CAV
est le grec xéç.xoupo;, lat. cercurus. La difficulté est de passer de xÉpxoupo; à caraque. Mais peutêtre caracora, qui est dans Du Cange (voy. cara- COHB au Dictionnaire), ofl"re-t-il une transition.
t CARBONARISTE (kar-bo-na-ri-sf), s. m. Celui qui appartient au carbonarisme, qui en adopte les doctrines. Celte société moderne, ni légitimiste, ni carbonariste, ni jacobine, ni girondine, ni quoi que ce soit du passé, saintb-beuvk, Nouv. lundis, t. vu (Jf. Emile de Girardin, i).
t CARBUROMËTRE (kar-bu-ro-mè-tr'), s. m. Instrument propre à analyser les carbures. M. Coquillion décrit les appareils qu'il a employés, soit comme eudiomètres pour déterminer la composition des gaz, soit comme carburomètres pour analyser les carbures qui s'échappent des foyers industriels, soit comme grisoumètres pour doser le grisou dans les mines, Joum. oflic. 6 avril (877,
p. 2686, 2» col.
t CARDINALABLE (kar-di-na-la-bl'), adj. Qui peut être élevé au rang de cardinal. Ceux qui parlaient ainsi, Montaigne nous le fait remarquer, étaient personnes de grande autorité et cardinalables, c'est-à-dire du bois dont on fait les cardinaux, sainte-beuve, Nouv. lundis, t. u (Montaigne en voyage). || Ce mot est fait comme papable.
t CARDINALESQDE (kar-di-na-lè-sk'), adj. Qui appartient aux cardinaux. La pourpre cardinalesque de son nez, th. oautier, le Capitaine Fracasse, XII.
— ÉTYM. Ital. cardinalesco, de cardinale, cardinal ; color cardinalesco, pourpre.
t CARNAL. — ËTYM. Ajoutez : Il serait possible que l'étymologie fût tout autre. Du moins M. Néandre N. de Byzance, arménien , signale le mot arménien caran, cordage de navire, et kharan, corde. L'on sait qu'un certain nombre de termes de mer sont venus de l'Orient.
tCARiVAVALESQUE(kar-na-va-lè-sk'), adj. Qui a un caractère de carnaval. Une fantaisie un peu trop carnavalesque, lagenevais, Rev. des Deux- Mmdes, dans Scholl, Programme, p. (3.
— ÉTYM. Comot'at; ital. carnavalesco.
CAROTTE. Ajoutez ;||4* Masse de terre extraite par les instruments de sondage. On voit quels sont les avantages de ce procédé [le sondage au diamant] : grande rapidité d'exécution et facilité d'obtenir des carottes de terre très-longues qui indiquent d'une manière précise la nature et l'inclinaison des couches traversées, figuier, l'Année scientifique, (875, p. (98.
t 3. CARREAU (ka-rô), s m. Altération de carrousse (voy. ce mot au Dictionnaire). Cet esprit si rigoureux [le cardinal Borromeo], mangeant souvent avec les Suisses ses voisins, pour les gagner à mieux faire, il ne faisait nulle difficulté de faire des carreaux ou brindes avec eux à chaque repas, saint FRANÇOIS DE SALES, dans lUst. de sainte Chantai, Paris. (870, 7" éd. 1. 1, p. 265.
CARTONNER. Ajoutez : || 4" Mettre un carton dans un livre, substituer une ou plusieurs pages aux pages primitives. Aujourd'hui ((809) la presse, qu'on prétend être libre, est dans l'esclavage le plus absolu ; la police cartonne et supprime, comme elle veut, les ouvrages.... rien de plus irrégulier, rien de plus arbitraire que ce régime, Discussions sur la liberté de la presse, la censure', la propriété littéraire, l'imprimerie et la librairie qui ont eu lieu dans le conseil d'Ëlat, pendant les années 180* , (807, isio et I8l(, rédigées et recueillies par le baron Locré, Paris, (8(9, in-8', p. 67.
t CASTRENSE (ka-stran-s'), adj. f. Voy. paix au Supplément.
— ÉTYM. Lat. castrensis, de caslrum, pris dans le moyen âge au sens de bourg.
t CATGUT (kat'-guf), s. m. Corde à boyau employée dans les ligatures chirurgicales. Ligature de la continuité de l'artère brachiale au-dessus du pli du coude avec un simple fil de catgut, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxiv, p. 658.
— ÉTYM. Angl. catgut, de cat, chat, et gut, boyau.
t CATULLIEN, lEXNE (ka-tul-liin, liè-n'), adj. Qui est de la manière de Catulle, poète latin élégant et très-fidèle à la pureté du langage. Les vers [du P. Commire sur SanteulJ sont jolis, eatulliens, sainte-beuve, Port-Royal, 3» éd. t. v, p. 625.
t CAVAGE. Ajoutez : \\ 8° Action de creuser. Les carrières de plâtre ne peuvent être exploitées par cavage, mais seulement à tranchées ouvertes, DELAFORTs, Patidectes franc, t. v, p. 200, '
CHA
(804 (il renvoie à la déclaration du (6 janvier
CAVALCADE. Ajoutez : || 3* Il se dit aussi d'une troupe de gens montés sur d'autres bêles que des chevaux. X ce moment arrivait de la plaine une petite cavalcade composée de deux mulets, montés chacun par une femme en costume de ville, et abondamment enveloppée de voiles; un nègre les précédait assis de c6té sur un âne, s. fbouentin, Une année dans le Sahel, p. 3I8.
2. CAVALIER au Supplément. i4;outej! : || 3« Vue cavalière, vue prise en marchant (voy. cavalièrement au Supplément).
t CÉDULAIRlî (sé-du-lé-r'), s. m. Terme de droit. Créancier porteur d'une cédule, synonyme exact de chirographaire.
t CELT (self), s. m. Terme d'antiquité. Hache dt bronze.
— ÉTYM. Celte.
t CELTOPHILE (sèl-to-fi-l'), t. m. Amateur d'éludés sur les Celles. Un savant cellophile,M. Miln, vient d'adresser une communication..., Joum.
offic. (6 déc. (876, p. 9397.
— Hisr. XVI* s. Les noms des personnages introduits en ce dialogue, Cellophile, Philausone, Philalelhe, h. est. Deux dialogues du nouveau langage français italianizé.
— ÉTY.m. KéXTY)?, Celle, et çiXo;, ami.
t CENDAL. — ÉTYM. Ajoutez :M. Néandre N. de Byzance lire ce mot du turc sanda(, étofl'e de soie, ajoutant qu'il y a dans le persan sundus, étoffe de soie, d'où l'arménien sendous', qui se trouve dans la traduction de la Bible (Ëzéchiel, XVI, (0), traduction qui date du v' siècle.
t CENTRALISME (san-lra-li-sm'), s. m. Système qui opère la centralisation. Le joug du centralisme universitaire, l'Univers, 16 oct. (876.
CUAiSE au Supplément. Ajoutez : || 7° Chaise de poste, nom, au xviii* siècle, de loges de l'Opéra situées du côté de la reine au rez-de-chaussée, Journ. ojfi.c. 22 sept. (877, p. 6436, I" col.
t CHALEF (cha-lcf), s. m. Nom vulgaire de l'elxagnus angustifolia, L., famille des éla;agnées, arbuste du midi de la France, dit aussi olivier de Bohême.
