‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 684 sur 754 · ORI · texte numérisé non relu

ORI

PAR

chrê'ien, xiii, ï«<, prouve qu'au %• et même encore.au xi' siècle on prononçait mor'ilur.

MUET. Ajoulex : || 13° Moût muet, moût qui n'est pas encore en fermentation, Douanes, Tarif (le (877, p. CXVIII.

MUNSTKH (mun-stèr) et quelquefois, mais moins bien, MINSTEK (min-stèr), s. m. Mot allemand qui signifie cathédrale, dôme. Pourtant qu'-.l était beau, tout ce couchant en feul Là se dressaient pour nous citadelle indienne, Temple grec et munster, tour, (lèche aérienne..., l'abbé R..., dans SAINTE-BEUVE, Nouv. lundis, t. ii, p. 266, Paris, 1864 [le Poème des champs). N'est-ce pas du haut de son minster [de Strasbourg] que prit l'essor l'hymne enflammé [la Marseillaise] qui parcourut d'un coup d'aile toutes nos frontières et plana sur nos jeunes armées comme une victoire? SAINTE-BEUVE, Nouv. lundis,i. \n{Histoire de Louvois, par M. Camille Roussel).

t MUTILANT, ANTE (mu-ti-lan, lan-t'), adj. Oui mutile La lèpre anesthésique mutilante, le Progrès médirai, io nov. (877, p. 84(.

t MYCOLOGIQUE (mi-ko-lo-ji-k'), adj. Qui appartient à la mycologie ou histoire des mucédinées, Journ. of/ic. 20 oct. 4 877, p. 6889, 3' col.

MYSTIQUEMENT, /(joutez; —HIST. xvi* s. Ce que les anciens prophètes et poètes mysticquement nous enseignent, disants les vains et fallacieux songes gésir et eslro cachez soubs les feuilles cbeutes en terre, hab. Paru, m, 4 3.

t NAPHTALISE, ÉE (na-fta-li-zé, zée), adj. Imprégné de naphtaline. La naphtaline, les engrais naphtalisés, la suie finement pulvérisée, N. llou- BES, dans Travaux de la Commission déparlemen- Ixle du phylloxéra, Perpignan, 4874, p. H8.

NAPHTE. — ÊTVM. Ajoutez : M. Max Holdstein m'écrit pour me faire remarquer que ce mot est sans doute d'origine hébraïque : npht désigne dans la Bible essentiellement une distillation, une exsudation, il s'applique surtout au miel (Ps. xix, 4 1). Le naphle pouvait faire l'effet d'une substance distillée ou exsudée par la terre.

t NATIONALISER (na-sio-na-li-zé), v. a. Donner la qualité nationale. Les produits d'origine française, naturels ou fabriqués, et les produits étrangers nationalisés en France par le payement des droits..., les marchandises nationales ou nationalisées..., Douanes, Tarif de 4877, p. cvi.

t NATURISTE. Ajoutei : || 2- Philosophe distinct des matérialistes, des athées et des panthéistes, et qui ne reconnaît d'autres lois que celles qui dérivent de la nature de chaque animal, sainte-beuve, Port-Royal, 3' éd. t. n, p. 392.

t NAUFRAGEUX, EU.SE (nô-fra-jeû, jeû-z'), adj. Fécond en naufrages. Dès l'ouverture, les deux aspects de l'histoire touchante [Paul et Virginie] sont déjà présagés et réfléchis dans le paysage, les deux aspects de la vie 1 la mer naufrageuse et l'abri sûr, sainte-beuve. Chateaubriand et son groupe littéraire, Paris, 1 861, t. i, p. 24 4.

t NIAISOT, OTTE (ni-è-zo, 20-t'), s. m. et f. Diminutif de niais. La jeunesse de M"' X... et sa grâce un peu minaudière habillent à souhait celte petite niaisotte de Marthe, alph. daudet, Journ. offic. 29 août 4877, p. 5894, 3' col. Il Adj. Un petit air niaisot. Une conversation niaisotte.

t NICUARD, ARDE (ni-char, char-d'), adj. Qui aime à faire des niches. Ces attrapes et ces niches do Louis XVIII lui [à Talleyrand] étaient restées sur le cœur; il l'appelait le roi nichard, saintebeuve, Nouv. lundis {Essai sur Talleyrand, par sir Henry Lytlon Bulwer, iv).

t NlltVANA (nir-va-na), s. m. Terme de la religion bouddhique. Absorption définitive de l'individu dans le grand tout, avec perte de la personnalité. C'ost un jugement assez étrange de transformer Jean Reynaud en bouddhiste et le plus croyant des hommes à la vie future en un apôtre du nirvana, f ■■^^ii. ik-H£t, la Métaphysique en Europe, Rev. des Dcux-Hondes , (6 mai 4 877.

— ÊTYJI. Sanscrit, nirvana, extinction, de nt're<t, souffler de haut en bas, éteindre en soufflant t NITRO-AÉRIEN (ni-tro-a-é-riin), adj. m. Esprit nitro-aérien, nom donné par Mayow, chimiste anglais du xvii* siècle, à la partie do l'air qui, dans la combustion, s'unissait avec le combustible; c'était l'oxygène, chevreul, Acad. des se. Comptes rendus, t. Lxxxv, p. 924.

t NOCEUX (noseù), s. m plur. Terme de la campagne. Ceux qui sont d'une noce. Les noccux,

chamarrés de rubans, font cortège aux époux, A. THEURiET, Rev. des Deux-Mondes, t" mai 4877 {la Poésie populaire en France et la vie rustique).

