RUT
l.RDSTRE (ru-str'), adj. Fort rustique, fort grossier. Comme les autres domestiques, le chien est dédaigneux chez les grands et rustre à la campagne, buff. Chien. M. Ducommun était un jeune homme rustre et violent, j. j. rouss. Confess. i. Il Substantivement. Ah 1 que n'ai-jc un mari d'une aussi bonne mine. Au lieu de mon pelé, de mon rustre, mol. Sgan. vi. Voilà un plaisant rustre que ce Grec, de s'asseoir devant des gens comme nous, volt. Mœurs, 64. Et moi, je reste sergent ? — Quoi ? ce n'est pas assez pour un homme de ta sorte, né rustre, fils d'un rustre, P. L. cour. Lettre particulière.
— HIST. XTi* s. Ha rustre, mahot, n, <99. D'autres les ont appelez rustres [certains soldats], ainsi que nous lisons dans le roman de M. de Bayard, que M. de Bayard dit à ses rustres, appellans ainsi ceux auxquels il commandoit, brant. Cap. franc, t. iv, p. 43, dans lacurne.
— ETYM. Autre forme de l'anc. franc. rus(e, lequel vient de rusticus, rustique. L'r est épcnthétique, comme dans esclandre
t 2. RUSTRE (ru-str'), t. m. Nom d'une lance dont on se servait pour combattre dans les lices. Il Terme de blason. Losange percée en rond.
t RUSTRERIE (ru-slrc-ric), s. f. Manières de celui qui est rustre.
— IlIST. xvi* s. Ccste rustrerie [désordres d'une comjiagnie d'ordonnance] dura neuf ou dix ans, du temps du feu roy, carl. n, 17.
RUT (ruf), ». m. Le temps où les bêtes fauves et quelques autres sont ei chaleur. Jamais la biche en rut n'a pour fait d'impuissance Traîné du fond des bois un cerf à l'audience, boil. Sat. viii. || Par extension. Mais Jeanne tout en rut s'approche et me recherche, régnier. Sot. xi. || Les cerfs ne tiennent pas, ne durent pas dans le rut, pendant le rut, ils sont aisés à prendre quand ils sont en amour.
— HIST. XIV* s Vuoille [vieille] truye qui est
en rut. Le livre du bon Jehan, v. 283). Les cerfs vont en ruit et commencent à eschauffer, Modus, f viii, verso.
— ÊTYM. Berry, rucl. La forme correcte est ruit, qui dans l'ancienne langue, signifie rugissement, vient de rugir, et exprime ici les cris des cerfs en rut.
)■ RUTABAGA (ru-ta-ba-ga) , ». m. Plante alimentaire du genre chou, provenant du Nord ; c'est une variété de chou-navet, le hrassica campestris, napo-brassica, D. C, cultivée, à peu près exclusivement pour la nourriture des ruminants domestiques ; on le nomme aussi navet de Suède, chou de Suède, chou de Laponie. Le rutabiga exige un sol riche et un climat humide pour réussir, rendu, Culture des plantes.
t RUTACÉES (ru-ta-sée) , s. f. pi Famille de plantes, à laquelle la rue, ruta, a donné son nom (voy. HUE 2).
t RUTIIÉNIUM (ru-té-ni-om'), s. m. Nouveau métal qui se trouve surtout dans les minerais de platine avec l'iridium.
t RUTILANXE (ru-ti-lan-s'), s. f. Etat de ce qui est rutilant. La rutilance du sang artériel est due à l'oxygène que ses globules tiennent en dissolution.
— ÉTYM. Rutilant.
t RUTILANT, ANTE (ru-ti-lan, lan-t'), adj.
Terme didactique. Qui est d'un rouge brillant. Malgré ses dimensions microscopiques, le protococcus étend sur des espaces de plusieurs kilomèmètres [de mer] un rutilant tapis, payen, Rev. des Deux-Mondes, janv. 1869, p. 436. ||Se dit, en chimie, de l'acide nitreux et des vapeurs qu'il exhale. Lorsqu'on le mêle [le gaz nitreux] à l'air de Ijatmosphère, il devient rutilant, et a l'odeur de l'esprit de nitre, bbisson. Traité de phys. t. n, p. 39.
— ktym. Lat. ru(iiore, briller, dénominalif de rutilus, qui est pour rud-«ilus, ru signifiant rouge (comparez ruber, rufus et le sanscrit rudhiro), plus un suffixe tilo comme dans fer-tilis.
t RUTILATION (ru-ti-la-sion) , ». f. Synonyme moins usité de rutilance. La rutilation ou la formation de vapeurs rouges par le mélange du gaz nitreux et du gaz oxygène, fourcroy, Conn. chim. t. II, p. 86. , . . ,
t RUTILE (ru-li-l'), s. m. Espèce minérale contenant du titane, et appelée tiUinite par Kirwan.
t RUTILINK (ru-ti-li-n'), ». f. Terme de chimie. Substance rouge obtenue par l'action de l'acide sulfurique sur la salicine.
t RUTILITE (ru-ti-li-f), ». f. Variété du grenat renfermant du titane.
Rin
RYD
RYT
T RUTINK (ru-ti-n'), I. { Term; de chimie. i'riiicipe retiré de la rue (ruta graveolens, t.).