— ÉTYM. Arabe, kalaf, saule d'Egypte.
t CHAMiELÉON ou CIIAMÉLÉON (ka-mé-lé-on), s. m. Plante. {| Le cbaméléon noir, la carline noire. Il Le chaméléon blanc, la carline blanche, jj Suivant M. Ed. Lefranc, Bulletin de la société botanique de France, année (867, pages 48 et suivantes, le chamaeléon blanc de Théuphrasle et de Dioscoride est Vatractylis gummifera, L. D'après Théophraste, si une femme voulait éprouver la vitalité de son mari, elle lui en faisait laver le corps ; s'il résistait, il vivrait. M. Lefranc met en regard ce qui arrive sous la lente arabe où, dans dos dissensions domestiques, des femmes servent Iraitreusemenl à leur mari une lasse de lait où a infusé la racine à'atractylis : ce qui cause la mort.
— ÉTYM. Xa|j.ai5iti>v , lion nain, parce que ces plantes aux feuilles épineuses et féroces sont tout à fait acaulos.
t CllAMAURAGE (cha-ma-ra-j'), s. m. Action de chamarrer. Il y a dans la mise des femmes moins de prétention et plus d'harmonie; on évite le chamarrage avec autant de soin qu'on le recherchait autrefois, l. reybaud, Rev. des Deux- Mondes, (8 juillet (867, p. 934.
t ClIAMILLARDES (cha-mi-Uar-d', U mouillées), s. f. pi. Titre d'un pamphlet contre Chamillard, docteur de Sorbonne el ennemi de Port-Royal, auquel on l'avait imposé comme directeur. Vous croyez sans doute qu'il est bien plus honorable de faire des Enluminures, des Chamillardes et de» Onguents pour la brûlure, racine, cité par saintebeuve, Port-Royal, 3«éd. t. vi, p. ((0,
t CHAMP-FERMAGE (chan-fèr-ma-j'), ï. m. Clftture en planches qui enferme un terrain destiné à recevoir des constructions. Deux bataillons du 74« do ligne, arrivés par le boulevard de Charonnc, rompirent à coups do hache le champ-fermage qui protège le cimetière [du Père-Lachaise] aux environs de la rue de Bagnolet, maxime du CAMP, Hé», des Dtux-Mondes, (" oct. (877, p. 655.
t CHA.MP-FERMER (chan-fèr-mé), v. a. Entourer d'un champ-fermage un terrain où l'on va construire.
t CUAMPIONNAT (chan-pi-0-na), s. m. Qualité de champion. Dimanche prochain, (6 juillet, aura lieu, à Ncuilly-sur-Seine, la course nautique an-
CHE
nuelle du championnat de France ; on sait que le vainqueur déclaré champion conserve ce titre une année et est tenu de répondre pendant ce temps i tous les dé&s..., Journ. offic. H juill. 4877,
p. B2II9, 3' col.
CIIANCI. AjouUx : || 3* S. m. Pellicule bleuâtre produite sur la peinture par l'humidité. La plaie du clianci, ce voile bleuâtre sur les vigueurs, produite invariablement par la composition dércctueuse du vernis moderne.... le chanci, c'est le phylloxéra do la peinture, louis lerot, Un dimanche ou Louvre. Charivari du 27 oct. <87«.
t CUANTONNEMENT (chan-to-no-man), s. m.
Action de chantonner... qui engourdissaient ses derniers souvenirs comme un chanlonneraent de vieille nourrice, t. ricbepin, Rev. det Deux-Mondes, ih mnrs IH77, p. it«.
CHAI'K au Supplément. Ajoutez :||iO° Dans les campagnes normandes, porter la chape, se dit des poules et autres volatiles malades qui vont traînant les ailes.
tCIlAI'KLIÈRE(cha-pe-liè-r'), ». f. Chapelière on malle chapelière, malle de dame à base rectangulaire, avec couvercle Iwmbé, contenant des crochets à chapeaux et des compartiments pour robes. A l'aide d'une voiture de place, il a emporté, du c6té du Père-Lachaise, la malle, qu'il n'avait mise qu'en dépôt chez le brocanteur; cette malle est dr celles dites chapelières, Gat. des Trib.
H févr. (877, p. 445, 4* col.
t CHARLKMANESQOE (char-le-ma-nè-sk') , adj. X la Charlemagne. Un rêve superbe, une vision charlemanpsque le saisit [il s'agit de Napoléon 1"|, SAiNTB-BEUVB. ATuuo. (undti, t.x [Histoire des cabinets de l'Hurupe, par M. Armand Lefebvre, ii).
CHARLOTTE. Ajoutez : |i a* Au pluriel, charlottes, nom donné aux grains percés qui servent à faire des chapelets, des colliers et des ouvrages de broderie (voy. bocaillk au Supplément), Douanes, Tarif de 1877, note *»t.
t CHARRETON. Ajoutez : || i' Petite charrette, à Marseille. Le sieur Léoni Joseph, préposé des douanes..., avait vu passer auprès de lui un homme poussant un charreton, sur lequel se trouvait un objet assez volumineux, Gaz. des Trib. 2-3 juill. 1877, p. «40, a* col.
2 CUARRIEH. Ajoutez : || 5* Par extension, transporter sur bétes de somme, sans emploi de chariots. Au beau milieu du carrefour et sans se désunir, défilent à chaque minute des troupeaux de petits ânes qu'on emploie à charrier du sable, les uns rentrant en ville avec leurs paniers pleins, les autres revenant les paniers vides et courant à la sablière, H. fromkntin, Une année dans le Sahel, p. 46.
CHAT au Supplément. — ÊTYM. Ajoutez ; À côté de l'origine celtique et germanique, il faut noter, ainsi que nous l'apprend M. Néandre N. de Byzance, arménien, que calou, chat, se trouve dans un ouvrage arménien du v« siècle.
t CHATEADBRIANESQCE (cha-tô-bri-a-nè-sk'), adj. Qui a le caractère de la pensée et du style de Chateaubriand : pensée et style qui visent à la grandeur, l'atteignent souvent, la manquent quelquefois. Il [M. de Tocqueville] a jugé en termes excellents cette poésie un peu arrangée et toute chateaubrianesque du désert, sainte-beuve, Causeries du lundi, t. xv {M. de foniueville).
CHATELET. Ajoutez : || 7° Partie qu'on ajuste au haut du dévidoir. Cet arbre [d'un dévidoir] long d'un mètre et d'un diamètre de deux centimètres environ, aiguisé à son extrémité supérieure pour recevoir le châtelet, a pénétré dans le corps de cette femme, le Nouvelliste de l'arrondissement d'Avranches, 1 6 avril (877.
CUAUKFEBIE. Ajoutez : || 4» Engin eubli dans les chemins de fer pour |i:ociircr l'échauflement de l'eau dans les bouillolte. que- les voyageurs, en hiver, ont sou« les pieds, Journ. des Débats, (2 nov. 1877, 3' page, a* col.
CUADFOL'RmER. Ajoute: : \\ 2° Adj. Chaufournier, chaufournière, qui appartient aux chaufourniers. La compagnie cliuafournièro de l'Ouest est autorisée k établir..., Joum. offic. 28 avril 1877, p. 3(07, f coL
t CHAVASSOT (cha-va-so/, s. m. Nom d'un poisson qui se trouve dans les cnnrs d'eau des Alpes, Joum. des Débats, 5 nov. (k77, 3* page, 5* col.