NOIR. Il il' Ajoutez : Il Mettre dans le noir, atteindre le noir de la cible, et, figurément, réussir. Un auteur qui n'a pas mis complètement dans le noir,

Journ. of^e. 46 oct. 4877, p. 6827, 3* COl.

t NOTAIRERIK (no-tê-re-rie), s. f. Affectation d'appuyer ses assertions sur des actes notariés (mot forgé par Sainte-Beuve). On se demande pourquoi toute cette notairerie compliquée de sentimentalité à propos d'un respectable docteur de Sorbonne, fils d'un huissier au parlement, sainte-beuve, Port-Royal, 3- éd. t. iv, p. B64.

t NUGATOIRE (nu-ga-toi-r'), adj. Qui a le caractère de la frivolité, qui n'est pas sérieux. Cette proposition, je pense, signifie j'existe ou je suis pensant; et pourtant, quand les cartésiens disent: je pense, donc je suis, c'est comme s'ils disaient : j'existe pensant, donc j'existe; et, si cela n'est pas tout à fait si nugatoire que cet argument de Chrysippe : s'il est jour, donc il est jour, il n'en est pas bien éloigné, iean du hamel, Réfl. crit. sur le système cartésien de la philosophie de M. Régis

— ÉTYM. Lat. nugatorius, frivole, de nugator, celui qui dit des frivolités, de nugx, frivolités.

t NYSTAGMIQUE (ni-stagh-mi-k'j , adj. Qui a rapport au nystagme(voy. ce mot au Dictionnaire). Il Substantivement. Un, une nystagmique , une personne affectée de nystagme, le Progrès médical,

f sept. 4877, p. 670.

bon ; l'orient est trop exprimé dans orienté pour qu'on reçoive une teîle locution.

OFFERTE. Ajoutez : || 6" Ofi'rande au prêtre. En outre de cette somme presque fixe dans le casuel, il y en a d'autres : il y a les oblations, les offertes à l'autel, il y a les quêtes, les mariages, les enterrements, Journ. olJic. 28 nov. 4 876, p. 8752, 4" col.

2. OFFICIER. Ajoutez: — REM. Au n* 4, un exemple de Mirabeau est cité où se trouve officier de morale; mais cet emploi ne lui appartient pas, il est bien antérieur et de l'abbé de Saint-Pierre : Je voudrais être un jour à portée de voir et d'embrasser un aussi digne officier de morale; vous savez que c'est ainsi que l'abbé de Saint- Pierre appelait ses collègues les gens d'Eglise, J. J. bousseau. Lettre à iî. Grume, curé d'Ambérieux en Bugey, 4 5 déc. 4 763.

t OLIGCRIE (o-li-gu-rie), s. f. Diminution de la sécrétion urinaire, le Progrés médical, 4 " sept. 4 877, p. 675.

— ÉTYM. "OXiYo;, peu, et oJpov, urine.

OPINION au Supplément. Ajoutez ; || 8» Discours préparé ou prononcé pour soutenir une opinion. Il propose à l'assemblée d'ordonner que les opinions préparées sur le procès [de Louis XVI] soient déposées »ur le bureau, imprimées, distribuées à tous les membres, thiers, Hist. de la révolution, 14* éd. 4 846, t. ui, p. 4 59. Robespierre demande la parole, et, quoiqu'il eût été décidé que toutes les opinions seraient imprimées, il obtient la parole, ID. tb. p. 4 60.

OKCANEtE. — ÉTYM. Ajoutez : M. Néandre N. de Byzance, arménien, rectifie ainsi ce qui est dit : « Le mot qui signifie couleur en arménien est non pas orak, orakanel, mais érang. Quant au verbe oroganèm, il signifie arroser. Colorer, se colorer, c'est nercaném, de nerc, couleur. »

ORDRE. Ajoutez :\\2i' Terme de droit. Ordre judiciaire : Si un arrangement et un règlement entre les créanciers inscrits et la partie, ce que dans la pratique on nomme ordre amiable, ne se réalisent pas dans le mois, un juge commissaire est nommé à la réquisition de la partie la plus diligente, et alors, après sommations et autres procédures déterminées, on fait dans les formes de droit une distribution qui peut être soumise au tribunal, puis devant la cour : c'est ce qu'on nomme ordre judiciaire.

OREILLARD, yljoutei : || 3» Hibou oreillard, sorte de hibou. Quoique Edward eût les nerfs solides, le cri des oiseaux de nuit et particulièrement celui du hibou oreillard, commun dans la contrée, le fit plus d'une fois.tressaillir, Rev. Brit.

oct. 4 870, p. 376.

ORIENTÉ, ^jouiez: — REM. Peut-on dire orienté vers un autre point cardinal que l'orient , comme dans cette phrase : Le côté orienté au midi, Journ. uflic. I" nov 4877. p. 7098, 3* col. Cela n'est pas

PAIN au Supplément, jj Proverbes. Ajoutez: Il Assez demande du pain celui qui se plaint de la faim, saint François de sales, Lettre du 24 janvier

PALINOD. - f.TYM. Ajoutez : M. l'abbé Tougard me communique cette note ; « Le palinod, sorte d'académie religieuse, remonte au moins à 4 4H6;ilne peut donc être question, dans l'étymologie, de rétractation des blasphèmes des hérétiques. Des auteurs sérieux, par exemple M. Frère et M. G. Descard, tirent ce nom du refrain en l'honneur de la sainte Vierge qui terminait chaque pièce. »

t PALINODIER (pa-li-no-di-é), t>. a. Tourner en palinodie. Comme le mérite de la création donne le droit de retoucher son œuvre, au besoin de la palinodier et de la renier, p. bonnaud, Rev. Britannique, sept. 4 873, p. 435.

t PALUU (pa-lu), s. f. Espèce de garance. On a payé les paluds 50 francs; les demi-paluds, de 41 à 42 francs, Journ. oflic. 28 oct. 4872, p. 6746, 2« col.

t PANDECT (pan-dekf), s. m. Fausse orthographe pour pandit (voy. ce mot au Dictionnaire). C'était [le chef des brahmes de Jagrenat] le plus fameux pandect, ou docteur, dont on eût jamais ouï parler, bernardin de saint-piebre, la Chaumière indienne, p. 64, Paris, 4 822.

fPANTOPHlLE (pan-to-fi-1'), s. m. Celui qui aime tout (mot créé par Voltaire). J'attends avec impatience les réflexions de pantophile Diderot sur Tancrède ; tout est dans la sphère d'activité de son génie ; il passe des hauteurs de la métaphysique au métier d'un tisserand, et de là il va au théâtre..., volt. Lett. à Thiriot, 4 9 nov. 4 760.