RDTOIR (ru-loir), s. m. Voy. houtoih.
\ RUYSCHIENNE (rui-chiè-n'), adj. f. Terme d'anatomie. Membrane ruyschienne, la plus interne des deux lames dont est formée la membrane choroïde.
— ËTYM. Kuyseh, célèbre anatomists hollandais.
t UYDKR (ri-dèr), ». m. Monnaie d'or de Hollande valant 31 fr. 66. || Monnaie d'argent de Hollande valant 6 fr. 84
— ÊTYM. HoU. ryder, cavalier, i cause du cheval courant représenté sur cette monnaie.
t RYOTT (ri-of), (. m. Nom dei pajsans dam l'Inde.
— ÊTYM. Arabe, ra'aiat, la gent sujette, plur. Ta'ayi, les sujets; le même que Taxa.
t RYPE (ri-p'), f. m. Espèce do perdrix Dorv&> gienne.
RYTHME, ». m. Voy. hhythm».
S (bs'), ». f. ou S (se), dans l'épellation moderne, t m. Il 1° La dix-neuvième lettre de l'alphabet et la quinzième des consonnes. Une S majuscule ou un S majuscule. || Fig. Allonger ies S, se disait pour faire une tromperie dans un compte; locution qui venait de ce que les comptes se terminant par des » qui signifiaient des sols, en les allongeant on en formait des f qui signifiaient des francs. || Fig. Faire des S, se dit d'un homme ivre qui ne marche pas droit. Mn&aa avec sa sagesse Pinta si bien qu'il fit mainte S, scarr. Yirg. v. Il 2" Terme de musique. S sur les partitions signifie quelquefois solo. || Traversé obliquement par une barre, il sert de signe de renvoi. || S désigne aussi le tuyau d'anche du basson. || 3° Dans la marine, S signifie sud. ||4* S, sur les anciennes monnaies de France, indique qu'elles ont été frappées à Reims. || 5' S. S. Sa Sainteté [le pape], ou Sa Seigneurie. Il S. E. Son Eminence ou Son Excellence. Il S. M. Sa Majesté. || S. A. Son Altesse. {| S. H. Sa Hautesse. || S. v. p. S'il vous plaît. || Dans le commerce, s signifie son. S/c, son compte; s/T), son billet. Il 6° S est la marque des bobines d'or de Lyon. Il 7" Terme de géométrie. On appelle équation en S une certaine équation du ;)' degré qui se présente dans la recherclie des plans diamétraux principaux des surfaces du 2' degré. || 8" Terme d'anatomie. L'S iliaque, ou l'S du côlon, portion contournée en forme d'S, qui est logée dans la fosse iliaque gauche, et qui va se terminer à la partie supérieure du rectum.
— HEM. 1. S entre deux voyelles dans le même mot se prononcecomme t. \\ S finale se lie et prend le son de x, devant une voyelle ou une h muette. Les grands hommes , dites les gran-z hommes. Il L'» finale des verbes dont l'infinitif est en er ne se fait pas entendre dans la conversation à la 2* personne du singulier du présent de l'indicatif et du subjonctif. Tu aimes à rire, tu joues avec prudence, il faut que tu ailles à Paris ; prononcez comme s'il y avait aime, joue, aille. Dans les vers cette ï se lie. Il 2. S finale est muette dans les mots trépas, tamis, avis, os, etc. Mais elle donne à l'a et à l'o le son d'un a et d'un o circonflexe. || 3. Dans les mots composés avec la particule de ou dé et avec la particule re, comme dessus, dessous, desservir, dessouder, resserrer, ressemblant, ressort, etc. on double l's pour empêcher que l's, se trouvant entre deux voyelles, ne se prononce comme un z. Mais on n'a évité cet inconvénient que pour tomber dans un autre quant à la prononciation; car, au lieu de donner à l'e un son fermé comme cela a lieu pour les autres consonnes doublées et ici même pour desservir, dessouder, etc. elle lui laisse le son muet : de-sus, de-sous , re-serrer, re-semblanl, re-sort, etc. ||4. Au contraire, dans certains mots où l's se trouve entre deux voyelles, comme dans vraisemblable, vraisemblance, on ne la double pas quant à l'orthographe, et on ne l'articule pas comme un x quant à la prononciation : vrè-scmblable, vrè-semblance. || B. Toute seconde personne de l'impératif au singulier, quand elle est teiainéepar un e muet, comme donne, cueille, etc. prend un » euphonique et un trait d'union : 4* avec y: donnes-y tes soins, portes-y mon habit; 2- devant en, nom abstrait de chose : donnes-en peu, cueilles-en beaucoup. || Mais l'j euphonique n'est pas employée non plus que le trait d'union, li le mot en est préposition : donne en petite quantité, cueille en ma présence. || Hors de là, cette seconde personne ne prend point d'»; et Voltaire a péché contre la grammaire dans' ce ver» : Retranches, ô mon Dieu, des jours de ce.
