GOU
fjti nmh\s , ^^\ agOiig ou y^gông, «dcnominallon, dit Rioiizi, corniiiunc h loutcs les Inngiios de la Malaisie. Le ponff paraît provenir de la Chine ^ ri Le mot existe en javanais, on battak, en tajjale, cnbis.?aya, endayak, etc^.
Goi'DitON. Esp. alquilran, porlug. alcatrâo, ital. catrame; bas latin ahjullranum. Dans le man. latin du xiv" siècle, n° 7 1 5 6 , ancien fonds de la Bibl. nal., on trouve (p. 4o ) : tf-ctihalranc, olciim de ccdro.» et 'f-alkhmn, oleum junipcri. » C'est l'arabe ^J^ia'> ijalvân ou qitrân, goudron, en persan yU*^ hc.trân. Le français a encore ^ouJran , où l'a primitif s'est conservé; il en est de même dans gouldran on ■joullrmi, liqueur claire et grasse (jui coule des vieux pins (B 'f^^clierellc); ici, la lettre / est due à la prononciation emphatique du lo /. (Compar. Altaïr, Alcalde.)
Goule. En arabe, Jj* ghoîil, ogre ou démon qui dévore les hommes; être surnaturel et malfaisant qui possède la faculté de changer de forme. Nous avons mis le no)u au féminin et nous avons fait de la goule un monstre à face humaine qui se repaît de cadavres. Ghoïd est d'origine persane.
GouM. Contingent militaire des tribus algériennes (le mot n'est pas dans le Dict. franc. -ar. de M. Cherbonncau). C'est l'arabe ^y qauni, troupe, prononcé goum en Algérie.
Goura. Oiseau de l'arcliipcl Indien , aussi nommé pigeon on faisan couronné. Lorsque le mâle désire sa femelle, «il fait entendre une voix mugissante, triste et plaintive.» (^Dict. d'Iiisl. nat. t. XIII, p. 33 1). De là vient son nom qui est javanais, ij<rr>m\ gora, et si^nide grand bruit. Ce
mot se rattache au verbe mt^'m-oH gheroq; en malais, i^
ghci'oh, mugir, ronfler, tj^ gourouh, bruit du tonnerre.
Gourame. Nom d'un poifson des mers de l'Inde et de la Chine, aussi nommé, dans nos dictionnaires d'histoire naturelle, gourami ou goramij (osphronème) et, à l'île de France, gouramier^. Du malais x»]^ gourâmeh ou <^ijS gourmni. On peut voir, dans le Dict. mal. de l'abbé Favre, l'origine présumée de ce nom.
Gourbi ou Gourbil. Hutte, ou village de tentes, en Algérie. En arabe algérien, f^ji gourbi. J'ignore si le mot est d'origine berbère ou s'il représente simplement l'ancien arabe jJ> qourhâ, parenté, voisinage.
Gourgandine. Est-ce le persan *^^SyS ghargliandjah, gherghendjih , «mulier coïtu insaliabilis» (Meninski)? Cette étymologie est indiquée par M. Pihan.
Gourmand. Le Gazophylacium linguœ Persarum compare