— ÉTYM. riâ;, navTo;, tout, et ^(Xo;, ami PAPILLOTER au Dictionnaire et au Supplément.

Ajoutez : Il 9' Rendre papillotant. Tu n'as pas la berlue; tes yeux, que n'a pas encore papillotes Bacchus, sont bien ouverts, Lett. du P. Duchéne, 73' lettre, p. 2.

t PARABALLE (pa-ra-ba-1'), *. m. Ce qui sert à garantir des balles, dans un tir. La foudre est tombée sur un paraballe du nouveau stand, Extr. du Journal de Genève, dans Journ. offic. 6 sept. 4 873,

p. 5754, 2' col.

— ÊTVM. Parer, et bolle.' t PARATATIQUE (pa-ra-ta-ti-k'), adj. Terme de

grammaire. A l'imparfait. Construction parata tique, Rev. critique, 4 4 déc. 4875, p. 376.

— ÉTYM. lI«pataTiKo;, avec extension, prolongé, étendu, et, en grammaire, imparfait, parce que l'imparfait semble étendre le temps; de itapa- Teîveiv, étendre, de Tiapà, et teîvsiv, tendre.

t PARATIIERMAL, ALE (pa-ra-tèr-mal, ma-1'), ou PARATHEUMIQUE (pa-ra-tèr-mi-k'), adj. Terme de physique. Qui se déplace, qui change corrélativement aux variations de la température, de ma nière à en compenser les eflets.

— ÉTYM. Ilapo, indiquant changement, et 6cp|jiT), chaleur.

t PARENTAILLE (pa-ran-ta-U', Il mouillées), t. f. L'ensemble des parents, avec un sens de dénigrement. Toute ma parentaille est venue à mon jugement; j'ai manqué tomber en syncope, p. l. COURIER, Lettre écrite en 4 824 au lendemain d'un procès.

t PARITARISME(pa-ri-fa-ri-sm'), s. m. Nom, en Prusse, de l'égalité de traitement accordée à tous les cultes. La politique ecclésiastique qu'on y pratiquait [en Prusse], dans les vingt dernières années, s'appelait le paritarisme; c'était un système de respect également bienveillant pour tous les cultes, g. valbert, Rev. des Deux-Mondes, 4«' juin 1877.

— ÉTYM. Dérivé du lat. pariter, également, t 3. PART (par), s. m. Terme de posle. Feuille contenant la désignation du service (c'est le premier mot du libellé de la feuille : part de tel endroit tel jour le courrier). Les paquets revêtus des cachets officiels des cabinets étrangers doivent être remis sans retard et en exemption de toute visite lorsqu'ils sont transportés par des agents ou courriers diplomatiques munis d'une feuille de part mentionnant le nombre des colis et indiquant qu'ils renferment des dépêches officielles. Douanes, Tarif de 1877, p. cxxvi. Art. 462: 'l'oute dépêche remise à un courrier ou à un agent quelconque chargé

PIE

PHO

RAV

de la transporter est accompagnée d'une feuille do route appelée part, Instrucl. généraledn 20 mars <S68. Le part contient la désignation du service.... le part sert à constater les retards ou les avances, etc. ib.

— ÊTYM. 3* personne du présent de l'indicalil du verbe partir.

t PASCALIN (pa-ska-lin), ». m. Imitateur de Pascal. M. Nicole fait gloire de copier jusqu'à ses défauts [de Pascal]; tous les pascalins en sont logés là, BRiENNB, dans ste-^euve, Port-Royal, t. iv, p. 420, 3' éd.

PASSADE au Dictionnaire et au Supplément. Ajoutez : \\ 9' En termes de fauconnerie, mouvements curvilignes de l'oiseau, qui consistent en une descente oblique suivie d'une remontée, ma- BEY, la Machine animale, <873, p. 229.

t PASTECRISKR (pa-steu-ri-zé), ». a. Traiter les vins par le procédé de M. Pasteur; ce procédé les préserve d'altération, et consiste en une manière de les chauffer. Les procédés de M. Pasteur ont fait leur chemin, au moins à l'étranger; en Hongrie, le mot est fait, on pasteurise les vins avec le plus grand succès, ED. pehrieb, National, 5 novembre (872.

t PASTORELLB (pa-sto-rè-l'), s. f. Pastorale, morceau de musique instrumentale qui imite le chant des bergers. Je choisis une pastorelle que j'abrégeai, et que je mis en trio pour l'entrée des compagnes de Colette [dans le Devin de village], 1. j. ROuss. Confess. vm (c'est un italianisme).

t PATIBULEK (pa-ti-bu-lé), «. a. Mettre au patibulaire, au gibet. L'imposture du charbonnier ayant été découverte, il fut patibulé et pendu, LUZEL, dans Archives des missions scientifiquei,

— RTYM. Voy. PATIBULAIRE.

t PENTHIÈRE (pan-tiè-r'), s. f. Terme de douanes. Étendue de terrain confiée à la surveillance d'une brigade.