SAB
grand roi. Ces jours infortunés qui l'éloignent de toi, llenr. vu. ||6. S dans l'ancienne langue était la marque du nominatif singulier de plusieurs su'ostantifs, et représentait l's du nominatif de la 2* déclinaison latine : dominus, li dons ou li dans ; lupus, li lous; oculus, li oils, etc. || 7. Au pluriel, l's était la marque du régime, et représentait l's latine qui caractérise le datif ou l'accusatif. C'est cette s du régime qui, dans la langue moderne où il n'y a plus de cas, est demeurée la marque du pluriel. Il 8. L's est la marque de la 2' personne du présent de l'indicatif, et représente l's latine : amas, tu aimes, vides, tu vois, etc. || 9. Dans la langue moderne, s est devenue la marque de la (" personne du présent de l'indicatif, excepté dans les verbes de la 4" conjugaison : je vois, j'entends, je pars, etc. C'est une faute contre 1 analogie que ne commettait pas .l'ancienne langue qui disait : je Toi, j'entent, je part, etc.; correctement, car le latin n'y a point d's ; video, intendo, partior, etc. || 10. C'est encore une faute contre l'analogie que l's à la 2* personne du singulier à l'impératif : lis, vois, entends. L'ancienne langue ne la commettait pas, disant : li, tiot, entent, conformément au latin.
— HIST. xm* s. Une lettre saintisme est s; Au nommer est la langue espaisse ; Sens et silence senefie, Senefiance de l'A B C, dans jubinal, t. ii, p. 284. Il XVI' s. Marchand qui avoit haussé le gantelet, et alongé les SS de son livre de raison, des ACCORDS, Contes de Gaulard, p. )7, dans lacurne.
— ETYM. Lat. S; grec, oi^ixa. Le nom de cette lettre dans la langue latine, d'après Priscien, s'énonçait par le son de l'e suivi de la consonne s ; pour représenter le même son, nous écrivons eise.
SA (sa), od;'. poss. f. Voy. son.
t SABADILLINE (sa-ba-di-lli-n', 11 mouillées), s. f. Terme de chimie. Substance trouvée par Couerbe dans la cevadille, veratrum sabadilla.
SABAÏS.VIE (sa-ba-i-sm'), s. m. Voy. sadéisme.
\ SABAÏXE (sa-ba-i-f), ». m. Se dit quelquefois pour sabéen.
t SABAOTO (sa-ba-ot'). Mot hébreu employé dans cette locution : Dieu Sabaoth, Dieu des armées (sabaoth signifiant des armées).
f SABATÈLE (sa-ba-tè-l'), ». f. Espèce de champignon comestible.
t SABAVE (sa-ba-ye), s. f. Terme de marine. Nom d'un cordage employé dans les embarcations pour leur servir d'amarre, lorsqu'on a enfoncé leur ancre ou grappin dans la terre ou le sable du rivage, JAL. Il La sabaye est aussi une cordelle pour haler un petit navire le long du rivage, et une corde établie en va-et-vient d'une embarcation à terre.
t SABAZIES (sa-ba-zie), ». f. pi. Fête en l'honneur de Sabazius, dieu phrygien auquel un bouc était consacré et dont le culte présentait des cérémonies licencieuses.
SABBAT (sa-ba ; le t se lie, du moins quand il signifie bruit, tapage : un sa-ba-t affreux), s. m. Il 1° Nom donné chez les Juifs au repos religieux. Recueillez pendant les six jours la manne; car le septième jour c'est le sabbat du Seigneur, saci. Bible, Exode, xvi, 20. || Prescription d'observer le repos religieux. Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat, saci, llible, Évang. St Marc, 11, 27. Le sabbat fut ordonné aux Juifs ; mais ce fut une stupidité à cette nation de ne point se défendre, lorsque ses ennemis choisirent ce jour pour l'attaquer, montesq. Bsp. xxvi, 7. Il Jour du sabbat, ou, simplement, le sabbat, le septième jour de la semaine, o'est-à-dire le samedi,
SAB
auquel il était commandé de garder le repos. Nous n'achèterons point aussi aux jours du sabbat ni dans les autres jours consacrés ce que les nations nous pourront apporter à vendre, ni rien de ce qui peut servira l'usage de U vie, BACl,Biblê, Etdras, 11, X, 31. U [Jésus] leur dit ensuite : Oui est celui d'entre vous qui, voyant son àne ou son bœuf tombé dans un puits, ne l'en retire pas aussitôt le jotir même du sabbat? id. ib. Évang. St Lue, xiv, 6. Il Chemin du sabbat, distance à laquelle il est per> mis aux Juifs de s'éloigner de leurs demeures le jour du sabbat. || 1* Assemblée nocturne des sorciers; dérivation injurieuse du sens de sabbat, i cause de l'opinion populaire qui, condamnant les Juifs, assimila leur fête à une réunion de sorciers. Un balai pour briller en allant au sabbat, HéoNiEs, Sat. XI. Je gage