CHEBEC au Supplément. — ÊTYM. Ajoutez .- M. Néandre N. de Byzance, at:niinien, nous apprend que David l'invincible, phiiijsophe arménien du v siècle, cite dans un de sii.-: r.uvrages deux sortes de navires, qu'il appelic n.-ivire en forme de
chtvreuil et navire en forme de lampe. Est-ce le navire en forme de chevreuil qui aurait suggéré la dénomination de ilambeeeo, bouquetin, appliquée au chebecT
t CHENILLKUR, EOSB (che-ni-Ueur, lleû-z", U mouillées), ». m. et f. Ouvrier, ouvrière qui fait la chenille, sorte de passementerie. Cette jeune fille alla à la noce d'un chenilleur. Gaz. des Trib. 23-24 juill. (877, p. 723, C coI. On l'accueille encore, on lui fait faire un apprentissage d'ouvrière chenilleuse, ib. 2» juill. (877, p. 723, ('• col.
t CHEVROTAGE (che-vro U-j'), ». m. Droit de chevrotage, droit que le seigneur prend sur chaque habitant en sa terre à cause des chèvres qu'il y nourrit. Le sieur de Cheurières, baron de Lerne, prend pour ce droit annuellement la cinquième partie des chevreaux, soit mâles ou femelles, qui y naissent, despeisse, avocat et jurisconsulte à Montpellier, Œuvres, t. n, p. 227, Lyon, («6».
— ÉTYM. Dérivé de chevrot ou chevreau.
t CUIFFO.NNAGE au Supplément. || 3' Ajoutez : Il II se dit aussi de tout léger dérangement de la santé. Le grand point est de ne pas tomber malade ; j'ai des cbifTonnages, je ne dors pas bien, mais j'espère m'en tirer. Lettre du cardinal Bemis, (4 mai (7«9,dans crétineau joly. Clément XIV et les jésuites, p. 293 (éd. belge de (847). || 4* Fig. Petit souci qui chifTonne l'esprit. La querelle de M. Lancy est un chifTonnage; et voilà pourtant comment des riens deviennent des choses graves, Lettre de Kme de Pompadour, dans Mémoires de Mme d'Épinay, t. u, chap. « (éd. Charpentier,
t CHIROGRAPHIER (ki-ro-gra-fl-é), v. a. Transcrire les chirographes ou diplémes. Les copistes chirographient suivant cette méthode, qui a l'avantage de produire l'uniformité dans les catalogues manuscrits de la bibliothèque, o. deppino, Journ. offic. (8 juin (877, p. 4483, ('• col.
t CUOCOLATERIE (cho-ko-la-te-rie), s. f. || !• Fabrique de chocolat. Fabricant de chocolat : chocolaterie spéciale du commerce, Almanach Didot- Bottin, (877, p. 842, 2* col. Il 3" Au plur. Produits en chocolat. Spécialité de chocolateries, ib. p. 84 (, 4* col.
t CHORISMOMËTRE (ko-ri-smo mè-tr'), ». m Instrument mis en pratique par M. Gelinski, ingénieur en chef du cadastre, et qui diflere de lastadia (voyez ce mot an Supplément) en ce sens que l'espace qui sépare les fils parallèles que porte le réticule est divisé en parties égales, et que la mire qu'on observe à distance est l'unité de longueur constante, j. a. laob. Géodésie pratique, Bruxelles, (856, chap. vi.
— ETYM. X<opt(7|iè«, séparation, et \Utfm, mesure .
CHRËTIEN. Ajoutez : Il 7» Nom donné jadis, dans le sud-ouest de la France, aux lépreux et aussi à une population de parias qu'on croyait descendue des lépreux ; ils étaient dits aussi gafets ou gahets (voyez ce mot aux Additions), v. de rochas, les Pariât de Franc» et d'Espagne, •876, p. 66. Il est statué qu'aucun de ceux que "on nomme chrestiens et chrestiennes ou autrement gahets..., Ancient et nouveaux statuts de la ville et cité de Bourdeaux, (6(2. Ils sont forts, robustes et gaillards, comme le reste du peuple... j'ai remarqué qu'en plusieurs lieux on les appelle chresliens,
FLORIMOND DE RCEMOND, l'AntichriSt, chap. XLI, (6(3.
Il i Bayonne, on les nommait christians; et c'est à eux que Godefroy de Paris, xiv* siècle, fait allusion, quand il dit : Juifs, Templiers et Christiens Furent pris et mis en liens, Et chaciés de pais en autre.
t CHRISMATION (kri-sma-sion), ». f. L'onction par l'huile. Tout cela pour savoir si la chrismation est ou n'est pas la matière essentielle du sacrement de confirmation, sainte-beuve, Port-Royal, 3' éd. t. I, p. 3(7.
— RTYM. Xp((7iia, chrême.
t CHROMOMÉTRIE (kro-mo-mé-trie), ». f. Mesure de la coloration.
— ETYM. Xpwiia, couleur, et iiixpov, mesure.
t CHROMOMÉTRIQUE (kro-mo-mé-tri-k'), adj. Qui a rapport à la mesure de 'a coloration. Examen chromumétrique du sang, hayem, dans Progrés médical, (" sept. (877, p. 669.
t CICÊRONHRIE (si-sé-ro-ne-rie), ». f. Éloquence à la Cicéron. Je les dépouillerai de tout le faste oratoire, parce que vous êtes ombrageux, et que ma cicéronerie pourrait vous mettre en défiance, DIDEROT, Lettre iv, à Falconet, t. xviii, p. 93, éd. Assézat.
coc
— ETYM. Mot forgé par Diderot comme s'il exi*tait un adjectif ctc«ronMr.
t CIGALER (si-ga-lé), «. n. Paire brait eomiii* la cigale.
— ÉTYM. XVI* s. No» docteur* cigtlent sempiternellement et K tous propos qu'il faut croire ce que saincte mère Eglise apostolique, catholique et romaine croit, MARNiz DE SAiNTi-ALDBOOHDi, lableau des différends de la religion, RruieUes, («47, u,»M.
t CIMOIS (si-mol), ». m. plur. Nom, en Saintonge, des cordons du maillot, de la lisièrfl avec laquelle on mène l'enfant. Mener aux cimois.
— III8T. xvi* s. A les yeux sur Ui main qui defait les cimois, d'aub. Tragiques, p. (8. J'escris de la main qui a quelque petite pan aux exploictz, depuis les serpens qui ont servi de simoi* à ce berceau [d'Henri IV], en passant par les monstres abatus en la fleur de la jeunei>sc, jusques aux derniers labeurs..., ut.Hitt. préface, p. s.
— ÊTYM. Origine inconnue.
t CIRCULEUR (sir-ku-leur), s. m. Celui qui circule, va et vient. C'est un singulier peuple, an étrange amalgame que ce tas de circnleurs, L. des- NOTERS, les Béotiens de Paris.
CIVILITË au Supplément. AjotUez : || i' Dans la langue du xvii* siècle, qui n'avait pas civilisation, civilité signifie ce qui caractérise le bon citoyen. Le mot de civilité ne signifiait pas seulement parmi les Grecs la douceur et la déférence mutuelle qui rend les hommes sociables; l'homme civil n'était autre chose qu'un bon citoyen qui se regarde toujours comme membre de l'Ëiat, qui se laisse conduire par les lois et conspire avec elles au bien public, sans rien entreprendre sur personne, Boss Discours sur l'hitloire univer dans SAINTE-BEUVE, Noui . lundi», t. IX {Entretient sur l'histoire, par M. Zeller, ii).
CLAPOTEUX. Ajoutez : || Par extension. La joie clapoteuse de la foule, eu. BAUDELAïak, l. ui, p. 24(, éd. définitive.
t CLASSIODISSI.ME (kla-ssi-ki-ssi-m'), adj. Superlatif plaisant formé, à la façon latine, de classique : très- classique. Comment se fait-il que M. Sainte-Beuve... soit aujourd'hui le favori de tous les salons ultramonarchiques et classii^uis.si-
mes? U~* éUILB DE OIBARDIN (DELPHINE Oay), daOS
Chroniqwt paritiennet de Sainte-Beave, lxzvi, Paris. (876.
t CLfiROUCHIE (klé-rou-kie), ». f. Terme d'antiquité grecque. Établissement d'une colonie par clérouques. Aristote nous a conservé quelques lignes du discours que l'orateur klydias prununça en 366 à l'occasion de la cléruucbie de Samos, Joum. offic. 3 avril (877, p. 703(, 2* col.
t CLÉROCQUE (klé-rou-k'), s. m. Terme d'antiquité grecque. Colon, celui qui avait un lot assigné dans une colonie qui se fondait, Joum. offic. 3 avril (877, p. 703(, 2* col.