— ÉTYM. Peut-être ce mot n'csl-il pas autre que pantiêre, filet; en effet autrefois les agents des brigades tendaient des filets aux endroits où ils soupçonnaient devoir se produire un passage de contrebandiers.

f PÉRAT. Ajoutez : Il a* Nom, dans le bassin de la Loire, des gros blocs de houille, Rev. scientifique,

26 févr. )876.p. (95.

t PÉRIMÉ IRISER (pé-ri-mé-tri-zé), ». o. Circonscrire par un périmètre. || V. réfl. Se périmétriser, se circonscrire. Il n'est pas permis aux maîtres de forges de se former en syndicats, de se périmélriser (je suis obligé de créer ce mot pour bien exprimer ma pensée), c'est-à-dire d'établir le périmètre dans lequel ils pourront prendre leur approvisionnement, Enquête, Traité de commerce avec l'Angleterre, t. h, p. 665.

t PÉRISATCRNE (pé-ri-sa-tur-n'), s. m. Révolution d'un satellite autour do la planète Saturne. Le périsaturne de Titan (Titan est un des satellites), TISSERAND, Acad. des scierues. Comptes rend.

t. LXXXV, p, 696.

t PUILOSOPHISÉ, ÉE (fi-lo-zo-fi-zé, zée), adj. Qui a reçu les idées philosophiques. Toute une tribu intellectuelle, née de Calvin, restée très-morigénée en s'émancipant, très-philosophisée d'ailleurs et sécularisée, sainte-beuve, Cousen'es du lundi, t. XV (Af. Sayous).

f PHILOTTOMAN (fi-lo-tto-man), s. m. Celui qui aime les Ottomans, qui est de leur parti. Philottomans et turcophobes, G. valbert, 7Îeo. des Deux- Uondes, t" oct. (877.

t PHOTOGLYPTIQUE {fo-to-gli-pti-k') , adj. Qui appartient à la photoglyptie (voy. ce mot au Supplément), Joum.oflic. 3 nov. (877, p. 7(2(, 2' col.

t PHOTOGRAPHIER (fo-to-gra-fi-é), v. a. Représenter par la photographie. || Fig. Ils [les personnages d'un roman de M. L. Vcuillotl sont tous pris au daguerréotype, ou photographiés, comme on dit aujourd'hui, avec un relief puissant, sainte- BEUVE, Nnuv. lundis, t. i (If. L. Veuillol, i).

tPHYSIONOMIQUE.MENT(fi-zi-o-no-mi-ke-man), ode. Au point de vue de la physionomie. Physionomiquemcnt, la caille se présente comme un type d'oiseau sédentaire, Q. de cherville, le Temps, (( sept. 1877, 4« page, ('• col.

PIE». Ajoute! : Il 42° Dans l'argot des casernes, un pied de banc, un sergent, bernadille, le Français, 28 août (877, 2* page, 6" col.

\ PIEDTONNE (pié-to-n'), s. f. Unité mécanique exprimant chez les Anglais la force (le travail) nécessaire pour élever d'un pied le poids d'une tonne, c'est-à-dire de mille kilogrammes, vernier.

le Temps, »7 »epl. (877, Ftuilleton, c* page,

('• col.

t PIÉ.MOXTISER (pié-mon-ti-zé), v. a. Donner le caractère piémontais. Il ne semble pas frappé du changement dont s'affligent tant d'artistes qui prétendent qu'on leur a gâté Rome, depuis qu'où l'a piémontisée, CH. beatuoud, Journal de Cenive, (••( juin. (877.

t PLATOMSER. Ajoute! : \\ i' V. a. Rendre conforme au caractère idéaliste de Platon. Le héros do roman et de drame (Don Carlos], poétisé et platonisé à distance par Schiller, sainte-beuve, Nouv. lundis, t. v, p. 2»7, Paris, (8«« [Don Carlos et Philippe II).

t PLUTOCRATIQUE (plu-to-krati-k'), adj. Qui appartient à la plutocratie. Après cette société plutocratique, figurent les quatre entrepreneurs qui ont obtenu la propriété du chemin de for Central- Pacifique et des autres lignes de Californie, Journal de Genève, 22 août (877, 3* page, b' col.

— ETYM. Plutocratie (voyez ce mot au Dictionnaire).

POIS au Supplément. Ajoute! : || 10* Pois d'Angole, dits aussi pois d'Amérique, rouges et noirs : on en fait des colliers. Elle s'amusait à lui faire un collier avec des pois d'Angole rouges et noirs, BERNARDIN DE SAINT-PIERRE, la Chaumière indienne, p. 86, Paris, (822. Ma femme et mon enfant, répondit l'Indien, ne manqueront jamais do colliers rouges tant que notre jardin produira des pois d'Angole, id. ib. p. (23.

t PORTE-COURONNE (por-te-kou-ro-n'), ». m. Celui qui porte uue couronne. Frédéric II, le plus sensé, le plus éclairé parmi les écrivains portecouronnt, sainte-beuve, Nouv. lundis, t. m, p. 238, Paris, (870 (De la Connaissance de l'homme).

t PORTE-SABRES-BAÏONNETTES (por-te-sa-breba-io-nè-t'), s. m. Terme employé dans l'administration de la guerre pour désigner un effet de grand équipement qui sert à porter les sabres-baïonnettes.

(. POSE au Dictionnaire et au Supplément. Ajoutez : 116° Action de se poser, en parlant d'un oiseau. La première inspiration qui suit l'instant même de la pose, ou, si l'on veut, du posément de l'oiseau, diminue la réplétion des sacs aériens péripulmonaircs, CH. robin. Sur les variations de siège du centre de gravité des oiseaux, dans Bulletin mensuel de la navigation aérienne, (877.