que cet innocent [en me montrant Blanc-Ménil] croit avoir été au sabbat, parce qu'il s'est trouvé ici à onze heures du soir, retz, Mém. t. I, liv. II, p. 207, dansPOUGENS. Au bruit d'une aigre trompette Le sabbat a commence, i</;rano. Lutins. On tremble à chaque pas de réveiller dans l'ombre Un démon, ivre encor du banquet des sabbats, V. Huoo, Bail. 8. Le nom lui-même de sabbat provient de la confusion qui s'est opérée entre le culte du diable et la célébration d'un culte non catholique; aussi l'Église met-elle sur le même lang le juif, l'excommunié, l'hérétique et U sorcier, RÉviixE, Rev. des Deus-Uondtt, «"janv. t870, p. <t7. ||Fig. Lisette : Cette assemblée aura assez l'air d'un petit sabbat, i ce qu'il me semble. — L'intendant : Hé ! sabbat, t«nt qu'il vous plaira, DANCOURT, la Désolation des joutusis, *c. 4i. Il 3* Familièrement. Grand bruit avec désordre. Pendant tout le sabbat qu'il [le chat] fit avec sa dame, u font. Fabl. 11, a. On avait fait [k Bruxelles] .... unecriaillerieet un sabbat si épouvantable par malice, qu'.... elle [la comtesse de Soissons, accusée d'empoisonnement] avait été obligée.... de quitter la place, siv. 408. Voyez le beau sabbat qu'ils font à notre porte, rac. Plaid, i, 8. Voilà le plus abominable sabbat dont on ait jamais oui parler, la brut. xii. Et ce sont des cabales. Des trames, des caquets ; enfin c'est un sabbat t pavart, Soliman II, i, < . Mme Durocher : Quel est le bruit que j'entends là dedans ? — Catherine : Quel sabbatl GENLis, Thédt. d'éduc. la Lingére, 11, 4. ||4' Fig. et populairement. Gronderie, criaillerie. Vous pouvez penser si j'ai fait un beau sabbat à U poste [qui avait mal fait son service], sÉv. 2< juin «674. U est toujours vrai que c'étaient des sabbats d'enfer du vivant de son mari, th. lkclercq, Ptov. t. 11, p. 207, dans pougens.
— HIST xii* s. Li anemi [les démons].... si eschemirent [se moquèrent] les sabbaz. Job, p. 481. Jàn'est pasui [aujourd'hui] sabat ne tens de festeer, itots, p. 368. Ilxiv's. Comme il ait esté mandé que la place ou lieu appelle le sabbat àjulfs en la ville de Soissons.... du cange, sabhatum. \\ xv s. Et les Anglois menoicnt leur sabat En grans pompes, haubans et tyrannie ; Or a tourné Dieu ton dueil (de toi, France] en esbat, eu. d'ohl. Bail. 77. || ivi* s. Mais en faut-il faire un si grand sabat T tes marguerites de la marguerite, p. 282, dans lacurne.
— ETYM. Bourg, saibay ; proT. sabbai, sabat, sapte, sabde ; espagn. sabado; port, tabbado; ital. sabato; du lat. sabbatum, qui vient de l'hébreu schabat, se reposer. On a voulu trouver l'étymologir du sabbat, réunion de sorciers, dans les saboxt«»; mais la forme ne le permet pas; d'ailleun comment, au moyen âge, aurait-on connu les »abaxiesl
t SABBATAIRB (sa-ba-tê-r*), ». m. Il 1* J^'^i
SAB
mal convertis qui daas le premier siècle de l'Église étaient opiniâtrement attachés i la célébration du sabbat et aux autres observances judaïques. Il 2° Branche d'anabaptistes qui observent le sabbat comme les Juifs et qui prétendent qu'il n'a été aboli par aucune loi dans le Nouveau Testament.
f SAHBATR (sa-ba-té), t. m. Voy. insabbatk.
t SABBATIIIEN (sa-ba-tiin), i. m. Secte chrétienne du IV siècle formée par un certain Sabbathius, qui soutenait que l'on devait célébrer la Pàque avec les Juifs le quatorzième de la lune de mars.
t SABBATIX, INE (sa-ba-tin, ti-n'), adj. Qui appartient au samedi. || Bulle sabbatine, bulle contenant les privilèges du scapulaire.
— ETY.M. Sabbat.
SABBATINE (sa-ba-ti-n'), s. f. Thèse de controverse que les écoliers soutenaient à la fin de leur première année de philosophie.
— Rtym. Sabbat; ainsi dite parce qu'elle sa soutenait d'ordinaire le samedi.
SABBATIQUE (sa-ba-ti-k'), adj. Qui appartient au sabbat. || Année sabbatique, parmi les Juifs, chique septième année, pendant laquelle la loi obligeait de laisser reposer les terres, et de ne pas exiger les délies.
i SABBATISER (sa-ba-ti-zé), v. n. Célébrer le sabbat.
— ÊTVM. Lat. tabbatiiare, de sabbatum, sabbat.
SABÉEN, ENNK (sa-bé-in, è-u'), adj. Qui a rapport au «abéisme. || S. m. Celui qui professe le sabéisme. Je me borne à lever les mains vers l'étoile du nord, je suis de la religion des sabéens; ils adoraient une étoile, volt. Lett. Cather. II, <o août
— f.TYM. Voy. SABÉISME.
