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nHabcas nlutet, hoc est vas sublimatoriutn facluni aa modum capsidts{1), rotundum subtcr liabens cohoperculum vilroum ad modum campanae. » Un cli.ipilrc de l'alcliiiiiie de Geber est consacré à la description de cet appareil *.
Alvabdr. Genre de plantes de la famille des gruminéei. La plante qui a servi de type est assez scmbliible au sparte et s'emploie aux mêmes usages. En Espagne, on la nomme alhardin et dans le dialecte valencicn albardi. C'est l'urabc j^ijJI al-bardl, que Freytag donne comme nom de plante, sans en spécifier l'espèce, mais que Richardson explique ainsi ; «The shrub papyrus, of which paper was anciently niade; . . .also a kind of cotton, wliich is produced from the papyrus, etc.»
Amalgame. Ce mot nous est venu par les alchimistes ovec le sens de mélange intime, combinaison, spécialement en ce qui regarde le mercure. Je n'en connais pas d'exem[)lc avant le xiii' siècle; mais il est à cette époque d'un usage constant. Ainsi dans la Semxta recta Albcrti maqni : « Deinde recipe plumbi et stagni calcinatorum et in corpus reduclorum ; fiant unum corpus per fusionem simul : et si sunt duœ libras, adde argenti vivi libram i, et amalf^ama, et lava cum sale et aceto, et sicca*. » Dans le Parvum Rosarium Arnaldi de Villa nova: «Et cum totum dissolvetur et in morcurium roducetur et fiet unum amalgama "^ n ; «Et cum totum fuerit dissolutum et in amalgama positum*.» Ailleurs : «Fac tuum amalgama; pone tuum amalgama supra unum pulcbrum folium papyri", etc.»
Outre la forme amalgame, Lacurne cite algame, mixtion d'or et de mercure. Dans cette dernière , il semble qu'on doive reconnaître l'arabe m^ al-djom'a, conjonction , réunion, ou >U4 al-djima, facte de consommation du mariage, venant tous deux de la racine ^.djama', réunir. (Cf. le grec yaméu, yd(i.os.) Mais qu'est-ce que amalgame? Faut-il y voir, comme je l'ai suggéré antérieurement, l'expression iùt«Ji Ji 'amal al-djam'a, l'œuvre, la pratique de Valgame (J* 'amal, pratique, se dit par opposition à i)>» 'ilm, théorie)? Ou bien est-ce une altération de iùc«LssJI al-'jljâm'a, qui, comme al-djinuf, signifie /'(ic(e rfe coH.sommalion du mariage? Comme sens, l'analogie est parfaite, car les alchimistes aiment à comparer la combinaison du mercure avec les métaux à l'union de l'époux avec l'épouse. Ainsi, dans un traité intitulé De matrimonio et conjunctione , le mercure (^zaibal) est assimilé au mari, l'argent {^luna, la lune) à la femme, et f amalgame des deux corps est célébré par cette phrase : «Nafura Ixtatur quando sponsus cum sponsa copulatur '". » Néanmoins, n'ayant point recueilli d'exemple des expressions ci-dessus dans les ouvrages d'alchimie arabe, je n'oserais allirmer l'exactitude de mes conjectures.
' Dict. d'hist. nat.l, p. 383.
' Commerce de l'Algérie, p. 29 (dans le Glost. de Dozy, au mol alcool, p. 9a). M. Uozy n'a pas noté le terme alquifol.
' Clos», p. 187.
' Fol. 189 recto.
' C'est le sixième chapitre du second livre dans la tradiulion Inlino intitulée : Geberis philoaophi per$picassimi iumma ycrjectionis Hi«g'/'j(oii. Venise, i54a.
' Manusciit de la Bibliothèque nationale, ancien fonds, n* 71 &7, fol. 3.
' /*((/. fol. i5.
• Ibid. fol. 1 4 verso.
• Ma», de la RihI. nal. ancien fonds, n* 7167, Oput mirabile luper m»rcurio ud ejniji-ralionem.
" Mèiiic manusci'il, fol. 53 verso. Les termes lecLiiii|ucs cmployc's dan* ce Irailé prouvent qu'il est, sinon traduit, du moins iinilti de l'araiie.