— ETYM. KXiipoûxo:, de iÙT|po{, lot, et lx"*i avoir.
CLIQUETTE au Supplément. Ajoutez : || 3* Nom, surlcscêtes normandes, d'un petit poisson piat, carrelet ou limande, ainsi dit par similitude de forme avec les pièces de la cliquette.
t CLÔTURER au Dictionnaire et au Supplément. Ajoutez : Il 8* V. n. Se fermer, ne pas continuer, ne pas être ouvert. Elle i l'exposition d'hoir ticulture] clôturera le dimanche soir (4 octobre,
G. CHAUDEZE, JOUm. OffXC. (» 06t. (877, p. «778, 3* col.
t CLUNISIEN, IKNNE (klu ni-ziin, ziè-n"), adj. Se rattachant à l'ordre de Cluny, à son architecture, à son style, etc. Cette grande et belle église [de Vézelayl, chef-d'œuvre des architectes clunisiens, était en si mauvais état, qu'ii ivaii été question plus d'une fois de la démolir, sainte beote, Nouv. luruiis, t. vu [Entretient sur Carehtteclure, par M. Viollet-le-Duc, u).
COACTION. Ajoutez : || Terme de droit. Coopération active, par action commune, i la perpétration d'un crime ou d'un délit. La coaction est classée par la loi parmi les faits de complicité, blanche. Études pratiques sur le Code péruil, t. n, n* 2( , p. 23.
t COBRA (ko-bra), ». m. Serpent de l'Inde trèsvenimeux et très-redouté , Rev. bntonn. nov. (876, p. (78.
— ETYM. Portug. cobra, couleuvre.
t COCASSERIE (ko ka-se-rio), ». f. Chose cocasse Les cocasseries du brevet d'invention..., Fif/art, 3( oct. (876.
t COCHONNAILLE. AjouUX : || En Normandie, on dit cochonnade.
■urrt. — 46
COM
tCOCOOTflEB au Supplément. Àjotttex > Il »• S. m. Le coconnier, l'intermédiaire qui achète, recueille «t transporte les cocons pour le compte dos (ilateurs.
t COCOVNlIÎRE au Supplément. Ajoulei : l| 3" Loeai Irès-aér*' où le» filateur», qui aihélenl paifois tou> les cocons de la contrée, emiiiagasiiient leurs Curons (d'après M. Muston de la Urtinie).
t COCOTER (kii-lio té), B. n. Faire la eocote, la fille «alante, Chariiari, «•' nov. t87«.
CUKFRB. AjovXef i\\%' Anciennement , dan» le Lyonnais, le Foret et le Beaujolais, coffre, nom des linges et bardes que les parents donnaient à leur fille en la mariant par-dessus la dot, ou que la fille, quand elle était (ut j'uns, portait avec elle en se mariant (ainsi dit, parce que c'est dans un coUre iju'on apporte ses hardes), henrys, Œuvres, t. IV, p. 303, «7:)8. Il Comparez ce sens de cofl'reavec «orbeille de mariage.
t COGNE (ko-gn'j, I. m. Terme populaire. Gendarme, agent de police. Les cognes sontià, t. bugo. Ut Misérablti, m, vu, jo.
COL. Il 6° Ajoulex : \\ Dans l'argot des casernes, faire faux col, laisser passer un peu de linge pardessus la cravate, ce qui est défendu et ce qui arrive parfois aux réservistes et aux volontaires, QERNADiLLB, U Ftançait, 28 août 4877, Z' page, l" col.
COLATUBE. Ajoute! : \\ 8* Écoulement. l& longueur dos planches jusqu'au fossé de colature, 9ARRAL, les IrrigaltoHS dans les Bouches-du-Rhône, Paris, <H76, p. 7(.
t COLCHYTE (kol-chi-f), ». m. Terme d'antiquité égyptienne. Nom d'agents affectés en Egypte i I rocurer les services liturgiques, les libations, les prières faites en faveur du déiunt. U est question (dans un texte démotique] d'une vente do morts fuite... par un colcbyteàun autre colchyte... les colchytes recevaient un revenu fixe, payé par les familles intéressées; de là l'idée, qui leur avait paru très-naturelle, de se vendre entre eux les morts pour lesquels ils étaient obligés de prier,
F. DELAUNAT, JOUm, OffU. 2( aOlit *877, p. 6923,
8* col.
COLLECTEDR au Supplément. Ajoutes :\\ 6' On tdi employé quelquefois pour collectionneur. Son premier recueil est curieux, je le recommande aux amateurs et collecteurs, sainte-beuvb, Nouv. lundis, t.x (De la poésie en iS6b, iv).
t COLONAT. Ajoutez :]\1' Genre de possession d'origine féodale. Des colonats : art. 99. Les colons jouiront, à titre de propriété pleine et entière, du colonat et de toutes les dépendances, sous les réserves..., fl^cre* impér. du 9 décemb. iSH, lit. m {Bulletin des lois, a' 408).
t COLORADO (ko-lo-ra-do), s. m. Le doryphore à dix lignes {doryphora decemlineata) , insecte destructeur de la pomme de terre. Un couple do colorados produit, par année, environ i4,ooo insectes.... c'est en (823 que le Colorado a été aperçu pour la première fois, en Amérique, dans les montagnes Rocheuses, Jour», offic. 24 fév. (877, p. <427, ("col.tvoy. poRYPUORBau Supplément).
— ETYM. Espagn. coiorado, coloré.
t COLORIMÈIRË. AjouUx : || 2'' Appareil propre k mesurer les colorations. Pour faciliter la recherche des tons dans le travail industriel des impressions photochromiques, il a fallu créer un colonmètre, véritable dictionnaire des couleurs dont les quinze atlas sont mis sous les yeux des membres du congrès, Joum.o/Jîc. «avril «877,p. 2S85, 2* col. t COMMINER (ko-mmi-né), », o. Mot forgé du latin. Agir d'une façon comminatoire. L'horreur qu'il éprouve à l'idée de ces peines éternelles que l'Église commine contre ceux qui sont sortis de l'orthodoxie, *i.»mi rkviuji, Courr. littér. 26 iuill.
— ÊTYM. Lat. comminari (Toy. cokhination au Dictionnaire).
4. CO.MMIS. AjouUaWf Uni, tordu ensemble en façon de cordage. J'en suis si chéri, et la chaîne qui nous enlace est si étroitement commise avec le fil délié de sa vie, que je ne conçois pas qu'on puisse secouer l'une sans risquer de rompre l'auire, DiDBB. UttreXir,àFalcon«t, t. xviu, p. 24S, éd. Assézat.
t COMPULSORIAL, ALE (kon-pul-so-ri-al, a-l'), odj. Terme de droit. Qui a un caractère de corapulsioa, c'est-à-dire de moyens de rechercher des pièces, des preuves. Cette lettre est tirée de la partie compulsoriale du procès de canonisation de •ainte ChanUl , Uitt. ie sainte Chantai, t. u, P. 38, 7" éd. (876. '
CON
— ËTYH. Bas-lat. compulsorialis, do canoë, de compulsare (voy coupulseh).
t COMTADIN (kon-la-diii), adj. m. Qui a rapport au Comtat Venaissin. il Rite comtadin, rite particulier suivi par les juifs du Coralat Venais.sin, qui, parqués dans le ghetto, sous l'autorité des pafjes, avaient adopté un langage et un rituel un peu dillérents de ceux de leurs coreligionnaires, le Temps, 3 sept. m77, 3" page, 3' col.
