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— Etym. SafBôvio; (oopSôvtov TtXôv), de 2op8à>, l'île de Sardaigne, à cause du aapSôviov, sorte d'herbe, qui, disait-on, causait le rire sardonique.
t SARDONYX (sar-do-niks'), ». /". Synonyme de sardoine. Une agate rubanée, c'est-àrdire une sardoine associée à une couche de chalcédoine et à une couche d'onyx, qui ne sont, comme elle, que des nuances de l'agate, devient une sardonyx et se prête admirablement au talent du graveur en camée, quand ses couches sont bien tranchées, ou à l'habileté du joaillier pour être taillée en vases et en coupes, quand les nuances de ses couches se fondent ensemble, de laborde. Émaux, p. 4»3.
t SARE, ». m. Voy. saros.
t SARELLE ou SARRELLE (sa-rè-l'), ». f. Voy. MÉLAMPYRE.
t SARGASSE (sar-ga-s'), ». f. Genre de fucacée, dans lequel on distingue la sargasse baccifère,dite aussi raisin du tropique (genre cysloceira et gonre îorgossum). {| Mer des Sargasses, superficie à peu près égale à six fois celle de la
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France, slluée entre les Açores, Te» Onartes et les iles du cap Vert, et occupée par une agglomération de sargasses,
— Etym. Esp. largato, varech.
t SARGO.XOIR (sar-go-noir), ». m. Petit poisson de la Méditerranée, dit ausssi mélandre.
t t. SARGUE (sar-gh') ou SARGUET (»ar-ghè), ». m. Nom de poissons : le sargue vulgaire, qui est le spare sargue de certains auteurs, appelé communément sargue, sarguet, sar, sarge et sargo; le sargue annulaire, qui est le spare annulaire ou spare sparaillon de certains auteurs, appelé vul' gai rement sparaton, sparalon, sparalion et raspail-
lun, LEGOARANT.
t 2. SARGUE (sar-gh*), ». m. Genre de diptère* (insectes); on y distingue le sargue cuivreux, commun en Europe.
f SARI (sa-ri), ». m. Coquille du Sénégal.
t SARICOVIENNE (sa-ri-ko-viè-n"), ». /• La «ricovienne qui s'appelle bobr ou castor en langue russe, BUFF. Quadrup. t. ii, p. ISI.
SARIGUE (sa-ri-gh'), ». m. Animal mammifère de l'ordre des marsupiaux, dont la femelle a soûl le ventre une espèce de poche dans laquelle elle porte ses petits. || Sarigue épineux, porc-épic & queue prenante de l'Amérique méridionale. || S. f. Femelle du sarigue. La sarigue attentive Jette un cri; les petits... aussitêt d'accourir; La poche s'ouvre, les petits En un moment y sont blottis, FLORiAN, Fabl. n, i.
— ETYM. Brésilien, çarigueya.
f SARISSE (sa-ri-s'), ». /. Lance macédonienne très-longue qui armait la phalange (grec aiçnaaa, ou oàpisa).
SARMENT (sar-man), ». m. || V Le bois que pousse un cep de vigne. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il sera jeté dehors comme un sarment inutile, SACi, Bible, Év. St Jean, xv, «. Le soir, pour son retour, sa femme vigilante Préparait du sarment la flamme pétillante, deulle. Trot» rég. m. || Du jus de sarment, du vin. Prends-moi deux brocs d'un fin jus de sarment, adah billaut. Rondeau. || 2° Particulièrement. Bois de l'année sur la vigne. |{ 3* Nom que portent les tiges ligneuse* souples de toutes les plantes qui en croissant s'attachent aux supports qu'elles rencontrent. Il i' Terme de marine. Sorte d'artifice employé dans les brûlots.
— HIST. XV* s. Après l'appointement fait, le roy [Louis XI] demanda à monseigneur de Monlbosier, à quoy il lenoit que les vins estoient si mauvais en ladilte année, à quoy ledit seigneur lui respondit qu'il ne s'en esbahissoit point, et que c'estoit au moyen des scrmens qui n'avoient rien Tallu ne ne vaudroicnt, Bibl. des ch. *• série, t. i, p. «22.
— ETYM. Génev. serment; provenç. serment; cat. ïonncn» ; espagn. sarmierUo; ital. tarmento ; du lat. sarmentum, qui est pour »orj)men<um, de sarpere, émonder.
SARiMENTEUX, EUSE (sar-man-teû, teû-z'), adj. Il 1° En parlant de la vigne; qui pousse beaucoup de sarments. || 2* Par extension, il se dit des plantes dont les rameaux longs et flexibles ne peuvent s'élever qu'avec le secours de corps voisins sur lesquels ils prennent un point d'appui. Sa tige [de la vanille] est verdâtre, charnue, presque cylindrique, noueuse par intervalles, et sarmenleuse comme celle de la vigne, RAYNAL,His(. phil. n, («.
— HIST. XVI* s. Sarmenteux, cotgrave.
— ETYM. Lat. »arm«nlo»u», d» sarmentum, sarment.
SAROMDE (sa-ro-ni-d'), ». m. Classe de prêtres gaulois ; espèce de druides.
— Etym. Sotpwvi;, vieux chêne.
t SAROPODE (sa-ro-po-d'), adj. Terme de zoologie. Qui a les pattes velues et semblables à dei balais.