SABÉISME (sa-bé-i-sm'), t. m. || !• Secte chrétienne des sablens, nommés aussi mendaïtes, nazoréens ou chrétiens de Saint-Jean ; elle est un mélange d'idées persanes, chaldéennes et gnostiques. C'est à tort qu'on a donné le nom de sabéisme à la religion des Perses, adorateurs du soleil; il faut lui réserver le nom de magisme. || On dit aussi sabaîsme et sabisme. || i' Par abus et erreur, religion qui a pour objet l'adoration du feu, du soleil, des astres. Le sabisme, qui consiste dans le mélange du culte de Dieu et de celui des astres, VOLT. Uœurs, 6.
— f.TYM. Syriaque, tsaba, ablution.
t SABEl.LE (sa-bè-l'), ». f. Genre d'annélides.
t SABELLIANIS.ME (sa-bèl-li-a-ni-sm'), t. m. Doctrine antitrinitaire prêchée au in* siècle par Sabellius, qui enseignait qu'il n'y a en Dieu qu'une «eule personne qui est le Père, duquel le Fils et le Saint-Esprit sont des attributs, des émanations ou des opérations, et non des personnes subsistantes.
tSABELLIEN, lENNE (sa-bèl-Iiin, liè-n'), adj. Conforme à la doctrine de Sabellius. |{ S. m. et f. Celui, celle qui professe le sabellianisme.
t SA BIENS (sa-biin), t. m. pi. Voy. sabéisme.
t SABIN (sa-bin), s. m. Dialecte latin, qui s'est perdu dans la langue des Romains.
SABINE (sa-bi-n'), t. (. Espèce de genévrier Oum'peruî xabi'no, L.) : la petite Sabine, dont les feuilles ressemblent à celles du tamarin ; ^a grande Sabine, qui a ses feuilles comme celles du cyprès.
— IIIST. ivi' s. Pour faire haster la femme d'accoucher, la semence de lin pilée avec eau d'armoise et de Sabine sert grandement, paré, xviii, <6. La décoction d'armoise ou de savine, o. de SERRES, 93). Sabina savinier, l'nAueUtum, de Slirfibus.
— ETYM. Lat. sabina herba, et, absolument, sahina, de Sabirms, Sabin, nom d'un peuple voisin de Rome. En Normandie on dit du savigni.
fSABINIEN (sa-bi-niin), s. m. Se disait des jurisconsultes romains , partisans des doctrines de Capiton.
SABISME (sa-bi-sm'), s. m. Voy. sauéisme.
4. SABLE (sa-bl'; quelques-uns prononcent sâbV; mais il n'y a aucune raison de lui donner le son d'd circonneie comme dans dm«), s. m y **, Sub'tance minérale, pulvérulente, provenant de la désagrégation, par les eaux, des roches calcaires, granitiques, siliceuses, etc. qui se trouve dans le lit des rivières, sur les bords de la mer qui forme les dunes, les dcsi-rls, et qui entré pour une certoine proportion dans les terrains d'atluvion. Ils »o mirent tous en campagne avec leur» troupes, qui oonsistaient en une multi-
SAB
tude de gens de pied aussi nomorcuse que le saDle qui est sur le rivage de la mer, saci. Bible, Josué, XI, 4. Nous vîmes serpenter, sur un sable plus jaune que l'or, plusieurs petits ruisseaux.... le- SAGE, Gil Bl. V, I. Triton, Cymolhoë, d'une main sccourable,Délivrentses vaisseaux [d'Knéc] do leurs prisons de sable, Leur ouvrent une route, malfil. Génie de Yirg. Ce n'est pas une supposition précaire ou gratuite, que d'avancer, comme je l'ai fait, que les glaises, les argiles etlessablesontété formés par les scories et les écumes vitrifiées du globe terrestre, bufp. //wL nat. preuv. tliéor. terre, Œuv. t. i, p. 387. Il y a souvent de ces nuées de sable en Arabie, qui obscurcissent l'air et forment des tourbillons dangereux, ID. ib. t. ii, p. 200. Je suis bien porté à croire, comme M. de Luc, que les sables ne sont point tous des produits du brisement ou détritus des pierres, Saussure, Voy. Alpes, t. v, p. 294, dans pouGENS. Depuis les sables inhabités de l'Inde jusqu'aux glaces de l'Ourse, bailly, Atlantide, p. tie. Ou distingue trois sortes de sables, celui de mer, celui de rivière et celui de terre, qu'on appelle communément sable terrain ou sable de cave, parce que, pour l'avoir, il faut creuser dans la terre, genlis, Haison rust. t. i, p. 31, dans POUGENS. J'ai connu un homme qui avait fait une collection de sables, qu'il a vendue cent louis à un amateur, id. ib. t. i, p. 103. En Afrique , cinq livres de sable contiennent souvent soixante-trois grains d'or, tandis qu'en France il est assez rare de trouver du sable qui, sur cent livres, en tienne plus de vingt à vingt-quatre grains, FOUBCROY, Conn. chim. t. vi, p. 354. || Sable mâle, sable femelle, se dit de deux espèces de sable dans un même lit, dont la première est d'une couleur plus foncée, et l'autre d'une couleur moins chargée. || Sables bouillants, sables mêlés d'eau qui, lorsqu'on les enlève, sont à l'instant remplacés par d'autres sables qui s'élèvent du fond en bouillonnant. {{ Sables mouvants, sables qui s'enfoncent sous le pied, ou qui se laissent disperser par les vents. Les sables mouvants de l'Afrique septentrionale et des bords de la Syrie voisins de l'Egypte, peuvent-ils être autre chose que les sables de la mer qui sont demeurés amoncelés quand la mer s'est peu à peu retirée ? volt. Uœurs, Inlrod. 