\ CON 1)01. ÉANT, ANIE (kon-do-lé-an, an-t'), adj. Oui fait des condoléances. Je me retirai ;du ministère] sans réclamer même le traitement qui m'était dû, sans recevoir ni une faveur, ni une obole de la cour ; je fermai la porte à quiconque m'avait trahi, je refusai la foule condoléante, et je pris les armes, ciuteaubr. Uém. d'Outre-Tombe, T partie, à la fin.
— KTYM. Voy. CONDOLÉANCE.
t CO.XFECTIONNEMKNT (kon-fè-ksio-ne-man), s. m. Action de confectionner; état de ce qui est confectionné. Une marchandise n'était pas loyale, lorsqu'elle n'avait pas le confectionnement prescrit, DE LAMARRE et LE POITEVIN, Traité du contrat de commiss. t. m, p. «22, t" éd. t845.
CONJURER. — HIST. Ilxvi* S. Ajoutex : Ils [les huguenots] vous prennent [pour le baptême] de la belle eau claire d'une rivière, fontaine ou cisterne, sans la saler ni conjurer [faire une conjuration de.ssus] ou consacrer, marnix de sainte-aldegonde. Œuvres, éd. Ouinet, t. iv, p. 246.
t CONNOTER (ko-nuo-té), u. a. Terme de grammaire et de logique. Faire une connotation, c'est-àdire indiquer, en même temps que l'idée principale, une idée secondaire qui s'y rattache (voy. connotation au Dictionnaire). Les lettres majuscules A, B, C, etc. désignent les termes positifs; elles servent donc à dénoter un nom quelconque et à connoter la possession de certaines qualités, liard, Rev. philos, mars 4 877, p. 280.
t CONSCIEMMENT (kon-si-a-man), adv. D'une manière consciente. Consciemment ou non, ils [les partis monarchiques] avaient rêvé le salut par une espèce de coup d'État à la façon du 2 décembre ou du i" brumaire, le Temps, t8 août t877, i" page, 5' col.
t ÇONSCIOSITÉ (kon-8i-6-zi-té), ». f. Sentiment de soi-même, mode de la sensibilité générale qui nous permet de juger de nous-mêmes, leibnitz, Nouveaux Essais, Avant-propos.
— ÉTYM. Dérivé irrégulier du lat. conscius, conscient, comme s'il existait uo adjectif conscieux. C'est l'équivalent de l'anglais consciousness.
t . CONSIGNE au Supplément. Ajoutes : || 4° Terme de chemin de fer. Lieu où l'on dépose en garde les colis des voyageurs. Quatre malles sont là regorgeant d'effets et de linge; il veut les expédier au chemin de fer sans attendre le lendemain, car le lendemain est le jour fixé pour l'incendie ; il va les remettre lui-même à la consigne. Gaz. des Trib. ti mars (877, p. 243, 2' col.
CONSISTORIAL au Supplément. Ajoutes : jl S" S. f. Une consistoriale, une église de consistoire, chez les protestants. La division de cette Église [l'Église protestante de Paris] en plusieurs consistoriales, Journ. ofjic. 28 avril (877, p. 3(08, S'col. La légalité de la division de l'Église actuelle de Paris en plusieurs consistoriales , ib. p. 3(09 t" col.
t CONTRE-PLAINTE (kon-treplin-t'),ï. f. Terme juridique. Plainte faite en opposition à une plainte antécédente. Sur le grief tiré de ce que le jugement, en accueillant la contre-plainte, a condamné X... et consorts chacun à 26 fr. d'amende pour diffamation envers le sieur A..., Gax.des Trib. (7 avr. (877, p. 368, 4* col.
t CONTRE-SURESTARIE (kon-tre-sur-è-sta-rie), ». f. Terme de droit maritime. Dommages et intérêts pour la prolongation du retard dit surestarie au delà de la starie ou jours de planche. Lorsqu'une charte-partie fixe le nombre des jours de planche, et ensuite celui des surestaries, ainsi que l'indemnité à laquelle ceux-ci donneraient droit, sans s'expliquer sur les jours de contre-surestaries, l'indemnité due pour ces derniers ne doit-elle pas, suivant les usages maritimes, être calculée à un taux plus élevé que pour les surestaries? Gai. des Trib. (3 avril (877, p. 355, i" col.
CONTREVENT. Ajoute! : || 2- Cloison en pierre ou en bois. Ils établiront, au pourtour du lavoir et dans toute la hauteur, un contrevent de 25 centi mètres d'épaisseur, construit en meulière, hourdé en ciment ou en toute autre matière analogue, 1 ayant pour résultat d'isoler complètement le lavoir
COU
d^s habitations voisines, (.'a* de* Trib. ï-4 sept,
(877, p. 857, 4- col.
t 2. CONVENANT au Supplément. i; 3' Ajoutez : Il Convenant se dit aussi du bien tenu par bail à convenant. Le feu se déclara dans le toit en chaume d'une maison située au convenant Le Uorgne, commune de Saint-Nicodème, département des Cûles-du-Nord, Gaz. des Trâ. 24 oct.
1877, p. (029, 3« col.
CONVERTISSEUR. || !• Celui qui convertit les âmes. Ajoutez : |{ Il se dit aussi au féminin. Eugénie [de Guérin], avec ses scrupules, n'auraitelle pas eu de certaines craintes pour le salut de la protestante inconvertible et convertisseuseî SAINTE-BEUVE, ^'ouiî. lundis, t, IX (Mlle Eu{iénit de Guérin et Mme de Gasparin, il).
t CO-OCCUPANT (ko-o-ku-pan), ». m. Celui qui occupe avec un autre ou d'autres. Droit de cooccupant, lasteyrie, Rev. des Deux-Xorides, dans SCHOLL, Programme, p. (4.
t COl'ARTAGfi (ko-par-ta-jé), ». m. Terme de droit. Celui qui a une part dans un partage d'héritage. Le partage fait par l'ascendant [par exemple par un père en son testament] pourra être attaqué pour lésion de plus du quart ; il pourra l'être aussi dans le cas où il résulterait du partage et des dispositions faites par préciput, que l'un des copartagés aurait un avantage plus grand que la loi ne permet. Code civil, art. (079.
COQ. Ajoutez : || 8° Sorte de fer de blanchisseuse. Aussi s'appliquait-eile, muette, soigneuse, repassant les bouillonnes et les entre-deux [du bonnet] au coq, un œuf de fer fiché par une tige dans uA pied de bois, e. zola, l'Assommoir, chap. v.
CORAILLEIR. Ajoutez : \\i' S. f. Corailleuse. Elle était corailleuse. c'est-à-dire qu'elle apprenait à travailler le corail, lamart. Graziella, m, 9.
CORBEAU au Dictionnaire et au Supplément. Ajoutez : Il 9* Engin de pêche. Quatre ouvriers mineurs avaient été surpris péchant dans la rivière d'Allier, non plus avec des filets ou des corbeaux, ces engin.s-là ne vont plus a.sscz vite, mais bien avec des cartouches de dynamite confectionnées exprès, Extr. du Moniteur du Puy-de-Dôme, dans Je Nouvelliste de i'arr. d'Avranches , du 8 oct. (877.
t CORDÉE. Ajoutez : \\ 8* Terme de mineur. Temps employé à dérouler et enrouler sur le treuil la corde qui monte et descend les bennes. Actuellement cette marche [celle de l'ascension des bennes] s'est améliorée, et nous avons pu constater des cordées de 65 secondes. Revue scientifique du 25 mars (876, p. 293.
t COROELISER (kor-de-li-zé), v. a. \\ 1" Ceindre le corps d'une corde comme les cordeliers. ||2* V. réfl. Se cordeliser, se ceindre le corps d'une corde.