\ POSTINE (po-sti-n'), ». f. Nom, dans les Landes, d'une petite porte de derrière. Il s'était installé à minuit et demi dans un sillon de la vigne qui est clôturée de tous côtés, lorsque, vers deux heures de la nuit, il aperçut un homme qui longeait la palissade du côté du couchant; il le suivit des yeux sans quitter sa place, et bientôt après il entendit le bruit d'une posline qu'on fait sauter; il vit un homme s'introduire dans la vigne par le passage qu'il s'était fait, Gai. des Trib. b oct. (877,

— ÉTYM. Même origine que poterne (voyez ce mot).

t PRÉEXCELLENCE (prè-èk-sè-lan-s'), ». f. Supériorité en excellence. Quant à Mars, Apollon et Jupiter [de Rubens], leurs conseils célestes n'ont guère trait, ce semble, qu'à la préexcellence de la bière d'orge sur la bière de houblon, E. bergerat, Joitrn. offiC. (( sept. (877, p. 6260, 2' col.

— ÉTYM. Pré..., et exceller (voy. précellence). t PRESSURÉE (prè-su-rée), ». f. Nom, dans la

Suisse romande, de la vendange soumise au pressoir.

PRINCESSE. Ajoute! : || 7* Familièrement, aux frais de la princesse, c'est-à-dire aux frais de l'administration, de la maison, du patron, etc. Messieurs les maires ont voyagé, comme l'on dit, aux frais de la prince.sse, le XIX' siècle, (7 sept. (877, (" page, 3" col.

t PROCRASTINATION (pro-kra-sti-na-sion), s. f. Mot forgé du latin. Remise au lendemain, ajournement. Chênedollé écouta trop le démon de la procrastination, comme on l'a appelé; il n'invoqua pas assez la muse de l'achèvement, sainte-beuve, Chateaubriand et son groupe littéraire, Paris, (86( , t. Il, p. 200.

— ETYJl. Lat. procrastinationem, de pro, en avant, et crosd'nu», de demain, de erat, demain.

t PROGRESSISME (pro-grè-si-sm'), ». m. Caractère, tendance du progrossiste (voy. ce mot au Dictionnaire). Naguère encore Berlin était la capitale du progressisme allemand, il y régnait en

maître, o. talbeit, Rev. des Deux-Kondes, c sept.

t PUDIBONKERIK (pu-di-bon-de rie), ». f. Néologisme. Recherche, affectation d'une pudeur excessive. Par un raffinement de pudibonderie dévote et aussi parce qu'il n'y a pas de petitis économies, Mlle Constance avait pour habitude do s'habiller sans lumière, a. theubikt, Hev. des Deux-Mondes, (" oct. (877, p. 4«8.

— ETYM. Voy. pudibondagb, autre néologitm* qui est au Dictionnaire.

t PULVÉRIRR (pul-ré-rié), i. m. Sablier, peUt vase contenant une poudre. Il [un enfant] me regardait écrire et a pris le pulvéricr pour du poivre dont j'apprêtais le papier, eugknib de QUÉRi!«,dan« STB-BEUVE, Nouv. lundi», t. m [Maurice tt Bugéni» de Guérin).

— ETYM. Lat. fictif, pulverarium (voy. poudrier).

t PULVÉRISATEUR. AjouUi: || S* Fig. Pulvérisateur d'espèces, botaniste qui réduit les espèces en poudre, c'est-à-dire qui les multiplie outre mesure à l'aide do la plus légère différence, puinciion, Revue des Deux-Mondes, (B septembre (874, p. 404.

t PYRAMIDE, ÉE (pi-ra-mi-dé, dée), odj. Quiesl en forme de pyramide. L'équipondératlon d'ua groupe pyramide et la somptuosité du coloris constituent seules, il faut le dire, l'intérêt de l'ouvrage jla Descente de Croix de Rubensj, e. bergerat, Joum. offic. (( sept. (877, p. »2«o, i" col

t QUASI-CONTRACTER (ka-zi-kon-tra-kté), c. n. Terme de droit. Faire un quasi-contrat. Attendu que V.... n'a aucune action contre D.... et B..., qui n'ont ni contracté ni quasi-contracté avec lui, Gaz. des Trib. 8 sept. (877, p. 87(, 3* col.

t QUIRITES (kui-ri-t'), ». m. pi. Terme d'antiquité, avec un Q majuscule. || 1* Sabins fondus dans la population romaine. || 2* Citoyens romains vivant dans la condition privée , bourgeois romains. Ce stratagème est l'inverse de celui de César, qui apaisa une émeute militaire en apostrophant les mutins du nom de Quirites, comme qui dirait citoyens ou messieurs, SAINTE-BEUVE, Nouv. lundi», t. VI {le maréchal de Villars) . || 8* Il se dit quelquefois au singulier et au pluriel, par plaisanterie, des Romains actuels. Deux fois par an, à la madone de mars et à celle de septembre, un usage antique et solennel veut que le bon peuple romain se porte en foule à la foire aux jambons de Groltaferrata... toute la sainte journée, le Quirite s'empiffre sur l'herbe, sous des oliviers ou sous des tentes, JournoJ de Genève, (2 septembre (877, (" page, 6« col.

— ETYU. LaU (Quirite», de Cure*, oom des anciens Sabins.

