‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 683 sur 754 · MED · texte numérisé non relu

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— ÊTYM. Lat. inoniis, main, et curare, soigner. Voy. au Dictionnaire manuluve. La forme en i est acceptable.

1UANIE.>IKNT. Ajoutex : — REM. Au xvi" siècle, i côté de maniement, on a dit maniance. Vous sçavez que ni sou Excellence lie prince d'Orange], ni aulcun des siens n'ont jamais eu maniance d'un seul denier public, marnix de ste-aldegondb, Œuvres, éd. Quinet, t. iv, p. 73.

MANUFACTURK. Ajoutes : || 6" Fig. Los manufactures de l'esprit humain, les produits du travail intellectuel, les livres. Le commerce des pensées est un peu interrompu en France; on dit même qu'il n'est pas permis d'envoyer des idées de Lyon à Paris; on saisit les manufactures de l'esprit humain comme des étoffes défendues, volt. Lettre à Élie de Beaumont, )3 janv. iis&.

— UEM. Voltaire a dit manufacture de vins pour production de vins. Monsieur le comte, vos manufactures sont fort au-dessus des miennes ; mais aussi Votre Excellence m'avouera qu'elle est un peu plus puissante que moi ; je commence par la manufacture de vos vins que je regarde comme la première de l'Europe, volt. Lett. au comte d'Aranda, 20 déc.

* . MARBRE au Supplément. Ajoutex : || IB* Anciennement, marbre d'hôtel, plaque de marbre indiquant le nom d'un hôtel. Le président à mortier de Visemont fut le premier [magistrat] qui fit mettre sur sa porte le marbre d'hôtel, duclos, cité par H. baudrillart, dans Journ. offic. 25 août

1877, p. 6972, 2» COl.

MARÉE. Il 1° Ajoutez ; || Faire marée, prendre le temps où la marée est favorable pour entrer dans un port ou en sortir, Journ. ojfic. i 9 octob.

1877, p. 6872, 3" col.

t MARGOUILLISTEau Supplément. Ajoutex: — REM. 11 est dit que margouilliste est une qualification méprisante imaginée par Voltaire. C'est une erreur. Margouilliste était le nom d'une secte do convulsionnaires, comme on le voit par ce passago-ci : C'est qu'en présence des recrues des convulsionnaires..., qui faisaient secte, et dos sectes à plusieurs branches, les augustiniens, les vaillantistes, les margouillistes, etc., il fallait bien intervenir, SAINTE-BEUVE, Port-Royal, S' éd. t.vi, p. 79.

\ MARIANISME (ma-ri-a-ni-sm'), s. m. Prévalence du culle de la Vierge. Le marianisme, cette tendance à faire d'une religion nationale une religion do boudoirs, Journ. de Genève, 41 oct. 4 877.

t MARMITONNERIE (mar-mi-to-ne-rie), s. f. L'ensemble des marmitons. Hola I ho I toute la marmitonerie, qu'on se dépêche, TH. oautier. Capitaine Fracasse, m.

— Ktym. Marmilonner (voyez ce mot au Supplément).

MARMOT. Ajoutex : \\ 5" Nom, en Suisse, du cochon de lait apprêté de manière à avoir un goût de gibier, Revue britanique, nov. )874, p. 76.

M.\TEI-AS au Supplément. Ajoutex : || 4" Dans l'ancienne procédure criminelle , interrogatoire sur le matelas, dernier interrogatoire de l'accusé, ainsi dit du matelas sur lequel on retendait après la torture, a. u\VKi,Rev. des Deux-Mondes, < 6 sept.

t MATHANASIANA (ma-ta-na-zl-a-na), s. m.

Recueil des dires de Mathanasius. Les Mémoires littéraires de Saint-Hyacinthe ont été publiés sous le nom de Mathanasiana ; Mathanasius était le pseudony me sous lequel Thémiseul do Saint-Hyacinthe avait publié le Chef-d'oeuvre d'un inconnu. Saint-Hyacinthe même est un pseudonyme; il s'appelait Hyacinthe Cordonnier.