— HIST. XVI' s. Ils [les huguenots] ne tiennent en aucun honneur la sainte corde dont les frères mineurs se cordelisent, marnix de ste-aldegonde, Tableau des différends de la religion, (Euvres, éd. Ouinet, t. IV, p. 22.
— ETYM. Voy. CORDELIER.
t CORRfiALITfi (kor-ré-a-li-té), ». f. Terme de droit romain. Solidarité entre débiteurs. La librairie Marescq aîné vient de mettre en vente un Traité de la solidarité, précédé d'une étude sur la corréalité et la solidarité en droit romain, et contenant sur chaque question la jurisprudence la plus récente, par M. Eugène Loison, docteur en droit. Gaz. des Trib. (9 avr. (877, p. 37«, 4* col.
— ÊTYM. Lat. correus, débiteur engagé solidairement avec d'autres, de cum, avec, et reus, qui a contracté un engagement.
t COTERD (ko-têr), ». m. Nom, dans la Suisse romande, de réunions de villageois, de femmes surtout, qui causent devant une maison ou dans l'intérieur de la maison. Le roman ne parait être d'abord qu'une simple pastorale; on est en plein village, on assiste au coterd, on va faucher et faner, E. RAMBERT, Bibl. univers. t" août (877.
— ÉTVM. Bas-lat. cola, cabane (voy. coterie).
t COTfiRIADE (ko-té-rl-a-d'), ». f. Sardines decotériade, celles que l'armateur distribue aux marins de l'équipage à l'arrivée des bateaux. Douanes, Tarif àe (877, p. CLXxvn.
— ÊTYM. Ce mot semble tenir à coterie. COTISER. Ajoutez -.US* Absolument. Payer une,
cotisation. Lorsqu'un sociétaire aura cotisé pendant dix-huit années...., il aura droit à une rente , Statuts annexés au décret du (( j'ini'. (877, BuU, de.i (ors, partie suppl. (" sem. (877, p. 7(9.
t COUFFIN (kou-fin), ». m. Le même que coulfe (voyez ce mot au Dictionnaire). Sacs, couffins et au-
CRO
très récipients, Règlement det Docks de Karseille, 4870, p. 46.
CODP au Dictionnaire et au Supplément. Ajoutez : Il 29*j Le coup de poing de la fin, expression qui, depuis les Siystéres de Paris d'Kugène Sue, se dit communément pour exprimer le dernier CDup porté, le dernier trait. Il traite nos enfants de jeunes communards, de libertins, de gamins pervers, déjeunes drôles.... et il termine son article par cette phrase, qui est le coup de poing de la fin : l'Université était atliée; elle est aujourd'hui radicale, pr. sarceï, le XIX* siècle, H août (877.
t COURETTE (kou-rè-t'), s. f. Se dit, dans certaines villes du nord de la France, de petites cours entourées de logements. Il y a dans les courettes de Lille de véritables sauvages, Journal de la Meurthe, n oct. 1876.
t COURRKAU (kou-rô), ». m. Nom, à Bordeaux, d'une sorte de navire. Un jeune homme me demanda deux bateaux pour transporter sur un courreau qui se trouvait en rade [à Bordeaux) sept fûts de rhum, Gaz. des Trib. 24-83 mai 4 877, p. 494, 4* col.
— KTYM. Bas-lat. curellus, currellus, char, véhicule, dérivé du lat. currus, char.
COURTAUD. Ajoutez: — RE.M. Courtaud de boutique, cette expression vient de ce que, autrefois tous les gens de haute condition portant des vêtements longs, il n'y avait que les gens du peuple qui portassent des habits courts; un courtaud de boutique est un homme vêtu d'un habit court et servant dans une boutique. Bibliothèque critique, AmstiTdam, 4 7(i8, t. ui, p. 324.
Coi ver Ajoutez ; || 6° Neutralemenl et populairement. Couver, se mettre sous les pieds ou entre les jambes un pot de terre rempli de braise et de cendres chaudes; habitude des femmes en Normandie.
CRACHOIR. Ajoutez : || 2* Nom, au xviif siècle, de loges de l'Opéra situées du côté de la reine au rez ae-chaussée, Journ. ojfic. 22 sept 4877, p. 6436, 1" col.
t CRASSERIE (kra-se-rie), s. f. Acte do crasseux, de vilain. Vous lui avez fait, je suis trop poli pour dire une crasserie, mais enfin une chose qui ne se fait pas, E. ABOUT, ilt(iâii(, n.
t CRÉMEUX. Ajoutez:— HIST. XVI' S. Le beurre cresmeux, de bhach, t. ii, p. 4 62.
t CllÉOLEMENT (kré-o-le-man), adj. X la façon des créoles. Miss Tilda Jefferson, une enfant paresseuse. Paresseuse créolement, ehnest d'heb- VILLY, À la Louisiane.
t CRÊPELU. Ajoutez : — REM. Th. Gautier a dit crcsi/elé (mieux écrit crèpelé) : Nous avons vu en songe se pencher du haut dos terrasses blanches ces belles filles aux tresses d'or crespclées, dans SAINTE-BEUVE, Nouv. lundis, t. vj {Th. Gautùr, I).
t CREpELURE (krépe-lu-r'), s. (. État d'une chevelure crèpelue. Deux longues mèches se détachaient capricieusement des crèpelures, th. GAi'TiEH, le Capitaine Fracasse, il.
t 2. CREUSE.VlEi\T au Supplément. Ajoutez : Il 2° 11 se dit aussi au propre, en creusant, en enfonçant 11 faut lui planter [à une jeune fille] creusement dans son esprit la vraie crainte de Dieu, et l'élever es plus saints exercices de dévotion. Lettre de saint François de Sales, dans Histoire de sainte Chantai, Paris, 4 870, 7' éd. t. i, p. 347.
t CRISTALLOÏDE. Ajoutez : || 2' S. m. Terme de botanique. Partie de l'albumen des graines des plantes, laquelle est la forme de réserve de l'azote, VAN TiEGHEM, Acad. des se. Comptes rend.
t. LXXXIV, p. 584.
CROMWELLISTE (krom'-ouè-li-sf), s. m. Partisan de Cromwell. C'est [le principe d'un pouvoir qui réside dans le corps de l'État indépendamment du droit divin des roisj le fondement des cromwellistes et celui des parlementaires qui ont détrôné Jacques II, arnauld, dans sainte - beute, Port- Uoyal, 3" éd. t. v, p. 457.
