t. m. Nom indigène de la marmotte de Pologne, arctomys bobac. C'est l'animal que La Fontaine, Fabl. x, l, a nommé, à tort, germain du renard et dont il a décrit les combats (voy. De quelques mots slaves passés en français ; Avis aux éditeurs de La Fontaine, Mais,

t BOCQUILLON (bo-ki-llon, Il mouillées), s. m. Terme de chasse. Lieu disposé pour se mettre à. l'afîùt du gibier. X côté [du chemin de ronde de la forêt de Saint-Germain] est un champ d'un peu plus de trois hectares appartenante M. P..., qui en a fait un bocquillon [pour tous les faisans sortant de la forêt], Cour d'appel de Paris, note pour MU. /.... et B.... contre M. P....

— ÊTYM. Le même, avec un autre sens, que boquillon (yoy. ce mot au Dictionnaire).

t 2. BOGUE (bo-gh'), s. m. Poisson de la Méditerranée, sparus boops, L., boops vulgaris, Cuvier.

— ÊTYM. Prov. buga, esp.,port. et ital. boga, du lat. bogas, du grec pùxa.

BOISÉ. Il 2' Ajoutes : \\ Il se dit aussi en ce sens avec la préposition de. Une haute montagne boisée de pins sombres et toujours verts, e. fbomentin, Un été dans le Sahara, p. 27.

t BOSCARESQUK au Supplément. Ajoulex s — REM. Boscaresque est moins un mot forgé par J. J. Rousseau, qu'un italianisme, comme il y en a beaucoup dans ses écrits : italien, boscareccio.

BOUCASSIN. — ÉTYM. Ajoutez: M. Néandre N. de Byzance tire ce mot du turc boghasse, sorte de toile. X la même origine il faut rapporter bocassin, qui est au Supplément.

t BOOCLEMENT. Ajoutes : \\ 2" Fig. Terme genevois. Action de clore, de régler un compte. Ce n'était plus qu'un petit procès avec les cantiniers qui arrêtait le bouclement, Journ. de Genève, \t juin. <877 (voy. BOUCLER au Supplément).

BOUDECU. Ajoutes --Wk' Il se dit des animaux qui ne profitent pas, des végétaux qui ne se développent pas. Quant aux huîtres de drague pêchées à Auray, beaucoup deviennent boudeuses et refusent de croître pendant une saison, mais rattrapent le temps perdu à la saison prochaine, o. bouchon-

BHANDELY, Joum. OffiC. 25 janv. (877, p. 548,

i" col.

tBOUGUIÈRE. Ajoutes : — ÉTYM. Bogue 2 (voy. ci-dessus); prov. buguiera; esp. baguera; port, bogueiro; ital. bogara. C'est proprement le filet à prendre les bogues; c'est un grand filet horizontal, qu'on jette le soir à la mer et qu'on retire le matin.

t BOURBONISER (SE) (bour-bo-ni-zé), v. réfl. Se ranger du parti des Bourbons. 11 [Ducis] blanchira peu à peu, il se bourbonisera, jusqu'à ce qu'en 18)4 et (8)6 il ait pris la teinte marquée que lui voulaient ses amis d'alors, sainte-beuve, ffouv. lundis, t. IV [Ducis épislolaire, m).

t 2. BOURRËLERIE (bou-rè-le-rie), s. f. Action de bourreler, de tourmenter; acte de bourreau.

— HlST. XVI' s. Défendre nostre liberté de leur joug [des Espagnols], nos testes de leur bourellerie, MARNix DE SAiNTE-ALDEGONDB, Œuvres, éd. de Quinet, t. iv, p. 55.