MATRICCLE. |1 2° Ajoutex : \\ Dans l'argot des casernes, user sa matricule, avancer dans son temps de service, bernadillb, le Français, 28 août (877, 2* page, 6' col.

MATROJfAL, ALE(ma-tro-nal, na-l'), adj. Qui appartient aux matrones, aux dames. [Chateaubriand) parlant des femmes romaines, de ce caractère matronal et digne qui les distingue dès la jeunesse bienplus que la grâce, sainte-bbuve. Chateaubriand et son groupe littéraire, Paris, 186), 1. 1, p. 398.

— ÊTYM. lat. matronalis, de matrona, dame (voy. matrone).

tMÉCÉ.MEN, lENNE (mé-sé-niin, nié n'), adj. Qui appartient à un Mécène. Ce sont aujourd'hui les villes qui remplacent les grands seigneurs dans le rôle mécénion que l'histoire de l'art leur attribue jusqu'au siècle dernier, E. bergebat, Journ. offic.

t MÉDICO-LÉGAL, ALK (mé-di-ko-lé-gal, ga-1'), ad;'. Qui concerne la médecine légale.

MIG

t MfiDICO- LÉGALEMENT (mé-di-ko-lé-g«-leman), ado. Au point de vue médico-légal. Jo regardai comme un devoir do remonter dans lo passé [pour étudier une sorte d'aliénation], et de continuer une surveillance médicale dans l'avenir; ce procédé avait deux mérites : médico-légalement, il était scientifique ; moralement, il était honnête, LASÈGUE. l'Union médicale, t" mai (877, p. 7*2.

MÊLE. Ajoutex : || S. m. Le mêlé, nom populaire d'un mélange d'cau-de-vie, de cassis et d'anisette ou de liqueyr de menthe.

t MÉLOPIIOBE (mé-lo-fo-b'), adj. Qui bail la musique. Les préfets mélophobes, le National, 28 août 1877, )■• page, R" col.

— ÊTYM. MéXo;, musique, et fogiia, craindre.

t MENÉE (menée), s. m. Nom, chez les Grecs, d'un livre contenant les prières et les hymnes à réciter en chœur; il est divisé en douze tomes, un pour chaque mois. Tous les faux actes du saint [saint Thomas, apôtre] et les menées des Grecs portent que le roi infidèle, irrité contre l'apôtre qui avait baptisé plusieurs personnes de la cour, lo livra à ses soldats pour le mettre à mort, et que ceux-ci, l'ayant conduit sur une montagne voisine, le tuèrent avec une lance, oodescart, fie des saints, t. xn, p. 29).

— ÉTVM. Myivoiîov, de |J.»]V, mois.

t MENOTTER (mo-no-té), v. a. Enchaîner par des menottes. Et tu crois follement, dans tes mains de pygmée, Menotter notre zèle et bâillonner nos cris ! BARTHÉLÉMY, Némésis, Liberté de la presse. Il Le Dictionnaire a menotte.

t MENI'ALITÉ (man-ta-li-té) , s. (. Terme de philosophie. État mental. Les événements contraires [à l'esçrit de 1780] ne pouvaient empêcher et n'ont pas empêché do se produire le changement de mentalité inauguré par les encyclopédistes, H. stupuï, la Philosophie positive, nov. déc. )877, p. 452.

t MÉONIDE (mé-o-ni-d'), s. m. Terme d'antiquité. Homme de la Méonie ou Lydie. || Le Méonide, le poète de Méonie, Homère. Eh quoil ditil, tu fis Armido, Et tu peux accuser ton sort ; Souviens-toi que le Méonide, Notre modèle et notre guide. No devint grand qu'après sa mort, FONTANES, Stances à Chateaubriand.