11 dort couché sur les sables mouvants, Ce noble ami plus léger que les vents, millevoye, l'Arabe et son coursier. || Fig. [Dans la reforme] on tourne à tout vent de doctrine, et il n'y a point de sable si mouvant, Boss. 2" avert. <7. ||Fig. Bâtir, fonder sur le sable mouvant, ou, simplement, bâtir, fonder sur le sable, fonder des projets, des entreprises, des établissements sur quelque chose de peu solide. Le bien de la fortune est un bien périssable; Quand on bâtit sur elle, on bâtit sur le sable, racan, la Retraite. Voilà [la faveur] le sable sur quoi l'on bâtit, et voilà la feuille volante à quoi l'on s'attache, sÉv. 49 août 4676. On sentait une religion bâtie sur le sable, qui n'avait pas même de stabilité- dans ses confessions de foi, boss. Var. xii. Se ménager des établissements qui sont fondés sur le sable, mass. Pet. carême, Drapeaux. || Fig. Semer sur le sable, perdre sa peine. C'était, comme on dit, semer sur le sable, lesage, Gil Blas, vu, 4 2. |{ Fig. et familièrement. Avoir du sable dans les yeux, éprouver une envie de dormir qui, appesantissant les paupières, fait qu'on y porte souvent la main pour les frotter et se tenir éveillé. || Le petit homme lui a jeté du sable dans les yeux, se dit d'un enfant que l'envie de dormir saisit. || i' Bain de sable, sable dont on entoure un vaisseau qu'on veut chauffer. Distiller au bain de sable. || 3° Terme de fondeur. Composition faite avec du sable et dans laquelle on moule les monnaies, les médailles, etc. Un sable net. Jeter une médaille en sable. Le sable de mouleur doit être un peu terreux ; et, s'il ne l'est pas, il faut y ajouter un peu d'argile pour lui donner de la liaison, duhamel, Instit. ilém. scienc. t. m, p. 319. Il Fig. Jeter en sable, avaler un verre de vin (voy. sabler). Il y a un Tigillin qui souffle ou qui jette en sable un verre d'eau-de-vie, la BBUY. XIII. Il Sable vert, dans quelques fonderies, mélange de sable et de poussier de houille ou de charbon. || i° Synonyme peu usité de sablier. Il Terme de marine. Manger du sable, retourner trop tôt un sablier. || S» Gravier qui s'engendre dans les reins et qui forme la gravelle. Cromwell allait ravager toute la chrétienté; la famille royale était perdue, et la sienne à jamais puissante, sans un petit grain de sable qui se mit dans son uretère, PASC. l'ens. m, 7, éd. iiavet. Ce sel qu'on nomme communément sable de l'urine est de l'acide
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urique, pourchoy, Instit. Mém. scienc. t it, p. 380. C'est là qu'un plus beau ciel peut-être dans mes flancs Eteindra les douleurs et les sables brillants, A. CIIÉN. Élég. i, 40.
— IIIST. XVI" s Bancs de sable, du bellay, viii, 4 0, recto.
— ÉTVM. Lat. sabulum, sable ; origine inconnue; comparez saburra, lest de navire.
2. SABLE (sa-bl'), s. m. Terme de blason. La couleur noire. 11 porte de sable à un lion d'or. Le sable se représente en gravure par des traits croisés.
— HIST. xiii' s. .Moult i ont trové or et paile d'Aumarie, Argent et siglatons et sables [zibelines] de Roussie, C/i. d'Ànt. iv, 448. De tous cevaliers convenables Estiez vous ermines et sables. Vous estiez au bon Hector pers [pair, égal], pu. mouskes, ms. p. 228, dans lacubne.
— ËTY.M. Mot slave : polonais, sabol, zibeline, marte noire (voy. zibeline).
SABLE, ÉE (sa-blé, ce), part, passé de sabler. Il 1° Couvert de sable. Manège sablé. || Fontaine sablée, vaisseaudans lequel on fait filtrer l'eau à traven le sable. || S. m. Sablé, sorte de hamster, cricctusarenarius, desm. || 2° Tacheté. Le serpent sifrteur est fortmultiplié dans la Géorgie et danslesFlorides.... sa peau est sablée de noir sur un fond vert, ciiateaubh. 4m^r. 5erpett(s. || Terme d'histoire naturelle. Qui est hérissé de papilles dures. || 3" Pièces sablées, pièces d'or et d'argent, jetées en sable. Il 4° S. m. Sablé, nom d'une sorte de gâteau en Normandie.