BOURSE au Supplément. —REM. Ajoutes : Avtire est l'explication d'un écrivain plus ancien. « La bourse d'Anvers fut bâtie en t63), et prit son nom d'une maison qui était dans le même lieu, sur laquelle il y avait un écusson d'armoiries chargé de trois bourses ; et c'est de là qu'est venu le nom de bourse, qui depuis ce temps est employé partout comme à Anvers pour dénoter le lieu public du rendez-vous des marchands, » misson, Lelt. xu, Voyages, (688.

t BOUTIEN (bou-tiin), s. m. Nom donné, dans la traduction du roman de Gulliver, à des gens d'un pays divisé en deux partis : [les petits bouliens, qui prétendaient qu'on doit casser un œuf à la coque par le petit bout, et les gros boutions, soutenant qu'on doit le casser par le gros bout.

t BOUTRIAU (bou-lri-ô), s. m. Morceau de bois massif, à arêtes vives à l'une de ses extrémités, destiné à ce que l'on appelle l'écalage des voitures, Oas. des Trib. t3 juin t877, p. 66», 4« col.

t BRACHYCÉPHALE. Ajoutes : — REM. La définition est insuffisante; elle doit être l'inverse de celle du dolichocéphale, c'est-à-dire : crâne dans lequel la plus grande largeur l'emporte sur la plus grande longueur.

BRANCARDau Supplément. i;oul«<.' || i'Grande

CAC

balance 1 l'usage des épiciers en gros, etc., en Normandie. X vendre, une paire de meules, une roue de moulin et de grandes balances dites brancard avec poids en fonte, le NouveUistt de l'arr. d'Avranches, 25 fév. «877.

t BRASIÈRE (bra-ziè-r'), s. f. Ustensile où l'on a du feu, un brasier. Une petite brasière en cuivre, où l'on brûle, les soirs d'hiver, pour s« chauffer, les noyaux enflammés d'olives, lahart. Graxiella, m, I2.

— ■ ÊTYM. Voy. brasier; ital. braciere.

t BKKGMA. Ajoutes: || Terme d'anthropologie. Brcgma ou point bregmalique, l'un des points singuliers de la voûte du crâne situé i la rencontre de la suture coronale et de la suture sagittale.

— ÉTYM. BpsfliOl.

t BREGMATIQUE (brègh-ma-ti-k'), adj. Qui appartient au bregma. || Point bregmalique, voy. ci-dessus.

t BR1N6CER (brin-ghé), v. n. Courir, sauter çà et là. Un jeune chamelet qui se mit à bringuer de la plus belle façon lorsqu'on voulut le charger, V. LABGEAU, Je Sahara, i" voyage, p. 232.

— ÉTYM. Autre forme de fringuer « (voy. ce mot au Dictionnaire).

BRISQUE. Ajoutez : || 8« Chevron, en argot militaire. Un vieux sergent à trois brisques, te XIX' siècle, 20 août 4877.

BRISURE. Ajoutes: || 6* Brisures de riz, parties brisées dans les tiges de riz. On paye les riz, par 100 kil.: brisures, de33à38fr.,/oum. oflic. aojuil. (877, p. 5504, 4™ col. Le rizdécortiqué ou nettoyé doit contenir des brisures; si le fabricant veut les séparer, il ne lui est pas tenu compte d'un nouveau déchet.... on permet l'importation temporaire des brisures de riz isolées, destinées à être nettoyées; un déchet de manutention de 3 pour 4 00 est accordé lors de la réexportation. Douanes, Tarif de 4877, p. lxxxi.

BRONZE au Supplément. Ajoutes : || 8» Petit bronze, petits objets en bronze. Fabricant de petit bronze, émail cloisonné, .4 tm. Didot-Bottin, 4 877, p. 752, 4« col. Il On dit aussi : bronzes d'art, bronzes d'ameublement, bronzes d'église, ou religieux.

BRCVËRB au Supplément. ||6" M. Muston (de la Drôme) rectifie ainsi la définition : Nom donné, dans les magnaneries, aux légères ramures où les vers à soie montent pour filer et suspendre leurs cocons; cette ramure est ordinairement en bruyère; mais on lui conserve ce nom lors même qu'elle est formée par d'autres plantes.

t BUCÉROS (bu-sé-ros'), ». m. Espèce d'animal. Nous avons [à Dell, ile de Sumatra] en ce moment un galéopithèque (singe volant), un grand bucéros, Journ. offic. 9 juin 4877, p 4273, 4" col.