— ÊTYM. MaioviÔT);, de Maiovî», Méonie.

t MÉOTIDE (mé-o-ti-d'), adj. fém. Palus Méotide, nom ancien de la mer diteaujourd'hui merd'Azow. Il Par extension. Qui a un caractère d'impureté paludéenne. On a dit que l'air rejeté dans la circulation générale par les ventilateurs d'hôpitaux constituait une sorte de pluie méotide chargée d'insectes, de miasmes, de pellicules, maxime du CAMP, Revue des Deux-Mondes, )•' août )870, p. 630.

— ÊTYM. MaiÛTi;, ainsi dit des Maiûraij peuple scythe.

t MERCANTILISTE (mèr-kan-ti-li-sf), s. m. Celui pour qui la monnaie et les métaux précieux sont la richesse par excellence, sinon la seule, Journ. offic. 27 sept. )877, p. 6524, v col.

MERINGUE. — ÉTYM. M. Ch. Berthoud conteste l'étymologie de Mehringen, qui est au Dictionnaire. Il ne croit pas qu'il y ait do Mehringen, et suppose qu'on a voulu parler de Meijringen, beau village du Hassli dans l'Oborland bernois, qui produit en effet beaucoup de crème, mais point de meringues; malgré l'analogie du mot, il n'en a jamais exporté, d'autant plus que cette pâtisserie est peu exportable de sa nature. Les Allemands ont le mot Meringel, mais il paraît provenir du français.

f MESSIN, INE (mè-sin, si-n'), adj. Qui est de Metz, du pays de Metz. Sa conduite généreuse [du docteur A. Paulin] lui acquit alors, dans la cité messine, de ces amitiés qu'on ne noue qu'une fois dans la vie, sainte-beuve. Nouveaux lundis, t. vi (Appendice, Journ. offic. Un cas de pédanterie).

t MÊriVEUR (mé-ti-veur), s. m. Nom, dans quelques provinces, du moissonneur. Le métiveur a des rêves plus hardis, andré theuriet, la Poésie populaire en France et la Vie rustique, Rev. des Deux-Mondes, )" mai )877.

— ÊTYM. De même origine que métatjer.

\ MEULIER. Ajoutes : || 2° Monolithe celtique. Le transport des meuliers se conçoit facilement; il a suffi sans doute de les faire rouler sur euxmêmes.... un meulier connu sous le nom de Pierre au moine, H. de paeville, 20 sept. 1877, p. 640;t, 3' col.

MIGNON au Supplément. Ajoutex : || S" Au pi. Des mignons, sorte do souliers d'enfajits. Alfred de Musset, tout enfant, eut un jour do petits sou-

MOU

Mers rouges fort jolis, qu'on appelle, je crois, de* mignons; et, pondant qu'on les lui mettait pour aller à la promenade, comme cela tardait un peu, il s'impalienlait et disait 1 u bonne : Dépêche-toi, jo veux sortir, mes mignons icront trop vieux, SAINTE-BEUVE, Causerift du lundi, t. xy {Criliqut religieuse, par Scherer).

MINÉRALISATKUR. Ajoutêx: || fAdj. Oui donne à un liquide des qualités minéralci. Le vin jouit do l'avanlngo do conserver longtemps Intact son élément mlnéralisateur (le fer qu'il contient], c« qui est contestable pour les eaux, mime |oar celles qui sontio plus saturées d'acide carbonl(,ue, Journ. offic. )0 sept. 1877, p. «24j, 3* col.

MIROIR. Il H'Ajoulex .-jl Terme de mineur. Surface polie qui, dans la houille, fait une séparation entre les planches de schiste et le banc massif dn toit, fletj. tcienti^que, 25 mars i»7«^ p. s»».

tMISRAY.U(mi-sra-im')ouHIZRAIH(ml-zra-lin'), t. m. Nom hébraïque de l'antique Egypte. Les momies égyptiennes que Cambyse et le temps ont épargnées sont maintenant la proie de mains rapaces ; Mizralm guérit les blessures, et Pharaon est vendu pour fabriquer du baume, n. taink, Hist. de la liltér. anglaise, 1. 1. llv. 11, ch. m, g it.