RADICAL. Ajoute! : || ?• Terme d'astronomie. Point radical, joint du ciel d'oii les divers groupes d'étoiles filantes paraissent diverger. Par exemple, le point radical des Léonides est dans la constollation du Lion.

f RAMASSEMENT (ra-mà-se-man), ». m. Action de se ramasser sur soi-même. S'enfonçanl dans son fauteuil avec le ramasscment de l'homme qui se dispose à écouler, alph. daudet, le Temps, 6 oct. (877, Feuilleton, t" page, 2* col.

t RAPINADK (ra-pi-na-d"), ». f. Œuvre de rapin. Il y a peu de temps encore régnaient sans contestation la peinture proprette, le joli, le niais, l'entortillé, et aussi les prétentieuses rapinadcs, qui, pour représenter un excès contraire, n'en sont pas moins odieuEcs pour l'œil d'un vrai amateur, CH. BAUDELAIRE, t. lu, p. ((B, édition définitive.

t RASSÉRÉNANT, ANTE (ra-sé-ré-nan, nan-l), adj. Qui rassérène. Sa familiarité prolongée [do Gœthe] est saine pour l'esprit et rassérouiinte, SAINTE-BEUVE, iVoui'. (undij, t. III, p. 29», Paris, (870 [Entretiens de Goethe et d'Eckermann).

t RATTIRER (ra-ti-ré), o. a. Attirer de nouveau. Quant à Faust, qui, avec tous ses abîmes de corruption humaine et de perdition, m'effraya d'auord et me fit reculer, mais dont l'énigme profonde me rattirait sans cesse, je le lisais assidûment les jours de fête, sainte-bïuïb, Nouv. lundi», t. III [Entretiens de Gœthe et d'Eckermann, i)

— ETYM. fie..., et attirer.

RAVAGEUR. Ajoutez :\\i' Ad). Ravageur, ravageuse, qui ravage le moral. Elle (Mme de Gaspariu) s'est gardée de la contatpon des rotii.-inf

REL

ravageurs et troublants, sainte - heuve, tfouv. lundis, t. IX (Ulk Eugénie de Guérin el lime de Gasparin, ii).

t KA VIVEMENT (ra-vi-ve-man), s. m. Action do raviver. Tout cela se retrouve, ou devrait se retrouver en nous, vers la fin de la vie, avec un rafraîchissement et un ravivemcnt de souvenirs mêlés d'une secrète tendresse, sainte-beuve, Nouv. lundis, t. IV {le Père Lacnrdaire, ii).

t REBOMBÉ, ÉE (re-bon-bé, bée), adj. Dont le bombement est redoublé. Cette tête [de Chateaubriand] attirait et pétrifiait les yeux : des cheveux soyeux et inspirés sous leur neige, un front plein ot rebombé de sa plénitude..., lamart. Cours /omilier de littérature, 4 9* entrelien.

t RÊCALCITRANSE (ré-kal-si-tran-s'), s. f. État de celui qui est récalcitrant. Persister dans le système de récalcitrance absolue, h. mereu, la Papauté, p. ne, Paris, (878.

— ETYM. Récalcitrant.

t RECAVEU (SE) (re-ka-vé), v. réjl. Terme de jeu. Se caver de nouveau après avoir été décavé. Il Fig. Passe encore de ne pas payer ses dettes, mais.... nous faire perdre des millions pour courir les aventures dans l'espoir de se recaver, ça, je ne leur pardonne pas, e. violet-le-duc, le XIX siècle, 8 nov. (877j 2* page, 2' col.

t RECONQUÉREl]R(re-kon-ké-reur), s. m.Celui qui reconquiert. Il [le Cid Campeador] a été, somme toute et malgré ses alliances avec les mécontents, un reconquistador, un reconquéreur de l'Espagne sur les Arabes, sainte-beuve, Nouv. lundis, t. VII {Corneille, le Cid, ii).

RECRUTEUR. Ajoutez : |l Au féminin, celle qui recrute, qui fait du prosélytisme. La protestante inconvertible et convertisseuse , une recruteuse d'âmes, SAINTE-BEUVE, ATouB. iundis, t. IX {Mlle Eugénie de Guérin et Mme de Gasparin, ii).

t RÉCURRENCE. Ajoutez : || 2° État de ce qui revient, se reproduit. Nous avons observé que, dans Tannhxxiser, la récurrence des deux thèmes principaux, le motif religieux et le chant de volupté, servait à réveiller l'attention du public, ch. BAUDELAIRE, t. iii, p. 24), édition définitive.

t REDftCOUVRIR (re-dé-kou-vrir), v. a. Découvrir une seconde fois. Il a fallu que, de nos jours, M. Floquet, dans son zèle si méritoire, la redécouvrit en quelque sorte [la première période de la carrière oratoire de BossuetJ,SAiNTE-BEUVE, Nouv. lundis, l. Il {Bossuet, il). (Voyez redécouverte au Supplément.)

t RÉFLEXIF. Ajoutez : || i' Qui a le caractère de la réflexion ou méditation. Notre auteur prétend justifier que la connaissance est essentiellement connue par elle-même, parce qu'autiement, dit-il, on serait obligé d'admettre le progrès à l'infini dans les connaissances réflexives; or il faut éviter le progrès à l'infini, JEAN DU hamel. Réflexions crit. sur le système cartésien de la philosophie de U. Régis (<692), p. 6(.

t REFORCER. Ajoutes : || 2' Activement. Forcer de nouveau. Il [Breteuil] fit semblant de trouver le souper bon et le vin encore meilleur ; le curé, charmé de son hôte, ne songea qu'à le reforcer, comme on dit dans les provinces, saint-simon, dans Scènes et portraits choisis dans les Mémoires du duc de Saint-Simon, par Eug. de Lanneau, Paris, «876, t. Il, p. 64 (le cardinal Dubois marié).

t RÉFULGENT, ENTE (ré-ful-jan, jan-t'), adj. Mot forgé du latin. Qui brille, qui jette un éclat. Bien savent-ils... Que votre vie acquise et conservée Est pour le bien des mortels réservée; Non des mortels de mérite indigents. Mais de mortels de vertus réfulgents, J. B. rouss. Épltres, i, 4.

