ALO
L'ancienne pharmaceutique disait pénide pour sucre tors. C'est le môme mot persan. On a rapproché pcnidium du grec lanvkv, réseau de fds , trame , parce que la cristallisation du sucre candi s'obtient au moyen de fils tendus dans la dissolution sucrée.
Alquifoux. Variété de plomb sulfuré. Esp. alquifol. Je ne sais si l'étymologie de ce mot a déjili été donnée. Elle ressort avec la dernière évidence du passage suivant de Sonnini': «Dans le commerce du Levant, on nomme alquifotu; ou arquifoux la mine de plomb tessulaire. Les femmes de l'Orient la réduisent en poudre subtile, qu'elles mêlent avec du noir de lampe, pour en faire une pommade dont elles se teignent les sourcils, les paupières, les cils et les angles des yeux.» L'alquifoux, on le voit, n'est autre chose que le coheul. C'est ce que confirme un passage plus récent de M. Prax^: «Le cohol est la galène ou sulfure de plomb, ce qui a été reconnu sur un échantillon que j'ai apporté. C'est à tort que plusieurs auteurs ont traduit le mot cohol par antimoine. »
Alquifoux est donc une corruption de l'arabe JoW! aîcohl, altération qui paraîtrait peut-être difficile à admettre si l'on n'avait les intermédiaires alcohol, alcofol, alquifol. (Voy. Alcool.)
Altaïr. Etoile de première grandeur, a de la constellation de fAigle. De l'arabe ^UaJI al-tâtr, qui vole. On prononce at-tdîr, aussi trouve-t-on quelquefois chez nos auteurs alaïr ou atliair. La conservation de / peut être due à la prononciation emphatique du Is t. Cazwini dit que la constellation de l'Aigle ijLiuJi iu^ comprend quinze étoiles, parmi lesquelles est yUaJi -*uJI an-nasr at-UTir, l'aigle volant , par opposition à ^îjJI JLJt an-nasr al-ouâqi', l'aigle tombant. Cette dernière étoile est celle que nous appelons Wéga, et qui fait partie de la Lyre.
Alddel. Sorte de vase à sublimation employé autrefois par les alchimistes. On peut voir un dessin détaillé de cet appareil dans un manuscrit latin du xvi° siècle, n° 714? ancien fonds, de la Bibl. nat., qui contient divers ouvrages relatifs à l'alchimie. Esp. aludel, alltukl. M. Dozy* a fait voir que ce mot est l'arabe Jlii)l al-oulhàl employé dons le même sens par Razi, et je puis ajouter par Géber (man. n° 1080 du sup. ar., notamment p. 12g verso : ^Uvj) JB! i l4Aji=^t^ «Place-la dans un aludel de verre»).
Dans un autre manuscrit latin de notre grande Bibliothèque (n" 7 1 56 , ancien fonds), lequel est du xv° siècle, j'ai trouvé une liste de termes d'alchimie empruntés aux Arabes, parmi lesquels on lit: ^Allutcl, gcnus sublimalorii»; et, dans un traité intitulé Pradica alkimiœ Jncobi Theolomti, que contient le même volume, on lit encore* :