GUT
ce mot au persan iisJu»^^ Ichoûrmenâ, «hclluo, gallice gourmand, dit l'auteur, quœ vox num a lingua persica delorta*?» Conjecture mentionnée ici pour mémoire, faute de mieux.
Grabeleb. Ancien terme de pharmacie signifiant tJp/ucAcr, trier; csp. garhiUar, cribler, bas lat. garbillare. Ces verbes, formés sur le substantif ^>-ar6(7/o, bien que faciles à rattacher au latin cribrum, cribrillum, semblent, vu la présence de la voyelle a dans la première syllabe, avoir subi l'in- (luencc de l'arabe JijjÀgharbâl, gharbil, crible. (Voy. Dozy, Gloss. p. 27^.)
Grabeau, en pharmacie, se dit des menus fragments de drogues, des parties ligneuses qu'on sépare, etc., c'està-dire, en somme, des parties triées, épluchées, grabelées. Il avait autrefois le sens de scrutin, métaphore assez ingénieuse.
GRf;BE. Oiseau plongeur. Je crois, sans rien préjuger de l'origine du mot, que ce nom doit être rapproché de l'arabe «-a^** gheilwb. Le P. Ange de Sainl-Josej)h traduit tjA^js* ^ar pélican onocrotak; un demi-siècle auparavant, le P. Germain de Silésie traduit aussi glieiheb par pelicano. Mais on sait combien de ditTicullés offre la synonymie zoologique ou botani(|ue des Orientaux. Nos dictionnaires fourmillent de confusions de ce genre^. Mettre un oiseau aquatique pour un autre est une erreur facile en cette matière. C'est ainsi que le nom d'alcatraz a été appli(jué au pélican brun, au petit cormoran, au calao, à l'albatros. Ce qui est moins compréhensible, c'est que i-**+* soit traduit par strutbio-camelus , autruche, dans Freytag. Le même mot, d'après le Qanious, signifierait vestislanosa; serait-ce quelque chose d'analogue aux manchons faits avec la peau du grèbe revêtue de son duvet?
Grèbe est assurément le grec moderne yXotSos, qui, d'après Tournefort^, «signifie un oiseau appelé gabian en Provence, et qui n'a presque que des plumes, quoiqu'il paraisse en volant aussi gros qu'un coq d'Inde». Le Gabian ou gabrian est, disent les uns, un goéland; ou un plongeon, disent les autres; un cormoran, dit Tournefort lui-même.
En Algérie, d'après M. Cherbonneau', le grèbe s'appelle ^J«lJas^ bou-ghallâs, le père du plongeur. Pour Freytag, l'oiseau ^^iai ghallàs est identique à l'oiseau j y3!^ ghawouâs, dont le nom signifie aussi plongeur; et Chézy* dit, d'après Castell et Richardson, que celui-ci pourrait bien être le Jiéron. On voit combien il est difficile de se démêler dans ce fouillis inextricable.
GuÈBRE. Adorateur du feu. Du persan ~j^ ghebr, même
sens.
GoTTA-PERCHA. Substance gommo-résineuse fournie par
> Océanie, l. I", p. 8a.
' Voy. le Dict. mal.-fi: Je l'abbd Favre.
' Voy. Alf. Eiu'j, Séjour à l'île Maurice, dans le Tour du tnonde, a'som. i8f)3,p. i.'57.
* Cluvii Gazniihyl. p. 6. Le P. Adrc de Saint-Josepli , auteur de ce dictiotii]:iirc, esl d'ailleurs un élymnlogislo des pins nii'diocrcs.
'' Pour ciler un seul exemple des dillicultés qu'on éprouve à dénommer
exacloment un animal à l'aide des diclionnaires, ouvrons Bocllior; nous y trouverons écureuil Iradiiil par ljIisLw sendjâb; consultons Aloninski, nous y verrons seiuljâb rendu par Uermine.
' Voy. du Levant, 1. 1", p. 370.
' Dict.fr.-ar.
' Dans une note insérée p. 507 du t. III de la Chrestomaihie aiabe da S. de Sacj,