— lîrYM. Lat. refulgere, briller.

RÉGLEMENTAIRE. Ajoutez : || 3« S. m. Nom

donné, dans les établissements religieux d'instruction secondaire, à l'élève chargé de sonner les divers exercices prescrits par le règlement de la maison.

t RÉINTRODUIRE (ré-in-tro-dui-r'), v. a. Introduire une seconde fois. Je ne plaide pour aucun des éléments contraires en présence, je ne fais que les exposer; et, si je plaidais pour l'un d'eux exclusivement, ce serait pour celui que M. Renan représente, et qu'il est venu réintroduire, à son hcuro, dans notre courant français un peu appauvri, SAINTE-BEUVE, Nouv. lundis, t. u {M.E. Renan, II). (Voyez réintroduction au Supplément.)

t REI.IG10NNKL, ELLE (re-li-ji-o-nèl, nè-l), adj. Qui appartient à la religion. 11 [Deieyrc] y gagna d'avoir contre lui la haine religionncUe, comme il l'appelait, la plus forte de toutes et la

plus acharnée, sainte-beuve, Nouv. lundis, t. iv, {Ducis èpistolaire, ii).

f REMANIAGE (re-ma-ni-a-j'), s. m. Action de remanier, de modifier d'ensemble. L'homme est probablement poussé par un instinct providentiel à ce remaniage continuel du tableau do sa vie passée, doudan. Mélanges et Lettres, t. iv, p. 68.

t REMASTICAGE (re-ma-sti-ka-j'), s. m. Action de remastiqu-îr. Ces travaux [à exécuter dans le palais du Louvre] sont les suivants: démasticage et remasticage des glaces, des châssis sur combles, éclairant la grande galerie..., Journ.of^c. 21 juin 1877, p. 6906, 2« col.

f REMONÉTISATION (re-mo-né-ti-za-sion), s. f. Action de remonétiser. La Nation de New- York reproche à M. Shcrman d'avoir entièrement passé sous silence... la question de la remonétisation de l'argent, Journ. de Genève, 2 octobre* 877, 3' page, 2« col.

t REMONÉTISER (re-mo-né-ti-zé), v. a. Remonétiser un métal, reprendre les payements en ce métal. Faut-il remonétiser l'argent, et non-seulement l'or [aux États-Unis I? Journ. de Genève, 2 octobre <877, 3' page, (" col.

— ÉTVM. Re..., et lat. moncta, monnaie. RENDRE au Supplément. Ajoutez ; — REM. On

lit dans Sainte-Beuve : En l'approchant [Royer- Collard], on sentait tout d'abord une supériorité naturelle; aussi tout le monde lui rendait, Nouv. lundis, t. IV {Histoire de la restauration, par M. L. de Yieil-Castel). Rendre signifie ici rendre hommage, céder. Cette acception, que je n'ai trouvée nulle part ailleurs, est sans doute une expression familière ; du moins Sainte-Beuve l'a soulignée.

t HENGARIER (ran-ga-ri-é), v. a. Engager de nouveau (mot tombé en désuétude). J'eus grand'peine à me laisser, non pas persuader, mais aller à la bienséance; lui-même [le duc d'Orléans] me dit encore plus de merveilles, et, quoique malgré moi, je me laissai rengarier, saint-simon, Mém. t. XII, p. 322, éd. Ghéruel et A. Régnier fils.

— ÉTYM. Re... préfixe, et lat. angariare, forcer, faire violence, de àYYotpsûu, forcera servir de courrier. Le mot serait mieux écrit rangarier.

t RÉI'ARATIONNAIRE (ré-pa-ra-sio-nê-r'), s. m. Nom, dans le bassin de la Loire, des mineurs chargés du boisage et du muraillement des puits, Rev. scientif. 20 févr. (876, p. <95.

t RÉPÉIITRICE (ré-pé-ti-tri-s'), t. f. Femme qui remplit les fonctions de répétiteur. L'administration (des sourds-muets] la retint [Thérèse Meunier] dans l'établissement en qualité de répétitrice; elle remplit ces fonctions et celles de monitrice aux ateliers avec un admirable dévouement jusqu'en <8B9, Journ. offic. (4 sept. <877,

p. 6303, 2» col.

t RÉPLICATION (ré-pli-ka-sion), s. f. Action de doubler, doublement. Il est vrai qii», pour bien faire, votre imprimeur devrait être dans ce paysci; il faudrait avoir deux corps, l'un à Paris pour y ramasser ces matériaux, et l'autre en Hollande pour y faire imprimer l'ouvrage que l'on composerait; cette réplication, comme l'appellent les scolastiques, n'étant pas possible.... bayle, Lettre à Mathieu Marais, 2 oct. <698.

— ÉTYM. Lat. replicalionem, action de répéter (voy. répliquer).

RÈPtyQVE.Ajoutei : || 6° Répétition d'un ouvrage moderne. Cette réplique [une répétition des Moissonneurs] n'était pas complètement achevée au moment de la mort du peintre [Léopold Robert], CH. CLÉMENT, Léopold RobeH, d'oprèj sa correspondance inédile, ch. vi.

t REPRENANT, ANTE (re-pre-nan, nan-t'), adj. Qui reprend, qui redresse. Jamais il n'y eut de vérité, ni plus haute ni plus spirituelle, ni plus convaincante et plus vivement reprenante que celle de Jésus-Christ, boss. Élevât, sur myst. xvm, <3.