t BUFFONIEN, lENNE (bu-fo-niin, nièn'), adj. Qui appartient à BufTon. On n'a jamais mieux saisi [que Gôthe ne l'a fait] dans toute sa portée la conception bulTonienne des époques de la nature, SAINTBBEUVE, Nouv. lundis, t. IV [Entretiens de Gôlhe et d'Eckern^ann, il).

t BYZANTINISME au Supplément. Ajoutes : Le byzantinisme reste l'écueil des civilisations arrivées à un certain degré d'avancement.... dans l'ordre intellectuel, il signifie subtilité maladive; dans l'ordre moral, dépravation réfléchie et raffinée ; quant au luxe enfin, corruption du luxe lui-même par les mauvaises mœurs, et des arts par un faste

outré, H. BAUORILLART, JOUm. OfjiC, 4 2 sept. 4 877, 3* col.

t CABIAI. Ajoutes ; \] Antre espèce de cabiai [cavia capybara) très-répandue à la Guyane, ainsi que dans les pays baignés par l'Orénoque et le Maragnon. Il habite toujours au bord des eaux. Cet animal atteint près d'un mètre de longueur; il est donc le plus grand des rongeurs connus, Journ. offic. 4 3 mars 4 877, p. 4 900, 4" et 2' col.

CABLER. Ajoutez : || 2' Transmettre par cuble sous-marin. En même temps on lui transmet chaque jour [au New-York Herald], par le câble transatlantique, on lui câble, comme dit le Daily Graphie en forgeant un nouveau mot qui ne lardera pas sans doute à passer dans la langue américaine, le mouvement maritime de tous les ports, Journ. offic. 44 janv. 4877, p. 335, «'• col.

t 5. CACHE (ka-ch'), S. m. Terme d'imprimerie. Feuille intercalaire non imprimée que l'on met entre chaque feuille dans les ouvrages soignés, pour éviter le décalcagc. Les signatures sur chacune des épreuves étaient couvertes d'au cache ;

CAM

un employé était chargé de lever m mené et de passer chaque épreuve sons un cylindre, puis elle» éuiont mises en liasses et envoyées tout de «uiie au minislèro. Papiers et correspondance de la famille impériale. Imprimerie nationale, 4H70, t. u, p. 343. (Il s'agit de faux billeU de banque étrangers fabriqués par ordre do Napoléon !•'.)

t CACHE-MAILLE (ka-cho-mâ-ir, U mouillées), ». m. Tronc, lire-lire, en Belgique, Joum. amusant, 8 sept. 4877.

— ETYM. Cacher, et moitié a.

t CACHE-MISÈRK (ka-che-mi-zè-r"), ». m. Pardessus, manteau qu'un met par-dessus les vétcmenu pour en c«cher l'usure. || Au plur. Des cache-misère.

t CACOPHOSE (ka-ko-fo-n'), ». m. Celui qui produit des son» désagréables. Il P«r exlenilon, celui qui produit de la mauvaise musique. Les compositions du célèbre cacophone (Richard Wagner) sont bien bruyantes pour des oreilles françaises. Gaulois, 2 nov. I87s.

— ÉTYM. Kaxoçiavo;, qui a un mauvais son, de xoixà;, mauvais, et fuvr,, voix, son.

t CACOU (kakou), ». m. Nom que les cagoU portaient en Bretagne; ils étaient cordiors pour la plupart, et chargés de fournir les cordes pour le supplice de la potence, db hochas, les Pariât de France et d'Espagne, «876, p. 35.

CADAVRE. Ajoutez .- 1| 8* Fig. Il se dit de corporations, de sociétés qui cessent d'exister et que l'on compare k des personnes. Il [Ganganelli| ouvrait son âme à l'espoir de réconcilier le sacerdoce et l'empire; il aspirait à les réunir dans la paix sur le cadavre de l'ordre de Jésus et à recouvrer ainsi les villes d'Avignon et de Bénévent, cbeti- NEAU-JOLT, Clémenl XI V et les jésuites, p. 294, éd. belge de 4847.

t CAJOT. Ajoutez : || 2* Sorte de tissu de jonc ou de paille employé dans la fabrication du fromage. Quelque temps après, le caillé est formé ; on le presse de façon à en retirer tout le petit lait, puis on le place dans un moule posé lui-même sur un cajot,E. oarnot, l'Avranchin, 25 févr. 4877.