MITAINE. Ajoutex : || 8* Voleuse, détonrncuse à la mitaine, femme portant des souliers plats, et qui, dans un magasin, fait tomber une ou deux pièces de dentelle qu'elle ramasse avec le pied déchaussé et qu'elle cache dans son soulier; ces voleuses ne s'adressent qu'aux dentelles de prix. Journal des Débats, 11 nov. )877, 2* page, «'roi.

t MODELLISTE (mo-dè-ll-sf), ». m. Celui qui fait des modèles. On installe un atelier de modellistes à l'hôtel d'Egmont, où se trouvait alors le dépôt des cartes et plans [de la marine], Journ.

of^C. )7 juillet 1876, p. 648».

t MOLIÉRESQCE (mo-lié-rè-sk'), adj. Qui appartient à Molière. Bibliothèque moliérosque, par M. Paul Lacroix, Paris, 1875. Iconographie moliéresque, par le même, Paris. 187».

t MO.UERIE (mô-me-rie), s. f. L'ensemble des mômes (voy. ce mot au Dictionnaire). Le populaire et la mômerie se portent au-devant du bataillon, j. VALLÈS, la Rue, la vie de province.

t MONSIEL'RISER (mo-sieu-ri-zé), v. a. Dire monsieur à quelqu'un au lieu de citoyen. || Absolument. Que ceux qui veulent monsieuriser rentrent dans les coteries qui admettent ce langage; mais ces messieurs doivent renoncer à être employés par la république, CircuJai're du Directoire signée par Carnot, dans Rev. des Deux-Mondei, 15 août )877 ((/n mttm(('re JOUI la révolution).

— ÊTYM. Jfonîiciir. Moruieuriser est fait comme monseigneuriser.

t MORDORER (mur-do-ré), i. a. Donner la couleur mordorée. || Y. réfl. Se mordorer, prendre cette couleur. Les gazons se mordorcnt, la terre scintille comme un écrin, th. Gautier, dans Sainte-Beuve, Nouv. lundis, t. vi {Th. Gautier, m).

t MORMONISER (mor-mo-nl-zé), «. a. Donner le caractère mormon. L'individu est libre de se développer en tout sens, de s'associer sous toutes les formes, d'élire et d'entretenir des ministres du culte pour l'évangéliser ou le mormoniser, saintebeuve , Nouv. lundis, t. vu (Jf . Ë. de Girardin. II).

1 . MORNE. Ajoutex : || 3* Substantivement, apparence morne. Je remarquai un morne et une sorte d'indignation qui se peignit sur tous les visages, SAINT-SIMON, dans Scénesel portraits choisis dans les Mém. du duc de Saint-Simon , par Eug. de Lanneau, Paris, )876, t. 11, p. 132.

1. MOUCHER au Supplément. Ajoutes: || Se moucher du bras, s'est dit pour se moucher sur la manche. Us [les moines] sont baveux comme on pot de moutarde, et se mouchent du bras comme un boucher qui escorche un veau (xvr siècle), MARNix de ste-aldeoonde. Tableau des différends de la religion. Œuvres, éd. Quinet, t. iv, p. 23.

MOUFLE. Ajoutex : || 2* Garni de moudes (voy. moufle 2]. Cette magnifique opération (la pose d'un pont sur le Nil] a été faite à l'aide de quatre gros treuils, agissant chacun sur trois cibles moufiés à quatre brins sous le tablier et manœuvres par 64 hommes, Journ. ofUe.M juin l87ï,p.4S»4, 1" col.

MOURIR. — ÊTYM. Ajoutex : M. l'abbé -Tougard remarque que moriri n'est pas du latin fictif, qu'il se trouve dans Plaute et dans Ovide (voy. Dictionnaire latin- français, de Quichcral), et qu'une étude liturgique publiée par la Revue de l'an

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