SABLER (sa-blé), ». a. || !• Couvrir de sable. Sabler les allées d'un parc. Il fait sabler son parterre, sÉv. 682. Il 2° Fondre dans un moule de sable. Il Fig. et familièrement. Boire tout d'un trait, fort vite. Ce vieux Crésus, en sablant du Champagne, Gémit des maux que souffre la campagne, VOLT. Êp. 04. Il balançait les avantages et les inconvénients qu'il y aurait à épouser la présidente, et calculait combien une femme de cinquante ans pouvait vivre encore en sablant tous les soirs sa bouteille de Champagne, marmontel, Cont. mor. Philos, soi-dis. Ainsi le bon Horace, avec de vrais amis. Faisait une satire en sablant le falerne, picard, Amis de collège, l, 4 5. Faute de vin d'élite. Sabler ceux du canton, bérang. Rop. B. || Absolument. J'aime les liqueurs; c'est ma folie; il y en a dans ce cabinet; vous allez voir comme je sable, dancourt, l'Opérateur Barry, se. 42. || Sabler un verre de vin, c'est l'avaler tout d'un coup, le jeter dans le gosier comme la matière fondue se jette dans le moule de sable. || 3" Terme d'argot. Assommer quelqu'un avec une peau d'anguille remplie de sable.
— HIST. XVI* s. La sabler [la surface d'un amphithéâtre] de vermillon et de storax, au lieu d'arene, mont, iv, 13.
— ÊTYM. Sable 4.
f SABLEIUE (sa-ble-rie), s. f. Terme de métallurgie. Partie d'une fonderie dans laquelle on prépare les matières qui servent à former les moules, et où l'on opère les réparations qu'exigent les moules avant la fusion.
— ÊTYM. Sabler.
f S.ABLEtIR (sa-bleur), s. m. Ouvrier qui fait les moules des fontes marchandes, qui prépare le sable. Il S'est dit familièrement d'un homme qui boit beaucoup sans s'enivrer.
— ETYM. Sabler.
SABLEUX, EUSE (sa-bleii, bleii-z'), adj. || 1° Qui contient du sable. Ces rocs présentent, à l'extérieur, une couleur jaunâtre et une apparence sableuse, parce qu'ils contiennent du sable qui reste à la surface, Saussure, Voy. Alpes, t. v, p. 297, dans POUGENS. Un grand plateau sableux, cuvier et BBONONIART, Inslit. Mém. scienc. 4810, I" sem. p. 6. Il 2" Qui est à base de sable quarlzeux. || 3* Qui est mêlé de sable. Farine sableuse. ||4° Fond sableux, se dit du foml d'une étoffe, qui présente de petits points très-rapprochés.
— IIIST. XVI' s. Si quelqu'un cherche de l'eau dedans des terres sableuses, il n'en trouvera jamais si ce n'est qu'il n'y aye au-dessous de l'eau quelque terre argileuse.... palissy, 460.
— ETYM. Sable t ; provenç. sablos.
SABLIER (sa-bli-é; \'r ne se lie jamais; au pluriel, Vs se lie : des sa-bli-é-z en cristal), s. m. Il i° Petit instrument ou vase contenant du sable, et percé à sa partie supérieure d'un petit trou par 011 le sable s'écoule en un temps qui est toujours sensiblement le même, et qu'on connaît pour valoir une heure, une demi-heure, une minute, etc.
SAB
On la voyait [Mme de Maintenon],dans ce tableau, assise à côté d'une table sur laquelle étaient posés une Bible et un 3ablicr,GENLis, Ùme de Jfaintenon, t. II, p. 233, dans FOUGENS. Il Fig. El vous qui ne pouvez.... Dérober une feuille au souffle qui l'cn- Icvc... Ni dans son sablier qui coule intarissable, Ralentir d'un moment, d'un jour, d'un grain de sable La cbiite éterncUo du temps, lamaut. Ilarm. IV, (3. Il Retourner le sablier, mettre l'instrument sons dessus dessous, parce que, le sablier clant composé de deux boules creuses qui communiquent par le petit trou où coule lo sable, dès que la boule supérieure est vide, il faut, pour compter exactement !e temps, qu'elle soit mise en bas pour que l'autre boule se vide à son tour. 112" Petit vai.sseau contenant du sable qu'on répand sur l'écriture. || 3" l'élit arbre d'Amérique dont lo fruit peut s'employer eu guise de sablier, de vase à mettre du salile, hura crepitans, eupliorbiacées.
— ËlVM. Sahle t.
t. S.ABI.IÈUK (sa-bli-è-r'), ». f. Lieu d'où l'on tire du sable. Une sablière profonde.
— ÊTVM. Sable I.
2. SABLIÈRE (sa-bli-b-r'), ». f.\\i' Terme de construction. Pièce de bois placée longitudinalement, sur laquelle reposent soit les chevrons de la charpente, soit le pied d'étals. La sablière qui reçoit le pied des chevrons du comble. La sablière qui sert d.î base à un étayement. Les courbes se réunissent sur la sablière posée à l'extrémité supérieure du dôme, Raymond, Inst. Mém. litt. et beaux-arts, t. m, p. 407. || 2" lerme de marine. Nom des bordages sur lesquels on établit les ventrières et les chevalets d'un bitiment qu'on lance avec un ber. || 3" Bateau jaugeant au moins cinq tonneaux, sur le canal du Midi.
— HIST. XVI* s. Aussi peu fut utile une plateforme de deux grands vaisseaux saisis ensemble de sablières encochées, bridées de bandes de fer, d'aUB. llist. III, 21.