— ÉTYM. Diminutif de cage.

t a. CALAMITE (ka-la-mi t'), s. f. Espèce de plante fossile. Ce monde primitif, où, comme des prèles gigantesques, se dressent les calamités aux liges articulées, e. Blanchard, Joum. offic. 9 avr.

4 877, p. 2758, 3' col.

— ÉTYM. Lat. calamus, rose«n.

t CALANT, ANTE (ka-lan, l«a-t'), adj. Qui elle. Vis calante.

t CALE.NDAIRE. Ajoutes : || 2' Chez les Romains, registre, livre de compte. || On écrit aussi kalcndaire. Un citoyen romain avait préposé Stichus, son esclave, à l'exercice de son kalendaire, dans la province; c'est-à-dire que Stichus était chargé de prêter ses fonds à intérêt, de toucher les usures, de recevoir les remboursements, de renouveler les échéances, de faire de nouveaux placements, TBOPLONO, Commentaire du mandat, n* 8«s,

t CALENDRE (ka-lan-dr'), s. f. Machine employée pour l'épuisement des eaux dans quelques mines du bassin de la Loire.

— ÊTYM. Lat. cyitndru», cylindre (voy. calandk 3 au Dictionnaire).

t CALFEUTRANT, ANTB (kal-feu-tran, tran-f), adj. Qui calfeutre. Plinthes calfeutrantes, bottin. Annuaire du commerce, 4875, p. «322.

t CALOMNIABLE (ka-lo-mni-abl'), adj. Qui peut être calomnié. Ce diable de V.... est plus fort qu'on ne pourrait croire ; ne voilà-t-il pas qu'il fait semblant d'être calomniable I j. noriac, le Monde illustré du 24 mars «877.

t CALOT (ka-lo), s. m. Nom, en Normandie, des copeaux que les sabotiers et galochiers font en taillant leurs pièces de bois.

— ÉTYM. Ce mot tient au lat. calo, sabot.

t CALOTIN. Il 1* AjotUez: En couronnant le petit calotin [un petit abbé de Langeac], l'Académie déclara que la couronne appartenait de droit au Rulhières en question, si l'ouvrage do celui-ci n'avait été exclu du concours, moER. Lettre XVIl à Fatconet, t. xviil, p. 297, éd. Assézat.

CAMBRURE. Ajoutes .- 1| 2* Cuir cambré. Le feu s'est manifesté dans les hangars du sieur V..., marchand de chifl'ons et de cambrures. Gaz. de* Trib. 4" févr. 4877, p. 4 0«, 4* col.

CAMÉLÉON. Ajoutes : || 3* Appareil météorologique, dont la couleur varie avec le temps. Nous trouvons, dans le journal la Nature, la description d'un petit appareil appelé le caméléon, imaginé par U. Lenoir, /oum. o/"/ic. îo févr. «877, p. «ï»3,4"c<>L

CAR

t CANAILLKRIE (ka-na-Ue-rie, R mouillées), s. f. Actes, manières de canaille.

t CAMSSE (ka-ni-s'), s. f. Nom, dan^les magnaneries, des claies ou étagères, quand elles sont formées de roseaux (arundo donax) fendus par le miiicu et entrelacés.

4. CANO.N (ka-non), s. m. Nom, dans l'Amérique du nord, de défilés, de vallées où passe un cours d'eau. Une centaine d'hommes de troupes, assistés d'environ ;ent cinquante citoyens, se portèrent au devant des Indiens, qu'ils rencontrèrent dans le canon de l'Oiseau-Blanc [État de l'Orégon], Jour», de Genève, <i juill. <877. Enfin ceux [mormons] dont les os ne jonchaient pas les sentiers parcourus, en débouchant un soir d'un défilé qui a conservé le nom d'Émigration canon, aperçurent à leurs pieds le lac, la vallée, la rivière.... Joum. oflic.

il sept. )877, p. 64)6, 3* col.