4. CROQUANT. Ajoutez :— KKil. C'est à cinq heures du matin que j'ai quitté le puits, car les voitures des cronuanls de Kontenay, Bagneux. commençaient à rouler. Lettre de l'aS'asxin Unyaux, natif de l'Indre, dans Gaz. des Tnb. 44-46 mai 4877, p. 465, 4' col. Ici croquant signifie paysan sans aucune signification défavorable. C'est aussi au sens de paysan sans signification défavorable qu'il fa^iientendre croquant dans ce passage de La Fontaine : Passe un certain croquant qui marchait
DEF
les pieds nus; Ce croquant, par hasard, portait une arbalète, Fabl. li, 42. Le Dictionnaire a tort d'y voir le sens d'homme sans consistance.
t CULBUTEUR. Aiouttt : || «• Appareil mécanique servant à renverser un objet. On a imaginé plusieurs systèmes de culbuteurs avec lesquels la benne, poussée par l'ouvrier sur un plateau-bascule, vide son contenu en dessous et vient se remettre debout devant l'ouvrier, fl«o. seitntxfiqut,
26 mars 4876, p. Ï96.
t CUPROPOTASSIQUE (ku-pro-po-ta-ssi-k'), adj. Terme de chimie. Qui contient du cuivre et de la potasse. Il Solution cupropotassique, réactif employé pour la recherche du sucre. Un travail sur le sucre inactif, réducteur de la solution cupropotassique, H. DE PARVILLE, Joum. offic. 2» mars 4877, p. 2652, 4" col.
t DACRVON (da-kri-on), ». m. Terme d'anthropologie. L'un des points singuliers du crâne, situé à la partie supérieure du bord postérieur de la gouttière lacrymale, à la rencontre de l'os frontal, du maxillaire supérieur et de l'unguis ou lacrymal ; c'est l'extrémité interne du diamètre transversal de l'orbite.
— ETVM. Aixpu, larme.
t DAÏRA (da-i-ra), ». f. Nom, en Egypte, des biens personnels du khédive. Le khédive a donné en garantie les biens de son domaine privé ou de sa daïra, pour éteindre et liquider les engagements de la dette publique de ses i^tats. Gaz. des Trib. 22 juin 4876, p 843, 2' col.
t DARE. Ajoutez : — REM. La phrase suivante, empruntée à Diderot ; «Dare, dare, dare, voilà un homme qui vient en cabriolet, comme si le diable l'emportait,» a été mal comprise par M. Poitevin et par M.Littré. Dare, expression conservée dans le quart de la France, signifie derrière on arrière I Le mot répété, comme dans dare, dare, équivaut à « garez-vous vite!» La phrase de Diderot l'expliquerait au besoin. Dare, dare, ne veut donc pas dire ; Allez vite, mais reculez vite pour vous soustraire au danger. Il s'agit d'un mouvement prompt pour se mettre au repos en toute sûreté, et non pour prendre une course, M. C..., à Montpellier, dans Petit Journal du 43 avril 4877. L'explication peut être vraie pour la phrase de Diderot et pour la signification primitive, mais aujourd'hui dare, dare signifie au plus vite.
I DAUDY (dô-di), S. m. Nom anglais d'une sorte de navire. Vers six heures, un grand daudy anglais, le Juiia, de Guernesey, était signalé sur la rade de Saint-Malo, avec son pavillon en berne, demandant du secours, Extrait de la Vigie de Cherbourg, dius Journ. offic. i5sept. 4877, p. 6324,
3" col.
t DAWUM {da-vi-om'), s. m. Nom d'un métal qui vient d'être découvert. Sur le spectre du nouveau métal, ledavyum, serge kern, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxv, p. 607.
— ETVM. Davy, célèbre chimiste anglais.
t DÉBINAGE {dé-bi-na-j'), s. m. Action de débiner, de dire du mal (voyez débiner au Dictionnaire). Banquets fratricides où le dcbinage sert d'entrée, de premier service et d'entremets sucré, Figaro, 34 mars 4877.
t DÉCIMEUR (dé-si-meur), ». m. Employé chargé de recueillir les dîmes (mot forgé par Voltaire en opposition à décimateur). M. le curé peut faire aisément ramasser par sa servante les dîmes de blé et de pommes qu'on lui doit... mais il faudrait que le roi eût des décimcurs à gages dans chaque village, qu'il fil bâtir des greniers dans chaque élection, et qu'ensuite il vendît son grain et son vin, volt. Lettre à Mme Denis, 4» août 1752 (au sujet de la Dhne royale de Vauban).
•f DE CUJUS (dé-ku-jus'), mots latins qui »ont quelquel'oisemployésdans le langage juridiquepour désigner le défunt dont la succession est ouverte.
— ÊTYM. Lat. de, au sujet, cujus, de qui (la phrase complète est de cujus successione agitur).
t DÉCURTÉ (dé-kur-té), s. m. Circoncis. Sa Majesté Impériale (Catherine II) a donc assommé ces maudits décurtés (les Ottomans), aiue». UU. xxvi, 'i FaUnnet, éd. Assézat, t. xvm, p. 348.
— ETY.M. Lat. decurtatus, raccourci, de de, et ruriux, court.
t DÉFERLANT, ANTE (dê-fèr-lan, lan-t'), adj. Qui déferle. Dans ces parages, le canot de sauvetage affrontera des brisants redoutables, souvent il luttera contre une m^r dure, déferlante, et contre
DEN
dea oonranta d'une extrême riolanea, 4nnu«('r« d«i sauvetage, t. zii, p. 83.
t DÉPIKUR (dé-fi-eur), t. m. Celui qui déSe.
— Hisr. XVI* s. Il cuide que l'il peut c« derSenr surprendre..., oi brach, Im. ^ «8, reelo.
4. DÉFILER. AjoMez : \\ S* Défère les HIs d'un tissu, le décomposer en fllamenu. On dégage ensuite quelques flii [do tUiu douteux), on les détord entre les doigts, on les défile; et c'est i la longueur des fliamenu primitifs qu'on reconnaît leur nature : si ces fllamenta ont plus de quarante millimètres de longueur, Il y a certitude qu'ils ne sontpaade coton. Douane», 7an/dei877, note 609.
2. DÉFILER. Ajoutet : || V.rifl. Se défiler, passer sons le feu de l'ennemi en webani profiter de tooi les obstacles et accidents de terrain, pour se tenir à l'abri de sa vue et de ses coupa.
t DÊFILKUR (dé-fl-leur), ». m. Terme de marine. Navire qui défile, qui file le long de. Dant ces parages [an nord et au sud de Terre-Neuve], la pèche a été véritablement désastreuse pour le* navires dont les équipages étaient établis à terre et pour les déflleurs du golfe, Journ. offic. 8 oct. 4877, p. «694, s* col.
t DÉGOI.PER (dé-gol-fé), v. n. Terme de marine. Sortir d'un golfe. La mer était gr<isso ei ce n'est qu'avec peine que j'id pu dcgolfer le cinquième jour aprèi mon départ, Journ. offic. M mai 4877, p. 3»»&, i~ col.
t DEGRAVELLE.MP,NT (dé-gra-vè-le man), ». m. Action de retirer le gravier. L'Ingénieur chargé des travaux de la Bièvre reconnut son uuelligence. [de Ficschi) en le nommant chef d'équipe des ouvriers chargés du dégravellemenl de l'aqucducdArcueil, Journ. offic. du 3ii aoùi 4877, p «ssu, j- col.