— Etym. ïôpov, balai, et noOî, pied.
t SAROS (saros') ou SARE (sa-r'), ». m. Nom donné par les Chaldéens à une période de temps au bout de laquelle la lune revient occuper une même position par rapport au soleil et à la terre; sa durée, d'environ (8 ans II jours, résulte de l'égalité approximative qui existe entre le temps de 223 lunaisons (6585i,32) et celui de I» révolutions synodiques des nœuds de la lune (6585', 7fl). Toute éclipse de lune observée se reproduit, dans des conditions plus ou moins analogues, au bout d'un intervalle de temps égal à cette période; aussi servait-elle aux Chaldéens à prédire les éclipses. Le» Chaldéens avaient deux périodes appelées sares, toutes deux composées de mois lunaires : l'une de 223 mois, qui n'était employée que par les
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»slronomes ; l'autre, qui servait à l'usage civil, était de ts «ns lunaires, intercalés, bailly, Astr. anc. p. a»7.
ÊTYM. ïàpoc.
f SARRACÉNIÊES (sa-ra-sé-ni-ée), ». f. pi. Famille de plantes dicotylédonées, dont le type est le genre iarracenia.
f SARRACÉNIQCE (sa-ra-sé-ni-k'), adj. Oui a rapport aux Sarrasins. Les monuments de l'art sarracénique.
i. SARRASIN (sa-ra-zin), t. m. S'est dit, en général, durant le moyen âge, des peuples musulmans qui tenaient l'Espagne, la Sicile, la Syrie, l'Afrique. Il S'est dit quelquefois du style ogival. Il Tuiles sarrasines, se dit en Provence de larges tuiles que l'on croit remonter à l'époque où le pays était occupé par les Sarrasins. || Lettres de Sarrasin et aussi lettres de Damas, inscriptions arabes imitées do celles qui décoraient les étoffes et les vases de métal ou de faïence émaillés, venus d'Orient, mais imitées avec une si complète ignorance de la langue qu'elles ne conservent des caractères arabes que la forme rudimentaire et comme l'apparence, de labobde, Émaux, p. i93. Il Œuvre de Sarrasin se disait, au moyen âge, de tout ce qui avait un air oriental, y compris le grec ou, comme nous l'appelons, le byzantin, de la-
BORDE, Émaux, p. 494.
— ÊTVM. Arabe, scharkttn, oriental : les gens de l'Orient.
2. SARRASIN (sa-ra-zin), adj. m. \] 1" Blé sarrasin ou blé noir, polygonum fagopyrum, L. || 2° S. m. Du sarrasin. Septembre doux et bénin mûrit le bon sarrasin. Dicton normand. Ceui [les pays] où il y a beaucoup de bois, de plaines, de sarrasin, de sainfoin, de luzerne sont les plus favorables aux abeilles, gen us, If oison rust. t. i, p. 365, dans pougens. Il Le sarrasin de Tartarie, polygonum tartaricum, L. est un peu plus rustique que l'autre, et donne une farine inférieure. || Les grains du sarrasin. La bouillie de sarrasin. La galette de sarrasin.
— HlST. XVI' s. Le sarrazin qui nous est venu depuis soixante ans, Contes d'Eutrapel, dans leué- BiCHER, Flore pop. de Norm. p. 83. Le millet sarrazin en est une autre espèce; c'est celui qu'en Fraince l'on appelle bucail; il a la paille rouge, bas enjambé, le tige brancbu, le grain noir, fait à angles, la farine en dedans fort blancbc, o. de eeb-
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— ÊTYM. Sarrasin ) ; ital. grano saraceno. La première mention que M. Delisle ait trouvée de cette plante est de «460 : Super décima frumentorum sarracenorum.
t 3. SARRASIN (sa-ra-zin), ». m. Terme de métallurgie. Mélange de scories, de cendres et de menu charbon que le vent projette, et qui s'attache aux parois des feux d'affinerie.
SARRASINE (sa-ra-zi-n'), ». f. Terme de fortification. Synonyme de herse.
— HiST. XVI* s. Un mareschal monta dessus icelle porte, et avec son gros marteau fist tomber la sarrasine qui estoit attachée d'une cbesne, mais à cause de la rouille ne pouvoit descendre, toutes fois à force rompit la cbesne, et tomba en la herse, u. du bell. 628.
— ETYM. Comme on avait quelquefois donné aux herses la forme orientale, on appela les herses sarrasines.
t SARUASINOIS, OISE (sa-ra-zi-not, noi-z'), adj. Tapisseries sarrasinoises, nom qu'on donnait aux tapisseries de haute et de basse lisse, et qui paraît montrer que l'invention en vient des Sarrasins, Dict. des arts et met. haute-lissier.
SARRAU (sa-r6), ». m. || !• Espèce de souquenille à l'usage des paysans, des rouliers, etc. ; il faisait autrefois partie de l'équipement des soldats. On n'eut [lors d'une invasion des Danois en Suède] ni le temps, ni les moyens de donner aux milices des habits d'ordonnance; la plupart de ces laboureurs vinrent vêtus de leurs sarraux de toile, ayant à leurs ceintures des pistolets attachés avec des cordes, volt. Charles Xll, B. || 2° Espèce de Ublier monUnt i manches, en toile et en cotonnade, ouvert par derrière et refermé seulement à l'aide de cordons ou boutons, que l'on met pai-dessus aux enfants pour préserver les vêtements.
— ETYM. Wallon, sdro, saûro. Le bas-lat. a sarrotus, un rochet, sarica, sareca, une sorte de tunique ; mots auxquels sarrau parait tenir. Mais on ne sait d'où ils proviennent. Chevallet les rattache à l'island. tmrk, tunique, anglo-sax. tyrc, syric.