— ÈTYM. Origine inconnue. Ménage suppose que sablière est dit pour scabliére, représente le latin scapularia, et signifie épaulière; Scheler, qu'il est (lit pour stablière, représente un type stabiliaria, et vient de stabilis. Ce sont des conjectures.
t SAllLINE (sa-bli-n'), ». f. Genre arenaria de la famille des caryophyllées alsinées.
SABLON (sa-blon), s. m. || 1" Sable fin, trèsmenu. Écurer la vaisselle avec du sablon. Et dans Seine et Marne luira Même sablon que dans Pactole, MALH. VI, 2. Pendant que nous multiplions nos iniquités par-dessus les sablons de la mer, BOss. Sermons, Charité fratern. 3. || 2° Au pluriel. Lieu sablonneux, amas de sable (sens qui a vieilli). Je passai la mer Rouge et les sablons brûlés, uks- MARETS, Yisionn. v, 7. D'Édesse à Béroé sont de vastes sablons, la font. Capt. de St-ilalc. || Proverbe. Le sablon va toujours au fond.
— HIST. xii' s. Li reis d'Egypte assembla si très granz gens corne est le sablon qui est el rivaige de la mer, Vachab. i, )(. || xiii' s. Et les requisent une Hue lonc parmi le sablon caut [chaud] et ardant, Chr. de liains, p. 93. L'en doit conter à droiture d'une teneure, puiser et abruver ses bestes, et droiture de pestre là, si et de fere i la chous [chaux] et de sablon foïr. Lit;, de jost. 441. Quant nous les veismes venir, nous fichâmes les pointes de nos escus au sablon, jomv. 2)5. || xv's. Les Anglois prirent terre assez près de Vennes, et issirent hors des vaisseaux, et mirent leurs chevaux sur le sablon, froiss. i, i, (97. D'après le sablon couru et demie heure passée [dans les joutes il y avait un sablier pour mesurer le temps], o. de la marche, Jf^m. liv. II, p. 600, dansLACLRNE. Il XVI* s. Par les sablons de la cuite Libye, du Bellay, viii, ta, verso. Le crieur de sablon a passé par icy [on y a envie de dormir], oUDiN, Curios. /'ronç. X Poulangis il s'en alloit Parmy les sablons et les fanges Portant sa maistresse à vendanges, Sat. ilén. l'Âsne ligueur.
— ÉTVM. Wallon, sdut'on; provenç. saWon, sablo; ilal. sabbione; du latin sabulonem, dérivé de sabulum, sable. Le bas-latin sablonosus (voy. sablonneux) montre que dès le vu* siècle il y avait une forme sablonem.
SABLON.\Ê, ÉE (sa-blo-né, née), part, passé de sablonner. De la vaisselle sablonnée.
SABLONNER (sa-bto-né), v. a. || 1* Écurer avec du sablon. || 2" Jeter du sahle fin sur le fer chaud, quand on veut souder.
— msT. XVI* s. Plutost Xante, qui .sablonne. Verra ses ruisseaux taris.... yver, p. 550. Sablonner dc3 lices [garnir de sable l'entre-dem des lices
SAfi
pour le champ clos], lajaille, Du champ de bat. ^ 67, dans lacurne.
— ÉTYM. Sablon.
t SABLONNKrrK (sa-blo-nè-f), ». f. Pièce construite au-dessus du four à fritte, pour y déposer le sable lavé.
SABLONNEUX, EUSE (sa-blo-neû, neû-z"), adj. Il 1° Où il y a beaucoup de sable. Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé, la font. Fabl. vu, 9. La Mecque.... est dans un terrain si sablonneux et si ingrat, qu'il n'y a pas d'apparence qu'elle ail clé fondée avant les villes qu'on éleva près des fleuves dans les contrées fertiles, volt. Kceurs, Introd. L'Indostan, si l'on en excepte un petit nombre do lieux ingrats et sablonneux, est encore le pays le plus fertile du monde, haynal, Uist. phil. 1, 7. Il 2" Se dit des fruits pierreux.
— HIST. xm" s. Les orges qi crescent en terre sablenose, Bibl. des chartes, 4" série, t. n, p uo.
Il XV* s Et vinrent en une belle place .sablo-
neuse par dedans le clos de Betances, où les armes se dévoient faire, froiss. ii, m, 59. ||xvi* s. Les solitudes et les contrées sablonneuses et inhabitables, MONT. Il, )!13.
— ÊTYM. Sablon. Bas-lat. sablonosus, Uss. d'Oribase, Bibl. imp. (vu* siècle).
SABLONMER (sa-blo-nié ; l'r ne se lie jamais; au pluriell's se lie : des sa-blo-nié-z actifs), s. m. Celui qui vend du sablon.
— ÉTYM. Sablon. Sablonier signifiait, dans l'ancienne langue, champ de sable, terrain sablonneux.
SABLONNIÈRE (sa-blo-niè-r'), s. f. || 1" Mine de sablon. Il La sablonnière de l'Empire, nom donné jadis au Brandebourg à cause de ses plaines sablonneuses. Il 2° Collre pour renfermer et corroyer le sable qui sert à faire les moules de fondeur.
— HIST. XV* s. Si repassèrent tout bellement 1» pieu que passé avoient; et se retrairent tout bellement sur une grande sablonnière qui là estoit,