— ETVM. Esp caiio, tuyau, conduit.

t CAPELLE (ka-pè-l'), adj. m. Serpent capelle, espèce de serpent. Cette élégante qui sent tout à coup, en faisant sa toilette pour se rendre au bal, les anneaux froids et visqueux du serpent capelle, le plus dangereux de tous, s'enrouler autour de sa cuisse.... fréd. bécuard, Joum. offic. 26 janv.

(877, p. 566, 3» cOl.

— ËTYM. Portug. cobra capeUo, couleuvre à capuche.

CAPITULE. Ajoutez : |{ 2" Fig. Hauteur, sommet élevé (avec un petit e). L'âge positif approche ; l'ambition politique substitue insensiblement ses perspectives et ses capitoles lointains aux songes flottants, indéfinis, de la poésie et de l'amour, SAINTE-BEUVE, Chateaubriand et son groupe littéraire, Paris, <86J, t. II, p. 79.

t CAPITULARD (ka-pi-tu-lar), ». m. Nom donné par le peuple aux militaires qui capitulèrent pendant la guerre de (870, principalement à Sedan et à Metz. Le général Ambert a publié contre ce néologisme un article dans l'Univers du (6 oct.

t 4. CAPOT (ka-po), s. m. Autre nom des cagots, peuplade des Pyrénées. Il y a dans les provinces qui composaient autrefois la Novempopulanie, dont la ville d'Auch est la capitale, des gens reconnus sous le nom de christians, agots, cagots ou capots ()68:î), du bois baillet, dans de rochas, les Parias de France et d'Espagne, Paris, (876, p. 60.

t 2. CAPOTER (ka-po-té), e. o. Terme familier. Au piquet, faire capot.

t 3. CAPOTER (ka-po-té), V. a. Garnir d'une capote. Tilbury capoté.

— ÊTVM. Capote.

t CAPSET (ka-psè), s. m. Ancien terme désignant une boite do métal à mettre l'argent, dans une église. La cour a permis.... de mettre tronc ez églises selon l'avis et ordonnances des diocésains des lieux où seront mis les deniers provenant dudit jubilé, rémissions et indulgences; à chacun desquels tronc et capset il y aura trois clefs.... Bibliuth. crit. Amsterdam, (708, t. m, p. 383. i

— RTYM. Diminutif de capse (voy. ce mol au Supplément).

CAPUCINIÈRE. Ajoutez : Je vois Rousseau tourner tout autour d'une capucinière où il se fourrera quelqu'un do ces matins, wder. Lettre 66 à Mlle Volland. t. ix, p. 82, éd. Assézat.

i CAPULET (kapu-lè), s. m. Nom, dans les départements pyrénéens, d'une coiffure de femme en forme do capuchon; c'est à peu près ce qu'à Paris on nomme capeline. Avoir ensemble et de concert soustrait frauduleusement deux robes, deux casaques, huit foulards, deux capulets, quatre châles, huit serviettes, une nappe, des mouchoirs, Gaz. des Trib. (8 mars (877, p. 268, ('• col. (Acte d'accusation, Cour d'assises des Hautes-Pyrénées).

t CAQUETEUSE (ka-keteû-z'), t. f. Mot trouvé dans un inventaire de (698, qui désigne le même meuble que la caquetoire (note communiquée par M. le marquis do la Tourrette, de Tournon). Voy. CAQUETOIRE au Dictionnaire.

t CARACTÉRISATION (ka-ra-kté-ri-za-sion), s. f. Action de caractériser. Action possessoire : i. Pacage ; complainte, ii. Trouble de droit, m. Caractérisation de la possession, Gaz. des Trib. (8 mai (877, p. 47T, 2' col.

4. CARAQUE au Supplément. — ÉTYM. Ajoutez : M. Néandre N. do Byzance, arménien, est disposé à tirer caraque de l'arménien carcoura, sorte de navire, qui so trouve îians une traduction arménienne du r siècle, des œuvres de saint Ephrom, Père de l'Église lyrieaDe au iv« siècle. Carcoura

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