— ËTYM. Voy. dégraveler au Diclioiinaire.
t DfiHnrx/^KR (déou-llé, i< mouillées), c. a. Exécuter'ieîiehouiliemenl. L'expérience à démontré que ces méthodes.... permettent de dibouiller entièrement toutes les grandes courbes, Hev. scientif 25 mars 4 878^ p. 2»&.
t DÉLOGE (dé-lo-j), ». m. Nom propre employé par jeu de mots dans cette locution l^ilre Jacques Déloge, déménager la nuit .sans tambour ni trompette, c'est-à-dire s'en aller ets'esquiver. Le pendard I il fait Jacques Déloge; il a raison, il vaol mieux être plus poltron et vivre plus longtemps, /'o> médie des proverbes, p. 74. || On dit dans le même sens: Prendre Jacques Déloge pour son prcMureur.
t DÉMÊLURES(dé-m6-lu-r'),». /•. p{. Cheveux qui tombent quand on les démêle. Chez beaucoup de perruquiers on lit, en annonce - Achat de démêlures ; postiches en tout genre.
t DÉMOGORGON au Supplément. il^ffuMj ■ — HIST. xvr g. L'ancien père des dieux Demognrgon demeura en son abysme et au parfond centre de la terre; si n'en peull oncques e.schaper, jeam Lt MAIRE, /Ilu.<(rali'on» de Gaule, i, 28. E' r.»ti.;eut tous enfans d'Herebus, c'est-à-dire Enfer, filz de l'ancien Demogorgim et de l'obsrure profondité des abysmes appelle Chaos, iD. ib. X cosie gausi he de la grande chauldiere, à trois lois»» près les gryphes de Lucifer, tirant vers la chamlin m ire de Demogorgon, bas. Pan», ni, »2. Il Uemuttorgon est une ancienne altération de demiourgun (voy. DÉMIURGE au Dictionnaire), qui se trouve daoa
RABELAIS, Pant. IV, 47.
t DÉMOGRAPHIE. AjouUz : — REM. C'est à Guillard (né en 4 799) qu'on doit la création du terme de démographie, lamouroux, Rapport au conseil municipal de Paris, »7 févr. «877, p. 4.
t DÉMONERIB (dé-mo-ne-rie), ». f. Action, intervention d'un démon. Ne saurait-on avoir le Socrate aans les démoneries, comme dit UuutalgneT SAINTB-BEOVB , Port-Royal, 3- éd. t. lu,
t DÊMONYME (dé-mo-ni-m'), ». m. Genre spécial de pseudonyme dont un auteur se sert qin.nd il fait paraître un ouvrage avec une indication comme celle-ci : • Par des travailleurs et de» commerçants •, qoérahd. Supercheries litUrairet, 2* éd. t. III, col. 850 a b.
— ETYM. Aîiao;, peuple, et ivo|ta, nom.
t DENSIMÉTRIE (dan-«imé-trie), ». f. Terme de physique. Mesure de la den.site; emploi 'in i-
mètre (voy. ce mot au Dictionnaire).
t DKNS1.MÉTRI0UE (dau-si me-lri k ), a-i . ynl a rapport à la densiuiêtrie, an densimc re. Constater la quantité d'huile lampantes f.i e..rei densimélriques qu'elles [les huile» biute» de schiste et deboghead] fournissent, Douanes, Tarif de 1877. n' 277.
DIS
t nRRTn, TR (dan-tu, ine), adj. Ann< de denta.
Limaces, limaçons, insectes de mille aortes, nés dciitus, armés d'appareils formidables, hiciielet^ VUmeau, p. «îl».
— Hisr. XIII* s. Scngliers grans et dentus, dont grandement y a, D"nn, v. 1671.
t UP.PIIILOSOPIIISKK (dé-H-lo-zo-fi-zé) , t). a. ôier le caractère philosophique. || V. réft. Se déphilosopbiser, s'Ater le caractère philosophique. Il y eut no tollé général contre l'abbé philosophe [Raynal] qui, après s'être déprêtrisé autrefois, venait se déphilosophiser aujourd'hui, sainte-beuve, Snuv. lundtt, t. Il [Kémoires de Halouet, m).
t Of.PISTKDR (dé-pi-steur), t. m. Celui qui dépiste, poursuit, découvre. H. Emile Campardon, un des plus ingénieux dépisteurs de curiosités littéraires et théâtrales, alph. Daudet, /oum. offie. 23 avril («77, p. 30)7, 3* col.
t OÈPOfiTiSKR (dé-po-é-ti-zé), v. a. Oter le caractère poétique. Il y a longtemps que le Niagara est dépoétisé : on y entend aujourd'hui le sifflet des locomotives, Joum. oflic. 25 mai 4877, p. 3996, 3' col.
i l»ÉKAILER. Ajoutez : || Fig. Dérailer au figuré pour dévier, comme l'employait l'autre jour dans nn fort bon article tout classique M. Gaston Paris, un jeune savant fils de savant, saintb-beuvb, Ndw. lundis, t. VI {l'nugHas).
t nfiROUGlR. Àjnalex : — HIST. XIII* S. Et Vespée lues jaussitôt desrongist, S'est biele et nete et esclarcie, li Chevaliert as deux espées, publié par Fôrsler, v. I083o.
+ DÊSAKÇONNEHKNT (dé-zar-so-ne-man), s. m. Action de désarçonner; état de qui est désarçonné. Il Fig. De cette première secousse, de ce désarçonnement inattendu, il nous est resté cette conviction, à savoir que ceux qui admirent d'abord un tel ouvrage [la Ronde de nuit de Rembrandt] ne sont point sincères, B. beroerat, Joum. offic. 2S sept.
«877, p. 6482, 3* col.
t DÉSÉDIFIER (dé-zé-di-fi-é), v. a. ôter l'édification (euphémisme pour scandaliser). Elle [la paroisse] avait un autre droit, celui d'être édifiée et non pas d'être désédifiée, Journ. de Genève, 18 sept. t877.
t DF-SENCANAILLER (dé-zan-ka-na-llé, 12 mouillées], V. a. Tirer du milieu de la canaille. || F. réfl. Se désencanailler, perdre les manières, l'esprit de la canaille. Les goûts bas contractés dès la jeunesse ne se désencanaillent jamais, e. about, Vlnfàme, i.
t DÉSENGAÎNER (dé-zan-ghê-né), e. a. Tirer de la gaine. || Fig. Il fallait désengatner la morale de tout ce revêtement artificiel, sainte-beuve, Nouv. lundis, t. m (De la connaissance de l'homme au Tvn« et au xviw siècle, p. 236, éd. de I8S5).
t l»fi>EX?(()BLIR (dé-zan-no-biir), t'. a. ôter la noblesse. Ne se sentant point la capacité de l'étude, ils [les bohèmes] ont regardé l'étude comme une bassesse qui désennoblit le génie, veuillot, Odeurs de Paris, u, 6.
f DESSALAGE (dè-sa-la-j'), s. m. Action de dessaler. Voici un moyen.... d'opérer le dessalage des viandes et du poisson salés, le Nouvelliste de l'arrondissem. d'Avranches, (5 avril 1877.
DËTeK.MLNATlF. Ajoutez : Il 2' Qui décide, qui tranche. L'esprit critique rend les hommes détcrminatifs, et leur fait préférer leur, goût et leurs conjectures, qu'ils croient dictées par le bon sens, à toute tradition et à toute autorité, Bibliolh. cril. t. m, p. t3<, Amsterdam, <7U8.
t DEVEINARU (dé-vè-narj, ». m. Terme populaire. Celui qui est en déveine. Delobelle rencontrait toujours sur le boulevard un déveinard comme lui, alph. daudbt, Froment et Risler.
— ETYM. Déveine. Veinard est au Dictionnaire.
t 2. DICTATEUR (di-kta-teur), ». m. Celui qui dicte, nom que prenait plaisamment Voltaire, quand il dictait à son secrétaire. L'bermite de Tourney et des Délices est dictateur, parce qu'il a mal aux yeux, vow. Leur, à Thiriot, b déc.
— ÉTYM. Dicter. Le vrai mot serait dicJeur, comme chanteur de chanter.
DIGÉRER. Il 7* A;out«x .-[ISe digérer, être l'agent de sa propre digestion. Si l'albumen de la graine est charnu, s'il est actif, il se digère luimême, et l'embryon n'a qu'à absorber les produits de cette digestion, u. de parville , Journ. (i//ic. 29 mars 4877, p. 2663, <" col.
, t DISPERSEMBIVT (di-spèr-B»man), t. m. Action 4e dispmeYj état de cis qui é'st dispersé. Malgré