RESSOURCE. Ajoutez : \\ B* Terme de fauconnerie. Synonyme de remontée, [en parlant do l'oiseau, marey, la Xachim animale, «873,

RETENIR II ?• Ajoutez : || Carder un chef d'accusation contre un accusé. S'il est vrai qu'à l'égard do CCS nombreux sinistres, les preuves ne sont pas suffisantes pour servir de base à une accusation, ot s'il convient de ne retenir contre C... que l'incendie allumé chez M. B...., Gaz. des Trih. 6 sept. (877, p. 864, a* col. M. le président: Messieurs les jurés, ce fait n'est pas retenu ; seulement il

SÊV

était nécessaire de montrer que l'accusé se tro'ivait toujours près des foyers de l'incendie, ib. 4' col. 11 nie s'être rendu coupable d'un auire vol,.... vol qui n'est pas retenu à sa charge par l'arrêt de renvoi...., ib. 8 sept. 4877, p. 872, 3' col.

t RÉTRÉCISSANT, ANTE (ré-tré-si-san, san-t'), adj. Qui rétrécit, qui rend étroits l'esprit ou 1? cœur. Le danger était qu'avec tant de vertus acquises, de pensées de mortification, une piété sincère, mais rétrécissante [chez le duc de Bourgogne], on se trouvât n'avoir sur le trône, en fin de compte, qu'un séminariste couronné, saintebeuve, Nouv. lundis, t. 11, p. (40, (864 (ioi(i'.« Alf et le duc de Bourgogne).

t RUÉOSTATIQUE (lé-o-sta-ti-k'), ad;. Qui a rapport au rhéostat (voy. ce mot au Dictionnaire) Machine rhéostatique, Journ. offle. (O nov. (877,

t RUÉTORIQUEUR (ré-to-ri-kcur), s. m. Celui qui fait do la rhétorique, qui tient des discours vains et pompeux. C'est ainsi qu'on parle (n'en déplaise aux rhétoriqueurs), quand on est dans le vrai des choses et qu'on ne marchande pas, SAINTE-BEUVE, iVout>. lundis, l. 1 {Mme de Sévignc).

— HiST. XV' s. Orateurs grans rhétoriqueurs. Garnis de langues esclatantes, coqujllaiit, les Droits nouveaux. Il XVI' s. Or ay-je depuis expcrimenté ce qu'auparavant j'avoy' assez preveu, c'est que d'un tel œuvre [Défense de la langue françoise] je nerapporteroy' jamais favorable jugement de nos rhetoriqneurs françois,j. dubellay, Œurrrs, Paris, (569, Episire au lecteur, p. 3, verso.

— ÊrYM. Mot fait comme s'il y avait un verbe rhétoriquer, tiré de rhétorique.

t RIVEUSE (ri-ve(i-z'), s. ^.Riveuse de bottines, ouvrière qui rive les clous des bottines. Gaz. des Trib. 8-9 oct. (877, p. 977, 2* col.

t ROUPIOU (rou-piou), s. m. Dans les hôpitaux de Paris, étudiant en médecine qui remplace bénévolement un externe dans son service. M. Sainte- Beuve racontait au jeune docteur Grenier.... qu'il avait eu l'honneur d'être roupiou sous Dupuytren SAINTE-BEUVE, ^Vouu. («ndis, t. xiu {Ma biographie', en note).

t RUINE-MAISON (ru-i-ne-mê-zon), s. m. Homme dépensier, qui ruine une maison. Dire que j'ai retiré cinquante francs de ma pauvre caisse d'épargne pour les prêter à ce ruine-maison, ch.de Bernard, tes Ailes d'Icare, ii, 9. || Au plur. Des ruinemaisons.

SABREUR. Ajoutez : || 2' Nom donné, en Provence, au parti des princes durant la Fronde, à cause que le baron de Saint-Marc, premier consul d'Aix, venu à Paris, accusait de tiédeur les membres du parlement, et répétait à tout venant qu'il les sabrerait tous. Revue hist. t. v, p. 35.

SAUMURE. — ÉTYM. Ajoutez : Saumure vient directement du bas-lat. salemoria, qui manque dans Du Gange, etqui est dans un manuscrit du vu" ou du vui" siècle (voy. Rufus, éd. Oaremberg,

t SAUVABLK (sô-va-bl'), adj. Qui peut être sauvé. On propose au gouvernement de Naples pour tendre au pape une planche de salut, pour sau ver ce qui est sauvable dans ce malheureux pouvoir temporel qui fuit de tous côtés comme un va.se fêlé..., LE PRINCE napoléon, séance du Corps législatif, (" mars (86), Moniteur, n' 274.

t SEMPITERNELLEMENT au Supplément, ^j'oulei : — HIST. xvi* s. Le moins de mon plus sera vous remercier ; et, si les remerciemens doivent estre mesurez par l'aflection des bien-facteurs, ce serainfiniement, sempitcrnellement, rab. l'ont, m, B. Nos docteurs signalent sempiternellement et à tous propos qu'il faut croire..., marnix de stk- ALDEGONDE, ï'abicau des différends de la religion, Bruxelles, (857, ii, p. 64.

t SENSATIONIS.ME (san-sa-sio-ni-sm'), ». m. Philosophie de la sensation. Sainte-Beuve blâmai! l'emploi du mot sensualisme pour désigner la doctrine do Condillac, quoiqu'il l'eût employé luimême dans cette acceptation; il voulait qu'on dit sensationisme, parce que le mot sensualisme désigne une inclination et se prend en mauvaise part. Cii. secrétan. Discours laïques, iv, Paris (877.

t SÉVIGNISTE (sé-vi-gui-sf). s. m. Celui qui s'occupe de Mme de Sévigné et de ses lettres. M. Monmerqué, le sévigniste, d'aimable et sou-

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